Poutine va encore frapper, mais il va frapper fort. La Russie prépare la publication de preuves de l’implication du gouvernement américain et des services de renseignement dans les attentats du 11 septembre. La liste des preuves comprend des images satellites.
Enron était chargé de la sécurité des tours du WTC lors des événements du 11 septembre 2001.
Les documents publiés peuvent prouver la complicité du gouvernement américain dans les attentats du 11 septembre 2001 et la manipulation réussie de l’opinion publique. L’attaque a été planifiée par le gouvernement américain, mais exercée en utilisant son mandataire, de sorte qu’une attaque contre l’Amérique et le peuple des États-Unis ressemblait à un acte d’agression par des organisations terroristes internationales.
Le motif de la tromperie et du meurtre de ses propres citoyens servait les intérêts pétroliers américains et les sociétés d’État du Moyen-Orient. Les preuves seront si convaincantes qu’elles démystifient complètement la couverture officielle du 11 septembre soutenue par le gouvernement américain.
photo d’un trou laissé au Pentagone le 11 septembre 2001 avant l’effondrement de la structure …
La Russie prouve que l’Amérique n’est pas étrangère à l’utilisation du terrorisme sous fausse bannière contre ses citoyens afin d’obtenir un prétexte pour une intervention militaire dans un pays étranger. Dans le cas des « attentats du 11 septembre », la preuve sera l’imagerie satellitaire concluante.
En cas de succès, les conséquences des tactiques de Poutine exposeraient les politiques terroristes secrètes du gouvernement américain. La crédibilité du gouvernement sera mise à mal et devrait provoquer des manifestations de masse dans les villes conduisant à un soulèvement, selon des analystes américains.
Et comment les États-Unis regarderont-ils l’arène politique mondiale? La validité de la position de l’Amérique en tant que chef de file dans la lutte contre le terrorisme international sera totalement minée, donnant immédiatement l’avantage aux États voyous et aux terroristes islamiques.
Moscou (Pravda) : Les experts américains estiment que malgré le fait que les relations entre les États-Unis et la Russie ont atteint le pire point depuis la guerre froide, Poutine n’a apporté jusqu’à Obama que des troubles mineurs. Les analystes pensent que c’est le « calme avant la tempête ».
L’évolution réelle de la situation pourrait être bien pire, préviennent les experts.
Alors que George W Bush est dans une école au moment de l’attentat,un conseiller lui chuchote quelque chose au moment précis ou le premier avion frappe une tour!
Les preuves satellites russes prouvant la démolition contrôlée du World Trade Center à l’aide d’« armes spéciales » ont été examinées par un éditeur à Moscou.
La Russie crée un champ de résistance globale. La rupture avec l’Occident n’est pas une rupture avec l’Europe. C’est une rupture avec la mort, la dégénérescence et le suicide. Ce n’est pas une guerre contre l’Ukraine. C’est une confrontation contre le globalisme en tant que phénomène planétaire intégral. C’est une confrontation à tous les niveaux – géopolitique et idéologique.
La Russie rejette tout dans le mondialisme – l’unipolarisme, l’atlantisme, d’une part, et le libéralisme, l’anti-tradition, la technocratie, la Great Reset en un mot, d’autre part. Il est clair que tous les dirigeants européens font partie de l’élite libérale atlantiste. La Russie est désormais exclue des réseaux mondialistes. Elle n’a plus le choix : soit construire son monde, soit disparaître. La Russie a tracé une voie pour construire son monde, sa civilisation. Et maintenant, la première étape a été franchie. Mais le souverain face au mondialisme ne peut être qu’un grand espace, un État-continent, un État-civilisation. Aucun pays ne peut résister longtemps à une déconnexion complète. La Russie est en train de créer un champ de résistance mondial. Sa victoire serait une victoire pour toutes les forces alternatives, de droite comme de gauche, et pour tous les peuples. Nous entamons, comme toujours, les processus les plus difficiles et les plus dangereux. Mais quand on gagne, tout le monde en profite. Ça devrait être comme cela. Nous créons les conditions d’une véritable multipolarité. Et ceux qui sont prêts à nous tuer maintenant seront les premiers à profiter de notre entreprise demain. Qu’est-ce que cela signifie pour la Russie de rompre avec l’Occident ?
C’est le salut. L’Occident moderne, où triomphent les Rothschild, Soros, Schwab, Bill Gates et Zuckerberg, est la chose la plus dégoûtante de l’histoire du monde. Ce n’est plus l’Occident de la culture méditerranéenne gréco-romaine, ni le Moyen Âge chrétien, ni le XXe siècle violent et contradictoire. C’est un cimetière des déchets toxiques de la civilisation, c’est l’anti-civilisation. Et plus tôt et plus complètement la Russie s’en détache, plus tôt elle revient à ses racines. Aux racines chrétiennes, gréco-romaines, méditerranéennes, européennes… C’est-à-dire aux racines communes au véritable Occident.
Ces racines – les leurs ! – l’Occident moderne les a supprimés.
Et elles sont restés en Russie.
La Russie n’est pas l’Europe occidentale.
La Russie a suivi les Grecs, Byzance et le christianisme oriental. Et elle suit toujours cette voie. Oui, avec des zigzags et des détours. Parfois dans des impasses. Mais ça bouge.
La Russie est née pour défendre les valeurs de la Tradition contre le monde moderne. C’est précisément cette « révolte contre le monde moderne ». Vous comprenez ? (…)
Autre fait:une puissante entité gouverne les blocks politiques
Deux questions : 1°/ Pourquoi avoir gardé le silence pendant plus de vingt ans et dévoiler ces preuves précisément maintenant ? 2°/ Pourquoi la réaction opérée par la Russie contre subversion atlantiste en Ukraine coïncide-t-elle si bien elle aussi avec la fin de l’opération covid, ou du moins de sa première phase ?
Sans mettre en cause la droiture des intentions de P, cela suggère tout de même fortement que P soit lui-même contrôlé par une entité supérieure qui contrôle également le bloc « occidental ». La dialectique hégélienne, instrument favori de la subversion luciférienne, consiste en l’affrontement violent des contraires. Ces contraires, la « thèse » et « l’antithèse » ne sont certainement pas « de mèche », ils s’en veulent réellement et s’affrontent réellement. La guerre est le moteur de la Révolution, comme l’a écrit le monstre Hegel : « La guerre maintient la santé morale des peuples dans leur indifférence envers les déterminations finies, elle les protège contre l’accoutumance à ces déterminations et contre leur durcissement, de même que le mouvement du vent protège les eaux de la corruption à laquelle les réduirait une tranquillité durable, ou encore davantage une paix éternelle y réduirait les peuples ». (Hegel, Principes de la philosophie du droit, § 324 Rem. Kaan p. 249, cité par Jacques d’Hondt, De Hegel à Marx, PUF, 1972, p. 75.)
Dans son discours de fin de mandat prononcé il y a 60 ans, le 17 janvier 1961, le président Dwight D. Eisenhower prévenait son pays contre le risque que faisait déjà peser l’industrie de la défense sur la démocratie américaine. La Deuxième Guerre mondiale, puis la guerre froide avaient survolté ce secteur.
Des soldats américains déchargent leurs armes après avoir traversé la frontière koweïtienne dans le cadre du dernier convoi militaire américain à quitter l’Irak le 18 décembre 2011.
« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel, avait alors dit le commandant en chef, lui-même général cinq étoiles. Le risque d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. »
Dire que la prophétie noire des cassandres en uniforme s’est réalisée relève de l’euphémisme : le budget militaire américain annuel frise les 700 milliards, soit environ 35 % du total mondial. Les États-Unis demeurent d’ailleurs les premiers exportateurs d’armes dans le monde grâce à des entreprises comme Lockheed Martin, Boeing ou Rayhteon Technologies — en fait, grâce à des milliers de compagnies, petites, grandes et gigantesques.
La « guerre au terrorisme » a justifié des pratiques dérogatoires à certains droits fondamentaux. Une loi d’exception, le Patriot Act, a permis des détentions secrètes, a créé des statuts de combattants (dits ennemis ou illégaux) bafouant l’habeas corpus. La prison hors des frontières américaines (et donc hors Constitution) de Guantánamo est devenue le théâtre emblématique de cette guerre hors norme liberticide. Washington et ses alliés proches, dont le Canada, ont aussi instauré en secret une surveillance mondialisée de populations entières, comme l’a révélé le lanceur d’alerte Edward Snowden.
« Le terme “complexe militaro-industriel” est plus juste que jamais », indique Heidi Peltier, directrice du projet Costs of War et professeure au Département de science politique de la Pardee School of Global Studies de l’Université de Boston. « De plus en plus d’observateurs étendent d’ailleurs maintenant le concept pour parler du complexe militaro-industriel du Congrès. »
Cette référence supplémentaire aux élus s’appuie sur la réalité des « portes tournantes » établies entre les deux chambres de la branche législative et les industries militaires. Dans ce mouvement de va-et-vient profitable, des politiciens deviennent des administrateurs de compagnies militaires et vice versa.
Un exemple frappant : avant d’être le va-t-en-guerre en Afghanistan puis en Irak du président Bush fils, le vice-président Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense de Bush père, a été président du conglomérat Halliburton, qui a reçu des dizaines de milliards pour des contrats de l’armée depuis le début du siècle. En plus, beaucoup d’élus (représentants comme sénateurs) possèdent des actions de compagnies du secteur militaire.
Des comptes incomplets
Mme Peltier a été interviewée la veille du dévoilement des derniers comptes ahurissants parlant de ces 10 000 milliards de dollars canadiens et d’environ 900 000 morts. Le projet sur les coûts de la guerre a été lancé en 2010, à l’approche du dixième anniversaire des attaques terroristes qui ont servi de casus belli aux États-Unis et à leurs alliés de l’OTAN.
« Les données justes manquaient ou semblaient bien incomplètes, explique la directrice. Quand le département de la Défense publiait des chiffres sur les budgets militaires ou les dépenses liées aux conflits, ou sur le nombre de victimes, ceux-ci semblaient toujours sous-estimés. Il manquait des catégories. Le but principal du projet a donc été et demeure de fournir des comptes complets sur les coûts des guerres après le 11 Septembre. Nous avons examiné le sujet sous plusieurs angles dans une perspective multidisciplinaire. »
De même, l’approche du vingtième anniversaire, combinée à la fin de l’occupation de l’Afghanistan, a stimulé la production de nouvelles études. « Avec nos études, nous espérons informer les décideurs politiques pour leurs futures prises de décisions politico-stratégiques, dit la directrice Peltier. Malheureusement, on répète sans cesse les mêmes erreurs. Chaque fois, on nous promet une intervention militaire de courte durée, peu dispendieuse [cheap],sans beaucoup de pertes de vies. Chaque fois, c’est le contraire qui se produit, à l’exception de la première guerre du Golfe. Chaque fois, l’intervention se révèle longue, coûteuse et fait perdre de nombreuses vies. »
Mme Peltier elle-même s’est intéressée récemment aux compagnies ayant signé des contrats avec l’armée pour fournir du matériel ou du personnel. Elle parle d’une « camo economy », utilisant donc le diminutif des soldats pour désigner le camouflage dont bénéficient les nouveaux profiteurs de la guerre. « Cette économie camoufle beaucoup de coûts financiers et humains réels des conflits, résume-t-elle. L’emploi de mercenaires illustre bien ce problème. Le recours aux armées privées permet de réduire le nombre annoncé de soldats de l’armée régulière déployés sur les terrains d’opération et le nombre de morts. »
Rien qu’en 2019, le Pentagone adépensé 370 milliards de dollars américains pour des services, du matériel et des « ressources humaines » fournis par des « contractors », soit plus de la moitié du budget du département de la Défense. C’est aussi 164 % de plus que pour les dépenses semblables engagées en 2001. Depuis l’invasion de l’Afghanistan en 2001, on estime que 8000 personnes au service des « contractors » ont perdu la vie par rapport à environ 7000 soldats des troupes régulières.
L’enquête de Mme Peltier, économiste de formation, déboulonne aussi la croyance que le recours au secteur privé permet finalement de faire des économies. On connaît la rengaine. Au contraire, les contrats se donnent souvent sans la concurrence qui permettrait de faire baisser les prix. Rien qu’en 2008 et en 2019, le département américain de la Défense a dépensé 1200 milliards de cette manière, créant dans les faits de très profitables situations de monopole.
Vingt ans après, le 11-Septembre reste synonyme d’héroïsme des New-Yorkais. Les dirigeants new-yorkais répètent que c’est grâce à leur « résilience » que la ville a, depuis un mois, ramené sous les 1 % le taux de contamination d’un virus qui a tué plus de 23 000 New-Yorkais.
La professeure ne parle d’ailleurs pas (ou pas seulement) d’une privatisation de la guerre (comme dans la formule de la socialisation des risques et de la privatisation des profits), mais carrément de sa commercialisation.
« Le modèle de la privatisation s’applique quand des services normalement offerts par le gouvernement sont transférés au secteur privé, explique-t-elle. Je n’aime pas ce terme ici. Ce qui arrive n’a pas vraiment à voir avec l’habituel recours au privé avec des fonds provenant des impôts servant à acheter des services au meilleur coût dans l’intérêt du public. Quand l’argent commun est dépensé pour des raisons de sécurité en employant une compagnie qui ne fait pas face à la pression de la concurrence du marché, on doit parler de commercialisation de la guerre. »
Il y a 5 ans ,j’avais fait une vidéo qui comportait cette image.Bien sur c’était sur You Tube qui l’a censuré!
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Avec le retour des talibans aux commandes en Afghanistan, je pense que nous entendrons bientôt parler du 11 septembre, le prétexte fabriqué de leur renversement il y a vingt ans. Ils n’ont jamais eu la chance de se défendre. Lorsque le moment sera venu de faire une déclaration publique, nous pourrons peut-être apercevoir des responsables chinois en arrière-plan. Ils pointeront du doigt les États-Unis, qui réagiront par une propagande anti-chinoise intensifiée. De nouveaux développements sont à prévoir de toute façon. Voici ma contribution pour ce vingtième anniversaire plein d’espoir.
James Hepburn a conclu son livre Farewell America de 1968 par ces mots : » L’assassinat du président Kennedy était l’œuvre de magiciens. C’était un tour de scène, avec des accessoires et de faux miroirs, et quand le rideau est tombé, les acteurs et même le décor ont disparu.« Le 11 septembre était aussi un tour de scène de magiciens – la même compagnie, je crois. Non seulement ils ont fait disparaître les plus hauts gratte-ciel de New York dans un nuage de fumée avec le mot magique « Oussama Ben Laden ». Ils ont également fait apparaître puis disparaître des avions [1]. Pas seulement UA93, avalé par la terre, ou AA77, vaporisé dans le Pentagone. Je veux dire aussi UA175, qui s’est soi-disant écrasé sur la tour sud (laissons de côté AA11, dont l’unique image fantomatique a été capturée surnaturellement par les frères Naudet deux fois récompensés aux Emmy Awards). Un Boeing 767, essentiellement un tube creux en aluminium, peut-il couper des colonnes d’acier massives, des ailes et tout, sans même ralentir ? Si vous n’y avez pas sérieusement pensé, voici un bon point de départ : https://911planeshoax.com/ . Pour ma part, j’étais d’abord convaincu qu’aucun avion réel n’était impliqué dans le 11 septembre par le film d’Ace Baker de 2012 9/11 The Great American Psy-Opera(commencer par le chapitre 6 à 2:27). J’ai fait la collation suivante de 18 minutes des extraits les plus révélateurs : Richard Hall a étudié toutes les vidéos de l’accident d’avion dans la tour sud et a également conclu qu’il n’y avait pas eu d’accident d’avion [1]. Cependant, il a pointé une lacune dans la théorie d’Ace Baker : elle ne peut expliquer pourquoi, dans la cinquantaine de vidéos montrant l’UA175 s’écrasant sur la tour sud, la trajectoire de l’avion est conforme aux données officielles fournies par la National Transport Safety Board dans son rapport « Radar Data Impact Speed Study ». Quelque chose de plus que la composition vidéo est impliqué. En 2012, Hall a donc proposé une théorie alternative dans cette vidéo de 23 minutes : Tout comme la question de la technologie utilisée pour faire tomber les tours, la question de la technologie utilisée pour truquer les avions n’est toujours pas complètement résolue. Pourtant, je pense que, sur la base de ce que l’on sait, l’inexistence des vols AA11 et UA175 (y compris leurs passagers, bien sûr) est une hypothèse bien plus raisonnable que leur existence. La question est importante, car l’arme du crime est souvent l’indice le plus sûr menant au meurtrier. S’il n’y avait pas d’avions, nous n’avons pas besoin de gaspiller de l’énergie à chercher de quel type d’avion il s’agissait et qui ou quoi les a pilotés. Nous avons juste besoin de demander : qui contrôle ce que nous voyons à la télévision ? Et nous connaissons la réponse à cette question, n’est-ce pas ? [2] Je ne vais pas prétendre que le 11 septembre était essentiellement un coup d’État sioniste. Je suppose que la plupart des lecteurs d’ Unz Review sont déjà arrivés à cette conclusion. Je renvoie ceux qui ne l’ont pas fait au travail de Christopher Bollyn (son dernier livre est une bonne introduction) ou à ma propre contribution, « Le 11 septembre était un travail israélien ». Ce que je veux faire ici, c’est faire la lumière sur l’âme sombre qui a comploté cette opération incroyablement audacieuse.
Nous comprenons tous que le 11 septembre a été conçu par un réseau de conspiration qui comprenait les crypto-israéliens qui se sont appelés néoconservateurs – de manière trompeuse, car ils n’ont rien de « conservateur ».[3] Ce qu’ils voulaient, c’est déclencher la « 4ème guerre mondiale » (ils considèrent la guerre froide comme la troisième guerre mondiale, car elle a fourni le contexte de la guerre des six jours qui a doublé la taille d’Israël). La « quatrième guerre mondiale » a été proclamée pour la première fois le 20 novembre 2001 par le néoconservateur Eliot Cohen dans un article pour le Wall Street Journal. Puis, en février 2002, Norman Podhoretz a écrit un article pour Commentary intitulé « Comment gagner la quatrième guerre mondiale », plus tard développé dans le livre World War IV: The Long Struggle Against Islamofascism(2007). En 2004, le sujet d’une conférence à Washington d’Eliot Cohen à laquelle ont assisté Podhoretz et Wolfowitz était : « La quatrième guerre mondiale : pourquoi nous combattons, qui nous combattons, comment nous combattons ». La 3ème Guerre mondiale était définitivement le but du 11 septembre. Derrière leur image publique, les néocons sont une Cabale comparable aux «Parushim» qui ont intrigué pour la Première Guerre mondiale, avec des membres influents comme le juge de la Cour suprême Louis Brandeis (1856-1941) et son patron Samuel Untermeyer (1858-1940). Sarah Schmidt , professeur d’histoire juive à l’Université hébraïque de Jérusalem, a documenté que les initiés de l’Ordre des Parushim devaient se déclarer « soldats de l’armée de Sion » et jurent : » Je me promets par la présente moi-même, ma vie, ma fortune , et mon honneur à la restauration de la nation juive« . Après avoir récolté la Déclaration Balfour du sang et des cendres de la Première Guerre mondiale, la même cabale a poussé pour la Seconde Guerre mondiale, avec le même objectif sioniste annoncé de manière presque transparente à la une du British Daily Express., 24 mars 1933 : « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne » (la Judée était l’un des noms envisagés pour leur nouvel État). Après la Seconde Guerre mondiale, ils ont tout mis en œuvre pour souffler sur les braises de la guerre froide au Moyen-Orient, et ont assassiné Kennedy qui voulait y mettre fin.
Comme Seymour Hersh l’a souligné dans The New Yorker du 12 mai 2003 , les membres principaux des Neocons sont d’anciens étudiants de Leo Strauss ou des étudiants de ses étudiants (le New York Times les a renommés « Leo-Cons » ) . Il y a donc de fortes chances que la connaissance de la pensée de Strauss puisse nous aider à donner un sens au 11 septembre. Et il y a autant de tromperie dans ce qui est dit à propos de Strauss qu’il y en a à propos du 11 septembre.
Leo Strauss (1899-1973)
Leo Strauss (1899-1973) était un universitaire juif allemand qui a déménagé à New York en 1937 et a enseigné les sciences politiques à l’Université de Chicago de 1949 à 1969. Il existe des interprétations divergentes de sa philosophie politique : dans Leo Strauss : Man of Peace(Cambridge UP, 2014), Robert Howse prétend que les néocons sont de mauvais élèves de Strauss, et qu’ils interprètent mal leurs propres fantasmes guerriers entre les lignes de Strauss. Catherine et Michael Zuckert, deux étudiants de Strauss, font de lui un amoureux passionné de la démocratie américaine dans The Truth about Leo Strauss : Political Philosophy and American Democracy (University of Chicago Press, 2008). Les titres de ces deux livres me rappellent en quelque sorte l’autobiographie d’Arlen « Magic Bullet » Spectre, Passion for Truth.Il y a autant de chances de trouver « la vérité sur Leo Strauss » dans un livre écrit par les Chicago Straussiens qu’il y en a de trouver « la vérité sur le 11 septembre » dans le rapport de la Commission sur le 11 septembre . Un autre apologiste de Strauss, Benjamin Wurgaft , a absous Strauss de l’héritage désastreux des néocons en affirmant que « le Strauss que nous connaissons grâce à ses écrits a mis en garde contre l’application directe de la philosophie politique aux politiques publiques. . . . Les vrais penseurs, pensait Strauss, devraient éviter ce monde et sa tendance à compromettre la quête de la vérité philosophique« . C’est risible : quel genre de philosophe politique découragerait ses étudiants de s’engager dans la politique ? Même si Strauss l’a fait, il est évident que ses disciples pensaient que non, et ce qui nous intéresse ici, c’est ce que les Strauss ont appris de Strauss. Si Strauss n’est pas un juif épris de paix, il doit nécessairement être un nazi belliqueux. C’est ainsi que William Altman, un autre auteur juif, le dépeint dans The German Stranger : Leo Strauss and National Socialism(Lexington, 2012). C’est l’équivalent des efforts de John Hankey pour imputer l’assassinat de JFK aux nazis dans son film d’animation Dark Legacy (2009). Je n’ai lu que des fragments de ces livres. Ma compréhension de Strauss doit davantage à Leo Strauss and the American Right(1999) de Shadia Drury, dont les arguments sont commodément résumés dans son interview en ligne par Danny Postel . J’ai trouvé que l’analyse de Drury était un bon point de départ (je n’ai pas lu son livre précédent, The Political Ideas of Leo Strauss,qui semble n’avoir guère plus à offrir), mais, avec une seule entrée pour « Israël » dans son index, il souffre d’un énorme angle mort, déjà évident à partir de son titre et de sa couverture. Je me suis tourné vers la lecture de certaines des œuvres clés de Strauss dans l’espoir d’apprendre ce que Drury cache. J’ai, avec beaucoup de difficulté, parcouru une demi-douzaine de livres de Strauss. Ma conclusion générale est que Strauss est un pan-sioniste super-machiavélique, quelque chose qu’aucun érudit, pas même Drury, n’oserait dire, mais qui contribue largement à expliquer le 11 septembre. C’est ce que je souhaite illustrer ici. Ce que Drury a correctement saisi, je pense, c’est la nature secrète et élitiste de l’enseignement de Strauss. Dans la presse écrite, Strauss n’a exprimé ses opinions les plus controversées que de manière cryptique en les attribuant aux philosophes du passé, souvent à tort, selon ses détracteurs. Il ne partageait ouvertement sa véritable philosophie qu’oralement avec ses étudiants proches, qui se trouvaient être exclusivement juifs (comme Drury ne le remarque pas). Il s’est inspiré de Moïse Maïmonide, dont les « secrets », écrit-il, « ne peuvent être expliqués qu’en privé et uniquement à des individus possédant à la fois la sagesse théorique et politique ainsi que la capacité de comprendre et d’utiliser un discours allusif ». Dans Qu’est-ce que la philosophie politique ?(1959), Strauss explique que la philosophie ou la science recherchent la « connaissance », et donc « mettent en danger la société », dont l’élément est « l’opinion ». « Par conséquent, la philosophie ou la science doivent rester l’apanage d’une petite minorité ». Les philosophes ou les scientifiques qui ont ce point de vue sur la relation entre la philosophie ou la science et la société sont amenés à employer une manière d’écrire particulière qui permettrait de révéler ce qu’ils considèrent comme la vérité à quelques-uns, sans mettre en danger l’engagement inconditionnel du plus grand nombre envers le opinions sur lesquelles repose la société. Ils distingueront entre les vrais enseignements comme l’enseignement ésotérique et l’enseignement socialement utile comme l’enseignement exotérique ; alors que l’enseignement exotérique est censé être facilement accessible à chaque lecteur, l’enseignement ésotérique ne se révèle qu’aux lecteurs très attentifs et bien entraînés après une étude longue et concentrée. Dans Persécution et l’art d’écrire, Strauss insiste sur la nécessité pour les sages de dissimuler leurs opinions, afin de protéger les masses de la laideur de la vérité (oui, la vérité straussienne est laide) et de se protéger des représailles. L’« élitisme secret » de Strauss pourrait sans doute être une bonne chose si les élites qu’il avait en tête étaient vraiment les « sages ». Strauss le pensait probablement, mais il pensait aussi, évidemment, que seuls les Juifs devaient postuler, car le cercle de ses disciples était exclusivement juif. Il a probablement estimé, comme Samuel Untermeyer en 1933 , que « les Juifs sont les aristocrates du monde ». Dans plusieurs livres sur Platon, Strauss a abusé du concept de « noble mensonge » de Platon ( La République ) pour approuver l’utilisation de la tromperie de masse en politique. « Il ne fait aucun doute », a déclaré Shadia Drury , « que la lecture de Platon par Strauss implique que les philosophes retournent dans la grotte et manipulent les images (sous la forme de médias, de magazines, de journaux). » Citant l’ argument de Strauss et l’action des lois de Platon, Drury dit que « la vraie solution platonicienne telle que la comprend Strauss est la règle secrète des sages. » Comme l’a écrit Abram Shulsky, étudiant de Strauss, dans « Leo Strauss and the World of Intelligence »(1999), pour Strauss, « la tromperie est la norme dans la vie politique » – une règle que Shulsky a appliquée en tant que directeur du Bureau des plans spéciaux, responsable de la fabrication de faux renseignements sur les « armes de destruction massive » de Saddam. L’insistance de Strauss sur la nécessité pour les élites dirigeantes d’utiliser des mensonges et des mythes afin de contrôler les masses est une leçon bien apprise par les néocons. C’est sous l’inspiration de Strauss que Philip Zelikow, avant d’être nommé directeur exécutif de la Commission du 11 septembre, s’est spécialisé dans l’art de forger des « mythes publics » en « ‘saisissant’ ou ‘formant’ des événements [qui] prennent une importance ‘transcendante’ et, par conséquent, conservent leur pouvoir même lorsque la génération expérimentatrice quitte la scène » (ses propres mots, tels que cités dans Wikipédia ). En décembre 1998, il a cosigné un article pour les Affaires étrangères intitulé « Terrorisme catastrophique », dans lequel il spéculait sur ce qui se serait passé si l’attentat du WTC de 1993 (déjà imputé à Ben Laden) avait été fait avec une bombe nucléaire : Un tel acte de terrorisme catastrophique serait un événement décisif dans l’histoire américaine. Cela pourrait entraîner des pertes de vies et de biens sans précédent en temps de paix et saper le sentiment fondamental de sécurité de l’Amérique, comme l’a fait l’essai de la bombe atomique soviétique de 1949. Comme Pearl Harbor, cet événement diviserait notre passé et notre avenir en un avant et un après. Les États-Unis pourraient réagir par des mesures draconiennes, réduisant les libertés civiles, permettant une surveillance plus large des citoyens, la détention de suspects et le recours à la force meurtrière. Selon les mots de Drury, « Strauss pense qu’un ordre politique ne peut être stable que s’il est uni par une menace extérieure ; et à la suite de Machiavel, il a soutenu que si aucune menace extérieure n’existe, alors il faut en fabriquer une. Cela a fourni la justification de l’invention par les néocons du « choc des civilisations » pour remplacer la guerre froide. Strauss considérait les nations comme entièrement façonnées par leurs « régimes », et est à l’origine de l’obsession des néocons pour le « changement de régime », considérée comme un moyen de transformer une nation en une nation totalement différente – les peuples n’étant guère plus que des morceaux informes d’argile. D’après les Straussiens Catherine et Michael Zuckert (lire ici), « la plus grande menace vient des États qui ne partagent pas les valeurs démocratiques américaines. Changer ces régimes et faire progresser les valeurs démocratiques constitue [selon les mots d’Irving Kristol] « la meilleure méthode pour renforcer la sécurité (des États-Unis) et la paix« .
EN COMPLÉMENTAIRE
Depuis septembre 2001, l’humanité a franchi une porte où l’on voit se dessiner deux routes en sens contraire. Le 11 septembre avec son spectacle stupéfiant de tours pulvérisées fut le rite de passage vers une nouvelle époque. Le monde entier fut averti du tournant brutal avec les effets spéciaux d’un grand spectacle à l’américaine. La mise en scène, grandiose et stupéfiante, était à la mesure du message que les producteurs du film voulaient transmettre. A ceux qui n’ont toujours rien compris, que peut-on encore ajouter?
Si devant le spectacle effarant des plus hautes tours du monde s’effondrant sur elles-mêmes, on n’a pas vu l’extraordinaire manipulation en direct, et qu’on s’est laissé bercer par les explications officielles, c’est que la conscience a perdu sa faculté de voir le mensonge, ou bien, plus grave encore, qu’elle a abdiqué devant l’imposture en s’en faisant complice.
C’est là le signe d’un clivage radical entre deux types d’humanité: ceux qui aiment la vérité et ceux qui la nient et la combattent, activement ou passivement. C’est pourquoi nous disons que l’ humanité s’est scindée en deux. Derrière le caractère invraisemblable des événements de septembre 2001, ne pas ressentir de doute, c’est déjà avoir perdu son libre-arbitre. Il est admissible de ne pas savoir interpréter ces événements rocambolesques car tout cela est trop compliqué – et qui comprend vraiment? – mais croire dans la thèse du complot ourdi par un Ben Laden fantôme, par ailleurs formé par la CIA, c’est montrer à l’évidence qu’on a basculé dans le camp des victimes des super-menteurs.
Deux directions s’offrent à nous: l’une est largement ouverte vers l’emprisonnement dans l’ordre mondial de l’élite, et l’autre s’élève dans la lumière d’une conscience éveillée.
Les deux humanités
Septembre 2001 est une date qui a été enregistrée dans les annales occultes comme la fin de notre cycle de civilisation et le début d’une nouvelle période. La civilisation humaine en tant que telle n’existe plus, et nous sentons bien que quelque chose d’autre est en train d’apparaître.
Cette date est très précisément indiquée dans la chronologie gravée dans la pierre de la grande pyramide de Giseh. Les anciens sages égyptiens, experts dans la science des cycles cosmiques et planétaires, n’étaient pas des dilettantes, et s’ils font cesser le cycle actuel en septembre 2001, c’est que telle est la vérité. Ils ont voulu nous indiquer que l’histoire s’arrête là. Après cette date, mystère…
Depuis 2001, tout est caricatural et factice, sauf les morts et les bénéfices qui vont multiplier la fortune des banques qui prêtent l’argent de l’armement au gouvernement américain, dont le peuple est dépossédé de lui-même à cause de la dette.
Revenons au problème, c’est-à-dire à notre état de conscience face à la situation présente et aux perspectives d’avenir. Il s’agit pour nous d’un enjeu de conscience et le fracas du monde est secondaire, comme un bruit de fond, dont on peut faire abstraction jusqu’à l’oublier. Moins on se branche sur les médias de masse, et plus on préserve son intégrité.
Nous avons parlé des deux directions en sens contraire où s’est engagée l’humanité. D’abord le grand nombre, qui depuis la date fatidique du passage initiatique de septembre 2001, a plus ou moins délibérément choisi de suivre aveuglément ce que ses dirigeants lui ordonnent. On objectera que les gens se méfient souvent de l’information officielle, mais s’ils doutent un court instant, le matraquage finit par emporter leur adhésion aux thèses officielles. Ils écoutent mais n’entendent pas. Ils regardent mais ne voient pas. Ce n’est pas nouveau, mais c’est devenu effrayant. Observez comment les gens peuvent admettre certains faits en privé, mais combien ils acceptent l’instant d’après la pensée dominante sécuritaire. C’est une loi physique, et nous avons tous à fournir un effort pour ne pas nous faire happer par la puissance émotionnelle collective.
En ce qui concerne le groupe majoritaire conformiste, on lui met sous les yeux des mystifications inimaginables, et il ne capte rien, ou préfère ne rien voir.
Sans rancune, mais nos chemins se séparent. Vouloir les convaincre est inutile. Intéressons-nous plutôt à l’autre groupe, certes très minoritaire, et qui se gratte encore la tête avec perplexité en se disant: «Il y a quelque chose qui cloche!» En faisant preuve d’optimisme, disons qu’ils représentent 10 % de la population mondiale. Cette minorité est en train de muter dans un sens tout à fait nouveau. C’est plutôt réjouissant. Et même si ce n’était que 1 % du total, soyons de ceux là.
La minorité de conscience
Cette minorité dissidente, si l’on peut la nommer ainsi, est répartie sur toute la Terre, à travers toutes les races, les classes, les cultures et les religions. Progressivement, sous la pression des événements mondiaux, ces êtres vont se reconnaître, et se découvrant appartenir à la même «fraternité spirituelle», ils mettront en pratique la parole: «Aime ton prochain comme toi-même».
Ayant passé avec succès le test de conscience de 2001, ceux-là se découvriront unis dans une fraternité qui ne doit rien au simulacre humanitaire de l’ordre mondial. Quant aux innombrables ayant abdiqué devant ce qu’il faut bien nommer la «puissance du mal», non par méchanceté, mais par ignorance et lâcheté, ils prendront la voie de l’endurcissement qui les transformera en des êtres robotiques, dangereux et immoraux. Non qu’ils soient mauvais, mais parce qu’ils croient devoir obéir à leurs bergers qui les conduiront là où ils n’iraient pas. En termes spirituels, c’est ce qu’on nomme un «jugement». C’est un processus cyclique entre deux périodes qui permet de soustraire du collectif un groupe de pionniers dont la mission est de devancer la marche collective afin de l’accélérer. En l’absence de pionniers, tout le monde reste en arrière. Il n’y a rien d’injuste ou de cruel dans ce processus qui s’est déroulé maintes fois depuis l’origine des civilisations. Il est nécessaire de sauver les germes de conscience du flot régressif qui risque de l’emporter. Il n’y a rien de personnel ou d’égotique, et nul ne doit interpréter cette sélection comme un privilège donné à quelques uns, car c’est une lourde responsabilité. La conscience implique un devoir plus grand. Il faut des pionniers, sinon tout se perd.
Notre compassion va vers l’humanité qui est retenue par la psychose sécuritaire. Mais notre amour doit se tourner vers ceux qui désirent la libération de l’homme au sens spirituel.
Il faut sauver l’amour du naufrage, et pour cela, il est indispensable de garder la tête hors du noir courant de l’inconscience où sont plongées nombre de personnes que nous aimons. Elles démontrent déjà de l’animosité à notre égard lorsque leurs croyances sont ébranlées par les faits. Mais le phénomène le plus inquiétant est la manifestation d’une mauvaise foi d’un genre redoutable. Elle se résume par cette attitude: «Je sais bien que c’est mauvais mais je le fais quand même».
Il faut appliquer un critère de lucidité qui consiste à ne plus accueillir l’information d’où quelle provienne sans la filtrer par notre décodeur interne et notre raison aux aguets. La minorité consciente qui ne gobe plus les bobards de l’establishment est la cible d’attaques subtiles car on connaît ses points faibles, particulièrement son idéalisme et son goût pour les belles espérances.
D’un côté, ceux qui nous flattent avec leurs « messages » célestes pour nous maintenir dans une douce inconscience, et de l’autre ceux qui nous effraient pour nous vendre des systèmes de protection coûteux et dérisoires.
Les gens disent parfois: «Cela ne nous laisse aucun espoir», et cette remarque nous renseigne sur l’attente d’un miracle qui est dans l’air. Nous répondons: «Puisque vous désirez un miracle, attendez-vous à ce qu’on vous en propose! Vous devriez plutôt devenir votre propre lumière, et réaliser en vous-même le seul miracle qui compte, à savoir devenir conscient, fort et libre.» Mais pour celui qui a reçu «l’implant» de l’attente messianique, ce sont là des paroles peu satisfaisantes.
Perspectives pour l’avenir
Parlons donc des perspectives d’avenir, pour autant que nous puissions voir quelque chose dans ce brouillard. En réalité, le cours de l’histoire extérieure est déjà tracé de longue date, et c’est pourquoi les dirigeants de la planète – usurpateurs au demeurant – n’ont plus de pudeur à étaler leurs trafics. Les masses sont devenues si apathiques qu’elles iront dans le sens qu’on leur indique. C’est une affaire entendue. Dès lors, pourquoi les maîtres tergiverseraient-ils? La crise du Proche-Orient doit permettre d’allumer un incendie contrôlé. La chaotisation actuelle est orchestrée de main de maître.
Intuitivement, nombre de gens simples ressentent que quelque chose ne tourne pas rond, mais au final, ils se conforment aux ordres des médias, en portant au pouvoir des bandits doublés de super-menteurs dont la religion avérée est le satanisme. Ce fait révèle l’affaissement de la conscience morale. Les gens légitiment le mensonge dès l’instant où ils se sont laissés irradier par les messages subliminaux de la télévision.
C’est elle qui gouverne la volonté des masses et des classes moyennes. Seule une faible minorité échappe à l’embrigadement.
Quant aux événements actuels, selon toute vraisemblance, le lobby américano-sioniste, après avoir inventé le «complot terroriste international» cherche à énerver un peu les masses musulmanes, sachant qu’elles sont sous contrôle, plus intéressées par les rêves de Dallas que par le revival islamique. Et si elles descendent dans la rue au lieu de regarder le match en buvant du Coca, c’est qu’on les a poussées par un féroce bombardement d’ondes capable de déclencher une crise de fanatisme.
Le but de la crise au Proche-Orient est de focaliser l’angoisse du monde sur une région hautement magique qui fut le berceau du cycle des civilisations occidentales. Le serpent se mord la queue. Tout retourne au point de départ. Cette manœuvre pour tendre le fil jusqu’à son degré de résistance maximal permet d’amener progressivement une crise planétaire.
Les organisateurs savent où ils vont et comment ils vont y arriver. Cela demeure pour nous très tortueux et surréaliste. La crise finale s’alimente entre ces deux extrêmes: la menace de guerre d’un côté et l’espoir de paix de l’autre. La manipulation consiste à réguler ces deux courants par une propagande amplifiant les pulsions de révolte et de violence d’un côté, tout en stimulant le désir de paix et de sécurité de l’autre. Ces paroles sont sans doute pénibles aux oreilles des idéalistes qui sont tombés les yeux fermés dans la deuxième attitude, respectable au demeurant, mais qui témoigne d’une absence de lucidité. Voulons-nous être des billes dans le flippeur des maîtres du monde? Alors, continuons à prendre parti en faveur du bien ou du mal.
La menace d’un conflit généralisé débouchant sur une crise mondiale amènera une confusion et une détresse dont on ignore l’ampleur. S’agit-il de déclencher un véritable déluge générant des catastrophes naturelles qui mettront les populations à genoux ? On ne sait jusqu’où le seuil de tolérance de l’humanité peut aller, mais un effondrement économique devrait suffire à inciter les masses à implorer le ciel.
Il ne sera pas difficile de lancer à la télévision le slogan «paix et sécurité!» pour que plusieurs milliards de poitrines le reprennent en chœur. Tout cela sera suggéré au bon moment, et c’est pourquoi les maîtres de la guerre entretiennent un mouvement pacifiste international et ont conservé jusqu’à ce jour les structures religieuses qui seront jetées après usage.
Lorsque l’humanité sera plongée dans la crainte d’une chaotisation, alors les dirigeants de l’Ordre Mondial présenteront leur sauveur providentiel. Il faudra que l’humanité l’appelle de ses vœux, sinon cela ne pourra pas fonctionner. Vous voulez la paix et la sécurité? Vous voulez un miracle? Vous voulez le Messie? Et bien, vous l’aurez voulu!
* * *Attendons le bouquet final en ne cédant pas à la séduction émotionnelle comme nos frères humains dont le test du 11 septembre 2001 a prouvé que la barrière immunitaire psycho-spirituelle est très endommagée.
C’est pourquoi il y a deux groupes humains en présence sur la Terre, et ils se séparent l’un de l’autre à grande vitesse presque de jour en jour. La minorité consciente est face à la multitude qui pourrait devenir hostile lorsqu’on la suggestionnera dans ce sens. Il va falloir se préparer à une longue résistance et peut-être à des persécutions. C’est pourquoi il est temps de développer notre force intérieure. Nous sommes devant une occasion de mutation exceptionnelle.
C’est, bien sûr, le sermon exotérique straussien pour la consommation de masse américaine. Même les Zuckert doivent admettre : « L’une des questions très difficiles soulevées par la vision composite de Strauss que nous venons de résumer concerne la relation entre le côté idéaliste wilsonien et le côté réaliste machiavélique. Il y a, pour le moins,une tension entre les deux. Strauss s’est émerveillé du pouvoir de la télévision et du cinéma pour façonner l’opinion publique et l’émotion. C’était un critique amateur du cinéma « occidental », un genre qu’il considérait comme un cas réussi de construction mythique nationale fondée sur une distinction nette entre les bons (nous) et les méchants (eux). Selon son élève Stanley Rosen (s’exprimant dans le documentaire d’Adam Curtis sur la BBC, The Power of Nightmares, premier épisode à 8h49), l’émission télévisée préférée de Strauss était Western Gunsmoke. Cette émission « a eu un effet salutaire sur le public américain, car elle montrait le conflit entre le bien et le mal d’une manière qui serait immédiatement intelligible pour tout le monde ». Ce n’est pas un hasard si en 1980, les néoconservateurs ont misé tous leurs jetons sur l’acteur occidental d’Hollywood Ronald Reagan, un homme qui a un jour résumé sa vision politique en ces termes : » La différence entre le bien et le mal semble aussi claire que les chapeaux blancs (ou noirs ou des sombreros) que les cow-boys à Hollywood portaient toujours pour que vous sachiez dès le début qui était le bon gars et qui était le vilain.« Strauss était bien conscient, comme Neal Gabler, que la culture hollywoodienne en général était la création d’émigrés juifs d’Europe de l’Est [4]. Dans le documentaire Hollywoodism: Jews, Movies and the American Dream (1998), Gabler dit que « la grande ironie de tout Hollywood est que les Américains en viennent à se définir par « l’Amérique de l’ombre » qui a été créée par les immigrants juifs d’Europe de l’Est ». L’attachement de Strauss au judaïsme est probablement la partie la plus ésotérique de son enseignement, en ce sens qu’elle est la moins publique. Même Drury reste très insaisissable à ce sujet : elle s’en tient à la fiction selon laquelle les néocons sont des impérialistes de droite américains. Elle prend le « nationalisme » américain autoproclamé d’Irving Kristol pour argent comptant, et elle ignore que certains des rédacteurs ou des proches collaborateurs du Projet pour un nouveau siècle américain ont également écrit des rapports secrets à Benjamin Netanyahou recommandant une politique agressive d’expansion territoriale. Drury cite Harry Jaffa, l’un des premiers doctorants de Strauss. étudiants, en disant que « l’Amérique est la Sion qui illuminera le monde entier ». L’ironie et le sens cryptique lui manquent définitivement : l’Amérique mettra le feu au monde pour Sion. C’est ce que les néocons ont vraiment fait. Nous avons ici une illustration du mensonge à deux étages, une technique familière à ceux que Schopenhauer appelait « les grands maîtres du mensonge » (cité par son disciple autrichien le plus célèbre). Ayant levé le voile du mensonge « exotérique » des Straussiens (le mythe de l’Amérique contre le Mal), Drury est convaincue qu’elle voit leur vérité « ésotérique » (l’Amérique a besoin du mythe), alors qu’en fait il ne s’agit que d’un mensonge plus sophistiqué. La vérité est encore un niveau en dessous. Avec son documentaire de la BBC The Power of Nightmares, Adam Curtis est un autre exemple d’intellectuel qui effleure à peine la mince surface de la propagande néoconservatrice et croit à l’épaisse couche de mensonges sous-jacente. Curtis pense que, pendant la guerre froide, Strauss et les Straussiens voulaient fournir aux Américains un ennemi mythique et maléfique, comme moyen « de sauver le pays de la décadence morale, . . . de réengager le public dans une vision grandiose du destin de l’Amérique, qui donnerait un sens et un but à leur vie ». Bien sûr, Curtis doit alors expliquer pourquoi, sous cette noble justification patriotique, les néocons ont entraîné les États-Unis dans des guerres illégitimes causant des dommages irrémédiables à la nation. Curtis n’arrivait pas à se convaincre que les néocons déclenchent des guerres mondiales juste pour remonter le moral des Américains. Il spécule donc plutôt que les néocons sont si stupides qu’ils sont tombés dans le piège de leurs propres mensonges :« Ce qui avait commencé comme le genre de mythe que Leo Strauss avait dit être nécessaire pour le peuple américain est devenu de plus en plus considéré comme la vérité par les néoconservateurs. Ils ont commencé à croire à leur propre fiction » (épisode 1). Et encore dans l’épisode 2 : » dans les années 1970. . . Paul Wolfowitz, Richard Perle et d’autres néoconservateurs avaient entrepris de réaffirmer le mythe de l’Amérique comme un pays unique, dont le destin était de lutter contre le mal à travers le monde. Maintenant au pouvoir, ils en étaient venus à croire à ce mythe. Ils se considéraient comme des révolutionnaires qui allaient transformer le monde, à commencer par la défaite de l’Empire du Mal. »
Dans les années 70, Paul Wolfowitz, Richard Perle et d’autres néoconservateurs avaient entrepris de réaffirmer le mythe de l’Amérique comme un pays unique, dont le destin était de lutter contre le mal à travers le monde. Maintenant au pouvoir, ils en étaient venus à croire à ce mythe. Ils se considéraient comme des révolutionnaires qui allaient transformer le monde, à commencer par la défaite de l’Empire du Mal. Selon Curtis, les néocons se font tellement d’illusions qu’ils ont été trompés par leur propre mensonge une seconde fois, finissant par croire à la fausse « guerre contre le terrorisme » qu’ils avaient inventée initialement dans le seul but de garder le moral américain. Ils avaient décidé de créer le fantasme d’un « puissant réseau du mal, contrôlé depuis le centre par Ben Laden depuis son antre en Afghanistan. . . parce que cela correspondait à leur vision du destin unique de l’Amérique de mener une bataille épique contre les forces du mal à travers le monde. Mais encore une fois, selon Curtis, les néoconservateurs ont commencé à croire à leur propre mensonge, ce qui les a conduits à détruire innocemment le Moyen-Orient et la démocratie américaine dans le processus : « les néoconservateurs étaient maintenant de plus en plus enfermés dans ce fantasme,et ensuite, ils ont entrepris de découvrir le réseau en Amérique même. Je me demande si Curtis lui-même croit ce qu’il dit, ou fait semblant de le croire. Quoi qu’il en soit, cela montre l’efficacité du mensonge à deux étages. C’est une stratégie dialectique : les menteurs de premier niveau doivent pouvoir compter sur les menteurs de second niveau et leurs idiots utiles – l’opposition contrôlée – pour les couvrir en feignant de les exposer. Par exemple, les Israéliens d’abord ont besoin d’un Chomsky pour les protéger de l’accusation de trahison et dire aux Américains avec un demi-cerveau que, quel que soit le mal d’Israël, elle le fait parce que l’Amérique l’oblige à le faire (théorie « The Fateful Triangle ») .
Dans le cas du 11 septembre, Israël se cache derrière deux faux drapeaux : sous le mensonge de premier niveau – « Al-Qaïda l’a fait » – a été planté le mensonge de deuxième niveau (ou demi-mensonge) – « L’Amérique l’a fait » —, comme l’ expliquait le regretté et bienheureux Victor Thorn en 2011 : En substance, le « mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » a été créé avant le 11 septembre 2001 comme un moyen de supprimer les informations relatives à la complicité israélienne. En 2002-2003, des « vérités » ont commencé à apparaître lors de rassemblements avec des pancartes indiquant « le 11 septembre était un travail de l’intérieur ». Au départ, ces signes ont donné de l’espoir à ceux qui ne croyaient pas aux couvertures absurdes du gouvernement et des médias grand public. Mais ensuite, une terrible prise de conscience a émergé : le slogan « Le 11 septembre était un travail de l’intérieur » était probablement le plus grand exemple de propagande israélienne jamais conçu. » La règle de base de toutes ces astuces peut être formulée comme ceci : mentir gros aux masses, mais avoir un plus petit mensonge prêt pour quelques-uns. Soit dit en passant, la raison pour laquelle le grand mensonge fonctionne le mieux pour les masses a été expliquée en 1925 par un célèbre antisémite autrichien : Dans la simplicité primitive de leur esprit, ils [les grandes masses] seront plus facilement victimes d’un gros mensonge que d’un petit mensonge, puisqu’ils disent parfois eux-mêmes de petits mensonges, mais auraient honte de dire un mensonge trop gros. Ils n’envisageraient jamais de dire eux-mêmes un mensonge d’une telle ampleur, ou sachant que cela exigerait une telle impudence, ils ne considéreraient pas qu’il soit possible qu’il soit raconté par d’autres. Même après avoir été éclairés et avoir montré que le mensonge est un mensonge, ils continueront à douter et à vaciller pendant longtemps et continueront de croire qu’il doit y avoir une part de vérité derrière cela, et qu’il doit y avoir une autre explication. Pour cette raison, une partie du mensonge le plus audacieux et le plus effronté est sûre de rester. C’est un fait que tous les grands menteurs et sociétés de menteurs de ce monde ne connaissent que trop bien et qu’ils utilisent régulièrement. La déception straussienne doit être comprise comme à deux étages. Quiconque pense que les fantasmes exotériques des Straussiens sont motivés par une forme de préoccupation pour l’Amérique (ses valeurs, son empire, etc.) est victime de leurs mensonges ésotériques. La clé pour comprendre l’essence du straussianisme est le mot que Curtis ne prononce jamais dans son documentaire de trois heures sur les straussiens : Israël. Pour avoir un aperçu du sionisme de Strauss, nous devons nous tourner vers une source primaire (que Drury, à son honneur, mentionne) : sa conférence de 1962 à la Fondation Hillel, « Pourquoi nous restons juifs » , l’une de ses communications orales enregistrées rendues accessibles à le public dans les années 90. Strauss commence sa conférence en déclarant que, pour une fois, « je ne tournerai pas autour du pot à tous égards ». Puis il révèle que, « depuis très, très tôt le thème principal de mes réflexions a été ce qu’on appelle la ‘question juive’ », ce qui en surprendra beaucoup. Son message principal à son auditoire juif américain est : « Retournez à la foi juive, retournez à la foi de nos ancêtres. Drury considère la défense de Strauss de la « foi juive » comme une forme de tromperie ou d’hypocrisie, puisque Strauss est un athée déclaré et appelle ouvertement le judaïsme une « illusion héroïque » et « un rêve » (comme « aucun rêve plus noble n’a jamais été rêvé ») . Mais l’accusation est injuste, je pense, parce qu’elle néglige les qualifications de Strauss de « foi » et de « rêve ». Tout d’abord, Strauss précise que, par « foi », il n’entend pas nécessairement « croyance », mais « fidélité, loyauté, piété au sens latin ancien du mot pietas.» Deuxièmement, immédiatement après avoir qualifié le judaïsme de « rêve », Strauss ajoute que « le rêve s’apparente à une aspiration. Et l’aspiration est une sorte de divination d’une vision énigmatique. Bien qu’il n’élabore pas, c’est assez clair : pour Strauss, la judéité n’est pas un choix de Dieu, mais un choix de soi. C’est un point de vue très courant parmi les intellectuels juifs, apparenté à la notion kabbalistique selon laquelle Yahweh est comme l’âme collective du peuple juif. Dans un « Essai sur l’âme juive » (1929), par exemple, Isaac Kadmi-Cohen écrit que « la divinité dans le judaïsme est contenue dans l’exaltation de l’entité représentée par la race ». C’est pourquoi les Juifs peuvent être des non-croyants en Dieu tout en croyant en la promesse de Yahweh. Lorsque Drury reproche à Strauss de ne s’intéresser qu’aux avantages politiques de la religion,« Elle doit savoir qu’il ne s’agit pas forcément d’une trahison de la tradition juive. L’idée que la prophétie a une « mission politique » (Strauss,Philosophie et droit ) est une évidence pour de nombreux sionistes laïcs. Le passage central de la conférence de Strauss « Pourquoi nous restons juifs » est une longue citation de l’ aphorisme 205 de l’Aube du jour de Nietzsche , dans lequel Nietzsche prédit que les Juifs deviendront « les seigneurs de l’Europe ». Après dix-huit siècles de formation en Europe, dit Nietzsche, « les ressources psychiques et spirituelles des Juifs d’aujourd’hui sont extraordinaires. Entre autres atouts, « ils ont compris comment créer un sentiment de puissance et de vengeance éternelle à partir des métiers mêmes qui leur étaient laissés ». Pour cette raison, dit Nietzsche (cité par Strauss) : à un moment donné, l’Europe peut tomber comme un fruit parfaitement mûr dans leur main, qui ne tend la main que par hasard. En attendant, il leur faut se distinguer dans tous les domaines de distinction européenne et figurer parmi les premiers, jusqu’à ce qu’ils soient assez avancés pour déterminer eux-mêmes ce qui distingue. On les appellera alors les inventeurs et guides des Européens. Strauss note que « l’Europe » devrait maintenant être remplacé par « l’Occident » dans l’aphorisme de Nietzsche, et commente que c’est « la déclaration la plus profonde et la plus radicale sur l’assimilation que j’ai lue ». Il pourrait bien être, en fait, la clé de l’agenda straussien. L’assimilation comme dissimulation et comme stratégie à long terme pour le suprémacisme juif est la seule assimilation que Strauss approuve. Dans cette même conférence, Strauss critique le sionisme politique comme appartenant au mauvais type d’assimilation, puisqu’il cherchait à créer une nation comme les autres. Si Israël devenait une nation comme les autres, l’identité juive périrait, car l’identité juive est fondée sur la persécution inhérente à la dispersion. Strauss appelle à un « sionisme religieux » qui transcende le projet national. Il croit que les Juifs doivent continuer à être une nation dispersée parmi d’autres nations. Pourtant, Strauss félicite l’État d’Israël d’avoir donné l’exemple avec son interdiction des mariages mixtes, accomplissant « un acte de nettoyage ou de purification nationale », « une réaffirmation de la différence entre Juifs et non-Juifs ». Strauss a également défendu le racisme d’État d’Israël dans la National Review :Le sionisme politique, écrit-il, « a rempli une fonction conservatrice » en enrayant la « marée de nivellement « progressif » des vénérables différences ancestrales ». L’accent mis par Strauss sur l’endogamie va au cœur même de la Torah, qui insiste sur la stricte égalité entre le monothéisme et la pureté raciale ; commettre l’idolâtrie (« servir d’autres dieux ») et épouser des non-juifs sont une seule et même chose (par exemple Deutéronome 7 :3-4 et Nombres 25 :1-2). Toutes les lois juives sont essentiellement des murs construits autour du devoir sacré : garder le sang ! « Tout est race, il n’y a pas d’autre vérité », a écrit un autre juif « assimilé ». Ce que Strauss dit des autres nations en relation avec la nation juive prouve également la compréhension et l’approbation pénétrantes de Strauss de l’idéologie biblique : se référant à « l’antijudaïsme de l’Antiquité classique tardive, lorsque nous… . . ont été accusés par les païens romains d’être convaincus de haine de la race humaine », ajoute-t-il : Je soutiens que c’était un très grand compliment. Et je vais essayer de le prouver. Cette accusation reflète un fait indéniable. Car la race humaine se compose de plusieurs nations ou tribus ou, en hébreu, goyim. Une nation est une nation en vertu de ce qu’elle admire. Dans l’antiquité, une nation était une nation en vertu de son respect pour ses dieux. Ils n’avaient pas d’idéologies à l’époque ; ils n’avaient même pas d’idées à l’époque. Au sommet, il y avait les dieux. Et maintenant, nos ancêtres affirmaient a priori, c’est-à-dire sans regarder aucun de ces dieux, que ces dieux étaient des riens et des abominations, que les plus hautes choses de toute nation étaient des riens et des abominations. L’adhésion de Strauss au programme biblique de domination juive du monde est la moins mentionnée, mais sans doute la caractéristique la plus importante de l’enseignement ésotérique de Strauss. La deuxième caractéristique la plus importante est son machiavélisme. Strauss admirait beaucoup Machiavel, le philosophe politique du XVe siècle qui rejetait la notion classique selon laquelle la vertu devrait être le fondement du pouvoir, et affirmait que seule l’apparence de la vertu compte, et que le prince qui réussit doit être un « grand simulateur » qui « manipule et contre l’esprit des gens. Dans ses Réflexions sur Machiavel, Strauss se démarque de la tendance à vouloir minimiser l’immoralité de l’auteur du Prince, et est plutôt d’accord avec la « simple opinion » qui considère sa théorie politique comme immorale. Relativiser l’immoralité de Machiavel, dit Strauss, « empêche de rendre justice à ce qui est vraiment admirable chez Machiavel ; l’intrépidité de sa pensée, la grandeur de sa vision et la gracieuse subtilité de son discours. La pensée de Machiavel est si révolutionnaire, croyait Strauss, que ses implications ultimes ne pouvaient être précisées : « Machiavel ne va pas jusqu’au bout du chemin ; la dernière partie du chemin doit être parcourue par le lecteur qui comprend ce qui est omis par l’écrivain. Pour cela, Strauss est le guide, car « découvrir à partir des écrits [de Machiavel] ce qu’il considérait comme la vérité est difficile ; ce n’est pas impossible. » La vérité de Machiavel n’est pas une lumière aveuglante,mais plutôt un abîme sans fond que seul le philosophe accompli peut contempler sans se transformer en bête : il n’y a pas d’au-delà, et ni bien ni mal, et donc l’élite dirigeante n’a pas besoin d’être inhibée par la moralité. Machiavel, selon Strauss, est un patriote d’un genre supérieur parce qu’« il se soucie plus du salut de sa patrie que du salut de son âme ». Pour Strauss, seules les nations peuvent être éternelles, puisque les hommes n’ont pas d’âme individuelle ; par conséquent, il n’y a pas de limites morales à ce qu’un patriote (sioniste) peut faire pour sa nation.est un patriote d’un genre supérieur car « il est plus soucieux du salut de sa patrie que du salut de son âme ». Pour Strauss, seules les nations peuvent être éternelles, puisque les hommes n’ont pas d’âme individuelle ; par conséquent, il n’y a pas de limites morales à ce qu’un patriote (sioniste) peut faire pour sa nation.est un patriote d’un genre supérieur car « il est plus soucieux du salut de sa patrie que du salut de son âme ». Pour Strauss, seules les nations peuvent être éternelles, puisque les hommes n’ont pas d’âme individuelle ; par conséquent, il n’y a pas de limites morales à ce qu’un patriote (sioniste) peut faire pour sa nation. Le sionisme et le machiavélisme sont des concepts si jumeaux dans la perspective straussienne que le disciple de Strauss, Michael Ledeen, membre fondateur de l’ Institut juif pour les affaires de sécurité nationale (JINSA), a émis l’hypothèse que Machiavel était un juif secret. « Écoutez sa philosophie politique, et vous entendrez la musique juive », a écrit Ledeen, citant le mépris de Machiavel pour l’éthique non violente de Jésus et son admiration pour le pragmatisme de Moïse, qui a pu tuer des milliers de personnes de sa propre tribu afin de établir son autorité. Le caractère crypto-juif de Machiavel est plausible : son nom pourrait provenir de l’hébreu Mashiah bé El, « Messie de Dieu ». Dans tous les cas, sa compréhension que la peur est le moyen le plus efficace de gouverner est exactement ce que vous attendez d’un Lévite. La menace de destruction en cas de non-respect de la loi mosaïque est un leitmotiv de la Torah : Et si, malgré cela, vous ne m’écoutez pas mais allez contre moi, j’irai contre vous avec fureur et vous punirai sept fois pour vos péchés. Tu mangeras la chair de tes propres fils, tu mangeras la chair de tes propres filles. Je détruirai vos hauts lieux et briserai vos autels d’encens ; J’empilerai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles immondes et je vous rejetterai. Je réduirai vos villes en ruines, etc. (Lévitique 26:27-31). La peur de la colère de Yahweh a été profondément intériorisée par le peuple juif, car elle a toujours été le moyen par lequel les élites juives contrôlent leur troupeau. La religion de l’Holocauste est une version laïque du Yahvisme. Si l’esprit d’une nation résulte de la menace – réelle ou imaginaire – de son ennemi, comme le croit Strauss, alors Israël a l’esprit le plus fort, car elle considère le reste du monde comme ses ennemis. Les Juifs sont « le peuple choisi pour la haine universelle », comme l’a écrit le proto-sioniste Leo Pinsker dans sa brochure Auto-Emancipation (1882). Il existe une complémentarité dialectique entre la menace perçue d’extermination et la lutte pour la domination du monde, car cette dernière est le seul moyen de surmonter la première. C’est l’essence de la paranoïa juive inoculée par la Bible.
Larry Silverstein,
En conclusion, Strauss a une vision très claire d’Israël comme une nation unique destinée – par le rêve le plus noble – à régner sur d’autres nations, et même à les détruire spirituellement, par tous les moyens immoraux possibles. On peut appeler sa vision pansionisme machiavélique, ou simplement suprémacisme juif. Quel que soit son nom, il est profondément biblique, aussi biblique que la philosophie politique de David Ben Gourion, le « père de la nation juive ». En 1962, la même année que la conférence de Strauss « Pourquoi nous restons juifs », Ben Gourion se plaignait au président Kennedy de la destruction imminente de sa nouvelle nation par les nazis égyptiens, mais en même temps il prédisait dans le magazine Lookque, dans 25 ans, Jérusalem « sera le siège de la Cour suprême de l’humanité, pour régler toutes les controverses entre les continents fédérés, comme prophétisé par Isaïe ». En effet, Isaïe a prophétisé : « Car la loi sortira de Sion et la parole de Yahvé de Jérusalem. Alors il jugera entre les nations et arbitrera entre plusieurs peuples » (2 :3-4). En d’autres termes, Israël gouvernera le monde. Isaïe, le prophète préféré des sionistes, a également déclaré : « La nation et le royaume qui ne vous serviront pas périront, et . . . sera entièrement détruite » (60 :12) ; « Vous sucerez le lait des nations, vous sucerez les richesses des rois » (60 :16) ; « Tu te nourriras de la richesse des nations, tu les supplanteras dans leur gloire » (61 :6). C’est le plan biblique de l’ordre mondial sioniste, également promis par le diable jaloux d’Israël dans le Deutéronome : « dévore tous les peuples que Yahvé ton dieu met à ta merci, ne leur montre aucune pitié » (7 :16) ; « il vous élèvera plus haut que toutes les autres nations qu’il a faites » (28:1); « Vous ferez de nombreuses nations vos sujets, mais vous ne serez soumis à aucune » (28 :12). Si nous ne creusons pas dans les racines bibliques du sionisme, nous ne pouvons pas comprendre le sionisme. Ben Gourion disait souvent : « Il ne peut y avoir aucune éducation politique ou militaire valable sur Israël sans une connaissance approfondie de la Bible. Cette déclaration doit être prise au sérieux. Si c’est vrai pour les dirigeants israéliens – et Benjamin Netanyahu ne s’y opposerait certainement pas -, alors c’est également vrai pour tous les analystes sérieux : il ne peut y avoir de réelle compréhension d’Israël et de son objectif de longue date, sans la connaissance de la Bible hébraïque. La conspiration sioniste pour la suprématie mondiale y est écrite en langage clair. Yahweh est un dieu sociopathe, et Yahweh est le dieu d’Israël, donc Israël est une nation sociopathe. C’est la simple vérité du sionisme, l’équation dont dérive finalement le 11 septembre. Remarques James Hepburn, Farewell America : Le complot pour tuer JFK, Penmarin Books, 2002, p. 269. Stephen Sniegoski, The Transparent Cabal: The Neoconservative Agenda, War in the Middle East, and the National Interest of Israel, Édition Enigma, 2008, p. 193. Sarah Schmidt, « The ‘Parushim’: A Secret Episode in American Sionist History », American Jewish Historical Quarterly 65, no. 2, décembre 1975, pp. 121-139, sur ifamericansknew.org/history/parushim.html . Benjamin Wurgaft, « A Cabal We Deserve : Leo Strauss, the Straussians, and Public Intellectual Culture », document de la réunion annuelle de l’APSA 2011, disponible sur https://ssrn.com/abstract=1900150 « Essai d’introduction » de Strauss à Moïse Maïmonide, Le guide des perplexes, vol. 1, University of Chicago Press, 1963, p. xiv-xv. Sur l’ésotérisme de Strauss, lisez Nicholas Xenos, « Leo Strauss et la rhétorique de la guerre contre le terrorisme » . Selon Xenos, Strauss a appris de Maïmonide que les vrais philosophes « écrivaient pour au moins deux publics différents. A un auditoire s’adressait le sens dit exotérique de leurs textes, qui était le niveau édifiant et superficiel, tandis qu’à un autre auditoire s’adressait un sens ésotérique, qui est enchâssé dans le texte mais que seules certaines personnes sont capables de tirer. « Leo Strauss, « Sur une écriture oubliée », dans Qu’est-ce que la philosophie politique ? (1959), p. 221-222. Interview de Drury en 2003 sur http://www.opendemocracy.net/en/article_1542jsp/ « Leo Strauss and the World of Intelligence (By Which We Do Not Mean Nous) », dans Kenneth L. Deutsch et John Albert Murley, éd., Leo Strauss, the Straussians, and the American Régime, Rowman & Littlefield, 1999. Ashton Carter, John Deutch et Philip Zelikow, « Catastrophic terrorism: Tackling the new danger », Foreign Affairs, 77 (1998), p. 80. Shadia Drury, Leo Strauss et la droite américaine, St. Martin’s Press, 1999, p. 23. Extrait des pages 1 à 20 de The Truth about Leo Strauss, sur press.uchicago.edu/Misc/Chicago/993329.html Cité dans David Hamilton Murdoch, The American West: The Invention of a Myth, Welsh Academic Press, 2001, p. 100. Neal Gabler, Un empire à part : Comment les Juifs ont inventé Hollywood, Anchor, 1989. Patrick J. Buchanan, « La guerre à qui ? Une clique néoconservatrice cherche à piéger notre pays dans une série de guerres qui ne sont pas dans l’intérêt de l’Amérique », The American Conservative, 24 mars 2003, sur https://www.theamericanconservative.com/articles/whose-war/ 2003 interview de Drury sur www.opendemocracy.net/en/article_1542jsp/ La transcription complète est disponible ici : http://aireform.com/wp-content/uploads/200410..-The-Power-of-Nightmares-The-Rise-of-the-Politics-of-Fear-aall-three -épisodes-combinés-A.Curtis-53p.pdf Leo Strauss, « Pourquoi restons-nous juifs : la foi et l’histoire juives peuvent-elles encore nous parler ? dans la philosophie juive et la crise de la modernité : essais et conférences dans la pensée juive moderne, éd. Kenneth Hart Green, State University of New York Press, 1997, pp. 311-356, en ligne ici . Un enregistrement audio est également accessible ici . Isaac Kadmi-Cohen, Nomades : Essai sur l’âme juive, Félix Alcan, 1929 (archive.org), p. 143. Drury, Leo Strauss et la droite américaine, op. cit., p. 56. Leo Strauss, « L’État d’Israël », National Review, vol. 3, n°1, 5 janvier 1957, p. 23, cité dans Drury, Leo Strauss and the American Right, op. cit., p. 41. Sidonia, à Coningsby de Benjamin Disraeli. Leo Strauss, Réflexions sur Machiavelli, University of Chicago Press, 1995, pp. 10-13. « What Machiavelli (A Secret Jew?) Learned from Moses », Jewish World Review, 7 juin 1999, sur www.jewishworldreview.com Leon Pinsker, Auto-Emancipation: An Appeal to His People by a Russian Jew (1882) , sur http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Zionism/pinsker.html . David Ben Gourion et Amram Ducovny, David Ben Gourion, Dans ses propres mots , Fleet Press Corp., 1969, p. 116. Dan Kurzman, Ben Gourion, Prophète du feu , Pierre de touche, 1983, p. 26.
Source : 9/11 Was a Straussian Coup
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Il y a 17 ans, les Etats-Unis étaient touchés en plein coeur par quatre attentats-suicides coordonnés par le groupe islamiste Al-Qaïda, faisant 2 977 victimes. A New York, éventrées par deux avions de ligne, les tours jumelles du World Trade Center s’effondraient. Retour en images sur une journée qui a sidéré et plongé le monde entier dans l’effroi.
Le matin du 11 septembre 2001, respectivement à 8h46 et à 9h03, deux avions de ligne percutent les tours jumelles du World Trade Center à New York.A côté de la première tour fumante, une vue de l’impact du deuxième avion dans la seconde tour. New York, le 11 septembre 2001.Les twin towers (tours jumelles) en feu, avec, au premier plan, un autre monument symbole de New York : l’Empire State Building.Impact laissé par l’un des deux avions de ligne qui se sont écrasés sur le World Trade Center, le 11 septembre 2001, à New York.Une personne se jette de l’une des tours du World Trade Center, lors des attentats du 11 septembre 2001, à New York.Des boules de feu et de la fumée sortent du haut des tours du World Trade Center. New York, le 11 septembre 2001.À 9h59, la Tour Sud (WTC2) du World Trade Center s’effondre, 55 minutes après l’impact du vol 175. New York, le 11 septembre 2001.Toujours l’effondrement de la Tour Sud (WTC2) du World Trade Center, vu depuis la rue. New York, le 11 septembre 2001.À 10h28, la Tour Nord (WTC1) du World Trade Center s’effondre à son tour, suite à l’impact du vol American Airlines 11. New York, le 11 septembre 2001.Policiers et passants fuient devant l’effondrement des tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001, à New York.On évacue des milliers d’habitants dans des lieux sécurisés, le 11 septembre 2001, à New-York.Scène de panique : chacun court pour essayer d’échapper à la chute des tours et aux incendies qui les ravagent, le 11 septembre 2001, à New York.Après l’effondrement des deux tours, des rescapés, recouverts de poussière, le 11 septembre, à New-York.Les pompiers arrivent sur les lieux pour tenter de limiter les dégâts et d’éteindre le feu, le 11 septembre, à New York.Après l’effondrement de la première tour, un homme seul se tient devant les décombres, le 11 septembre 2001, à New-York.Deux personnes marchant avec leurs affaires, après la chute des tours à New York, le 11 septembre 2001.Le 16 septembre 2001, des ouvriers inspectent les débris des tours du World Trade Center à New York, dans ce que l’on appelle Ground Zero (normalement employé pour désigner le point d’impact d’une bombe nucléaire).Dix jours plus tard, le 26 septembre 2001, des pompiers sont encore en alerte pour éteindre des foyers dans ce qu’il reste des tours du World Trade Center de New York.A Ground Zero, les ouvriers et le personnel de sauvetage continuent leur travail, six mois après les attentats. New York, le 7 mars 2002.La reconstruction se poursuit sur le site des attaques terroristes du World Trade Center à New York, le 26 février 2004.Le drapeau américain flotte sur une des grues de la reconstruction du World Trade Center, lors de la 7e commémoration des attentats de 2001 à New York, le 11 septembre 2008.A la place des deux tours, un mémorial et le One Trade Center sont érigés. Depuis le 90ème étage de ce dernier, on distingue les anciens emplacements des twin towers qui ont été conservés comme lieu de mémoire. New York, le 30 avril 2012.Depuis 2001, à chaque date anniversaire des attentat du 11 septembre, des projecteurs marquent l’emplacement des tours détruites en signe de commémoration. Sur cette photo prise depuis Bayonne dans le New Jersey, on reconnaît de gauche à droite : l’Empire State Building, le One Trade Center, la statue de la Liberté, le Brooklyn Bridge et le pont de Manhattan. New York, le 11 septembre 2011.Trois pompiers se recueillent au Memorial où les noms des victimes sont gravés. New York, le 11 septembre 2012.Une vue du Musée du Memorial (à gauche) construit entre les deux anciens emplacements des tours (devenus des bassins) et du One Trade Center, à New York, le 13 mai 2014.Avec trois ans de retard, le Musée du Memorial est inauguré le 15 mai 2014 par Barack Obama. Ici, le président américain (à droite) avec l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, devant les portraits des victimes.Dans le Musée du Memorial, plusieurs objets rassemblés sont les témoins de cette terrible journée. Ici, un camion de pompiers arraché par la violence du choc. New York, le 14 mai 2014.
Ici, des pièces de l’avion du vol American Airlines 11, au Musée du Memorial de New York, le 14 mai 2014.Le Musée du Memorial s’enfonce à près de 20 mètres en-dessous ce qu’il reste en surface des anciennes tours. Ici, la « dernière colonne » (à droite), ancien support de la tour sud du World Trade Center et qui a été la dernière à être retirée de Ground Zero.Inauguré le 3 septembre 2014, le One Trade Center fait désormais parti de la skyline new-yorkaise.
On oublie trop souvent que 3 tours se sont effondrées!
…mais rien n’explique l’effondrement du WTC 7 quelques minutes après les 2 tours!
Un journaliste de la chaîne américaine CBS News a filmé au plus près les minutes qui ont suivi les attentats contre les Twin Towers. Des images restaurées viennent d’être rendues publiques.
Un immeuble en flamme, le souffle d’une explosion, un épais nuage noir et des rescapés qui tentent de fuir. Une vidéo inédite des minutes qui ont suivi les attentats du World Trade Center le 11 septembre 2001 a été rendue publique le 31 août dernier. Visibles sur Youtube, les images ont déjà été vues, à ce jour, plus de 7,6 millions de fois.
C’est un ancien cameraman de la chaîne américaine CBS News qui les a filmées. Ce 11 septembre 2001, peu de temps après que les avions pilotés par des membres du groupe terroriste al-Qaïda ont percuté les tours jumelles, caméra au poing, il approche peu à peu du World Trade Center. Au début de la vidéo, le nuage gris est déjà dense. Les secouristes, recouverts de poussière et toussant, reviennent chercher un peu d’air frais. Ils sont alors pris en charge, de l’oxygène leur est donnée.
« Une tour s’est effondrée. Nous pensons que ce c’est ce qui s’est passé… Tout le monde court comme… », témoigne l’un d’entre eux.
Mark LaGanga va s’approcher du World Trade Center. Au fil de son parcours, le chaos. Un épais tapis de poussière et de papiers recouvre les trottoirs. Dans l’atmosphère règne un calme pesant. Seul le bruit lointain des sirènes de pompiers et les alarmes percent le silence lourd. Quelques minutes plus tard, le cameraman entre dans le hall de la tour nord. Le building a été frappé à 8h46 par le vol American Airlines 11. 92 personnes se trouvaient à bord.
Le haut du bâtiment est en flamme. Désormais, on sait que des centaines de salariés sont piégés dans les étages, 1.344 personnes sont mortes dans la tour nord. L’un des secouristes dira pourtant ce jour-là que tout le monde a été évacué, preuve du chaos et de la terreur qui règne ce jour-là en plein coeur de New York. Mark LaGanga interroge des salariés des deux tours. Complètement perdus, ils fuient, sacoche de travail à l’épaule.
L’image la plus saisissante de cette séquence de 29 minutes est peut-être lorsque le cameraman filme l’effondrement de la tour dans laquelle il se trouvait quelques minutes plus tôt. Un assourdissant bruit d’effondrement, des dizaine de personnes fuyant à toute allure, un épais nuage noir, Mark LaGanga est lui-même aspiré par le souffle de l’immeuble. Pendant quelques minutes, son écran est noir, la poussière recouvrant son objectif. Seul le bruit perdure, celui d’un long et interminable éboulis puis des cris.
« Que s’est-il passé? », interroge-t-il. « Le haut de la tour s’est effondré, lui répond un employé conscient du miracle d’être encore en vie. « J’ai 69 ans et je peux encore courir. »
Au total, 2977 personnes sont mortes lors de ces attaques terroristes, et plus de 6000 ont été blessées.
Détails de l’écrasement du WTC-7 sur lui-même.Le WTC-7 au sol.
Thierry Meyssan : Lettre ouverte au président Trump !
Lettre ouverte au Président Trump sur les conséquences du 11-Septembre !
par Thierry Meyssan
Monsieur le président, Les crimes du 11 septembre 2001 n’ont jamais été jugés dans votre pays. C’est en tant que citoyen français ayant dénoncé le premier les incohérences de la version officielle et ouvert mondialement le débat sur la recherche des vrais coupables que je vous écris. Lorsque nous sommes jurés d’un tribunal pénal, nous devons déterminer si le suspect qui nous est présenté est coupable ou non et, éventuellement, quelle peine doit lui être infligée. Lorsque nous avons assisté aux événements du 11-Septembre, l’administration Bush Jr. nous a affirmé que le coupable était Al-Qaïda et que la peine serait le renversement de ceux qui l’avaient aidé : les Talibans afghans, puis le régime irakien de Saddam Hussein. Cependant quantité d’indices attestent l’impossibilité de cette thèse. Si nous étions des jurés, nous déclarerions alors objectivement les Talibans et le régime de Saddam Hussein innocents de ce crime. Bien sûr, nous ne saurions pas pour autant qui est le vrai coupable et cela nous frustrerait. Mais nous ne concevons pas de condamner des innocents d’un tel crime parce que nous n’avons pas su, ou pu, en trouver les coupables. Nous avons tous compris que de hautes personnalités mentaient lorsque le secrétaire à la Justice et le directeur du FBI, Robert Mueller, ont révélé les noms des 19 pirates de l’air présumés. Car nous avions déjà sous les yeux les listes divulguées par les compagnies d’aviation de la totalité des passagers embarqués ; listes sur lesquelles aucun de ces suspects ne figurait. À partir de quoi nous avons accumulé de forts soupçons vis-à-vis du « gouvernement de continuité », cette instance chargée de prendre le relai des autorités élues si celles-ci venaient à mourir lors d’une confrontation nucléaire. Nous avons émis l’hypothèse que ces attentats masquaient un coup d’État, conforme à la méthode qu’Edward Luttwak avait imaginée : maintenir l’apparence de l’Executif, mais lui imposer une autre politique.
Dans les jours qui ont suivi le 11-Septembre, l’administration Bush a pris plusieurs décisions. la création de l’Office of Homeland Security et le vote d’un volumineux Code anti-terroriste rédigé longtemps à l’avance, l’USA Patriot Act. Pour les affaires que l’administration qualifie elle-même de « terroristes », ce texte suspend la Bill of Rights qui avait fait la gloire de votre pays. Il déséquilibre vos institutions. Il assure, deux siècles plus tard, le triomphe des grands propriétaires qui rédigèrent la Constitution et la défaite des héros de la guerre d’indépendance qui exigèrent qu’on lui ajoute la Bill of Rights. le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, créa l’Office of Force Transformation, sous le commandement de l’amiral Arthur Cebrowski. Il présenta immédiatement un plan, conçu de longue date, prévoyant de contrôler l’accès aux ressources naturelles des pays du Sud. Il exigeait de détruire les structures étatiques et la vie sociale dans la moitié du monde non encore globalisée. Simultanément, le directeur de la CIA lança la « Matrice de l’attaque mondiale », un ensemble d’opérations secrètes dans 85 pays dont Rumsfeld et Cebrowski entendaient détruire les structures étatiques. En considérant que seuls les pays dont les économies étaient globalisées seraient stables et que les autres seraient détruits, les hommes du 11-Septembre placèrent les Forces armées US au service d’intérêts financiers transnationaux. Ils trahirent votre pays et en firent le bras armé de ces prédateurs. Depuis 17 ans, nous voyons ce que donne à vos concitoyens le gouvernement des successeurs de ceux qui rédigèrent la Constitution et s’opposèrent sans succès à l’époque à la Bill of Rights : les riches sont devenus des super-riches, tandis que la classe moyenne a été diminuée par cinq et que la pauvreté s’est étendue. Nous voyons aussi la mise en œuvre de la stratégie Rumsfeld-Cebrowski : de prétendues »guerres civiles » ont dévasté la quasi-totalité du Moyen-Orient élargi. Des villes entières ont été rayées de la carte de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Arabie saoudite et la Turquie qui pourtant n’étaient pas, elles, en guerre.
En 2001, seuls deux citoyens US ont dénoncé les incohérences de la version bushienne, deux promoteurs immobiliers : le démocrate Jimmy Walter qui a été contraint de s’exiler, et vous-mêmes qui êtes bientôt entré en politique et avaient été élu président. En 2011, nous avons vu le commandant de l’AfriCom être relevé de sa mission au profit de l’Otan pour avoir refusé de soutenir Al-Qaïda afin de renverser la Jamahiriya arabe libyenne. Puis, nous avons vu le LandCom de l’Otan organiser le soutien occidental aux jihadistes en général et à Al-Qaïda en particulier pour renverser la République arabe syrienne. Ainsi les jihadistes, qui étaient considérés comme des « combattants de la liberté » contre les Soviétiques, puis comme des « terroristes » le 11-septembre, redevenaient les alliés de l’État profond qu’ils n’avaient jamais cessés d’être. Aussi avons nous observé avec un immense espoir votre action pour supprimer un à un tous les soutiens aux jihadistes. C’est avec le même espoir que nous vous voyons aujourd’hui dialoguer avec votre homologue russe afin de rétablir la vie au Moyen-Orient dévasté. Et c’est avec une inquiétude équivalente que nous voyons Robert Mueller, devenu procureur spécial, poursuivre la destruction de votre patrie en s’attaquant à votre fonction.
Monsieur le président, non seulement vous et vos concitoyens souffrez de la dyarchie qui s’est installée dans votre pays depuis le coup d’État du 11-Septembre, mais le monde entier en est victime. Monsieur le président, le 11-Septembre n’est pas une histoire ancienne. C’est le triomphe d’intérêts transnationaux qui écrasent aujourd’hui non seulement votre peuple, mais l’ensemble de l’humanité qui aspire à la liberté.
Thierry Meyssan a ouvert mondialement le débat sur les vrais responsables du 11-Septembre. Il a travaillé, comme analyste politique, aux côtés d’Hugo Chavez, de Mahmoud Ahmadinejad et de Mouamar Kadhafi. Il est aujourd’hui réfugié politique en Syrie.
11 septembre 2006 : Vladimir Poutine inaugure ce monument appelé Larme (Tear of Grief en anglais) en hommage aux victimes.du 9/11, en présence de Clinton. Il était également présent lors de la pose de la première pierre en 2005. Ce qui confirme bien l’origine, car on trouve des dénégations ici et là. J’ai trouvé peu de choses sur le net car ce monument est peu connu et nul lanceur d’alerte n’a vraiment développé le symbolisme numérologique du.monument que je soupçonne vu sa hauteur de 33 mètres.
Le lieu ? Bayonne dans le New Jersey, en face de NY. 33 mètres de haut, le plus haut degré maçonnique.Œil qui voit tout mais vertical. L’œil d’Horus est aussi souligné par une larme.
Symbolisme de la vulve, associé au culte d’Isis qui le rapproche d’un autre monument au 9/11 offert par la Pologne et situé aussi dans le New Jersey face aux tours.
Cette « larme de chagrin » est également bizarrement présente dans un poème célèbre (chez les Francs-Maçons) dont le titre est « Comment puis-je honorer la maçonnerie ? » (totalement satanique)
Il me reste une question, pourquoi Bayonne ? Mais une chose est sûre, c’est que ces satanistes ne font rien sans raison. Tout ce que j’ai trouvé, c’est que la Bayonne française est la ville du soufre (gisement), qu’elle a abrité une communauté maranne qui a apporté le chocolat, qu’elle est berceau du jansénisme et de la baïonnette. Elle est jumelée avec son homonyme du New Jersey depuis 2014.
Il s’agirait d’un portail inter-dimensionnel…
Si vous suivez le lien ci-dessous, vous verrez que les autres monuments d’hommage sont tout aussi suspects d’être des hommages… au sacrifice humain que ces cultes anciens supposaient laisser apparaître aux yeux de tous. Vous verrez un cube de verre rappelant le cube noir devenu si commun. Vous noterez également que SOUS Ground Zero se trouve un monument nommé Oculus (Œil mais aussi ouverture) un portail.
Je pense m’être clairement fait comprendre.
Et on pourrait parler du CERN, qui pour rappel, cherché a rentrer en contacte avec une autre dimension « parallèle » , lié à une ouverture aussi dont le 11/9 était la condition, le préliminaire.
Pour finir, la vérité n’est pas ailleurs, elle est devant nos yeux ignorants et naïfs depuis toujours, depuis le commencement de leur mensonges illusoires et manipulateurs.
La candeur apparente avec laquelle les représentants du pouvoir et les médias commerciaux ont toujours négligé publiquement de percevoir les liens entre l’affaire Enron et le 11-Septembre constitue un cas exemplaire de parenthèse enchantée. D’une part, l’affaire Enron est sans conteste l’une des plus grandes fraudes de l’Histoire des États-Unis. D’autre part, l’un des hauts dirigeants d’Enron, Thomas White, a bien été nommé au Pentagone, quelques mois avant le 11-Septembre, durant le basculement institutionnel imposé aux États-Unis par Dick Cheney et George W. Bush, en mai 2001.
L’après-midi du 11-Septembre, Donald Rumsfeld tient une conférence de presse historique en compagnie du chef d’état-major interarmées Hugh Shelton, des sénateurs républicain et démocrate John Warner et Carl Levin, et de… Thomas White, ex haut dirigeant chez Enron,responsable de fraudes massives et nommé secrétaire de l’Armée en mai 2001 (à gauche).
Et pourtant, quel que soit le nombre des personnalités de la sphère politique et du business américain impliqué à des niveaux divers dans cette affaire… quelle que soit la position déterminante de ces mêmes personnalités au moment des événements du 11-Septembre… quelle que soit la similitude évidente entre les déviances propres à l’escroquerie des dirigeants d’Enron et les anomalies qui caractérisent les événements du 11-Septembre… et quels que soient les bénéfices qui seront engrangés par certaines de ces personnalités sur la base des attentats survenus en 2001… il s’avère tout à fait naturel d’admettre, d’un côté, la réalité de l’ensemble des crimes commis dans le cadre du scandale Enron, mais il s’avère tout aussi « naturel » de considérer, de l’autre, que les personnalités impliquées de près ou de loin dans ce scandale étaient nécessairement et impérativement vertueuses dans les circonstances du 11-Septembre. Et ce, quelle que soit par ailleurs l’ambigüité de leurs activités durant ces événements qui ont bouleversé le cours de l’Histoire… George Bush père, George Bush fils, Thomas White, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, James Baker ou Frank Wisner, tout ces hauts responsables auront su, chacun à leur manière, tirer profit du modèle Enron, et pourtant, jamais aucun d’entre eux ne sera finalement incriminé pour cela, bénéficiant de l’immunité que leur délivre la magie de la parenthèse enchantée.
Analogie
L’affaire Enron présente plusieurs faits, aujourd’hui historiquement reconnus ou admis de tous, et qui se trouvent abondamment documentés, en partie par la justice américaine :
• Enron a bâti à la fin du XXe siècle une gigantesque escroquerie à plusieurs échelles : à l’échelle d’un État, la Californie, d’un pays, les États-Unis, et au niveau international, impliquant une grande part des marchés financiers.
• Kenneth Lay, devenu désormais une figure historique du capitalisme le plus corrompu, était dans les années 1990 un ami intime de la famille Bush, premier financier de la campagne de George W. Bush en 2000, et collaborateur de Dick Cheney pour son plan hégémonique de nouvelle politique américaine de l’énergie, corrélé à la guerre d’Irak.
• Thomas White a été durant onze ans l’un des hauts dirigeants d’Enron, un rouage fondamental de l’escroquerie massive opérée par ce groupe grâce auquel White a empoché des dizaines de millions de dollars alors que des dizaines de milliers d’américains ont été ruinés par cette fraude.
• Nommé en mai 2001 secrétaire de l’Armée, Thomas White s’est trouvé également être, le 11-Septembre, une des autorités incontournables au cœur même de l’attaque du Pentagone. Il était le responsable direct du service qui verra disparaitre le plus grand nombre d’employés du Département de la Défense dont l’équipe comptable en charge de veiller à la bonne tenue des budgets du DoD.
L’ensemble des anomalies survenues dans le cadre des attentats du 11-Septembre et plus particulièrement au Pentagone présentent des similitudes frappantes avec les caractéristiques de la gigantesque fraude opérée par Enron : le dysfonctionnement des systèmes de contrôle, la collusion massive entre les acteurs du privé et les responsables politiques, l’instrumentalisation de l’appareil d’État, l’opacité des informations comptables et les détournements de fonds, les délits d’initié, la stratégie du choc tout aussi caractéristique du 11-Septembre que du black-out électrique en Californie, les méthodes d’intimidation pratiquées sur les observateurs critiques, l’aveuglement ou l’atonie des médias face à des anomalies pourtant spectaculaires, etc.
Au terme de cette affaire, les deux plus hauts dirigeants d’Enron, Kenneth Lay et Jeffrey Skilling, seront condamnés pour fraude et conspiration [1]. Conspiration ? Il s’agit très exactement du terme que la loi américaine emploie pour caractériser les agissements des responsables du groupe. Et cette réalité parfaitement tangible du droit regroupe un spectre très vaste de transgressions opérées dans le domaine commercial. Par exemple, l’entente illicite entre concurrents de l’industrie et du commerce, opérée par des groupes notoires pour s’accorder sur le maintient de prix de vente élevés au détriment des consommateurs, représente une part imposante des affaires traitées devant les tribunaux et aboutit à des condamnations très lourdes pour leurs auteurs [2].
Liste de personnalités, autres que Thomas White, ayant oeuvré à la fois pour Enron et pour le gouvernement des États-Unis.
A l’inverse, dans le domaine politique, et plus particulièrement depuis le 11-Septembre, cette notion de « conspiration » a été rendue taboue par les gardiens de la version officielle sur cet événement et par les chantres du dogme de l’infaillibilité démocratique [3]. Par l’autorité spécieuse de ce dogme, et quels que soient la collusion, la corruption, les trafics d’influences ou les conflits d’intérêts observés par le citoyen, il est devenu presque dangereux pour ce dernier de remettre en cause certains représentants du pouvoir suspectés de nuire à ces institutions dont chaque citoyen est pourtant, au bout du compte, seul véritable garant. Il est devenu politiquement incorrect de s’autoriser, sur la base d’éventuelles anomalies du système démocratique ou des comportements équivoques de ses représentants, à envisager la possibilité d’une entente qui serait susceptible de privilégier un groupe restreint d’individus au détriment des intérêts du plus grand nombre,phénomène pourtant récurrent, reconnu et condamné, comme il se doit, dans le domaine commercial [2].
C’est précisément sous la pression de ce dogme que la Commission sur le 11-Septembre, tout comme la grande majorité des organes de presse des médias commerciaux, s’est refusée à envisager la possibilité d’une quelconque implication de membres de l’appareil d’État américain dans les attentats de 2001. Et pourtant, dans le cas de la fraude massive d’Enron, les liens multiples et puissants des dirigeants de ce groupe avec l’administration américaine et, pire encore, l’implication de certains de ces dirigeants dans la trame du 11-Septembre démontrent une fois de plus l’impérative nécessité d’une nouvelle enquête indépendante et objective pour faire toute la lumière sur cet événement fondateur de notre siècle.
L’évolution des actions d’Enron
Un modèle d’escroquerie à grande échelle
En 2001, Enron est un géant du secteur de l’énergie. Cette société fondée au Texas en 1985 par Kenneth Lay, sur une activité initiale d’opérateur de gazoduc, a su tirer profit des lois fédérales sur la déréglementation du marché de l’énergie. Ainsi Enron est devenue, au cours des années 1990, la septième entreprise américaine en terme de capitalisation boursière. La multinationale détient un monopole. Enron fait du « trading », du négoce : elle spécule sur le prix de l’énergie et s’impose comme un acteur incontournable sur les marchés aux États-Unis comme à travers le monde. Encensée par la presse et les analystes financiers comme le nouveau modèle économique vertueux, sa valeur boursière ne cesse de croître. La compagnie texane est tout simplement admirée par Wall Street et reçoit la Palme de l’innovation de Fortune Magazine, six années de suite, de 1996 à 2001 [4].
Mais en fait de modèle économique, il s’avère que le système comptable d’Enron n’est qu’un habile décor en trompe l’œil et la réussite du groupe une vaste illusion. Depuis des années, les cadres dirigeants d’Enron gonflent artificiellement les profits de la multinationale et masquent ses pertes en utilisant une multitude de sociétés écrans et en falsifiant ses comptes. Et ces manœuvres ont pour objectifs de tromper les investisseurs, de faire grimper la valeur boursière et de permettre ainsi aux dirigeants de gagner des millions de dollars avec la vente de leurs stock-options [5].
A l’automne 2001, la vérité éclate au grand jour, le château de carte s’effondre et Enron fait faillite. De la multinationale aux 100 milliards de dollars de chiffre d’affaire, il ne reste rien. Aux États-Unis, les milieux économiques, financiers et politiques sont sous le choc. L’entreprise tant admirée n’est que corruption, mensonges et fraude fiscale [6].
Le code de l’éthique par Enron, publié en juillet 2000
Et pour les victimes de cette immense escroquerie, la surprise est d’autant plus grande qu’Enron a bâti toute sa communication sur l’idée récurrente d’intégrité : « Enron est une entreprise parfaitement intègre. Nous respectons les règles, nous respectons la parole donnée. Nous disons ce que nous faisons et nous faisons ce que nous disons. Nous voulons être la référence » vantait Kenneth Lay dans un des films promotionnels de la multinationale. Enron avait d’ailleurs publié en juillet 2000 un code de l’éthique, partie intégrante de la communication de l’entreprise visant à détourner l’attention des observateurs des pratiques frauduleuses constitutives de son fonctionnement réel [7].
Le patron d’Enron survivra quelques années à cette faillite en emportant tout de même plusieurs dizaines de millions de dollars, tout comme la poignée de cadres dirigeants qui l’ont entouré, dontThomas White devenu, peu de temps avant qu’Enron ne disparaisse, secrétaire de l’Armée sous l’administration Bush, se trouvant, par le plus grand des hasards, au cœur même des événements suspects qui marquent le 11-Septembre. De leur côté, la foule des investisseurs, petits et gros, ont tout perdu. Du jour au lendemain, un quart des vingt mille employés de la société est à la rue. Les caisses de retraite se sont évaporées, et les salariés, encouragés à investir dans leur propre société, sont ruinés [8].
A plus d’un titre, Enron présente un cas exemplaire d’une opération menée à une échelle internationale, impliquant souvent des autorités fiables et respectées des milieux industriel, financier, politique, médiatique, qui composent notre société, et constitue pourtant une opération frauduleuse d’une ampleur inouïe menée durant plus d’une décennie dans une forme de secret absolu qui a garanti sa pérennité. Cette spécificité mérite que nous observions plus en détail la nature même du système Enron.
• La flambée des années 1990
Lorsqu’en 1990, Ken Lay embauche Jeffrey Skilling, ce dernier fait basculer Enron dans une nouvelle dimension. La grande idée de Skilling consiste à s’appuyer sur la dérégulation du marché de l’énergie, chère à Ken Lay, et à mettre en place une toute nouvelle exploitation de ce marché. Plutôt que d’être contraint par des infrastructures en dur telles que les pipelines, Enron entreprend de tirer profit des échanges financiers sur le gaz naturel puis sur les autres sources d’énergie. Voilà la grande idée qui fera la fortune et la gloire d’Enron avant de lui être fatale : transformer l’énergie en un pur instrument de spéculation [9].
Parallèlement, Jeffrey Skilling et son directeur financier, Andrew Fastow, mettent en place un système comptable spécifique (à partir de la méthode dite de valorisation au prix du marché) qui leur permet de dissimuler les dettes de l’entreprise dans le bilan financier. En réalisant le tour de force de baser la comptabilité non pas sur la réalité des chiffres, mais sur les projections liés aux projets ambitieux de l’entreprise, les dirigeants d’Enron parviennent à faire croire aux actionnaires que le groupe engrange d’importants profits alors qu’il enregistre dans les faits des profits moindres puis des pertes de plus en plus lourdes. Toute l’attention de l’équipe dirigeante consiste donc à créer l’illusion d’un business florissant là où rien ne fonctionne véritablement, et c’est ainsi qu’Enron se lance dans un cycle sans fin d’investissements massifs pour assurer la pérennité de ce système frauduleux [9].
Un exemple spectaculaire de ces initiatives d’Enron est la construction, en 1993, de la plus grande centrale électrique au gaz du monde, en Inde, le Dabhol Power Project, à laquelle participe activement Frank Wisner, employé de longue date par le pouvoir américains pour sa diplomatie secrète. il s’agit d’un édifice démesuré qui, malgré l’avancement des travaux, ne sera jamais abouti et ne produira que très peu d’électricité, le prix de l’énergie produit ainsi se révélant finalement quatre fois plus élevé que le prix local. Cependant le projet permet à Enron d’afficher quatre milliards de dollars supplémentaires dans ses comptes grâce, entre autres, au financement de l’aide aux pays en voie d’industrialisation [10].
Dabhol Power Project, en Inde
En 1994, le négoce en électricité se généralise pour devenir l’activité principale d’Enron, même si le groupe ne manque pas d’investir opportunément dans d’autres secteurs sans rapport avec son activité d’origine. Supportée par la croissance due à l’essor des nouvelles technologies, et avec la flambée boursière de la fin des années 1990, le jeu fonctionne à merveille. Les dirigeants engrangent d’importantes masses d’argent par le biais des stock-options. Ils ont les yeux rivés sur le prix des actions, pendant que la société investit dans de vastes campagnes de communication et de relations publiques pour convaincre les investisseurs que la société incarne le nouveau modèle vertueux de l’économie [11].
Alors que la fraude se perpétue, tous les mensonges et artifices utilisés finissent par persuader nombre d’acteurs enfermés dans la bulle Enron qu’elle est une réalité à part entière (salariés, investisseurs, journalistes, analystes, contrôleurs…). En fait, la perception tronquée de la fraude leur permet à tous d’en tirer bénéfice ou de cultiver la croyance dans un modèle profitable, et aussi longtemps que tient cette perception, la fraude est, pour ces acteurs, difficilement tangible. Enron semble se porter pour le mieux. En 2000, la société voit son chiffre d’affaire dépasser les 100 milliards de dollars, et le cours de son action atteint 90 dollars. Enron est devenue une société de haut rang, une icône du monde des affaires qui jouit d’une réputation sans pareille. Cette même année, Kenneth Lay reçoit la distinction de meilleur dirigeant d’entreprise des États-Unis…
Bethany McLean, journaliste, lanceuse d’alerte et co-auteure du livre sur l’affaire Enron : « The Smartest Guys in the Room », adapté en documentaire [12]. (Coîncidence le lien a été enlevé par You Tube)• Burn, baby, burn !
Et pourtant, les profits réels de l’année 2000 sont bien inférieurs, deux fois moindres que ceux déclarés, l’endettement de l’entreprise est supérieur de 40% à celui qui est présenté, et les dettes colossales sont enfouies dans une comptabilité fantôme. La filiale phare d’Enron, Enron Energy Services (EES) dirigée par un certain Lou Pai et son bras droit Thomas White, dissimule 500 millions de pertes et les deux affairistes doivent se montrer très créatifs pour faire apparaitre une situation de profit à la fin de chaque trimestre [13].
Anciennement chargé des relations publiques chez EES, Max Eberts raconte : « Une des choses étranges qui se répétait chez Enron est le fait qu’on avait toujours l’impression, durant les semaines précédant chaque rapport trimestriel, qu’on ne parviendrait pas à faire nos chiffres. Et puis d’une façon ou d’une autre, miraculeusement, on parvenait toujours à atteindre les chiffres. Mais en définitive, la question a été posée à Tom White : ‘comment se fait-il qu’on atteigne les chiffres ?’ Et sa réponse a tenu en un mot : ‘Californie’. » [12]
Effectivement, en 1997, le rachat par Enron de Portland General Electric (PGE) offre au groupe son ticket d’entrée dans le négoce de l’électricité et plus particulièrement sur le marché Californien qui vient d’adopter une loi permettant la déréglementation de l’électricité (sous la pression des compagnies énergétiques…). Enron choisit donc de lâcher sa meute de traders sur la Californie. Bientôt, l’État le plus puissant des USA, la sixième plus grande économie mondiale, se trouve régulièrement plongé dans le noir. Enron contrôlant une bonne part de la fourniture d’énergie aux États-Unis, ses traders peuvent s’enrichir en jouant avec les pénuries d’électricité. Le courant produit en Californie est d’abord exporté hors de l’État, puis quand le manque devient insupportable, les prix bondissent et l’électricité est ramenée vers la Californie contrainte de la payer au prix fort.
Dans son livre Pipe Dreams, le journaliste Robert Bryce détaille les ressorts du système Enron : « Les traders qui travaillaient dans la tour Enron ont étudié le marché de la distribution de l’électricité en Californie qui venait tout juste d’être libéralisé et ouvert à la compétition. Ils ont découvert qu’il était très facile de contourner la nouvelle législation de cet État. Cette nouvelle loi leur permettait de manipuler très facilement le marché de l’électricité. C’est donc ce qu’ils ont fait. Ils créaient une rétention factice de courant quelque part et l’envoyaient ailleurs. Ensuite, ils faisaient de l’arbitrage en jouant un marché contre l’autre. Ils faisaient ainsi monter les prix artificiellement. C’est pourquoi les prix sont rapidement passés de 30 ou 50 dollars pour un mégawatt par heure jusqu’à 1500 dollars pour la même quantité d’électricité. » [14,15]
Puis les traders découvrent qu’en encourageant la fermeture temporaire de certaines centrales électriques, ils peuvent provoquer des pénuries artificielles qui poussent encore davantage les prix à la hausse. Ainsi le marché de l’électricité autrefois stable est transformé en une activité de casino, et Enron engrange près de deux milliards de dollars.
L’électricité n’est pas un produit comme les autres. Son usage est bien entendu vital pour le fonctionnement de toute société moderne et, à l’inverse du pétrole et du gaz, cette forme d’énergie n’est pas stockable. L’inconséquence, le cynisme et le mépris des traders pour toute autre valeur que l’argent sont révélés par les bandes enregistrées de leurs conversations téléphoniques. Les incendies qui se déclarent durant l’été en Californie menacent d’endommager le réseau électrique californien, ce qui entraine l’euphorie des traders qu’ils manifestent sans retenue : « Burn, baby, burn… That’s a beautiful thing! » (Brûle, mon bébé, brûle… Voilà une chose magnifique !) [12]
• Et tout disparait en fumée
À l’automne 2001, plus ou moins conscient que la profondeur du gouffre financier est telle qu’aucune illusion ne sera plus en mesure de combler les attentes des marchés, les exécutifs d’Enron vendent leurs actions. Le journaliste et écrivain Robert Bryce précise : « Lay a vendu à la dernière minute pour plus de 185 millions de dollars de ses actions. C’est une histoire incroyable ce montant d’actions vendues. C’est du jamais vu dans les anales économiques des États-Unis. Il a vendu ses actions de la société juste avant la fin d’Enron, et le pire, c’est qu’il disait aux autres d’en acheter au même moment, notamment à ses propres employés. » [14]
Jeffrey Skilling
Le 31 octobre 2001, la SEC, gendarme de la bourse américaine, ouvre une enquête, et la découverte des malversations comptables provoque la chute d’Enron. Le 2 décembre 2001, la multinationale se déclare en faillite. Du jour au lendemain, des milliers d’actionnaires sont ruinés, 5600 employés perdent leur emploi, et plus de deux milliards de dollars investis dans des fonds de pension sont partis en fumée. Pour le petit univers de l’élite capitaliste, cette débâcle est une tragédie, le fleuron du système encore cité en exemple quelques mois auparavant est brutalement devenu le symbole de la corruption aux États-Unis et des pratiques criminelles dans le monde des affaires.
Manifestation des employés, retraités et petits épargnants ruinés par la débâcle d’Enron.
Etant donné les relations très haut placées de Kenneth Lay et le nombre de personnages politiques en lien avec le groupe, la chute d’Enron provoque également un séisme à Washington. Les parlementaires américains auditionnent les dirigeants impliqués et découvrent la manipulation opérée sur les comptes permettant d’augmenter artificiellement la valeur de l’action, ainsi que la complicité du cabinet Arthur Andersen et l’ampleur des sommes détournées. Jim Greenwood, de la Commission d’enquête du Congrès américain résume assez bien le sentiment qui domine à l’époque : « Enron a dévalisé la banque. » [14]
Le 25 mai 2006, au terme du procès de Kenneth Lay et Jeffrey Skilling, à Houston au Texas, le jury rend son verdict : Le fondateur d’Enron et de son ancien PDG sont reconnus coupables des chefs d’accusation de fraude et de conspiration qui pesaient contre eux. Kenneth Lay, qui encourt 45 ans de prison pour fraude et complot, décède d’un infarctus le 6 juillet avant de commencer à purger sa peine. L’ancien numéro deux d’Enron, Jeffrey Skilling, reconnu coupable pour fraude, complot, fausses déclarations et délit d’initié est condamné à 24 ans de prison. [1]
Le logo d’Enron…prédestiné on dirait:Ask why. (!)
La famille Bush financée par Enron
Pour comprendre comment l’architecture Enron a pu se mettre en place, exister et perdurer plus d’une décennie, il est indispensable de revenir, comme toujours, aux relations entre le monde politique et le monde financier inhérentes au système économique américain. Dick Cheney, Donald Rumsfeld ou Frank Carlucci, en sont des exemples frappant que nous avons observésprécédemment. Le parcours du fondateur d’Enron s’inscrit dans une logique identique, à cheval entre trafic d’influence, financement électoral et renvois d’ascenseur.
Issu d’une famille modeste, Kenneth Lay obtient un doctorat en économie. Il commence sa carrière comme économiste au sein du géant pétrolier Exxon, puis délivre ses services d’analyste financier au Pentagone de 1968 à 1971 avant de devenir sous-secrétaire adjoint chargé de l’Energie sous la présidence de Richard Nixon. Ken Lay se révèle, très tôt, un apôtre de la déréglementation des marchés, et sur ce point, il est bien en avance sur les bouleversements qui interviendront plus tard avec l’accession de Ronald Reagan à la Maison Blanche. Or, cette croisade pour libérer l’industrie des entraves de la réglementation va lui permettre de se faire beaucoup d’amis dans le monde politique au Texas comme à Washington.
Les liens étroits entre Enron, la famille Bush et le Pentagone. (cliquer sur l’image pour accéder à l’intégralité de l’organigramme)
C’est ainsi que Kenneth Lay entre dans le cercle de la famille Bush dont il devient un ami proche. La conjonction d’intérêts des Bush pour l’industrie de l’énergie et pour le pouvoir rejoint la logique de dérèglementation qui conditionne la fortune d’Enron. Lors de son mandat présidentiel de 1988 à 1991, George Bush Senior contribue à libérer la politique énergétique du pays des contraintes réglementaires et favorise l’obtention de subventions gouvernementales pour Enron. En retour, « Kenny Boy », tel qu’il est surnommé par les Bush, se montre très généreux avec sa nouvelle famille d’adoption, et en particulier George W. Bush dont il sera, pour la campagne présidentielle de 2000, le premier contributeur financier et un de ses plus fervent supporter : « Je crois très fort à sa candidature. J’ai soutenu [George W. Bush] lors de sa candidature au poste de gouverneur du Texas. J’avais déjà soutenu son père avant. C’est vrai que je crois en sa personnalité et son intégrité, mais aussi dans les valeurs et le programme qu’il défend. »[1]
Kenneth Lay encadré par George Bush père et son épouse Barbara
George Strong, qui a été responsable du lobbying pour Enron durant 25 ans, témoigne dans le même sens : « C’était des amis intimes. Lorsque Bush était Gouverneur du Texas, il appelait souvent Ken Lay pour lui demander conseil au sujet des politiques qu’il devait mettre en place concernant le gaz naturel et tout ce qui était relatif à l’énergie. Je sais par exemple qu’à l’époque où nous tentions d’influencer les élus du Texas afin qu’ils restructurent le marché de l’électricité dans notre sens, j’ai fait appeler Bush plusieurs fois par Ken Lay, afin que le gouverneur nous aide à libéraliser le marché de l’électricité. Nous avions besoin de Bush qui nous a donné un sérieux coup de main. » [1]
Du point de vue de Kevin Phillips, ancien stratège du parti républicain et auteur du livre American Dynasty qui explore, entre autres, les relations d’affaires douteuses de la famille Bush : « Cela n’a absolument aucun précédent. Dans toute l’Histoire des États-Unis, c’est de loin la relation la plus importante entre une famille présidentielle et une société privée. » [2]
Kevin Philips
Thomas White, escroc utile
Pourquoi diable la presse, la justice et les parlementaires américains ont-ils laissé s’échapper ce personnage tout aussi stupéfiant que le lapin blanc de Lewis Carroll alors qu’ils l’ont pourtant suivi jusqu’au fond de son incroyable terrier ? Thomas White a été durant onze ans l’un des principaux dirigeants d’Enron, responsable de nombreuses initiatives caractéristiques des fraudes qui ont fait la fortune de quelques opportunistes, à commencer par lui même, et qui ont précipité dans la misère des dizaines de milliers de citoyens américains.
Et pourtant, en mai 2001, soit quelques mois avant la chute du géant de l’énergie, la Maison Blanche fait le choix de nommer White au poste très élevé de secrétaire de l’Armée, en faisant valoir sa volonté de faire bénéficier la bureaucratie du Pentagone des vertus de la culture d’entreprise. En avril, à l’annonce du remplacement surprise des trois secrétaires aux armées, dont Thomas White, le New York Times publie un billet qui reflète bien l’incapacité de la presse à percevoir, à l’époque, la moindre anomalie dans la trame des décisions gouvernementales qui précèdent le 11-Septembre : « Le Président Bush a signalé son intention d’imposer un type de gestion inspiré de l’entreprise à la bureaucratie actuelle du Pentagone avec la nomination de trois dirigeants du monde des affaires […] aux postes de secrétaires de l’Armée, de la Marine et de la Force aérienne. M. Bush et son secrétaire à la Défense, Donald H. Rumsfeld, ont fait valoir que l’armée doit être plus efficace dans l’achat des armements et dans les services fournis à son personnel, soins, logement et autres. Pour cette raison, l’annonce d’aujourd’hui a été largement perçue comme une première étape vers une nouvelle politique de gestion, intégrant la privatisation des services. » [3]
• Enron : la fortune du soldat
Thomas E. White officie durant 23 ans au sein de l’armée américaine, atteignant le grade de général de brigade et devenant adjoint exécutif de Colin Powell, alors chef d’état-major interarmées (en 2001, Powell sera secrétaire d’État) [4].
En 1990, White rejoint Enron où il accumule rapidement les postes de direction. Il est membre du Comité exécutif d’Enron, chef de direction des opérations pour Enron Corporation, et responsable de la Société d’ingénierie et construction d’Enron qui gère le portefeuille des vastes projets de construction à l’échelle nationale et internationale. Ainsi White supervise le réseau international des gazoducs que détient Enron et la construction de centrales électriques à l’étranger, telles que la centrale de Dabhol que nous avons évoquée [5].
En mars 1998, s’associant avec Lou Pai à la direction d’Enron Energy Services (EES),Thomas White en obtient la vice-présidence. EES est la filiale d’Enron spécialisée dans la privatisation de l’énergie et chargée de vendre aux clients et industriels des États-Unis les nouveaux services que suppose cette évolution [5].
Dans le cas de la fraude organisée par Enron pour détourner l’électricité en Californie, The Village Voice met clairement en lumière l’implication de Thomas White : « Durant les trois premiers mois de 2001, Enron Energy Services a échangé des millions de mégawatts d’électricité avec d’autres divisions d’Enron, faisant grimper artificiellement les prix jusqu’à 2500 dollars par mégawatt-heure (par rapport au prix moyen de 340 dollars à l’époque). L’organisation à but non lucratif Public Citizen note : ‘En tant que vice-président, White était en charge de la gestion au jour le jour des opérations, y compris la gestion et la signature de contrats d’énergie au détail.’ Pour la Californie, les effets ont consisté en pannes d’électricité et en flambée des prix. Pour White, le résultat a été bien meilleur : ‘Comme conséquence directe de la fraude de sa division, White est devenu multimillionnaire’ précise Public Citizen ». [5]
Le New York Times ajoute : « La manipulation du marché par les sociétés d’énergie – sans doute les mêmes entreprises que celles qui ont rédigé le plan énergétique de M. Cheney – bien qu’il ait bravé une ordonnance du tribunal réclamant la divulgation des dossiers du groupe de travail – a joué un rôle clé dans la crise de l’électricité de la Californie. Et de nouvelles preuves indiquent que le secrétaire de l’Armée [Thomas White], trié sur le volet par M. Cheney, était bien un malfaiteur de l’entreprise [Enron]. » [6]
Le réseau du « courant » américain selon Enron, vu par le dessinateur Matt Wuerker
Au sein d’Enron Energy Services, Thomas White s’engage dans une croissance très agressive, propre à l’ensemble du groupe et, là encore, basée sur la dissimulation comptable des pertes financières. Ainsi signe-t-il des contrats que sa société n’a clairement pas la capacité de remplir. EES enregistre ainsi les profits à partir d’engagements portant sur plusieurs années, permettant aux cadres comme White, dont les bonus sont liés à la performance, de gagner des millions de dollars avant que la société ne réalise un quelconque bénéfice réel. C’est le cas du contrat de 15 ans pour la fourniture d’électricité et de gaz naturel à la compagnie pharmaceutiqueEli Lilly, pour lequel le rendement futur de l’affaire se révélera intenable [7].
Sherron Watkins, une ancienne responsable d’Enron qui a démissionné en constatant les irrégularités de l’entreprise, témoignera ensuite devant le Congrès, expliquant que la société dirigée par Thomas White en était arrivée à dissimuler jusqu’à 500 millions de dollars en pertes au sein de sa comptabilité. Pourtant, en 2001, White reçoit avant son départ plus de 31 millions de dollars de salaire, primes et stock-options. Selon Tyson Slocum, le directeur de recherche du groupe de surveillance Public Citizen : « White était payé principalement sur le principe des rémunérations incitatives. Par conséquent, son salaire était gonflé par les pratiques comptables frauduleuses qu’EES avait mises en place. » [8]
Thomas White…l’idiot utile
• Le Pentagone : de l’expert à l’ingénu
A son arrivée au Pentagone en mai 2001, l’escroquerie à laquelle Thomas White a participé durant onze ans reste à cette époque un secret bien gardé, et il s’installe donc à son poste de secrétaire de l’Armée de terre tout auréolé de la réputation encore intacte d’Enron. White a d’ailleurs signé en 1999 un contrat liant Enron Energy Service et le Pentagone pour une valeur de 25 millions de dollars afin de fournir de l’énergie au Fort Hamilton à New York sur une durée de 10 ans, un contrat qui était précisément supposé être un exemple représentatif des vertus de la privatisation pour la gestion des structures militaires [9]. Mais cet état de grâce sera bref, et quelles que soient les informations que l’exécutif possède sur Thomas White au moment de sa nomination, il n’anticipe certainement pas l’ampleur du séisme que va déclencher l’effondrement d’Enron, et la Maison Blanche devra composer avec cette nouvelle donne.
Dans son article du New York Times, le journaliste Paul Krugman remarque à ce sujet : « M. Cheney a supposément choisi Thomas White pour son expertise du monde des affaires. Mais quand il est devenu évident que la filiale d’Enron qu’il dirigeait se trouvait au cœur de la fraude financière, l’histoire a changé. On nous a raconté que M. White était un type aimable qui n’avait aucune idée de ce qui se passait réellement, que ses collègues l’appelaient dans son dos ‘Mister Magoo’ : exactement l’homme qu’il faut pour mener l’Armée dans une guerre sur deux fronts au Moyen-Orient, n’est-ce pas ? Cependant, ce n’était pasMister Magoo [NdT : héros de dessin animé caractérisé par sa myopie extrême]. Jason Leopold, un journaliste qui écrit un livre sur la crise [de l’énergie] en Californie, a acquis les documents d’Enron qui montrent que M. White était pleinement conscient de ce qui se tramait dans son entreprise. » [7]
Email envoyé par Thomas White le 8 février 2001 : « Boucler une opération plus vaste. Dissimuler les pertes avant la fin du premier trimestre. » [10]
Après sa nomination comme secrétaire de l’Armée, et malgré la signature d’un accord éthique l’engageant à rompre tout lien financier avec les entreprises privées auxquelles il était attaché auparavant, Thomas White conserve une participation très importante dans Enron en ne suivant pas les règles concernant l’élimination des stock-options. A cette date, White connait parfaitement la situation d’Enron. La révélation en 2002 d’un bref courrier électronique envoyé en février 2001 par Thomas White démontre à la fois l’arnaque dont il était un des instigateurs et sa position d’initié, une seule phrase qui résume à elle seule toute la stratégie secrète d’Enron : « Boucler une opération plus vaste. Dissimuler les pertes avant la fin du premier trimestre. » Ce que leNew York Times commente : « Si de l’extérieur, la véritable situation financière d’Enron avait été connue lorsque M. White a envoyé cet e-mail, le prix des actions aurait chuté. En entretenant l’illusion du succès, les initiés comme M. White ont été en mesure de vendre leurs actions à bon prix aux victimes naïves – des gens comme leurs propres employés, ou les travailleurs de l’État de Floride dont le fonds de pension a investi 300 millions de dollars dans Enron au cours des derniers mois de l’entreprise. » [6]
En effet, entre sa nomination au Pentagone et la faillite d’Enron, Thomas White parvient à vendre pour 12 millions de dollars d’actions Enron, tout en prétendant ensuite qu’aucune information ne l’aura influencé dans ce sens au cours des 70 coups de fil passés qui seront finalement révélés, des appels couvrant la même période à destination de ses anciens collègues ou directement à Kenneth Lay dont le New York Times remarque incidemment qu’une des conversations téléphoniques avec le patron d’Enron a lieu précisément le 10 septembre 2001 [11].
Lorsqu’il sera auditionné par les membres du Comité sénatorial, le 18 juillet 2002, le haut dirigeant d’Enron, expert aguerri du monde des affaires, se sera définitivement transformé en martyr ingénu. [12,13]
Durant l’audition de Thomas White devant le Comité sénatorial, le 18 juillet 2002, est exposé un ensemble d’éléments de preuve démontrant son implication dans la fraude d’Enron et les délits d’initiés dont il s’est rendu coupable. Mais la logique d’impunité de l’administration Cheney-Bush permettra à White de rester au Pentagone jusqu’en avril 2003. (cliquer sur l’image pour visionner l’intégralité de l’audition C-SPAN [13])
• 11-Septembre : un escroc bien placé
Dans le cadre du 11-Septembre, de par le poste qu’il occupe, Thomas White se révèle soudain un personnage incontournable par rapport à toute forme d’investigation sur la secteur du Pentagone qui se trouve sous sa responsabilité directe. Et effectivement, la zone des dégâts – résultant selon le rapport officiel du crash d’un Boeing 757 sur le bâtiment – se situe en grande partie sur un secteur appartenant au département de l’Armée de Terre dont il est précisément le secrétaire.
C’est donc Thomas White qui est chargé de coordonner concrètement, avec les différents services de renseignement, les opérations postérieures à cet attentat au sujet duquel le rapport de la Commission sur le 11-Septembre indique des faits qui entrent en violente contradiction avec les observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même en examinant les archives officielles. Et cette commission néglige aussi de mentionner, à un quelconque endroit du rapport qu’elle a publié, la destruction des données financières du Département de la Défense et l’anéantissement de l’équipe comptable qui travaillait sur les derniers budgets, précisément caractérisés par des pertes massives dans les méandres des écritures comptables effectuées durant les deux années fiscales précédentes.
Au regard de cette situation particulièrement dérangeante, il est légitime de se poser plusieurs questions :
– En 2001, l’administration Cheney-Bush peut-elle ne pas être consciente de la nature singulière des activités menées par les dirigeants d’Enron, si l’on en juge par la formidable proximité de longue date de Kenneth Lay avec la famille du nouveau président américain ?
– L’exécutif en place à la Maison Blanche défend-il les seuls intérêts du peuple américain – et non d’autres intérêts plus inavouables – lorsqu’il vante les vertus de la privatisation et de la déréglementation à l’attention du Département de la Défense, en cohérence avec la communication opportuniste du géant de l’énergie dont les capacités économiques surnaturelles ont par ailleurs contribué à financer généreusement la campagne électorale du candidat Bush ?
– Enfin, Dick Cheney et Donald Rumsfeld, experts des opérations secrètes depuis trois décennies,peuvent-ils vraiment ignorer l’ensemble des nombreux agissements frauduleux de Thomas White à la tête de la filiale d’Enron lorsque, en mai 2001, ils lui attribuent le poste de secrétaire de l’Armée au Pentagone, sachant qu’à ce poste, White devient aussitôt responsable d’un budget de81 milliards de dollars ? [4]
Il faut être terriblement ignorant ou très peu psychologue – ou à l’inverse parfaitement conscient et fin manoeuvrier – pour installer un individu tel que Thomas White à la tête d’un budget de 81 milliards de dollars !
Question:
Pour quelle raison George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld
ont-ils donc confié à Thomas White le poste de secrétaire de l’Armée ?
À la suite de l’attentat du 11-Septembre, le Département de l’Armée de Terre comptera 74 personnes tuées parmi les 125 victimes travaillant au Pentagone. Et précisément, la divisionRessource Services Washington (RSW), qui emploie 34 des 46 comptables et analystes budgétaires tués, se trouve administrativement intégrée à ce même département dont Thomas White est le patron. Enfin, les données financières détruites ce jour-là se trouvent également installée sur la zone appartenant au département de l’Armée.
En fait, lorsqu’en mai 2001 Thomas White a été nommé au Pentagone, il apparait tout simplement que sa position vulnérable, du fait des activités frauduleuses qu’il a accumulées depuis tant d’années, en faisait un candidat aisément manipulable et – dans le cas d’une nécessité de première importance… – un complice idéal pourassurer la couverture d’une action illicite au sein de l’appareil d’État américain.
Malgré l’ampleur et le retentissement de la faillite d’Enron, malgré l’ensemble des faits, des éléments de preuves, des témoignages qui s’accumulaient et accablaient Thomas White, malgré son audition devant le Comité sénatorial et malgré les articles virulents de la presse tout au long de l’année 2002, en particulier le New York Times, réclamant la tête de White, ce dernier reste tout de même à son poste jusqu’en avril 2003. Politiquement parlant, il est possible qu’il ait ainsi permis de protéger d’autres têtes plus haut placées que la sienne. C’est en tout cas ce que suggère l’anecdote rapportée par le journaliste Joshua Green qui s’interroge sur l’incroyable longévité de White si l’on tient compte du concert de casseroles qui le suit inexorablement : « J’ai posé cette question à l’un de ses plus proches collaborateurs, qui m’a raconté une histoire étonnante : au cours du voyage à West Point le 1er juin [2002], Bush a pris White à part pour une conversation privée. ‘Tant qu’ils vous tapent dessus avec Enron, ils ne tapent pas sur moi’, a déclaré Bush, selon cet officiel de l’Armée. ‘C’est votre boulot. Vous êtes le paratonnerre de cette administration.’ » [8].
Cependant, au printemps 2003, cette précaution deviendra superflue : une fois lancée l’invasion de l’Irak, le champ des polémiques qui occupent les médias s’en trouvera bouleversé. En avril, un nouveau secrétaire de l’Armée s’installera discrètement au Pentagone, et Thomas White pourra se retirer en toute tranquillité après les bons et loyaux services rendus à l’administration Bushpour enfin profiter de sa fortune amassée chez Enron.
Vous comprenez mes ami(e)s pourquoi le WTC 7 s’est écroulé!