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COUILLARD: la peur de l’identité, la honte d’exister, la religion de l’argent,par Roméo Bouchard

COUILLARD: la peur de l’identité, la honte d’exister, la religion de l’argent.

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La mondialisation néo-libérale n’aime pas les frontières: l’argent n’a ni couleur, ni odeur, ni nom, ni patrie, ni religion. Elle cherche à dissoudre toutes les communautés et les identités dans un grand melting pot de consommateurs individuels branchés sur la machine de distribution où le libre-échange fait la loi. Le PIB et le pouvoir d’achat sont la seule mesure du bien commun et du bonheur. Les seuls droits qui existent sont les droits individuels. L’État est un vestige du passé.

Couillard est au service des riches banquiers, actionnaires, médecins, au service du libre-échange: il n’aime pas l’identité, il n’aime pas le Québec, il n’aime pas l’indépendance, il n’aime pas la souveraineté, il n’aime pas l’État, il n’aime pas Lisée. Il est atteint de Québécophobie et de ploutophilie. Vouloir être ce que nous sommes et se soucier de prendre notre place dans le monde comme peuple distinct, c’est une honte, c’est de l’obscurantisme.

Allez dire ça aux Américains, aux Français, aux Anglais, aux Chinois, et même aux Canadiens, voir ce qu’ils vont vous répondre.!..

La prochaine élection ne se fera pas sur la peur du référendum mais sur la peur de l’identité. L’extrême droite, ce n’est plus le capitalisme et l’austérité sauvages, c’est l’identité, le nationalisme, l’indépendance.

Comme on dit, les conseillers de Couillard n’ont pas tardé à définir leur adversaire. Et c’est habile: on aurait tort de sous-estimer la manoeuvre, d’autant plus que Lisée s’est exposé à cette attaque bien que ses propos sur la laïcité et l’immigration bien compris soient tout à fait légitimes. Couillard a mis le doigt sur le point sensible, ou plutôt, il enferme son adversaire au départ dans un filet empoisonné dont il ne lui sera pas facile de se déprendre. Et Trudeau ne tardera bien sûr pas à venir en renfort. Car il y a bien sûr des fanatiques de l’identité qui n’hésitent pas à tomber dans le racisme et la xénophobie. Tout comme il y a des fanatiques de l’inclusion, qui n’hésitent pas à nier le droit à une identité commune, à une langue commune, à la neutralité religieuse de l’État et à la légitimité de l’État lui-même. L’étiquette de populisme est elle aussi vicieuse: il n’y a rien de mal à défendre le peuple et à parler pour se faire comprendre de tous, pourvu qu’on le fasse en se servant de la raison et non en attisant des sentiments primaires de vengeance. La ligne est mince à gauche comme à droite en ce moment. Surveillez les premières salves de Lisée sur ces propos.

Mais c’est un débat qui touche le coeur du système qui est en train de nous entraîner en enfer. À nous d’en profiter pour lui opposer un autre monde possible, basé sur la souveraineté du peuple et non des riches.

Robert Poéti et Philippe Couillard...ou l'étrange collaboration entre un policier et un dangereux criminel "légal".
Robert Poéti et Philippe Couillard…ou l’étrange collaboration entre un policier et un dangereux criminel « légal ».

Article écrit par Roméo Bouchard,le 11 octobre 2016

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Le Québec sous la gérance du crime organisé:Vers un peuple sans histoire

En déclinant d’entériner un cours d’histoire véritable, le gouvernement libéral commet un acte de sabotage envers les générations futures.

Il fallait s’y attendre, le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx refuse d’implanter le nouveau cours d’histoire au secondaire, Histoire du Québec et du Canada, lequel était prévu en septembre prochain.

 

Phillippe Couillard dit l'espion canado-saoudien.
Phillippe Couillard dit l’espion canado-saoudien.
Après l’anglais intensif imposé, celui-ci financé à coup de millions de dollars par Ottawa, voici qu’on coupe dans l’histoire. Il y a là une énième démonstration de l’État contre nous-mêmes, mais également d’un désir non dissimulé de faire des Québécois des Canadians purs et simples.

Alors que la nouvelle mouture du cours au secondaire devait faire une plus grande place à la trame nationale et politique de l’histoire du Québec, les libéraux s’y refusent et n’ont que des pirouettes partisanes en guise d’arguments. On dira que le cours était «controversé», «qu’il ne respectait pas les minorités», alors que la décision n’est que partisane et politique. La vraie raison est d’une simplicité effarante: les libéraux gagnent à maintenir les Québécois dans l’oubli et l’ignorance, et ainsi à nuire à la compréhension des enjeux politiques et sociaux d’hier et d’aujourd’hui.

Les libéraux font ce qu’ils ont toujours fait, soit priver les prochaines générations de repères historiques et de pensée critique. On se demande bien pourquoi ils ne veulent pas qu’on parle un peu trop dans les cours d’histoire de la bataille des Plaines d’Abraham, du Traité de Paris, du rapatriement de la constitution en 1982 ou encore de l’échec du lac Meech en 1990, si ce n’est pour des raisons idéologiques et de censure historique.

«Pour paraphraser Linda Schele, si vous voulez dominer un peuple, il vous faut tuer son histoire, sa langue et son passé, bref ce qui lui donne son indépendance d’esprit»

 
 

Les libéraux ont peur, terriblement peur. Et si, en leur enseignant un peu trop l’histoire du Québec, les générations futures en venaient à prendre conscience de leur situation nationale? Louis Cornellier a bien saisi que c’est en tablant sur le déclin de l’histoire du Québec qu’on assèche la substantifique moelle d’un peuple: «…c’est en fait le concept même de nation québécoise qu’on est à sortir des écoles, au profit d’une histoire «citoyenne» qui confond valeurs universelles et valeurs québécoises et qui refuse de voir le cheminement historique du peuple québécois autrement que par une série de singularités.[…] À ne pas fréquenter l’histoire, un peuple se vide de sa substance.»

Ce serait raciste  que d'informer nos futurs enfants qu'un jour,oui un jour,on s'était révolté au Québec contre les envahisseurs britanniques.
Ce serait raciste que d’informer nos futurs enfants qu’un jour,oui un jour,on s’était révolté au Québec contre les envahisseurs britanniques.

Par ailleurs, on remarque que cette navrante décision du gouvernement est accompagnée d’un profond manque de respect des médias canadian à l’endroit du Québec. Pensons simplement à la couverture de CTV News qui suinte le mépris et la mauvaise foi journalistique.

Et que dire du Quebec Community Groups Network, un organisme financé par Ottawa, défendant les «droits» de la minorité linguistique anglophone au Québec et qui ne cache pas sa joie de nuire à l’enseignement «national» de l’histoire au Québec. À coup de rhétorique victimaire, ce valet de notre anglicisation s’est empressé de rapidement crier au «remaniement de l’histoire», alors que c’est précisément son action qui contribue à la chose.

Ottawa et le PLQ ont bien compris que ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire.

Aseptisation de l’Histoire, réduction de celle-ci à des lieux communs et à des dates, ces dernières vidées de leur essence et de leurs référents sociopolitiques, promotion de l’ignorance sourde, du désintérêt national et de la «canadianisation» de la jeunesse, voilà les véritables enjeux de la décision du gouvernement Couillard.

Pour paraphraser Linda Schele, si vous voulez dominer un peuple, il vous faut tuer son histoire, sa langue et son passé, bref ce qui lui donne son indépendance d’esprit.

Étienne Boudou-Laforce signe ce texte au nom de l’exécutif de Génération nationale

Son but:anéantir le peuple québécois français et le remplacer progressivement  par des immigrants anglophones...ça fera plus "canadian"!
Son but:anéantir le peuple québécois français et le remplacer progressivement par des immigrants anglophones…ça fera plus « canadian »!

Sources:QuébecHuffingtonPost

Vidéo: revoyez Claude Charron comparer Wall Mart au nazisme

 

Monsieur Charron, votre intelligence nous manque.

En journalisme, objectivité et impartialité sont impératifs.

On aurait tellement besoin de vous au Québec en ce moment. Comme commentateur politique, nous avons perdu Jean Lapierre, on serait si heureux de vous revoir à la barre de TVA, sur les ondes de radio, votre si belle analyse nous manque beaucoup …

Quand j’écoute cette vidéo, je me dis que vous seriez un piller pour la prochaine élection en réveillant nos poissons rouges qui dorment au gaz…

 

Merci Céline Galipeau!

Survivrons-nous…comme peuple et comme espèce…?,par Roméo Bouchard

Survivrons-nous…comme peuple et comme espèce…?

 

Roméo Bouchard
Roméo Bouchard

Un ami m’écrit: pourquoi continues-tu à intervenir sur facebook si tu crois que nous ne survivrons pas?

Voici ma réponse:

Survivrons-nous comme PEUPLE? C’est de plus en plus problématique. Les Acadiens, les Louisianais, les franco-manitobains ou ontariens en sont la meilleure illustration. L’intégration du Québec comme ethnie et comme province parmi les autres a considérablement progressé depuis les années 60, sans parler de la bilinguisation, du déclin du projet indépendantiste, de l’orientation des jeunes et de nos écoles, de l’évolution de notre immigration. Alexis de Tocqueville (1840) avait d’ailleurs clairement prédit que les Canadiens-français risquaient fort de finir comme les Louisianais: la louisianisation.

Survivrons-nous comme ESPÈCE? Hubert Reeves estime que non: que nous disparaîtrons comme espèce d’ici la fin du siècle possiblement; la vie, elle, survivra sans doute. La plupart des scientifiques, dans la logique des rapports Meadows, estiment que si des virages majeurs pour inverser notre empreinte écologique sur la planète ne sont pas pris d’ici 2050 au plus tard (et dans le contexte politique actuel, dominé par les banquiers et les multinationales, ils ne le seront pas), on peut difficilement concevoir ce qui va arrivera à notre espèce tant les bouleversements sociaux, économiques et écologiques seront drastiques.

Pourquoi continuer à se battre dans ce cas, pour le Québec, pour l’humanité et pour la planète? Parce qu’on n’a pas le choix, parce qu’il faut tenter de minimiser les dégâts, parce qu’il faut nous préparer à faire face au pire, imaginer dès maintenant un autre monde, parce qu’il faut agir au coeur du mécanisme destructeur, la prise de décision, la démocratie: le seul espoir réside dans la reconquête progressive de notre souveraineté, de notre démocratie, dans le contrôle des décisions collectives, la responsabilité collective. Nous ne survivrons pas au libre-échange imposé par et pour les riches. La tâche est énorme car notre civilisation capitaliste nous a réduit au statut de consommateur individualiste.

Mais l’instinct de survie est le plus fort de tous: ce n’est pas rationnel: c’est instinctif. Ne pas chercher à survivre contre tout espoir, c’est être déjà mort. C’est pourquoi, comme le petit colibri qui apportait patiemment ses gouttes d’eau sur le feu de forêt, je fais ce que je peux.

Par Roméo Bouchard

Le ministre Daoust démissionne dans la controverse entourant Rona

La controverse entourant la vente de l’entreprise Rona aura eu raison de Jacques Daoust, qui a annoncé vendredi sa démission à la fois à titre de ministre des Transports et de député de Verdun.

Dans un communiqué, M. Daoust se défend d’avoir joué un rôle dans le feu vert donné à Investissement Québec pour vendre 11 millions d’actions de Rona au géant américain Lowe’s.

« Je tiens, dans un premier temps, écrit-il, à réitérer qu’en tout moment j’ai toujours dit la vérité, et mes déclarations dans le dossier de la vente des actions de Rona ont été rigoureusement exactes. Je n’avais pas été informé de l’intention des administrateurs de vendre la participation d’Investissement Québec dans Rona, je n’ai pas donné d’autorisation à celle-ci et je n’avais pas à le faire en raison des règles en vigueur chez Investissement Québec. »

«Bien que je n’aie quoi que ce soit à me reprocher et que j’aie toujours dit la stricte vérité, le dossier concernant les actions de Rona est devenu une distraction qui porte ombrage à la réalisation du plan de notre gouvernement. J’ai donc contacté le premier ministre pour lui annoncer que je me retire de mes fonctions de député de Verdun et de ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports.»

 

Jacques Daoust en quelques datesMinistre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations de 2014 à 2016;

Élu député du Parti libéral du Québec en avril 2014;

Président et chef de la direction d’Investissement Québec de 2006 à 2013;

Professeur invité à HEC Montréal en 2006;

De 1986 à 2005, il a occupé plusieurs postes de direction au sein de la Banque Laurentienne et de la Banque Nationale.

L’opposition reste sur sa faim

Le député péquiste de Sanguinet, Alain Therrien, n’a pas caché sa satisfaction en apprenant la démission du ministre, dont il a tant critiqué les actions au cours des derniers jours. « Il était temps qu’il remette sa démission. Je me demande pourquoi Philippe Couillard a attendu si longtemps avant de lui montrer la sortie », a-t-il dit.

M. Therrien se questionne aussi sur l’ancien chef de cabinet de Jacques Daoust. «Qu’est-ce que M. Ouellet sait? Est-ce que M. Couillard savait? Nous, on pense que oui. Les chefs de cabinet, ce ne sont pas des électrons libres, ils sont branchés sur le cabinet du premier ministre. Alors, il est clair que le premier ministre savait, d’après nous, qu’il y avait eu ces ventes d’actions.»

Pour le porte-parole de la CAQ, François Bonnardel, le départ de Jacques Daoust donne lieu à une série de questions qu’il a l’intention de poser la semaine prochaine en commission parlementaire. «Le problème reste entier : qui a donné ces autorisations? Je ne comprends pas qu’un simple courriel, un simple OK a suffi pour qu’on puisse vendre autant d’actions.»

« Il y a à peine deux ans, M. [Raymond] Bachand avait dit :  »il faut acheter des actions, il faut avoir un bloc avec la Caisse de dépôt pour empêcher que notre fleuron quitte. » Et deux ans plus tard, par un simple OK, on a vendu ces actions. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, et on va essayer d’avoir les réponses en commission la semaine prochaine », ajoute le député sur les ondes d’ICI RDI.

La députée de Québec solidaire Manon Massé estime pour sa part que Jacques Daoust est peut-être le bouc émissaire de tout ce dossier. «Peut-être que M. Daoust ne ment pas et que c’est ailleurs que M. Ouellet [son ancien chef de cabinet] a consulté pour avoir le OK pour vendre les actions. Cet ailleurs-là, c’est le bureau du premier ministre.»

Couillard rend hommage à Daoust et annonce un remaniement ministériel

Après avoir réclamé en matinée « des réponses sérieuses » et « très rapidement » dans le dossier de la vente controversée de Rona, le premier ministre a réagi à la démission de Jacques Daoust en vantant son parcours professionnel.

« Arrivé en politique en 2014, il a su représenter les électeurs de Verdun avec dévouement au cours des deux dernières années. À titre de ministre du gouvernement, il a mené plusieurs dossiers stratégiques. Pensons seulement à la conclusion du partenariat de la C Series avec Bombardier qui assurera le maintien de ce projet innovant et structurant pour le Québec », dit M. Couillard dans un communiqué. «Je tiens à remercier M. Daoust pour avoir servi l’État avec conviction dans les dix dernières années, à titre de député et ministre du gouvernement ainsi que de président-directeur général d’Investissement Québec. Il faut saluer son dévouement et sa contribution à l’économie du Québec.»

Dans communiqué distinct, le premier ministre annonce qu’il procédera samedi matin, à 10 h, « à des ajustements à la composition du Conseil des ministres ». Il n’est pas précisé si ce mouvement concernera seulement le ministère des Transports laissé vacant avec le départ de Jacques Daoust ou s’il touchera d’autres portefeuilles.

Révélations

Plus tôt dans la journée, le Parti québécois répétait que M. Daoust devrait être accusé d’outrage au Parlement pour avoir menti à la population et aux parlementaires au sujet de son implication dans la vente de Rona.

Le député Alain Therrien a alors évoqué des courriels compromettants illustrant le rôle du ministre dans la vente de Rona alors qu’il était à la tête du ministère de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations.

Le Parti québécois avait produit en juin une copie d’un procès-verbal d’Investissement Québec démontrant que Jacques Daoust était bien présent à la fin de la réunion du 17 novembre 2014, contrairement à ce qu’il avait affirmé.

Un échange de courriels entre le directeur du cabinet de l’ancien ministre de l’Économie dévoilé jeudi confirme cette fois qu’Investissement Québec a demandé la permission et l’autorisation au ministère avant la vente de ses actions de Rona.

L’échange de courriels, dont Radio-Canada a obtenu une copie, permet de constater que deux heures plus tard, le vice-président avait bien reçu l’aval du ministère.

M. Therrien croit impossible que le directeur du cabinet puisse avoir pris cette décision sans avoir consulté le ministre: «À qui a-t-il parlé pendant ces deux heures?»

Voici l’échange de courriels survenu le 26 novembre 2014 entre le vice-président principal d’Investissement Québec et Pierre Ouellet, alors chef de cabinet du ministre Daoust :

Le 26 novembre 2014, à 14h16, Jean-Jacques Carrier écrit à Pierre Ouellet

© RC

Pierre Ouellet lui répond deux minutes plus tard

© RC

Finalement, à 16 h 42, M. Carrier reçoit la réponse de M. Ouellet

© RC

Jacques Daoust avait nié à plusieurs reprises avoir été consulté au sujet de la vente des actions de Rona et avait même soutenu qu’il aurait exprimé des réserves, si Investissement Québec (IQ) l’avait consulté avant de liquider sa participation dans l’entreprise passée aux mains d’un concurrent américain au début de l’année

L’ancien ministre de l’Économie s’est retrouvé sur la sellette, au printemps,après la publication d’un rapport de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, affirmant qu’il avait autorisé, en 2014, la vente de la totalité des actions du quincaillier Rona.

Dans le document, Mme Leclerc avait retracé les étapes de la participation financière d’Investissement Québec dans l’entreprise, qui a été acquise par son concurrent américain Lowe’s en février.

Jacques Daoust avait nié à plusieurs reprises avoir été consulté au sujet de la vente des actions de Rona et avait même soutenu qu’il aurait exprimé des réserves, si Investissement Québec (IQ) l’avait consulté avant de liquider sa participation dans l’entreprise passée aux mains d’un concurrent américain au début de l’année.

L’ancien ministre de l’Économie s’est retrouvé sur la sellette, au printemps, après la publication d’un rapport de la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, affirmant qu’il avait autorisé, en 2014, la vente de la totalité des actions du quincaillier Rona.

Dans le document, Mme Leclerc avait retracé les étapes de la participation financière d’Investissement Québec dans l’entreprise, qui a été acquise par son concurrent américain Lowe’s en février.

 

Jacques Daoust,l'ancien banquier ami de l'espion canado-soudien Philippe Couillard vient de lâcher prise à la politique corrompue libérale.
Jacques Daoust,l’ancien banquier ami de l’espion canado-saoudien Philippe Couillard vient de lâcher prise à la politique corrompue libérale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’espion canado-saoudien Philippe Couillard,se dit ouvert face aux terroristes islamiques

Une plus grande ouverture à l’accueil des immigrants permettra de lutter contre le radicalisme qui mène à des attentats terroristes comme celui de Nice, a déclaré vendredi le  pseudo-premier ministre Philippe Couillard.

 

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.... (Archives La Presse Canadienne)

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Couillard a estimé que la réponse à ces gestes «insensés» est d’aller encore plus loin vers une société inclusive et démocratique.

«La réponse appropriée est d’aller de façon encore plus énergique dans cette direction pour montrer qu’ils ont tort, qu’ils ne sont pas du bon côté de l’histoire», a-t-il dit dans un point de presse à Munich, au dernier jour d’une mission économique au Royaume-Uni et en Allemagne.

M. Couillard a constaté que les actes terroristes soulèvent des questions sur l’intégration des immigrants.

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«Encore une fois la réponse à ça c’est davantage d’accueil, davantage de célébrations de la citoyenneté partagée», a-t-il dit.

M. Couillard en a profité pour écorcher le chef caquiste François Legault, pour qui le Brexit démontre l’échec du modèle d’intégration multiculturaliste de la Grande-Bretagne mis de l’avant au Canada par le premier ministre Justin Trudeau et son homologue québécois.

 

«Le modèle d’intégration canadien est cité en exemple partout dans le monde, les gens disent qu’il faut s’inspirer du Canada pour faire mieux vivre les gens ensemble», a dit M. Couillard.

Alors que la question a suscité un débat entre candidats à la direction péquiste, le premier ministre a affirmé qu’il n’aurait aucune objection à offrir ses voeux lors de fêtes religieuses de toutes confessions.

Au lendemain de sa victoire électorale:le premier libéral franc maçon prie avec ses alliés islamistes.
Au lendemain de sa victoire électorale:le premier libéral franc maçon prie avec ses alliés islamistes.

«La religion majoritaire au Québec, c’est le christianisme, chaque année on souhaite joyeux Noël et joyeuses Pâques aux gens, a-t-il dit. Mais il n’y a pas de problème à souhaiter une fête bouddhiste, musulmane. On est une société ouverte, inclusive.»

En marge d’un sommet d’États fédérés, M. Couillard a affirmé que l’attentat de Nice montre le caractère imprévisible des attaques terroristes.

«Personne n’est à l’abri malheureusement de ce genre d’acte insensé», a-t-il dit.

Le recours à un camion pour faire des victimes démontre qu’il devient plus difficile d’arrêter les gestes radicaux comme ceux de Nice.

«On ne peut pas malheureusement se prémunir totalement. Il faut bien sûr que nos agences de sécurité soient à l’oeuvre pour détecter le plus possible en avant la radicalisation, les planifications d’actes, a-t-il dit. Mais lorsqu’on est devant un acte qui arrive par une personne solitaire, c’est difficile à prévenir.»

Par mesure de précaution, M. Couillard n’a pas donné de détail sur les procédures de sécurité mises en place au Québec à la suite de l’attentat de Nice.

À Québec, le drapeau québécois a été mis en berne à l’Assemblée nationale, ou flotte également le drapeau de la France, aussi en berne.

 

LE QUÉBEC:UNE SOCIÉTÉ MENACÉE DANS SA TORPEUR

peut-on se fier à un mondialiste semblable ,prèt à tout pour quelques votes de plus?
peut-on se fier à un mondialiste semblable ,prèt à tout pour quelques votes de plus?

 

En conclusion,il faudra se dire la vérité en face:le Québec est très endormi.Cette torpeur,cette nonchalance à vouloir se prendre en main,risque fortement de détruire les fondements-mêmes de notre société.

Depuis l’élection de Justin Trudeau,le jeune politicien franc maçon « cool » et sympa,le Québec semble se satisfaire de son lot de politiciens corrompus et vendus à la cause de l’establishment financier des banquiers de Rotschild.La vision  multiculturelle,hypocrite et faussement  pacifique des libéraux ,va faire en sorte que l’immigration démesurée de djihadistes  musulmans  au Québec va finir par déstabiliser  notre société déjà en proie au laisser-faire depuis la fin de la Commission Charbonneau.

Encore une fois,j’affirme que  découvrir la cachette du Grand Maître franc maçon,Arthur Porter,toujours vivant et à l’emploi du crime organisé,va permettre de faire lumière sur ce système pourri et décadent qui nous met  à la merci de vagues terroristes venues d’Orient.

Croyons le ou pas,mais l’existence même de l’identité  française et chrétienne du Québec est fortement mencée par sa torpeur,son manque  d’adrénaline pour se réveiller avant qu’il ne soit trop tard!

Pierre Ellioth Trudeau,un franc maçon bien connu...son fils l'est aussi!
Pierre Ellioth Trudeau,un franc maçon bien connu…son fils l’est aussi!

Le patriote que je suis ,continue d’espérer!

 

 

 

Le Québec sous la gérance du crime organisé:l’État d’apesanteur et l’effet boomerang venu de Panama

Depuis la prise de pouvoir des libéraux corrompus  de Philippe Couillard ,le Québec semble avoir été placé  en état d’apesanteur : cadeaux fiscaux aux plus riches, caquistes  passés du bond bord, fédéralisme aveugle, exhibitionnisme ministériel, désignation de boucs émissaires de l’ancienne administration Charest ,banalisation  des rapports de la Commission Charbonneau,remplacement du chef de la Sureté du Québec, etc., etc.
Dénoncer la politique d’austérité de Philippe Couillard  ne suffit pas. C’est en partie grâce à ses défauts qu’il a été élu (disons choisi par l’establishment pour gérer le Québec). Sous la diversité des symptômes, c’est d’une véritable crise de la démocratie qu’il s’agit. Pour la comprendre, il faut identifier, au présent et dans la longue durée de l’histoire, ces facteurs lourds que sont le vide religieux, la stagnation éducative, la nouvelle stratification sociale, l’impact destructeur du libre-échange, l’appauvrissement des classes moyennes, l’égarement des classes supérieures très riches (le 1% ,PKP,Desmarais,etc). En fait ,il ne faut ménager personne, dans aucun camp,si l’on veut comprendre la réalité actuelle de la politique québécoise.

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En 2014, le Mouvement Québécois de Désobéissance Civile refusait d’appuyer qui que ce soit dans la mascarade de l’élection du 7 avril 2014.

Seule une certaine  approche permet de comprendre pourquoi la société québécoise  hésite entre l’ethnicisation provoquée par le fédéralisme canadien depuis  Pierre-Ellioth Trudeau (le but est de nous noyer dans un melting pot à l’américaine)  et retour récent  de la lutte des classes (focalisée autour de Québec Solidaire). Elle oblige à se demander si les hommes politiques, incapables de manipuler plus longtemps notre «démocratie d’opinion», ne vont pas devoir purement et simplement supprimer le suffrage universel. À moins que, cédant à la pression de la société, ils n’acceptent d’envisager une nouvelle politique économique, protectionniste à l’échelle réduite du Québec lui-même!

Il est intéressant de noter que depuis la démission du milliardaire Pierre Karl Péladeau de la chefferie du Parti québécois,la course à la direction du même parti politique,nous montre avec étonnement,qu’une fronde de députés  s’est formée de l’intérieur afin de donner une chance égale au fédéralisme canadien par rapport à la souveraineté du Québec.Au PQ,on est en train de banaliser le tournage en rond (ou la politique du chat qui courre après sa queue) de manière à  se présenter comme le parti de remplacement au Parti libéral corrompu du Québec.Le fédéralisme canadien est donc une option équivalente à la souveraineté du Québec,pour certains députés du PQ.

hydro québec tarif

Un peu comme au Etats-Unis,on veut prouver que le système fonctionne et que la démocratie est la meilleure au monde.

Rien n’est plus faux et feu Joseph Goebbels aurait  pu faire un extraordinaire ministre de la propagande pure,au Québec,s’il vivrait.La Vérité sur la démocratie au Québec:c’est qu’elle n’a jamais existé ,mais « ON » (les maîtres illuminati de Sagard,les francs maçons,la mafia) tolère  de présenter une frauduleuse  consultation du peuple,en sachant que  l' »ON » a déjà décidé …quelquepart…de QUI prendrait le pouvoir!

Depuis la mort de Paul Sauvé,après celle de Maurice Duplessis,ce sont les francs maçons,le crime organisé et les illuminati qui contrôlent le Québec…Pour s’en convaincre,il s’agit de relire l’histoire et d’avoir un peu de mémoire!

C’est pourquoi,j’ai créé ce site web et bien d’autres:protéger la mémoire de la Vérité!

Pour  commencer à penser que nous pourrions libérer le Québec ,un jour:il faut privilégier la réélecture de la VÉRITABLE histoire du Québec et du Monde dans lequel nous vivons.Voici mon exposé:


ARTHUR PORTER EST LA CLÉ DE LA COMPRÉHENSION

Retrournons un peu dans le passé réçent:

Arthur Porter, l’ex-directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) accusé de fraude, est mort dans la nuit de mercredi ,le 30 juin 2015, dans un hôpital de Panama, selon sa femme et son médecin. L’homme de 59 ans souffrait d’un cancer du poumon.

La luxueuse cellule d'Arthur Porter à Panama.
La luxueuse cellule d’Arthur Porter à Panama.

Arthur Porter avait été hospitalisé en mai pour subir des tests.

C’est son biographe officiel, Jeff Todd, qui a annoncé sa mort par voie de communiqué. Il dit avoir appris la nouvelle d’un ami d’Arthur Porter, le Dr Karol Sikora, actuellement en Angleterre.

Pamela Porter, la femme d’Arthur Porter, a affirmé à CBC que deux de leurs filles sont en route pour le Panama pour rapatrier son corps.

Il serait mort vers 23 h mardi, heure de Panama, dans un centre spécialisé dans le traitement du cancer, où il a passé les quatre dernières semaines.

Il confirme le décès, mais n’a pas vu le corps…d’ailleurs personne ne semble avoir vu ce fameux corps d’Arthur Porter.Voici ce que j’en pense:

Le médecin traitant et ami d’Arthur Porter, le Dr Roberto Lopez, chef du service de cancérologie à l’Instituto Oncologico Nacional de Panama, a signé le certificat de décès, bien qu’il n’ait pas vu son corps.

En entrevue téléphonique à Radio-Canada, le Dr Lopez dit qu’il soignait Arthur Porter depuis un an avec un traitement spécial, mais que son cancer du poumon s’était finalement étendu aux os et au foie.

Arthur Porter a été arrêté le 27 mai 2013 à l’aéroport du Panama, au moment où il était en transit, grâce à un mandat d’arrêt du Canada. Il était emprisonné depuis et contestait son avis d’extradition vers le Canada. Il était accusé d’avoir accepté 22,5 millions de dollars en pots-de-vin pour donner le contrat de construction du nouveau CUSM à la firme d’ingénierie SNC-Lavalin.

M. Porter, oncologue de profession, s’était lui-même diagnostiqué un cancer en 2012. Il affirmait suivre un traitement avec un médicament expérimental qu’il s’autoadministrait en prison.

Le commissaire spécial des Nations unies sur la torture, Juan Mendez, avait affirmé plus tôt cette année que les droits de M. Porter pourraient avoir été violés en prison au Panama. Le pays l’aurait gardé dans des conditions dégradantes et inhumaines en lui refusant l’accès à des soins médicaux.

Le Panama a affirmé en mars dernier qu’Arthur Porter a refusé à plusieurs reprises, et même par écrit, d’être transféré dans un hôpital public pour recevoir un diagnostic et des soins médicaux.

L’avocat d’Arthur Porter a répliqué que c’était le Canada qui avait refusé qu’Arthur Porter soit transféré dans un hôpital, de crainte qu’il ne s’évade.

Un parcours controversé

Originaire de la Sierra Leone, Arthur Porter a étudié la médecine à l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni. Il est arrivé au Canada en 1980. Il a d’abord travaillé à Edmonton puis à London, avant d’occuper un poste dans un hôpital de Détroit, aux États-Unis, en 1991.

Il devient directeur du CUSM en 2004. Il faisait partie du Conseil privé de la reine depuis 2008, après que Stephen Harper l’eut nommé membre du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS). Il a été nommé président du CSARS en 2010, puis a abandonné cette fonction en 2011, peu avant sa démission de son poste de directeur du CUSM, fin 2011, dans la foulée d’allégations de mauvaise gestion.

À la suite du scandale du CUSM, M. Porter s’est établi aux Bahamas, où il dirigeait une clinique d’oncologie.

Sept autres personnes sont accusées dans la même affaire, dont son bras droit à l’époque, Yanaï Elbaz, l’ex-président-directeur général de SNC-Lavalin Pierre Duhaime, l’ancien vice-président de la firme de génie Riadh Ben Aïssa ainsi que Jeremy Morris, un administrateur de la société Sierra Asset Management.

Arthur Porter était père de quatre filles.

Pamela Porter a plaidé coupable à deux chefs d’accusation de recyclage des produits de la criminalité en lien avec l’affaire de son mari. Elle a été condamnée à 2 ans moins 1 jour d’emprisonnement et à une année de probation. En plaidant coupable, Pamela Porter s’est évité un procès.

Les autorités canadiennes devront tenter d’avoir une confirmation officielle du décès d’Arthur Porter, afin de mettre fin aux procédures d’extradition intentées contre lui.

Le CUSM a publié un très bref communiqué pour offrir ses condoléances à la famille d’Arthur Porter. « Le CUSM n’émettra aucun autre commentaire », peut-on lire.


LE 17 janvier 2015,Arthur Porter aurait du être extradé vers le Canada …Pourquoi cela n’est jamais arrivé?

Arthur Porter
Arthur Porter

 

Le 17 janvier 2015,Arthur Porter, l’ex-directeur du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), sera extradé vers le Canada, s’est fait confirmer  plusieurs journalistes de Radio-Canada ,le samedi 13 janvier 2015.

selon ces informations,une entente est intervenue entre le Panama et le Canada, mais la date de son extradition n’est pas connue. Il pourrait toujours contester l’avis d’extradition.

Un membre de la famille d’Arthur Porter avait indiqué à CBC lui avoir parlé et il aurait nié les informations sur son extradition.

Arthur Porter est enfermé dans une cellule de La Joya, au Panama, depuis mai 2013. Il est accusé de fraude, de blanchiment d’argent et de complot dans ce qui a été qualifié de plus grande fraude pour corruption de l’histoire du Canada.

Il est soupçonné d’avoir accepté 22,5 millions de dollars en pots-de-vin par les ex-dirigeants de SNC-Lavalin pour l’obtention de contrats du nouveau CUSM. Cette somme devait être partagée entre Porter et son ex-bras droit, Yanai Elbaz.

Porter soutenait que cet argent lui avait été versé légalement en retour d’activités de démarchage international effectuées pour la firme de génie-conseil. 

Arthur Porter estime avoir été arrêté au Panama illégalement et a contesté son extradition.

Il affirme par ailleurs souffrir d’un cancer du poumon qui s’est propagé à son foie.

La présidente des avocats de la défense Me Danièle Roy estimait alors … » que l’ex-directeur du CUSM n’a plus d’issue pour échapper à son retour au pays. »(étrange mais vrai!)

« La seule chose qui pourrait empêcher son extradition, c’est s’il arrivait à démontrer que son transport au Canada mettrait sa vie en danger. Tout ce que l’État [qui extrade] doit faire c’est de s’assurer auprès du Canada qu’il recevra les soins de santé requis par son état et que les soins sont adéquats. Alors vous comprendrez qu’en étant l’ex-directeur du CUSM il serait difficile pour monsieur Porter de dire que les soins de santé ne sont pas adéquats au Canada. »

Selon elle, Arthur Porter devrait rentrer au pays par un vol commercial sous escorte policière.

Pamela Porter, arrêtée au Panama avec son époux, était pour sa part revenue au Canada pour faire face à la justice. Elle avait  plaidé coupable en décembre dernier à deux chefs d’accusation de recyclage des produits de la criminalité, s’évitant ainsi un procès.

Le couple Porter avait notamment acheté cinq maisons luxueuses dans les Caraïbes et deux maisons aux États-Unis. Elles ont toutes été saisies par les enquêteurs de l’UPAC.

 


Seuls $17,5 millions auraient été retracés

 

L’enquête Lauréat menée par l’UPAC sur la fraude présumée au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), alors que d’ex-directeurs de SNC-Lavalin auraient versé 22,5 millions de dollars à des dirigeants pour obtenir le contrat de construction du nouvel hôpital, a déposé 22 ordonnances de blocage des produits de la criminalité dont le contenu vient d’être partiellement rendu public.

Les enquêteurs ont ainsi retrouvé la trace de 17,5 millions de dollars dans des comptes dans divers coins du monde, par exemple en Israël, aux Bahamas, en Chine, de même qu’au Canada.

On savait déjà que Arthur Porter, l’ex-directeur du CUSM, avait partagé le pot-de-vin avec son ex-bras droit Yanaï Elbaz. Avec la saisie des comptes, on voit que Yanaï Elbaz, avec son frère Yohann, a détenu des comptes dans deux banques en Israël, une banque à Chypre et une autre en Chine. Le tout a été saisi.

Quant à Arthur Porter et sa femme Pamela, ils ont acheté cinq maisons luxueuses dans les Caraïbes et deux maisons aux États-Unis. Ces deux dernières avaient été « léguées » à deux de leurs filles. Les résidences ont toutes été saisies.

Des comptes du couple Porter ont également été saisis à Nassau, à la Banque Nationale du Canada, à la Bank of Nova Scotia et à la Bank of America

Ordonnance de non-publication

La Direction des poursuites pénales et criminelles avait déposé ces documents le 1er décembre 2014 pour les rendre publics, car son enquête était terminée. Mais, depuis, les avocats qui représentent les divers coaccusés s’opposent à la divulgation des informations.

Ce lundi 12 janvier 2015, l’ordonnance de non-publication a été partiellement levée, ce qui nous permet de voir que les enquêteurs ont dû effectuer de nombreuses demandes d’aide internationale pour trouver et saisir les biens en question.

Les avocats continuaient à s’opposer à la divulgation entière de ces ordonnances. Nous devons préciser que les faits relatés ici n’ont pas été testés par la Cour.

Plaidoyer de culpabilité de Pamela Porter

Les ordonnances de blocage démontraient que l’argent qui a servi à acquérir les différentes maisons du couple Porter avait transité par le compte de la compagnie Regent Hamilton, dont Pamela Porter était la seule bénéficiaire.

Dans son plaidoyer de culpabilité, Pamela Porter reconnaissait avoir reçu 9,92 millions dans le compte de la compagnie Regent Hamilton, une compagnie qu’elle a créée à la demande de son mari, même si elle n’avait aucune expérience d’affaires.

En février 2011, des administrateurs de la banque CBH à Nassau l’ont avertie qu’ils considéraient les transactions sur son compte comme « problématiques »; ils voulaient la rencontrer avec son mari pour en discuter.

Malgré cet avertissement, Pamela Porter a continué à autoriser des transactions, notamment des transferts vers la Banque Nationale du Canada pour rembourser l’hypothèque de la propriété des Porter à Montréal.

Par ailleurs, bien qu’elle était la propriétaire sur papier de cette résidence, elle n’y a jamais vécu avec son mari, qui travaillait alors au Centre universitaire de santé de McGill, à Montréal.

Pamela Porter reconnaît avoir fait preuve d’aveuglement volontaire en croyant les explications fournies par son mari malgré l’avertissement de la banque et le mandat d’arrestation émis contre lui.

Ce plaidoyer de culpabilité est également frappé d’une ordonnance de non-publication partielle. Les faits admis par Madame Porter ne lient que celle-ci, ce qui exclut les autres inculpés.

 


Arthur Porter avoue avoir reçu de l’argent de SNC-Lavalin

Photo du nouvel CUSM
Photo du nouvel CUSM

Le 24 septembre 2014,Interrogé par une équipe de CBC à la prison de La Joya, au Panama, où il est incarcéré depuis 16 mois, le Dr Arthur Porter reconnaît avoir reçu une importante somme d’argent de SNC-Lavalin, mais pour du démarchage international.

Rien à voir, dit-il, avec le contrat de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), dont il était alors le directeur.

Accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 22,5 millions de dollars, une somme qui a été versée dans le compte de sa compagnie Sierra Asset Management et qu’il aurait partagée avec son ex-bras droit Yanaï Elbaz, Arthur Porter soutient que l’argent provient plutôt de contrats qu’il a signés avec SNC-Lavalin pour autre chose.

Les témoignages à la commission Charbonneau montrent que SNC-Lavalin a versé ce montant à Sierra Asset Management, dont Arthur Porter était le bénéficiaire. La signature serait intervenue dans les jours où Arthur Porter manoeuvre pour disqualifier la firme espagnole. Il aurait été antidaté pour survenir avant l’attribution du contrat de SNC-Lavalin pour le projet gazier de Rourdhe Nouss, en Algérie, en juin 2009.

Mais dès 2005, raconte Arthur Porter, il était en contact avec SNC-Lavalin, qui l’aurait approché. Il aurait eu des discussions avec Jacques Lamarre, l’ex-PDG de la firme d’ingénierie, soutient-il, entre autres pour un projet gazier. Joint au téléphone, Jacques Lamarre nie avec véhémence avoir même discuté d’arrangements avec Arthur Porter.

Quant à SNC-Lavalin, elle affirme dans un courriel n’avoir « aucune information qui supporte les affirmations de M. Porter, à savoir que SNC-Lavalin lui aurait octroyé un contrat en 2005. Si ledit contrat existait, nous serions intéressés à le voir pour être en mesure de débuter une enquête interne à ce sujet. »

Durant l’entrevue menée par CBC, Arthur Porter soutient parfois avoir signé des contrats en bonne et due forme pour effectuer du démarchage international pour SNC-Lavalin.

À ma connaissance, tous les contrats que nous avons signés — et nous avons fait ça très rigoureusement — étaient des contrats d’entreprises qui ont été examinés par leur service juridique, qui ont été examinés par nos dirigeants dans différentes entreprises aux Bahamas, et qui n’étaient pas des entreprises secrètes. C’était des contrats divulgués.

Arthur Porter

Au fil de l’entrevue, il se fait parfois plus vague, parlant d’arrangements et de contrats à venir. Toutefois, il soutient n’avoir été payé qu’une fois que le contrat de construction de l’hôpital a été donné à un consortium mené par SNC-Lavalin. Une simple coïncidence de date, dit-il.

Interrogé à savoir pourquoi il ne revient pas au pays pour subir son procès, Arthur Porter dit craindre de ne pas avoir un procès juste et équitable. Il soutient toujours avoir le cancer et explique sa survie au pronostic de neuf mois, à un nouveau médicament auquel seulement 1 % des malades répondent positivement.

SNC-Lavalin aurait versé 5,942 millions $ à Slim Chiboub, gendre de l'ancien dictateur tunisien Ben Ali, par l'entremise de compagnies mises sur pied par le vice-président de l’entreprise, Riadh Ben Aissa.
SNC-Lavalin aurait versé 5,942 millions $ à Slim Chiboub, gendre de l’ancien dictateur tunisien Ben Ali, par l’entremise de compagnies mises sur pied par le vice-président de l’entreprise, Riadh Ben Aissa.

LES GRANDES CITATIONS DU LIVRE D’ARTHUR PORTER

Voici les passages de L’homme derrière le noeud papillon qui ont retenu notre attention:

La couverture du fameux livre de Porter.
La couverture du fameux livre de Porter.

De sa cellule de La Joya, au Panama, où il est enfermé depuis mai 2013, un fin rideau sépare Arthur Porter de neuf autres détenus. En plus de son lit, d’une lampe et d’un ventilateur, il a gardé son stéthoscope pour s’autoausculter. « J’ai un cancer du poumon en phase terminale », écrit-il. « Il m’arrive de cracher du sang ».

Arthur Porter cherche à s’expliquer, à dévoiler sa personnalité, aussi atypique que son parcours. De la diplomatie africaine, aux affaires avec la Russie, en passant par les corridors de l’ONU, il raconte avoir côtoyé les grands de ce monde, comme Bill Clinton et George W. Bush. Sa carrière au Canada, dans les services de renseignements et le milieu de la santé l’ont mené à fréquenter les plus hautes sphères de l’État.

Le Dr Porter est accusé d’avoir fui à l’étranger et d’avoir bénéficié de pots-de-vin de la part de l’entreprise SNC-Lavalin pour qu’elle obtienne le contrat de 1,3 milliard de dollars pour la construction du mega-hôpital. La fraude, estimée à plus de 22 millions de dollars, serait la plus importante affaire de corruption de l’histoire du Canada, selon un enquêteur de la Sûreté du Québec, interrogé à la commission Charbonneau.

 

Philippe Couillard

Philippe Couillard, l'ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget (au centre) et Arthur Porter (à droite), en 2007.
Philippe Couillard, l’ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget (au centre) et Arthur Porter (à droite), en 2007.  

Arthur Porter raconte que rapidement après son arrivée à la tête du CUSM, en 2004, il a commencé à fréquenter régulièrement Philippe Couillard, alors ministre de la Santé.du Québec et lui-même médecin. « On se rencontrait pour dîner, quelquefois par semaine ». Le Dr Porter raconte avoir même soupé une fois, à l’appartement du couple Couillard à Québec. « J’ai même dormi sur place », raconte-t-il.

Il y a eu une période où Couillard m’appelait tous les jours, en me demandant ce que je pensais de tel dossier ou de telle décision. Je me suis rendu compte qu’il avait besoin d’approbation. Couillard voulait qu’on lui dise qu’il faisait du bon travail. En ce qui concerne les soins de santé, Couillard et moi étions rarement en désaccord

Arthur Porter, extrait du livreThe Man Behind the Bow Tie

Les deux hommes auraient partagé plusieurs voyages de pêche. Comme Philippe Couillard était ministre, il devait se déplacer dans un véhicule du gouvernement, avec chauffeur. « Habituellement, c’était une fourgonnette conduite par un membre de la sécurité, le coffre rempli d’équipements de pêche », raconte Arthur Porter. « Une fois, on est allé au Nouveau-Brunswick pêcher le saumon. Une autre fois, lui et moi avons voyagé par hélicoptère à l’île d’Anticosti […]. Couillard et moi avons partagé une cabane en bois rond ».

Le cabinet du premier ministre du Québec réfute plusieurs affirmations contenues dans le livre, notamment sur ces voyages de pêche. « Le premier ministre n’est jamais allé à Anticosti de sa vie. L’affirmation est donc fausse », écrit le porte-parole Harold Fortin. « Tout le monde sait qu’il y a plusieurs années, ils sont allés à un voyage de pêche à la suite d’une invitation du gouvernement du Nouveau-Brunswick qui était présent lors d’un symposium organisé par le CUSM. M. Couillard n’a plus aucun contact avec M. Porter depuis très longtemps. Ce dossier est donc clos pour nous ».

Stephen Harper

Arthur Porter ne s’en cache pas, il est conservateur. C’est d’ailleurs pour ça qu’il porte le noeud papillon bleu. Il affirme qu’il croisait souvent le premier ministre à Ottawa, lors d’événements, et « très occasionnellement en tête à tête ». « La plupart du temps, notre association était indirecte. […] J’entendais par d’autres qu’il me soutenait. Je ne le dérangeais pas, et je pense qu’il appréciait cette façon de faire ».

En 2010, le Dr Porter devient président du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité, un organisme indépendant qui surveille de l’extérieur les activités du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). À la même époque, Stephen Harper lui aurait demandé de faire du lobbying à l’ONU auprès des pays des Caraïbes et de l’Afrique pour  l’obtention d’un siège pour le Canada. La tentative s’est soldée par un échec.

Le bureau du premier ministre du Canada a fait savoir que Stephen Harper n’a jamais eu de conversation privée avec Arthur Porter et que ces affirmations sont fausses.

Harper ressemblait plus à un comptable ou un économiste qu’à l’archétype du leader d’une nation. […] Il n’était pas expressif, sociable ou charismatique. Quand il est arrivé au pouvoir [en 2006], son équipe lui a fait suivre des cours pour apprendre à sourire.

Arthur Porter, extrait du livreThe Man Behind the Bow Tie
Taquin, Arthur Porter rappelle qu’en 2008, il a été élevé au rang de membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada. « Je suis devenu l’Honorable Arthur Porter […]. Quand je mourrai, le drapeau au-dessus du Parlement sera mis en berne ».SNC-Lavalin et les affaires internationalesArthur Porter explique que dès 2005, quelques mois après sa prise de fonction au CUSM, SNC-Lavalin lui demande de l’aider dans son expansion internationale. « Mes liens et mes affaires en Afrique étaient bien connus et ils me considéraient utile comme consultant ». Porter accepte : « la gestion au jour le jour d’un mega-hôpital allait devenir moins excitante que sa construction. J’avais déjà commencé à préparer la suite de ma carrière en affaires à l’international ».

Idriss Deby Itno avec Khadafi...à une belle époque.
Khadafi…à une belle époque.

Au téléphone avec Kadhafi

À l’été 2011, il reçoit un appel de son « ami », Riadh Ben Aïssa, cadre chez SNC-Lavalin. Il lui demande un service au nom de Pierre Duhaime, le PDG de la compagnie, un homme que Porter « respectait beaucoup » pour son « charisme ». À ce moment, les affaires de SNC-Lavalin en Libye sont menacées par la guerre.

« Pierre et moi, on a besoin d’une faveur », lui demande Riadh Ben Aïssa. « On est à Tripoli [capitale de la Libye] présentement. Saadi [Kadhafi, le fils du colonel] est dans la pièce à côté. On est en train de lui parler de cette foutue guerre. J’ai besoin que tu lui parles. Essaie de le convaincre d’intervenir auprès de son père ».

Arthur Porter s’exécute et appelle Saadi Kadhafi :

– « Bonjour M. Kadhafi. Comment ça va ? »

– « Et bien… on est au milieu d’une guerre. (…) Je n’ai aucun doute que nous sortirons victorieux »

– « D’après ce que je vois, ce sera très difficile pour vous de gagner la guerre », lui dit-il. « Avez-vous déjà pensé à vous compromettre? »

– « Me compromettre? Que voulez-vous dire? »

– « Vous savez bien que les rebelles n’accepteront jamais que votre père reste au pouvoir »

– « Qu’est ce que vous êtes en train de dire? », crie le fils Kadhafi. « Je devrais me retourner contre mon père? »

– « Non, Saadi », lui répond Arthur Porter calmement. « Je pense que vous devriez être à la fois son ami et son ennemi. Vous devez être son frenemy ».

 


ARTHUR PORTER EST TOUJOURS VIVANT  POUR SAUVER L’AVENIR DU SYSTÈME  NÉOLIBÉRAL AU QUÉBEC

 

Selon les informations que je possède et que l’on ne pourra jamais prouver: dans la nuit du 30 juin au 1 er juillet 2015,une voiture proche  des murs de la prison  ou il était détenu,à Panama.Ceçi m’a été confirmé par trois sources différentes,à Panama ou j’ai des contacts.

En plus,il a été impossible pour les envoyés de l’UPAC choisis par le directeur de la SQ (choisi lui-même par Couillard) de pouvoir formellement identifier le corps d’Arthur Porter.Aucun  échantillon d’ADN n’a été envoyé au Canada (même à cela,on le mettrait en doute).

Selon d’autres sources tenues secrètes,Porter travaillerait pour une firme des Iles Cayman:il blanchierait de l’argent sale,sous la protection du crime organisé.

Quiconque rapporterait Arthur Porter vivant au Québec,menacerait les fondements mêmes du système politique néolibéral actuel ,au Québec.Les gens finiraient (enfin ) de se réveiller et marcheraient dans la rue pour réclamer la fin de cette longue période  noire de corruption et de pillage sur le dos du peuple,des travailleurs et des citoyens.

 


 

LES PANAMA PAPERS AU CENTRE DU DÉBAT VÉRITABLE

 

La guerre financière bat son plein entre les cartels bancaires depuis que les « lanceurs d’alertes », ces nouveaux mercenaires des milliardaires, ont propagé les « Panama papers » dont les experts connaissaient l’existence depuis belle lurette. Les « lanceurs d’alertes » colportent les allégations que leur refilent les agences d’investigation à la solde de puissances occultes.

Panama city
Panama city

Dans cette affaire on roule le petit-bourgeois scandalisé dans la farine médiatisée. Tous les offusqués savaient et ne disaient mot, où alors, ils miaulaient en attendant que ce scandale orchestré depuis Wall Street n’éclate dans les médias et leur assure du temps d’antenne. Le plus triste dans ce scandale patenté est que les manipulateurs d’information ont choisi une petite structure, un bureau panaméricain d’une multinationale du crime financier, que les médias appellent une « agence-écran » couvrant une multitude de « sociétés-écrans » : « Mossack Fonseca, une société dont le père du fondateur était Waffen SS allemand (histoire de rappeler ses origines à Angela Merkel) compte parmi ses clients des dirigeants de pays corrompus et de régimes autoritaires (quel gouvernement n’est pas corrompu, quel régime n’est pas autoritaire ?), voire des réseaux criminels de haut vol. Le magazine américain Vice, l’un des premiers à avoir identifié le rôle joué par la firme dans le blanchiment d’argent international, écrit le 3 décembre 2014, avoir la preuve que Mossack Fonseca a servi d’agent d’enregistrement de sociétés-écrans, pour des criminels et des voleurs notoires (…) dont des associés de Mouammar Kadhafi, Robert Mugabe [président du Zimbabwe] (…) le père du Premier ministre britannique David Cameron et l’oligarque [argentin] Lazaro Baez, soupçonné par la justice américaine d’avoir blanchi des dizaines de millions de dollars ». Les journalistes d’investigation (sic) et les médias outrés poursuivent leur mission en reprenant les allégations qu’on leur a fourguées : « Les « Panama papers » viennent compléter le tableau. La firme Mossack Fonseca a travaillé avec 33 personnes ou entités frappées d’un embargo aux États-Unis. Elle a bâti des sociétés-écrans pour l’entourage du président russe, Vladimir Poutine, ou le cousin du président syrien, Bachar Al-Assad, mais aussi pour des politiques poursuivis pour blanchiment de fraude fiscale » (1).

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Nous connaissons maintenant les cibles de ce coup d’éclat dans cette guerre financière fratricide. Il n’est pas dans notre intention de contester le fait avéré que les gens ciblés sont des réactionnaires antiprolétaires. Il s’agit pour nous de stigmatiser les messagers manipulés et d’élucider les intentions véritables des manipulateurs d’information. Ce que nous savons c’est qu’à la fin le prolétariat mondial ne tirera aucun avantage de ce scandale, mais au contraire, il en récoltera davantage de souffrance, ce que nous allons démontrer séance tenante.

 

N’importe quelle agence d’investigation pourrait, demain, publier les dossiers secrets d’une autre société-écran de montages financiers sulfureux où cette fois on afficherait les noms de personnalités américaines et européennes honnis par le capital des pays « émergents ». Après tout, il n’y a sur la liste des « Panama papers » que 12 chefs d’État, 128 dirigeants politiques et seulement 29 des 1864 milliardaires que comptent la Terre tout entière. Or, chacun sait que tous les milliardaires, et tous leurs acolytes pratiquent obligatoirement l’évitement fiscal. En effet, avec un taux d’imposition de 80%, que pratiquent plusieurs pays-écrans-Nordiques-hypocrites, comment pensez-vous qu’un milliardaire puisse accumuler une fortune colossale ? D’ailleurs, il est généralement admis parmi les « blancs chevaliers et les Robins des bois de l’équité fiscale » que « cinquante pour cent des flux financiers mondiaux passent par ces paradis fiscaux, des fuites énormes qui échappent au contrôle des États normaux (sic) et des organisations internationales, d’où un manque à gagner incalculable » (2). Ce taux de 50% sous-estime fortement l’étendue du phénomène d’évitement fiscal par et pour les riches. Quand une entreprise capitaliste bénéficie d’un taux d’imposition de 9% sur ses profits nets, toutes déductions défalquées et sans tenir compte des subventions et aides gouvernementales engrangées, on nage en plein « Paradis fiscal » même si cette fiscalité sévit légalement au « Paradis fiscal mondial ». Pour résumer, l’évasion fiscale n’existe pas pour les corporations ni pour les milliardaires qui pratiquent plutôt « l’optimisation fiscale ». Seuls, les salariés, dont les impôts sont confisqués à la source, sont sanctionnés pour évasion fiscale, vous n’aviez pas remarqué ?

 

Et voilà que les « complotistes » patentés, les défenseurs des mythes « vérité-démocratie-citoyenneté-liberté-égalité-équité », et autres fadaises, chipotent les « Panama papers » pour nous entrainer dans les égouts du Panama, petit pays malmené de l’hémisphère austral – hier chargé de fournir les camés d’Amérique – devenu depuis prête-nom des potentats internationaux, qui aujourd’hui le clou au pilori après les avoirs bien servis. Les plus grands paradis fiscaux du monde sont la City de Londres, les Iles normandes au large de la France et la Suisse. Attendez que les potentats russes et chinois, ou européens, exposent les secrets cachés dans les coulisses de Wall Street.

 

L’Évitement fiscal offshore est le compagnon de la délocalisation  

 

« L’évitement fiscal parasitaire » est le pendant fiduciaire – monétaire – bancaire de la délocalisation du capital productif-industriel qu’elle rend réalisable, c’est-à-dire rentable. Les « paradis fiscaux offshore » se sont multipliés après l’amorce de la délocalisation industrielle dans les années soixante (1960-1970) dans le cours même de la globalisation-mondialisation de l’économie impérialiste. Pour le grand capital, pour son état-major étatique bourgeois, pour les médias à la solde, la délocalisation industrielle ne fait pas scandale. Il est convenu et admis par l’intelligentsia bourgeois que sous le mode de production capitaliste une entreprise multinationale a le droit, et le devoir, de rechercher les meilleures conditions d’exploitation de la force de travail même si cela nécessite de saquer des centaines de milliers d’ouvriers, jeter sur le pavé et paupériser. Après ce drame prolétarien, mille fois répétés, la petite bourgeoisie fera simplement le constat que le prolétariat disparait du paysage urbain, sans se rendre compte, sombres crétins, que la fin de l’hôte prolétarien marquera la fin de leur existence de bactériens.

 

De la nécessité capitaliste des « paradis fiscaux » mondialisés

 

Tout processus économique prend racine dans la sphère de la production, là où le capital se valorise et se reproduit. Puis, les forces et les tensions créées dans les sphères de la production et de la commercialisation sont transférées à la sphère financière dans laquelle baigne l’ensemble du cycle de reproduction élargie du capital. Le phénomène des banques offshore, des sociétés-écrans, des « paradis fiscaux » n’est que la transposition dans la sphère financière du phénomène de globalisation des entreprises multinationales productrices et distributrices de marchandises à commercialiser.

 

La délocalisation industrielle vers les pays « émergents », que la grande bourgeoisie a orchestrée, avec le soutien de ses États nationaux rivaux, afin de soutenir la valorisation du capital et maintenir les taux de profit, a pour corolaire nécessaire la délocalisation boursière, financière, monétaire, fiscale. Il n’est pas question de délocaliser l’usine, avec l’aide de l’État bourgeois, pour ensuite remettre le pécule – durement spolier aux esclaves salariés sous-payés – à l’État soudoyé, qui le redonnera aux capitalistes, c’est convenu, mais après y avoir effectuer des ponctions administratives, ou pires encore, l’État – via le fisc aveugle – pourrait remettre l’argent confisqué à la multinationale GMC à son terrible ennemi la multinationale FORD brisant les règles de la concurrence mondialisée.

 

Pour les États bourgeois, sous la supervision des organismes de l’impérialisme mondial (OMC, OCDE, FMI, BM, SWIFT, Agences de notations, FSB, BRI, ONU), il s’agit aujourd’hui de légiférer afin de légaliser les pratiques boursières, bancaires, monétaires, fiscales, déjà largement répandues et que les petits bourgeois fiscalistes voudraient présenter comme illégitimes et illégales. Ce qui est illégal sera rendu légal, voilà le seul résultat de ce brouhaha. Qu’un prédateur – spéculateur – boursicoteur international, comme Soros, chef d’état-major sur Wall Street, pêche en eau trouble et utilise les réseaux de médias à la solde pour mener la guerre économique-financière contre ses concurrents « émergents » et contre ses concurrents du vieux continent c’est entendu. Laissons l’alliance impérialiste des puissances « émergentes » et l’Union européenne décadente répliquées à la puissance américaine déclinante…


LES LIENS ENTRE SNC-LAVALIN ET LES PANAMA PAPERS

Le plan de SNC-Lavalin ,en Algérie.
Le plan de SNC-Lavalin ,en Algérie.

SNC-Lavalin a fait des affaires d’or en Algérie : 4 milliards de dollars en contrats en 10 ans. Pour en obtenir quelques-uns, SNC-Lavalin a engagé une agence commerciale du nom de Cadber Investments, une agence dont personne ne semble connaître le véritable propriétaire.

Les Panama Papers révèlent six contrats différents de 2000 à 2004. Cadber Investments devait intercéder en la faveur de SNC-Lavalin pour lui obtenir des contrats, dont celui de l’usine de traitement des eaux de Taksebt, un contrat de 750 millions de dollars pour construire et exploiter l’usine.

Au total, Cadber Investments aurait reçu 22 millions de dollars en honoraires; une somme versée à la succursale de la Banque Royale du Canada à Genève, en Suisse.

Cadber Investments n’est pas enregistrée en Algérie, où elle fait du démarchage commercial, mais dans un paradis fiscal, les îles Vierges britanniques. Elle a été créé avec l’aide de Mossack Fonseca, le cabinet d’avocats du Panama d’où émane la fuite des 11 millions de documents que l’on nomme Panama Papers.

Une des directrices de Cadber Investments, qui a échangé des courriels avec SNC-Lavalin, est une employée de bureau de Mossack Fonseca, Yvette Rodgers.

Elle habite à 30 kilomètres de Panama, en pleine campagne, dans un coin plus que modeste. On est loin du monde des affaires. Yvette Rodgers a prêté son nom comme directrice pour près de 20 000 sociétés extraterritoriales.

De hauts dirigeants de SNC-Lavalin International signent les contrats, mais joints au téléphone, personne ne sait qui est Cadber. Ainsi, Michael Novak, qui a pris sa retraite en 2013, nous explique qu’il ne faisait que s’assurer que toutes les clauses habituelles se trouvaient au contrat et ne vérifiait pas l’agent commercial qui était choisi par la division construction de la firme d’ingénierie.

Mêmes explications de la part de Kamal Francis, aussi à la retraite.

Raymond Leroux, ancien vice-président de la division Afrique de SNC-Lavalin, ne sait pas non plus qui est Cadber Investments. Pourtant, il était responsable des contrats en Algérie. Il nous affirme que ces années-là, il avait été écarté : « C’est moi chez SNC-Lavalin International qui était responsable du côté commercial de l’Algérie. Mais c’est une période un peu… que je ne maîtrisais pas la situation […] dans ce temps-là, ce n’était plus SNC-Lavalin qui callait les coups, mais la division [construction] avec Raymond Fortin et Sami Bebawi. »

Raymond Fortin habite maintenant le Maroc où nous n’arrivons pas à la rejoindre. Quant à Sami Bebawi, un ex-vice-président à la division construction de SNC-Lavalin, il est de retour au Canada où il fait face à la justice pour fraude.

Questionné à l’assemblée des actionnaires de SNC-Lavalin, le nouveau PDG de la firme, Bruce Neil, a affirmé qu’il n’était pas normal de signer de tels contrats avec des prête-noms. Il a ajouté, en anglais, que la firme avait dépensé temps et énergie pour faire le ménage dans les contrats passés et que ce genre de contrats n’existent pas aujourd’hui.

SNC-Lavalin n’utilise plus d’agents commerciaux en Algérie depuis 2013.

La vice-présidente principale aux Communications mondiales d’entreprise de SNC-Lavalin, Isabelle Perras, affirme qu’il est impossible pour la firme, en 2016, de déterminer qui est Cadber. Elle explique que la firme a transigé avec les gens autorisés à signer pour Cadber. « Alors, c’est avec eux qu’on a transigés, avec lesquels on a signé des contrats. Alors, on a fait ces vérifications de premier niveau, mais si quelqu’un a voulu frauder ou créer une société-écran, alors il n’a pas laissé un mémo dans le dossier! Alors, ce n’est pas écrit. »

Nous aurons peut-être des indices grâce à la Banque Royale du Canada qui a décidé de fournir la liste de ses clients liés au cabinet Mossack Fonseca au fisc canadien.

Cette relation d’affaires nous rappelle ce qui s’est passé en Libye et qui a valu à SNC-Lavalin des ennuis avec la justice. Là aussi, SNC-Lavalin a fait affaire avec de mystérieux agents commerciaux basés aux îles Vierges britanniques. La justice suisse a déterminé que ces contrats n’étaient qu’un subterfuge qui a permis à l’ancien vice-président Riad Ben Aïssa de donner des pots-de-vin à Saadi Khadafi, le fils du dictateur libyen.

Riad Ben Aïssa, a été condamné pour fraude et corruption. En plus de verser des pots-de-vin, il a gardé une partie de la somme dans ses propres comptes, a démontré la Cour helvète.

Au Canada, Sami Bebawi est actuellement accusé de fraude et de corruption. Il est soupçonné d’avoir détourné 30 millions de dollars des projets en Libye. Rappelons que la firme elle-même est aussi accusée au criminel pour ses contrats avec ce pays.

Des accusations criminelles sont aussi portées contre trois ex-employés de SNC-Lavalin à Toronto concernant un projet qui a mal tourné au Bangladesh, et ce en vertu de la loi canadienne qui interdit la corruption d’agents étrangers. La firme, comme les ex-employés en cause, ont tous plaidé non-coupable.

Plusieurs contrats de SNC-Lavalin sont donc remis en cause sur deux continents. Nous avons questionné Isabelle Perras au sujet de la culture d’entreprise de l’époque.

Mme Perras assure que depuis 2013, la firme s’est dotée d’une politique d’éthique et de conformité plus solide en plus de donner de la formation à ce sujet à chaque employé, chaque année.

 

 

À une époque ou il était le meilleur ami de Philippe Couillard.
À une époque ou il était le meilleur ami de Philippe Couillard.retrouvez le et vous ferez éclater  en milliers de  morceaux,ce système politique corrompu au Québec et au Canada.Souvenez-vous que le Québec est la Dernière Colonie Survivante de l’Empire Britannique…Elle est actuellement administrée par procuration au nom du Dominion of Canada…qui appartient à la Reine Elisabeth II! 

 


Porter bbba

 

Arthur Porter est un grand maître franc maçon du 33 ième dégré et il est responsable de l’initiation de Philippe Couillard .

 

 


EN CONCLUSION

Tout cela, pseudo scandale et pitreries politiques, n’intéresse pas le prolétariat mondial qui dans un cas comme dans l’autre sera la force de travail assignée à payer la fiscalité « frauduleuse » ou « blanchie et légalisée » des milliardaires et des multinationales industrielles et/ou financières, licites et illicites. Bientôt, le prolétariat des pays développés ne gagnera plus assez pour payer de l’impôt, alors, l’évasion fiscale ne le concernera pas, tandis que les riches s’y adonneront légalement, si bien que l’État des riches se dirigera vers la faillite et c’est ce que nous souhaitons. Quant à nous, notre combat consiste à accumuler les forces révolutionnaires qui nous permettront de balayer tout cela – légale et illégale.Ne faites confiance en aucun politicien actuellement élu à l’Assemblée Nationale car  la plupart sont contrôlés par les francs maçons,les Illuminati et le crime organisé.Seul un mouvement  pacifique venant du peuple,radical mais décidé à le faire ,peut rétablir la justice l’ordre et la loi dans une nouvelle démocratie nationale!

Un Mouvement Québécois de Désobéissance Civile du Québec  est né!

 

Références pour l’écriture de cet article.

CBC,le Toronto Star,Ici Radio-Canada et

  1. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/pourquoi-les-panama-papers/
  2. http://reinformation.tv/montage-off-shore-panama-scandale-maconnerie-haute-finance-mossak-mille-53279-2/
  3. http://reinformation.tv/panama-papers-soros-pen-poutine-pouvoir-mondial-mille-53405-2/
  4. http://www.pressegauche.org/spip.php?article25865
  5. http://plus.lapresse.ca/screens/e80d1960-1cd2-4165-8ec7-cf59ad5eee9c%7C_0.html
  6. http://plus.lapresse.ca/screens/78d929f4-f594-4f21-a453-c3fc96d62ba4%7C_0.html
  7. http://foreignpolicy.com/2016/04/08/panama-papers-tpa-corruption-state-banks/
  8. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-panama-papers-sont-de-la-179746
  9. http://www.journaldemontreal.com/2016/04/11/109-entreprises-quebecoises-rattachees-aux-panama-papers
  10. http://www.les7duquebec.com/memes/les-memes-de-la-semaine-aujourdhui-panama-papers/

 

 

 

Le Québec sous la gérance du crime organisé:L’UPAC aurait ignoré des plaintes du ministère des Transports

Robert Poéti et Philippe Couillard...ou l'étrange collaboration entre un policier et un dangereux criminel "légal".
Robert Poéti et Philippe Couillard…ou l’étrange collaboration entre un policier et un dangereux criminel « légal ».

 

Le 27 janvier 2016, Robert Poëti entre dans l’hôtel Classique du boulevard Laurier, à Sainte-Foy, où Philippe Couillard est en train de remanier son cabinet ministériel.

La rumeur d’un remaniement court depuis plusieurs jours, mais s’est confirmée la veille, quand le conseil des ministres a été annulé. Personne, cependant, ne connaît l’importance de l’opération. Le premier ministre va-t-il simplement procéder à une correction en déplaçant les éléments faibles de son cabinet ou, au contraire, profitera-t-il de la mi-mandat pour brasser complètement ses cartes?

En tout cas, dès le matin, Robert Poëti avait compris qu’il était impliqué, puisqu’on lui avait demandé de se tenir prêt pour 21 h. C’est donc avec une certaine appréhension que le ministre des Transports se présente au rendez-vous avec 10 minutes d’avance.

En entrant dans l’immeuble, le ministre est accueilli par un garde du corps qui l’accompagne jusqu’à l’ascenseur. Une fois au sommet, on le fait entrer dans une salle à la décoration bon marché, où l’attendent le premier ministre et son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne. Philippe Couillard s’avance vers lui, l’air préoccupé.

«Écoute Robert, ça va être une mauvaise journée pour toi, lâche-t-il sans ménagement. Sur le plan personnel, je n’ai aucune difficulté avec toi. Sur le plan professionnel non plus, tu es un excellent ministre. Mais il y a un contexte, tu le sais, j’en parle souvent. Je veux plus de jeunes, plus de gens des régions et plus de femmes. Donc, dans ce contexte-là, ça ne fonctionne plus pour toi et tu ne fais plus partie du Conseil des ministres dès maintenant.»

Pour Robert Poëti, la surprise est totale. Il s’attendait certainement à changer de ministère, sinon pourquoi aurait-il été convoqué à cette rencontre. Mais être écarté du Conseil des ministres?

Dans la pièce, personne n’ose parler et le silence devient de plus en plus lourd. Ne sachant trop quoi ajouter, Philippe Couillard tente de ramener le fardeau sur ses propres épaules. «Il faut que tu saches que c’est difficile pour moi de faire ces choses-là, et tu ne sais pas comment je me sens», dit-il avant de se reprendre. «Au fond, ça ne sert à rien que je t’explique comment je me sens», finit-il par concéder.

Robert Poëti nage en plein cauchemar. «Est-ce que vous avez autre chose à me dire?» demande-t-il en espérant trouver une explication à cette blessure.

Non, finit par dire le premier ministre.

Sonné, le ministre déchu lui tend la main et tourne les talons. Il n’aura fallu que trois minutes pour que tout son monde s’écroule. Les explications du premier ministre laissent Poëti perplexe. Il doit y avoir une autre raison.

Poëti, le policier

Robert Poëti est un policier de carrière. Avant d’être élu député libéral de Marguerite-Bourgeoys, en septembre 2012, il avait passé la majeure partie de sa vie professionnelle vêtu d’un uniforme de la Sûreté du Québec. Encore aujourd’hui, presque 12 ans après avoir pris sa retraite de la SQ, il garde toujours fièrement dans son portefeuille l’insigne des officiers retraités. Lorsque Jean Charest l’avait recruté, en août 2012, Poëti n’avait pas caché ses motivations. «Les valeurs d’intégrité, de démocratie et de paix sociale m’animent toujours comme citoyen et c’est la raison principale de mon saut en politique», avait-il dit en conférence de presse.

Élu dans l’opposition, le nouveau député de Marguerite-Bourgeoys avait tout naturellement hérité des dossiers de sécurité publique. Tous s’attendaient à ce que Philippe Couillard le nomme à ce ministère lors de la formation de son conseil des ministres, en avril 2014. Sa surprise fut donc complète quand il se fit offrir le ministère des Transports (MTQ).

Pour le premier ministre, le calcul politique n’était pas innocent. Compte tenu des révélations de la commission Charbonneau et des irrégularités notées dans la gestion des contrats du ministère des Transports, Philippe Couillard voulait un ministre à la réputation immaculée. Le passé de policier de Robert Poëti en faisait le candidat parfait.

Déterminé à jouer pleinement son rôle, le nouveau ministre entre en contact avec Jacques Duchesneau qui, en septembre 2011, avait rédigé un rapport accablant sur les pratiques du MTQ. «Je voulais savoir si ce que M. Duchesneau avait reproché au ministère était encore en place aujourd’hui», raconte Robert Poëti.

Pour le savoir, il lui fallait un œil indépendant à l’intérieur de la machine. Il fait donc embaucher une ancienne agente de renseignements de l’Unité anticollusion du MTQ, qui travaillait alors pour l’Unité permanente anticorruption (UPAC). «Je lui avais dit: “Je veux que tu vérifies l’attribution des contrats, la gestion des enquêtes, des vérifications, de l’éthique et des processus. Je veux que tu ailles mettre ton nez là-dedans et que tu me donnes ton opinion”», explique le ministre.

 

L’un de ses premiers rapports concernait la vérification des contrats accordés par chacune des 13 directions territoriales. À l’origine, la vérification se faisait à partir du bureau central du MTQ, à Montréal. Les vérificateurs, appelés professionnels en conformité de projets (PCP), examinaient la façon dont les contrats avaient été accordés, leur conformité en fonction des règles d’appels d’offres, le respect des coûts, etc.

Mais l’ancien secrétaire général du gouvernement, André Dicaire, qui siège au comité d’audit du ministère des Transports, avait eu l’idée de changer la structure en nommant un PCP par région relevant directement du directeur territorial.

«Donc, l’employé se trouve à évaluer son patron sur les conformités de projets ou de contrats qui ont été donnés. J’y voyais un problème», dit M. Poëti.

Selon nos informations, cette façon de faire aurait entraîné de l’intimidation au sein des directions territoriales. Une source qui souhaite garder l’anonymat par crainte de représailles nous mentionne que les menaces avaient toujours cours jusqu’à tout récemment.

«C’étaient les vérificateurs qui se faisaient intimider parce qu’ils relevaient de la direction territoriale, nous dit un informateur. Donc, les PCP n’osaient pas catégoriser certains dossiers comme non conformes. Il y en a un qui s’est fait dire: “Oublie pas que c’est moi qui approuve tes vacances, alors il y a besoin de ne pas y avoir de non-conformité dans mes projets.” Un autre s’est fait dire: “Si tu veux, je vais te faire une belle lettre de recommandation pour que tu te trouves une job ailleurs.”»

Informé de ces faits, Robert Poëti était intervenu auprès de sa sous-ministre, Dominique Savoie. «J’ai demandé à la sous-ministre qu’ils soient rencontrés par les ressources humaines et les gens des enquêtes, explique-t-il. On m’a dit que ç’a été fait dans les jours qui ont suivi et j’attendais le rapport.»

Mais le ministre ne le recevra jamais. «Ç’a été très long. On me disait: “Oui, c’est en marche, on les a tous faits”, mais je n’ai jamais eu le rapport. Il y a eu le remaniement.»

Pourtant, Robert Poëti est convaincu que ce rapport existe et qu’il aurait démontré l’importance de modifier la structure du ministère. «Moi, j’avais suggéré de ramener ces gens-là sous la direction centrale. J’avais demandé des déplacements dans l’organigramme. Pour moi, c’était important que l’imputabilité de la sous-ministre soit claire.»

Et il n’y avait pas que ça qui inquiétait l’ex-ministre. «Il y avait eu des contrats accordés à d’anciens employés. Souvent plus d’un contrat dans la même année, pour la même personne, mais pas nécessairement à son nom. À un nom d’entreprise, mais avec la même adresse», explique-t-il.

Par exemple, un ex-employé à la retraite et résidant désormais à Saguenay a été réembauché en 2014 pour travailler au projet de réfection de l’échangeur Turcot… à Montréal. Le contrat consistait à offrir des «services de conseiller expert en gestion de projet pour un mode de réalisation non traditionnel».

Mais plutôt que de lui accorder un salaire de 50 000 dollars, le ministère lui a donné deux contrats de gré à gré de 24 500 dollars, tout juste sous le seuil des appels d’offres, au nom de son entreprise.

Des dizaines de ces ententes de gré à gré ont ainsi été conclues par la sous-ministre Dominique Savoie. Dans bien des cas, il s’agissait de «contrats de nature confidentielle et protégée». Il est donc difficile d’en donner les détails. C’est le cas d’un contrat de 85 000 dollars, accordé à un autre ex-employé en 2014, pour des services de conseiller expert pour le projet de l’échangeur Turcot. De 2012 à 2015, il a ainsi touché pour 215 000 dollars en différents contrats.

Bien qu’elle soit légale, Robert Poëti n’appréciait pas cette pratique et en avait fait part à la sous-ministre Savoie. Pour lui, scinder les contrats pour les rendre plus acceptables n’était pas une pratique administrative normale.

L’ex-ministre déplore aussi le fait qu’il n’y ait pas eu de transfert de dossier avec son successeur, Jacques Daoust. Pour s’assurer qu’il soit mis au courant de ce qu’il avait découvert, Robert Poëti lui a remis une lettre dans laquelle il décrivait les inquiétudes qu’il avait à l’égard des pratiques du ministère. «Je me suis assuré de remettre au ministre des informations sur des questionnements, sur des travaux de restructuration que j’avais demandé à la sous-ministre d’amorcer», confie-t-il.

Daoust dit avoir pris bonne note des commentaires de son prédécesseur, mais souhaite faire sa propre analyse. «Je suis très prudent. Quand on fait des commentaires comme ceux-là, on remet en question un processus de gestion, dit-il. Mais je ne pars pas avec l’idée qu’il y avait des mauvaises pratiques d’affaires au départ».

Mais Poëti n’était pas le seul à s’inquiéter de ces manœuvres administratives. Selon nos informations, des employés du ministère des Transports auraient aussi porté plainte auprès de l’Unité permanente anticorruption, sans succès. La haute direction de l’UPAC aurait refusé d’enquêter. La directive viendrait directement du commissaire Robert Lafrenière, pour qui le MTQ «n’est pas une cible, mais un partenaire», indique-t-on. «Si on voulait enquêter, il fallait demander des documents, et ils ne nous les donnaient pas, nous dit notre informateur. La seule façon aurait été que l’escouade Marteau, le bras policier de l’UPAC, aille perquisitionner au ministère. Ça ne s’est jamais fait.»

Robert Lafrenière a refusé notre demande d’entrevue, mais sa porte-parole, Anne-Frédérick Laurence, soutient que l’UPAC ne refuse d’enquêter sur quoi que ce soit. «Chaque dossier est analysé de la même façon, peu importe sa provenance. C’est le commissaire qui décide des suites appropriées», indique-t-elle.

De plus, des irrégularités sur l’attribution de plusieurs contrats importants auraient été relevées par des employés et relayées à l’UPAC sans plus de succès. «Il y a eu 10 plaintes contre le MTQ par des employés, révèle un informateur au MTQ. Ils ont dénoncé, puis ils ont été “stoolés”. Quelques-uns d’entre eux ont pris leur retraite ou ont été tassés.»

D’ex-employés ont aussi déploré l’existence d’un système de comptabilité opaque qui permettrait de camoufler les dépassements de coûts embarrassants dans les grands projets du ministère des Transports. Les informations seraient disséminées dans cinq bases de données différentes qui ne sont pas reliées entre elles. «Dans la base de données A, il y a l’estimation du projet, le bordereau de soumission et les factures des sous-traitants, nous dit une source qui désire garder l’anonymat. Et dans la base de données D, il y a juste les soumissions et le montant réel. Donc, si on veut le big picture, il faut aller dans chacune des bases de données.» Cependant, les estimations ne sont pas les mêmes selon que l’on consulte le fichier A ou le fichier D, qui serait constamment mis à jour pour diminuer l’écart entre l’estimation et le montant réel.

Ces manœuvres administratives seraient connues de la sous-ministre Dominique Savoie, qui jouirait d’un très grand pouvoir au sein du MTQ. Son influence est perceptible jusque dans l’administration de contrats au sein de sociétés extérieures au ministère.

 

En 2015, la Société de transport de l’Outaouais (STO) avait lancé un appel d’offres pour «la fourniture et l’installation d’un système d’aide à l’exploitation et d’information aux voyageurs (SAEIV)». Il s’agissait en fait d’un logiciel permettant aux usagers de la STO de savoir où se trouve leur autobus par l’intermédiaire de leur téléphone cellulaire. Comme l’entreprise ITSmax, de Brossard, avait déjà réalisé un premier contrat en ce sens l’année précédente, elle avait bon espoir de remporter la suite de l’appel d’offres.

Or, la STO a plutôt retenu la soumission d’Ineo Systrans, une entreprise ayant son siège social à Achères, en France, et dont la soumission de 7,8 millions de dollars était de 3 millions supérieure à celle d’ITSmax. Sans compter qu’en choisissant Ineo, la STO devra remplacer la plupart des équipements qu’ITSmax avait installés l’année précédente dans 47 autobus et qui ne sont pas compatibles avec sa technologie. Une perte supplémentaire de près de 3 millions.

Comme le ministère des Transports doit payer 85 % de la facture, on aurait dû s’assurer que le contrat avait été attribué selon les règles, mais la direction du MTQ aurait refusé d’y envoyer des vérificateurs, prétextant que le dossier relevait du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT).

Les propriétaires d’ITSmax se sont donc tournés vers l’UPAC. «Nous avons demandé la fiche d’analyse à la STO, mais on nous a dit de passer par la loi d’accès à l’information, explique Guy Sirois, l’un des actionnaires de l’entreprise. En décembre, on s’est tannés et on a appelé l’UPAC. En janvier, l’UPAC nous a dit qu’ils allaient attendre la fin de l’enquête du MAMOT. On n’est pas plus avancés, peste-t-il. On est trois millions en dessous et on n’est pas choisis. Selon nous, il y a quelque chose qui ne marche pas. On aimerait au moins une réponse.»

L’équipe responsable des dossiers municipaux de l’UPAC a le dossier entre les mains. Mais le député libéral de Jean-Lesage, André Drolet, croit que le ministère des Transports aurait dû s’assurer de la conformité de l’appel d’offres. En plus de l’UPAC, il demande à la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, d’enquêter sur ce contrat. «Si, dans le privé, on agissait de cette façon, il y aurait un gros problème», note-t-il.

«Les députés de l’Assemblée nationale travaillent tous très fort et, souvent, notre réputation est ternie par ce genre de gestion douteuse», déplore André Drolet.

UPAC contre UAC

Les tensions à l’intérieur du ministère des Transports seraient perceptibles même à l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Selon nos sources, des clans se seraient formés opposant les ex-enquêteurs de l’Unité anticollusion (UAC) de Jacques Duchesneau et le personnel de l’UPAC lié à Robert Lafrenière. «Il y a eu des affrontements entre le personnel de l’UPAC et celui de l’UAC, nous dit une source. Ils étaient censés travailler ensemble, mais l’UPAC a avalé l’UAC.»

Devant le refus de l’UPAC d’enquêter sur le ministère des Transports, des membres du personnel auraient monté un dossier qu’ils comptaient remettre au nouveau commissaire. Mais la reconduction de Robert Lafrenière les a découragés et ils auraient décidé d’y renoncer.

L’ex-ministre Poëti croit cependant qu’il faut persister. «S’il y a des inquiétudes sur le volet criminel ou intimidation, malversation ou collusion, on doit en informer l’UPAC, affirme-t-il. Le questionnement est toujours de savoir si c’est de nature criminelle ou administrative.»

L’ex-ministre estime avoir manqué de temps pour amorcer les changements qu’il croit nécessaires. «Ça m’a pris un certain temps pour comprendre l’ensemble des structures, comprendre des choses, les valider, dit-il. Moi, j’étais rendu là et on avait déjà commencé. C’est certain que les deux années qui restaient au mandat m’auraient permis d’y aller.»

L’une de nos sources est plus directe. À son avis, c’est la sous-ministre Dominique Savoie qui a eu raison des réformes que voulait apporter Robert Poëti. «C’est elle qui a eu sa peau, déclare notre informateur. M. Poëti a juste trop brassé au ministère. Elle a décidé que c’était elle ou lui.»

Au bureau du premier ministre, on réfute cette interprétation en ajoutant qu’aucun sous-ministre n’a l’autorité de décider du sort d’un ministre, pas plus Dominique Savoie qu’un autre. Mais au sein du MTQ, on reconnaît son influence.

«Mme Savoie a effectivement le pouvoir, elle connait bien le ministère, admet Robert Poëti. Je l’ai interpellée souvent sur des structures, sur l’imputabilité, sur certaines rumeurs que j’entendais. Je voulais qu’elle y travaille, mais malheureusement, ça c’est terminé pour moi. Il ne faut jamais sous-estimer la force d’un sous-ministre.»

– L’avez-vous sous-estimée?

– Je ne vais pas répondre à ça, dit Robert Poëti en terminant.

 


L’Unité permanente anticorruption (UPAC) a reçu des informations sur de possibles malversations au ministère des Transports signalées par le député Robert Poëti avant sa rétrogradation du conseil des ministres, a déclaré mercredi le premier ministre Philippe Couillard.

M. Couillard s’est retrouvé sur la défensive après la publication d’un reportage du magazine «L’Actualité» révélant que M. Poëti aurait souhaité demeurer en poste afin d’aller au bout du ménage qu’il voulait entreprendre dans les pratiques de son ministère.

En Chambre, M. Couillard a soutenu que sa décision de retirer M. Poëti de son poste de ministre des Transports n’avait rien à voir avec les constats embarrassants qu’il avait faits dans la gestion administrative de l’entité.

«Je trouve ce genre d’insinuation odieuse, personnellement, et je pense qu’on ne devrait jamais entendre ce genre de choses-là dans une Assemblée nationale», a-t-il dit.

M. Couillard a cependant confirmé que les informations d’une vérificatrice externe, Annie Trudel, embauchée à la demande de M. Poëti, ont incité son successeur, Jacques Daoust, à contacter l’UPAC à ce sujet.

«Je veux informer cette chambre que le chef de cabinet du ministre des Transports a rencontré cette Mme Trudel qui a fait l’enquête dont il est question dans l’article et que toutes les informations documentaires de Mme Trudel ont été transférées déjà à l’UPAC», a-t-il dit.

M. Couillard a affirmé qu’il n’avait jamais entendu d’allégations de malversations évoquées par M. Poëti avant la publication, mardi soir, d’un reportage du magazine «L’Actualité».

«La première fois que j’ai entendu littéralement parler de ça, c’est en prenant mon déjeuner ce matin», a-t-il dit.

Lors d’un point de presse, mercredi, M. Poëti a affirmé qu’il avait choisi une analyste externe afin d’examiner les pratiques du ministère, notamment concernant les spécialistes de la vérification interne dans les directions régionales.

«Quelqu’un de l’externe amène de l’information d’une autre façon et les informations que j’ai eues, c’était que certains professionnels, en conformité des contrats, avaient reçu des menaces et de l’intimidation, et c’est inacceptable», a-t-il dit dans une mêlée de presse.

M. Poëti n’a pas remis en question les raisons qui lui ont été exprimées par M. Couillard au moment où il est redevenu simple député, en début d’année.

«Ça va faire trois mois, j’ai compris, j’ai eu du premier ministre les raisons, les orientations sur les gens de région, et plus de femmes, je l’ai compris, il me l’a dit, a-t-il dit. Je ne doute pas des paroles du premier ministre.»

Plus tôt, les partis de l’opposition à l’Assemblée nationale ont réclamé des explications à M. Couillard concernant la rétrogradation de M. Poëti.

Le chef caquiste François Legault a fait part de ses inquiétudes concernant les révélations exposées dans l’article.

«Si ce qui est rapporté est vrai, c’est totalement inacceptable et ça vient démontrer que le ménage n’a pas été fait, ni dans les pratiques de vérification ni dans les pratiques comptables», a-t-il dit.

Le chef intérimaire péquiste Sylvain Gaudreault a affirmé que le gouvernement doit rendre publics des documents auxquels M. Poëti a fait référence dans l’article de «L’Actualité».

Fin avril, M. Poëti avait écrit à M. Daoust, pour déplorer qu’aucun suivi n’ait été fait auprès de lui malgré les constats inquiétants qu’il faisait concernant l’octroi de contrats de gré à gré, les processus de vérifications internes et l’imputabilité de sa sous-ministre, Dominique Savoie.

M. Poëti se plaignait d’ailleurs de l’absence de réponses offertes par Mme Savoie, qui n’a pas donné suite à ses demandes de renseignement avant qu’il ne perde son poste.

«Je suis obligé d’admettre qu’elle ne m’est jamais revenue avec des réponses et a étiré le temps a outrance, a-t-il dit. Néanmoins, le temps lui a donné raison, elle n’a pas eu à me répondre.»

À la suite de cette lettre, M. Daoust a demandé une rencontre avec Mme Trudel, dont les informations ont été transmises aux forces policières, a indiqué le gouvernement.

En Chambre, M. Couillard a souligné que M. Daoust avait encore confiance en sa sous-ministre, qui doit participer mercredi,18 mai 2016, à une commission parlementaire à l’Assemblée nationale.

«Je vais réitérer mon entière confiance dans le titulaire actuel du ministère des Transports, dont la sous-ministre est sous la responsabilité», a-t-il dit.

 

 

Le Québec sous la gérance du crime organisé:La nouvelle politique énergétique du Québec : une fraude

La nouvelle politique énergétique du Québec : une fraude.

Photo de famille libérale.
Photo de famille libérale.

Nous sommes désormais familiers avec le style politique de Philippe Couillard : faire des déclarations fracassantes qui rallient l’opinion publique pour ensuite agir en sens inverse le plus discrètement possible de manière à satisfaire les intérêts d’une caste de privilégiés. On l’a vu lors de la conférence de la COP21 à Paris et dans le dossier des forages à Anticosti. Ce style s’illustre encore de manière frappante dans la nouvelle politique énergétique québécoise dévoilée le 7 avril dernier .
Ce document, intitulé L’énergie des Québécois, répète comme des mantras les engagements du gouvernement pour la transition énergétique, la protection des milieux naturels, la sécurité des populations, la réduction de l’empreinte carbone et la lutte aux changements climatiques. Mais au-delà des bonnes intentions concernant les cibles de réduction de la consommation de pétrole, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la nouvelle politique énergétique du Québec marque surtout un virage historique vers l’exploitation, le traitement et le transport pour l’exportation des combustibles fossiles. Un projet totalement inconciliable avec les engagements mentionnés plus haut.

L'espion canado-saoudien,Philippe Couillard, irait directement en prison  en cas de prise du pouvoir  par un mouvement organisé de désobéissance civile.
L’espion canado-saoudien,Philippe Couillard, irait directement en prison en cas de prise du pouvoir par un mouvement organisé de désobéissance civile.


Le gouvernement veut convaincre la population que le gaz naturel est une énergie de transition parce que la combustion du gaz produit moins de gaz à effet de serre que le diésel ou le mazout. Sauf que, depuis au moins 2014, des scientifiques ont démontré que l’avantage concurrentiel du gaz devient nul si on tient compte des émissions fugitives de méthane qui sont produites par l’extraction du gaz et des émissions de GES liées à la machinerie lourde utilisée. Si on fait une analyse du cycle de vie du gaz naturel, le bilan des GES devient autant, sinon plus dommageable que celui du charbon. C’est d’ailleurs pourquoi la Californie vient de voter une série de lois pour réduire sa dépendance au gaz naturel et diminuer la pollution de méthane associée .
Le gouvernement veut également convaincre les Québécois et Québécoises que l’exploitation des énergies fossiles nous permettrait de nous enrichir et d’assurer des revenus nécessaires pour faire le virage vers les énergies renouvelables. Or l’expérience américaine démontre qu’en plus de nuire à la transition énergétique, l’exploitation du pétrole et du gaz non conventionnels s’avère peu rentable. Des analystes parlent d’une bulle spéculative qui arrive à son éclatement : « L’éphémère flambée de l’activité d’extraction des hydrocarbures non conventionnels montre son vrai visage : celui d’une activité spéculatrice basée sur des montages financiers malsains» . Les faillites et les pertes d’emploi dans ce secteur sont le signe d’une industrie en pleine déroute.
En se montrant favorable au pipeline Énergie Est, à l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels et à un virage vers le gaz naturel, le gouvernement libéral agit davantage comme le défenseur des intérêts d’une industrie désespérément à la recherche de nouveaux marchés que comme un leader de la transition énergétique. Les Québécois et Québécoises sont appelés à consommer du gaz pour pallier les pertes découlant des choix énergétiques de nos voisins américains et canadiens. C’est encore une fois utiliser des fonds publics pour venir en aide à quelques riches actionnaires. Sauf que dans le cas du pétrole des sables bitumineux et de l’industrie du pétrole et du gaz de schiste, ce ne sont pas seulement les créances qui sont toxiques.
La nouvelle politique énergétique du gouvernement de Philippe Couillard est comparable à une bouteille d’alcool frelaté. Ce qu’on lit sur l’étiquette n’a pas grand-chose à voir avec son contenu. Est-ce qu’on n’appelait pas autrefois ce type de procédé malhonnête une fraude?

Texte de Louise Morand que je salue ici.

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