L’agence spatiale japonaise tentera d’atterrir ce mois-ci un engin de débarquement robotisé sans pilote à la surface d’un astéroïde situé à 300 millions de kilomètres de la Terre.

L’agence spatiale japonaise tentera d’atterrir ce mois-ci un engin de débarquement robotisé sans pilote à la surface d’un astéroïde situé à 300 millions de kilomètres de la Terre.

Le rêve de chaque archéologue est de faire une découverte qui change notre façon de penser l’histoire. Quelque chose d’ancien, d’inattendu et de merveilleux. Bien que la plupart de l’archéologie ne soit pas aussi passionnante que dans les films, elle l’est en partie. Ces découvertes archéologiques étaient vraiment incroyables. Beaucoup d’entre eux posent des mystères qui restent non résolus.
1-LA GRIFFE GÉANTE

2-LE HOBBIT

3-CHICHEN ITZA

4-LA CARTE DE PIRI REIS MONTRANT L’EUROPE

5-LES ROULEAUX DE LA MER MORTE

6-LES BAINS ROMAINS

7-SACSAYHUAMAN

8-LA BATTERIE DE BAGDAD

9-LES RUINES DE POMPÉI

10- LES DESSINS DE LA GROTTE D’ALTAMIRA

11-LE PALAIS DE KNOSSOS

12-LA PIERRE DE PILATE

13-LA GORGE D’OLDUVAI

14-HAGAR QIM

15-L’OBÉLISQUE INACHEVÉ

16-LES DODÉCAÈDRES ROMAINS

17-LES FERS DE LANCE AFRICAINS ANCIENS

18-LE BATEAU DE GALLILÉE

19-MARCAHUASI

20-ANDREWSARCHUS

21-LES VIKINGS DU DORSET

22-LES SPHÈRES DE PIERRE DU COSTA RICA

23-LE MÉCANISME D’ANTICYTHÈRE

24-L’ARMÉE EN TERRE CUITE DE CHINE

25-STONEHENGE

26-PIÈGES D’ANIMAUX EN PIERRE

27-LES LIGNES DE NAZCA

28-Les pyramides

29-LE LINCEUIL DE TURIN

30-Gobekli Tepe

31-Le rouleau de cuivre

32-LE TOMBEAU DU ROI TUT

33-Le manuscrit de Voynich

34-La pierre de Rosette

35-Sanxingdui

36-LES MOAI DE L’Île de Pâques

37-LE MUR DE Khatt Shebib

38-LES MYTÉRIEUX CERCLES DE PIERRE

39-La pierre de Cochno

40-LES FOSSES DE PIERRE DE STONEHENGE

41-Montagnes sous-marines dans la mer de Galilée

42-Le pot romain

43-Lingots d’orichalque

44-L’ÉPÉE MYSTÉRIEUSE

45-LA BOUGIE DANS LA GÉODE

46-LA MEILLEURE POUR LA FIN:LE MARTEAU FOSSILISÉ


Au cours des fouilles de Sir Charles Leonard Woolley à Ur de 1922 à 1934, toute sépulture sans chambre de sépulture s’appelait «chambre de la mort» (connue également sous le nom de «fosses funéraires»). Sans doute la fosse la plus impressionnante mise au jour par Woolley et son équipe était le PG 1237, que Woolley a surnommé «The Great Death Pit», en raison du nombre de corps qui y ont été trouvés. Ces corps étaient soigneusement rangés et richement habillés. Il est communément admis que ces individus étaient des victimes sacrificielles qui accompagnaient leur maître / maîtresse dans l’au-delà. Il est toutefois difficile de savoir s’ils l’ont fait volontairement.
Au cours des fouilles archéologiques de Woolley à Ur, six sépultures au total ont été désignées comme «fosses mortelles». D’une manière générale, il s’agissait de tombes et de cours creuses reliées à la surface par un puits. On pensait que ces «fosses de la mort» avaient été construites autour ou à côté de la tombe d’un individu principal. Cette hypothèse a toutefois été contestée ces derniers temps. En tout état de cause, les «fosses de la mort» découvertes par Woolley et son équipe ont été remplies de restes appartenant à un individu important.

Le plus impressionnant des «fosses de la mort» de Woolley est le PG 1237, que Woolley a nommé le «Great Death Pit». Dans cette «fosse de la mort», Woolley et son équipe ont identifié un total de 74 personnes, dont six hommes et une femme. Les corps des six hommes ont été retrouvés près de l’entrée de la «fosse de la mort» et étaient équipés d’un casque et d’armes.
On pense que ces hommes ont joué le rôle de gardes et ont été chargés de protéger la tombe des pilleurs de tombes potentiels. Quant aux femmes, la plupart d’entre elles étaient disposées en quatre rangées dans le coin nord-ouest de la tombe, tandis que six autres se trouvaient sous un auvent dans le coin sud et six autres près de trois lyres près du mur sud-est de la tombe.

Woolley était d’avis que tous les individus du «Great Death Pit» étaient les serviteurs d’un personnage important dont la chambre funéraire avait été détruite par le passé. Ce point de vue a toutefois été remis en question plus récemment. Dans sa thèse de doctorat de 2008 sur la mode en Mésopotamie dynastique précoce, Aubrey Baadsgaard a suggéré que la personne pour qui le «Great Death Pit» avait été construit était enterrée dans cette tombe, et que Woolley lui manquait peut-être.
Baadsgaard a souligné qu’un individu, surnommé Body 61(Corps 61), était plus richement orné que le reste des assistantes. Contrairement aux autres femmes, qui portaient des coiffes simples en or, en argent et en lapis-lazuli, la coiffe portée par Body 61 était beaucoup plus élaborée. La seule autre femme connue à posséder une coiffure similaire est Puabi, qui est généralement considérée comme une reine. L’ensemble de bijoux de Body 61 aurait également ressemblé à celui de Puabi et de la femme royale inconnue du PG 1054, ce qui a conduit à la conclusion que Body 61 est le propriétaire du «Great Death Pit».

D’autres questions concernant le «Great Death Pit» demeurent cependant. La plus intrigante est peut-être celle de la façon dont les préposés sont morts. Sur la base de l’organisation des corps, Woolley a proposé que ces personnes aient volontairement accompagné leur maîtresse dans l’au-delà. Woolley a également suggéré qu’ils avaient pris une sorte de poison qui les a tués ou les a rendus inconscients.
Une étude menée par le musée d’archéologie et d’anthropologie de l’université de Pennsylvanie sur les crânes d’une femme et d’un soldat a toutefois révélé des signes de fractures pré-mortem causées par un instrument contondant. L’une des théories qui se dégage de cette constatation est que le dosage de poison consommé par certains des préposés n’était pas suffisant pour les tuer et qu’ils ont donc été frappés sur leur tête pour les empêcher d’être enterrés vivants.

Alternativement, il a été suggéré que les victimes ont d’abord reçu un sédatif et ont ensuite été massacrées à mort lorsqu’elles étaient inconscientes. Cela semble peu probable, cependant, car cela aurait été plus compliqué que nécessaire et, si cela était vrai, tous les crânes auraient montré des signes de fracture pré-mortem, comme dans les deux crânes étudiés. En bref, cette question est encore ouverte et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour le résoudre.
La déclaration maladroite du pape se voulait bienveillante. Elle l’est incontestablement si on la compare aux diatribes de Paul.
Alors que le pape François vient de tenir des propos controversés sur les homosexuels, quelles sont les origines de l’homophobie chrétienne ?
Le pape François sous-entend, dans sa conférence de presse, que l’homosexualité est une sorte de maladie. C’est pourquoi il emploie le mot remède. François reprend ici des idées déjà exprimées par son prédécesseur, le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, alors à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans les années 1980 : l’homosexualité n’est pas un péché, mais tout de même une mauvaise tendance d’un point de vue moral. Cette position officielle de l’Église catholique, tout en prenant la défense des homosexuels en tant que personnes, demeure néanmoins sujette à controverse, dans la mesure où elle présuppose que l’homosexualité est un problème « moral », voire médical.
Au cours de l’histoire de l’humanité, les relations sexuelles entre personnes du même sexe n’ont pas toujours été condamnées. Dans la mythologie grecque, les principaux dieux et héros (Zeus, Apollon, Héraclès…) ont des aventures homosexuelles, sans faire l’objet de critiques. En fait, comme l’ont montré Michel Foucault ou encore Paul Veyne, le concept même d’homosexualité, tel que nous l’entendons aujourd’hui, n’existait pas dans l’Antiquité gréco-romaine.
Beaucoup d’hommes, au cours de leur existence, alternaient des relations avec des partenaires des deux sexes. Les individus n’étaient pas catégorisés en « hétérosexuels » ou « homosexuels », comme aujourd’hui. Une forme de « bisexualité » prédominait dans les faits. Rois grecs et empereurs romains s’affichaient tantôt avec des femmes, tantôt avec des hommes, comme Alexandre le Grand qui aima Roxane, son épouse iranienne, mais aussi son ami d’enfance Héphestion : une sorte de ménage à trois.
Ce problème entre homosexualité et christianisme ne date pas des déclarations de François, le 26 août 2018. Il remonte aux origines mêmes de la nouvelle religion qui triompha dans l’Empire romain, à la fin de l’Antiquité.
Jésus ne parle pas de relations homosexuelles dans les Évangiles. C’est l’apôtre Paul qui aborde cette question pour la première fois dans l’histoire du christianisme. Bon connaisseur de la tradition juive, il s’inspire d’un passage de la Bible :
« Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu’ils ont fait tous les deux est une abomination ; ils seront mis à mort, leur sang retombe sur eux » (Lévitique 20, 13).
Dans son Épître aux Romains (1, 18-31), Paul associe la sodomie au paganisme. Il condamne les femmes qui « ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature », c’est-à-dire celles qui acceptent des relations anales avec leurs partenaires masculins, ou encore les femmes qui aiment d’autres femmes.
Mais surtout, l’apôtre stigmatise avec vigueur les hommes qui, « abandonnant les rapports naturels avec la femme, se sont enflammés de désir les uns pour les autres, commettant l’infamie d’homme à homme ». Suit une cascade de termes négatifs, constituant une diatribe exceptionnellement longue. Paul entend marteler sa désapprobation absolue à l’égard des homosexuels :
« Ils sont remplis de toute sorte d’injustice, de perversité, de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de ruse, de dépravation, diffamateurs, médisants, ennemis de Dieu, provocateurs, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, sans cœur, sans pitié. »
Parmi toutes ces accusations, la plus terrible est sans conteste celle d’« ennemis de Dieu », puisqu’elle conduit les homosexuels à être finalement déclarés « dignes de morts » par Dieu lui-même.
On peut se demander pourquoi Paul s’intéresse tant aux « sodomites ». Dans quelle mesure ceux ou celles qui pratiquent la sodomie par consentement mutuel et pour leur seul plaisir personnel indisposent-ils Paul ? Pourquoi s’occupe-t-il de ce qui se passe dans les chambres à coucher des autres ? Paul dit qu’il a choisi le célibat pour lui-même. Soit. Mais pourquoi vouloir ainsi réglementer, voire réprimer, les désirs sexuels des autres ?
C’est que Paul, de même d’ailleurs que l’auteur du Lévitique avant lui, considère la sodomie comme une pratique contre nature et « contre-Dieu », pourrait-on dire, puisque Dieu est confondu avec la « nature ». Les relations sexuelles ne devraient avoir qu’un seul but selon lui : la procréation. On comprend dès lors pourquoi des pans entiers de la sexualité humaine ont été prohibés par le christianisme : homosexualité masculine et féminine, sodomie, fellation, masturbation…
L’idéologie chrétienne qu’entreprend de définir Paul est parfaitement logique. Le christianisme dénigre le plaisir sexuel ; l’homophobie n’est qu’une manifestation de ce refus plus général de l’érotisme et du sexe pour le plaisir.
Mais en cela, le christianisme s’éloigne aussi de la tradition juive. En effet, si le Lévitique condamne sans appel la sodomie, les plaisirs érotiques entre un homme et sa femme sont vantés dans la Bible. L’époux peut profiter des charmes de sa belle épouse : « Jouis de la femme. […] Que ses seins te comblent en tout temps », peut-on lire dans le livre des Proverbes (5, 18-19).
Dans le christianisme, par contre, le plaisir sexuel paraît toujours plus ou moins suspect. Il est facilement associé au péché, à la culpabilité et à la honte. Et ce, à plus forte raison, s’il n’est pas directement lié à une nécessité reproductive dans le cadre d’un mariage légal entre deux individus de sexe opposé.
Lorsque le christianisme triomphe dans l’Empire romain, au IVe siècle, les empereurs mettent en place une législation réprimant durement les « sodomites ».
En 342, Constance II et Constant Ier décrètent : « Lorsqu’un homme s’accouple comme s’il était une femme […] alors nous ordonnons que les lois s’insurgent, que le droit soit armé de l’épée vengeresse, de manière à ce que les peines prévues soient infligées aux infâmes d’aujourd’hui et de demain ». (Code théodosien IX, 7, 3). Le texte ne donne pas de précisions sur ce supplice de l’épée. On peut supposer qu’il s’agissait d’une décapitation ou d’une émasculation.
En 438, Théodose II les condamne au bûcher, sur la place publique : ainsi, ils « expireront dans les flammes vengeresses, devant le peuple » (Code théodosien IX, 7, 6).
Au VIe siècle, l’empereur byzantin Justinien confirme cette répression des homosexuels. En 542, deux évêques, Isaïe de Rhodes et Alexandre de Diospolis, surpris en flagrant délit, sont amputés de leurs pénis et traînés dans les rues de Constantinople, pour servir d’exemple à tous les prélats et à la population.
Au Moyen Âge, pour effrayer les fidèles, des peintures de supplices affreux ornent les édifices religieux. À San Gimignano, en 1393, Taddeo di Bartolo imagine le châtiment de deux homosexuels lors du Jugement dernier : un diable empale un homme qui porte sur la tête un bonnet sur lequel est écrit Sottomitto (sodomite). À gauche, son partenaire est transpercé par le même pieu, mais à travers la bouche : une manière de rappeler que la sodomie et la fellation sont deux pratiques également condamnées par Dieu.
Au regard de cette sanglante répression des homosexuels, les propos tenus par le pape François paraissent plutôt modérés. Ils s’inscrivent néanmoins dans une vieille tradition chrétienne homophobe et sur des préjugés tenaces remontant à saint Paul.

Nous sommes le 29 août 1533, deux heures après le coucher du soleil, l’empereur inca Atahualpa est tiré de sa prison de Cajarmaca pour être brûlé sur un bûcher. Depuis sa condamnation, les prêtres espagnols tentent de lui arracher sa conversion, mais il résiste obstinément. Il n’est pas question pour lui d’abandonner son dieu Soleil pour un gringalet qui s’est laissé crucifier comme un agneau. Il avance difficilement, les jambes et les bras entravés par des chaînes.
Le 29 août 1533, l’empereur inca Atahualpa prisonnier de Pizarro accepte finit par accepter le baptême. Le voilà catholique malgré lui. Gloria ! Aux anges, Nadine Morano lui envoie un baiser. L’Inca n’aura l’occasion d’en profiter car à peine baptisé, le voilà garrotté à mort par les Espagnols.
À vrai dire, la conversion n’a pas été aussi rapide que prévue. Durant des jours et des jours, les conquistador ont tanné leur prisonnier qui ne voulait pas en entendre parler. Même lorsqu’il s’est entendu, le matin même, condamné à périr sur le bûcher. Non et non, il ne veut pas adorer ce grand dadais qui s’est laissé crucifier comme un agneau… Toute la journée, il campe sur ses positions… Deux heures après le coucher du soleil, on vient chercher Atahualpa pour le conduire sur le lieu de son supplice, la place de Cajamarca. Il avance difficilement, les jambes et les bras entravés par des chaînes. Le frère dominicain Vicente de Valverde le suit comme une ombre en ne cessant de le tanner afin qu’il embrasse la vraie foi. Celle de Jésus le rédempteur. Tu parles, Charles, si l’Inca est sensible au baratin du religieux. … Mais frère Valverde ne se laisse pas démonter. Il insiste, soûle l’Inca avec des citations de la Bible.

L’autre l’envoie au diable jusqu’au moment où il comprend qu’on s’apprête à le brûler vif. Bon Dieu, il aurait préféré finir entre les mains de l’état islamique… L’Inca comprend enfin que son corps sera réduit en cendres, ce qui empêchera son âme d’aller dans l’au-delà selon sa croyance. Cette perspective lui est insupportable. Du coup, Atahualpa se met à écouter Valverde qui lui promet qu’en cas de conversion il ne sera plus brûlé, mais garrotté. Pizarro confirme le deal. Aussi sec, Atahualpa accepte le baptême. Jamais conversion ne fut aussi rapidement expédiée. L’Inca reçoit le nom de Jean de Atahualpa. Il peut maintenant mourir en paix. C’est donc en chrétien qu’il est miséricordieusement étranglé dans sa cellule.
Des milliers d’hommes harnachés d’or
Pour comprendre comment l’Inca à la tête d’un empire est tombé entre les mains d’une minuscule bande d’aventuriers, il faut remonter à janvier 1531. Pour sa troisième expédition en Amérique, Pizarro se lance à la conquête de l’Empire inca. Il est accompagné par ses trois frères, Hernando, Gonzalo et Juan, et par un lointain parent moine, Valverde. Il peut compter sur une armée – le mot commando serait plus juste – de cent quatre-vingts hommes et trente-sept chevaux… L’immense chance de Pizarro, c’est de débarquer en pleine guerre fratricide entre Atahualpa et son demi-frère Huascar, après la mort de leur père l’Inca Huayna Capac, deux ans plus tôt. Le conquistador parvient jusqu’à la cité de Cajamarca vers laquelle Atahualpa et son armée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes se dirigent, à la fois curieux et décidés à éliminer ces envahisseurs. Une formalité, pense l’Inca.
Comprenant qu’un affrontement lui serait fatal, Pizarro conçoit un piège grossier, mais efficace. Le samedi 16 novembre 1532, il envoie des émissaires pour inviter Atahualpa à partager une paella entre amis sur la place de Cajamarca. Entre amis, c’est-à-dire non armés. Dans l’esprit du conquistador, le « non armé » ne s’applique qu’aux Indiens. Lui planque ses hommes armés jusqu’aux dents dans les bâtiments entourant la place où doit se dérouler le festin. Valverde bénit les combattants qui entonnent des chants religieux. C’est émouvant.

Ayant imprudemment accepté l’invitation, Atahualpa prend la route de Cajamarca suivi de quelques milliers d’hommes chamarrés, ornés d’or et de plumes. À six cents mètres de la cité, l’Inca ordonne à son armée de faire halte pour la nuit. Consternation de Pizarro qui voit son plan remis en cause. Alors, il s’empresse de promettre à son hôte une fête du tonnerre de Dieu avec tequila à volonté et l’ange Nabilla pour l’inciter à reprendre la route. Comment résister ? Au coucher du soleil, entouré de milliers de serviteurs et de guerriers désarmés qui chantent, l’Inca arrive sur la place vide de Cajamarca. Étonné, il cherche du regard les étrangers, quand il voit s’avancer vers lui un petit bonhomme en robe. Il pense reconnaître Jean Paul Gaultier en kilt, mais non, il s’agit du père Valverde qui tient un bréviaire d’une main et une croix de l’autre. Aidé par un interprète, il explique à Atahualpa que, sur l’ordre de son chef, il doit lui exposer la doctrine de la vraie foi, celle qui a conduit les Espagnols à venir jusqu’ici. Pas moyen d’y échapper. Atahualpa doit se taper la création de l’homme, puis sa chute, la rédemption par la mort de Jésus, la résurrection et tout le tintouin. C’est interminable. L’estomac de l’Inca crie famine. Enfin, le petit homme achève sa péroraison en expliquant que l’empereur espagnol, le plus grand monarque sur terre, a reçu mandat du pape pour vaincre et convertir les indigènes du Nouveau Monde et que son chef Francisco Pizarro est chargé de cette mission. Bref, il supplie l’Inca d’abjurer ses erreurs, d’embrasser la foi chrétienne et de se soumettre à l’empereur d’Espagne.
Extermination
Devant tant d’impudence, le regard d’Atahualpa lance des flammes. Il répond : « Je ne serai le vassal de personne. Je suis plus grand que tous les autres princes sur terre. Votre empereur est peut-être grand, je lui concède alors le privilège d’être mon frère. Mais ce pape dont vous me parlez doit être fou pour distribuer des pays qui ne lui appartiennent pas. […] Votre propre Dieu, comme vous dites, a été tué par les hommes qu’il a créés. Mon Dieu est toujours vivant dans les cieux et regarde ses enfants. » L’Inca saisit alors le bréviaire de Valverde, en tourne quelques pages avant de le jeter avec véhémence au sol en s’exclamant : « Dites à vos camarades qu’ils doivent me rendre compte de leurs faits et gestes sur ma terre. Je ne partirai pas d’ici tant qu’ils ne m’auront pas rendu satisfaction de tout le mal qu’ils ont commis. »
Scandalisé par une telle ingratitude, le moine ramasse son bréviaire avant de retourner auprès de Pizarro à qui il dit : « Ne voyez-vous pas que nous gaspillons notre souffle en parlant avec ce chien rempli de morgue ? » Le conquistador donne alors le signal de l’attaque. Ses hommes cuirassés jaillissent des maisons, semant la terreur avec leurs armes à feu. Les chevaux ont été équipés de grelots pour ajouter à l’effroi des Indiens qui n’en avaient jamais vu jusqu’ici. Désarmés, ils sont livrés à l’ire guerrière des conquistadors. Les morts s’abattent par centaines. Des ruisseaux de sang s’écoulent dans les rues. Autour d’Atahualpa, les nobles Incas tentent de faire rempart avec leur corps. Pris de court, le roi assiste à l’extermination de ses hommes sans bien comprendre la situation. La nuit commence à tomber. Las de la boucherie, les Espagnols veulent y mettre fin en tuant Atahualpa, mais Pizarro s’interpose, ce qui lui vaut d’être blessé à la main, l’unique blessure reçue ce jour-là par un Espagnol ! L’Inca est fait prisonnier. Aussitôt, toute résistance indienne s’évapore. Cette nuit-là, à peine plus d’une centaine d’Espagnols ont massacré entre quatre et cinq mille Indiens.
Mais une promesse est une promesse. Quelques heures plus tard, Pizarro offre un banquet à son ennemi qu’il fait asseoir à ses côtés. Lequel, un peu perdu, ne trouve à dire que : « C’est la fortune de la guerre. » Et de manifester son admiration devant la ruse des Espagnols. Après quelques semaines d’emprisonnement, Atahualpa craint que son frère Huascar ne profite de sa triste situation pour s’emparer du pouvoir. Aussi, il supplie son geôlier de lui accorder la liberté et lui promet en échange de remplir d’or une pièce jusqu’à trois mètres de hauteur. Les Espagnols pensent que l’Inca est devenu fou : une telle quantité d’or est impossible à rassembler. Sauf Pizarro, qui, lui, croit l’Inca, qui d’ailleurs en rajoute en s’engageant également à remplir une pièce plus petite de deux fois son volume en argent. Méticuleux, Pizarro fait enregistrer l’accord par un notaire. Son prisonnier a deux mois pour faire collecter l’or sous forme de bijoux, de vaisselle, d’objets de culte, de plaques décoratives…
1 550 milliards d’euros
Au fil des jours, de tout le pays arrivent des convois d’or. Peu à peu, la pièce se remplit. Quant au moine Valverde, il ne rend pas les armes, persistant à vouloir convertir l’Inca. Comment le dieu d’Atahualpa pourrait-il être le vrai dieu, puisqu’il l’a laissé tomber dans la main de ses ennemis ? Piètre argumentation qui fait rigoler le principal intéressé. En fait, celui-ci a une préoccupation bien plus importante que celle de la religion : son frère ! Il promet à Pizarro de lui donner encore plus d’or que prévu s’il consent à le libérer immédiatement. Mais l’Espagnol n’est pas idiot. Au contraire même, son esprit machiavélique envisage de faire venir auprès de lui ce fameux Huascar pour voir s’il ne pourrait pas constituer un allié plus solide qu’Atahualpa. Pressentant le coup fourré, l’Inca donne l’ordre, depuis sa prison, d’assassiner son frère, lequel est aussitôt noyé.
Pendant ce temps, l’or continue d’affluer à Cajamarca, mais plus lentement que prévu. L’empire est vaste et les routes escarpées. Les Espagnols s’impatientent. Certains réclament un partage immédiat pour rentrer en Espagne. Mais la majorité des conquistadors préféreraient marcher sur la capitale, Cuzco, où ils pensent découvrir encore plus d’or. Pizarro, lui aussi, commence à trouver le temps long, il veut s’emparer de la capitale inca, sans laquelle il ne peut devenir maître de l’empire. Finalement, le partage est décidé : chaque homme aura sa part, mais pour qu’il n’y ait pas d’embrouille, on décide de fondre tous les objets en lingots identiques. La valeur de la rançon dépasse certainement 1 550 milliards d’euros actuels. C’est le plus gros butin de tous les temps tombé entre les mains d’une minuscule bande d’aventuriers. Un cinquième est mis de côté pour l’empereur d’Espagne, le reste est réparti selon un savant calcul entre Pizarro et ses hommes.
Condamné à être brûlé vif
Rien n’empêche plus, désormais, de marcher sur Cuzco, sinon le prisonnier Atahualpa. Qu’en faire ? Le libérer ? Pas question. Il risquerait de vite reprendre les armes. Le garder prisonnier ? Voilà qui immobiliserait une bonne partie des forces espagnoles. S’en débarrasser définitivement ? Il faut trouver un motif. Justement, des rumeurs alarmantes parlent du rassemblement de milliers d’Indiens sur le pied de guerre. Voilà le prétexte attendu : les conquistadors accusent Atahualpa de manigancer une insurrection. Il faut l’exécuter sur-le-champ. Mais Pizarro préfère y mettre les formes. Il organise un procès avec des juges, un procureur, et même un avocat pour l’accusé qui doit répondre de douze chefs d’inculpation. Du grand n’importe quoi : usurpation de la couronne, assassinat de l’héritier officiel Huascar, détournement des revenus du pays, idolâtrie, adultère en raison de ses nombreuses femmes, incitation à une insurrection. Et d’avoir violé la bonne, non ?… Jacques Vergès accourt pour prendre sa défense… Le verdict est sans surprise : Atahualpa est jugé coupable de tout et condamné à être brûlé vif sur la place principale de Cajamarca. Ainsi disparaît le dernier Inca, entraînant une civilisation de trois siècles dans sa tombe. Quant au moine Valverde, quelques années plus tard, il est capturé par des Indiens d’Équateur, qui, pour le punir de sa rapacité, lui versent de l’or fondu dans la bouche. Les ingrats…
The horizon ahead extends the ‘float of mind’ At dusk, an off colour growth, a pleasure find Ties are lost, farfetched to (craving & breath) Much fragrance, such regrets, but no regress The thought is alternative to ‘vital & absence’ Solitude forces, strengths the temp essence Words are poured into ‘immensity of the sea’ Powerful […]
Ce sont des témoins de l’histoire. Les cœlacanthes n’ont presque pas évolué depuis 420 millions d’années. Plus vieux que les dinosaures et pesant autant qu’un être humain, ils n’ont pourtant été découverts que très récemment. Mais ces poissons sont les plus menacés en Afrique du Sud et font partie des plus rares au monde.

L’espèce a été découverte quand le premier spécimen vivant a été capturé dans un port anglais en 1938. Plusieurs autres ont ensuite été attrapés dans les Comores, permettant de confirmer que l’espèce n’est pas éteinte. Selon les estimations, il n’en resterait plus aujourd’hui qu’une trentaine, au large de l’Afrique du Sud. Une colonie découverte en décembre 2000 près de la baie de Sodwana. L’existence de ces derniers survivants pourrait bien être remise en question, explique le quotidien britannique The Guardian. En effet, le groupe italien Eni veut forer plusieurs puits sous-marins dans la zone.
Les forages ne sont pas prévus dans la zone d’habitat des cœlacanthes, située à presque 200 kilomètres. Mais, pour les organisations environnementales, cela pourrait ne pas être suffisant, une nappe de pétrole pouvant se répandre loin très rapidement. « Le déversement d’hydrocarbures de Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique en 2010 a décimé les populations de poissons. Donc, si un déversement d’hydrocarbures se produisait au large d’iSimangaliso, il est fort probable qu’il pourrait éliminer ces cœlacanthes », explique le docteur Andrew Venter, responsable de Wildtrust, un groupe qui milite pour une augmentation des zones maritimes protégées en Afrique du Sud. Les spécialistes soulignent également que ces animaux sont très sensibles à une modification de leur environnement.
Eni a commandé l’an dernier une étude sur l’impact environnemental des forages. Celle-ci concluait qu’il était très improbable de trouver des cœlacanthes à proximité des puits. Mais cela ne serait pas suffisant selon Mike Bruton, un expert en cœlacanthes interrogé par The Guardian. « Le risque doit être soigneusement évalué avant que ce projet n’ait progressé trop loin et qu’il soit trop tard. Les marées noires ne respectent pas les limites des aires marines protégées. »
EN CONCLUSION
Nous faisons face ici a un summum de la bêtise humaine : une créature splendide va s’éteindre parce qu’on a tellement besoin de pétrole pour faire avancer nos petits bolides,fabriquer des niaiseries inutiles avec du plastique et permettre au néolibéralisme de survivre un petit peu plus.
Nous avons perdu totalement le sens des valeurs et personnellement je préfère de plus en plus la présence des animaux qu’a celle des humains.
Quand il ne restera que ceux-là, les humains.
Lorsque toute vie aura disparu par la faute des Hommes qui ne font que croître et se multiplier, ce sera à leur tour de disparaître.
Homo Sapiens est décidément un prédateur, tueur et qui détruit tout ce qui n’est pas lui.
Après quatre ans d’une procédure judiciaire initiée par une fan de l’artiste, Sony a reconnu ne posséder aucune preuve de l’authenticité des chansons.

« Monster », « Breaking News »,« Keep Your Head Up » : ces trois morceaux sont attribués à Michael Jackson, sur la pochette d’un album posthume de l’artiste américain sorti en 2010 et intitulé Michael, un an après sa mort à Los Angeles.
« Attribués » seulement, car les trois chansons n’ont pas été interprétées par l’auteur de Thriller, mais par un imitateur, a concédé la maison de disque Sony, le 21 août, après quatre années de procédures judiciaires devant un tribunal de Los Angeles.
Les premiers doutes ont émergé dès 2010 par l’intermédiaire de Vera Serova, une fan de Michael Jackson persuadée de ne pas le reconnaître dans les mélodies des trois morceaux. Elle a donc lancé en 2014 une procédure judiciaire au civil contre Sony, Eddie Cascio – ami et producteur de Michael Jackson – et Angelikson, la boîte de production détenue par son frère. James Porte, qui aurait écrit plusieurs de ces chansons aux origines controversées, figure lui aussi dans la plainte déposée en Californie.
Vera Serova développe ses arguments en produisant un rapport d’expert de 41 pages, listant les incohérences entre le style de Michael Jackson et les trois morceaux concernés. Des témoignages de l’équipe de Michael Jackson, qui trouve suspect de ne pas y retrouver les célèbres claquements de doigts de l’artiste, et l’incapacité des mis en cause à apporter des preuves matérielles des enregistrements – comme des prises de voix alternatives – font douter Sony. D’autant que la famille de l’artiste exprime dès le départ, elle aussi, son scepticisme.
Après avoir mené une enquête en interne, la maison de disques a déclaré, le 21 août devant la justice, ne pas avoir de preuves établissant l’authenticité des morceaux – ses avocats l’avaient laissé entendre lors d’une précédente audience, en décembre 2016. Elle rejette la faute sur les deux producteurs, que le distributeur aurait crus de bonne foi au moment de la livraison de l’album.
Juridiquement, le changement de stratégie de Sony est déterminant pour la suite du procès : si le groupe arrive à démontrer qu’il ignorait les conditions d’enregistrement des morceaux, impossible de lui reprocher une diffusion et une publicité malhonnête du disque. Les charges pèseraient alors sur Eddie Cascio, son frère, ainsi que James Porte.
Les groupes de fans, très attentifs au déroulement du procès, demandent de leur côté que le nom de Michael Jackson ne soit plus associé aux morceaux, et que ceux-ci soient retirés de l’album.
Au moins 4 personnes ont été tuées et 11 autres blessées lors d’une fusillade qui a eu lieu dans un centre commercial de Jacksonville, en Floride.Le bureau du shérif a appelé les résidents à éviter le secteur.
Un inconnu a ouvert le feu dimanche dans le centre commercial Jacksonville Landing, faisant plusieurs morts, a annoncé le bureau du shérif de Jacksonville, la plus grande ville de Floride.
Des moyens importants ont été déployés autour de la zone où les tirs ont résonné. Une fusillade a éclaté dimanche dans la ville de Jacksonville dans le nord-est de la Floride. « Fusillade de masse au Jacksonville Landing. Éloignez-vous de la zone. La zone n’est pas sûre à ce stade », a tweeté la police sur son compte. « Multiples morts sur place, plusieurs transportés », a-t-elle ajouté ensuite. Les tirs se sont produits lors d’un tournoi du jeu vidéo Madden NFL 19, une référence pour le football américain. Le tournoi se déroulait dans un bar de la zone de Jacksonville Landing, qui regroupe restaurants et lieux de divertissement.
L’organisateur EA Sports Madden NFL a précisé sur Twitter avoir connaissance d’un « incident » lors de son tournoi de Jacksonville. La police a ensuite indiqué qu’un suspect était « mort ». « On ne sait pas à ce stade s’il y a un deuxième suspect », a-t-elle ajouté. Les recherches sont en cours ». Selon CBSet le Miami Herald, il y aurait 4 morts et 11 blessés.
« J’ai eu beaucoup de chance. La balle a touché mon pouce », a tweeté un joueur de 19 ans, Drini Gjoka, qui appartient à l’une des équipes participant au tournoi, nommé Complexity Gaming. « Le tournoi s’est fait mitrailler », a-t-il ajouté. Le patron de son équipe, Jason Lake, qui n’était pas présent, a indiqué à l’Agence France-Presse par message sur Twitter que son joueur « avait réussi à s’échapper dans la rue et à se réfugier dans un club de sport ».
Comme les hommes anxieux qui ont commencé les fouilles à Pompéi au 18ème siècle et en ont découvert plus sur les anciens Italiens qu’ils n’avaient négocié – comme les lampes à forme phallique – les historiens du sexe sont régulièrement confrontés à des études de cas défiant leur propre éthique. . Ceux qui travaillaient dans les rues de Pompéi et servaient des clients dans les maisons closes vivaient une vie difficile, mais beaucoup de peintures murales qui ont survécu décrivent les femmes comme étant érotiques et exotiques.
HORS TEXTE
Musée Archéologique de Naples

Après une visite du site archéologique de Pompéi, il est judicieux de se rendre au musée situé à proximité de Naples car c’est là que sont conservés tous les objets fragiles et de grande valeur du site. Il y a une verrerie magnifique qui semble si fragile, mais qui a survécu à la catastrophe. Il y a beaucoup de récipients de cuisine et de bronzes et de mosaïques exquis. Cela révèle encore plus ce que fut cette ville somptueuse à son apogée.



Le musée abrite également la « Salle secrète », dépositaire de symboles phalliques bizarres et d’œuvres d’art de toutes sortes de visuels sexuels. Apparemment, les anciens étaient fascinés par leurs organes génitaux et l’acte de procréation. À Pompéi, nous avons visité le bordel avec de petits « bureaux » équipés de lits / oreillers en pierre et des peintures sur les murs destinées à « inspirer ». ..des marchandises pour tous ceux qui entrent.

Les peintures murales des bordels et des bâtiments servant de maisons closes (comme les auberges, les comptoirs à lunch et les tavernes) montrent des femmes à la peau claire, nues (excepté la bande de poitrine occasionnelle), avec des cheveux stylisés, des positions sexuelles variées hommes athlétiques. Les figurines arborent des lits parfois ornés et ornés de courtepointes décoratives.
Dans les bâtiments identifiés comme des maisons closes, les peintures murales pourraient avoir pour but d’éveiller les clients. Ils peuvent également avoir servi de menus illustrés ou même servir de manuel d’instructions à un plus grand nombre de clients inexpérimentés. Dans les bâtiments identifiés comme résidences privées, les scènes étaient probablement décoratives, mais elles pouvaient aussi être conçues pour la titillation.
Contrairement aux images idéalisées, les bordels eux-mêmes apportent la preuve que les femmes travaillaient dans des cellules, généralement assez grandes pour un lit étroit. L’absence de fenêtres dans la plupart des cas témoigne de l’obscurité des cellules, ainsi que d’un flux d’air limité.
Les fouilles suggèrent également que les cellules étaient généralement dépourvues de portes, ce qui implique que les pièces pourraient avoir été ridées. Ils ont également révélé des lits en pierre.Des lits en bois ainsi que des palettes ont probablement également été utilisés, mais auraient péri lors de l’éruption du mont Vésuve en 79 après JC.
Les conditions dans lesquelles travaillaient les femmes ne concernaient pas les propriétaires de maisons closes, les clients ou quiconque, car la plupart des travailleuses du sexe de l’ancienne Italie étaient des esclaves. Comme l’attitude ancienne vis-à-vis des esclaves était, au mieux, l’indifférence et le mépris de la violence au pire, la vie des femmes ne constituait pas une source d’empathie pour les personnes extérieures à leur classe.
Les travailleuses du sexe remplissaient une fonction utilitaire et rien d’autre. Confinées dans les locaux par des proxénètes (généralement) masculins qui ne leur fournissaient que leurs besoins les plus élémentaires, les femmes étaient essentiellement coupées du monde extérieur. Cela les rendait vulnérables aux caprices du proxénète et du client.
Les femmes qui travaillaient dans les rues de Pompéi attendaient souvent autour des arcades et d’autres endroits standard tels que les cimetières et les bains publics. Dans les grandes villes, où le contrôle du commerce du sexe était plus difficile à gérer, certaines de ces femmes ont peut-être travaillé sans proxénète. Ceux qui composaient ce pourcentage d’ouvriers étaient pour la plupart des esclaves libérés et des femmes pauvres et libres.
La préservation des graffitis sur les murs des bâtiments de Pompéi fournit également aux historiens des détails sur le commerce du sexe. La plupart sont extrêmement graphiques. Il comprend des informations sur des services et des prix spécifiques, les évaluations des clients concernant certaines femmes et leurs capacités (ou leur absence), ainsi que des conseils sexuels.
Certains graffitis vont droit au but:
Pousser lentement
D’autres sont des publicités:

Ou une liste de prix pour différents services.
Souvent, les noms des esclaves et, par défaut, des travailleurs du sexe, avaient des origines grecques. Le nom « Euplia », par exemple, vient d’un mot grec signifiant « voyage équitable ». Les noms des travailleurs du sexe dénotaient parfois la fonction ou les caractéristiques physiques de l’individu en question. Euplia a promis à ses clients un bon voyage.
Les graffitis attestent également des travailleuses du sexe à Pompéi. Comme pour les écrits concernant les femmes, ce graffiti répertorie des services spécifiques offerts et parfois des prix.Comme les femmes nées seules n’étaient pas autorisées à avoir des rapports sexuels avec qui que ce soit d’autre que leur mari, les clientes ayant eu recours à des travailleurs du sexe masculins étaient presque exclusivement des hommes. Les mœurs sexuelles de la Rome antique couvraient les rencontres sexuelles entre hommes si certains protocoles étaient maintenus (un citoyen ne pouvait pas être pénétré, par exemple).
Les quelques enregistrements littéraires qui suggèrent qu’il pourrait y avoir eu des clientes de travailleuses du sexe sont discutables, car elles étaient généralement écrites à des fins satiriques ou comiques. Cependant, il serait naïf de ne pas tenir compte des cas de femmes riches et nées librement ayant accès à des travailleurs du sexe ou à des esclaves domestiques.
De même, il serait naïf de supposer que les clients masculins ne recherchent pas d’autres hommes avec lesquels ils pourraient participer à des actes jugés socialement inacceptables (essentiellement des actes dans lesquels le citoyen masculin occuperait un rôle de soumission).
Au moment de l’éruption du Vésuve , Pompéi était une ville de taille modeste, avec une population d’environ 11 000 habitants et une communauté florissante dotée d’une architecture et d’une infrastructure sophistiquées. Situé en Campanie, à quelque 23 kilomètres au sud-est de Naples, et à proximité du port de Pouzzoles , il a connu un commerce et une économie robustes et un groupe démographique multiculturel.
La prospérité de la ville et la présence continue des commerçants ont assuré un marché fort pour le sexe. En effet, le commerce du sexe était essentiel au bon fonctionnement de la société, en particulier des mariages.
Comme les mariages, en particulier ceux des classes d’élite, étaient organisés et principalement pour la naissance d’héritiers masculins, un mari ne chercherait pas à obtenir des plaisirs sexuels de sa femme. Plutôt, par respect pour elle, un homme paierait pour des relations sexuelles agréables, en particulier les actes qui ne devaient pas être accomplis par une femme respectable.
En effet, le graffiti atteste de cinq types de sexe à vendre: rapports sexuels, cunnilingus, fellation, sexe anal actif et sexe anal passif. Ainsi, le commerce du sexe effectuait une sorte de contrôle social et moral de l’institution du mariage, ainsi que la préservation de la réputation et de la masculinité d’un homme adulte. Comme le travail du sexe n’était pas illégal (étant principalement structuré autour de l’esclavage) mais que l’adultère était interdit, c’était une autre raison de payer pour le sexe.
Les couches de matériaux volcaniques qui recouvraient Pompéi et la majeure partie de sa population à une profondeur de 25 mètres (82 pieds) ont laissé des traces considérables des anciens Italiens, de leur mode de vie et de leur environnement. Ironiquement, l’éruption qui a piégé les habitants à la fois dans le temps et dans l’espace leur a conféré une étrange immortalité.
Ces gens nous chuchotent et leurs histoires sont variées, joyeuses et tristes. Leurs histoires sont parfois choquantes et même déchirantes, mais, comme la vie des travailleuses du sexe, elles méritent d’être rappelées.