La troisième pyramide enneigée récemment découverte en Antarctique pourrait faire réécrire l’histoire

Bien que tout le monde ne soit pas disposé à l’admettre, notre planète est pleine de reliques et de monuments qui prouvent que la Terre était autrefois peuplée de civilisations extrêmement avancées. Indiquez dans le cas: la troisième pyramide couverte de glace découverte en Antarctique!

Depuis que le service a été libéré, Google Earth a été une aubaine non seulement pour les théoriciens du complot, mais aussi pour tous ceux qui cherchent à découvrir des indices sur ce qui se cache au-delà de la vue. Si vous avez besoin d’un bon point de vue, vous avez besoin de bons yeux et d’altitude. Les satellites ont les deux.

La dernière d’un groupe de trois pyramides recouvertes de neige a récemment été découverte grâce à l’imagerie satellitaire Google Earth et, en quelques jours, la découverte a pris les communautés d’histoire alternatives par la tempête. Deux des pyramides peuvent être trouvées à environ 10 milles à l’intérieur du continent tandis que la troisième repose près du littoral.

La troisième pyramide découverte sous les neiges de l’Antartique.

Les implications de cette découverte sont complexes et, si elles sont acceptées, elles pourraient transformer le monde scientifique ,en premier,et la vision de l’histoire de la Terre …toute entière! Aucun livre d’histoire n’a jamais mentionné une civilisation antarctique avec les compétences et la technologie nécessaires pour ériger d’énormes pyramides. Il y a une raison apparente derrière cette situation et, par son apparence, cela suggère que des civilisations savantes sur le plan technologique existaient sur Terre longtemps avant que notre propre émergence ne se produise.

 

L’Antarctique est maintenant un désert gelé mais ce n’était pas toujours comme ça. Il a atteint sa position actuelle grâce à la tectonique des plaques, en se rapprochant du pôle Sud géographique année après année. Il y a des millions d’années, le climat de l’Antarctique était beaucoup plus chaud parce que sa position était plus proche de l’équateur. C’est un fait établi soutenu par plusieurs découvertes acceptées, et non par des spéculations sauvages.

Il y a quelques années, le British Antarctic Survey (BAS) a révélé que le climat antarctique était très différent dans le passé lointain.

« Retournez il y a 100 millions d’années », a déclaré Vanessa Bowman, de BAS, « et l’Antarctique était couverte de forêts tropicales luxuriantes semblables à celles qui existent aujourd’hui en Nouvelle-Zélande ».

Une autre expédition menée par la NASA et impliquant 11 autres organisations scientifiques – a découvert des formes de vie microbiennes hors lieu dans les profondeurs du lac Vida de l’Antarctique, piégés sous une croute  de glace de 65 pieds d’épaisseur. Les colonies microbiennes ont été prospères isolément depuis des millions d’années et les scientifiques croient qu’ils sont les descendants de micro organismes qui vivaient dans un climat beaucoup plus chaud. Qui sait quelles autres énigmes ont été enterrées sous la glace, attendant désespérément d’être révélées.

Même avec la technologie d’aujourd’hui, les structures de construction aussi massives que les pyramides de l’Antarctique seraient presque impossibles. Il y a tout simplement trop de problèmes liés à la main-d’œuvre et à la logistique requise pour un tel projet. Si la construction de ces monuments mystérieux devait être une entreprise viable, elle devait avoir lieu dans le passé, alors que l’Antarctique était un lieu propice à la vie humaine.

Et cela ouvre une boîte de vers de taille royale. Le continent n’était habitable que dans un passé très lointain, mais la science dominante dit que la roue n’a pas été inventée il y a quelque 6 000 ans. Dans le même temps, les humains anatomiquement modernes auraient maîtrisé le feu il y a seulement 125 000 ans. Alors, où ces pyramides controversées s’intègrent-elles? Est-ce qu’ils témoignent d’une ancienne civilisation avancée ou devons-nous approfondir notre imagination et les considérer comme une preuve de voyage dans le temps? Les éboulements de l’esprit quand nous restons attachés à nos croyances périmées.

Les partisans de l’histoire alternative et les fans de la théorie des anciens astronautes n’ont aucun problème à accepter la réalité parallèle générée par de telles découvertes. Il n’est pas difficile de voir et d’accepter que nous ne sommes pas les premiers et, même si cela peut sembler de cette façon, nous ne serons probablement pas les derniers… car nous avons enclechés  la Sixième Grande Extinction Massive d’espèces sur notre planète et nous sommes directement menacé d’extermination.

 

Des milliers d’années après leur construction, nous sommes encore fascinés par les pyramides égyptiennes. Les monuments laissés par leur société ont résisté à l’épreuve du temps et, de plusieurs façons, ils ont accordé à leurs constructeurs l’immortalité. Gardant cela à l’esprit, que pourrait-on dire sur les pyramides qui ont des millions d’années? Est-ce que cela met notre propre vie en perspective et nous fait voir l’image plus grande de la beauté et de la richesse de toutes les formes de vie sur notre petite planète bleue?

…ou allons-nous tout simplement nous cacher la tête dans le sable,comme l’autruche voyant fondre sur elle,le lion qui va la dévorer?


D’OÙ VIENNENT LES INFORMATIONS DE BASE 

Maria Orsic…les cheveux longs et des textes en langue sumérienne dictés dans son sommeil.

À commencer par le crash ovni de Freiburg,en 1936,en Allemagne,le Troisième Reich aurait reçu l’information (par le survivant du disque volant) que les ruines d’une lointaine civilisation se trouvait sous les glaces de l’antartique.

Ainsi fut organisé l’expédition allemande Antartik de 1938-39,avec un double objectif:

1- Découvrir  les ruines de l’antique civilisation .

2-Établir des bases secrètes afin de développer en secret  la nouvelle technologie alien,entre leurs mains.

Preuves:

1-

Les documents remis par Manfred K. (nom protégé par les gouvernements russes et allemand.)
Il s’agit ici,d’un pamphlet remis aux capitaines de U-boats prenant la direction des bases secrètes allemandes…en Antartique.
Une partie du message secret est venu à la SVR par Manfred K., y compris des cartes œuvres du Reich nazi allemand dans les années 1930-1940, qui a montré en détail leurs bases souterraines sur le continent Antarctique, un document plus choquant montre la grande profondeur de la terre creuse intérieure et la terre qui existe là-bas.
Comment le Reich aurait-il pu posséder ces informations…autrement que par le seul survivant du crash ovni de Freiburg?

 

2-L’évolution de la technologie allemande durant la Seconde Guerre Mondiale:

Opel et…GM fabriquèrent (ou donnèrent en sous-contrats ) de nombreuses pièces qui servirent à assembler le merveilleux Messersmith 262.

…le développement rapide de la bombe atomique:voir mon article sur la bombe d’Hiroshima

 

… tout cela provient d’une technologie extraterrestre (voir l’article suivant)

 

…les bâtiments des bases secrètes allemandes qui commencent à réapparaître,suite au réchauffement climatique: 

 

 


Ruines anciennes trouvées en Antarctique sur Google Earth

Cette histoire remonte à 2001 lorsque l’un des grands secrets du monde a été révélé: une ancienne structure qui s’étendait dans des kilomètres sous la dure glace de l’Antarctique a été détectée par un satellite d’espionnage itinérant.

C’est quelque chose qui compte au moins 12 000 ans, combien de temps la glace a couvert l’Antarctique.

 

L’armée américaine a immédiatement annulé les rapports et, malgré la panne de nouvelles, des rapports ont encore révélé qu’un projet d’excavation secrète avait débuté après la découverte.

À la suite des événements frénétiques, au début de 2001, les nouvelles ont éclaté d’une urgence médicale mystérieuse qui a forcé l’évacuation d’un personnel sans nom au cours de l’hiver antarctique, le premier événement de ce genre lors de la dangereuse saison hivernale du Sud-Pôle.

En novembre 2002, selon l’archéologue et l’aventurier Jonathan Gray de World Education Research Ltd , un équipage de la télévision de Californie a disparu.

Supposé, une vidéo découverte parmi les effets personnels des équipages par une équipe de sauvetage spéciale US Navy SEAL chargée de trouver les cinéastes est l’élément clé d’une histoire qui prétend que de vastes ruines anciennes ont été trouvées sous la glace de l’Antarctique.

L’équipe de production de télévision qui a tiré sur la vidéo manque encore, a rapporté Gray.

Est-il possible que les structures suivantes aient quelque chose à voir et sont-elles liées à la structure supposée ancienne sous la glace?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


AUTRES FAITS TROUBLANTS

Une étude des photographies prises par satellites montre fort bien des constructions faites sous la grande épaisseur de glace.

La photographie à distance détectée récemment par la NASA de la mission de l’opération IceBridge de la NASA en Antarctique a conduit à une découverte fascinante lorsque les images ont révélé ce que certains experts croient pourrait être l’existence d’une ancienne colonie humaine possible située sous un impressionnant 2.3 kilomètres de glace.

La découverte intrigante a été faite lors d’essais d’essais d’aéronefs de la technologie de lidar du système d’altimètre laser topographique avancé de la NASA (ATLAS) qui sera lancée sur le satellite Ice-Cloud et Earth Elevation Satellite-2 (ICESat-2) en 2017, qui vise à surveiller les changements dans glace polaire.

Bien que le scientifique de la NASA, Nathan Borrowitz, affirme que les images infrarouges sont certainement intriguantes, d’autres experts affirment qu’ils sont clairement la preuve de l’ingénierie humaine ancienne

« Il y a très peu de marge d’erreur quand il s’agit de photons individuels frappant des fibres optiques individuelles, c’est pourquoi nous avons été tellement surpris quand nous avons remarqué ces caractéristiques anormales sur l’imagerie lidar », explique Nathan Borrowitz, le chercheur de IceBridge et le chercheur de glace de mer avec Le Centre de vol spatial Goddard de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland.

« À partir de maintenant, nous ne pouvons que spéculer sur ce que sont ces fonctionnalités, mais le lancement d’ICESat-2 en 2017 pourrait déboucher sur d’autres découvertes majeures et une meilleure compréhension des caractéristiques géomorphologiques de l’Antarctique » ajoute-t-il.

Une colonie humaine enterrée sous 2,3 km de glace

L’archéologue principal, Ashoka Tripathi, du Département d’archéologie de l’Université de Calcutta estime que les images montrent clairement une ancienne colonie humaine sous la couche de glace.

Archeo-india« Ce sont clairement des caractéristiques d’une sorte de structure humaine, ressemblant à une sorte de structure pyramidale. Les motifs ne montrent clairement rien que nous devrions attendre des formations géomorphologiques naturelles trouvées dans la nature. Nous avons clairement ici des preuves de l’ingénierie humaine. Le seul problème, c’est que ces photographies ont été prises en Antarctique sous 2 kilomètres de glace. C’est clairement la partie incroyable, nous n’avons aucune explication à ce sujet pour le moment « , admet-il.

« Ces images reflètent juste une petite partie de la masse terrestre totale de l’Antarctique. Il existe peut-être d’autres sites supplémentaires qui sont couverts de glace. Cela nous montre simplement combien il est facile de sous-estimer à la fois la taille et l’ampleur des établissements humains passés « , a déclaré le Dr Tripathi.

Les restes d’une civilisation perdue

L’historien et le cartographe de l’Université de Cambridge, Christopher Adam, croient qu’il pourrait y avoir une explication rationnelle.

« L’une des histoires des cartes les plus étonnantes est celle de l’amiral turc Piri Reis en 1513 AD qui a tracé avec succès le littoral de l’Antarctique il y a plus de 500 ans. Ce qui est le plus fascinant de cette carte, c’est qu’il montre le littoral de l’Antarctique sans glace. Comment cela est-il possible lorsque les images du littoral sous-glaciaire de l’Antarctique n’ont été vus que pour la première fois après le développement d’un radar pénétrant au sol en 1958? Est-il possible que l’Antarctique ne soit pas toujours couverte par une telle couche de glace? Cela pourrait être une preuve que c’est une possibilité « , a-t-il reconnu.

Les cartes de l’amiral turc Piri Reis.

«Un léger changement de pôle ou un déplacement de l’  axe de rotation de la  Terre dans les temps historiques est peut-être la seule explication rationnelle qui vient à l’esprit, mais nous avons certainement besoin de plus de recherches avant de passer à toute conclusion».

L’ICESat-2 (Ice, Cloud et Land Elevation Satellite 2), une partie du Système d’observation de la Terre de la NASA, est une mission satellitaire planifiée pour mesurer l’altitude en masse de la couche de glace, le franc-bord de glace de mer ainsi que la topographie de la terre et les caractéristiques de la végétation. 


L’AVENIR DE L’HUMANITÉ

La découverte de cette ancienne civilisation va aider l’humanité à ralentir sa mort,son extinction massive et sa totale disparition.Les restes de cette technologie ancienne vont nous permettre d’entrer en contact direct avec la civilisation d’Aldebaran que Maria Orsic avait contactée par télépathie! 

Après la dislocation  du glacier de Larsen qui régularisait la circulation des eaux autour de l’Antartique,le compte à rebours de la fin de l’espèce humaine est…enclenché!

 

 

 

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FANTASTIQUE DÉCOUVERTE D’UNE BASE SOUS-MARINE MASSIVE AU LARGE DE LA CÔTE CALIFORNIENNE SUR GOOGLE EARTH

Une découverte fantastique.
Une découverte fantastique.

Une entrée sous-marine massive a été découverte au large de la côte de Malibu, Californie, à Point Dume qui semble être le Saint-Graal des chasseurs d’OVNI / OSU au cours des 40 dernières années. La structure du plateau est de 2.17 km x 3.94 km de large, à 10 km de la terre et l’entrée entre les piliers de soutien est large de 836 mètres et haute de 192 mètres. Il y a aussi ce qui semblerait être un toit anti bombe nucléaire qui fait 153 mètres d’épaisseur. La découverte a été faite par Maxwell, Dale Romero et Jimmy Church, hôte de FADE to BLACK sur Dark Matter Radio Networklundi 12 Mai 2014 et l’ont annoncé le jour suivant sur facebook, twitter et le programme radio de Church. La base sous-marine a été un mystère pendant de nombreuses années avec des centaines d’observations d’OVNI / USO … beaucoup de photos … mais l’entrée de la base est restée inaccessible … jusqu’à maintenant. L’entrée peut accueillir des sous-marins nucléaire et une grande activité d’OVNI / USO et permet l’accès à différentes installations militaires qui sont aux Etats-Unis comme la Naval Air Weapons Station China Lake qui est au milieu du désert de Mojave et le Naval Undersea Warfare Center à Hawthorne, NV entre Las Vegas et Reno. Dans les photos vous pouvez voir son rapport à la côte, Los Angeles et ses environs naturels qui ne correspondent pas avec la structure elle-même … dont l’échelle est énorme. Les piliers de soutien à l’entrée font plus de 200 mètres de haut. Malibu, en Californie, est connu dans le monde entier pour sa beauté ainsi qu’étant le terrain de jeu des riches et des célébrités. Peu de gens savent que c’est aussi le terrain de jeu des OVNIs.

 

 

...sur Google Earth...!
…sur Google Earth…!

 

À la fin des années 1950, alors que mon voisin et quelques uns de ses amis observaient le soleil couchant sur l’océan Pacifique, ils ont vu trois ovnis lumineux se mouvoir dans l’eau à grande vitesse puis ils se sont placés pendant quelques minutes au dessus des montagnes de Santa Monica avant de s’envoler et d’être en dehors du champ de vision. Ma famille a déménagé en 1962. Nous avions une vue parfaite de la plage de Zuma avec les montagnes comme arrière cour, et le ciel rempli d’étoiles au-dessus de nous durant la nuit. Dans les années 1960, des gens ont souvent vu des ovnis dans les environs de Malibu, mais beaucoup de gens prenaient des substances hallucinogènes durant le jour aussi. Cependant, au début des années 1970, des familles entières allaient en direction de la plage de Point Dume durant la nuit pour voir des ovnis multicolores s’enfoncer et sortir de l’eau. NOTE: L’image ci-dessus provient de Google Earth.

 

Une découverte qui pourrait bouleverser beaucoup de choses.
Une découverte qui pourrait bouleverser beaucoup de choses.

 

Sources: http://worldufophotosandnews.org/?p=7330 via Before It’s News, le 21 Mai 2014

 

 

 

Découverte impressionnante de structures en Antartique

On croirait voir une ancienne base allemande.
On croirait voir une ancienne base allemande.

 

 

Mon ami Wayne Wells a fait cette étonnante découverte récemment sur Google Earth.Dépêchez-vous d’aller voir avant que tout soit censuré par Google.

Wayne explique qu’il s’agit soit de bases  alien  ou de bases nazi.Moi,je croirais que possiblement avec le réchauffement global,nous assistons  au retour à l’air libre de structures très anciennes appartenant à la même civilisation   qui aurait bâti les pyramides découvertes en Antartique,l’an passé.

Nous assistons aussi au black out en ce qui touche la circulation de nombreuses informations sur ce sujet.

La photo sous un autre angle et agrandie.
La photo sous un autre angle et agrandie.

Je suis davantage  intéressé à monter une véritable expédition scientifique maintenant que cette découverte  vient d’être publicisé.

 

 

Ré-écrire l’histoire: le dernier témoin de la Grande bataille de Neu Schwabenland

Je  reprends ici les notes d’un chercheur  méconnu en Amérique du Nord:James Robert.

 

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La guerre secrète britannique

 

  • Dans les récits officiels sur les opérations militaires alliées en Antarctique, il est très peu question de la Grande-Bretagne. Pourtant, des documents attestent qu’elle tenta, en 1945, un assaut final contre l’Allemagne nazie sur ce continent. On sait que les Allemands y avaient construit, dès 1938, une base secrète où des rescapés se seraient réfugiés après la défaite du IIIe Reich. Cette base de Neuschwabendland aurait été entièrement détruite par l’armée britannique lors de l’expédition totalement occultée par les livres d’histoire, mais dont témoigne ici le dernier survivant. Une pièce essentielle qui vient éclairer le mystère de la quarantaine de sous-marins allemands disparus à l’issue de la guerre, et relance le « mythe » nazi de l’Antarctique.

    « Par James Robert »

 

 

Le dernier témoin

 

  • Aujourd’hui, presque tous ceux qui ont servi pendant la campagne du Neuschwabenland nous ont quittés. Mais j’ai pu recueillir du dernier survivant le récit que vous pouvez lire ci-dessous. Je précise qu’il m’a raconté son histoire lors de deux entretiens séparés de dix ans, et que je n’ai pu déceler aucune contradiction entre les deux récits.

 

LE DERNIER SURVIVANT DE LA MISSION TEMOIGNE

 

  • Quand on nous annonça la victoire de l’Europe, mon unité était au repos dans une grotte de l’ex-Yougoslavie.

    J’étais content que cette guerre soit finie, mais avec les combats qui continuaient dans le Pacifique et les tensions qui montaient en Palestine, nous savions bien que notre guerre à nous pourrait bien continuer. Grâce au Ciel, je fus dispensé de participer à la guerre contre le Japon, mais hélas, je fus envoyé en Palestine où l’afflux de Juifs, joint à une montée du

    terrorisme sioniste, angoissait non seulement les Palestiniens, mais aussi les forces britanniques chargées d’endiguer cet afflux et de réprimer les insurrections. On m’avertit que mon affectation en Palestine pouvait durer indéfiniment. Je vis mourir beaucoup de mes compagnons soldats. Heureusement, je reçus au début d’octobre 1945 l’ordre de me présenter à mon officier supérieur, car j’avais été choisi pour une mission secrète à Gibraltar (aucun de mes supérieurs ne connaissait la nature de cette mission). N’ayant reçu aucune explication, j’espérais qu’on me rendrait bientôt à la vie civile. Je me trompais lourdement ! J’allais passer un autre Noël sur le pied de guerre.

    Une fois arrivé à Gibraltar, un Major me prit à part et m’informa que je serais muté aux Colonies des Îles Falkland pour instructions complémentaires et que plusieurs autres soldats

    d’autres corps d’élite britanniques allaient me rejoindre. Le mystère s’épaissit quand on nous

    envoya tous par avion aux Falklands en nous demandant un complet silence. Nous avions reçu ordre de ne même pas spéculer sur la raison pour laquelle nous avions été choisis et sur le lieu où nous nous rendions.

 

Un entraînement extrême

 

  • En atteignant les Îles Falkland désolées et sévères, nous fûmes présentés à l’officier qui

    commandait l’expédition et à un Norvégien qui avait servi dans la résistance norvégienne, un

    expert en combats hivernaux qui allait nous entraîner pour une mission dont nous n’avions pas la moindre idée. Aujourd’hui, on sait que les Falklands, considérées comme le secret le mieux gardé de l’Armée britannique, promettent quelques années difficiles à ceux qui y sont affectés, mais dans les années 40, personne ne les connaissaient et encore moins les soldats comme moi. Pendant un mois, nous fûmes soumis à un éreintant entraînement au combat par temps froid. Plonger dans l’Atlantique glacé, affronter les éléments dans une tente en Géorgie du Sud nous paraissait Quand d’autant plus fou que nous ne savions pas pourquoi nous étions là ! Cependant, après cette préparation, un major et un scientifique nous expliquèrent enfin la nature de notre mission, et là, nous réalisâmes tous qu’il y avait peu de chances pour que nous en sortions vivants, surtout si ce que l’on soupçonnait était exact.

 

Parés pour la « guerre secrète »

 

  • On nous expliqua que nous devions examiner des activités « anormales » dans les environs des Monts Mühlig-Hoffmann à partir de la base britannique de Maudheim. L’Antarctique, à ce

    que l’on nous dit, était « la guerre secrète de la Grande-Bretagne ». On nous informa ensuite des activités britanniques au Pôle Sud pendant la guerre. Nous étions là, assis, intrigués par

    ce qui allait nous être divulgué ; aucun de nous n’avait rien entendu d’aussi fascinant ni d’aussi effrayant. Très peu de gens savaient que les nazis étaient venus dans l’Antarctique en 1938 et 1939, et plus rares encore étaient ceux qui avaient connaissance du fait que la Grande-Bretagne commençait, en réaction à établir des bases secrètes autour de l’Antarctique. Celle que nous devions’visiter, Maudheim, était la plus importante et la plus clandestine de toutes les bases antarctiques. En effet, elle n’était qu’à 300 kilomètres du lieu présumé de la base nazie.

    On nous informa de l’activité allemande dans l’Atlantique Sud, autour de l’Antarctique. Un

    nombre impossible à estimer de sous-marins allemands étaient manquants et non signalés ;

    mais, pire, certains de ceux qui avaient fait leur reddition des mois après la fin de la guerre

    alimentaient encore davantage de spéculations.

    L’armée britannique avait capturé trois des plus grands noms du parti nazi – Hess, Himmler et Doenitz – et au moment de leur capture, la Grande-Bretagne avait obtenu des informations qu’elle ne partagea pas avec la Russie ou les États-Unis.

    C’est sur la base de ces informations qu’agissait, seule, la Grande-Bretagne, et nous étions à la pointe de cette opération. On nous indiqua sans trop de précision ce que l’on attendait de nous et ce que nous étions susceptibles de trouver sur l’Antarctique. La Grande-Bretagne était convaincue que les Allemands avaient construit une base secrète, et qu’ils avaient fait sortir d’Europe, comme par magie, de nombreux Nazis dont on avait perdu la trace.

 

Une diversification de bases et de colonies.Les allemands du  Grand Reich étaient Maîtres de l'Antartique en 1945.
Une diversification de bases et de colonies.Les allemands du Grand Reich étaient Maîtres de l’Antartique en 1945.

Hommes polaires, tunnel et nazis

 

  • Des révélations en cascade nous attendaient. L’été précédent, nous dit-on, les scientifiques et commandos d’origine avaient trouvé un « ancien tunnel ». Des militaires envoyés sur place y auraient pénétré, mais seuls deux d’entre eux étaient revenus à leur base avant que l’hiver austral ne soit installé. Ensuite, les deux survivants avaient fait par radio des déclarations absurdes à propos « d’hommes polaires, d’anciens tunnels et des nazis ». Le contact radio avait finalement été perdu en juillet 1945, après un message de très mauvais augure pour nous :

    « … les hommes polaires nous ont trouvés ! » Après nous avoir fait écouter cet enregistrement,

    le Major qui devait commander l’expédition essaya de nous encourager : « Nous allons nous rendre à la base de Maudheim, trouver le tunnel, élucider l’énigme des hommes polaires et des nazis et tout faire pour détruire cette menace. »

    Par bonheur, les réponses à nos questions, si nombreuses, furent honnêtes et directes.

    On nous apprit que la Grande-Bretagne entendait prendre de vitesse les Américains et les Soviétiques qui préparaient leurs propres expéditions. Elle ne voulait pas prendre le risque

    que les États-Unis ou l’Union soviétique ne découvrent la base allemande et ne recueillent

    des technologies nazies. Ces deux pays avaient déjà une avance technologique sur la Grande-Bretagne grâce aux scientifiques et aux équipements récupérés sur les nazis. En outre, considérant l’Antarctique comme étant sous la juridiction de l’Empire britannique, elle

    entendait bien être la première et la seule à éradiquer la présence nazie sur son sol, refusant

    ainsi à la fois aux États-Unis et à l’Union Soviétique la gloire d’avoir livré le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale.

 

Parachutés dans la neige

 

  • On nous emmena en avion jusqu’au point de largage prévu, situé à 30 kilomètres de la base de Maudheim. Des chasse-neige attendaient notre arrivée. Après le saut en parachute dans la solitude glacée, la peur au ventre, nous rejoignîmes les chasse-neige. A partir de cet instant, nous fûmes sur le pied de guerre. Nous devions opérer sous silence radio total. Nous étions seuls, sans appui ni chance de retraite si nos pires craintes se confirmaient.

    Nous approchâmes de la base, sur nos gardes, mais elle nous apparut bientôt dépourvue de toute vie, une ville fantôme. Cela éveilla immédiatement notre méfiance, mais, comme dans toutes les campagnes précédentes, nous avions une mission à accomplir et nos peurs ne devaient pas paralyser notre jugement.

 

Hans Kammler,le commandant du U-574 était un officier lors de l'Expédition Antartique Allemande de 1938-39.
Hans Kammler,le commandant du U-574 était un officier lors de l’Expédition Antartique Allemande de 1938-39.

Première victime de l’expédition

 

  • Comme nous nous dispersions autour de la base, un fil déclencha une alarme et une sirène retentit, déchirant le silence et nous faisant sursauter. Une voix, impossible à localiser, nous cria de nous identifier. Nous levâmes nos fusils, le major nous présenta, et la voix prit corps.

    Elle appartenait à un survivant isolé, et ce qu’il révéla ne fit que nous inquiéter davantage et nous faire regretter de ne pas être plus nombreux. Il nous expliqua que, dans le bunker

    numéro 1, se trouvait l’autre survivant de « l’expédition dans le tunnel », en compagnie de l’un des mystérieux hommes polaires dont nous avions entendu parler sur l’enregistrement radio.

    Malgré les objections du survivant, ordre fut donné d’ouvrir ce bunker. Il essaya de s’y

    opposer avec une peur panique qui nous gagna instantanément : aucun de nous ne voulait être le premier à entrer dans le bunker.

    Heureusement pour moi, je ne fus pas choisi. Cet honneur fut dévolu au plus jeune membre de notre unité désigné à la courte paille. Il entra, hésitant un peu, en se heurtant à la porte.

    Une fois à l’intérieur, un silence s’abattit sur la base, suivi par deux coups de fusil. La porte

    s’ouvrit et l’homme polaire s’échappa en courant, nous prenant tous de cours et nous laissant juste le temps de tirer quelques coups de feu, pour la forme. C’est alors que nous pénétrâmes dans le bunker où gisaient deux cadavres : notre camarade, la gorge tranchée, et, plus atroce, le survivant, déchiqueté jusqu’aux os. Nous étions envahis de colère et d’interrogations après avoir vu mourir un membre de notre unité quelques heures seulement après notre atterrissage, et nous écoutâmes anxieusement les réponses du dernier survivant aux questions du Major. Il lui demanda d’abord ce qui avait bien pu arriver à l’autre survivant,et comment il s’était retrouvé piégé dans le bunker avec cet homme polaire. Mais l’homme préféra commencer par le début, c’est-à-dire le moment où ils avaient découvert le « tunnel ». Le scientifique qui nous ccompagnait prenait des notes.

 

Le U-977 était un sous-marin de dernière génération équipé pour lers longs voyages vers Neue Schwabenland.
Le U-977 était un sous-marin de dernière génération équipé pour lers longs voyages vers Neue Schwabenland.

Une immense base souterraine

 

  • On apprit que la région où se trouvait le tunnel était l’une de ces vallées sèches particulières à l’Antarctique, ce qui explique la facilité avec laquelle les Britanniques avaient pu le trouver.

    Les trente membres de la base de Maudheim avaient l’ordre de découvrir où conduisait le tunnel. Ils avaient parcouru le tunnel pendant des kilomètres, et finalement, étaient arrivés à

    une vaste caverne souterraine anormalement tiède ; certains parmi les scientifiques

    pensèrent qu’elle pouvait être chauffée par géothermie. L’immense grotte comportait des lacs souterrains, mais, beaucoup plus mystérieux, elle était éclairée artificiellement. Devant

    l’immensité de la grotte, l’expédition s’était divisée pour mieux l’explorer C’est alors qu’ils avaient découvert l’énorme base construite par les nazis, avec des quais pour les sous-marins, dont l’un d’entre eux, semble-t-il, pût être identifié. Mais plus les britanniques avançaient, plus le spectacle était étrange. Le survivant parla notamment « de hangars pour d’étranges avions et de multiples excavations ».

    Cependant, leur présence n’était pas passée inaperçue et les deux survivants de la base de

    Maudheim avaient vu leurs camarades se faire capturer et exécuter un par un. Après avoir été témoins de six exécutions, ils s’étaient enfui par le tunnel, mais trop tard : « les hommes

    polaires arrivent ! », avait alors hurlé le survivant. Les forces ennemies à leurs trousses, ils n’avaient pas eu d’autre choix que de retourner à leur base pour informer par radio leurs supérieurs de ce qu’ils avaient découvert. Ils avaient réussi à rentrer à la base, mais, comme l’hiver approchait et qu’il y avait peu de chances pour qu’on vienne les secourir, ils avaient décidé de se donner toutes les chances de pouvoir témoigner de leur découverte. Ils

    s’étaient donc séparé, chacun prenant un poste radio sans fil et attendant dans un bunker

    différent. L’un des survivants avait servi d’appât et lorsqu’une poignée d’hommes polaires

    l’avait découvert dans son bunker, ils avaient cru qu’il était le dernier survivant. Le plan avait fonctionné, mais au détriment de sa vie et de la radio, car le brave du bunker numéro un

    détenait le seul poste radio sans fil opérationnel qui fut détruit dans la bagarre. Le deuxième survivant n’avait plus eu d’autre choix que de s’asseoir, attendre, et essayer de ne pas

    devenir complètement fou.

 

Une source d’énergie inconnue

 

  • Sans explications satisfaisantes, l’homme nous parla ensuite des hommes polaires comme

    étant des produits de la science nazie. De la même manière, il tenta de nous expliquer la manière dont les Nazis se fournissaient en énergie : celle-ci provenait, d’après lui, de l’activité volcanique, qui, à travers sa vapeur, leur permettait de produire de l’électricité. Mais il semblerait que les nazis disposaient d’une source d’énergie inconnue, car le survivant déclara :

     » … d’après ce dont j’ai été témoin, la quantité d’électricité requise est supérieure à ce que pourrait produire, à mon avis, de la vapeur ».

    Les scientifiques de l’expédition rejetèrent la plupart des informations livrées par le survivant,

    lui reprochant même son manque de culture scientifique et objectant que ces données « ne

    pouvaient en aucun cas être véridiques ». Le major, quant à lui, voulait en savoir plus : en

    savoir davantage sur l’ennemi que nous avions à affronter et sur ce qu’allait bien pouvoir faire l’homme polaire qui s’était échappé. La réponse ne fut pas pour nous réconforter et poussa le scientifique à annoncer que le survivant était « bon à enfermer ». Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que nous ressentîmes en entendant la réponse : « Il va attendre, nous épier en se demandant quel goût nous pouvons bien voir. »

 

Un paysage saharien

Neu Schwabenland 02

  • En entendant cela, le Major ordonna qu’un tour de garde fut établi pendant que lui et le

    scientifique discuteraient, en privé, de la suite de la mission.

    Le lendemain matin, on nous ordonna d »‘inspecter le tunnel » et pendant les quarante-huit

    heures qui suivirent, nous progressâmes régulièrement vers la vallée sèche, lieu du supposé « ancien tunnel ». En arrivant dans la vallée sèche, nous fûmes tous abasourdis, car on nous avait dit que l’Antarctique était totalement entouré de glaces et pourtant, nous étions dans un

    paysage qui rappelait le Sahara.

    Nous avions l’interdiction d’approcher du tunnel avant que le camp de base provisoire n’eût

    été dressé. Pendant que les hommes construisaient la base, le scientifique et le major inspectaient le tunnel.

    Au bout de quelques heures, ils revinrent au camp pour nous faire part de ce qu’ils avaient

    vu et de notre prochain plan d’action. Le tunnel n’était pas du tout ancien, d’après le

    scientifique. et le major ajouta que les murs de granit poli semblaient interminables. Nous

    pourrions le constater nous-mêmes le lendemain, après une bonne nuit.

    Juste avant de nous assigner nos tours de garde, on nous confirma qu’il s’agissait de suivre

    le tunnel jusqu’au bout, « jusqu’au Führer, au besoin ».

    Il est difficile de dormir dans l’Antarctique pendant les mois d’été, à cause de la lumière du

    jour qui brille perpétuellement. Mais cette nuit-là, le sommeil fut encore plus long à venir…

 

Autopsie d’un homme polaire

 

  • Et cette nuit-là, l’homme polaire revint, effectivement. Mais cette fois-ci, il n’y eût pas de victime dans notre camp : l’homme polaire s’écroula sous nos balles. Le scientifique, après avoir examiné le cadavre, déclara que l’homme polaire était un « humain », certes plus poilu et mieux armé contre le froid. Après une autopsie rapide, le corps fut mis dans un sac afin d’être conservé jusqu’à un prochain examen plus minutieux.

    Le lendemain matin, deux personnes restèrent à l’entrée du tunnel, avec le cadavre, les

    chasse-neige, l’équipement et, le plus important, la radio. En tête de l’expédition, le major

    était accompagné du Norvégien et du scientifique. Le survivant, lui aussi, était indispensable au succès de la mission. Nous voulions tous nous joindre à eux.

    Je fus choisi avec quatre autres hommes tout joyeux : nous allions entreprendre l’une des

    expéditions les plus passionnantes, et peut-être les plus importantes, de l’histoire de

    l’humanité. Bien que leur rôle fût tout aussi essentiel pour le succès de la mission, les deux

    compagnons qui restaient à l’entrée du tunnel étaient déçus. 

    Une véritable ruche technologique 

    En nous préparant tous les neuf à entrer dans le tunnel, nous nous assurâmes que nous avions emporté suffisamment de munitions et d’explosifs pour mener un affrontement et peut-être détruire la base dans son intégralité, car telle était notre mission : non pas sauver, mais détruire. Nous marchâmes longtemps dans l’obscurité et, au bout de quatre heures,nous commençâmes à percevoir de la lumière au loin, à environ une heure de marche, une heure interminable, la tête pleine de questions. Finalement, nous arrivâmes dans la vaste caverne éclairée artificiellement. On se dirigea ensuite à l’endroit d’où les survivants avaient été témoins des exécutions. En observant d’en haut les galeries de la caverne, nous fûmes ébahis par le nombre d’ouvriers qui s’activaient ici et là, comme des fourmis.

    Mais ce qui était le plus impressionnant, c’était l’énormité des constructions en cours. Tout

    semblait indiquer que les nazis étaient dans l’Antarctique depuis longtemps. Le scientifique

    notait tout ce qu’il pouvait, dessinait des diagrammes, prenait des échantillons de roche, et

    des photos. Le major, de son côté, s’intéressait davantage à la manière de détruire la base sans être pris par les nazis.

    Au bout de deux jours de reconnaissance attentive, le scientifique et le major décidèrent des cibles pour les mines. Elles allaient devoir être placées tout autour du toit de la caverne.

    D’autres cibles étaient également prévues, comme par exemple le générateur et les cuves d’essence ainsi que, si possible, les dépôts de munitions.

 

Trois survivants seulement

 

  • Pendant toute la journée, nous posâmes des mines et primes des photos de cette technologie très avancée ; nous prîmes aussi un otage, un « homme polaire ».

    Une fois les mines posées et les preuves substantielles de l’existence de la base

    rassemblées, nous nous dirigeâmes vers le tunnel.

    C’est alors que nous fûmes découverts et poursuivis par des hommes polaires et des nazis.

    En atteignant le tunnel, nous plaçâmes un obstacle sur le passage de sorte à ralentir nos

    ennemis assez longtemps pour que les mines explosent. Certaines mines avaient été placées à l’entrée du tunnel, et quand nous entendîmes les explosions, nous espérâmes que nos poursuivants avaient été atteints. Il n’en était rien.

    Les mines avaient bien obstrué le tunnel, mais les nazis et les hommes polaires nous poursuivaient. Seulement trois d’entre nous en réchappèrent : le Norvégien, le scientifique et moi-même. Quand nous atteignîmes la vallée sèche, suffisamment de mines avaient été posées pour fermer le tunnel à jamais. Après que les mines eussent explosé, il ne subsista aucune trace de tunnel. Curieusement, il resta très peu de preuves de la mission. Qu’elles aient été perdues accidentellement ou à dessein importait peu, car le scientifique était déjà parvenu à ses conclusions et la mission avait été accomplie.

 

Retour aux Îles Falkland

 

  • Le camp fut démonté et nous rentrâmes à la base de Maudheim d’où l’on nous évacua. On nous transporta par avion jusqu’aux Colonies des Îles Falkland. En atteignant la Géorgie du Sud, on nous distribua une directive nous interdisant de révéler ce que nous avions vu, entendu, et rencontré. Le tunnel fut expliqué comme n’étant rien de plus qu’un accident naturel, « une érosion glaciaire ». Les hommes polaires n’étaient autres que « des soldats débraillés devenus fous ». La présence d’Allemands n’a jamais été mentionné dans le rapport, et toute idée de rendre publique la mission fut fermement rejetée.

    La mission ne serait jamais rendue officielle, bien que certains éléments de celle-ci aient

    déjà fait l’objet de fuites vers les Russes et les Américains.

 

Le 10 juillet 1945,le U-977 se rendait à...Mar del Plata ,ArgentineIl était désarmé,avec un équipage réduit.
Le 10 juillet 1945,le U-977 se rendait à…Mar del Plata ,ArgentineIl était désarmé,avec un équipage réduit.

Aucune reconnaissance

 

  • Ainsi mon dernier Noël de la Seconde Guerre mondiale se passa-t-il sur le continent

    Antarctique en 1945, à combattre les mêmes nazis que j’avais combattu tous les Noëls depuis 1940.

    Le pire, c’est le fait que l’expédition n’ait jamais reçu aucune reconnaissance ni les survivants aucun honneur.

    Au contraire, les survivants britanniques furent démobilisés, le rapport du scientifique disparut. Cette mission n’a jamais figuré dans les livres d’histoire, alors que s’y trouve la mission de 1950, menée par une expédition conjointe de Britanniques, de Suédois et de Norvégiens, et qui dura jusqu’en janvier 1952. Elle avait pour but de vérifier et d’enquêter sur certaines découvertes des expéditions nazies de 1938-1939 au Neuschwabenland.

 

Neuschwabendland revisité ensuite

 

  • Cinq ans après notre mission, Maudheim et Neuschwabenland furent revisités, et cette

    expédition avait tout à voir avec la campagne du Neuschwabenland, mais, plus important, avec ce que nous avions détruit. Pendant les années qui s’écoulèrent entre les deux missions, la Royal Air Force ne cessa de survoler le Neuschwabenland.

    La raison officielle invoquée par la RAF pour ces vols intensifs était la recherche de lieux

    propices pour établir des camps de base. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se poser des

    questions. » 

    ( ici finit le récit de l’officier du SAS).

 

À propos de James Robert

 

  • James Robert est un employé civil d’une agence du ministère de la Défense britannique,et historien et écrivain spécialisé dans la période de la Seconde Guerre mondiale. Il a beaucoup voyagé à travers l’Afrique du Nord et en Europe pour les besoins de son enquête sur les « guerres secrètes britanniques ». Issu d’une famille de longue tradition militaire, ses sources d’information germaniques crédibilisant ses recherches, il s’est découvert une vocation à creuser plus profondément les activités censurées, peu connues ou mystérieuses qui furent conduites avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.