Google Earth et Google Earth Pro sont d’incroyables applications qui offrent à tout le monde un puissant outil pour explorer la Terre, et désormais on peut même explorer les planètes autour de la nôtre, ainsi que la Lune. Google Earth a favorisé l’émergence d’une génération entière de chasseurs d’extraterrestres, de géologues amateurs, de chercheurs de glyphes et d’aventures. Voici plusieurs images capturées sur Google Earth qui vont vous surprendre, et vous montrez toute la puissance et la versatilité offerte par l’outil d’imagerie par satellite de Google.
Une base aérienne secrète américaine a récemment été découverte grâce à Google Earth. Cette base clandestine est connue sous le nom de Zone 6 et se trouve dans la plaine du Yucca, au cœur du désert du Nevada. On dit que la base est contrôlée par l’agence nationale de sécurité nucléaire du gouvernement américain, qui jusqu’à présent avait gardé son existence secrète, même des experts de l’industrie de la défense ! Le site est une zone aérienne réglementée, interdite au vol (même de l’espace) et au public. L’agence aux commandes de la base a déclaré que leur but était le développement de techniques contre-terroristes, y compris, mais sans s’y limiter, le test d’équipements conçu pour détecter des matériaux radioactifs.
On pense avoir trouvé le vol MH370 sur Google Earth. L’homme qui a fait cette découverte est un fervent chercheur d’OVNI utilisant l’outil de Google pour chercher les traces de manifestations extraterrestres. L’image ci-dessus est censée être celle d’un Boeing localisé quelque part entre le Mozambique et Madagascar.Vous noterez qu’on ne se presse pas pour aller vérifier et faire une déclaration publique:le Nouvel Ordre mondial cherche à protéger les Rotschild qui seraient les vrais responsables de la destruction de l’appareil.
Google Earth est de plus en plus l’outil de prédilection de ce qu’on appelle des géoarchéologues amateurs. La découverte ci-dessus a été faite en 2014 au nord du Kazakhstan. Ce gigantesque géoglyphe a été créé par d’anciennes civilisations, et constitue un exemple parmi tant d’autres dans cette région du Kazakhstan. Grâce à Google Earth, les archéologues ont pu découvrir plus 50 géoglyphes répartis sur toute la planète.
Un archéologue amateur originaire du Pays de Galle a découvert les traces d’une hutte de berger remontant à l’âge de bronze. La hutte, découverte à l’aide de Google Earth à Blaenau Gwent, serait vieille d’environ 4 500 ans. Sur les images satellites, la hutte ne semble être qu’un simple cercle isolé parmi un habitat dense. En explorant le site, l’archéologue Ian Fewings fit l’incroyable découverte qu’il s’agissait en fait d’anciens vestiges.
Un véhicule découvert dans un lac serait celui d’un homme nommé Davie Lee Niles, qui a disparu en 2006. En 2011 sa famille procéda à ses funérailles, bien que l’homme de 72 ans n’ait jamais été retrouvé. La voiture découverte dans le lac n’était pas visible au sol à cause du manque de clarté de l’eau. La voiture fut récupérée avec les restes d’un squelette d’homme et il fut établi que la voiture appartenait bien à Davie Lee Niles.
Grâce à Google Mars et Google Moon (les versions cosmiques de Google Earth), Marcelo Irazusta et son fils James ont découvert récemment que le nombre 58 était gravé sur la surface de la Lune et de Mars. Preuve ou non d’un signe d’intelligence extraterrestre, ces images ont fait l’objet de controverses. Mais personne ne peut nier la présence étrange du nombre 58 sur ces astres stellaires.Gemma Sheridan, citoyenne britannique, fut secourue après que son signe SOS ait été détecté sur Google Earth, en tout cas c’est l’histoire qu’on a racontée à propos de ce canular. L’image ci-dessus, l’image Google Earth du signe SOS de la prétendue naufragée, provient en réalité d’une enquête faite en 2010 par Amnistie internationale sur les violences au Kirghizstan.
Google Earth a permis de découvrir une série de géoglyphes dans l’oasis d’Azraq en Jordanie. Ils sont conçus de telle manière qu’ils s’alignent avec le lever de soleil au solstice d’hiver. Ces structures remontent à au moins 8 500 ans, et sont donc plus anciennes que les géoglyphes de Nazca au Pérou.
Un documentaliste néo-zélandais nommé Shaun Higgins a récemment résolu un mystère qui déconcertait les cartographes depuis un siècle. Les cartes de navigation ne faisaient aucune mention de Sandy Island, qui a était découverte sur Google Earth et se retrouve maintenant dans la base de données mondiale du littoral. La cartographie des plaques tectoniques ne comportait pas cette information cruciale, ainsi cette île fut oubliée depuis 1908 !
Cet endroit est localisé sur Google Earth avec les coordonnées 33.396157 ° N, 444 869 ° E, et montre inexplicablement un lac de couleur rouge sang aux s’abords de la ville de Sadr City en Iraq. Il n’y a aucune explication connue au sujet de cet étrange phénomène.
Grâce à Google Earth de nombreuses gravures et motifs ont été tout récemment découverts dans le désert de Gobi en Chine. On pense qu’il s’agit d’une base militaire secrète, et la structure ci-dessus est supposée être un étalage d’antenne Yagi utilisé pour le suivi météorologique.
Ce pentacle se trouve dans un coin isolé du Kazakhstan et mesure 366 mètres de diamètre. Ce pentacle gravé au sol est une découverte plutôt étrange et obscure, car localisée dans les steppes d’Asie Centrale.
Cette image Google Earth tire son origine d’un endroit aux abords de la base de Norwich au Royaume-Uni. Le ministère de la défense britannique a déclaré qu’il s’agissait d’un circuit motocycliste, mais les experts restent dubitatifs. Personne ne sait vraiment à quoi sert le dispositif ci-dessus.
L’image ci-dessus peut sembler être un visage, mais c’est une formation tout à fait naturelle que l’on trouve en Alberta Canada. Il est connu comme le « Badlands Guardian » et le visage est formé par une vallée érodée.
Sur Google Earth on trouve plein d’images d’avions, mais on n’a pas affaire à un avion ici ! C’est en réalité un missile de croisière tiré lors d’un exercice militaire.
Ce cercle de culture a été découvert à Standdaarbuiten dans la province hollandaise du Brabant. Cette formation découverte le 30 juillet 2013 n’a pas d’origine connue. Elle est localisée aux coordonnées suivantes : GPS 516 354, 45 497.
Bien que le cercle de culture ci-dessus n’ait pas de coordonnées cataloguées, on sait qu’il se trouve dans un endroit perdu au milieu du désert du Nevada.
La publicité pour KFC sur les systèmes d’imagerie satellite comme Google Earth est vraiment quelque chose d’effrayant, tout en étant une idée géniale de la part du géant de la restauration rapide KFC.
Cette imposante image prise au Chili a été élaborée en utilisant des bouteilles de Coca-Cola vides. Une merveilleuse créativité pour un désastre écologique. Il aura fallu 70 000 bouteilles pour créer cette œuvre d’art.
Mirny constitue le deuxième plus grand trou creusé par l’homme sur la planète, et a été creusé sous l’impulsion de Staline. À tous les niveaux, cet endroit offre vraiment une vue effrayante. C’est une mine de diamant à ciel ouvert et le survol de la zone est réglementé, car elle est connue pour aspirer les hélicoptères en raison des énormes flux d’air qu’elle produit.
Ici, nous pouvons voir sur cette image Google Earth d’anciennes ruines trouvées en Antarctique. C’est effrayant lorsqu’on pense que la Terre a sans doute déjà fait l’expérience d’énormes bouleversements climatiques, assez puissants pour modifier le climat de la planète entière à un temps où l’homme ne pouvait se déplacer qu’en marchant.Les allemands du Troisième Reich savaient qu’une très ancienne civilisation avait prospéré ,jadis,en Antartique.
Le cercle de culture d’Avebury, et l’Avery Inn voisine sont dits hantés. La complexité de ce cercle de culture a soulevé de nombreuses questions, mais on ne sait toujours pas s’il s’agit d’une structure faite par l’homme.
Google Earth a capturé l’image très troublante d’un homme semblant se tenir debout sur les ruines d’une maison dans un village fantôme du Gloucestershire.
Cette photo a été postée sur Reddit avec le titre suivant : « Un meurtre près de chez moi sur Google Maps ». Immédiatement, ce poste a suscité les spéculations les plus folles du fait qu’un meurtre se soit fait diffuser sur Google.
Les dunes du désert de Xiangshawan en Mongolie constituent certainement un no man’s land aride, mais il s’est transformé en attraction touristique après la construction de l’hôtel Desert Lotus. Vue du ciel, on dirait bien un lotus.
Voici une gigantesque image de Jésus repérée en Hongrie. Qu’est-ce que ça veut dire ? Essaie-t-il de nous dire quelque chose ?
Ironiquement, ce bâtiment en forme de croix gammée situé en Californie est une base de la marine de guerre des États-Unis. Et devinez quoi ? Ils ont dépensé des centaines de milliers de dollars pour en dissimuler la forme.
Une fille morte dans la rue ? Non. C’est Azura Beebeejaun qui jouait au mort pour piéger ses amis. Maintenant, elle est partout sur internet.
La représentation d’un Gulliver géant a été découverte il y a quelques années,en Angleterre.
La glace de l’océan Arctique a atteint son deuxième niveau le plus bas cet été depuis que les scientifiques ont commencé à la surveiller par satellite, un phénomène que les chercheurs voient comme un autre signe inquiétant du réchauffement de la planète.
Le Centre national de données sur la neige et la glace, qui est situé au Colorado, aux États-Unis, a annoncé que la glace de l’océan Arctique était arrivée à son point le plus bas de la saison chaude, samedi, à 4,14 millions de kilomètres carrés. Le record de 3,39 millions de kilomètres carrés avait été atteint en 2012.
Le directeur du Centre, Mark Serreze, a déclaré que le niveau de cette année était techniquement de 10 000 kilomètres carrés de moins qu’en 2007. Il a cependant précisé que les données pour ces deux années étaient si similaires qu’elles étaient en fait à égalité.
Selon M. Serreze, même si l’année 2016 n’a pas établi de nouveau record, elle a tout de même confirmé la tendance à la baisse et n’a fourni aucune preuve que la situation s’améliorait.
Il a expliqué que les données de cette année avaient renforcé le principe selon lequel l’Arctique serait le premier système écologique à être touché par les changements climatiques et servirait donc de sonnette d’alarme.
Le niveau minimum pour 2016 est moins élevé d’environ 2,56 millions de kilomètres carrés que la moyenne de 1979 à 2000. Cela correspond à la superficie combinée de l’Alaska et du Texas.
«Il s’agit d’une perte immense», a commenté Mark Serreze, confiant qu’il ne serait pas surpris que l’océan Arctique soit complètement libre de glace l’été d’ici 2030, une situation qui aura un impact sur la sécurité internationale.
«La tendance est claire et préoccupante, a souligné Kevin Trenberth, un chercheur du Centre national de recherche atmosphérique, dans un courriel. C’est la raison pour laquelle l’ours polaire est le symbole des changements climatiques provoqués par l’être humain. Mais les effets ne se feront pas sentir seulement en Arctique.»
Les experts du climat ne s’entendent pas au sujet d’une récente théorie avançant que la fonte de la glace de l’océan Arctique pourrait changer le courant-jet et les conditions météorologiques plus au sud, surtout en hiver.
«Ce qui se passe en Arctique ne reste pas en Arctique, a indiqué Michael Mann, un spécialiste du climat de l’Université de Pennsylvanie. Il semble de plus en plus probable que le recul important de la glace de l’océan Arctique influence la météo des latitudes tempérées et pourrait être au moins en partie responsable des intempéries plus destructrices que nous avons observées au cours des dernières années.»
CONSTATATIONS
..Depuis plusieurs années la calottes polaire de l’hémisphère Nord fond. …..L’épaisseur de la glaces de l’océan Arctique est passé de 4,88 m en moyenne dans les années 1980, à 2,75 m en 2000, soit une réduction de 2,13 m en 20 ans. Depuis 1980, tous les dix ans l’Arctique perd environ 10% de sa couche de glace permanente (NASA, 2003). …..En septembre 2007 la fonte de la banquise a atteint un record avec une superficie de seulement 4,14 millions de km², soit 1,2 million de km² de moins (environ deux fois la surface de la France) que lors du précédent record établi en septembre 2005. En l’espace de 2 ans, la surface de la banquise a perdu 22%. Alors l’océan Arctique pourrait être dépourvu de glace d’ici 50 ans à 100 ans, ce qui aurait des répercussions assez sensibles sur le système climatique mondial.
…..La fonte de l’Arctique n’aura aucun effet sur le niveau des océans comme c’est un glaçon sur l’océan. Mais ce n’est pas le cas pour le Groenland et l’Antartique qui sont des îles couvertes d’une calotte glaciaire. C’est pour celà que la fonte du Groenland ou de l’Antartique et des glaciers font monter le niveau des mers. …..L’Antarctique renferme 90% de la glace et 70% des réserves d’eau douce. L’épaisseur moyenne de la glace atteint les 2000 mètres avec quelques pointes à 5000 mètres. …..En fondant le Groenland, l’Antartique, les glaciers et l’Arctique rejettent de l’eau douce dans les océans, ce qui risque d’avoir des effets sur les courants marins.Au fur et à mesure que la glace fond, il y a de moins en moins d’énergie solaire qui est refléchie par la glace et de plus en plus absorbée par l’océan. Ce qui fera fondre encore plus de glace, ainsi de suite, et cela va encore plus vite. …..La fonte de la glace du Pôle Nord ainsi que des glaciers cause aussi une diminution de l’albédo donc la Terre recevra plus d’énergie du Soleil ce qui la réchauffera encore plus.
…..Depuis plusieurs années le nombre d’icebergs augmente. Jusqu’en 1970, on comptait environ 400 icebergs qui descendaient de l’Atlantique Nord vers les eaux canadiennes. Vers 1980, on en comptait 600. Et 10 ans plus tard ils sont passés à plus de 1000 par an.
D’ici 2050…au plus tard,il ne devrait plus avoir de calotte polaire artique…et de nombreuses esp`ces animales vont disparaître!
Le spécialiste de la cyber-sécurité Bruce Schneier a posté un article alarmiste sur son blog, des menaces pèseraient sur les structures de l’internet.
Le futur est à craindre
C’est très sérieux. C’est LE grand expert de la cybersécurité Bruce Schneier qui l’a écrit sur son blog hier “quelqu’un est en train d’apprendre à détruire Internet” ce sont ses mots. Quand Bruce Schneier dit quelque chose comme ça, il faut mieux y prêter attention….
Schneier explique que depuis un ou deux ans, les entreprises critiques de l’internet, subissent des attaques précises, calibrées, dont le but semble être de tester leurs défenses, et d’évaluer les moyens nécessaires pour les mettre à bas.
C’est le cas par exemple de Verisign, dont le rapport trimestriel de ce type d’attaques. Verisgn, c’est l’entreprise américaine qui gère notamment les noms de domaine en .com et .net si Verisign tombe, c’est tout un pan de l’Internet mondial qui disparaît.
Qu’est-ce que ces attaques ont de particulier ? Schnieier l’explique très bien.
Les attaques les plus courantes sur Internet, sont ce qu’on appelle les attaques en déni de service (en Ddos).
En gros, il s’agit d’empêcher les usagers de se rendre sur le site visé.
Pour ça, même s’il y a des subtilités, le moyen est toujours le même : adresser au site tellement de requêtes qu’il sature et devient inaccessible, c’est ensevelir le site sous les données.
Les attaques en déni de service sont vieilles comme Internet, les hackers y recourent pour faire tomber les sites qu’ils n’aiment pas, les cybercriminels pour obtenir des rançons (car on peut prendre un site en otage).
Il y a toute une industrie de la défense contre les attaques en déni de service, mais, à la base, ça revient toujours à une question de bande passante (c’est-à-dire de débit, pour faire une analogie avec la plomberie). Si l’attaquant en a plus que le défenseur, il gagne.
Depuis quelques mois donc, les entreprises critiques de l’internet subissent ce genre d’attaques en déni de service, mais elles ont un profil particulier. Elles portent sur un spectre plus large que d’habitude, et elles durent plus longtemps. Elles sont plus sophistiquées aussi. Mais surtout, elles donnent l’impression de tester des choses.
Par exemple, une semaine, une attaque va commencer à un certain niveau, monter en grade, puis s’arrêter. La semaine suivante, elle va reprendre à ce niveau, puis monter encore. Comme si elle cherchait l’exact point de rupture.
Et puis ces attaques semblent configurées pour voir les contours des défenses. A chaque fois, elles utilisent différents points d’entrée en même temps, ce qui est rare, obligeant les entreprises à mobiliser l’ensemble de leurs capacités de défense; à montrer tout ce qu’elles ont à disposition, ce qui n’est jamais bon.
Tout converge donc vers le constat que quelqu’un est bien en train de tester les défenses des entreprises les plus critiques de l’Internet mondial. Mais qui ? Schneier ne croit pas à un criminel, un activiste ou chercheur.
Ce genre de méthode passant par le test des infrastructures centrales, ça ressemble beaucoup plus selon lui à un acte d’espionnage ou de renseignement.
Et puis la puissance et l’échelle de temps sur laquelle s’étendent ces attaques désignent un Etat. Comme si le cyber-commandement d’une armée était en train de calibrer ses armes en cas de cyberguerre. Ca rappelle à Schneier quand, pendant la guerre froide, les Américains envoyaient dans le ciel soviétique des avions de très haute altitude pour que la défense anti-aérienne soviétique se mette en alarme, et pouvoir donc la cartographier.
Que faire ? Rien, dit Schneier. On ne sait pas d’où ça vient.
Les données qu’il a en sa possession le feraient pencher pour la Chine, et il n’est pas le seul à le penser. Mais ce type d’attaque permet de masquer le pays d’origine.
La NSA, explique-t-il, qui exerce sur la colonne vertébrale de l’Internet (pour traduire “backbone”) la surveillance la plus approfondie, doit avoir une idée plus précise, mais à moins que les Etats-Unis ne veuillent déclencher une crise diplomatique, nous n’en saurons rien.
Ainsi commence ce John Le Carré au pays des gigabits.
En 25 ans la Terre a perdu trois millions de kilomètres carrés : c’est deux fois la taille de l’Alaska. Les scientifiques de l’Université du Queensland en Australie, James Watson et James Allan, ont révélé ces chiffres dans une étude parue le 8 septembre dans la revue Current Biology. En se basant sur des cartes représentant les zones modifiées par l’Homme.
‘Aujourd’hui, les milieux sauvages se dégradent à une vitesse supérieure à celle de leur protection, s’alarme James Allan. Si on continue à ce rythme, il ne restera aucune parcelle de nature vierge d’ici à la fin du siècle. La perte du caractère sauvage de la planète en seulement deux décennies est stupéfiante. Pourtant, ces espaces sont des sanctuaires de la biodiversité menacée et jouent un rôle essentiel pour réguler les climats régionaux et assurer l’existence de nombreuses communautés comptant parmi les plus marginalisées politiquement et économiquement dans le monde’.
Son collègue affirme que la situation est d’autant plus catastrophique qu’elle est irréversible: ‘Ces milieux ne peuvent pas retourner à l’état sauvage s’ils ont été occupés par l’Homme, insiste James Watson. Une fois érodés, les processus écologiques qui maintiennent ces écosystèmes ne reviennent jamais à leur état initial.’ Une fois ces espaces disparus, impossible de faire machine arrière et de réparer les dégâts.
Sans mesures globales concrètes, les derniers joyaux de la nature seront perdus à jamais perdus. Il faudrait des milliers d’années pour restaurer les processus écologiques des écosystèmes. Les espaces sauvages ne couvrent aujourd’hui plus que 30,1 millions de kilomètres carrés : moins d’un quart de la surface de la planète.
Nous sommes devenus friands de communication érotique, accros aux « sextos ». Encore faut-il savoir jouer sur les mots – et les images. Cette semaine, explorons l’art de la conversation « sextuelle ».
La conversation sexuelle est un art compliqué : les mots du désir sont trop médicaux, trop explicites, trop régressifs, on ne sait pas nommer une chatte – alors comment la caresser ? C’est vrai dans le feu de l’action, c’est toujours vrai dans nos écrans. Il n’empêche que l’écrit permet de prendre son temps pour trouver les mots justes, la périphrase bien trempée, les points de suspension chirurgicaux.
Le « sexting » combine sexe et texto… mais, ironiquement, le terme est mal choisi. D’abord parce qu’il y a bien longtemps que les applications de messagerie, comme celle de Facebook, ont détrôné le texto, mais surtout parce que le sexting s’est émancipé du pur textuel. On se sexte massivement par photos interposées. Une application comme WhatsApp permet d’envoyer des messages audio saupoudrés de soupirs. Les adeptes de la vidéo enverront leurs clins d’œil sur Snapchat. Ne parlons même pas des émoticônes (la fameuse aubergine : tout un symbole). Instagram, Vine, Tinder, Kik, FaceTime… parce que le sexe est partout, la conversation sexuelle s’exporte sur tous les supports imaginables.
Avec un succès qui ne se dément pas, puisque non seulement le sexting est entré en 2014 dans le dictionnaire de Cambridge (camarades français, encore un effort : côté Larousse, on apprend que « sexto » signifie « sixièmement »), mais aussi dans la plupart de nos vies érotiques. En France en 2013 (autant dire avant l’invention de l’imprimerie), 29 % d’entre nous avaient déjà reçu des photos ou vidéos de personnes dénudées, 20 % en avaient envoyé et 20 % en avaient réclamé. Chez les moins de 25 ans, 35 % en avaient reçu, un quart en avait envoyé. Mais ce ne sont pas seulement les jeunes qui sextent le plus : ce sont aussi les femmes. Si les chiffres américains sont très semblables, l’an dernier au Canada, plus de huit personnes sur dix avaient sexté au moins une fois dans l’année écoulée, et neuf personnes sur dix avaient déjà tenté l’expérience. Cette tornade montre à quel point nous sommes friands de communication érotique (et à quel point nous nous ennuyons dans la file d’attente du supermarché).
Une torture délicieuse
Puisque nous sommes accros (admettons-le), comment bien sexter ? En utilisant à notre avantage les contraintes du support : le temps et l’espace. Le sexting se pratiquant en l’absence du partenaire, embrassons cette frustration. Le fondement de l’érotisme repose sur le fait de se donner à moitié ? Alors le sexting en est l’arme absolue, et il convient de rappeler à intervalle régulier la sentence du délai : « On ne touche pas. » (On complétera par gentillesse : « Pas toute de suite. ») Quitte à être dans l’absence physique et la présence émotionnelle, autant rendre la torture délicieuse. Cette guerre des nerfs peut prendre des formes multiples – qui écrit le plus, qui propose, qui attend ? Qui lâche la première photo après une conversation purement écrite ? Parmi ces mille manières de s’agacer, il faut en outre compter la possibilité du silence, de la douche froide dont on sait qu’elle ne blessera pas, ou de la réponse très retardée. Paradoxalement, ne pas sexter peut se révéler le meilleur sexting.
Sending a text mesage
Quitte à instrumentaliser l’absence, notons qu’un bon échange comporte une très assumée part de bluff. On peut se faire passer pour plus malins et éloquents que nous le sommes, mais aussi pour plus déshabillés ou actifs (que la personne n’ayant jamais écrit « je suis toute nue » en jogging informe me jette la première carte SIM). Les mensonges « blancs » sont admis. On se doute bien que vous n’êtes pas réellement en train de vous caresser sous votre chemise (votre agenda stipule que vous êtes en réunion dans la salle B23). Ce n’est pas grave. Mentez comme un arracheur de dents.
L’échange possède également une dimension programmatique. Nous sommes dans le préliminaire très avancé, celui qui étend la zone du rapport sexuel de plusieurs heures, voire de plusieurs jours. Sans communication, on se fait son fantasme en solo, et le moment venu, peut-être les scénarios sont-ils incompatibles – ce qui peut constituer une bonne ou une mauvaise surprise. En se titillant en amont, les amants peuvent synchroniser leurs désirs, voire prendre des décisions pragmatiques (si le rapport sexuel fantasmé implique un lieu extérieur, il sera peut-être plus commode de porter une jupe. Ou un parapluie).
Une franchise libératoire
Côté dialogue, parce que le sexting nous débarrasse de l’obligation de l’immédiateté comme des élans poétiques interminables, il autorise une certaine franchise – parfois brute de décoffrage. Cette franchise sera libératoire pour les couples bloqués dans l’incommunicabilité verbale de leurs désirs. Si on ne sait pas dire, peut-être pourra-t-on écrire.Inventer des néologismes. Tourner autour du pot. Lancer un jeu de questions-réponses. Proposer un « action ou vérité ». Ou envoyer un lien vers un article qui évoque le fantasme en question, ou opter pour une photo… Tout ce qu’un face-à-face ne permet pas.
Enfin, et désolée d’être barbante, mais un bon sexto est un sexto sécure. Parmi les insécurités, comptons la potache mais toujours possible erreur de destinataire (et la proposition langoureuse envoyée à la belle-sœur : histoire vécue), le hack informatique diffusant vos données en public (c’est encore arrivé cette semaine à 800 000 utilisateurs d’un site pornographique), le scandale médiatique si vous êtes une célébrité sportive, artistique ou politique (avec des dommages collatéraux surprenants, comme c’est actuellement le cas pendant la campagne présidentielle américaine), le vol de téléphone portable, le harcèlement.
Même la création de comptes anonymes et l’utilisation de vault apps (des systèmes « coffre-fort » interdisant l’accès à vos photos, par exemple en demandant un mot de passe) ne vous protègent pas du très redoutable revenge porn – que deviennent ces textes et ces images quand, et si, la relation s’interrompt ? Pour achever votre enthousiasme : si les trois quarts d’entre nous préféreraient garder leur correspondance privée (sans blague), un quart des sexteurs admettent montrer ce qu’ils reçoivent à leurs amis – en moyenne trois amis, ce qui fait beaucoup de voyeurs par rebond.
Une règle fondamentale
Il n’y a pas de bonne réponse à ces risques, seulement une règle fondamentale : ne jamais prendre de photos comportant à la fois votre visage et vos parties intimes. Si vous en recevez, rigolez un moment (tout de même) puis effacez-les. Refusez de voir les sextapes volées des stars, les correspondances de vos amis : protéger sa vie privée commence par respecter celle des autres.
Ceci étant dit, et toute paranoïa abusive laissée de côté, le sexting reste une formidable manière de maintenir et de faire évoluer sa sexualité, en l’inscrivant dans un temps long – l’anticipation, la réalisation ou pas du programme, le plaisir de relire ses échanges après-coup. Il se trouvera toujours des grincheux pour affirmer que cette « tendance » est vulgaire, inutile, illégitime, voire le signe de la fin du monde. Ceux-là peuvent retourner lire Les Liaisons Dangereuses, pendant que nous autres les vivons. En vrai.
Le célèbre et ancien exorciste romain, Don Gabriele Amorth, est mort à l’âge de 91 ans. Il fut le le grand exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome de 1986 à 2016.
Don Gabriele Amorth ,le grand exorciste est mort. Prions pour lui mes ami(e)s!
« L’Eglise est totalement absente ! l’Eglise latine a cessé depuis 300 ans de faire des exorcismes (Ce qui n’est pas le cas dans l’Église orthodoxe et dans certaines dénominations protestantes). Et par conséquent, les prêtres et les évêques, n’ayant jamais vu d’exorcismes, n’en n’ayant jamais entendu parler, l’ont évacué de la foi catholique telle qu’elle était enseignée dans les séminaires avec la présence personnelle du diable, ils n’y croient plus. Je crois que 99% des évêques ne croient plus dans l’action extraordinaire du diable.
Il suffit de regarder le nouveau rituel de l’exorcisme préparé par le Saint-Siège, il a été concocté par des gens complètement incompétents, qui craignent les exorcismes. « Si vous n’êtes pas certains de la présence de Satan, vous ne devez pas faire des exorcismes, » dit le nouveau rituel. Mais c’est absurde: Satan se cache et se déguise de toutes les façons. L’ancien rituel romain enseignait la prudence, enseignait qu’il ne faut pas confondre les maladies psychiques avec les infestations diaboliques, mais il enseignait également les ficelles que le diable utilise pour dissimuler sa présence.
Et je dirai plus: le nouveau rituel interdit les exorcismes dans le cas de malédiction: mais les cas de sorcellerie sont plus de 90% des cas d’infestation diabolique! Selon le nouveau rituel, par conséquent,on ne devrait jamais faire d’exorcisme! Cela semble incroyable, mais le nouveau rituel est en contradiction directe avec l’ancien rite romain. Il ont ôté les choses les plus précieuses que contenait le Rituel romain. Sauf les dix premiers chapitres qui parlent des fondements évangéliques de ce nouveau rituel tout le reste à été jeté à à la corbeille.
Ce sont des réformes liturgiques incroyables qui supposent que l’Église pendant des siècles a eu tort. Oui, Satan est partout. Il peut travailler en toute quiétude, parce que ceux qui y sont le moins préparés sont les prêtres ! »
« Oui, même au Vatican il y a des membres des sectes sataniques ».
Qui est impliqué ? Des simples prêtres ou des laïcs ?
« Il y a des prêtres, prélats et même des cardinaux ».
Pardonnez-moi, Père Gabriel, mais comment le savez-vous ?
« Je l’ai su par des personnes qui ont eu à en connaître directement. Et, plusieurs fois, je l’ai entendu confesser par le diable lui-même, soumis lors des exorcismes. »
Le pape est au courant ?
« Bien sûr, je l’ai informé! Mais il fait ce qu’il peut. C’est une chose effrayante. Gardez à l’esprit également que le pape Benoît XVI est allemand, un pays très hostile à ces choses. En Allemagne, il n’y a pratiquement pas d’exorcistes, mais j’ai eu l’occasion de parler trois fois au Pape quand il était encore préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi. »
Si je me décide à évoquer ces propos, c’est qu’en soi, ils sont d’une importance capitale pour comprendre la situation actuelle de l’Eglise (on ne peut pas comprendre la crise de l’Eglise sans admettre que la phrase de Paul VI sur les « fumées de Satan » qui ont envahi l’Eglise n’est pas simplement une manière poétique de s’exprimer). Mais j’en parle aussi parce que je suis intimement persuadé que la pédophilie a – au moins dans certains cas – à avoir avec les pratiques sataniques (Don Amorth continue d’ailleurs en signalant que les messes noires s’achèvent souvent en débauche sexuel – il parle sans ambage de « vrai bordel »).
L’une des raisons de l’omerta par laquelle les plus hautes autorités de l’Eglise ont trop souvent « traité » les scandales pédérastiques ou pédophiliques tient peut-être aussi à ce que certains prélats pratiquant eux-mêmes le satanisme ont partie liée avec ces réseaux sordides…
HORS TEXTE
Le Bienheureux Francesco Palau:l’inspiration du Grand exorciste face à la Révolution Satanique
Francesco Palau,l’inspirateur courageux.
Dans les années difficiles et dans des contextes ou la franc-maçonnerie a pu pénétrer et développer une profonde hostilité envers l’Eglise du Christ ,le carmélite espagnol Francisco Palau (béatifié en 1988) a été en mesure d’identifier, à travers le Ministère de l’exorcisme, l’état permanent de la révolution (satanique), dans la société et dans l’Eglise, comme dérivation directe de l’action de Satan, rebelle par définition ne voulant pas accepter son être une créature de Dieu. le Bienheureux Palau pris avant et mieux que d’autres, la nécessité de nommer au moins un exorciste dans chaque diocèse. Ceci, comme nous le savons tous, a été rejetée. Seule l’action courageuse, pastorale et communicateur (par la prière) de Don Gabriele Amorth a enregistré une remarquable sensibilité à cette question urgente qui frappe notre société.
Pour l’exorciste de Rome,
« l’État islamique, c’est Satan ! »
Pour le père Amorth, « les chrétiens ne savent
pas se défendre contre Satan,
qui avance avec le califat ».
« L’État islamique est Satan. » Parole d’exorciste. Dans une interview accordée au journal italien Il Giorno, le père Gabriele Amorth, chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome depuis 1986, revient sur la fureur des djihadistes contre les chrétiens. « Les choses arrivent tout d’abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux. L’Esprit Saint et l’esprit démoniaque. Le mal déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle… – a une unique source d’inspiration : le diable. Comme chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. »
Et encore : « La politique mondiale, qui aujourd’hui n’apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devra aussi combattre l’État islamique et le combattre sous une forme différente ». L’exorciste parle de la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel :« Interrogeons-nous sur ce que l’Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il a fini avec les bénédictions d’écoles, il a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».
Le père Amorth conclut en parlant de Satan : « Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. Il répète que le monde est en son pouvoir, et en cela il dit la vérité.
Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et la Bête travaille frénétiquement.
L’Ange de la Mort est au-dessus de nous!
Extraits du livre * CONFESSION* du Père Gabriele Amorth * Des maléfices peuvent être jetés sur une personne à la suite d’une simple parole, d’une simple lettre
Dans son livre intitulé « Confessions », le Père Gabriele Amorth, Exorciste officiel du Vatican, explique que des maléfices peuvent être jetés sur une personne à la suite d’une simple parole, d’une simple lettre…
Par exemple, l’opposition des parents au mariage de leur enfant… Des forces démoniaques peuvent en effet empêcher la réalisation de l’union d’une famille catholique…
Ces maléfices peuvent contaminer les personnes qui gravitent autour de la personne en question, et la personne elle-même, en les rendant dépressives, négatives, mélancoliques, improductives, etc.
Une sorte d’emprise possessive se réalise et fait que toute personne que la victime approche ou qui souhaite entrer dans une démarche de mariage et de vie avec elle, est repoussée.
De telles « emprises » ne se libéreraient qu’à la suite de la volonté personnelle de la victime de se libérer. Le Père Amorth insiste bien sur la volonté de la personne car Dieu nous laisse notre liberté. Sans démarche personnelle, sans cheminement spirituel de la victime, il est vain d’attendre une quelconque amélioration.
Nous avions vu que le fiancé doit veiller notamment à ce que sa fiancée ne soit pas soumise au monde… à son entourage…, toujours en quête de réponses à l’extérieur, mais à l’écoute de son fiancé, des sentiments de son fiancé en ce qui les concerne tous les deux, et à l’écoute elle-même de ce que lui dit son coeur… Pour se libérer, que doit faire la victime ?
Elle doit consulter un prêtre catholique qui croit encore en ce genre de choses… Ils sont de plus en plus rares hélas. Ou bien rencontrer une personne que Dieu aura mise sur sa route, une personne ayant le charisme de l’exorcisme qui est alors plutôt une « bénédiction », mais un exorcisme quand même…
Le Père Amorth explique en effet qu’il existe des laïques (il en a été témoin) qui ont ce pouvoir d’exorcisme contre ce genre d’emprises (qui sont des « vexations » du démon, et non des cas de « possession »), bien qu’ils ne soient pas eux-mêmes des prêtres exorcistes, leurs prières ont le même résultat de guérison que les exorcismes officiels.
Le Père Amorth donne donc les quelques conseils suivants (in Confessions, Mémoires de l’Exorciste officiel du Vatican, Michel Lafon, Condé-sur-Noireau, décembre 2010, p. 257-258) :
« A combien de personnes ai-je dit de ne pas aller manger chez leur belle-mère, de ne pas l’inviter, de lui claquer la porte au nez! De couper les ponts avec elle. Il est même des cas où il faut rompre, y compris avec ses parents.
Mais le contraire peut être vrai aussi. Les parents doivent couper les relations avec leurs enfants qui se sont donnés à Satan et sont devenus négatifs.
Je leur dis : « Chassez-les de chez vous, ne les laissez pas entrer:
Ne leur téléphonez pas!
S’ils appellent, vous leur raccrochez au nez dès que vous entendez leur voix.
Ne leur écrivez pas non plus… » (Fin de citation)
Il ne s’agit pas de reniement. Parfois la séparation, l’éloignement, la rupture de tout contact, est même la meilleure preuve de l’amour, et la seule façon qui permette à une personne d’entrer dans un cheminement personnel vers la guérison.
La récente crise des migrants a fait lumière sur la «crise d’unité» de l’Union européenne. L’organisme européen souffre des mêmes symptômes que l’URSS dans ses dernières années d’existence.
Des migrants en Macédoine, après avoir traversé la frontière grecque.
Mikhaïl Gorbatchev a très bien dit, il y a pas mal de temps : «Le développement le plus énigmatique de la politique moderne, c’est la détermination apparente des dirigeants européens occidentaux à recréer l’Union soviétique en Europe de l’Ouest.»
Le dernier dirigeant soviétique ne se référait pas à une aspiration de l’UE de s’étendre vers l’est, mais plutôt à la structure de gouvernance mal équilibrée, quand les petits Etats sont de plus en plus dominés par des membres plus grands. Cela est apparu de façon évidente l’année dernière, lorsqu’Angela Merkel a de façon quasiment unilatérale imposé à l’Union Européenne une politique d’immigration libérale, qui a entraîné une division très importante de ses membres.
Il y a dix ans, la Bulgarie et la Roumanie étaient à quelques mois de l’accession à l’UE, la Croatie faisant tout son possible pour les suivre. En effet, l’Union était tellement attirante que même les pays riches comme la Suisse et la Norvège avaient des débats sérieux en vue de la rejoindre. Si quelqu’un avait annoncé que dix ans plus tard, le président de la Commission européenne lancerait des avertissements concernant à la «crise existentielle» de l’UE, vous vous seriez probablement demandé ce qu’il avait bu.
Mais on est en 2016, et Jean-Claude Juncker a dit cela dans son discours annuel devant les députés. Il a reconnu que le bloc manquait d’unité en indiquant que «l’histoire ne se souviendra pas de nous. Elle se souviendra de nos erreurs et de leurs effet sur la prochaine génération». Alors que le chef de l’exécutif européen a tardivement informé les membres du législatif des réalités actuelles, il est raisonnable de penser que le poisson était déjà ferré. C’est apparemment comme ça que les événements évoluent à pas géant sur le continent.
Une Union divisée
Cette semaine encore, le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg a appelé à ce que la Hongrie soit jetée hors du club pour avoir refusé d’accepter des migrants, alors que l’Autriche semble incapable d’organiser une élection présidentielle. Certains pensent que c’est le cas parce que l’establishment a peur de la victoire des nationalistes, car les sondages démontrent le large soutien du candidat d’extrême-droite Norbert Hofer, mais la raison officielle est une colle défectueuse sur les enveloppes destinées au vote par correspondance.
Entre temps, à Vienne, le représentant le plus éminent du clergé autrichien, Schönborn, avertit les catholiques que les musulmans planifient la «conquête islamique de l’Europe». Dans un contexte global, Christoph Schönborn n’est pas une figure obscure, c’est même l’un des favoris à la succession du pape François au poste d’évêque de Rome.
En même temps, les Balkans reviennent lentement vers cette l’idée. Les Serbes de Bosnie proposent un référendum sur l’indépendance de Sarajevo et la réponse de Zagreb est de menacer d’«agir pour protéger les Croates» en Bosnie, considéré par comme un «Etat qui a failli».
Comte tenu de tous ces discours présageant une crise, les Britanniques se sont libérés de ce pression en votant pour sortir du bloc. Et leurs voisins en Irlande, à l’époque figure emblématique de l’Union européenne, se sont tout-à-coup mis à remettre en question leur propre participation, au vu des pressions exercées par Bruxelles sur le système de fiscal mis en place par Dublin. Comme si ce n’était pas assez mauvais, des hommes politiques anti-Bruxelles montent dans les sondages en Italie et aux Pays-Bas, alors qu’en France, Marine Le Pen propose d’organiser un référendum sur le «Frexit». Il vaut la peine de garder à l’esprit que ces trois Etats sont les piliers du projet.
Cherchez l’erreur
Les eurocrates consacrés, comme notre vieil ami Carl Bildt, sont naturellement consternés. Mais ils semblent incapables d’accepter leur part de responsabilité dans cette lente implosion de l’UE.
Autrement dit, elle s’est agrandie trop vite. Et l’idéologie l’a emporté sur le pragmatisme pendant trop longtemps. Bruxelles a, par exemple, tendu la main à l’Ukraine en 2013, en lui proposant un accord d’association, au moment où il était clair que la population de l’UE n’avait aucune envie d’accueillir de nouveaux entrants. Quand on se souvient des événements, la présence du commissaire britannique en charge des Affaires étrangères, Catherine Ashton, à Kiev, à Maïdan, était tellement ridicule, considérant la position déjà fragile du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Pourtant, pas un seul commentateur des médias britanniques n’a jamais mentionné cette hypocrisie.
Les efforts se sont concrétisés en 2015, lors de la crise des migrants, lorsque certaines élites semblaient faire de la politique à la hâte. C’est comme ça qu’Angela Merkel, apparemment sans consulter personne, a unilatéralement ouvert les portes de l’Allemagne à de nouveaux arrivants.
En fin de compte, 1,1 million de migrants étaient arrivés avant la fin du mois de décembre de la même année. Seuls 54 d’entre eux ont jusqu’à présent obtenu des emplois au sein d’entreprises allemandes, en dépit de la rhétorique de représentants de l’économie, comme le président de Daimler, Dieter Zetsche, qui avait affirmé que la plupart des réfugiés étaient «bien formés et motivés» et que «Mercedes avait besoin d’eux». Son entreprise a tout de même recruté 40 stagiaires.
Angela Merkel a également échoué à se mettre d’accord sur un plan concerté avec d’autres dirigeants de l’UE. Mais maintenant, elle attend qu’ils aident à soulager le fardeau de l’Allemagne et accueillent plus de migrants. Jusqu’à présent, la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie refusent de jouer à ce jeu et certains autres pays offrent une coopération minimale. La Lettonie – où la population a baissé de 15 400 personnes rien qu’en 2014 – en a accepté 47 et la Lituanie, 26.
Les migrants envahissent l’Union Européenne.
Ce qui est valable pour la cane…
La racine du malaise est simple. L’establishment allemand favorise largement l’immigration à grande échelle, même si, d’après les sondages, les deux tiers des citoyens ne sont actuellement pas d’accord avec le slogan «Bienvenue aux réfugiés» . Cependant, les gouvernements de nombreux autres pays de l’UE ne soutiennent pas cet afflux, notamment en raison du fait que la plupart de ces nouveaux arrivants ne sont pas issus de la tradition chrétienne. Alors que les médias libéraux et eurocrates eux-mêmes semblent être scandalisés par cette position, c’est un point de vue qui était plus ou moins général dans toute l’Europe jusqu’à très récemment.
Par exemple, les eurocrates peuvent détester le Premier ministre hongrois Viktor Orban, mais faire cela signifie ne pas tenir compte de son électorat. Viktor Orban n’est pas un dictateur et sa position reflète très probablement le point de vue des Hongrois qui l’ont élu. Ainsi, s’il se prosternait devant les exigences de Bruxelles, de telles actions seraient antidémocratiques au niveau national.
Le 8 décembre 1991:la mort de l’URSS est fêtée par ses citoyens.
Là est tout le problème. Les libéraux perçoivent l’UE comme un véhicule pour la promotion de la démocratie, mais reculent quand les politiciens élus de façon honnête poursuivent des politiques qui ne sont pas à leur goût. Nous l’avons vu en Ukraine en 2013, lorsque l’ancien président Viktor Ianoukovitch a rejeté un accord d’association avec l’UE qui consituait une très mauvaise opération financière pour son pays. Plutôt que de respecter son mandat, les eurocrates ont activement soutenu son éviction par un coup violent.
Parallèlement aux avertissements terribles lancés sur l’avenir de l’UE, le discours de Jean-Claude Juncker contenait des références à une contribution incontestable de l’alliance pour la paix et pour le travail des agriculteurs, ainsi que l’intervention de Bruxelles pour réduire les frais d’itinérance de la téléphonie mobile.
Quant à l’accord sur les migrants passé avec Ankara, qui était censé permettre aux Turcs de voyager sans visa dans l’espace Schengen dès cet automne, il n’en a pas fait mention. Le président de la Commission a également évité de s’exprimer sur les mauvaises relations avec la Russie ou sur la guerre en Ukraine, un sujet qui frémit encore.
En janvier 2004, l’UE comptait 15 membres, uniformément occidentaux, principalement progressistes et relativement riches. Une décennie plus tard, elle se vantait d’en avoir 28 et la plupart des nouveaux arrivants étaient d’anciens pays de l’Est, qui sont relativement pauvres et socialement plus conservateurs que le reste de l’Union.
C’est le problème. L’UE a grandi trop vite et récolte maintenant la tempête car ses structures ne s’en sortent pas. Les dirigeants du bloc auraient dû écouter Mikhaïl Gorbatchev. Après tout, personne ne sait mieux que lui ce qui se passe lorsqu’une grande union perd l’adhésion de ses citoyens.
La poignée de main qui sonna le glas de l’Union Soviétique…entre Gorbatchev et Boris Elsine.
L’expansion de l’OTAN a suivi les révolutions colorées en Europe,planifiées par la CIA. L’UE est une basse-cours américaine,maintenant.