La Conspiration nazi: la Chambre d’ambre volée par les soldats du Reich aurait été localisée

PREMIÈRE PISTE

Le trésor russe légendaire pillé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale pourrait être caché dans une grotte des Monts Métallifères dans l’est de l’Allemagne.

Les chercheurs allemands Leonhard Blume, Günter Eckardt et Peter Lohr affirment que la fameuse Chambre d’ambre volée par les nazis en 1941 et dont les traces avaient été perdues lors de la Seconde Guerre mondiale se trouverait en réalité dans la grotte du Prince près de Dresde, dans l’est de l’Allemagne.

Les spécialistes racontent notamment qu’une «source fiable» leur a indiqué l’emplacement de la Chambre d’ambre ce qui les a poussés à entamer des recherches. Ils ont ensuite scanné le sol dans la grotte du Prince au moyen d’un radar et trouvé des cavités ressemblant à un bunker.

«Nous avons trouvé sur les murs des traces de câbles en acier qui ont été utilisés pour faire descendre des cargaisons. D’après les données du géoradar, il y a un système de tunnels secrets sous les grottes», ont-ils expliqué au journal The Daily Mail.

Ils précisent notamment qu’à proximité de la grotte du Prince se trouvait une gare où on avait vu en avril 1945 un train en provenance de Königsberg (des militaires allemands y avaient emporté la Chambre d’ambre en 1941), ce qui serait un avantage en faveur de la théorie des chercheurs allemands. Ils sont également d’avis que les grottes pourraient abriter le trésor du dernier monarque de l’Empire allemand, Guillaume II.

Pour l’instant, les spécialistes recherchent des fonds pour poursuivre leur recherche.

La Chambre d’ambre, un ensemble de panneaux d’ambre sculptée qui ornait autrefois les murs d’une chambre du Palais Catherine, a été volée par les nazis en 1941 et a disparu deux ans et demi plus tard. Depuis 70 ans, les chasseurs de trésors les plus fervents refusent de baisser les bras et cherchent à la retrouver.

Ce chef-d’œuvre légendaire, volé dans les environs de Saint-Pétersbourg (à Tsarskoïe Selo), représente une pièce murale recouverte d’éléments d’ambre sculptés. Une reproduction de la Chambre a été inaugurée en 2003 après presque 30 années de travaux au Palais Catherine à Saint-Pétersbourg.


UNE AUTRE  PISTE

A Wuppertal (Allemagne), Wilfried Fischer, un retraité de 64 ans, espère trouver la chambre d’ambre dans ce bunker.

Depuis 1945, nul n’a revu la pièce couverte d’ambre qui ornait le palais russe de Tsarskoïe Selo. Détruite par un incendie pour les uns, cachée par les nazis selon les autres, ce chef-d’œuvre inestimable fait toujours courir les chercheurs de trésors d’Allemagne et de Pologne.

Au coin de la rue, l’aventure. A un carrefour du centre-ville de Wuppertal, cité industrielle dans l’ouest de l’Allemagne, Wilfried Fischer, 64 ans, retraité d’une compagnie de canalisations, mène l’enquête. Treillis, veste militaire, bottes boueuses, casque de chantier, lampe frontale : bien équipé, il nous guide dans le sentier qui grimpe sur la colline, derrière l’arrêt de bus. Trois mètres plus loin, nous y voilà déjà. Devant une porte d’acier, Wilfried Fischer sort la clé confiée par la mairie et nous laisse pénétrer dans l’obscurité d’un bunker. Dans ce dédale de calcaire et de béton, où se succèdent cinq longues salles humides qui protégeaient des bombes les habitants à la fin de la seconde guerre mondiale, il cherche la « chambre d’ambre » : l’un des plus précieux trésors jamais disparus, dont la trace a été perdue en avril 1945. « Elle pourrait être là », prétend-il. Dans une pièce murée, derrière une paroi, ou dans un autre des 180 bunkers et tunnels de la ville, qui n’ont pas tous été explorés, serait caché ce joyau, surnommé la « huitième merveille du monde ».

Un cadeau de la Prusse à la Russie en 1716

Cette photo prise en 1917 est la seule disponible, en couleur, de la chambre originelle.

Cet ensemble de panneaux d’ambre finement sculptés a été façonné entre 1701 et 1713 à la demande du roi de Prusse, Frédéric Ier, pour décorer son château de Charlottenburg, à Berlin. Finalement exposée dans la résidence d’Oranienburg, un peu plus au nord, la chambre éblouit le tsar russe Pierre Le Grand, en visite en 1716. Pour renforcer l’alliance des deux pays, le successeur de Frédéric Ier, Frédéric-Guillaume Ier, la lui offre. Il reçoit, en retour, un étonnant présent : 55 soldats géants, ainsi qu’un navire bâti au port de Saint-Pétersbourg et un gobelet façonné par le tsar. La chambre est installée en 1771, dans sa version définitive de 96 mètres carrés, au palais de Tsarskoïe Selo, à Pouchkine, à 25 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Malheureusement, à l’été 1941, l’offensive nazie prend de court l’URSS. Dans l’urgence, la chambre est cachée derrière des couches de tissus. En vain. Les nazis arrivent, démontent la pièce en trente-six heures et l’expédient à Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad), où elle est exposée dans un château. Au printemps 1945, c’est au tour des Soviétiques de mener l’offensive et aux nazis d’empaqueter leurs trésors. La précieuse pièce, démontée et répartie dans 28 caisses, est vue pour la dernière fois le 9 avril 1945. Le 11, les soldats russes envahissent le château de Königsberg, qui brûle intégralement. Aucune trace de la chambre d’ambre n’est retrouvée.

Huit Indiana Jones allemands sur les dents

Mais soixante et onze ans plus tard, 1 200 kilomètres plus à l’ouest, le retraité Wilfried Fischer est persuadé d’être sur sa piste, à Wuppertal. Sa conviction a été forgée par son ami Karl-Heinz Kleine. Cet ex-ingénieur de 70 ans préside une association d’Indiana Jones du dimanche, qui fouillent sans relâche les anciennes caches nazies de la région. Pour ces huit aventuriers de la Ruhr, la chambre d’ambre a été dissimulée dans les parages, sur l’ordre d’Erich Koch, gouverneur nazi de Prusse orientale (la région de Königsberg pendant la guerre). Lui seul avait le pouvoir de mettre à l’abri le trésor. « Il est né à Wuppertal et y avait des amis influents, capables de l’aider », indique Karl-Heinz Kleine. Depuis huit ans, lui et ses acolytes ont ratissé une trentaine de bunkers, percé quantité de murs et pioché sans se décourager dans une poignée de tunnels. L’un d’entre eux, le tunnel de Schee, qui traverse une montagne boisée à dix minutes du centre-ville, paraît fort suspect à Karl-Heinz Kleine et  à son jeune confrère Dennis Issel, 37 ans, commercial en assurances et arpenteur de bunkers lui aussi. « A la fin de la guerre, des avions de chasse étaient assemblés ici par la firme Homann, dont le directeur était un ami d’Erich Koch », indique Dennis Issel, à l’entrée de cette longue galerie. « Kleine pense que la chambre pourrait être cachée dans une pièce secrète ou une grotte naturelle, sous le tunnel ou pas loin », commente-t-il. Impossible de vérifier l’hypothèse, l’endroit ayant été transformé depuis en piste cyclable. « Nous avons cherché à la sortie, mais n’avons rien trouvé », regrette Dennis.

 

A Pouchkine, une réplique de la pièce précieuse

De 1979 à 2003, un extraordinaire travail de reconstitution, fondé sur les rares photos de la chambre, mobilisa plusieurs dizaines d’artisans, qui façonnèrent 6 tonnes d’ambre brut pour recréer la pièce, après vingt-quatre ans d’effort. Elle fut inaugurée, au palais de Tsarkoïe Selo, le 31 mai 2003, à l’occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg, en présence de Vladimir Poutine et de nombreux dirigeants européens, dont Jacques Chirac

Persuadé que le trésor se cache dans ce bunker de Mamerki (Pologne), Bartlomiej Plebanczyk, directeur du musée de la ville, envisage de recourir à des équipements utilisés dans les pyramides d’Egypte pour trouver des salles secrètes.

La piste polonaise

Tous ceux partis sur la trace de la chambre d’ambre ont connu la même déconvenue. Depuis 1945, la quête a attiré des milliers d’amateurs du monde entier, dont Matthias Gluba, ingénieur allemand retraité. « Il existe une centaine de théories sur le lieu où elle serait cachée », précise-t-il, convaincu, pour sa part, que le trésor croupit dans un bois vers Auerswalde, dans l’est de l’Allemagne. L’écrivain allemand Mario Ulbrich a lui suivi, en 2011, un autre chercheur de trésors, Dietmar Reimann, lancé sur une piste dans la forêt de Poppenwald, au sud de Dresde. « Il a prouvé qu’une opération secrète y avait bien eu lieu début 1945, mais il n’est pas sûr qu’elle ait concerné la chambre d’ambre », nous confie l’auteur.
A ce jour, l’espoir le plus vif vient de Mazurie, région des grands lacs dans le nord-est de la Pologne. A Mamerki, lieu-dit paisible au milieu des bois, à 150 kilomètres au sud de Kaliningrad, une trentaine de bunkers secrets abritaient le haut commandement de l’armée nazie sur le front de l’Est. Le directeur du musée local, Bartlomiej Plebanczyk, est persuadé que le bunker 31, un bloc de béton de 6 mètres de haut sans entrée ni ouverture, abrite un trésor. « C’est trop haut pour de simples fondations », tranche-t-il. La chambre d’ambre serait-elle enterrée sous ces tonnes de ciment ? « Pour les nazis, c’était la cache la plus sûre à proximité de Königsberg », juge-t-il. Un vétéran de la Wehrmacht, l’armée allemande, confirme justement y avoir vu débarquer des caisses au printemps 1945. Enfin, « en 1975, la police polonaise avait amené ici Erich Koch, emprisonné après guerre », ajoute-t-il. Trois fouilles, menées par l’armée et les services secrets au début des années 1950, à la fin des années 1960, puis en 1975, ont tenté de percer ce cube à coups d’explosifs. En vain. En juillet dernier, Bartlomiej Plebanczyk a utilisé des moyens plus modernes : plusieurs carottes ont été forées, sur les indications d’un scanner, malheureusement erronées. « Nous recommencerons l’année prochaine avec des équipements utilisés dans les pyramides d’Egypte pour trouver des salles secrètes », promet-il.

Le pensionné Karl-Heinz Kleine croit qu’il connaît l’emplacement de la chambre d’ambre et qui l’a caché là. Selon Kleine, l’administrateur en chef des Nazis en Prusse orientale, Erich Koch, a caché le trésor dans sa ville natale de Wuppertal dans la région industrielle de la Ruhr.
Ca n’aurait rien d’étonnant de penser cela de Koch. Même les nazis ont été horrifiés par ses vols d’airain et l’utilisation des détenus du camp de concentration à des fins personnelles. Koch a été jugé pour corruption devant un tribunal nazi en 1944 et condamné à mort. Plus tard, il revient dans les faveurs des nazis et continue d’amasser sa fortune personnelle jusqu’à la fin de la guerre.
Une fois capturé en Pologne, il a été condamné à mort pour le meurtre de 72 000 Polonais et pour l’envoi de 200 000 autres dans des camps de travail. Mais il a encore échappé à sa peine. La mauvaise santé de Koch a empêché la Pologne d’exécuter sa condamnation à mort, et il a vécu en prison pendant 27 ans, sans se repentir jusqu’à la fin.

« Une sorte de monstre du Loch Ness »

Les spécialistes de la chambre d’ambre sont sceptiques. «  Ces théories, c’est comme le monstre du Loch Ness », tranche le journaliste allemand Guido Knopp, qui y a consacré un ouvrage. « Ceux qui veulent vraiment voir la chambre peuvent contempler sa réplique au musée de Saint-Pétersbourg » conseille-t-il. Les ex-journalistes du quotidien britannique The Guardian, Adrian Levy et Catherine Scott-Clark, partagent son avis. Dans leur essai publié en 2004, ils concluent que le chef-d’œuvre a brûlé à Königsberg dans un incendie déclenché par les soldats soviétiques lors de la contre-offensive de l’Armée rouge. « L’enquêteur russe missionné après guerre pour tirer l’affaire au clair a fait la même conclusion, mais la vérité a été cachée pour faire porter le chapeau aux Allemands », raconte Adrian Levy.
Est-il toutefois possible qu’un morceau de la chambre ait été préservé ? « Je ne l’exclus pas », affirme le président de l’Association de recherche des crimes d’art (Arca), Noah Charney. Mais dans quel état ? « Après soixante-dix ans dans une caisse de bois, il n’en resterait rien », assure le professeur Alexander Shedrinsky, spécialiste de l’ambre à l’université de Long Island (Etats-Unis). Il en faudra plus, toutefois, pour dissuader les Wilfried Fischer, Dennis Issel et autres grands enfants en quête d’aventure, de s’adonner à leur hobby : percer des trous dans des bunkers.

En 2006,un chercheur de Vérité sort la théorie que la Chambre d’Ambre aurait été embarquée à bord d’un u-boat à destination de l’Argentine ou de …Neue Schwabenland,la base secrète en Antartique.

 

L’histoire

1701 Le roi de Prusse Frédéric Ier commande la réalisation de la chambre d’ambre.
1716 Son successeur, Frédéric-Guillaume Ier, l’offre au tsar russe Pierre Le Grand.
1771 Après des travaux d’agrandissement, la chambre d’ambre est installée au palais de Tsarkoïe Selo, à 25 kilomètres de Saint-Pétersbourg.
1866 Dans Voyage en Russie, l’écrivain Théophile Gautier décrit sa visite du joyau : « L’œil (…) est comme ébloui par la richesse de tons chauds qui traversent toute la gamme des jaunes, du topaze étincelant au citron clair… »
1941 L’armée nazie envahit Tsarkoïe Selo et rapatrie à Kaliningrad (alors Königsberg) la chambre d’ambre.
1945 L’Armée rouge chasse les soldats allemands de Kaliningrad. Aucune trace de la chambre n’est retrouvée.
2003 Une reconstitution est inaugurée à Tsarkoïe Selo.

reconstitution de 2003

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La Conspiration nazi:Découverte exceptionnelle d’une rare machine de chiffrement , «Hitler Mill», dans la forêt bavaroise

Le SG-41, également connu sous le nom de Hitler Mill, était le successeur de la machine de cryptage Enigma. Les détectives ont maintenant trouvé un spécimen dans une forêt bavaroise.

 

Comme on le sait, des spécialistes polonais et britanniques ont brisé la machine de cryptage allemande Enigma pendant la Seconde Guerre mondiale. Certains experts allemands du cryptage connaissant au moins les faiblesses d’Enigma, une nouvelle machine de cryptage a été introduite vers la fin de la guerre – le Schlüsselgerät (clé device) 41, également appelé SG-41 ou Hitler Mill (en raison de la manivelle qui devait être tournée pour le fonctionnement).

Cependant, cette initiative visant à remplacer Enigma est arrivée trop tard. Environ 500 Hitler Mills seulement ont été produits au cours de la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale, ce qui était de loin insuffisant pour remplacer toutes les énigmes (on estime qu’il en existe près de 30 000).

Le moulin Hitler a fonctionné complètement différent que l’Enigma. Le mécanisme de cryptage était similaire (avec toutefois d’importantes améliorations) à celui du Hagelin BC-38. Le moulin Hitler est généralement considéré comme indestructible avec les moyens de déchiffrement du code disponibles dans les années 1940. Si les Allemands avaient introduit cette machine plus tôt, les dernières années de la Seconde guerre mondiale auraient pris un cours différent.

Un moulin hitlérien dans la forêt

Selon un communiqué de presse du Deutsches Museum de Munich, deux chasseurs de trésors passionnés ont découvert un moulin Hitler dans une forêt près de Munich – et l’ont transféré au Deutsches Museum (grâce à Wolfgang Bartsch, Dennis Penne, Tobias Schrödel et Dr Ralf Bülow pour l’allusion). Considérant que cette machine reposait dans la forêt depuis plus de sept décennies, elle n’a pas l’air mauvais (photo: Deutsches Museum / Konrad Rainer):

La machine telle que découverte.

Le Deutsches Museum possède une collection cryptographique intéressante. Cependant, il n’est pas actuellement affiché.

Les deux chercheurs, Max Schöps et Volker Schranner, ont fait leur découverte en mai de cette année. La recherche d’objets vintage dans le sol avec un détecteur de métal est leur passe-temps. Le moulin Hitler qu’ils ont trouvé était situé à environ 40 centimètres de profondeur. Schranner a déclaré: «Au début, j’ai été déçu parce que je pensais: nous avons découvert un auteur de type terrain utilisé par les soldats pendant la Seconde Guerre mondiale.» Ce n’est que plus tard qu’ils ont compris qu’ils avaient trouvé la vie.

La photo suivante montre les trouveurs avec Carola Dahlke du Deutsches Museum (photo fournie par le Deutsches Museum):

À la fin de la guerre, de nombreux greffiers ont suivi les instructions et ont détruit leurs machines avant qu’elles ne tombent entre les mains de l’ennemi. Pour cette raison, des machines de chiffrement endommagées (en particulier Enigmas, comme indiqué sur le site Web de Tom Perera) se trouvent parfois dans des forêts ou des lacs. Le moulin Hitler cassé ci-dessous, qui a probablement été dans l’eau pendant des décennies, est exposé dans le musée de la machine à écrire de Partschins:

oici un autre moulin hitlérien abandonné après la guerre et retrouvé des décennies plus tard (la photo a été prise à la radio HAM de Friedrichshafen)

 

L’exposition sur les codes et les codes au Deutsches Museum devrait rouvrir d’ici la fin de 2019. Je suis sûr que le Hitler Mill, aujourd’hui retrouvé, fera partie de cette collection.

 

 

Réécrire l’histoire cachée des volontaires russes qui combattirent dans la Wehrmacht allemande durant la Deuxième Guerre Mondiale

On ne sait pas quand et où exactement les premières unités de volontaires de l’URSS et des pays annexés par la Russie après 1939 ont été organisées pour lutter contre les Soviétiques du côté allemand. Leurs débuts étaient entourés d’un grand secret, par crainte de Hitler qui était catégoriquement opposé à toute forme de participation des citoyens soviétiques à la guerre contre la Russie. Mais les besoins de l’armée sur le front de l’Est et le désir enthousiaste de centaines d’officiers capturés et évadés par des milliers de soldats soviétiques et par presque toute la population locale incitèrent les commandants allemands à accepter les services de volontaires pour combattre le régime soviétique même contre les ordres clairs du commandement suprême. Lorsque l’existence de nombreuses formations de volontaires de l’Est est apparue au fil du temps, Hitler a été désagréablement surpris. 

La section des armées étrangères à l’est du département des renseignements de l’état-major de l’armée, la section dite « Fremde Heere Ost », a dirigé la création des formations de volontaires de l’Est. Les officiers de cette section ont vu l’importance d’une armée russe anti-soviétique qui se battait du côté allemand et de son effet possible sur l’issue de la guerre. La section de propagande du Commandement suprême, la « Propagande IV de la Wehrmacht », ou WPrIV, qui traitait de la propagande des deux côtés du front oriental et avait sous son contrôle des camps spéciaux pour certains prisonniers être formé à la propagande active dans la guerre psychologique contre la Russie soviétique. 

Un certain nombre de généraux allemands ont également soutenu l’organisation de formations de volontaires de l’Est, mais pendant longtemps sans succès. À l’automne 1941, le maréchal von Bock avait envoyé au siège de Hitler un projet détaillé d’organisation d’une armée de libération de quelque 200 000 volontaires russes et la formation d’un gouvernement local dans la province de Smolensk; Il a été rendu en novembre 1941 avec la mention que « de telles pensées ne peuvent pas être discutées avec le Führer » et que « la politique n’est pas la prérogative des commandants de groupe d’armées ». Bien sûr, le maréchal Keitel, qui a écrit cette notation, n’a pas montré le projet à Hitler (1). 

Le précurseur des formations de volontaires était un service auxiliaire volontaire, de caractère para-militaire, qui a été lancé à l’automne 1941 par les commandements allemands sur le front. De leur propre initiative, ils ont organisé des unités auxiliaires de divers services, composés de déserteurs soviétiques, de prisonniers et de volontaires de la population locale. Ces soi-disant « Hilfswillige » ou « Hiwi » étaient employés comme sentinelles, chauffeurs, commerçants, ouvriers dans les dépôts, etc. L’expérience dépassait toutes les attentes. Au printemps 1942, il y en avait déjà au moins 200 000 à l’arrière des armées allemandes et, à la fin de la même année, leur nombre serait proche de 1 000 000 (2). 

La prochaine étape prise par les commandements allemands de l’est derrière Hitler fut l’organisation de troupes militaires volontaires appelées « Osttruppen », vêtues d’uniformes allemands et destinées à protéger les lignes de communication, à combattre les partisans soviétiques à l’arrière des armées allemandes. parfois même des secteurs moins importants du front. Ces troupes dépassaient rarement la force d’un bataillon. Au milieu de 1942, il y avait déjà 6 bataillons de ce type à l’arrière du centre du groupe d’armées. 

Bronislaw Kaminski

L’une des premières formations de volontaires russes fut RONA (Armée nationale russe de libération), organisée pendant l’hiver 1941-1942 sous le commandement d’un capitaine soviétique appelé Kaminski, promu major général par les Allemands. Son armée, qui n’a jamais dépassé la force d’une division, s’est d’abord battue contre les partisans soviétiques et, plus tard, contre le front. Au cours de l’été 1944, après des pertes considérables, RONA fut retirée en Prusse orientale, où Himmler la reprit de la Wehrmacht et la réorganisa en brigade SS. 

La brigade de Kaminski jouissait de la pire réputation possible parmi tous ceux qui avaient quelque chose à voir avec cela, sans exclure les Russes des autres formations. La brigade de Varsovie a connu une effroyable renommée en 1944. Seule la tristement célèbre brigade SS Dirlewanger, composée de criminels volontaires des prisons et des camps de concentration allemands, pouvait égaler les actes de la brigade de Kaminski. Varsovie se levant, Kaminski a été abattu par ordre de son protecteur Himmler, et les restes de sa brigade ont été envoyés à l’armée de Vlasov qui était alors en formation. 

À peu près au même moment que RONA, la Biélorussie (Russie Blanche), la Gil-Rodionov Droujina et près de Smolensk, à la fin de 1941, l’armée populaire nationale russe (RNNA). La première, une formation SS, a été dissoute en 1943; La seconde, connue sous le nom de Brigade Boyarski et soutenue par la Wehrmacht, a connu la même fin en 1943. Outre ces formations, plusieurs bataillons, compagnies et escadrons de volontaires ont été formés. Au début, ils avaient un statut non officiel, mais plus tard, ils ont été pleinement reconnus. La majorité d’entre eux, composés de volontaires de nationalité russe, ont ensuite été incorporés dans l’armée russe de libération – ROA – qui n’était pas une armée au sens organisationnel du mot, mais un nom donné à toutes les formations volontaires russes reconnaissant le général Vlasov comme leur chef. 

Dans un meilleur état, il y avait les légions orientales , les soi-disant « Ostlegionen » qui, selon la conception de Rosenberg, ne contenaient que des volontaires non russes. Hitler les a limités aux nationalités vivant loin des frontières du « Grand Reich ». Le 30 décembre 1941, un mémorandum top secret ordonna au Commandement Suprême de créer d’abord la Légion de Turkestani parmi les volontaires des nationalités suivantes: Turkmènes, Ouzbeks, Kazakhs, Kirghizes, Karakalpaks et Tadjiks. Deuxièmement, la légion caucasienne-mahométane, composée d’Azerbaïdjanais, de Daghestans, d’Ingouches, de Lezghins et de Tchétchènes. Troisièmement, la Légion géorgienne; Et quatrièmement, la légion arménienne. (4) 

Contrairement aux formations non officielles, les légions orientales avaient dès le départ des comités nationaux. Il faut expliquer qu’une « légion » n’était pas une formation tactique, mais un centre d’entraînement où des unités nationales, principalement des bataillons, étaient organisées et entraînées. Il semble que la plus grande formation était la 162ème division d’infanterie turkmène, composée d’Allemands, de Turkmènes et d’Azerbaïdjanais, qui, selon son commandant, était aussi bonne qu’une division allemande normale. (5) Selon le témoignage des dirigeants caucasiens, le nombre parmi les volontaires du Caucase qui se sont battus du côté allemand, 102 300 (6). 

Les commandants allemands avaient une grande sympathie pour les cosaques, même si ceux-ci ne dissimulaient pas leur ambition politique de construire leur propre État, Kazakia. Leur bravoure, leur haine généralement connue des Soviétiques et les services rendus dès le début, en particulier dans la lutte contre les partisans soviétiques, donnèrent des résultats rapides. Dès le milieu de 1942, une formation de cavalerie cosaque existait à Mohylev, sous le commandement d’un ancien major soviétique, Kononov, qui avait rejoint les Allemands à la première occasion avec la plus grande partie de son régiment et avait commencé à servir du côté des Allemands en gardant la ligne de communication contre les partisans soviétiques (7). 

Lorsque, au cours de l’été 1942, le front du sud se déplaça rapidement vers le Caucase et la Volga, les armées allemandes entrèrent dans des territoires habités par les Cosaques. Composées de nombreuses tribus, celles-ci avaient formé pendant la guerre civile en Russie en 1917-1920 six républiques fédérées: les Cosaques du Don, du Kouban, de Terek, d’Orenbourg, de l’Oural et d’Astrakhan. Les républiques avaient été liquidées par les bolcheviks avec une extrême cruauté. 

Les Cosaques ont donc accueilli les Allemands comme des libérateurs. La population entière des villes, des villages et des villages est sortie pour rencontrer les troupes allemandes avec des fleurs et des cadeaux de toutes sortes, chantant leurs hymnes nationaux. Des formations de cosaques de l’Armée Rouge arrivaient dans un corps d’Allemands, de nouvelles formations surgissaient, apparemment de nulle part, en uniforme traditionnel et armées d’épées, de pistolets, de dagues et de fusils enterrés depuis des années. 

Kulakov, l’un des vieux et célèbres atamans (chefs cosaques), qui était considéré comme mort depuis 1919, est sorti de sa cachette et, accompagné de centaines de cosaques en tenue resplendissante et de magnifiques chevaux, a fait une incursion triomphale dans Poltava. Des milliers de cosaques dans le prisonnier de guerre. les camps offraient leurs services dans le premier contre les Soviétiques. Même les restes de la tribu Kalmuk, estimée à environ 60 à 80 000 personnes, ont formé et équipé 16 escadrons de cavalerie qui ont dégagé les steppes des unités soviétiques restantes, sans aucune pitié. Le général Koestring, qui connaissait bien la Russie et devint gouverneur du Caucase en août 1942, pensait rêver ou regarder un grand film historique (8). Telle était la revanche des Cosaques pendant des années de terreur de la part du NKVD. 

 

Le Mouvement national de libération cosaque, dont le but était de reconstruire un État cosaque indépendant, a recruté le recrutement de cosaques pour lutter contre les soviétiques. À l’été 1943, la 1re division cosaque fut créée sous le commandement du général von Pannwitz. Il y avait six régiments de cavalerie. Peu de temps après, la division a été étendue au XVe Corps de cavalerie SS Cossack, qui comptait environ 50 000 hommes. De plus, deux brigades cosaques et 12 régiments de réserve cosaques ont été formés, et plusieurs unités plus petites ont été rattachées à des formations allemandes. Au total, les troupes cosaques du côté allemand comptaient environ 250 000 hommes (9). 

Il faut expliquer ici que l’octroi du statut de SS au corps de cosaque était le dispositif de Himmler, très souvent appliqué, pour empêcher l’influence de la Wehrmacht dans les préoccupations politiques des formations étrangères.Les Allemands utilisaient les Cosaques pour combattre les partisans soviétiques, pour couvrir l’arrière de leurs armées et parfois pour agir sur le front. Plus tard, des formations cosaques ont été déplacées en France et en Yougoslavie. Le commandement cosaque a objecté, au motif que les cosaques ne devraient se battre que contre les soviétiques, mais en vain. 


L’ARMÉE VLASOV

Pendant ce temps, un petit groupe d’officiers et de fonctionnaires allemands, malgré de nombreux échecs et difficultés, ont poursuivi leurs efforts pour créer une Armée de libération russe sur les centaines de milliers de volontaires russes qui voulaient lutter contre les Soviétiques. Leurs espoirs ont été ravivés quand enfin un « de Gaulle » russe a été retrouvé: le général soviétique Andrey Andreyevich Vlasov, ancien commandant des trente-septième et vingtième armées soviétiques, et plus tard commandant adjoint du front sur le fleuve Volkhov (10). 

Andrey Vlasov

Le général Vlasov était le fils d’un paysan russe du district de Nijni-Novgorod qui, bien que loin d’être riche, avait été classé par les bolcheviks comme « koulak » et traité en conséquence. Le jeune Vlasov a terminé ses études avec l’aide financière de son frère et a commencé à étudier d’abord la théologie, puis au collège d’agriculture de l’université de Nijni Novgorod. Au printemps 1919, il fut appelé dans l’armée rouge. Après quelques semaines dans un régiment, Vlasov a été affecté à une école d’officiers et a terminé un cours de quatre mois, obtenant une commission. En tant que sous-lieutenant, il a été envoyé au front pour lutter contre les « Blancs ». 

General Wlassow mit russischen Freiwilligen
Dabendorf 1944

Il n’a rejoint le Parti communiste qu’en 1930, mais depuis lors, sa carrière a été rapide, car il possédait sans aucun doute de grandes capacités. En 1938, déjà major général, Vlasov était conseiller militaire soviétique à Chiang Kai-Shek en Chine. En décembre 1939, il retourna en Russie et reçut le commandement d’une division. Pendant la guerre avec l’Allemagne, il commanda à son tour un corps de chars et une armée, prenant part à la bataille de Kiev et à la défense de Moscou. En mars 1942, il devint commandant adjoint du front de Volkhov. À la mi-juin 1942, les forces soviétiques opérant sur la rivière Volkhov étaient encerclées dans les bois et les marais, sans nourriture ni fournitures, et à la fin du mois, elles se rendaient aux Allemands. Le général Vlasov est devenu prisonnier de guerre (11). 

La section IV de la propagande de la Wehrmacht, se rendant compte que Vlasov était l’un des officiers exceptionnels de l’Armée rouge, s’intéressa immédiatement à lui. Il a été transféré dans un camp spécial et confortable pour prisonniers importants, où il a été soumis à une propagande subtile qui a joué sur son aversion pour le système soviétique. Bientôt, les partisans allemands de la collaboration avec le mouvement anti-soviétique étaient convaincus que leur prisonnier était l’homme qu’ils cherchaient. 

Son charme personnel, sa manière efficace de parler, ses manières et ses capacités, et en particulier son don d’inspirer la confiance et son dernier poste important dans l’Armée rouge, l’ont prédestiné à prendre la tête du Mouvement de libération et de l’armée. en dépit de Hitler, des ordres stricts venaient de naître. En septembre 1942, toujours dans le prisonnier de guerre. camp, le général Vlasov écrivit un tract appelant les officiers de l’armée rouge et de l’intelligentsia russe à renverser le régime soviétique de Staline, qu’il accusait d’être coupable de toutes les catastrophes qui avaient frappé la Russie. Cependant, le dépliant contenait également de la propagande nazie, incluse à l’insu de Vlasov (12). 

Ce dépliant a été déposé par la Luftwaffe en milliers d’exemplaires. Les protecteurs allemands du général Vlasov lui accordaient de grands espoirs. Ils espéraient que les résultats de cet appel forceraient finalement Hitler à accepter la formation de l’Armée de libération, et les résultats étaient en effet excellents. Jour après jour, le commandement suprême allemand a reçu des informations de tous les groupes d’armées selon lesquelles des milliers de déserteurs de l’Armée rouge qui se rendaient aux Allemands demandaient le général Vlasov et voulaient se battre contre les Soviétiques. 

Mais ces rapports ont exaspéré Hitler; Sur ses ordres, le maréchal Keitel a interdit à tout le monde, sans compter l’état-major général, de présenter un mémorandum ou un rapport sur le sujet des formations du général Vlasov et de la Russie (13). Mouvement soviétique. Ils ont décidé de prendre ce qui constituait une mesure très inhabituelle sous le régime d’Hitler. Sans autorisation officielle, ils ont créé en décembre 1942 le Comité national russe, présidé par le général Vlasov. 

Andrey Vlasov serrant la main a Himmler.

Cela n’a pas été facile, vu la forte opposition des nationalités non russes. Il a été décidé que le siège du Comité serait Smolensk, d’où serait diffusé le « Manifeste de Smolensk » déjà préparé. Dans ses 13 points, le Manifeste déclarait et promettait ce qui suit: 1) abolition du travail obligatoire, 2) abolition des fermes collectives et octroi de terres aux paysans, 3) réintroduction du commerce privé et de l’artisanat, 4) licenciement de terreur, (5) liberté personnelle, (6) liberté de foi, de conscience, de parole, de presse et de réunion, (7) libre choix du travail, (8) garantie du développement libre pour toutes les nationalités, (9) libération de tous les prisonniers politiques, (10) la reconstruction de villes, de villages et d’usines au détriment de l’Etat, 

De plus, le Manifeste indiquait que « l’Allemagne, dirigée par Adolf Hitler, poursuit l’objectif de créer un nouvel ordre en Europe sans bolcheviks ni capitalistes », ce qui, bien sûr, a été ajouté au Manifeste par la propagande allemande.Le Manifeste s’est terminé par un appel aux soldats et aux officiers de l’Armée rouge à se joindre à l’Armée de libération qui se battait du côté allemand. Ainsi, les promoteurs de la collaboration germano-russe ont voulu présenter aux autorités allemandes un fait accompli (14). 

Le projet a largement échoué. Aucun des documents contrôlés par les Allemands n’a même mentionné la création du Comité et du Manifeste; diffuser le Manifeste était interdit; Smolensk a été rejeté comme résidence du Comité.Les citoyens soviétiques des territoires occupés ont eu connaissance de la Commission et de son Manifeste à partir de tracts destinés à l’autre côté du front et qui n’ont été largués du côté allemand que «par erreur». 

Cependant, en janvier 1943, la campagne des tracts a donné de si bons résultats que le Centre du commandement des groupes d’armées et le Nord ont invité de leur propre initiative le général Vlasov à visiter leurs régions et à prononcer des discours devant des prisonniers de guerre, des volontaires soviétiques, et la population locale. 

En mars 1943, le général Vlasov, qui avait acquis une liberté personnelle, visita Smolensk, Mohylev, Bobruisk, Borisov, Orsha et d’autres lieux; Partout ses discours lui ont apporté des milliers de partisans. Plus tard, après un court repos, il a visité les zones du groupe d’armées nord. En mars également, sa lettre parut dans un journal; Dans ce document, il a donné les raisons de la lutte contre le bolchevisme. Dans la seconde moitié du mois d’avril, la tempête a éclaté. Le maréchal Keitel a demandé à savoir qui avait autorisé le général Vlasov à publier une proclamation politique. il a également menacé de graves conséquences s’il s’avérait que le général Vlasov apparaissait en public et était appelé « le futur chef des Russes ». 

Quelques jours plus tard, Keitel émit un nouvel ordre dans lequel il déclarait: Vlasov n’est qu’un prisonnier de guerre, ses discours «sans scrupules» exaspèrent le Führer qui lui interdit de mentionner le nom de Vlasov en sa présence;Ce dernier devrait être immédiatement renvoyé au camp en tant que  prisonnier de guerre, et devrait être maintenu sous surveillance spéciale; Si, à l’avenir, Vlasov apparaissait en public, il serait arrêté et remis à la Gestapo (15). 

Pourtant, les amis du général Vlasov ont réussi à obtenir la permission de continuer son séjour à Berlin – sous «surveillance», ce qui était en fait plutôt fictif. En attendant, la campagne de tracts battait son plein. Bientôt, tous les groupes d’armées et certaines armées ont signalé que la publication d’une déclaration politique et un changement d’attitude envers les volontaires anti-soviétiques étaient une nécessité; Sinon, l’occupation des territoires de l’Est serait une tâche impossible. Des tentatives ont également été faites pour trouver un moyen de parvenir à la raison d’Hitler à travers Rosenberg; Mais la difficulté était que Rosenberg considérait la création du Comité national russe comme contraire à ses propres conceptions. 

Après quelques mois, l’opposition de Rosenberg se détendit, alors que le général Vlasov abandonnait sa position antérieure sur «la Russie indivisible», consentait au principe de l’autodétermination des peuples non-russes et convenait que la Russie, dans un accord de paix, renoncerait à ses prétentions sur l’Ukraine et le Caucase (16). Avant l’intervention prévue de Rosenberg, Hitler répéta une fois de plus son opinion sur cette question. Le 8 juin, lors d’une conférence avec ses conseillers militaires et ses chefs de service, il déclara que l’armée de libération était une folie dangereuse. 

Il n’avait pas besoin d’une telle armée et ne consentirait jamais à son organisation. La création d’États dans les territoires occupés était hors de question. Il y a malheureusement trop de partisans de ces projets ridicules dans le cercle de Rosenberg et dans l’armée. Au lieu de former des troupes de volontaires, les Russes seraient envoyés en Allemagne pour travailler dans les mines de charbon, en remplacement des Allemands. Vlasov était nécessaire pour le travail de propagande sur le front – toute activité à l’arrière était inadmissible. Les pertes dans les formations allemandes ne pourraient être remplacées que par des volontaires venus de l’est sur une très petite échelle, jamais à grande échelle. (17 & 18) et lui a demandé d’oublier l’intervention prévue. 

Ainsi, Hitler, pour le moment, réduisait le Comité national russe et l’Armée de libération, qui n’existaient en réalité que de nom, à un simple centre de propagande contrôlé par les Allemands et travaillant principalement au moyen de journaux et de brochures rédigés en russe. Cependant, le résultat de cette propagande était que, malgré l’intervention de Hitler, le Comité et l’Armée de libération devinrent un symbole de la lutte de la nation russe contre le joug soviétique. Le sort des prisonniers soviétiques en captivité allemande s’est amélioré. 

En 1943, le nombre de volontaires dans les formations orientales aurait augmenté à quelque 800 000. (19) En septembre de la même année, un nouveau coup a été porté à ces formations (20). principalement en raison du comportement « perfide » des formations de volontaires russes. Hitler a volé dans une colère; Il ordonna que toutes les formations orientales soient immédiatement démantelées et que 80 000 d’entre elles, en tant que premier contingent, soient immédiatement envoyées en France en tant que charbonniers. 

Il a également exigé que les progrès de la dissolution soient signalés toutes les 48 heures. Le chef de l’état-major général était également furieux et n’a pas voulu entendre parler de retard dans l’exécution de l’ordre. Cependant, lorsqu’il fut finalement convaincu que les faits étaient grandement exagérés et qu’il était impossible de retirer plus de 3-5 mille hommes du front, il décida d’intervenir. Au bout de trois jours, Hitler modifia son ordre; Seules les formations du secteur cassé du front ont été dissoutes. 

Selon une déclaration du général des troupes orientales, apparemment faite à cette époque, il y avait alors sur l’ensemble du front russe 427 000 anciens soldats soviétiques servant dans les formations orientales, qui devraient être remplacés par des soldats allemands au cas où ils seraient dissous. (21) Ce chiffre n’incluait pas plus de 100 000 « hiwi » qui n’étaient pas reconnus en tant que soldats, ni formations lettones, estoniennes et ukrainiennes.Quelques jours plus tard, alors qu’Hitler semblait apaisé, il émit un nouvel ordre: les troupes orientales devaient être retirées du front russe et envoyées dans d’autres théâtres d’opération. Ainsi, à l’automne 1943, quelque 70 à 80% des troupes orientales se sont progressivement retirées du front russe et se sont installées en Pologne, en France, en Italie, dans les Balkans, etc. 

À la fin d’avril 1943, la formation de la division ukrainienne commença. Cette déviation de la politique d’Hitler était le résultat de la détérioration de la situation générale sur le front de l’Est et de l’apparition de partisans soviétiques dans les territoires du sud-est de la Pologne. La décision de former la division ukrainienne ne rencontre pas l’approbation générale de la population ukrainienne qui, découragée par l’administration allemande, est divisée en deux camps.Les dirigeants du mouvement clandestin étaient opposés au recrutement, mais la principale considération a tourné la balance en sa faveur: la crainte que si l’entreprise était boycottée, la jeunesse ukrainienne serait déportée en Allemagne comme ouvrière ou inscrite dans des formations auxiliaires allemandes (22). ) 

Les Allemands, de leur côté, n’ont pas accordé de concessions spéciales aux Ukrainiens. La formation s’appelait la 14ème division des grenadiers SS (galicien n ° 1), ce qui signifiait qu’elle était sous le contrôle de Himmler et officiellement privée de son caractère national. Cependant, les Ukrainiens ont reçu l’assurance que la division ne serait utilisée que sur le front soviétique. En juin 1944, la division est engagée, encerclée et subit de lourdes pertes.Le recrutement volontaire a ensuite été remplacé par la conscription (23). 

À l’automne 1944, les Allemands acceptent enfin de changer le nom de la formation en « 1ère Division ukrainienne » et en mars 1945, elle fait partie de l’armée ukrainienne (24). À la fin de 1943, un petit La Légion ukrainienne a été organisée. Un an plus tard, elle a été dissoute par les Allemands pour avoir refusé de combattre l’armée nationale polonaise. Le commandant de la Légion a été abattu par les Allemands (25). Parmi les formations orientales, on peut également citer le «corps de défense russe» de Serbie, composé de volontaires parmi d’anciens immigrants russes vivant en Yougoslavie. La force du corps [à son apogée – le rédacteur en chef] était d’environ 15 000 hommes. Il avait un caractère tout à fait différent de la majorité des formations orientales qui étaient principalement composées de citoyens soviétiques. La création du corps a été précédée de longs efforts, parce que Hitler était opposé à la participation d’anciens immigrants russes (ex-tsaristes) à la lutte contre l’UsR. Il a limité les activités du corps aux opérations contre les partisans locaux en Yougoslavie, ce qui a bien sûr privé le corps de sa raison d’être. 

La captivité forcée du Comité national russe et du général Vlasov se poursuivit malgré les nombreux efforts déployés par les sympathisants allemands du mouvement anti-soviétique (26). Le « Gaulieter » de Vienne, Baldur von Schirach, conquis par l’idée de l’armée de libération. Hitler a quitté l’interpolation écrite de Schirach sans réponse. À l’automne 1943, l’ordre apparut qui dirigeait les formations orientales du front russe vers d’autres théâtres d’opérations; On demanda au général Vlasov de publier une lettre ouverte aux volontaires russes, dans laquelle il expliquait que le retrait du front oriental était une mesure temporaire, dictée par la nécessité de leur donner du repos et du temps pour se réorganiser. Quand le général Vlasov a refusé sa signature, le  » 

En résumé, au milieu de 1944, la situation du mouvement anti-soviétique se présentait comme suit: ROA, l’armée russe de libération, ne fut pas une formation dans le sens d’une organisation militaire. Les unités qui portaient son nom étaient pour la plupart commandées par des officiers allemands et dispersées dans toute l’Europe; Général Vlasov et le Comité national russe avait absolument aucune influence, et non ont été reconnus par le gouvernement allemand; Mais les soldats de l’ER ont vu en eux leurs chefs. 

En juillet 1944, un tournant soudain s’est produit. Himmler, toujours un grand ennemi du général Vlasov et de l’Armée de libération, a finalement conclu que, dans la situation critique du Reich, il valait la peine d’essayer une ligne de conduite différente de celle qui avait prévalu jusqu’ici. Son changement d’esprit a été provoqué principalement par ses plus proches lieutenants SS. À cette époque, Himmler était, après Hitler, la personne la plus importante et la plus puissante du Reich. Il était chef du SS, prétoriens d’Hitler, chef de la police, y compris la Gestapo secrète, ministre de l’Intérieur et, depuis l’attentat contre Hitler le 20 juillet, commandant des troupes de réserve [Home Army – le rédacteur]. Il avait la pleine confiance de Hitler, qui lui donnait les mains libres pour traiter avec le général Vlasov. 

La rencontre entre le général Vlasov et Himmler devait avoir lieu le 21 juillet. Mais cette date a presque coïncidé avec l’attentat contre Hitler; la réunion a donc eu lieu deux mois plus tard, le 16 septembre. Il en résulta le consentement de Himmler à la création d’un nouveau comité, appelé KONR – Comité pour la libération du peuple de Russie (27) et l’armée KONR sous le commandement du général Vlasov. Le Comité et l’Armée devaient embrasser tous les citoyens soviétiques vivant sous la domination allemande, afin d’unir leurs activités politiques et militaires dans la lutte contre le bolchevisme. 

Le général Vlasov a confirmé sa déclaration dans le Manifeste de Smolensk, selon laquelle dans la nouvelle Russie « tout le monde obtiendra la liberté nationale, y compris le droit à l’autodétermination. La réalisation de ce droit à l’indépendance et à la liberté nationales n’est possible et sa clique. « (28) 

Himmler a accepté cette interprétation et a promis d’aider à la formation de l’armée KONR. Pour commencer, cinq divisions devaient être organisées parmi les prisonniers et les travailleurs amenés en Allemagne des territoires occupés de l’est; leur nombre a atteint près de 5 millions. La majorité des troupes de l’Est étant engagées sur plusieurs fronts, leur transfert à l’armée KONR devait se faire progressivement. C’est ainsi que le nouveau comité et son armée doivent leur création à Himmler qui, en les prenant sous son aile, les éloigne de la sphère d’influence de la Wehrmacht et de Rosenberg, qu’il détestait tous les deux. 

La création du Comité pour la libération du peuple de Russie et le consentement à l’organisation de son armée ont rencontré une forte opposition dans de nombreux milieux allemands influents, principalement parce que le Comité et l’armée étaient dirigés par le général russe Vlasov. embrasser les ressortissants de tous les peuples de la Russie.Non seulement Rosenberg s’est opposé à cela, mais aussi à de nombreux hauts fonctionnaires et officiers. La plus forte opposition de Vlasov venait cependant des représentants des nations non russes, dont le but était de couper tous les liens avec la Russie et de créer leurs propres États indépendants. 

À leurs yeux, le KONR était principalement une entreprise russe et contrôlée par des Russes auxquels ils ne faisaient pas confiance. La déclaration de «l’égalité de tous les peuples de Russie et leur droit réel au développement national, à l’autodétermination et à l’indépendance de l’État» (29) était considérée comme une simple concession à des circonstances qui, comme par le passé, , serait oublié. Cette fois, les représentants non russes ont exprimé l’expérience de centaines d’années de relations entre leurs peuples et la Russie. 

Ainsi, bien que Himmler – qui ne souhaitait qu’un seul comité russe plutôt que plusieurs comités nationaux – ait exercé des pressions et fait diverses menaces, les ressortissants suivants ont refusé de rejoindre KONR: Ukrainiens, Ruthènes Blancs, Géorgiens, Cosaques. Les Kalmouks, regroupés en « Cosaques », ont décidé de rejoindre KONR.Le général Vlasov, poussé par ses amis les plus proches, s’est entendu avec certains Ukrainiens, Ruthènes Blancs, Cosaques et Géorgiens qui prétendaient être des « représentants » de leurs nations. Ainsi, par exemple, le général russe Balabin a rejoint KONR en tant que « représentant » des cosaques, bien que son seul motif de « représentation » soit celui qu’il avait servi il y a quelque temps dans les troupes cosaques. 

En passant, le général Vlasov n’avait aucune illusion; Il a pleinement réalisé sa défaite. Quand l’un des Allemands l’a félicité pour la solution « satisfaisante » des représentants non-russes, il a répondu tristement: « Ceux? » « Les autres ne sont que les ombres de leurs peuples, mais ce sont les ombres des ombres. » la préservation des fruits de la révolution de 1917. Cependant, les factions des anciens émigrés qui ont compris qu’un retour à l’état de choses avant 1917 était impossible, a soutenu le général Vlasov. Pourtant, KONR resta jusqu’à la fin sous l’influence des Russes qui étaient citoyens soviétiques; 

Le 14 novembre 1944, le Comité pour la libération des peuples de Russie a tenu sa réunion inaugurale à Prague. Ici, le Manifeste de Prague a été proclamé. Les objectifs du KONR y étaient décrits: « a) Le renversement de la tyrannie de Staline, la libération des peuples de Russie du système bolchevique et la restitution de ces droits aux peuples de Russie pour lesquels ils se sont battus et gagnés au révolution populaire de 1917 b) Arrêt de la guerre et paix honorable avec l’Allemagne c) Création d’un nouveau système politique de peuple libre sans bolcheviks et exploiteurs « (31) 

Le programme politique était presque identique à celui du Manifeste de Smolensk de décembre 1942; Mais il a tout d’abord souligné le droit des peuples de Russie à l’autodétermination et à l’indépendance nationale totale. Le Manifeste indiquait en outre qu’il « rejetait de manière décisive tous les projets réactionnaires liés à une limitation des droits des peuples » (32) et qu’il accueillait l’aide de l’Allemagne dans des conditions qui ne porteraient pas atteinte à l’honneur et à l’indépendance de la Russie. La déclaration s’est terminée par un appel aux officiers et aux soldats de l’Armée rouge pour arrêter la guerre d’agression et tourner les armes contre les usurpateurs bolcheviks et les « frères et soeurs » de la « patrie » pour continuer la lutte contre la tyrannie de Staline. et la guerre d’agression. 

Après sa première réunion, le Comité pour la libération des peuples de Russie s’est réuni à quelques reprises à Prague, mais il n’a pas eu la possibilité de développer son activité. La fin du Troisième Reich approchait avec une grande rapidité. En outre, le contrôle de l’Allemagne entravait constamment le travail du Comité et toutes les décisions et instructions devaient être « coordonnées » avec le commissaire allemand compétent. Néanmoins, la publication du Manifeste de Prague a profondément marqué les Russes. Tout d’abord, il a suscité un grand nombre de demandes volontaires de service dans l’Armée de libération, un nombre qui dépasse toutes les attentes. en un seul jour, le 20 novembre, environ 60 000 demandes ont été reçues (33). 

Le nombre de volontaires parmi les prisonniers de guerre et les réfugiés soviétiques, qui avaient quitté volontairement leur pays natal avec les armées allemandes en retraite, était particulièrement élevé. Ce qui est encore plus curieux, la désertion de l’Armée rouge aux yeux des Allemands s’est accrue après la publication du Manifeste, bien que personne n’ait plus douté de la défaite de l’Allemagne (34). un fait qu’il était répandu, en particulier dans l’Armée rouge. 

L’armée de KONR, appelée de façon persistante mais à tort «ROA», armée de libération russe – aucune armée de ce type n’a jamais existé en tant que force militaire unifiée – avait commencé à se former en novembre 1944, six mois avant la fin de la guerre. Sa naissance s’est accompagnée de pénuries d’armes et de matériel (35) et du chaos du Reich en pleine désintégration. Son protecteur éphémère, Himmler, réalisant que l’entreprise était en retard, l’a abandonné à la Wehrmacht. Les armées allemandes retardaient le transfert de leurs troupes orientales au commandement du général Vlasov; Nombre de ces formations ont été détruites ou ont subi de lourdes pertes sur le front occidental (36). Les dirigeants de l’économie allemande protestaient contre le recrutement de travailleurs [de l’est] dans l’armée de libération. Par conséquent, les 5 divisions à organiser ont été coupées par les Allemands à deux [éventuellement 2 1/2 plus une petite « Air Force » – la rédactrice]. L’armée KONR n’aurait jamais été formée, même en tant que petite force, en si peu de temps, mais en raison du grand afflux de soldats, de l’enthousiasme des volontaires et de l’existence d’un personnel réduit que le général Vlasov avait réussi à deux ans d’inactivité (37) 

Malgré toutes les difficultés, le général Vlasov forma le quartier général de l’armée, deux divisions motorisées, une brigade de réserve et un bataillon d’ingénieurs, ainsi que quelques unités d’officiers totalisant quelque 50 000 hommes (38 et 39). Le 28 janvier 1945 il a officiellement pris le commandement de l’armée. Peu de temps après, les insignes allemands ont été enlevés et remplacés par les propres insignes de l’armée. 

La 1ère division KONR, sous le commandement du général [Sergei Kuzmich] Bunyachenko, a été baptisée « 600th Panzer-Grenadier Division » (40). Son organisation a débuté en novembre 1944 à Muensingen. Éditeur]. La préparation opérationnelle a été atteinte à la mi-février 1945. En raison de la réticence de la Wehrmacht à se séparer de ses formations orientales mentionnées précédemment, le noyau de la division était constitué des vestiges de la 30ème division d’infanterie SS (russe n ° 2). fortement réduit pendant les combats en France, et les restes de la tristement célèbre division SS Kaminski, qui était en fait une bande de hors-la-loi et non une formation militaire.Lorsque cette populace est arrivée au camp où la division se formait, des bandes d’hommes armés et non armés portant toutes sortes d’uniformes, accompagnés de femmes en robes de fantaisie et coiffés de la tête aux pieds sortis des voitures; les officiers ne se distinguaient des hommes que par le nombre de montres à leurs poignets – de trois à cinq; l’ordre et la discipline n’existaient pas. (41) A cette vue, le général Bunyachenko s’exclama avec colère: « Alors c’est ce que vous me donnez – bandits, voleurs, voleurs. Vous me laisserez avoir ce que vous ne pouvez plus utiliser! « (42) 

Bien que la division soit bientôt opérationnelle, de graves pénuries d’armes, d’équipements et de fournitures sont survenues. (43) Il n’y aurait que 50% des livres nécessaires, de sorte que seule la moitié des soldats pourrait quitter la caserne pour des exercices. , alors que l’autre moitié a dû attendre son tour. (44) Après avoir terminé son entraînement, la Division a attendu le début du mois de mars pour passer des commandes et, un mois plus tard, elle est arrivée sur le front de l’Oder. Ces retards étaient principalement dus au chaos général en Allemagne. En route vers le front, quelques milliers de travailleurs et de soldats russes des formations orientales se sont joints à la division. 

La 2e division KONR, sous le commandement du général GA Zveryev, fut nommée 650ème division Panzer-Grenadier (45). Sa formation commença en janvier 1945 à Baden, à quelque 43 milles du camp de la 1re division. la pénurie d’armes et de matériel, elle n’a jamais vraiment atteint la disponibilité opérationnelle. La base de la division se composait de quelques bataillons retirés de Norvège et de prisonniers russes récemment capturés. (47) 

Le quartier général de l’armée de KONR, la brigade de réserve, le bataillon du génie, l’école des officiers , se formaient dans la même zone que la 2e division. L’organisation de la 3ème Division a commencé en Autriche, mais sa force n’a apparemment jamais dépassé 2.700 hommes. 

Le corps de cavalerie cosaque du général von Pannwitz, qui comptait environ 50 000 hommes, et le corps de défense russe de Serbie, d’environ 15 000 hommes, devaient également faire partie de l’armée KONR; mais les cosaques ont rejoint la 2e division quand tout était fini, et le corps de défense de la Serbie n’a jamais rejoint les forces de Vlasov (48). Parmi les formations KONR, seules deux ont participé au combat: un petit détachement blindé du colonel Sakharov, au début de février 1945; et à la mi-avril, la 1ère Division, qui, une fois arrivée au front, fut chargée de capturer la tête de pont soviétique dans la région de Francfort-sur-l’Oder (49). 

Cette tête de pont avait déjà été attaquée par les Allemands, mais sans aucun succès. L’attaque de la 1re Division a également échoué, avec de lourdes pertes en raison du manque d’artillerie et de soutien aérien adéquats. (50) Depuis le moment où la division a quitté le camp d’entraînement, le général Bunyachenko avait retardé l’exécution de tous les ordres , chaque fois en attente de l’approbation du général Vlasov. 

Après l’échec de cette attaque, il retire la division de son propre chef (51) et quelques jours plus tard commence la marche vers la frontière de la Tchécoslovaquie avec le détachement de Sakharov et les volontaires russes. 12 000 à plus de 20 000 hommes. En chemin, les Allemands tentèrent en vain de lui faire obéir. À la fin d’avril, la division atteignit la frontière de la Tchécoslovaquie. Là, le général Vlasov a rejoint Bunyachenko. 

Le 2 mai, ils se sont arrêtés à 30 milles de Prague. Un émissaire allemand arriva au général Vlasov et l’informa que le quartier général de l’armée, la 2e division et les autres formations du KONR traversaient l’Autriche en Tchécoslovaquie; et que les Allemands n’avaient plus besoin de la 1ère Division mais voulaient être assurés qu’ils ne se retourneraient pas contre eux (52). 

A cette époque, Prague semblait être l’objectif des armées américaines et soviétiques qui approchaient de deux directions. Cela a incité le Conseil national tchécoslovaque à appeler à un soulèvement contre les Allemands. Cela a commencé le 5 mai. Le même jour, les Tchèques ont imploré les Alliés par radio pour venir à leur secours, car Prague était menacée par les Allemands. Leur appel était en vain. Grâce à l’accord conclu avec le Kremlin, qui incluait la Tchécoslovaquie dans le domaine de l’influence soviétique, les Américains s’étaient arrêtés. L’Armée rouge a fait de même, probablement pour donner aux SS allemands le temps de traiter à leur manière avec les insurgés antisoviétiques. Ainsi, les Russes ont répété ce qu’ils avaient fait en août et septembre [1944] lors de l’insurrection de Varsovie. 

N’ayant reçu aucune réponse à leur appel à l’aide, le Conseil national tchécoslovaque a demandé de l’aide au général Bunyachenko. Dans la matinée du 6 mai, la 1re division se joignit au combat et, le soir, effaça Prague des SS allemands (53). Les Tchèques accueillirent joyeusement les hommes de Vlasov, mais le lendemain, le général Bunyachenko fut informé par l’Armée rouge, non par les Américains, comme il s’y attendait (54) et par le remplacement du Conseil national tchécoslovaque par le gouvernement Benes; ceux-ci exigeaient que les forces du général Vlasov attendaient l’entrée de l’armée rouge pour se rendre ou quittaient Prague aussitôt que possible. Le matin du 8, les troupes du général Bunyachenko ont commencé à marcher vers la même région d’où elles étaient arrivées à Prague quatre jours auparavant (55). 

Le 19 avril, la 2e division et le quartier général de l’armée ont reçu des ordres de marche pour se rendre à Linz. de là ils devaient aller au front après avoir été armés et équipés. En chemin, la division a passé un prisonnier de guerre.camp de soldats soviétiques qui, voyant les colonnes de marche de leurs camarades, ont commencé à briser les clôtures et à rejoindre les troupes. Les sentinelles allemandes ont ouvert le feu qui a été rendu par les volontaires russes. Les officiers de liaison allemands ont réussi à régler cet incident. Le 1er mai, la division a atteint la zone de Linz. Hitler était déjà mort. La fin de la guerre était une question de jours (56). À peu près au même moment, deux émissaires du général Vlasov, dont un officier allemand, arrivèrent au siège de la 7e armée américaine. 

Préparation du café pour la troupe.

Le commandement de l’armée leur a demandé d’attendre la décision de son gouvernement et, au bout de quelques jours, on leur a dit qu’ils étaient prisonniers. Le général Vlasov, sans nouvelles de ses émissaires, perdit tout espoir de sauver ses soldats de la vengeance du Kremlin. C’était un homme complètement désabusé. Quelques jours après avoir quitté Prague, la 1ère division KONR a déposé les armes dans le petit village tchèque de Schluesselburg, dans la zone américaine. Les émissaires soviétiques ne ménagèrent aucun effort pour amener le général Bunyachenko à se rendre à l’armée rouge. Le général Bunyachenko a joué pour le temps, essayant de convaincre les Américains qu’ils devaient interner ses soldats et ne pas les remettre aux Soviétiques. Cependant, le 12 mai, il fut informé que Schluesselburg serait inclus dans la zone soviétique, 

La seule solution possible, suggérée par un officier américain, était que les soldats de KONR pourraient tenter de traverser individuellement la zone américaine. Le général Bunyachenko a immédiatement dissous la division, conseillant à ses subordonnés de tenter leur chance eux-mêmes. Pendant le vol cependant, beaucoup ont été abattus par les troupes soviétiques, la majorité ont été capturés par l’Armée rouge et d’autres par les Américains (57). Environ 17 000 d’entre eux auraient été déportés en Russie emprisonnement à vie. Le général Vlasov est tombé aux mains des Soviétiques le 12 mai [1945]. Après le changement de ligne de démarcation, il se rendait en voiture de Schuesselburg à la zone américaine. Il existe différentes versions, pas très différentes les unes des autres, quant aux circonstances dans lesquelles il a été capturé, mais toutes conviennent qu’il a été victime de malchance, 

La 2ème division KONR est divisée en deux parties. le 12 mai, en Autriche, la plus grande partie, avec le corps de cosaques du général von Pannwitz, se rendit aux Anglais pour y être internés dans la région de Klagenfurt – St. Veit.Un régiment de la 2e division et le quartier général de l’armée sont arrivés dans la zone américaine après un long et pénible voyage et ont été internés à Landau, dans l’ouest de la Bavière. Le 11 mai 1945, le commandant de la 2e division, le général Zverev, était tombé aux mains des Soviétiques. Voulant rester avec sa femme mourante, il s’était enfermé dans ses quartiers avec son aide de camp et avait décidé de se battre. Lors de l’échange de coups de feu avec des soldats soviétiques, l’aide de camp a été tué et le général Zverev a été blessé et capturé (59). 

Le 27 mai, conformément à l’accord signé à Vienne par les autorités britanniques et soviétiques, les Britanniques ont commencé à remettre aux Soviétiques les soldats internés des formations orientales ainsi que les cosaques. Ce jour-là, à Graz, on a remis les généraux von Pannwitz, Krasnov et Shkuro. Tous trois espéraient au dernier qu’ils seraient épargnés par ce sort, car le premier était un allemand et les deux autres anciens émigrés [tsaristes] russes (60). 

Au même moment, le commandant britannique est arrivé au poste de commandement de la 2e division KONR et a annoncé que le lendemain, les prisonniers quitteraient le camp en groupes nationaux. Lorsqu’on lui a demandé si c’était le premier pas vers la Sibérie, il a répondu par l’affirmative et a commencé à expliquer que la politique oblige parfois un soldat à accomplir des actions avec lesquelles il n’est pas d’accord (61). de la section de liaison [de la division] et quelques centaines de prisonniers, principalement des cosaques, se sont échappés du camp avec l’aide d’un officier britannique et de quelques soldats britanniques. 

La majorité restait, car ils ne pouvaient pas se décider ou manquaient de force pour risquer une telle aventure. Le matin, ils ont été chargés sur des camions et remis au NKVD. En route, déjà dans la zone soviétique, beaucoup ont tenté de s’enfuir, mais presque tous ont été abattus, soit par les membres du convoi, soit par des patrouilles soviétiques dans le pays. Après l’arrivée à Vienne, les prisonniers survivants ont été envoyés par rail en Russie. (62) Le nombre de cosaques livrés aux Soviétiques, rapporté dans une déclaration écrite d’un immigrant cosaque, mérite une attention particulière. La livraison des internés aux autorités soviétiques a commencé le 28 mai. 

Ce jour-là, une conférence a été convoquée dans la petite ville de Spittal, en Autriche, à laquelle le commandant britannique avait convié l’ensemble des officiers du camp des cosaques: 35 généraux, 167 colonels, 283 lieutenants-colonels, 375 capitaines, 1 752 officiers subalternes. 136 fonctionnaires et médecins militaires, deux aumôniers, deux chefs de bande, deux photographes et deux interprètes, pour un total de 2 756 personnes. Au moment du départ du camp, 2 201 personnes étaient prêtes pour le voyage, les autres ayant refusé d’être chargées dans les camions ou ayant disparu. 

Sur le chemin de Linz, 55 d’entre eux se sont suicidés; 2 146 ont été remis au NKVD. Parmi eux, 1 856 officiers cosaques, 176 Russes, 63 Ukrainiens, 31 Caucasiens et une poignée d’autres ressortissants. En ce qui concerne le sort de ceux qui ont été livrés: 12 généraux ont été envoyés à Moscou, 120 officiers ont été abattus sur le chemin de Vienne par des soldats soviétiques du convoi, 1 030 officiers ont été interrogés par le NKVD; beaucoup de ce groupe ont été envoyés dans les mines de l’Oural et privés du droit de sortir à la surface de la terre. 

Deux généraux cosaques ont été tués dans leurs quartiers le jour de la livraison aux Soviétiques. Le 1er juin, environ 25 000 personnes ont été remises aux Soviétiques depuis le camp de cosaques de Linz, qui comptait 32 000 personnes, principalement des hommes âgés, des femmes et des enfants qui étaient en réalité des réfugiés. Même après la période spécifiée de la livraison des prisonniers, les missions militaires soviétiques ont effectué des raids inattendus dans les camps de personnes déplacées dans les zones américaine et britannique et leur ont pris de nombreuses personnes par la force. Au total, plus de 150 000 Cosaques ont été remis à l’UsR. 

Le destin des cosaques était partagé par la 162ème division turkmène qui s’est rendue aux Britanniques en Italie (63) et par presque tous les prisonniers – citoyens soviétiques – des autres formations orientales. En février 1946, la même partie de la 2e division KONR qui, avec le quartier général de l’armée, avait été internée par les Américains à Landau. Les commandants de ces formations ont tenté de persuader les autorités américaines de parrainer les restes de l’armée KONR, en conservant leur caractère de formations anti-soviétiques. Les Américains ont expliqué que c’était tout à fait impossible et ont souvent fait remarquer qu’il était toujours possible de s’échapper du camp mal gardé. 

Beaucoup de stagiaires ont profité de cette opportunité, mais environ 3 000 ont décidé de rester. En automne, les prisonniers ont été transférés à Regensberg puis à Platting. Là, un dimanche à 6 heures du matin, commença la livraison forcée des prisonniers aux Soviétiques. Ce fut une terrible surprise pour les prisonniers, qui ne pensaient pas qu’ils seraient remis de force. Les camps de Kempton, Landshut et d’autres lieux ont été liquidés de la même manière (64). La moitié des dirigeants du mouvement Vlasov ont été livrés aux Soviétiques (65). Voici le témoignage d’un marin britannique donné ici sans modification: 

« Une peur ineffable que j’ai vue lors du convoi et du rapatriement de personnes en Russie soviétique. Ils devenaient blancs, verts et gris avec la peur qui les saisissait. Lorsque nous sommes arrivés au port et que nous les remettions aux Russes, les rapatriés s’évanouissaient et perdaient la raison. Et ce n’est que maintenant que je sais ce qu’est la peur d’un homme qui a vécu l’enfer, et que ce n’est rien comparé à la peur d’un homme qui retourne dans l’enfer soviétique.  » 

Le corps de défense russe de Serbie qui s’est rendu aux Britanniques a échappé au terrible destin. Ses soldats ont été sauvés par le fait qu’ils étaient d’anciens émigrés russes ou des fils de tels émigrés (66). De la même manière, les soldats de la division ukrainienne ont été sauvés. Comme la majorité d’entre eux étaient des citoyens polonais et que les autres revendiquaient le même privilège, ils ne tombaient pas aux yeux des gouvernements occidentaux dans la catégorie des « traîtres » de l’Union soviétique. 

Cependant, avant que cette décision ne soit prise, en mai 1946, les Ukrainiens ont vécu une période d’incertitude terrible. Les soldats des formations estonienne et lettone ne furent pas non plus livrés aux Soviétiques, car ils étaient citoyens d’États dont l’annexion par l’Union soviétique en 1939 n’était pas officiellement reconnue par les puissances occidentales. Le 2 août 1946, la première mention du mouvement Vlasov parut dans la presse soviétique. La dernière page de Pravda, le plus grand journal de Moscou, annonçait la mort par pendaison de Vlasov, Malyshkin, Zhilenkov, Trukhin, Zakutny, Blagoveshchenski, Meandrov, Maltsev, Bunyachenko, Zverev, Korbukov et Shatov. »Tous les accusés ont reconnu leur culpabilité dans les accusations portées contre eux … La peine a été exécutée » (67). 

Le Mouvement Vlasov était l’un des mouvements idéologiques les plus forts connus dans l’histoire moderne, en raison du nombre de partisans qu’il a acquis et de la forme radicale dans laquelle il s’exprimait: la lutte avec les armes contre son propre gouvernement aux côtés de l’ennemi. de sa propre nation. Et pourtant, malgré sa force et sa vitalité, elle n’a pas apporté les résultats escomptés et a causé plus de problèmes aux Allemands qu’aux avantages. Les raisons n’étaient pas tant dans le mouvement lui-même que dans les circonstances dans lesquelles il est né et devait exister (68). 

Jusqu’au milieu de l’année 1944, pendant trois années de guerre avec les Soviétiques, Hitler combattit le mouvement Vlasov et les mouvements nationaux anti-soviétiques, ainsi que Staline. Et même lorsque ces mouvements ont finalement obtenu son approbation, ce n’est jamais le cas. Le 27 janvier 1945, dans une tirade contre l’habillement des étrangers en uniforme allemand, en particulier les habitants de l’UsR: « On n’a pas le sens de l’honneur ici. Chaque misérable est en uniforme allemand. J’étais toujours contre. » (69) 

Le développement du mouvement anti-soviétique n’a pas non plus été stoppé par le mauvais traitement que les formations orientales ont reçu de nombreux commandants allemands (70). Trop souvent, ils étaient considérés comme des troupes de troisième classe qui ne méritaient aucune attention. Ce n’est que vers le milieu de 1944 que le chef de l’état-major général de l’armée a donné des instructions pour le traitement des soldats et des troupes de volontaires qui leur garantissaient les droits et privilèges des soldats (71). action ils ont été laissés à eux-mêmes au lieu d’être retirés à temps; cela a souvent entraîné un désastre pour eux. Beaucoup d’entre eux ont péri de cette manière lors des combats en Normandie. À la fin du mois d’août 1944, les Américains comptaient à eux seuls 20 000 prisonniers des formations orientales (72 et 73). 

Et pourtant, malgré tout cela, les formations orientales se développaient presque jusqu’au bout. Ce qui est encore plus extraordinaire: leur développement a échappé non seulement à l’avis d’Hitler, mais même à celui de son policier attentif, Himmler. Quand, en octobre 1944, le général des troupes orientales informa Himmler qu’au moment de l’invasion anglo-américaine du continent, plus de 800 000 volontaires de l’Est servaient dans l’armée allemande et environ 100 000 dans la marine et la Luftwaffe, dissimuler sa crainte que cette masse ne constitue une menace pour les Allemands (74). 

Hitler en savait encore moins; Le 23 mars 1945, il s’est exclamé avec une grande surprise lors d’une conférence: «Nous ne savons tout simplement pas ce qui circule. Je viens d’entendre pour la première fois, à ma grande surprise, qu’une division SS ukrainienne est soudainement apparue. Je ne sais rien à ce sujet. « (75) Si alors, le mouvement Vlasov et les mouvements anti-soviétiques non-russes n’ont pas donné les résultats qu’ils auraient pu donner, Hitler en est le premier responsable. Jusqu’à la fin, ni lui ni ses acolytes n’ont jamais appris la leçon. Même la dernière tentative de modification de leur politique n’a pas abouti, car ils ne comprenaient pas les aspirations des nations non russes qui rejetaient le système soviétique et la domination de la Russie sur leurs pays. 

Certes, le Manifeste de Prague a reconnu le droit à l’indépendance de toutes les nations sous la domination russe [anti-communiste], mais le manque de confiance en la Russie a empêché les séparatistes de se joindre aux Russes.En conséquence, le Comité pour la libération des peuples de Russie était principalement une entreprise russe. Son armée avait même une saveur russe plus forte. 

La tragédie du mouvement Vlasov était qu’il combattait un système totalitaire aux côtés d’un autre, qu’il luttait pour la libération de sa propre nation aux côtés d’une autre nation qui voulait l’asservir. Ses programmes libéraux étaient une sorte de paradoxe. La même chose est vraie pour les mouvements anti-soviétiques des peuples non-russes qui ne se sont pas entendus en Occident. A cette époque, tous les citoyens soviétiques qui prenaient les armes contre l’USR étaient aux yeux de l’Occident des traîtres à leur pays qui ne méritaient pas la clémence. C’était bien sûr une façon beaucoup trop simple d’examiner toute la question. 

Du point de vue moral, les Ukrainiens, les Biélorusses, les Cosaques, les Géorgiens, les Arméniens et les Turcomans et les membres de toutes les autres nations non russes n’étaient pas des traîtres. Sous quel gouvernement ils sont nés et dans quelle partie du monde, ils ont tous lutté contre un gouvernement qui n’était pas leur gouvernement et contre un pays qui n’était pas leur pays, mais qui les avait réduits en esclavage. En revanche, les Russes du général Vlasov ne combattaient que contre leur gouvernement mais pas contre leur propre nation; de plus, ils ont lutté pour la libération de leur nation du système qui l’asservissait. On pourrait dire d’eux qu’ils étaient des traîtres à leur gouvernement, mais pas des traîtres à leur nation. En Russie soviétique, le gouvernement et la nation ne sont pas les mêmes qu’en Occident. 

Il n’y a jamais eu en Russie un gouvernement du peuple, les affaires de l’Etat ne sont pas contrôlés par le peuple et l’État (et le gouvernement) n’existe pas pour le peuple, mais l’inverse. Général Vlasov et les milliers de ses soldats et des millions de ses partisans étaient bons Russes et non stipendiés de Hitler qui, malheureusement, ils semblaient être et que Hitler voulait qu’ils soient. Déjà à l’automne 1942, l’Office allemand des Affaires étrangères a déclaré dans un mémorandum que le général Vlasov «n’est pas …. un simple chercheur de gloire politique et en conséquence ne sera jamais devenir un mercenaire achetable et ne sera jamais prêt à conduire stipendiés. » ( 76) 

Le général Vlasov n’est pas devenu le chef de file de la mutinerie contre le système soviétique en raison de griefs personnels; loin de là, jusqu’à la toute fin de son service dans l’Armée rouge, il faisait une excellente carrière. La trahison ne vient pas facilement, même pour les personnes de faible niveau moral. Aux côtés du général Vlasov, près d’un million de citoyens soviétiques se battaient côte à côte avec l’envahisseur, et des millions d’autres manifestaient de la sympathie pour l’envahisseur: des raisons très importantes expliquaient ce phénomène. 

A mon avis, il y a une raison qui explique tout: la haine générale du système soviétique, une haine plus grande que le patriotisme inné et la loyauté envers son propre gouvernement. Ceux qui n’ont pas vu la dégradation illimitée de l’homme dans ce qui était l’enfer soviétique ne peuvent pas comprendre qu’un moment puisse arriver où un homme désespéré par le bras prendra les armes contre le système haineux, même à côté d’un ennemi. La responsabilité de sa mutinerie incombe au système et non à lui. Ici, les notions de loyauté et de trahison perdent leur sens. Si, aux yeux de beaucoup de gens, les Allemands qui ont lutté contre Hitler n’étaient pas des traîtres, pourquoi les Russes qui ont combattu contre le système soviétique seraient-ils des traîtres? 

Le texte des tracts adressés aux soldats soviétiques en uniforme allemand, déposés par les forces aériennes alliées en France au cours de l’été 1944, montre peut-être le peu d’opinion publique occidentale qui a compris la situation réelle. a appelé à la cessation des combats et a promis comme récompense – rapatriement rapide des prisonniers à l’URSS! L’effet était bien sûr tel que certaines des troupes orientales se battaient désespérément contre le dernier homme (77). Ainsi, par exemple, un bataillon arménien a péri complètement dans des combats acharnés (78) durant la seconde Guerre mondiale. Privés de leur patrie, méprisés par leurs protecteurs, considérés généralement comme des traîtres, bien que dans leur conscience ils n’étaient pas des traîtres, ils se battaient souvent pour une cause étrangère et haineuse; la seule récompense qu’ils ont finalement reçue pour leurs douleurs était le labeur et la mort, la plupart du temps dans un pays étranger, ou le «rapatriement» dans l’enfer dont ils avaient tenté de s’échapper. Le vieux général [Ernst] Koestring, dans une conversation avec un colonel américain, aurait déclaré: 

« Nous, Allemands, à cause de notre manque de raison, de notre appétit sans limite, de notre incapacité et de notre ignorance, avons perdu le plus grand capital qui existait dans la lutte contre le bolchévisme. la boue Et pourtant, nous avons quitté certains capitaux qui pourraient se développer à l’avenir.Vous ne me comprendrez pas aujourd’hui lorsque je vous dis que ces dernières semaines vous avez détruit cette capitale pour la deuxième fois, pas seulement au sens matériel, mais aussi dans les âmes de tous ceux qui avaient compté sur votre aide et decompréhension après que les Allemands les laisser tomber. Il peut facilement arriver que dans un proche avenir ,vous appellerez pour ce qui est périssant maintenant. »(79) 

Ainsi se termine l’histoire du volontaire russe au service des forces armées allemandes pendant la seconde guerre mondiale.


Notes de bas de page:

1 « Wen Sie Verderben Wollen », pp. 82-83. 

2 « Opposition soviétique à Staline », p.45. 

3 « Leader Panzer », p.356; « Ukraincy a Likwidacja Powstania Warszawskiego », pp. 76-78; « Opposition soviétique à Staline », pp. 42-43. 

4 « Opposition soviétique à Staline », p. 48. 

5 Ibid., P. 48-49. 

6 Ibid., P. 51. 

7 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 80. 

8 Ibid., P. 118-119. 

9 « Ukraincy a Likwidacja Powstania Warszawskiego », p. 80. 

10 Steenberg, Sven. « Vlasov. » Alfred A. Knopf: New York, 1970. Page 21. Selon Sven Steenberg, ancien officier allemand impliqué dans l’armée de libération russe,

11 L’histoire personnelle du général Vlasov est citée ici principalement de « L’opposition soviétique à Staline », pp. 26-32. 

12 « Vlasovskoye Dvizhenye contre Svieti Dokumentov », p. 78. 

13 « Wen Sie Verderben Wollen. » p. 173-174. 

14 « Opposition soviétique à Staline », pp. 58-60. 

15 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 220. 

16 « L’opposition soviétique à Staline », pp. 62-63. 

17 Ibid., P. 63; Aussi Annexe II, pp.176-187. 

18 Apparemment, cette règle a été ignorée par le commandant divisionnaire de la 134ème division d’infanterie allemande qui, selon l’auteur, Alexander Dallin [« la règle allemande en Russie, 1941-1945 »] a déclaré que son personnel était composé à 50% de volontaires fin 1942.- l’éditeur. 

19 « 

20 « Wen Sie Verdeben Wollen », pp. 283-285. 

21 « Opposition soviétique à Staline », p. 45. 

22 Selon un officier allemand de la division [Wolf-Dietrich Heike], la division a absorbé les 4 e et 8 e régiments de police « galiciens » (ukrainiens). – l’éditeur. 

Selon l’auteur RJ Bender & HP Taylor, le groupe initial de volontaires ukrainiens pour la division s’est avéré être d’environ 80 000 hommes, dont seuls les 13 000 les plus aptes ont été choisis. – « Uniformes, Organisation et Histoire de la Waffen-SS » Vol. IV. R. James Bender Publishing: San José, 1975. Page 22. 

24 « Prawda o Ukrainskiej Dywizji. ». 

25 « Ukraincy a Likwidacja Powstania Warszawskiego », p. 85.

26 Cela comprenait initialement la plupart des membres du personnel de « Fremde Heer Ost » (Armées étrangères Est) dirigés par Reinhard Gehlen, mais également des officiers qui se sont engagés à réaliser une Armée de libération russe à 200%, comme les capitaines Wilfried Strik-Strikfeldt, Sven Steenberg et Egon Peterson (parmi les éléments les plus « actifs »), mais a plus tard inclus la plupart des généraux de haut rang du Front russe, ainsi que des officiers au sein de l’organisation et au sein de la direction politique nazie. – L’éditeur. 

27 « Komitet Osvobozhdyeniya Narodov Rossii » – l’éditeur. 

28 Opposition soviétique à Staline, p. 74. 

29 Ibid., « Manifeste de Prague », annexe IV, p.196. 

30 Wen Sie Verderben Wollen, p. 424. 

31 Opposition soviétique à Staline, « Manifeste de Prague », pp. 196-199.

33 Ibid, p. 96. Kasantsev déclare dans son Tretia Sila, p. 290, que le nombre de demandes ce jour-là était de 62 000, en novembre est passé à 300 000 et à la fin de décembre était de 1 000 000. 

34 C’est l’une des occurrences les plus troublantes de l’histoire du mouvement des volontaires de l’est. Dans un incident particulier, survenu en décembre 1944, et tout un régiment soviétique a déserté en masse l’armée rouge et s’est rendu au XVe corps de cavalerie cosaque en Yougoslavie. La même chose s’est produite quand un escadron de l’armée de l’air rouge a atterri derrière les lignes allemandes, prêt à servir sous le KONR! – l’éditeur.

35 Bien que pour les normes allemandes de 1944/45, les deux seules divisions et une seule brigade qu’elle créait étaient magnifiquement habitées (environ 20 000 hommes et plus par division) et équipées (les deux divisions d’infanterie avaient même leur propre blindage en T-34). chars et chasseurs de chars!). – l’éditeur. 

36 Pour une liste et une description plus complètes de ces unités de troupes orientales qui ont été absorbées par les deux divisions de KONR, veuillez consulter « Légions orientales d’Hitler, Vol.II – The Osttruppen » par Antonio J. Munoz, Axis Europa, Inc.: Nouveau York, 1997. 

37 Cela s’appuyait sur le soi-disant groupe « Dabendorf » qui avait organisé une école de formation pour volontaires russes du même nom et dirigée par des officiers russes. – l’éditeur. 

38 Opposition soviétique à Staline, p. 97. 

39 – 

40 Toutefois, selon les archives de la poste, l’unité était classée division d’infanterie [600. Infanterie-Division (russ.)], Mais comme le montre l’annexe, c’était une division d’infanterie « magnifiquement » équipée, ayant même un complément blindé! – l’éditeur. 

41 Bien que les commentaires du général Anders sur la condition de la brigade Kaminski à Muensingen et son comportement à Varsovie, en Pologne, soient vrais (1), ils n’ont jamais été incorporés à la Waffen-SS, bien que Himmler ait prévu de le faire; et (2) il a en fait été performant en tant qu’unité anti-partisane dure alors qu’il opérait dans la région de Lokot (région de Bryansk). Sa spirale vers le bas en une foule de mercenaires non disciplinée n’a commencé qu’à son transfert à la Russie blanche à la fin de 1943. Pour une étude plus détaillée de cette unité fascinante et ésotérique, veuillez consulter: « La brigade Kaminski: une histoire » d’Antonio Munoz (Axis Europa: Bayside, 1995). – l’éditeur. 

42 Wen Sie Verdeben Wollen, p. 441. 

43 Encore une fois, peut-être le général Anders a-t-il parlé de l’état de l’unité au début de sa formation, car, comme le montre l’annexe à la fin de ce livre, la division disposait d’excellentes armes et armes envie de toute unité allemande. Le 2 avril 1945, les armes énumérées dans cette annexe étaient sous le contrôle de la division. – l’éditeur. 

44 Tretia Sila, p. 302. 

45 Encore une fois, les archives allemandes ont classé l’unité comme division d’infanterie [650. Infanterie-Division (russ.)] .- Le rédacteur en chef. 

Une fois de plus, les archives allemandes indiquent que l’unité se trouve à Wehrkreis V, mais stationnée au terrain d’entraînement des troupes de Heuberg, puis transférée à Muensingen. – l’éditeur. 

47 Ce n’est pas tout à fait le cas, Joachim Hoffman, historien militaire allemand, déclare que plusieurs Ost-bataillonen ont été ajoutés à cette division: 427, 600, 642, 667, 851, IIIe Bataillon / (russiche), régiment de grenadiers 714; Bau Pioneer (ingénieur en construction) Bataillon 851. [« Die Geschichte der Wlassow-Armee » de Joachim Hoffman. 1986 Rombach: Verlagshaus KG, Fribourg-en-Brisgau]. – l’éditeur. 

48 C’est très vrai. Le 29 mars 1945, les hommes du corps de cavalerie cosaque ont voté à l’unanimité pour placer toutes les formations cosaques sous Vlasov (après avoir nommé von Pannwitz comme le premier ataman non cosaque de toute l’histoire) et suspendre l’administration cosaque dirigée par le général Krasnov. Comme le général Anders le rapporte ici, ce transfert de commandement n’a pas eu lieu, car il n’a pas été immédiatement approuvé par Himmler avant le 28 avril 1945. À cette date, la fin de la guerre n’était plus qu’à une semaine. Il était donc impossible que les cosaques atteignent les divisions de Vlasov, et encore moins fusionnent avec eux.- le rédacteur en chef. 

49 En réalité, Anders n’avait pas connaissance d’un troisième contingent KONR, envoyé du Danemark et identifié par un historien militaire comme étant le 1064 Russian Grenadier Regiment de la 599ème brigade russe, tandis qu’un autre auteur déclarait que c’était le 1604e régiment russe de la même brigade [ qui était tout simplement le nouveau Grenadier Regiment 714th (russe)]. De même, la 1ère division KONR s’est battue à Furstenberg-Erlenhof (qui se trouve à environ 30 kilomètres au sud de Francfort-sur-l’Oder). De plus, le commandement du colonel Sakharov sur le contingent blindé léger de 150 hommes a duré du 9 février 1945 à la fin du mois et au début du mois de mars, date à laquelle il a été renvoyé à Muensingen. L’unité a d’abord combattu une tête de pont soviétique à Neulowin puis en Poméranie, où elle a gagné en notoriété, capturant de nombreux prisonniers. Le colonel Sakharov était assisté par le comte Grigory von Lamsdorf. Les deux officiers sont ensuite partis pour le Danemark, où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). Les deux officiers sont ensuite partis pour le Danemark, où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder.Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). Les deux officiers sont ensuite partis pour le Danemark, où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde).où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui avait entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). où ils ont rassemblé l’un des trois régiments de la 599e brigade russe (le transport par rail n’était disponible que pour l’un des régiments) et se sont dirigés vers Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui avait entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). et partez en direction de Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). et partez en direction de Stettin. C’est là qu’ils sont passés sous le commandement d’Otto Skorzeny, qui a entre-temps pris la défense de cette ville sur la rivière Oder. Le régiment sous Sakharov & Lamsdorf s’est battu juste au sud de Stettin du 10 au 10 avril, quand il a été retiré des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). quand il a été sorti des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde).quand il a été sorti des lignes par Sakharov et dirigé vers le sud (vers Vlasov et les 1ère et 2ème divisions). C’est encore un mystère, comment Sakharov aurait pu y parvenir, mais lui, Lamdsdorf, et leur régiment ont atteint le commandement de Vlasov vers le 19 avril, à Rodeberg (près de Dresde). 

En fait, Vlasov avait dit au commandant de la 1re Division, le général Bunyachenko, que l’attaque était une mission impossible et qu’il devait simplement tenter de se retirer, puis se retirer immédiatement. L’attaque devait se poursuivre cependant puisque Himmler avait dit à Vlasov que l’expansion future du KONR dépendait de l’emploi initial de ses unités prêtes au combat afin de « se prouver ». Les Russes ont attaqué pendant quatre heures, puis se sont retirés. En toute justice envers Bunyachenko et les hommes de la 1ère division KONR, la zone ne pouvait pas être attaquée (qui a débuté à 14h00 le 14 avril), principalement en raison (1) de la voie d’attaque – les défenses à câble que les Reds avaient lancées, et (3) les tirs d’artillerie et d’assaut que les hommes du KONR ont subis de la rive opposée de la rivière, avec son altitude la plus élevée. 

51 Pendant ce temps, le général Vlasov était devenu « indisponible » (les Allemands n’avaient donc aucun moyen de contrer officiellement le retrait de Bunyachenko). 

52 Selon Sven Steenberg (Alfred A. Knopf de Vlasov: New York, 1970), l’OKH, commandant de l’armée allemande, avait mobilisé la 2e division, le personnel et le personnel de l’école des officiers et la brigade de remplacement. à Linz, en Autriche, pour rejoindre le groupe d’armées Rendulic. À la même époque (fin avril 1945), la 1ère division KONR se dirigeait également vers le sud. 

53 Les Tchèques avaient assuré à Bunyachenko que lui et sa division recevraient l’asile en Tchécoslovaquie s’ils intervenaient en leur faveur, mais Vlasov ne pensait pas que même les démocrates tchèques agiraient sans l’accord de l’Amérique et, pour l’instant, les États-Unis n’était pas disposé à négocier avec ce que leurs alliés communistes actuels à Moscou appelaient des « revêtements de trahison ». Après une discussion houleuse, Vlasov céda et laissa Bunyachenko suivre son chemin, car la majorité des hommes de la division étaient d’humeur à « rembourser » leurs bienfaiteurs allemands pour des années d’ignorance, d’opportunités perdues et d’humiliations. 

54 Ou été conduit (commodément pour les Tchèques) à croire. – l’éditeur. 

55 Dans la description de l’activité de la 1ère Division, je me base principalement sur  » 

56 Le sort de la 2e division KONR est décrit d’après « Wen Sie Verdeben Wollen », pp. 514-517. 

57 Ibid., P. 117-118. 

58 Ibid., Pp. 117-118. De plus, cette région était contrôlée par la troisième armée américaine, dirigée par le général George S. Patton, dont les croyances anti-communistes étaient largement connues. En fait, le souhait de Patton de continuer la guerre (cette fois-ci contre les Soviétiques) était un « scandale » très médiatisé, qui a été joué dans les journaux. 

59 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 564. 

En réalité, le droit international précisait que seules les personnes qui étaient citoyens soviétiques au 22 juin 1941 devaient être remises. Cela excluait la plupart des hommes qui avaient formé le corps des gardes russes (en Serbie); mais apparemment, les communistes et les britanniques avaient leur propre agenda concernant la qualification de cette loi! 

61 Personnellement, cela ressemble beaucoup à l’alibi que beaucoup d’Allemands ont donné concernant l’holocauste juif. Pour ces hommes misérables et déprimés, la Grande-Bretagne et les États-Unis passaient aux «tendres» miséricordes de Staline et de ses sbires, et représentaient un «holocauste» de 2.000.000 hommes. « (Basic Books, Inc .: New York, 1974). 

62 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 571-572. 

63 « Opposition soviétique à Staline », p. 116. 

64 Ibid., Pp. 116-117. 

65 Ibid, p. 119. 

66 Bien que, comme mentionné précédemment, les Alliés et les Russes aient contourné cette «loi» chaque fois que cela leur convenait, comme dans le cas du général allemand von Pannwitz et des cosaques de l’époque tsariste comme Shkuro, Krasnov, Klych et Girey. Shkuro était un officier bien connu, même pour les Britanniques, qui lui avait décerné un honneur militaire britannique en 1919. Ce n’était donc pas que les Britanniques n’étaient pas au courant de ce qu’il était (et du reste de ces hommes). Pourtant, ils ont été remis aux communistes de toute façon – le rédacteur en chef. 

67 Opposition soviétique à Staline, p. 120. 

68 Pour une excellente discussion sur le succès initial et l’échec final du mouvement des volontaires de l’Est, veuillez consulter le livre « Légions orientales d’Hitler, Volume II – Les Osttruppen » d’Antonio J. Munoz (Axis Europa: Bayside, 1997) .- l’éditeur. 

69 Opposition soviétique à Staline, p. 96. 

70 Sans parler des sous-officiers allemands ou enrôlés, qui ont souvent montré une grande insensibilité et un manque de compréhension lorsqu’ils traitaient avec les volontaires de l’Est. 

71 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 325. 

72 Ibid, p. 402. 

73 Entre juin et décembre 1944, les Alliés occidentaux capturent environ 74 000 volontaires de l’Est, dont 30 000 de janvier à avril 1945. (« Légions orientales d’Hitler, Vol. II – Les Osttruppen ». Axis Europa: Bayside, 1997 Page 30. – Le rédacteur en chef 

74 « Wen Sie Verdeben Wollen », p. 410-411. 

75 « Opposition soviétique à Staline », p. 96. 

76 Ibid., P. 36. 

77 Ibid., P. 116. 

78 est en contraste complet avec un bataillon arménien qui se sont révoltés en Hollande (voir « Les troupes orientales à Zélande, Pays-Bas 1943-1944 » par Hans Houterman) .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Conspiration nazi:La CIA a enquêté sur la question de savoir si Adolf Hitler a vécu en Colombie pendant les années 1950

Des documents déclassifiés indiquent que, bien que les agents n’aient pas pris la demande au sérieux, ils ont reçu une photo de l’homme qui ressemblait de manière frappante au Führer.

Un ancien soldat SS, Phillip Citroen, s’est approché des agents de la CIA en 1954 et a déclaré qu’un homme qui se battait pour être Hitler vivait dans la ville de Tunja.

Le document dit: « Citroën a prétendu avoir rencontré cette personne à un endroit appelé » Résidences Coloniales « qui, selon la source, est trop peuplé d’anciens nationaux-socialistes allemands.

« Selon Citroën, les Allemands résidant à Tunja suivent ce prétendu Adolf Hitler avec une idolâtrie du passé nazi, s’adressant à lui comme frère Fuhrer et lui offrant le salut nazi et l’adulation des troupes d’assaut. »

Photo provenant d’archives de la CIA…étrange,non?

 

Bien que les revendications aient été écrites dans un mémo informel, la CIA l’a rejeté comme une rumeur.

Des milliers de nationaux-socialistes auraient fui vers l’Amérique du Sud après la Seconde Guerre mondiale, y compris de nombreux hauts gradés du cercle intime d’Hitler. La conspiration entourant la mort de Hitler est évidente.

 

La conspiration nazi:Au moins quatorze plongeurs sont morts en essayant de trouver la cachette secrète d’or du Führer Adolph Hitler dans le lac Toplitz

Le fond du lac Toplitz est ratissé depuis 1945.

 

 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses expéditions et chasses de sauvetage illégales ont coûté la vie à au moins quatorze chasseurs de trésors à la recherche de l’or perdu du Troisième Reich.

Des rapports d’archives documentent les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, au cours desquels les Alliés ont forcé Hitler à se soumettre. Ces jours-là, en mai 1945, un certain nombre de dirigeants nationaux-socialistes se dirigeaient vers la nature sauvage autrichienne et versaient dans le lac Toplitz ce qu’on croyait être un «or nazi».

An Austrian scuba diver plunging into Lake Toplitz to sound its bottom in search of Hitler’s treasure. Austria, 1960s (Photo by Mario De Biasi/Mondadori Portfolio

L’histoire rapporte que de nombreuses caisses de métal ont été submergées sous la boue au-dessous de 103 mètres d’eau de lac infestée de grumes, qui servait autrefois de base navale nationale socialiste, au fond de la forêt, à 61 milles de Salzbourg.

Mais personne ne sait exactement ce que contenaient les mystérieuses boîtes, qui ont été transportées au Toplitz par des véhicules militaires ainsi que des chevaux et des wagons.

Certains théoriciens pensent qu’ils contiennent de l’or collecté par les SS à travers l’Europe. D’autres croient qu’ils contiennent des documents montrant où les actifs confisqués par les banques juives étaient cachés dans des comptes bancaires suisses, selon The Guardian.

Les explorateurs ont passé plus de 60 ans à essayer de récupérer les objets légendaires et en 2005, la société d’Etat qui contrôle le lac, Bundesforste AG, a signé un contrat avec Norman Scott, un chasseur de trésors américain, qui espérait résoudre le mystère.

Irwin Klissenbauer, un directeur de Bundesforste AG, a déclaré à The Guardian:

C’est une belle région. Vous avez entendu parler du Loch Ness. Pour les Autrichiens, cela ressemble un peu au Loch Ness. Beaucoup de gens viennent ici. Et qu’il y ait de l’or là-bas ou pas, le mystère a été très bon pour le tourisme.

Je ne sais vraiment pas s’il y a quelque chose là-bas, mais nous voulons résoudre le mystère une fois pour toutes. Le but est d’abord de mesurer le lac. Évidemment, s’ils récupèrent quelque chose qui a un propriétaire identifiable, en vertu de la loi autrichienne, nous devons le rendre.

Mais au milieu des explorations, des chasseurs de trésors sont morts en quête de leur butin, y compris un plongeur de la marine américaine anonyme qui est mort en 1947 quand il s’est empêtré dans les nombreux troncs submergés du lac Toplitz et s’est noyé.

Lake Toplitz. Lake 1880. Cabinet-Format. Photograph by Michael Moser. By Michael Moser. (Photo by Imagno

Albrecht Syen, dont la famille dirige un restaurant sur les rives du lac Toplitz, connaît bien les légendes et dit:

Des dizaines de personnes locales ont affirmé qu’un certain nombre de caisses avaient été cachées au Toplitzsee au cours des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors, on a répété que ces caisses contenaient les dernières réserves d’or du Troisième Reich.

Au fil des ans, certains chasseurs de trésors ont payé de leur vie pour leur négligence, tout en tentant leur chance dans ce lac, où la plongée est en fait interdite.

£ 72 millions de billets de banque ont été découverts dans le lac Toplitz sur une mission financée par le magazine allemand Stern. La cachette d’argent faisait partie d’un complot de contrefaçon appelé Opération Bernhard éclos par les nationaux-socialistes pour tenter de déstabiliser la Grande-Bretagne et les États-Unis.

D’autres missions ont tout simplement jeté un tas de vieilles bûches trempées dans les profondeurs troubles, ainsi qu’une caisse de couvercles de bouteilles de bière, déposée là-bas comme une blague apparemment apparente.

Les théoriciens et les plongeurs pleins d’espoir croient qu’il pourrait y avoir plus de trésors dans le lac, y compris l ‘«or nazi», qui serait total de plusieurs millions de billets, ainsi que les trésors recueillis auprès des banksters juifs.

 

 

La conspiration nazi:La vie d’Otto Skorzeny, « L’homme le plus dangereux en Europe » Avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

Otto Skorzeny, le plus remarquable  commando allemand de la Seconde Guerre mondiale, est l’un des hommes les plus célèbres de l’histoire des forces spéciales. Sa carrière de guerre extraordinaire était l’une des aventures à haut risque.

 

 

Parmi les exploits qui lui ont valu la réputation d ‘«homme le plus dangereux d’Europe», on peut citer le sauvetage de Mussolini en 1943 et la capture du régent hongrois Horthy juste avant qu’il puisse signer un traité de paix avec Staline.

Skorzeny est né le 12 juin 1908 à Vienne. Après son examen final, il étudia la construction de machines à l’Université technique de Vienne et devint ingénieur en 1931. Durant cette période, il fut entre autres éduqué politiquement grâce à son appartenance à un corps d’étudiants et à sa lutte pour l’union de l’Allemagne et L’Autriche. En 1932, il est devenu un membre du NSDAP, qui a été cependant interdit en 1933. Après que l’Autriche soit devenue une partie du Reich allemand en mars 1938, Skorzeny est devenu un membre de la SS.

Otto Skorzeny avec sa femme avant la guerre

À partir de septembre 1939, Skorzeny s’entraîne avec le Leibstandarte SS Adolf Hitler à Berlin. Il a pris part à la campagne dans l’ouest dans les rangs du régiment Germania et le 30 janvier 1941, il a été promu au SS-Untersturmführer.

Après son entrée en Serbie avec les troupes allemandes en avril 1941, il participa à la campagne à l’Est dans les rangs de la division SS Das Reich. Il a été décoré de la Croix de fer et a combattu à l’est de Kiev contre des formations soviétiques encerclées. Après cela, il a avancé avec sa division sur Moscou.

Avril 1943, une nouvelle tâche est offerte à Skorzeny. Pour le cours spécial d’Oranienburg de la Waffen-SS, il fallait un nouveau chef, qui devait en même temps construire à Friedrichsthal, près d’Oranienburg, une école pour former des agents chargés de mener des opérations derrière les lignes ennemies. Skorzeny a accepté les deux missions et a été détaché comme une réserve SS-Obersturmführer à Amt IV, SD-Ausland (service de renseignement externe) du Reichssicherheitshauptamt (RSHA). Avec son adjoint, le SS-Obersturmführer Karl Radl, il recruta des soldats appropriés pour la nouvelle unité et étudia minutieusement tous les rapports sur l’entraînement et l’opération des troupes de commando. Certaines tâches de la troupe de commandos étaient: formation d’infanterie et de pionniers, maniement de lance-grenades, d’artillerie légère et de chars, formation de chauffeur pour une moto, charrette, bateau à moteur et locomotive, ainsi que des exercices de sport et de chevaux. Bientôt, une mission importante devra être réalisée.

 

Le 25 juillet 1943, Benito Mussolini fut – à la suite d’une conspiration organisée par les hauts fonctionnaires du Parti fasciste – déposé, arrêté et emmené dans un lieu inconnu. Skorzeny était là, avec cinq autres officiers, convoqués au Führerhauptquartier. Le Führer l’a choisi pour une mission dont il a discuté avec lui confidentiellement. Il était convaincu que l’Italie, sous un gouvernement nommé par le roi, allait bientôt mettre fin à la guerre et extrader le Duce aux Alliés. La mission de Skorzeny était de découvrir où Mussolini était détenu et de le libérer. L’opération devrait être préparée et réalisée dans le plus grand secret.

Après avoir tenu une consultation avec l’étudiant général, Skorzeny a donné à Berlin – du Führerhauptquartier – ses instructions pour la formation d’un Einsatzgruppe. Avant l’aube, une quarantaine d’hommes devaient être équipés d’uniformes tropicaux, de vêtements civils, d’armes, d’explosifs, de récepteurs radio, de parachutes et de nouveaux livres de paie afin de dissimuler la présence des membres de la Waffen SS en Italie. Grâce à l’attaché de police de l’ambassade d’Allemagne à Rome, le SS-Sturmführer Herbert Kappler, les lieux de détention toujours changeants de Mussolini ont pu être découverts. L’un des endroits où Mussolini a été détenu était la forteresse côtière Maddalena, au nord de la Sardaigne. Skorzeny se prépara à libérer Mussolini à la suite d’une attaque inattendue de soldats, qui devaient être amenés sur l’île par des torpilleurs à moteur et vaincre les gardes italiens. L’opération, qui devait être effectuée le 28 août 1943, devait cependant être annulée, car le nouveau gouvernement italien connaissait apparemment l’opération planifiée et, par conséquent, Mussolini fut emmené au dernier moment. Plus tard, il apparut que le chef de l’Abwehr, l’amiral Canaris, qui n’était autre qu’un lâche traître, avait également trahi l’opération prévue pour le 28 août 1943.

Heureusement, le nouvel endroit où Mussolini a été maintenu en prison pourrait bientôt être localisé. C’était le Sport Hotel sur le Gran Sasso dans les montagnes des Abruzzes, à environ 2000 mètres d’altitude. Le 8 septembre 1943, Skorzeny et Radl survolèrent la région et photographièrent le Gran Sasso. Peu de temps après, le désarmement des Italiens par les troupes allemandes pourrait être effectué. Parce que, après la capitulation de l’armée italienne, on pouvait s’attendre à l’extradition de Mussolini aux Alliés, il fallait essayer de le libérer le plus tôt possible. Une attaque sur l’hôtel était seulement possible avec des parachutistes en planeurs. À la dernière minute, douze de ces appareils ont été commandés du sud de la France vers l’Italie. L’avion pourrait transporter neuf hommes en plus du pilote. Skorzeny a choisi un pâturage autour de l’hôtel comme lieu de débarquement. En même temps, un bataillon de parachutistes devait occuper la station au sol d’un funiculaire dans la vallée menant à l’hôtel. Karl Radl eut l’idée de faire accompagner le général des Carabinières Soleti, qui était connu des gardes, et de lui donner l’ordre de ne pas tirer sur les soldats allemands.

Sauvetage de Benito Mussolini du mont Sasso (septembre 1943)

Le 12 septembre, l’opération pourrait commencer. Étudiant général a pris congé de 17 hommes de la Waffen SS et 90 parachutistes à l’aéroport Pratica di Mare. Une fois au-dessus de l’aire d’atterrissage, Skorzeny remarqua, cependant, que la surface qu’il avait prise pour un pâturage était en réalité une piste de ski. Il n’était donc pas possible d’y atterrir. Skorenzy a maintenant ordonné au pilote d’atterrir en piqué nasal aussi près de l’hôtel que possible. Son planeur s’est immobilisé à seulement 15 mètres du bâtiment. Skorzeny, les hommes de son avion et Carabiniere General Soleti ont couru à l’hôtel aussi vite que possible. Karl Radl, qui a atterri avec son planeur juste après Skorzeny, a décrit ce moment dans son livre « Befreier fallen vom Himmel »:

Skorzeny et ses hommes se dirigent vers l’hôtel. Il y a un garde italien là-bas. Le général Soleti l’interpelle: «Ne tirez pas, ne tirez pas! Nous laissons la garde et allons à l’hôtel. Une porte s’ouvre. C’est la salle de radio. Un soldat italien est assis derrière la radio. Nous l’arrachons de sa chaise. Un, deux coups avec la crosse de la mitraillette et la radio est en panne. C’est ça. Ils ne peuvent plus appeler à l’aide. Aucune porte, cependant, les dirigeants hors de cette cave. Retour à l’extérieur. Nous allons au coin de l’addition. Un autre garde. « Ne tirez pas, ne tirez pas! », Les appels généraux. Ce garde aussi ne tire pas. Là, un mur de béton de deux mètres de haut. Skorzeny est tombé sur les épaules de ses hommes. Les autres escaladent le mur de la même manière.

Ensuite, mon avion commence à descendre. Peut-être qu’une minute s’est écoulée. C’est une question de secondes. Ma machine plonge, se lève une fois, se jette à une cinquantaine de mètres et finit par atterrir à environ 100 mètres de l’hôtel. Nous courons à l’aide du chef. Il voit maintenant le Duce à la fenêtre. «Duce, éloigne-toi de la fenêtre, loin de la fenêtre!», Crie Skorzeny. Il craint apparemment que le Duce ne soit accidentellement abattu. Nous approchons de l’hôtel. Avant que j’atteigne l’entrée, Skorenzy et Schwerdt ont gagné l’accès, ont dégagé un chemin à travers les carabinieri sans utiliser leurs armes. Les carabiniers sont très contrariés et veulent quitter l’hôtel. Ils doivent avoir juste eu leur après-midi de repos. Certains portent leurs mitraillettes et d’autres sont non armés. Ils voient leur général, que beaucoup connaissaient, et personne ne tire.

Skorzeny ouvre une porte au deuxième étage. C’est le bon. À l’intérieur de la pièce se trouve Mussolini. Avec lui sont deux officiers et un homme en civil. Ils se précipitent dehors. Alors ils sont seuls. Ensuite, les sous-officiers Gföller et Gläsnert se présentent à la porte. Quand j’arrive, Skorzeny rapporte simplement: « Duce, le Führer nous envoie pour te libérer! » Mussolini est très ému. Il répond seulement: « Je savais que le Führer ne me laisserait pas tomber. » Il serre la main de Sorzeny, l’embrasse, l’embrasse sur les joues. La même chose arrive à moi, Schwerdt et Wartger.

Le commandant italien de l’hôtel capitule. Bientôt un Frieseler Storch débarque pour amener Mussolini et Skorzeny du Gran Sasso à un aérodrome d’où ils volent à Vienne. Là, Skorzeny téléphone au Führer, qui lui dit: «Skorzeny, tu as mené à bien une opération militaire qui va faire partie de l’histoire, tu m’as rendu mon ami Mussolini, je t’accorde la Croix des Chevaliers et je te fais la promotion au SS-Sturmbannführer, je vous félicite.

Otto Skorzeny s’est présenté à Benito Mussolini avec les mots: « Duce, le Führer m’a envoyé! Tu es libre! »Mussolini embrassa Skorzeny et dit:« Je savais que mon ami Adolf ne m’abandonnerait pas.

Au cours des mois suivants, Skorzeny était très occupé avec le renforcement de ses troupes de commando et le développement de nouvelles armes pour leurs opérations. Sa formation spéciale a été transformée en Jagdverband Mitte avec cinq bataillons, un bataillon d’instruction et d’autres unités. Par chance, il dut accomplir une autre mission inattendue le 20 juillet 1944. Ce jour-là, le colonel Stauffenberg tenta d’assassiner Adolf Hitler et d’autres fonctionnaires en faisant exploser une bombe lors d’une réunion sur la situation militaire au Führerhauptquartier. Après l’élimination du Führer, les troupes de réserve devraient prendre le pouvoir. La tentative a échoué, cependant, et Adolf Hitler n’a été que légèrement blessé. Le 20 juillet 1944, Skorzeny venait d’arriver de Vienne, en train, de Berlin, lorsqu’il apprit que les troupes, déjà alarmées par les conspirateurs, avançaient sur Berlin. Skorzeny, accompagné d’une compagnie de soldats, marcha sur les quartiers du commandant des troupes de réserve, où les officiers de l’armée avaient déjà arrêté les conspirateurs et en avaient abattu quelques-uns. Pendant ce temps, le commandant des troupes de réserve fut libéré, mais libéré de son commandement. Skorzeny demanda alors aux officiers de continuer leurs fonctions, pendant qu’il s’occupait du fonctionnement de l’unité de l’armée, compétente pour l’armement, l’approvisionnement et la réserve.

En septembre 1944, Skorzeny reçoit de nouveaux ordres du Führer. Le régent hongrois Horthy avait pris contact avec les Alliés occidentaux et les Soviets et préparé la capitulation de son pays. C’était la tâche de Skorzeny d’empêcher cela. Il concentra ses unités dans les environs de Vienne, acheva son équipement avec de nouveaux matériaux et véhicules et se rendit en tant que civil à Budapest. Pendant cinq semaines, il s’est orienté vers les circonstances locales. Il sembla qu’en sa qualité de plénipotentiaire de Horthy, son fils Niklas avait pris contact avec les Soviétiques par l’intermédiaire du chef de parti yougoslave Tito. Quelques heures plus tard, la radio hongroise proclama que Horthy avait conclu un accord d’armistice avec les Soviétiques. Skorzeny a alors ordonné l’occupation du château de Budapest, où Horthy était régent, le matin du 16 octobre. 1944. Vers minuit, quelques-unes de ses troupes encerclèrent la montagne sur laquelle se trouvait le château. Les autres ont été assemblés dans une colonne de route par Skorzeny; il voulait donner l’impression que leur avance vers le château était une mesure convenue. Le plan a réussi. Les canons hongrois restèrent silencieux et le général hongrois capitula. Le lendemain, l’armée hongroise a prêté serment à un nouveau gouvernement qui a continué à se battre contre les Soviétiques du côté de l’Allemagne. Un danger considérable pour les troupes allemandes avait été évité, grâce à Skorzeny et à ses hommes. Quand Skorzeny décrivit l’opération à Budapest au Führer, celui-ci lui dit: «Tu as très bien fait, mon cher Skorzeny, je te promets au SS-Obersturmführer dès le 16 octobre 1944 et te décerne la Croix d’or allemande» . Puis il a informé Skorzeny de sa prochaine mission.

Otto Skorzeny dans le château de Buda, Budapest

A l’ouest, l’avance des troupes anglaises et américaines avait été arrêtée à la frontière. Le Führer prévoyait une nouvelle offensive, qui commencerait dans la région entre Aix-la-Chapelle et Luxembourg, puis traverserait les Ardennes jusqu’à la côte de la Manche afin de détruire les forces ennemies au nord de la ligne Bastogne-Brüssels-Anvers. port aux Alliés. La tâche de Skorzeny était de prendre possession des ponts de Meuse entre Liège et Namur, avec des soldats en uniformes anglais et américains, et de les empêcher de sauter. En outre, de petites unités de commandos en uniforme ennemi, derrière les lignes américaines, donneraient de faux ordres, brouilleraient les communications, égareraient les troupes alliées et causeraient de la confusion dans leurs rangs. Cette opération était certainement efficace. Bientôt, des rapports utiles sont venus sur la situation derrière les lignes américaines. Par exemple, le chef d’une unité a envoyé un régiment de chars américains dans la mauvaise direction, a détruit des lignes téléphoniques et enlevé des panneaux de signalisation. Cependant, l’hystérie de confusion et de sabotage qui a éclaté derrière les lignes américaines était encore plus efficace.

Après l’effondrement du front de l’Est, Skorzeny et ses hommes reçurent l’ordre de former et de tenir une tête de pont à l’est de l’Oder, près de Schwedt, destinée à de futures opérations contre l’Armée rouge. Skorzeny a sécurisé la zone comme ordonné et a complété ses quatre bataillons avec des soldats allemands de retour, créant ainsi le noyau de la division Schwedt. Il a également sauvé de nombreux réfugiés en toute sécurité à travers l’Oder. Le 28 février 1945, le Führer lui dit: «Skorzeny, je dois vous remercier pour vos réalisations sur le front de l’Oder, votre tête de pont a été le seul point lumineux pendant des jours, je vous remets les feuilles de chêne de la Croix du Chevalier à vous dans quelques jours, alors vous devez me parler de vos expériences. « 

À la fin de la guerre, Skorzeny, qui avait été promu SS-Standartenführer le 20 avril 1945, a été emmené en captivité américaine près de Salzbourg.

En 1947, il a été inculpé à Dachau pour des opérations avec des soldats en uniforme ennemi, mais acquitté. Jusqu’en juillet 1948, il attendait dans le camp de Darmstadt pour son audience dite de déazazification, qui a cependant été remise à plus tard afin de le maintenir en prison le plus longtemps possible. Par conséquent, il a choisi de se libérer. Il est resté en Allemagne et en France pour deux autres années et est allé en Espagne en 1951, où il a travaillé avec succès en tant qu’ingénieur. Il a également aidé à la formation du service de renseignement égyptien sous le nom de Moukhabarat.

La maladie pulmonaire l’a amené à l’hôpital en 1975

Une maladie pulmonaire incurable l’a amené à Heidelberg en 1975 pour un traitement médical. Là, Hans-Ulrich Rudel et Waldemar Schütz étaient ses derniers camarades, lui rendant visite avant son retour en Espagne huit jours avant sa mort.

Otto Skorenzy leur raconta à cette occasion sa visite au Führerhauptquartuer à l’automne 1944, lorsque le Führer fut malade et le reçut à son lit. Le Führer lui a dit ce jour-là que l’Allemagne n’avait pas construit la bombe atomique, parce qu’il ne voulait pas prendre la responsabilité de la destruction de l’humanité par un tel « Teufelswerk ». Le 5 juillet 1975, Otto Skorzeny meurt à Madrid. Son urne est enterrée à Vienne.

Enterrement d’Otto Skorzeny et ses cendres (1975)

 

 

 

 

Adolf Hitler sur l’importance de la préservation raciale

Il y a certaines vérités qui se détachent si ouvertement sur le bord de la route que tous les passants peuvent les voir.

 

 

Pourtant, à cause de leur évidence, le peuple ignore ces vérités ou du moins n’en fait pas l’objet d’une connaissance consciente. Les gens sont si aveugles à certains des faits les plus simples de la vie quotidienne qu’ils sont très surpris quand quelqu’un attire l’attention sur ce que tout le monde devrait savoir. Toutes les innombrables formes dans lesquelles se manifeste la vie sont soumises à une loi fondamentale. peut l’appeler une loi de fer de la nature – qui oblige les diverses espèces à rester dans les limites définies de leurs propres formes de vie en propageant et en multipliant leur genre.

Chaque animal s’accouple seulement avec une de ses propres espèces. La mésange ne cohabite qu’avec la mésange, le pinson avec le pinson, la cigogne avec la cigogne, la souris des champs avec la souris des champs, la souris de la maison avec la souris de la maison, le loup avec la louve, etc.

Chaque croisement entre deux races qui ne sont pas tout à fait égales aboutit à un produit qui occupe une place intermédiaire entre les niveaux des deux parents. Cela signifie que la progéniture sera en effet supérieure au parent qui se situe dans l’ordre biologiquement inférieur de l’être, mais pas aussi haut que le parent supérieur. Pour cette raison, il doit éventuellement succomber dans toute lutte contre les espèces supérieures. Le plus fort doit dominer et ne pas s’accoupler avec le plus faible. Cette exigence de maintien de la race non mélangée, qui est un phénomène qui prévaut dans l’ensemble du monde naturel, résulte non seulement de la distinction extérieure nettement définie entre une espèce et une autre mais aussi de la similitude interne des qualités caractéristiques qui sont particulières. à chaque race ou espèce.

Cette photo prise en Europe de l’Est montre le niveau de respect qu’on lui portait.
Le Führer était le chef politique de nombreuses nations en Europe et il aimait respecter les différences nationales et régionales.

Si la nature ne veut pas que les individus les plus faibles s’accouplent avec les plus forts, elle veut encore moins qu’une race supérieure s’entremêle avec une race inférieure; parce que dans un tel cas, tous ses efforts, pendant des centaines de milliers d’années, pour établir un stade évolutif plus élevé de l’être, peuvent ainsi devenir futiles. Si nous passons en revue toutes les causes qui ont contribué à la chute du peuple allemand, nous trouverons que la cause la plus profonde et la plus décisive doit être attribuée au manque de perspicacité dans le problème racial et surtout au fait de ne pas reconnaître le danger juif.

En négligeant le problème de la préservation des fondements raciaux de notre vie nationale, l’ancien Empire a abrogé le seul droit qui permet à un peuple de vivre sur cette planète. Les nations qui font des métis de leur peuple, ou qui permettent à leur peuple de se transformer en métis, pèchent contre la volonté de la Providence éternelle. Ainsi, leur renversement par un adversaire plus fort ne peut être considéré comme un tort, mais au contraire comme un rétablissement de la justice.

Si un peuple refuse de garder et de maintenir les qualités dont il a été doté par la nature et qui ont leurs racines dans le sang racial, alors un tel peuple n’a pas le droit de se plaindre de la perte de son existence terrestre. Tout sur cette terre peut être transformé en quelque chose de mieux, à condition que le sang racial soit toujours pur. Mais la perte de la pureté raciale détruira le bonheur intérieur pour toujours. Il dégrade les hommes pour tout le temps à venir. Et les conséquences physiques et morales ne peuvent jamais être effacées.

Si l’on étudie ce problème unique et qu’on le compare avec les autres problèmes de la vie, on reconnaîtra facilement combien leur importance est petite par rapport à cela. Ils sont tous limités au temps; mais le problème du maintien ou de la perte de la pureté du sang racial durera aussi longtemps que l’homme lui-même. La jeunesse juive aux cheveux noirs attend des heures entières, lançant des regards sataniques et espionnant la jeune fille sans méfiance qu’il projette de séduire, adultérant son sang et l’enlevant du sein de son propre peuple.

Le Juif utilise tous les moyens possibles pour saper les fondements raciaux d’un peuple subjugué. Dans ses efforts systématiques pour ruiner les filles et les femmes, il s’efforce de faire tomber les dernières barrières de discrimination entre lui et les autres peuples. Les Juifs étaient chargés d’amener les Nègres en Rhénanie, avec l’idée ultime de détruire la race blanche qu’ils haïssent et d’abaisser ainsi son niveau culturel et politique pour que le Juif puisse dominer. Aussi longtemps qu’un peuple reste racialement pur et conscient du trésor de son sang, il ne peut jamais être vaincu par le Juif. Jamais dans ce monde le Juif ne peut devenir le maître d’aucun peuple sauf un peuple bâtard. C’est pourquoi le Juif s’efforce systématiquement d’abaisser la qualité raciale d’un peuple en adultérant de façon permanente le sang des individus qui composent ce peuple.

(Extraits de Mein Kampf, Chapitre XI: Nation et Race)

 

Même en tant que chancelier du Reich,Adolph Hitler n’avait pas besoin de gardes du corps au milieu des foules qui se pressaient autour de lui.
La volonté de protéger et de préserver la race blanche était omniprésente a l’époque du Troisième Reich.Aujourd’hui,les divers gouvernements gauchistes,néolibéraux et bolchéviques en ont fait un crime odieux…et pourtant tout semble lui donner raison,en 2018 avec ce qui arrive en Europe,au Canada,en Afrique du sud ,et aux Etats-Unis!