Le roi Louis XIV est décédé dans la nuit du 20 août 1715
« Mardi 20, à Versailles – Le roi a mieux passé la nuit que les précédentes, et n’a bu que trois fois ; il a travaillé le matin avec M. le chancelier, après avoi…r entendu la messe dans son lit, comme il l’entend depuis quelques jours. Il vit peu de gens à son dîner, mais il y fit entrer les ambassadeurs; le mardi est le jour que les ambassadeurs viennent ici. Il tint le conseil de finances après son diner, et travailla ensuite avec M. Desmaretz, et puis il envoya dire à madame de Maintenon de passer dans sa chambre. Sa jambe lui fait beaucoup moins de mal quand il est dans son lit, et après l’avoir bien frottée, on met des linges dessus qui l’empêchent de s’habiller. Madame de Caylus et madame de Dangeau furent assez longtemps dans sa chambre avec madame de Maintenon, et il leur parut fort tranquille ; il nous parut de même à son souper. Il se leva en robe de chambre pour se mettre à table, passa ensuite dans son cabinet pour voir les princesses demeura un quart d’heure avec elles, et se coucha à dix heures. »
(Journal du Marquis de Dangeau).
Portrait équestre de Louis XIV.
BIOGRAPHIE
Louis XIV
Né à Saint-Germain-en-Laye (France) le 05/09/1638 ; Mort à Versailles (France) le 01/09/1715
Au cours d’un règne personnel de 54 ans, Louis XIV a su apporter à la France un immense prestige au sein de l’Europe. Malgré les guerres et les crises financières, il s’est toujours efforcé de protéger et d’enrichir son royaume, tant sur le plan économique, géographique que culturel. Le « Roi-Soleil », grand monarque absolu, laisse le souvenir d’une France rayonnante, comme en témoigne le splendide château de Versailles.
Une enfance marquée par la Fronde
Louis XIV est né à Saint-Germain-en-Laye en 1638. Ses parents, Louis XIII et Anne d’Autriche, attendaient désespérément la naissance de leur premier enfant depuis plus de vingt ans. Surnommé « Dieudonné », le futur roi était donc plus que désiré. Mais seulement cinq ans plus tard, Louis XIII décède, laissant seuls son fils et sa femme. Cette dernière obtient alors la régence du pays, aidée de Mazarin, tandis que Louis XIV devient roi de France.
L’éducation du roi est prise en charge par Mazarin, lequel influence considérablement le jeune enfant. Il lui trouve plusieurs grands précepteurs, mais Louis XIV n’est pas un élève très assidu et préfère des activités plus concrètes, telles que la danse, l’art ou la stratégie militaire.
D’un point de vue général, l’enfance du Roi n’est pas très heureuse, car profondément marquée par les événements de la Fronde : à partir de 1648, le parlement et la haute noblesse, puis le prince de Condé se révoltent contre le pouvoir, obligeant la famille royale à fuir sans cesse, sous les affronts et la violence. Anne d’Autriche regagne finalement la capitale en octobre 1652, puis rappelle Mazarin en 1653, mettant un terme aux insurrections.
Témoin des événements, le jeune Louis XIV en est quelque peu traumatisé. C’est sans doute la raison pour laquelle il mènera plus tard un règne absolutiste, affaiblissant toujours le pouvoir de la noblesse. Le 7 juin 1654, il est sacré roi à Reims mais préfère, pour l’instant, laisser les rênes du royaume entre les mains de Mazarin. Pendant ce temps, il parfait son initiation militaire auprès de Turenne. En 1659, la guerre franco-espagnole prend fin avec la signature du traité des Pyrénées. En respect de l’une des closes de cet accord, Louis XIV épouse Marie-Thérèse d’Espagne.
Vers un règne absolu et centralisé
Mazarin meurt en 1661, laissant au roi toutes les ficelles du pouvoir. Ce dernier décide alors, désormais, de régner seul, sans Premier ministre. Cette décision d’un pouvoir absolu ne l’empêche pas de s’appuyer sur des hommes de confiance, dont il sait s’entourer et qui sont principalement issus de la bourgeoisie. Plusieurs conseils, tels que celui des finances, à la tête duquel sera placé Colbert, guident ainsi le jugement du roi. Comme pour montrer sa détermination et inspirer le respect parmi ses hommes, Louis XIV fait arrêter et condamner le surintendant des finances, Fouquet.
De même, le roi s’applique à organiser un réseau d’intendants afin d’être informé de tous les événements du royaume, tant économiques qu’humains. Les parlementaires perdent également leur pouvoir d’autrefois, désormais limité au simple enregistrement des édits. Poursuivant cette politique de centralisation, Louis XIV prive les états provinciaux de leur autorité, ou va même jusqu’à les supprimer.
Le roi se lance par la suite dans de grandes réformes et édits. Le Code Louis, pouvant s’assimiler à un code civil, est promulgué en 1667, le Code criminel en 1670, le Code forestier en 1669, l’ordonnance de commerce en 1673 et le Code noir, portant sur l’esclavage, en 1685.
Le rayonnement du « Roi-Soleil »
Dessin d’époque représentant le roi dansant.
Outre l’organisation de son règne, Louis XIV est un homme qui attache une importance capitale à l’image du royaume. Ce n’est donc pas par hasard qu’il a choisi le Soleil comme emblème. D’une prestance exceptionnelle, il veut que le pays rayonne à tous les niveaux, autant que lui-même.
Depuis son enfance, il s’est toujours passionné par l’art et la culture, bien que n’étant pas un grand intellectuel. Aidé de Colbert, il s’applique ainsi à valoriser ce domaine au sein du pays, en fondant tout d’abord l’Académie royale de peinture et de sculpture (1655), puis la Petite Académie (qui deviendra l’Académie des inscriptions et belles-lettres), l’Académie royale d’architecture, l’Observatoire et bien d’autres encore. Louis XIV se fait également le mécène de nombreux artistes, tels que Lully, Racine ou Molière.
Parallèlement, il applique son désir de grandeur et de rayonnement culturel à l’architecture. C’est ainsi que naissent, entre autres, la colonnade du Louvre, l’hôtel des Invalides et la future place Vendôme. C’est aussi dans cette optique qu’il fait agrandir le château de Versailles et lui donne ainsi une splendeur sans pareille. Il en fait d’ailleurs le centre du royaume en y installant définitivement la Cour en 1682.
Vers l’agrandissement du royaume
Médaille à l’effigie du roi.
Louis XIV ne conçoit pas son règne sans conquête. Tout commence avec la modernisation de l’armée française, placée sous la responsabilité de Le Tellier puis de son fils, Louvois. Cette totale réorganisation militaire accroît considérablement la force et l’enthousiasme de l’armée. Avec elle, le roi marche tout d’abord vers les Pays-Bas, déclenchant la guerre de Dévolution (1667-1668). Grâce à cette première entreprise, il obtient Lille et une partie de la Flandre. Le conflit est suivi de la guerre de Hollande, qui commence dès 1672 et se conclut en 1678 par la paix de Nimègue. Le roi détient désormais la Franche-Comté, mais s’est trouvé un ennemi en la personne de Guillaume d’Orange.
Louis XIV ne s’en tient pas là. La politique des « réunions » qu’il applique, et par laquelle il annexe Strasbourg et le Luxembourg, fait naître de nouvelles tensions internationales. De plus, lorsqu’il révoque l’édit de Nantes, il se met à dos l’Allemagne et les puissances protestantes. C’est dans ce contexte que débute la guerre de la ligue des Augsbourg (1688), qui ne s’achève qu’en 1697, avec la signature des traités de Ryswick.
Malgré l’affaiblissement du royaume, lié au coût des campagnes militaires, Louis XIV approuve le testament de Charles II et provoque la guerre de Succession d’Espagne. Cette fois, le conflit, qui prend fin avec le traité d’Utrecht en 1713, finit de vider les coffres du pays.
Après plus d’un demi-siècle de rayonnement, le royaume sombre peu à peu. Afin d’assurer la succession au trône, le roi a décidé de légitimer ses enfants bâtards, qu’il a notamment conçus avec Mme de Montespan. La mort du Grand Dauphin, en 1711, suivie de celle de son petit-fils, le duc de Bourgogne l’affecte profondément et complique la situation. Après plusieurs jours d’agonie, Louis XIV s’éteint en 1715 à l’âge de 72 ans. C’est finalement son arrière-petit-fils de cinq ans, le duc d’Anjou, qui accède au trône, sous la régence du duc d’Orléans.
LOUIS XIV ET LE CANADA
Le 10 mars 1661, le roi Louis XIV s’érige en monarque absolu, après avoir aboli le poste de principal ministre. L’onde de choc provoquée par cet événement sans précédent se propage jusqu’en Nouvelle-France. Le Canada saisit alors sa chance en attirant les regards de la Cour sur ce pays perdu.
Si le parti des jésuites entend en profiter pour mousser les missions évangéliques auprès des Sauvages, le camp du gouverneur s’empresse de déléguer Pierre Boucher auprès du jeune souverain afin de promouvoir les intérêts temporels de la colonie. Les ambitions convergentes des deux partis portent le roi à envoyer des troupes pour mater les Iroquois encore récalcitrants. Mais, pour Louis XIV, le véritable enjeu est moins la pacification du pays que le statut à lui accorder. Le verdict tombe, sans appel, en 1666: le roi écarte le projet d’un vaste royaume en Amérique sous prétexte que sa création compromettrait son prestige et la sécurité de ses sujets d’outre-mer.
CITATIONS
L’artifice se dément toujours, et ne produit pas longtemps les mêmes effets que la vérité. »
« L’état c’est moi! »
<« >Tout l’art de la politique est de se servir des conjectures. »
Le gouvernement britannique reconnaît De Gaulle comme chef des Forces françaises libres. En dépit de la réticence du Premier ministre britannique Churchill et de l’hostilité du président des Etats-Unis, Roosevelt, qui demande: « Comment voulez-vous que je fasse avec un homme qui se prend à la fois pour Jeanne d’Arc et Napoléon? », le général de Gaulle s’impose comme seul et unique chef des Forces Française Libres.
1919:
Paix bâclée à Versailles. Le 28 juin 1919, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l’Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo 5 ans plus tôt, jour pour jour. Pour la forme, les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands. Mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement: le Français Georges Clemenceau, le Britannique David Lloyd George, l’Américain Thomas Woodrow Wilsonsans oublier l’Italien Vittorio Orlando. À la signature du «Diktat», le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l’Allemagne; c’est le début d’un grand malentendu entre le principal vaincu de la guerre et les Alliés… L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes et tenue pour seule responsable de la guerre! Dans les mois qui suivent, d’autres traités sont aussi conclus avec les autres vaincus de la Grande Guerre. La carte du continent européen en sort complètement transformée avec la disparition de quatre empires, l’allemand, l’austro-hongrois, le russe et l’ottoman, au profit de petits États nationalistes, souvent hétérogènes, revendicatifs… et impuissants…
1914:
Assassinat à Sarajevo,le 28 juin 1914, de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie, par un nationaliste serbe. Cet attentat est le prétexte que vont utiliser quelques semaines plus tard les grandes puissances européennes pour s’entredévorer…
L’assassin est un jeune homme de 19 ans seulement,Gavrilo Princip.Il ne fera feu que deux fois pour abattre l’archiduc et sa femme…en visant directement au cœur!
Naissance d’Alexis Carrel, chirurgien, sociologue et biologiste, qui a reçu en 1912 le prix Nobel de physiologie et de chirurgie physiologique pour la mise au point d’une méthode de suture des vaisseaux sanguins et qui jeta les premières bases des études ultérieures sur la transplantation des vaisseaux sanguins et des organes. Carrel fut reçu docteur en médecine (1900) à l’université de Lyon, où il commença ses recherches et resta comme prosecteur pendant deux ans. Il séjourna ensuite aux États-Unis, où il travailla d’abord à l’université de Chicago (1905) puis à l’Institut Rockefeller de recherche médicale à New York. Il fit des recherches sur la conservation des tissus à l’extérieur du corps et sur l’application de ce procédé à la chirurgie. Sa culture de tissu de cœur de poulet fut conservée vivante pendant plus de trente ans.
1833:
Guizot instaure un enseignement primaire public. Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe 1er, le ministre François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public. Chaque commune doit, dans les six ans qui suivent, devenir propriétaire d’un local d’école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d’une rétribution mensuelle des familles. L’enseignement est gratuit pour les enfants des familles pauvres – un sur trois environ -. Dans un pays où un adulte sur deux est encore analphabète, la loi Guizot va contribuer de manière décisive à répandre l’instruction. Elle sera complétée sous le règne de Napoléon III, dans les années 1860, par l’action législative du ministre Victor Duruy et sous la IIIe République, dans les années 1880 par celle de Jules Ferry.
Ca s’est passé hier… un vingt-huit juin petits potins historiques…
2006: Le Monténégro est admis en tant que 192e État membre de l’ONU.
2001: Jacques Chirac suspend de son titre de commandeur de l’ordre de la Légion d’Honneur au général Paul Aussaresses, coordinateur des services de renseignements de l’armée à Alger en 1957, après la sortie du livre « Services spéciaux, Algérie 1955-1957 », dans lequel le général revendique les tortures et les exécutions commises par son commando.
2000: Sid Ahmed Rezzala, poursuivi en France pour les meurtres de 3 jeunes femmes, se suicide au portugal.
2000: Les cheminots autrichiens font leur première grève (qui ne dure qu’une heure) depuis 35 ans pour protester contre les coupes sociales prévues par le gouvernement.
2006: Le Monténégro est admis en tant que 192e État membre de l’ONU.2000: Le petit Elian González de retour à Cuba. Le petit Cubain Elian González rentre à la Havane chez son père après avoir été au centre d’une longue bataille judiciaire et politique qui a opposé le régime de Fidel Castro aux réfugiés cubains de Miami. Le 23 novembre 1999 Elian avait embarqué avec sa mère sur un bateau de fortune qui devait le conduire clandestinement aux Etats-Unis. L’embarcation a fait naufrage entraînant le décès de sa mère et de dix autres personnes. Son père Juan Miguel González finira par obtenir le droit de récupérer son fils retenu chez un grand-oncle à Miami.
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2000: 500 personnes décèdent lors du naufrage d’un navire fuyant les violences aux Moluques, Indonésie.
1999: Les 28 et 29 juin 1999, 49 chefs d’Etat et de gouvernement d’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Union européenne participent, à Rio de Janeiro, au Brésil, à un sommet destiné à développer les relations politiques, économiques et culturelles entre les deux continents.
1995: A Séoul, l’effondrement du grand magasin « Sampoog » fait plus de 400 morts.
1992: Tremblements de terre en Californie. Le 28 juin 1992, un tremblement de terre de magnitude de moment 7.3 se produit à Landers en Californie. C’est le plus important tremblement de terre depuis celui qui avait frappé San Francisco en 1906. 3 heures plus tard, un second tremblement de terre, de magnitude de moment 6.3 se produit à Big Bear, non loin de Landers. Comme la région était peu peuplée, les dégâts ont été relativement peu importants.
1990: La France compte 58,4 millions d’habitants, info de l’INSEE.
1989: Milovesic enflamme les Serbes. Le 28 juin 1989, Slobodan Milosevic, élu le mois précédent président de la République fédérative de Serbie, commémore en grande pompe le 600e anniversaire de la bataille du Champ du Merle qui a mis fin à l’indépendance de la Serbie médiévale. Sur le site même de la bataille, un million de Serbes, soit le cinquième de la population adulte du pays lui font un triomphe lorsqu’il annonce un programme de «reconquête» du Kosovo, une province autonome de la Serbie. Les 200 000 Serbes du Kosovo, qui s’inquiètent de leur marginalisation face à près de 2 millions de musulmans de langue albanaise, se montrent les plus ardents soutiens du projet de Milosevic. Les autres républiques de la Fédération, plus ouvertes sur l’Occident, s’inquiètent de la dérive belliciste de la Serbie. Elle va déboucher sur les dernières guerres européennes du XXe siècle.
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1982: le vol 8641 Aeroflot s’écrase à Mozyr en Biélorussie à cause d’une panne du stabilisateur horizontal entraînant la mort des 132 personnes à bord du Yakovlev Yak-42. Après cet accident, tous les stabilisateurs seront remplacés sur ces appareils.
1980: Premier vol de l’avion solaire de Paul McCready.
1976: Déclaration d’indépendance des îles Seychelles. L’archipel des Seychelles devient une république au parti unique. Depuis le 29 juin 1976, elles forment un État indépendant, membre du Commonwealth et de la Francophonie.
1974: A l’est de Bogota (Colombie) un glissement de terrain fait plus de 250 morts.
1971: Le Conseil de Paris confirme la démolition des Halles de Baltard.
1967: Israël annexe Jérusalem-Est.
1956: Réforme administrative de l’Algérie. Le 28 juin 1956, le gouvernement français remplace les trois départements créés en 1848 en Algérie (Alger, Oran, Constantine) et le département de Bône créé en 1955 par douze subdivisions, transformées l’année suivante en autant de départements. Les départements deviendront des wilayas dans l’Algérie indépendante.
1950: La capitale de Corée du Sud, Séoul, tombe entre les mains de l’armée de Corée du Nord.
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1948: Rupture entre Tito et Staline.
1942: La 8ème armée britannique se retranche à El Alamein sous la pression des forces allemandes, durant la campagne d’Afrique du nord. Sur le front russe, les Allemands contre-attaquent dans la région de Kharkov.
1940: Le gouvernement britannique reconnaît De Gaulle comme chef des Forces françaises libres. En dépit de la réticence du Premier ministre britannique Churchill et de l’hostilité du président des Etats-Unis, Roosevelt, qui demande: « Comment voulez-vous que je fasse avec un homme qui se prend à la fois pour Jeanne d’Arc et Napoléon? », le général de Gaulle s’impose comme seul et unique chef des Forces Française Libres.
1939: Premier vol transatlantique avec passagers. Un hydravion quadrimoteur Boeing 314 relie Port Washington, aux E.U. à Marseille (France).
1919: Paix bâclée à Versailles. Le 28 juin 1919, dans la Galerie des Glaces du château de Versailles, là même où fut proclamé le IIe Reich allemand en 1871, un traité entre l’Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo 5 ans plus tôt, jour pour jour. Pour la forme, les représentants de 27 pays alliés font face aux Allemands. Mais le traité a été concocté en cercle fermé par quatre personnes seulement: le Français Georges Clemenceau, le Britannique David Lloyd George, l’Américain Thomas Woodrow Wilsonsans oublier l’Italien Vittorio Orlando. À la signature du «Diktat», le comte de Brockdorff-Rantzau lit une longue protestation au nom de l’Allemagne; c’est le début d’un grand malentendu entre le principal vaincu de la guerre et les Alliés… L’Allemagne est amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes et tenue pour seule responsable de la guerre! Dans les mois qui suivent, d’autres traités sont aussi conclus avec les autres vaincus de la Grande Guerre. La carte du continent européen en sort complètement transformée avec la disparition de quatre empires, l’allemand, l’austro-hongrois, le russe et l’ottoman, au profit de petits États nationalistes, souvent hétérogènes, revendicatifs… et impuissants…
1919: L’Allemagne rend l’Alsace et la Lorraine à la France et doit payer de lourdes réparations aux Alliés.
1919: Fondation de la Société des Nations (SDN).
1914: Départ du Tour de France cycliste: 5380 Km en 15 étapes au menu pour les 145 partants.
1914:
Décès à Sarajevo (Bosnie) de François-Ferdinand de Habsbourg. François-Ferdinand de Habsbourg, fils de l’archiduc Charles, était devenu l’héritier présomptif de l’empire austro-hongrois à la mort de l’archiduc Rodolphe, à Mayerling en 1889. Onze ans plus tard, il avait épousé morganatiquement une aristocrate tchèque Sophie Chotek, contre l’avis de sa famille, et le couple, qui s’aimait avec passion, avait eu trois enfants. Mais autant l’archiduc était chaleureux dans l’intimité de sa famille, autant il était en public d’un abord glacial, sans charisme et sujet à de brusques accès de colère. Son oncle l’empereur François-Joseph 1er l’appréciait moins que quiconque. L’année précédente, il lui avait néanmoins concédé la mainmise sur les affaires militaires avec le titre d’inspecteur général des forces armées. À ce poste, il avait manifesté son aspiration à une réforme profonde de l’empire, visant à remettre en cause la suprématie de la noblesse hongroise sur la Hongrie. Ainsi songe-t-il à introduire le suffrage universel en Hongrie et donner des droits politiques aux minorités slaves de l’empire, à égalité avec les Autrichiens germanophones et les Hongrois. Ce projet politique déplaît souverainement aux Hongrois… comme aux nationalistes serbes de Belgrade. Ces derniers comprennent en effet qu’ils pourraient perdre toute chance de créer autour de Belgrade une «Grande Serbie» si les Serbes d’Autriche-Hongrie voyaient Vienne combler leurs vœux. Autant dire que l’assassinat à Sarajevo de François-Ferdinand et de sa femme (le jour de leur quatorzième anniversaire de mariage!) comblera d’aise beaucoup de monde, dans son propre pays comme en Serbie et aussi en Russie, alliée de celle-ci.
1907: Naissance de l’explorateur polaire et ethnologue français Paul-Emile Victor. Paul-Emile Victor est né à Genève en Suisse. Ses parents Éric et Laure sont issus d’un milieu aisé d’origine juive. Après avoir obtenu un brevet de pilote d’avion, «PEV» se tourne finalement vers l’exploration et l’ethnologie. A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, il doit rejoindre la marine française en Suède, puis s’engage en 1942 dans l’US Air Force en tant que pilote. En 1947, Paul-Emile Victor fonde les Expéditions polaires françaises et les dirigera pendant 29 ans.
1886: « La première ligne ferroviaire transcontinentale en Amérique du Nord qui rejoint l’Est du Canada à la Côte Pacifique est achevée depuis 1885 et transporte ses premiers passagers. Commencée en 1881, le « Canadian Pacific » permettra aux colonies de peuplement européennes de s’installer dans l’ouest du pays, chose jusqu’alors impossible à cause de la barrière géographique des montagnes rocheuses. Par ailleurs, c’est en partie grâce à ce projet de construction que la Colombie-Britannique accepta de rejoindre le Canada en 1871. »
1873:
Naissance d’Alexis Carrel, chirurgien, sociologue et biologiste, qui a reçu en 1912 le prix Nobel de physiologie et de chirurgie physiologique pour la mise au point d’une méthode de suture des vaisseaux sanguins et qui jeta les premières bases des études ultérieures sur la transplantation des vaisseaux sanguins et des organes. Carrel fut reçu docteur en médecine (1900) à l’université de Lyon, où il commença ses recherches et resta comme prosecteur pendant deux ans. Il séjourna ensuite aux États-Unis, où il travailla d’abord à l’université de Chicago (1905) puis à l’Institut Rockefeller de recherche médicale à New York. Il fit des recherches sur la conservation des tissus à l’extérieur du corps et sur l’application de ce procédé à la chirurgie. Sa culture de tissu de cœur de poulet fut conservée vivante pendant plus de trente ans.
1838:
Naissance de Jan Matejko. Jan Matejko naît le 28 juin 1838. C’est un peintre polonais de grande renommée. Ce sont surtout ses œuvres retraçant les grands personnages ou l’histoire polonaise (notamment la bataille de Grunwald) à qui il doit ce succès. Dès son plus jeune âge, Jan Matejko montre un intérêt particulier pour l’art plastique. Mauvais à l’école, c’est pourtant cette matière qui lui permet de poursuivre son instruction. Son pays essuyant de nombreux échecs en matière de batailles, le peintre se décide à abandonner la peinture religieuse pour se consacrer à celle représentant l’histoire de son pays. En 1852, il entre à l’Ecole des beaux-arts de Cracovie, contre l’avis de son père. Il poursuivra dans cette école ses études durant 6 ans. Ses œuvres majeures sont « La Bataille-de-racławice », « L’adoption de la Constitution du 3 mai 1791 » et « L’Histoire de la civilisation en Pologne ». Il décède le 1er novembre 1893 dans sa ville natale, Cracovie.
1837: La reine Victoria du Royaume-Uni est couronnée.
1836: Décès de James Madison. James Madison naît le 16 mars 1751 dans l’Etat de Virginie. Il est connu pour avoir été le quatrième président des Etats-Unis, après Thomas Jefferson. Il adhère au parti démocrate-républicain. Il fait ses études à l’université de Princeton et devient avocat avant de s’intéresser à la politique. Sa première élection se déroule le 7 décembre 1808 et son premier mandat débute le 4 mars 1809 avec pour premier vice-président George Clinton. Il est élu une seconde fois le 2 décembre 1812. Son second mandat débute le 4 mars 1813 et son vice-président est Elbridge Gerry. Il reste ainsi 8 ans au pouvoir. L’année de sa seconde élection débute la guerre entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Deux ans après, il signe le traité de Gand qui met fin à ce combat.
1835:
Bataille des marais de La Macta. Le 28 juin 1835, une armée française s’étant aventurée loin de ses bases, elle est proprement décimée par les troupes de l’émir Abd el-Kader dans les marais de La Macta. Fort de sa victoire, l’émir installe sa capitale à Tagdemt (ou Tagdempt). La défaite française survient après que le général Trézel eut remplacé le général Desmichels à Oran et rompu avec la politique conciliante de son prédécesseur à l’égard d’Abd el-Kader. Bien plus nombreux que les Français (15 000 hommes), les Algériens remportèrent la bataille, faisant environ 300 morts parmi l’armée française. Son échec lui vaut d’être rappelé en France ainsi que le gouverneur général Drouet d’Erlon. Le général Thomas Bugeaud débarque en renfort avec trois régiments…
1828: Début du règne de Miguel 1er, roi du Portugal. Miguel 1er, né en 1802 et mort en 1866, fut roi du Portugal de 1828 à 1834. Il monta sur le trône d’une matière détournée: en 1826, son père Jean VI mourut. Appelé à régner, son frère Pierre 1er du Brésil abdiqua au profit de sa fille Marie, destinée à épouser Miguel. Mais Miguel la détrôna et se proclama roi. Il fut finalement chassé par Pierre 1er en 1834, et exilé en Autriche.
1820:
Il est prouvé que la tomate n’est pas un poison. Cette plante, dont le fruit est aujourd’hui consommé comme un légume, est de la même famille que belladone. Jusqu’à ce jour, ses fruits n’étaient officiellement pas considérés comme comestibles, mais utiles en médecine comme le décrivait en 1660 l’agronome Olivier de Serres: «Les pommes d’amour, de merveille, et dorées, demandent commun terroir et traictement, comme aussi communément, servent-elles à couvrir cabinets et tonnelles, grimpans gaiement par-dessus, s’agrafans fermement aux appuis. La diversité de leur fueillage, rend le lieu auquel l’on les assemble, fort plaisant: et de bonne grâce, les gentils fruicts que ces plantes produisent, pendans parmi leur rameure… Leurs fruicts ne sont bons à manger: seulement sont-ils utiles en la médecine, et plaisans à manier et flairer» (Le théâtre d’agriculture et message des champs)
1712: Naissance à Genève de Jean-Jacques 1712: Naissance à Genève de Jean-Jacques Rousseau. Né à Genève, Jean-Jacques Rousseau mène d’abord une vie vagabonde… Il est même un temps secrétaire d’ambassade à Venise, où il fait les quatre cents coups. À 32 ans, il s’installe à Paris. Timide, déclassé et dédaigneux des richesses matérielles, cet autodidacte fréquente néanmoins de brillants écrivains et artistes tels que Voltaire, Grimm, Rameau,… dans les salons qui fleurissent sous le règne de Louis XV. Le succès lui vient avec son Discours sur les sciences et les arts, un réquisitoire vibrant contre les scandaleux privilèges auxquels peuvent mener les arts et les sciences. S’opposant violemment à Voltaire, Rousseau dénonce les excès de la civilisation et le raffinement aristocratique. Comme remède à la décadence morale, il préconise des lois et un contrat social sous l’égide du «peuple souverain». Il se pose ainsi en théoricien de la démocratie. Jean-Jacques meurt dans la solitude mais transmet à ses nombreux lecteurs la croyance en la bonté naturelle de l’homme, qui annonce la Révolution française, et une sensibilité à fleur de peau qui va s’épanouir dans le romantisme.
Albert Einstein et Charlie Chaplin…aux États-Unis pendant la Guerre.
Albert Einstein et ses souliers à fourrure.
Jimmy Hendrix et Mick Jagger en 1969.
Arnold Schwarzenegger regardant New York pour la première fois en 1968.
Le jeune Bruce Lee sur une piste de dance.
Diane Keaton et Al Pacino durant le tournage du film « Le Parrain » ,en 1972.
Durant la République de Weimar,en Allemagne ,en 1922:ces enfants s’amusent avec des billets de banque durant la crise inflationnaire .Femme juive assise sur un banc en Autriche,en 1933.Il est écrit :réservé aux juifs.
En 1937,ces soldats japonais font partie des forces navales spéciales d’intervention lors de l’invasion de Shanghai,en Chine.Ils n’ont rien èa envier a nos SWAT modernes.Joseph Staline,le dictateur communiste de l’Union Soviétique et son double,Felix Dadaev.
Photo de Bill Gates lors de son arrestation en 1977,pour conduite sans permis d’une voiture.Il vivait avec des finances serrées à cette époque.
En 1938,le groupe des gardes du corps attachés personnellement au Führer Adolph Hitler,se rassemblent près de la Chancellerie du Reich à Berlin.William Harley et Arthur Davidson,les célèbres constructeurs de la fameuse motocyclette.
La dernière photo prise du Titanic s’éloignant vers son destin,en 1912.
En 1936,des troupes SS se prélassent près des installations des jeux Olympiques .
En 1923,un mach de boxe était organisé au Yankee Stadium,à New York.En 1900,trois enfants posent dans leurs costumes d’Halloween.Steve Jobs et Bill Gates .Durant l’invasion allemande de la Russie,en 1941,un soldat allemand partage sa nourriture avec une femme russe et son enfant.
En 1941,le fils de Staline,Yakov Djougachvili,37 ans,était capturé par l’armée allemande.Il sera assassiné par un autre prisonnier russe quelques mois plus tard.En 1925,le stade Camp Nou près de Barcelone.
Les Beatles et Muhammad Ali en 1964.
Un Eintsatgruppen (escadron de la mort) allemand exécute des résistants ukrainiens en 1942.Ils ne faisaient pas de prisonniers.
Durant la parade victorieuse des troupes allemandes à Paris,en 1940,un citoyen français verse des larmes.Hachikō, né le 10 novembre 1923 et mort le 8 mars 1935, est un chien de race Akita. Ce chien est célèbre au Japon pour avoir, pendant près de dix ans, attendu quotidiennement son maître à la gare de Shibuya, après la mort de ce dernier.Il est l’exemple parfait de la fidélité et de l’amour.Nous voyons ici des gens en prière sur son cadavre.
En 1966,on tournait ce célèbre épisode du film Batman et Robin.
Un espion russe sourit juste avant d’être exécuté par un soldat finlandais,en 1940.
Martin Luther King et Marlon Brando.
Muhammad Ali et Michael Jordan en 1992.
Dans une série de la coupe Stanley,dans les années « 50,Maurice Richard marque un but solide contre le gardien de but des Bruins de Boston.Richard qui joua toute sa carrière pour les Canadiens de Montréal ,au hockey eut une influence qui dépassat le sport lui-même.
En 1934,à Buckeberg,une célébration du parti nazi,en Allemagne.
En 1980,Robin Williams prend place dans un groupe de cheerleaders.
En 1938,le Führer Adolph Hitler est acclamé à tout rompre par un parlement en liesse .Il venait de réussir à rapatrier l’Autriche.
Oussama bin Laden lors d’un entrainement de judo.
En 1912,une photo de l’équipe de hockey des bulldogs de Québec,dans la Ligue Nationale de Hockey.
L’éléphante Queenie fit un tour de ski nautique en 1950.
Les Beatles juste avant la photo classique d’Abbey Road.
Un enfant avec des jambes artificielles en 1893.
Eduard Bloch était le très secret médecin juif d’Hitler. Bloch a été longtemps protégé par la police secrète allemande et a fui le pays aux États-Unis avant le début de la guerre.
Né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier, fils de Claude Ignace Rouget et de Jeanne Madeleine Gaillande, il est l’aîné d’une famille de 8 enfants (5 garçons et 3 filles dont il est l’aîné). Sa naissance dans cette ville est surtout le résultat d’un cas fortuit, car ses parents habitent en fait à Montaigu petit village distant d’une lieue environ. Sa mère venue au marché hebdomadaire de Lons-le-Saunier, mais enceinte elle est prise de douleurs et accouche sur place dans une maison amie.
Rouget de Lisle passe sa jeunesse dans ce petit village où, au contact de ses parents mélomanes il se passionne vite pour la musique en général et le violon en particulier.
Toutefois son père l’oriente très vite vers le métier des armes et il entre à l’Ecole Militaire de Paris le 5 mai 1776, après avoir greffé la mention nobiliaire »de Lisle » à son nom « Rouget », prenant par besoin la particule qui appartenait à son grand-père. En effet seuls les gentilshommes sont admis dans ces murs militaires. Resté célibataire, il revient à Montaigu comptant y passer ses vieux jours, mais ruiné il doit vendre le domaine et remonte à Paris se loger dans une mansarde du Quartier Latin.
Malade et sans argent c’est son grand ami le général Blein qui lui offre l’hospitalité à Choisy-le-Roi. Il fut aussi hébergé dans la famille Voiart qui possédait une jolie demeure dans la partie haute de la ville. C’est ainsi qu’il vivote de 1826 à 1836, grâce à une petite pension attachée à la Légion d’honneur que lui a attribué Louis-Philippe Ier.
Il décède le lundi 26 juin 1836 à plus de 76 ans, à Choisy-le-Roi et est inhumé dans l’ancien cimetière.
C’est sous la IIIe République, qu’eut lieu le 13 juillet 1915 l’exhumation et le 14 juillet 1915 la translation des cendres de Rouget de Lisle sous le dôme des Invalides.
Sa carrière
A la sortie de l’Ecole Militaire de Paris, il entre le 1er janvier 1782 à l’Ecole royale du génie de Mézières, renommée pour la qualité de ses ingénieurs de haut niveau. Ses élèves forment un corps qui est mis en valeur lors des campagnes Napoléoniennes.
Rouget de Lisle élève moyen, fait son devoir sans faillir et côtoie alors Lazare Carnot surnommé l’Organisateur de la victoire , Coulomb et sa célèbre loi sur l’électricité et le magnétisme, Cugnot qui créa un engin destiné à remplacer les attelages de l’Artillerie en campagne, Pierre L’Enfant qui fut choisi par le président George Washington lui-même pour marquer ensemble l’emplacement du bâtiment qui devait au final s’appeler la Maison Blanche. C’est dans cette école du génie civil qu’il est promu sous-lieutenant en 1782 et en sort aspirant-lieutenant en second au corps royal du génie le 1er avril 1784.Nommé lieutenant en premier le 15 septembre 1789 puis Capitaine de 5e classe en 1791, suspendu de ses fonctions en août 1792 et réintégré en octobre de la même année, suspendu à nouveau en août 1793 et réintégré le 30 Ventôse de l’an 3 (20 Mars 1795). Il fut désigné pour être employé à l’Armée du Rhin le 25 Floréal de l’an 3 (14 Mai 1795). Finalement le 30 Ventôse de l’an 4 (20 Mars 1796) nommé Chef de bataillon, il démissionne le 9 Germinal suivant (29 Mars 1796).
La Marseillaise…
Historique de la Marseillaise
Reprenons en 1791, année où il rejoint l’Armée du Rhin et se trouve en garnison à Strasbourg, affecté au bataillon « Les enfants de la Patrie ». Toujours habité par la musique et la poésie, il est très familier des milieux artistiques de la ville et finalement il est accueilli dans le salon du maire Dietrich, où se côtoient hommes politiques, officiers et nombreux musiciens dont Ignace Pleyel futur célèbre compositeur. Le baron Philippe-Frédéric de Dietrich est maire de Strasbourg en 1790, 1791 et 1792 mais guillotiné le 29 décembre 1793.
Ce dernier le 25 avril 1792, le reçoit dans son salon où ce soir là règne une grande effervescence car un courrier vient d’arriver de Paris, annonçant la déclaration de guerre faite le 20 avril 1792, par l’Assemblée législative au roi de Bohême et de Hongrie.
« Mais vous, monsieur de Lisle … trouvez un beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l’appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la Nation » lui demande alors le baron qui souhaite qu’un chant hardi puisse encourager les soldats qui montent au front, en place du traditionnel « ça ira, ça ira ».
Or le matin de ce jour, en sortant de chez lui Rouget de Lisle tombe en arrêt devant une affiche apposée sur les murs de Strasbourg dont le texte émanant de la Société des Amis de la Constitution est le suivant :
Aux armes,citoyens ! L’étendard de la guerre est déployé ! Le signal est sonné ! Aux armes ! Il faut combattre, vaincre, ou mourir.
Aux armes, citoyens ! Si nous persistons à être libres, toutes les puissances de l’Europe verront échouer leurs sinistres complots. Qu’ils tremblent donc, ces despotes couronnés ! L’éclat de la Liberté luira pour tous les hommes. Vous vous montrerez dignes enfants de la Liberté, courez à la Victoire, dissipez les armées des despotes !
Marchons ! Soyons libres jusqu’au dernier soupir et que nos vœux soient constamment pour la félicité de la patrie et le bonheur de tout le genre humain !
Ces paroles sont certainement un élément clé pour Rouget de Lisle et après une nuit passée à composer (du 25 au 26), à essayer sur son violon diverses mélodies, il se rend dès le matin chez le baron de Dietrich. Le soir nouveau repas au cours duquel il présente son essai devant un auditoire conquis.
En fait ce n’est pas Rouget de Lisle qui aurait interprété l’hymne comme le laisse supposer l’image du tableau de David en haut de cette page, mais le maire lui-même, belle voix de ténor, accompagné au clavecin par son épouse Mme de Dietrich. Le triomphe est immédiat et le « Chant de guerre de l’armée du Rhin » est adopté et repris en cœur toute la soirée.
Il est aussitôt copié et largement distribué, et c’est ainsi que des voyageurs en propagent les paroles et l’air dans tout le pays. Son exécution publique a lieu le 29 avril 1792 par les 812 hommes du Bataillon de Rhône et Loire.
Il se trouve qu’au même moment en juillet 1792, à Marseille des volontaires se préparent à monter à Paris pour combattre l’invasion et défendre « la patrie en danger ». Subjugués par les paroles de ce chant recopié sur des feuillets, les fédérés marseillais entonnent celles-ci tout au long de leur très long voyage. Dans les villes et villages traversés, ils reprennent sans cesse ce chant et des volontaires les rejoignent spontanément.
Le bataillon de Fédérés marseillais entre à Paris le 30 juillet 1792 en chantant la « Chant de guerre pour l’armée du Rhin », puis il participe à l’insurrection du palais des Tuileries le 10 août 1792. Il n’en fallait pas plus pour que les parisiens appellent spontanément ce chant l’Hymne des Marseillais puis la Chanson Marseillaise et enfin tout simplement la « Marseillaise », nom qui lui est resté.
Quelques semaines plus tard, lors de la bataille de Valmy les paroles de la Marseillaise sont reprises et chantées par des milliers de combattants.
Le premier couplet des Enfants a été ajouté en octobre 1792 par l’abbé Pessonneaux de Vienne, dont l’idée est empruntée au chant des Spartiates, rapporté par Plutarque. « Nous entrerons dans la carrière… »
Paroles et musique de nos jours…
Hymne national « La Marseillaise »
La Marseillaise s’appela ainsi un certain 30 juillet 1792, et fut ensuite décrétée chant national le 14 juillet 1795 par la Convention qui fait exécuter l’Hymne par l’Orchestre de l’Institut National de Musique… mais interdite sous l’Empire et la Restauration. Elle revient à l’honneur pendant les Cent-Jours, en 1815 avec Napoléon 1er.
Lors des révolutions de 1830 (Berlioz en élabore une orchestration qu’il dédie à Rouget de Lisle. ) et de 1848, la Marseillaise est universellement reconnue etdevient l’hymne national de la République Française le 14 mars 1879.
A Paris, elle est symbolisée par un bas-relief du sculpteur François Rude, sur l’Arc de Triomphe de la place de l’Étoile, intitulé « Le départ des soldats de l’An II ». (photo de la page précédente)
A Lons-le-Saunier, la statue de Rouget de Lisle qui est érigée en 1882 sur la place de la Chevalerie, est œuvre du sculpteur Bartholdi. Il est représenté portant le drapeau tricolore et chantant l’hymne qu’il a créé.
A Choisy-le-Roi une statue le représente au carrefour qui porte son nom.
Hymne national sous la IIIe République, le ministère de l’Éducation Nationale conseille d’en pratiquer le chant dans les écoles à partir de 1944. La Constitution de 1946 (IVe République) et ensuite celle de 1958 (Ve République) conservent La Marseillaise comme hymne national (article 2 de la Constitution de 1958) et cette pratique est maintenant obligatoire à l’école primaire (loi du 19 février 2005).
Conclusions
Ce chant est devenu l’hymne national de la France en 1879, ce qui est déjà tout un symbole.
Quelques personnes soulignent le caractère guerrier et féroce de certaines paroles (les mêmes peut-être qui laissent leur progéniture regarder la TV et internet sans contrôle ?). Ces utopistes n’étaient certainement pas nées lorsque des patriotes sous la torture ou encore des résistants face au peloton d’exécution tombaient en chantant « Allons enfants de la patrie… » Aujourd’hui si elles vivent librement c’est en grande partie à toutes celles et à tous ceux qui montèrent aussi à l’échafaud en scandant cet Hymne.
« Ceci s’adresse à vous, esprits du dernier ordre, qui n’étant bons à rien cherchez surtout à mordre. « Jean de La Fontaine
Avec la Marseillaise, nous retrouvons dans l’ histoire récente de la France, les traces du patriotisme le plus profond. Il est facile de démolir mais plus difficile de construire !
« Cela est divin et rare d’ajouter un chant éternel à la voix des Nations » Michelet
*Pour votre information:Rouget de Lisle était franc-maçon.
Extrait des notes d’un journaliste nazi prises un an avant la prise du pouvoir par le Fuhrer.Les personnes ayant assisté à l’entrevue avec le journaliste sont deux jeunes membres des S.A. de Bavière et le gauliter de Dantzig,Albert Forster,lui-même accompagné de Linsmayer, le jeune fuhrer des S.A. de Dantzig,…sans oublier Rudolph Hess ,sans qui ces notes seraient probablement disparues à jamais.Ces jeunes personnes sont fascinées et en extase devant la présence imposante du « Guide du Peuple Allemand »!
Photo du Fuhrer Adolph Hitler prise en 1932…durant la campagne électorale.Nous le voyons ici en compagnie d’un industriel allemand et du baron de l’acier ,Fritz Thyssen (à droite) qui servira d’intermédiaire entre des industriels américains et le Reich allemand (dont Howard Bush ,le grand-père de George Walter Bush).
La guerre du futur
La conversation se poursuivit encore sur certains détails de la future guerre des gaz et des microbes. Nous nous trouvions chez Hitler, dans la véranda exiguë de la villa Wachenfeld, sur l’0bersalzberg. Le chien loup d’Hitler, une bête magnifique, était couché aux pieds de son maître. Les pics des montagnes brillaient de l’autre côté de la vallée, couronnant une pente de riantes prairies. C’était par une féerique matinée d’août, baignée de la lumière un peu crue, annonciatrice de l’automne, qui se renouvelle constamment dans les montagnes bavaroises. Hitler fredonnait un air d’un opéra de Wagner. Il me parut distrait, versatile. Loquace au début, il sombra presque aussitôt dans un silence renfrogné. C’était, il faut le rappeler, l’époque où le national-socialisme approchait de sa crise la plus grave. Le parti se trouvait alors dans une situation presque désespérée, ce qui n’empêchait pas que dans chaque parole du Führer, on sentît l’accent de la conviction absolue d’arriver bientôt au pouvoir et de conduire le peuple allemand vers un destin nouveau. Nous parlions de la guerre, de son issue et du tour tragique qu’avaient pris en 1918 toutes les victoires allemandes.
Le Führer en compagnie du magnifique chien-loup que nous parlons dans cet article.
– « Nous ne capitulerons jamais, s’écria Hitler. Nous succomberons peut-être, mais nous entraînerons un monde dans notre chute… » Il fredonna quelques mesures caractéristiques du Crépuscule des Dieux. Notre jeune ami des S.A. rompit le silence en suggérant que c’était la supériorité du matériel ennemi qui avait été la cause de l’issue. malheureuse de la guerre, ce à quoi Hitler répliqua : « Là décision d’une guerre ne dépend pas du matériel, .elle dépend toujours des hommes. «
En 1932,les SA formaient l’ossature du parti nazi.Cette photo de 1932 nous montre le Führer en uniforme SA. C’était avant la nuit des Longs Couteaux.
– « Pourtant, les découvertes nouvelles et la supériorité des armements décident du sort de peuples entiers et de classes sociales. Et n’est-ce pas cela que vous entendiez, mon Führer, quand vous disiez, il y a un instant, que la guerre future revêtirait un aspect totalement différent de celui de la dernière guerre. Les nouvelles armes, les inventions techniques modifieront totalement la conduite de la guerre. Elles bouleverseront toute la stratégie d’autrefois. Aujourd’hui, l’Allemagne a la supériorité des armes et des découvertes techniques, «
– » Non, la stratégie ne varie pas, en tous cas pas du fait des découvertes techniques. C’est une erreur absolue. »
Hitler s’anima. « Dites-moi quelles modifications ont eu lieu depuis la bataille de Cannes, L’invention des armes à feu, au moyen âge, qu’a-t-elle donc changé aux, lois de la stratégie ? » Je reste sceptique en ce qui concerne la valeur des découvertes techniques. Quelle est l’invention qui, jusqu’à présent, a pu révolutionner les lois de la conduite de la guerre d’une manière durable ? Chaque invention est elle-même suivie presque immédiatement d’une autre, qui neutralise les effets de la précédente. Certes, la technique des armements progresse continuellement, et il est certain qu’elle innovera encore beaucoup avant d’avoir atteint la perfection absolue en matière de puissance destructive. Mais tout cela ne confère qu’une supériorité momentanée. ». Rudolph Hess, le secrétaire privé d’Hitler à cette époque, s’était tenu à l’écart au début de la conversation, Il intervint à ce moment :
– « Ces Messieurs ne semblent pas très bien comprendre la façon dont l’Allemagne, étant donné la faible valeur des nouveautés techniques pour la conduite de la guerre, pourrait échapper à l’inéluctable nécessité d’une nouvelle guerre de positions, qui durera plusieurs années
– « Et qui dit que je songe à faire une guerre comme celle qu’ont entreprise les insensés de 1914 ? Est-ce que tous nos efforts ne tendent pas, au contraire, à l’éviter ? La majorité des hommes manque décidément d’imagination. » Le visage d’Hitler se contracta en une grimace méprisante. « Ils sont tout juste capables de se représenter l’avenir d’après leur pauvre petite expérience personnelle. Ils n’entrevoient ni le nouveau, ni le surprenant. Les généraux ont le cerveau aussi stérile que les autres. Ils restent encroûtés dans leur technique professionnelle. C’est toujours ailleurs que dans les milieux de techniciens qu’on rencontre le génie créateur, Moi, j’ai le don de simplifier et de ramener les problèmes à leur donnée essentielle. On a voulu faire de la guerre une science hermétique et c’est pourquoi on l’a entourée d’un appareil solennel. Comme si la guerre n’était pas la chose la plus naturelle du monde. Elle est de tous les temps et de tous les lieux, elle est quotidienne, elle n’a pas de commencement, pas plus qu’il n’y a jamais de paix. La vie est une guerre, chaque lutte que nous menons est une guerre, la guerre c’est l’état naturel de l’homme. Retournons en arrière, remontons, si vous voulez, jusqu’à l’époque de l’homme non civilisé. Qu’est donc la guerre sinon ruse, tromperie, stratagèmes, attaque et surprise ? Les hommes n’ont commencé à s’entretuer qu’à partir du moment où ils ne pouvaient plus faire autrement. Les marchands, les brigands, les guerriers… A l’origine, tout cela ne faisait qu’un. Mais il existe une stratégie plus haute, une guerre employant des moyens d’un ordre plus spirituel(1). Que cherche-t-on à obtenir à la guerre, Forster ? La capitulation de l’adversaire. Dès l’instant où l’ennemi capitule, je sais que je puis l’anéantir complètement. Pourquoi, dans ces conditions, chercherais-je à le démoraliser militairement, si je puis obtenir un résultat identique par des moyens moins onéreux et plus sûrs ? «
…Hitler nous exposa ensuite les grandes lignes de sa guerre à lui, telle qu’il devait maintes fois la mettre en pratique par là suite. Mais à cette époque, ce n’était encore qu’une vision insolite et manquait quelque peu de clarté. Cependant on sentait qu’il s’était longuement occupé de ces questions et à fond, qu’il avait la conviction d’être un nouveau grand stratège, une sorte de futur « Seigneur de la Guerre », dans un sens jusqu’alors inconnu.
Rudolph Hess que nous parlons dans cet article.
– « Si je fais la guerre, Forster, j’introduirai peut être en pleine paix, des troupes dans Paris. Elles porteront des uniformes français. Elles marcheront, au grand jour, dans les rues où personne n’aura même l’idée de les arrêter. J’ai tout prévu dans le moindre détail. Elles marcheront sur le siège de l’État-major, elles occuperont les Ministères, le Parlement. En quelques minutes, la France, la Pologne, l’Autriche, la Tchécoslovaquie seront privées de leurs dirigeants. Les armées décapitées de leurs états-majors, tous les gouvernants liquidés, il régnera une confusion inouïe. Mais je serais depuis longtemps en relation avec des hommes qui formeront un nouveau gouvernement, un gouvernement à ma convenance. De tels hommes, nous en trouverons partout. Nous n’aurons même pas besoin de les acheter. Ils viendront nous trouver d’eux-mêmes, poussés par l’ambition, par l’aveuglement, par la discorde partisane et par l’orgueil. Et la paix elle sera signée avant même que les hostilités aient éclaté. Je vous en donne l’assurance, Messieurs, c’est toujours l’impossible qui réussit et c’est le plus invraisemblable qui est le plus certain. Nous trouverons assez de volontaires, assez d’hommes comme nos S.A., silencieux et prêts à tous les sacrifices. Nous leur ferons franchir la frontière dès le temps de paix, par petits groupes, et tout .le monde s’imaginera que ce seront de pacifiques voyageurs. Aujourd’hui, Messieurs, vous ne me croyez pas, pourtant je ferai comme je vous le dis, je les introduirai section par section. Peut-être atterrirons-nous sur les champs d’aviation car nous serons en mesure, à ce moment, de transporter par air, non seulement des hommes, mais encore des armes, et il n’y aura pas de ligne Maginot pour nous arrêter. Notre stratégie, Forster, consistera à détruire l’ennemi par l’intérieur, à l’obliger à se vaincre lui même(2).
– « Qu’en dites-vous ? Me demanda Forster à mi voix. Il y a quelques semaines, il a développé devant les généraux qui commandent en Prusse Orientale, un plan entièrement nouveau pour la défense de cette région contre une attaque éventuelle des Polonais. Et les généraux l’ont adopté. Hitler est un génie, c’est un spécialiste universel… »
(…plus loin dans la conversation:)
Ce fut Hitler qui renoua l’entretien : « Bien entendu, nous dominerons en matière d’aviation. L’arme aérienne offre d’innombrables possibilités. Notre supériorité sur tous les autres sera écrasante. Dans ce domaine, nous n’avons qu’un seul concurrent sérieux à redouter : les Anglais. Les Slaves eux, ne comprendront jamais rien à la guerre aérienne, c’est une arme virile, une forme germanique du combat. Je ferai construire la plus grande flotte aérienne du monde. Nous aurons les pilotes les plus intrépides. Évidemment, nous aurons aussi une forte armée de terre. »
– « Établirez-vous le service militaire obligatoire ? » demanda Linsmayer.
– » Certainement. J’établirai même l’obligation généralisée du travail auprès de laquelle la Hilfsdienstpflicht de Hindenburg n’existe pas. Il nous faut des armées, non seulement des formations spécialisées de haute qualité, mais encore des armées de masses. Mais nous ne les ferons pas intervenir comme en 1914. Ce que la préparation d’artillerie représentait à cette époque pour l’attaque d’infanterie, dans la guerre des tranchées, sera remplacé dans l’avenir par la dislocation psychologique de l’adversaire au moyen de la propagande révolutionnaire, et ce, avant même que les armées entrent en jeu. Il est indispensable que la nation ennemie soit démoralisée, qu’elle soit préparée à capituler, qu’elle soit moralement contrainte à la passivité avant même que l’on songe à une action militaire. Obtiendrons-nous la défaite morale de l’adversaire avant la guerre ? Voilà la question qui m’intéresse. Celui qui a fait la guerre au front ne peut vouloir de nouveaux sacrifices sanglants, s’il est possible de les éviter. Tous les moyens permettant d’épargner le précieux sang allemand, seront bons. Nous n’hésiterons pas à fomenter des révolutions chez l’ennemi. Rappelez-vous Sir Roger Casement et les Irlandais, pendant la guerre mondiale. Partout, en plein pays ennemi, nous aurons des amis qui nous aideront, nous saurons nous les procurer. La confusion des sentiments, les conflits moraux, l’indécision, la panique, voilà quelles seront nos armes. » Hitler se tourna de mon côté: « Vous connaissez, n’est-ce pas, l’histoire des révolutions ? C’est toujours la même chose. Les classes dirigeantes capitulent. Pourquoi ? « Par défaitisme, parce qu’elles n’ont plus aucune volonté. Les enseignements de la révolution, voilà tout le secret de la stratégie nouvelle. Je l’ai appris, des bolcheviks et n’ai pas honte de le dire, car c’est toujours de ses ennemis qu’on apprend le plus. Connaissez-vous la théorie du coup d’État ? Étudiez-la, et vous saurez alors ce que vous aurez à faire. »
– « Jamais je ne commencerai une guerre sans avoir auparavant la certitude que mon adversaire démoralisé succombera sous le premier choc. » Le regard d’Hitler devint fixe, sa voix s’enfla. « Quand l’ennemi est démoralisé à l’intérieur, quand il est au bord de la révolution, quand les troubles sociaux menacent d’éclater, alors, le moment est arrivé, et un seul coup doit l’anéantir. Des attaques aériennes massives, des coups. de main, des actes de terrorisme, le sabotage, des attentats perpétrés à l’intérieur, l’assassinat des dirigeants, des attaques écrasantes sur tous les points faibles de la défense adverse, assénées comme des coups de marteau, simultanément, sans se soucier des réserves ni des pertes, telle est la guerre future. Un martelage gigantesque et qui broie tout, je ne vois que cela et je ne pense pas à la suite… Je ne jouerai pas au soldat et je ne m’en laisserai pas imposer par les stratèges. La guerre, c’est moi qui la mènerai. Le moment favorable à l’attaque, c’est moi qui le déterminerai. Ce moment, le plus favorable de tous, je l’attendrai, avec une détermination de fer et je ne le laisserai pas échapper. Je mettrai toute mon énergie à le provoquer. Ceci sera ma tâche. Et lorsque j’aurai réussi, j’aurai le droit d’envoyer la jeunesse à la mort, car, alors j’aurai épargné autant de vies humaines qu’il aura été possible de le faire. Messieurs, nous ne nous amuserons pas à jouer aux héros. Ce que nous voulons, c’est anéantir l’adversaire. Les généraux, malgré les enseignements de la guerre passée, veulent continuer à se comporter comme des chevaliers d’autrefois. Ils se croient obligés de conduire les guerres comme des tournois du moyen âge. Je n’ai que faire de chevaliers.
Ce qu’il me faut, ce sont des révolutions. J’ai fait, de la doctrine de la révolution, la base de ma politique. ».
Hitler s’arrêta quelques instants : « Je ne reculerai devant rien. Il n’y a pas de droit international, il n’y a pas de traité qui m’empêchera de profiter d’un avantage lorsqu’il se présentera. La prochaine guerre sera terriblement sanglante et cruelle. Mais la guerre la plus cruelle, celle qui ne fait aucune différence entre les militaires et les civils, sera aussi la guerre la plus douce, parce qu’elle sera la plus courte. En même temps que nous interviendrons avec toutes nos armes, nous démoraliserons l’adversaire par la guerre des nerfs. Nous provoquerons une révolution en France. J’en suis aussi sûr. que je suis sûr que cette-fois-ci, il n’en éclatera pas en Allemagne, Vous pouvez m’en croire. J’entrerai chez les Français en libérateur. Nous nous présenterons au petit bourgeois français comme les champions d’un ordre social équitable et d’une paix éternelle. Ces gens-là ne veulent plus rien savoir de la guerre et de la grandeur. Mais moi, je veux la guerre, et tous les moyens me seront bons. Évitez surtout de provoquer l’ennemi! ce n’est pas là ma devise. Ce que je veux, c’est l’anéantir par tous les moyens. La guerre sera ce que je veux qu’elle soit. La guerre, c’est moi ! «
(notes du rédacteur nazi sur le magnétisme du Fuhrer:)
Le magnétisme personnel est un phénomène tout à fait particulier. J’ai éprouvé sur moi et sur d’autres que s’y laisse prendre uniquement celui qui le veut bien. J’ai remarqué qu’Hitler produisait la plus forte impression sur des personnes facilement influençables et chez qui l’élément féminin domine, ou encore sur des gens portés au byzantinisme et au culte de l’individu, soit par suite de leur éducation, soit à cause de leur position sociale.
Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag prend feu.
Le 27 février 1933, à Berlin, le Reichstag prend feu. Dans l’immeuble du Parlement allemand, la police se saisit d’un Hollandais communiste à moitié fou, Marinus van der Lubbe. Il sera considéré comme responsable de l’incendie et exécuté.Georges W. Bush s’inspirera de l’événement en désignant Osama Ben Laden ,comme bouc émissaire et les musulmans,comme ennemis de la démocratie!
Lorsqu’il accepte le poste de chancelier du Reich, le 30 janvier 1933, Adolf Hitler exige que de nouvelles élections législatives soient organisées, afin de renforcer le poids du parti nazi : celui-ci ne dispose que de deux ministres au sein du gouvernement2,N 1 et le résultat desélections législatives de novembre 1932 a confirmé la chute du vote en faveur des nazis par rapport au deuxième tour de l’élection présidentielle du 10 avril 1932 ou aux élections législatives de juillet 1932. Le 1er février, le président du Reich, Paul von Hindenburg signe le décret de dissolution des chambres, qui fixe la date des élections au 5 mars.
La campagne électorale se déroule dans un climat d’intimidation. Utilisant les nouveaux pouvoirs dont il dispose en tant que chancelier, Hitler fait cesser la parution de journaux qui critiquent le gouvernement et les rassemblements publics sont prohibés dans plusieurs localités par les autorités ; les membres de la SA perturbent les réunions des adversaires politiques des nazis et passent à tabac nombre d’opposants. Cette « brutalisation » de la campagne électorale est favorisée par le décret présidentiel du 4 février 1933 pour la protection du peuple allemand qui donne pleins pouvoirs au gouvernement pour interdire réunions et publications, et qui est largement utilisé par Hitler contre les communistes, les socialistes et les membres du Zentrum ; elle est également facilitée par la décision d’Hermann Göring, en tant que ministre de l’Intérieur de Prusse, de recruter 50 000 membres de la SA, de la SS et du Stahlhem comme auxiliaires de police, ce qui leur assure une totale impunité.
Disque 78 tours sur lequel était enregistré un des meilleurs discours du Führer durant la campagne électorale de 1932. Cet enregistrement permit énormément au Parti nazi de se populariser en Allemagne.
Une intense campagne de propagande, soutenue par un apport de fonds considérable venant des milieux industriels, est orchestrée par Joseph Goebbels. Un de ses points culminants est le discours prononcé par Hitler au palais des sports de Berlin, le 10 février, devant une foule immense et enthousiaste, discours rediffusé à travers toute l’Allemagne par la radio.
Le 27 février 1933, vers 21h15, un étudiant en théologie passant devant le Reichstag entend le bruit d’une vitre brisée. Il alerte le gardien du parlement qui aperçoit une silhouette courant à l’intérieur du bâtiment en y boutant le feu. Les pompiers et la police arrivent rapidement sur les lieux où ils constatent de nombreux départs de feu. « Dans la salle Bismarck, située au nord de l’édifice, un homme jaillit soudain, torse nu, ruisselant de sueur, l’air égaré, avec un regard halluciné. ».
Marinius van der Lubbe:l’accusé principal…juif,socialiste et homosexuel en plus!Que demander de plus?
« Les nazis utilisèrent pour la première fois l’homophobie populaire lors de l’incendie du Reichstag en accusant van der Lubbe, un fragile jeune homme manipulable, d’être un sympathisant communiste mais aussi, on l’a moins lu à l’heure de la récente ouverture du Reichstag, d’être homosexuel. Lequel Reichstag, s’il n’eut été incendié, aurait, comme l’indiquait son calendrier parlementaire, eu à débattre quelques mois plus tard de l’abrogation de cette loi homophobe, le paragraphe 175, héritée du code prussien, elle qui avait été effacée au milieu du xixe siècle par le code Napoléon qui avait aboli toute condamnation pénale pour sodomie. Cette double accusation de la chancellerie nazie – imaginez : un incendiaire du parlement à la fois communiste et homosexuel – permit, par une sorte de « tétanisation » de l’indignation populaire ainsi interloquée, rumeurs comprises, de faciliter la suspension des libertés publiques, des syndicats, des associations et des partis politiques. »
Erich Muhsam,arrêté quelques heures après l’incendie du Reichstag!Un accusé parfait pour un procès!
L’affaire est enclenchée et la chasse aux juifs va commencer!
Plus de 68 ans plus tard,un certain Georges W. Bush s’en souviendra,mais cette fois-çi on chassera le musulman avec l’aide des sionistes!
L’incendie du Reichstag sera médiatisée fortement par les journeaux…et les procès!La propagande bien orchestrée contre les juifs bolchéviques aura un grand succès,tout comme celle de Bush ,contre les musulmans!
Le 11 septembre 2001, pour la première fois, un attentat majeur est montré en direct à la télévision. Quand l’avion s’encastre dans la deuxième tour, il est même filmé sous six angles différents. Dans les quelques heures qui suivent les attaques terroristes, un nombre astronomique d’images tragiques et spectaculaires ont été produites, par des amateurs comme par des professionnels, marquant un tournant dans l’histoire de la production et de la diffusion des images de propagande.
Les gens,tels un troupeau de moutons ,vont arrêter de réfléchir et subir le stress de l’horreur en direct!Personne,à ce moment-là,ne va se poser de questions sur le pourquoi et le comment de l’écrasement des 2 tours et du fameux WTC-7!
On ne retrouvera aucun morceau de cadavres,ni d’avion en Pennsylvanie,sur le lieu du crash du vol 93,mais personne ne se posera de questions!Les Tours Nord et Sud du World Trade Center sont les premières tours érigées en acier structurel à s’écrouler après quelques minutes d’incendie,…mais personne ne se pose de question,à ce moment-là!
Conséquences de l’incendie du Reichstag
Les lois de Nuremberg.
Le 15 septembre 1935, la loi civile du Reich et la loi « pour la protection du sang et de l’honneur allemand » interdisent les unions et les relations sexuelles entre Juifs et « non-Juifs », « génératrices de souillures ».
Les Juifs sont privés de leur citoyenneté et deviennent des sujets de statut inférieur, auxquels il est même interdit de « pavoiser aux couleurs nationales allemandes. » Parallèlement, le décret d’application du 14 novembre 1935 définit qui est juif : « est juif celui qui est issu d’au moins trois grands-parents juifs ; est juif celui qui appartient à la communauté religieuse juive. » Le critère racial et l’appartenance religieuse sont donc l’un et l’autre pris en compte. Des ordonnances d’application, des dispositions relatives au cas desMischlinge (métis) ou demi-Juifs, suivent quelques semaines plus tard. Ces lois déclenchent une série de dénonciations(3) : dans la seule ville de Hambourg, environ 5 000 personnes sont arrêtées puis interrogées tandis que 1 150 procédures d’instruction sont ouvertes. Après avoir purgé une peine pour infraction à la loi sur la protection du sang, ces personnes sont généralement internées dans des camps de concentration.
Pensez aux conséquences du Complot du 11 septembre 2001!Imaginez le futur de nos enfants vivant dans pareils mensonges!
Nous sommes devenus La Planète des Singes!
Étrange,mais lisez bien ce qui a été écrit là-dessus…et la date!
« Quel était à Berlin, le 27 février au soir, l’homme qui détenait les clés du Reichstag?
Quel était l’homme qui en commandait la police?
Quel était l’homme qui pouvait en activer ou en arrêter la surveillance?
Quel était l’homme qui détenait la clé du souterrain par lequel on semble avoir pénétré?
Cet homme, c’était à la fois le ministre de l’Intérieur de Prusse et le président du Reichstag : c’était Hermann Göring »
— M. de Moro-Giafferi, Londres, 11 septembre 1933.
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(1)Retenez bien ce mot:…spirituel,car il a toute sa signification ,ici!
(2)Intéressante cette phrase;diviser de l’intérieur un pays,pour mieux l’anéantir,avec de dévoués collaborateurs…de l’intérieur!
(3) Récemment le Canada en 2011,par la bouche de son ministre de l’immigration,annonçait qu’il va encourager les dénonciations pour arrêter ou freiner l’immigration illégale!
Document original de la Déclaration d’Indépendance du Bas-Canada ( maintenant le Québec) et la photo de Robert Nelson,le premier président de la République du Bas-Canada.
Plusieurs chefs patriotes avaient réussi à fuir aux Etats-Unis après les désastres de l’automne 1837. Ils espéraient y organiser la revanche. Le 28 février 1838, Robert Nelson, frère de Wolfred, franchit la frontière avec quelque trois cents hommes qu’il avait groupés à Alburg (Vermont). Non loin de Noyan, il déclara l’indépendance du Bas-Canada et proclama la république. Mackenzie en avait fait autant, au mois d’août 1837, pour le Haut-Canada. Nous transcrivons le texte d’après un imprimé de l’époque. Après un long préambule où il résume les griefs des Canadiens, le président du gouvernement provisoire donne les dix-huit articles de son programme.
Le préambule et l’exorde sont un décalque servile du préambule et de l’exorde de la Déclaration d’indépendance des États-Unis (comparer avec le Document no 18). On verra par plusieurs articles de cette Déclaration que les Patriotes n’étaient pas seulement des rebelles mais surtout des révolutionnaires: le programme qu’ils se proposaient d’appliquer était de nature à modifier profondément le mode de vie des Canadiens; c’est une révolution et non pas une simple rébellion.
Sur la durée éphémère de cette république, lire Gérard Filteau, Histoire des Patriotes, 3: 145-189; V. Morin, « La république canadienne de 1838 » dans la Revue d’histoire de l’Amérique française, 2, 4 (mars 1949): 483-512.
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Attendu que le solennel contrat fait avec le peuple Bas-Canada et enregistré dans le livre des Statuts du Royaume Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande, le 31e chapitre des Actes passé dans la 31e année du règne du Roi George III, a été continuellement violé par le Gouvernement Britannique, et nos droits usurpé; et attendu que nos humbles pétitions, adresses, protêts, remontrances contre cette conduite préjudiciable et inconstitutionnelle, ont été faits en vain; – que le gouvernement britannique ait disposé de notre revenu sans le consentement constitutionnel le notre législature locale, qu’il a pillé notre trésor, qu’il a arrêté et emprisonné grand nombre de nos concitoyens, qu’il a répandu par tout le pays une armée mercenaire dont la présence est accompagnée par la consternation et l’alarme, dont la trace est rougie du sang de notre peuple, qui a réduit nos villages en cendres, profané des temples, et semé par tout le pays la terreur et la désolation; et attendu que nous ne pouvons plus longtemps souffrir les violations répétées de nos droits les plus chers et supporter patiemment ; – Outrages et les cruautés multiples du gouvernement du Bas-Canada, Nous, au nom du peuple du Bas-Canada, reconnaissant décrets de la divine Providence qui nous permet de renverser le gouvernement qui a violé l’objet et l’intention de sa création de faire choix de cette forme de gouvernement qui rétablira l’emploi de la justice, assurera la tranquillité domestique, pourvoira à la défense commune, augmentera le bien général, et garantira à nous et à notre postérité les avantages de la liberté civile et religieuse;
Déclarons solennellement :
1. Que de ce jour et à l’avenir, le peuple du Bas-Canada est libre de toute allégeance à la Grande-Bretagne, et que le politique entre ce pouvoir et le Bas-Canada, est maintenant rompu.
2. Qu’une forme républicaine de gouvernement est celle convient le mieux au Bas-Canada, qui est ce jour déclaré être une république.
3. Que sous le gouvernement libre du Bas-Canada, tous les individus jouiront des mêmes droits : les sauvages ne seront plus soumis à aucune disqualification civile, mais jouiront des mêmes droits que tous les autres citoyens du Bas-Canada.
4. Que toute union entre l’Église et l’État est par la présente déclarée être dissoute, et toute personne aura le droit d’exercer librement telle religion ou croyance qui lui sera dictée par sa conscience.
5. La tenure féodale ou seigneuriale des terres est par la présente abolie, aussi complètement que si telle tenure n’est jamais existé au Canada.
6. Que toute personne qui prendra les armes ou qui donnera autrement de l’aide au Canada, dans sa lutte pour l’émancipation, sera et est déchargée de toutes dettes ou obligations réelles ou supposées résultant d’arrérages des droits seigneuriaux ci-devant en existence.
7. Que le douaire coutumier est. pour l’avenir, aboli et prohibé.
8. Que l’emprisonnement pour dettes n’existera pas davantage excepté dans certains cas de fraude qui seront spécifiés, dans un acte à être plus tard passé à cette fin par la Législature du Bas- Canada.
9. Que la condamnation à mort ne sera plus prononcée ni exécutée, excepté dans les cas de meurtre.
10. Que toutes les hypothèques sur les terres seront spéciales et pour être valides seront enregistrées dans des bureaux à être établis pour cette fin parun acte de la Législature du Bas-Canada.
11. Que la liberté et l’indépendance de la presse existera dans toutes les matières et affaires publiques.
12. Que le procès par jury est assuré au peuple du Bas-Canada dans son sens le plus étendu et le plus libéral, dans tous les procès criminels, et aussi dans les procès civils au-dessus d’une somme à être fixée par la législature de l’État du Bas-Canada. 13. Que comme une éducation générale et publique est nécessaire et est due au peuple par le gouvernement, un acte y pourvoyant sera passé aussitôt que les circonstances le permettront.
14. Que pour assurer la franchise électorale, toutes les élections se feront au scrutin secret.
15. Que dans le plus court délai possible, le peuple choisisse des délégués, suivant la présente division du pays en comtés, villes et bourgs, lesquels formeront une convention ou corps législatif pour formuler une constitution suivant les besoins du pays, conforme aux dispositions de cette déclaration, sujette à être modifiée suivant la volonté du peuple.
16. Que chaque individu du sexe masculin, de l’âge de vingt et un ans et plus, aura le droit de voter comme il est pourvu par la présente, et pour l’élection des susdits délégués.
17. Que toutes les terres de la Couronne, et aussi celles qui sont appelées Réserves du Clergé, et aussi celles qui sont nominalement la possession d’une certain compagnie de propriétaires en Angleterre appelée « La Compagnie des Terres de l’Amérique britannique du Nord » sont de droit la propriété de l’État du Bas-Canada, et excepté telles parties des dites terres qui peuvent être en possession de personnes qui les détiennent de bonne foi, et auxquelles des titres seront assurés et accordés en vertu d’une loi qui sera passée pour légaliser la dite possession et donner un titre pour tels lots de terre dans les « townships » qui n’en ont pas, et qui sont en culture ou améliorés.
18. Que les langues française et anglaise seront en usage dans toutes les affaires publiques.
Et pour l’accomplissement de cette déclaration, et pour 1e soutien de la cause patriotique dans laquelle nous sommes maintenant engagés avec une ferme confiance dans la protection du Tout-Puissant et la justice de notre conduite, – nous, par ces présentes, nous engageons solennellement les uns envers les autres, nos vies et nos fortunes et notre honneur le plus sacré.
Une fois n’est pas coutume, nous vous proposons de découvrir un homme qui a marqué à jamais l’histoire du Japon. Il s’agit de Hirô Onoda, le dernier soldat de la Seconde Guerre mondiale à déposer les armes.Onoda est le seul soldat de la Seconde guerre mondiale à ne pas avoir capituler, puisqu’il déposa les armes sur ordre de son supérieur (et non de l’ennemi).
IL faut noter qu’Onoda a avant tout livré un combat face à lui même. Dans un exemple d’auto-discipline poussé à l’extrême, il ne dévia pas de la route qu’il s’était fixé….. Son action n’est pas lié à un endoctrinement politique, mais à un souci de suivre les règles qu’il avait accepté en 1944 comme conduite de vie. .
C’est cet exemple que j’ai trouvé EXCEPTIONNEL !!!!!!Le monde actuel a besoin de vrais héros,de personnes non pas fabriquées,mais réelles de qui on peut s’inspirer et Hiro Onoda figure en tête de liste,dans mon esprit.
Photo historique d’Hiro Onoda remettant son samuraï à l’officier de l’armée philippine venu chercher sa reddition.
Hirô Onoda (小野田 寛郎 , Onoda Hirô) , né le 19 mars 1922, fut officier chez les commandos de l’armée impériale japonaise. Envoyé sur l’île de Lubang, aux Philippines en 1944, avec mission de détruire les infrastructures pouvant faciliter un débarquement américain. Il reçut l’ordre, avec ses hommes, de tenir sa position quoiqu’il advienne et de ne pas se rendre. Il alla bien au-delà de son devoir, puisqu’il fut le dernier soldat japonais de la Seconde Guerre mondiale à déposer les armes en… 1974.
Hiro Onoda en 1944-45.
Pays guerrier, où Samourai et Shinobi (ninjas) firent la loi, longtemps replié sur lui-même, le Japon adopta très vite les méthodes de guerre occidentales au tournant du 20ème siècle pour battre une puissance de premier plan comme la Russie en 1905. Pays du Bushidô (la voie du guerrier), la guerre est donc un sujet récurrent et parfaitement maîtrisé dans l’histoire du Japon. L’Amiral Yamamoto, brillant stratège de la seconde guerre mondiale, était paradoxalement réticent à un conflit contre les américains, estimant que la supériorité nippone ne pouvait durer plus de 6 mois à un an. Ce qui fut le cas. Si, le Président Roosevelt avait fait enfermer les nippo-américains dans des camps après Pearl Harbor, il leur avait aussi donné l’occasion de se distinguer sur le front européen en créant un régiment unique pour tous les américains d’origine japonaise : le 442ème régiment d’infanterie, qui à ce jour reste l’unité de l’armée américaine la plus décorée.
Le président Ferdinand marcos des philippines reçoit le samouraï d’Hiro Onoda.
Il y a 70 ans, L’Armée impériale japonaise avait monopolisé plus de 6 millions d’hommes dans tout l’Ouest du Pacifique. Après la reddition d’Aout 1945, il fut difficile de communiquer avec toutes les unités isolées dans des environnements insulaires et tropicaux. Certains soldats doutèrent fortement de la véracité de la reddition et continuèrent à se battre contre les autorités locales. Mais en 1955, la quasi-totalité d’entre eux s’étaient rendus… Cela dit, depuis 1944, Hiroo Onoda, avec ses subordonnés Yūichi Akatsu, Shōichi Shimada, Kinshichi Kozuka continuait la guerre dans les montagnes des Philippines. Akatsu se rendit en 1950, tandis que Shimada et Kozuka furent tués dans des échanges de tir avec la police locale. Evidemment, de nombreux messages avertirent Onoda et ses compagnons d’armes de la fin de la guerre, mais ce dernier refusa de les croire.
Le livre écrit par Hiro Onoda.
Ce n’est qu’en 1974 qu’un lycéen japonais en échec scolaire, Norio Suzuki, décida de partir à sa recherche, le retrouva et revint au Japon avec une photo de lui et du soldat rebelle, comme preuve de vie. Ce dernier avait accepté de se rendre à une seule condition : Recevoir l’ordre de son supérieur direct. Les autorités japonaises retrouvèrent le supérieur d’Onoda, qui coulait une retraite paisible après une carrière de libraire. Ce dernier vit le voyage aux Philippines, pour ordonner à Onoda de déposer les armes. Son fusil Arisaka était parfaitement entretenu, il lui restait 500 cartouches et plusieurs grenades. Bien qu’il eu tué une trentaine de Philippins, parmi les forces de l’ordre, Onoda fut gracié par le Président Noriega et put rentrer au Japon. Les médecins qui l’examinèrent affirmèrent leur souhait de voir des patients urbains en aussi bonne condition physique.
L’histoire du dernier soldat de l’armée impériale japonaise est fascinante. Elle illustre le pouvoir infini de l’esprit humain, source de tous les miracles mais aussi de tous les extrémismes. Dans nos sociétés contemporaines plaintives et revendicatrices, elle ne donne qu’un seul conseil : « Apprenez à encaisser ».
L’histoire de l’une des plus grandes figures emblématiques de la résistance jamaïcaine ne peut se raconter sans dépeindre au préalable le portrait des marroons de la Jamaïque. Les marrons étaient des esclaves qui avaient fui de leurs plantations pour former leurs propres communautés dans les régions montagneuses de l’île. Ils étaient d’excellents combattants et, pour les colons, les battre n’était pas chose facile.
C’est sous la couronne espagnole, aux environs de 1650, que les premiers esclaves ont pu fuir. Et plus tard, lorsque les Britanniques sont arrivés sur l’île, une deuxième partie d’esclaves s’enfuira pour se rallier aux premiers marrons. Les nègres marrons de la Jamaïque étaient des esclaves déportés d’Afrique de l’Ouest, de la région d’Akan, d’où étaient originaires le peuple du Royaume d’Asante (ou d’Ashanti, qui donnera le Ghana actuel). Les nègres marron aidèrent les esclaves à fuir de leur plantation pendant plus de 150 ans, menant la vie dure aux propriétaires et dévastant leurs terrains. Parmi ces esclaves récalcitrants se trouvait donc une femme que l’on avait affectueusement surnommé Nanny, voici son histoire.
Nanny est née aux environs de 1686 au Ghana. Elle venait de la tribu d’Ashanti, l’une des plus puissante d’Afrique de l’Ouest, et fut emmenée sur l’île de la Jamaïque en tant qu’esclave alors qu’elle n’est encore qu’une enfant. Plusieurs membres de sa famille faisaient partie du voyage et tous furent vendus sur l’île et dispersés selon les régions. Nanny aurait été vendue à Saint Thomas Parish, une région située aux abords de Port Royal où les esclaves travaillaient jour et nuit, dans des conditions inhumaines, sur les plantations de canne à sucre. Ses trois frères et elle avaient été placés chez un même maitre. Mais pour Accompong, Cudjoe, Johnny et Quao, obéir aux maitres et fournir un aussi dur labeur pour le restant de leur vie étaient absolument inconcevable. Ils décidèrent de partir en marronnage et fuirent de leur plantation en prenant le soin d’emporter leur sœur Nanny.
Durant leur cavale, les frères pensèrent à se disperser pour mieux organiser leurs communautés de marrons. Ainsi, Cudjoe s’installa dans la région de Saint-James Parish où il créera un village qui portera le nom de Cudjoe Town, Accompong prendra la région de Saint-Elizabeth Parish et créera Accompong Town, tandis que Nanny et Quao formeront leur communauté à Portland Parish. Nanny y rencontrera son futur époux, Adou, mais ils n’auront pas d’enfants.
Nanny et ses frères devinrent rapidement les héros du peuple. Avec un courage inouï et une fantastique organisation, ils libèreront des centaines d’esclaves. Vers 1720, Nanny et Quao parvinrent à contrôler la région des Blue Mountains et lui donnèrent le nom de Nanny Town, un territoire de 500 acres (2.4 km²) où elle fera habiter les esclaves qu’elle aura réussi à libérer. Nanny Town occupait une position stratégique car sa situation permettait de repérer les ennemis à une haute altitude, ce qui rendait toute embuscade britannique impossible. En effet, la ville était située sur une crêteoù à 900-pieds se trouvait un précipice, et le long du précipice, il y avait une voie étroite qui menait à la ville, à ces points stratégiques que Nanny avait positionné ses gardes. Afin d’avertir ses guerriers guetteurs de tout danger imminent, Nanni faisait sonner sa fameuse corne appelée Abeng.
Les marroons de Nanny, extraordinairement bien entrainés, parvenaient à combattre les soldats Anglais là où ces derniers ne pouvaient techniquement pas faire le poids, comme dans les montagnes lors des grandes pluies. Nanny ordonnaient à ses guerriers de s’habiller de façon à ressembler aux arbres et aux buissons et envoyait quelques hommes pour se montrer volontairement aux soldats britanniques. Ces hommes servaient d’appât, et une fois repérés, courraient en direction des Marrons camouflés. Les soldats britanniques qui les avaient suivis étaient ainsi pris d’assaut par les marrons qui les tuaient. Le climat et l’environnement n’aidant pas les Anglais, beaucoup parmi leurs soldats qui s’étaient aventurés à suivre les marrons dans les montagnes sont morts de maladie.
Stratège militaire hors pair, Nanny avait aussi le sens des affaires. Elle avait organisé un commerce basé sur du troc de nourriture, d’armes et de vêtements, qui permettait de faire vivre sa communauté. Les marrons de Nanny Town vivaient aussi d’élevage de bétail et d’agriculture car Nanny avait textuellement imité le mode de vie des villages africains d’Asante, le climat de l’île de la Jamaïque le permettait d’ailleurs très bien. Et puis, elle ne manquait pas d’entrainer ses marrons à récupérer les biens des maitres esclavagistes lorsqu’ils allaient libérer d’autres esclaves avant de saccager complètement leur terre. En trente ans, Nanny avait réussi à faire fuir plus de 800 esclaves! On attribuait à Nanny des pouvoirs secrets car elle pratiquait la religion Obeah, que l’on retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui au Suriname, en Jamaïque, à Trinidad et Tobago, en Guyane, aux Barbades ou autres pays des Caraïbes. Nanny aimait rappeler qu’elle avait hérité ses pouvoirs et ses connaissances en stratégie du combat d’Afrique, du Royaume d’Ashanti d’où elle était originaire. Elle possédait également un grand savoir-faire dans le domaine des herbes curatives et des traitements traditionnels, et n’hésitait pas à en faire profiter toute la communauté. Elle était en même temps guérisseuse et médecin. Pour toutes ces raisons, sa communauté lui vouait une grande estime et l’affectionnait particulièrement. Tous, étaient les enfants de Nanny.
Dans le Journal of the Assembly of Jamaica du 29 et 30 Mars 1733, un esclave noir qui aurait combattu dans la première guerre contre les marrons, le Capitaine Sambo, aussi connu sous le nom de William Cuffee, était cité dans la rubrique de « l’esclave loyal » en ces termes : car ce très bon Nègre a tué Nanny, la femme rebelle Obeah. En effet, entre 1728 et 1734, Nanny Town et d’autres communautés des marrons furent sévèrement attaquées par les forces britanniques, c’est à ce moment-là, en 1733, qu’elle sera tuée.
Que retenir de cette résistante africaine? Prenons simplement la définition du terme anglais que les marrons jamaïcains avaient choisi pour appeler affectueusement cette femme extraordinaire. Dans la langue anglaise, « nanny » est utilisé pour désigner toute personne qui prend soin d’un enfant en l’absence de ses parents. Cette définition devrait suffire à nous permettre de retenir le plus important de ce personnage historique, qui, certainement, aura marqué la mémoire collective de la Nation Nègre. A coup sûr, elle était celle qu’on peut aisément et pertinemment appeler une Reine et une Héroïne d’Afrique.
À l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale,je vais vous offrir une sélection de vidéos,sur le sujet.Je produirai moi-m^^eme quelques vidéos sur certains mystères de la Grande Guerre.
L’assassinat de l’archiduc François Ferdinand d’Autriche-Hongrie sera l’étincelle qui enflammera l’Europe et le Monde.