Plus on arrose et plus la radioactivité pénètre dans le sol.Malgré les efforts du gouvernement japonais et de la compagnie Tepco pour faire croire à un retour à la normale à Fukushima, la situation sur le site nucléaire reste extrêmement critique. Le sous-sol de la centrale est en train de s’affaisser dangereusement et un séisme risquerait de tout précipiter dans la mer. Voici une synthèse de la situation, trente mois après la catastrophe.
Trente mois après la catastrophe déclenchée le 11 mars 2011, la situation n’était toujours pas sous le contrôle de la compagnie Tepco, que l’Etat laisse en première ligne tout en la finançant. Le déluge d’informations et de communiqués émis par Tepco et les autorités concernant la situation a eu pour objet de faire croire au retour progressif à la normale grâce aux moyens mis en oeuvre. En fait la situation est telle que la construction d’un sarcophage complet serait nécessaire.
Par ailleurs, l’objectif a été de rassurer les populations et d’organiser au plus vite le retour de celles qu’il avait fallu évacuer. La réalité est que les populations sont les victimes du négationnisme nucléaire.
Un gigantesque sarcophage est nécessaire
Depuis le début, de l’eau de refroidissement est injectée dans les réacteurs. Cette injection reste nécessaire et le circuit n’est pas fermé. Une installation retraite l’eau récupérée, mais sans diminuer suffisamment sa radioactivité pour qu’on puisse la déverser dans la mer ; il faut donc la stocker. 300 000 m3 d’eau radioactive se trouvent ainsi contenus dans près d’un millier de cuves, qui commencent à fuir. Cependant, toute l’eau injectée dans les réacteurs n’est pas récupérée. Une partie de cette eau contaminée a envahi les sous-sols et des tranchées.
En outre Tepco et les autorités publiques ont reconnu en août que 300 m3 d’eau polluée – soit le tiers de ce qui est injecté chaque jour – rejoint la mer. Tepco semble incapable de colmater les brèches, mais il n’est pas question d’arrêter ou de ralentir cette injection d’eau, l’état des réacteurs ne le permet pas. Bien au contraire, on a même appris en juillet qu’il était toujours nécessaire, comme on le fit au plus fort de la crise en 2011, d’y injecter de l’azote.
Au vu des informations récentes, il apparaît que le risque en cas de séisme ne concerne pas seulement, comme on le pensait jusqu’à présent, la piscine du réacteur n°4, mais la totalité du site de la centrale.
On peut soupçonner qu’ayant percé leurs cuves, les cœurs fondus des réacteurs ont enfoncé et fissuré les enceintes de confinement et les radiers de béton, ouvrant le chemin à l’eau de refroidissement qu’ils reçoivent. Elle se charge de radionucléides et les emmène dans les sous-sols, dans les tranchées et dans la nappe phréatique qui communique avec la mer. Ceci est cohérent avec toutes les données de relevés publiés par Tepco.
Le dessous de la centrale est en train de devenir un marécage radioactif. Un séisme violent pourrait provoquer un glissement de terrain qui emporterait le tout dans l’océan. Pour parer à cela, il faut envelopper le tout dans un gigantesque sarcophage. Pour le moment il n’en est rien dit officiellement.
Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), l’entreprise de service public qui opère la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima, a publié des chiffres sur la quantité d’eau contaminées par les radiations a coulé de son installation, Sur les premieres de ces données, la société a communiqué au public que depuis 2011 le séisme et le tsunami de Mars 2011 qui a provoqué une fusion multiple du réacteur à l’installation. TEPCO estime le montant total de l’eau radioactive déversée dans l’océan Pacifique depuis mai 2011 s’estime entre 20000000000000-40000000000000 becquerels. (des trillions)
Les populations victimes du négationnisme nucléaire
La nouvelle équipe au pouvoir espère redémarrer les centrales arrêtées. Pourtant, dès la mi-septembre, le Japon se retrouvera sans aucun réacteur nucléaire en activité. Le gouvernement, continue comme depuis mars 2011, à minimiser tant l’étendue des zones concernées par la contamination que le niveau de sa dangerosité. Elle persiste à prétendre que 20 msv/an [milliSievert / an] constitue un niveau de radioactivité inoffensif pour les populations, quon pourrait donc laisser vivre dans des zones présentant ce niveau. Elles se calent sur la position officielle des organismes internationaux clamant l’innocuité de l’exposition à des doses dites faibles tant qu’elles restent en dessous de 100 msv/an.
Une récente étude menée en Australie sur la population de l’ensemble des jeunes sur plusieurs années vient pourtant de démontrer qu’à partir de 4 msv/an d’exposition, on voit apparaître des effets sur la santé.
Les populations appelées par les autorités à revenir dans de telles zones se montrent récalcitrantes. Seules s’y décident des personnes âgées.
Ailleurs dans le département de Fukushima, la situation n’est pas pour autant « normale ». En 2010, dans la ville de Fukushima à 80 km de la centrale, on enregistrait un niveau de 0,4 msv/an. La norme internationale est de 1 msv/an. Le niveau mesuré dans le département était annoncé le 17 août comme étant de 3 msv/an – soit sept fois plus qu’en 2010. Au bureau de la mairie pour l’eau pure, l’indicateur, on mesure même un niveau atteignant presque les 4 msv/an.
Nombre de résidents restent dans cette ville et dans le département, faute de pouvoir faire autrement, mais sont inquiets. 300 000 personnes environ ont quitté depuis 2011 leur résidence – bien au-delà des communes ayant eu l’ordre d’évacuer – et nombre d’entre elles ont reçu un peu d’aide pour se loger de manière temporaire. Mais aucune aide à la relocalisation n’a été fournie, l’objectif des autorités étant qu’après un peu de temps, tout le monde revienne pour reconstruire un beau Fukushima.
Pourtant même dans des zones situées en-dehors du département, l’environnement est trop radioactif et les autorités l’ont reconnu de fait : elles ont financé un programme de décontamination dans plusieurs départements où vivent près de 15 millions de personnes et qui incluent des communes de départements limitrophes de Tokyo (Saitama et Chiba par exemple).
La santé des populations japonaises est en danger sur le long terme, dans des proportions bien plus élevées que ce que montre la réalité d’aujourd’hui pourtant dramatique : les 200 000 enfants de Fukushima sont suivis quant à leur thyroïde et déjà 44 d’entre eux ont développé un cancer.
Mais on ne veut pas songer à ce qui se passerait si les autorités publiques et Tepco ne prenaient pas les mesures nécessaires face à l’état de la centrale et qu’un séisme venait précipiter des pans entier de la centrale dans la mer.
Le changement climatique induit par l’homme est un processus irréversible et pour la seconde moitié de ce siècle , les premiers signes apocalyptiques qui marqueront la mort de notre civilisation,se feront sentir: des millions de personnes chercheront refuge pour échapper aux températures extrêmement élevées qui séviront.
C’est ce qu’affirme une sombre récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Hawaii. Dans son article, publié dans la revue Nature , les experts de cette université vendue au capitalisme et à la croissance économique disent que « tout a été fait au maximum possible » pour arrêter et réduire les émissions de carbone et il est trop tard pour inverser le processus. Ainsi , l’humanité doit se préparer à un monde plus chaud , avertissent-ils.
Autrement dit ,il ne sert à rien de pleurer ,ni de réagir ,car nous allons tous devenir des victimes du capitalisme,nous les pauvres travailleurs.
Les hautes températures à atteindre dans plusieurs agglomérations urbaines dans le monde entier pourraient conduire à une crise humanitaire sans précédent, alors que des centaines de millions de réfugiés seront forcer à traverser illégalement la frontière pour échapper aux conséquences du réchauffement climatique afin de survivre , prédisent les scientifiques . Selon eux, en 2047 les températures vont battre des records si l’humanité ne s’arrête pas de produire les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz . Si les émissions sont réduites , la date sera reportée jusqu’à 2069.
New York et Washington commenceront à éprouver des élévations de température dramatiques en 2047 , suivi par Los Angeles en 2048 . Les premières villes américaines seront touché dès 2046 , vous remarquerez le changement à Honolulu et à Phoenix , suivie par San Diego et Orlando. Los Angeles , Detroit, Houston, Chicago , Seattle, Austin et Dallas qui vont prendre un peu plus longtemps pour avoir un nouveau climat . On estime que la dernière ville américaine touchée par les changement climatique sera Anchorage , en Alaska, qui le serait en 2071. Il ya une marge d’erreur possible de cinq ans dans ces estimations. Camilo Mora, l’expert qui a dirigé l’étude , a déclaré que d’ici l’an 2043 , sur plus de 147 villes , plus de la moitié de ces villes étudiées deviendront marquées par des records historiques de température.
La civilisation du rêve capitaliste de la croissance économique infinie jusqu’à la Fin des Temps et du gaspillage énergétique privilégié aura vécue comme un météore dans la nuit noire et froide,avant de mourir de chaleur en plein jour…et le ventre vide.
La radioactivité suit les courants marins vers…l’Amérique du Nord.
La vitesse à laquelle l’eau contaminée a coulée dans l’océan Pacifique à partir de la centrale nucléaire de Fukushima est pire qu’on ne le pensait auparavant , un responsable du ministère de l’Industrie a déclaré mercredi que le Premier Ministre Shinzo Abe a promis d’intensifier les efforts pour mettre fin à la crise.
La Voix de la Russie a contacté Arnold Gundersen , fondateur et président de Fairewinds Associates, pour discuter de la crise et ses solutions possibles. L’expert affirme que les matières radioactives continueront à s’infiltrer dans les mers mondiales à moins que la centrale soit entourée d’ une tranchée remplie de zéolite. Même dans ce cas cependant , des matières toxiques couleront toujours dans le Pacifique par les voies sous-marines.
Transcription de l’interview
Evgeny Sukhoi : Est-il possible de faire en quelque sorte que les bassins de stockage des eaux usées soient imperméable et ainsi pouvoir éliminer les fuites ?
Arnie Gundersen : Le cheval est déjà hors de la grange ici . Cette centrale fuit depuis deux ans. Et enfin, maintenant , l’eau radioactive se propage à tout l’océan. Mais mon expérience avec de l’eau souterraine est que – si elle est grave pour l’océan , il est plus grave que vous vous éloignez de l’océan. Ainsi, le pic élevé de rayonnement continue à se déplacer vers l’océan.
Les Japonais proposent de mettre une barrière pour empêcher l’ eau de pénétrer dans l’océan. Qui est de deux ans trop tard et sera trop tard quand ils finiront de construire cette barrière. Mais la barrière entraîne également un autre problème. Si l’eau ne peut pas aller n’importe où dans l’océan Pacifique , il va s’accumuler sur place, ce qui signifie que les réacteurs nucléaires eux-mêmes vont devenir instables. L’eau peut fuir sous les bâtiments nucléaires et s’il y a un tremblement de terre , en fait, les bâtiments nucléaires pourraient se renverser . Ainsi, en résolvant un problème, ils créent un autre problème.
ES: Est-il possible d’éviter en quelque sorte ce scénario ?
AG: La solution que j’ai proposé il y a deux ans était d’ entourer la centrale avec une tranchée remplie de matériau appelé zéolite. C’est juste de la cendre volcanique. La cendre volcanique est très bon pour absorber le rayonnement . Mais la solution n’est pas d’ empêcher l’eau de sortir . La solution est d’empêcher l’eau de pénétrer dans le sol. Donc , en dehors de la tranchée qu’ils entourent l’usine , s’ils contrôlent la fuite d’eau, le niveau d’eau baisse ( de l’eau propre en dehors de la tranchée ) ce qui empêche encore de l’eau irradiée de s’infiltrer dans le site Daiichi .
Les Japonais n’ont pas été disposés à dépenser de l’argent . Je me suis approché il y a deux ans avec cela et on m’a dit que Tokyo Electric n’a pas d’ argent à dépenser. Mais bien sûr , le problème est maintenant que nous sommes en train de contaminer tout l’ océan Pacifique ce qui est extrêmement grave .
ES: Est- ce que quelque chose peut être fait avec cela, je veux dire avec l’océan?
AG : Franchement, je ne le crois pas . Je pense que nous allons continuer à libérer des matières radioactives dans l’océan pendant 20 ou 30 ans au moins. Ils vont devoir pomper l’eau hors des zones entourant le réacteur nucléaire . Mais franchement, cette eau est l’eau la plus radioactive que j’ai jamais connu dans ma vie . Je travaille directement sur un des cœurs de réacteurs nucléaires au cours des arrêts pour rechargement . Et l’eau est projetée directement sur un coeur de réacteur nucléaire et lorsque la centrale est en marche ,c’est mille fois moins radioactif que cette eau . Donc, il y a une quantité extraordinaire d’eau et même si ils construisent le mur, les eaux souterraines entrent dans le Pacifique par des sources sous-marines. On n’a pas besoin d’ exécuter des travaux pour contrôler les fuites du haut de la surface dans le Pacifique. Il peut pénétrer dans les sources sous-marines ainsi .
ES: Sur le plan intérieur , pensez-vous que les dernières révélations sur Fukushima vont retarder les décisions sur la réactivation des centrales nucléaires japonaises?
AG: Je pense qu’il devrait . Je pense que le grand problème, c’est que le gouvernement japonais n’a pas été honnête avec son peuple sur le coût de nettoyer Daiichi . Je pense que le coût de nettoyer tout le site va être de plus 100 milliards de dollars . Et le coût pour nettoyer la préfecture de Fukushima va être un autre 400 milliards de dollars .
Le gouvernement japonais n’a pas dit aux gens qu’ils sont sur le crochet pour une demi-billion de dollars. Et je pense que si les gens au japon ont compris l’ ampleur des dégâts qu’une centrale nucléaire peut créer , ils devraient réfléchir en gardant les yeux fixés sur les centrales nucléaires restantes , car cela pourrait se produire ailleurs . C’est l’endroit le plus sismique de la planète et de construire une centrale nucléaire est plutôt stupide.
Voici l’endroit ou l’eau en provenance des réacteurs endommagés fuit vers l’océan Pacifique…l’eau est en ébullition.
Une photo aérienne montre la centrale nucléaire de Fukushima, dans le nord du Japon. L’eau radioactive déversée lors d’une catastrophe provoquée par le tsunami en 2011 fait tranquillement son chemin vers la zone côtière américaine.Sur cette photo prise en altitude on peut deviner la chaleur et le bouillonnement de l’eau et la différence de couleur.Il faut être aveugle pour ne pas le voir.
L’eau contaminée par les radiations coule dans l’océan Pacifique d’un port à la centrale nucléaire No 1 de Fukushima malgré les assurances du Premier ministre Shinzo Abe que ces fuites ont été » complètement bloqué . «
M.Abe, le 19 septembre 2013, a fondé son affirmation sur les mesures prises dans l' »océan extérieur »( en dehors des eaux territoriales japonaises).
Mais les experts ont affirmés que les niveaux de substances radioactives par voie maritime restent souvent en deçà des limites de détection dans l’océan extérieur parce que les substances sont tout simplement devenues diluées .
Le gouvernement a estimé que 300 tonnes d’eau souterraine radioactive fuit chaque jour dans le port de la centrale. Le port a une ouverture sur l’océan externe à travers laquelle 20 pour cent de l’eau de mer (venant des réacteurs) est censé être remplacé par l’eau de mer de l’océan extérieur pendant un cycle de marées hautes et basses .
Michio Aoyama, un chercheur senior de la chimie marine à l’Institut de recherche météorologique de l’ Agence météorologique du Japon , a estimé que 30 milliards de becquerels de césium radioactif et un autre 30 milliards de becquerels de strontium radioactifs continuent de fuir dans l’océan extérieur tous les jours.
Les matières radioactives entrent en décroissance avec le temps à des taux fixes , mais les données de surveillance disponibles n’ont pas montré de baisse de leurs niveaux.
Une entrée quotidienne de 60 milliards de becquerels est nécessaire pour que cela se produise , a déclaré Aoyama .
Le Césium radioactif et le strontium continuent d’être détectés à l’intérieur du port. Ils sont soupçonnés de provenir de l’eau hautement radioactive qui a fui dans des fosses souterraines en Avril et mai 2011 après que l’eau a été utilisée pour refroidir le combustible nucléaire fondu durant les premiers stades de l’accident nucléaire qui a commencé en Mars 2011.
Pour faire face à la situation, Tokyo Electric Power Co. a installé des barrières de polyester de 0,5 millimètre d’épaisseur , qu’elle appelle «clôtures anti-érosion, » dans le port en Avril 2011 afin de réprimer le trafic de l’eau salée. Mais les obstacles ne peuvent pas bloquer totalement la circulation des substances radioactives parce que les particules de boue et d’eau fines peuvent pénétrer dans les clôtures anti-érosion à travers les grilles de trous minuscules , chacune de 0,02 à 0,03 millimètre .
TEPCO , le gouvernement de la préfecture de Fukushima, le ministère de l’Environnement , l’Autorité de réglementation nucléaire et d’autres organisations ont été surveiller les niveaux de radioactivité dans l’eau de mer et le fond marin sur 200 à 300 sites, la plupart d’entre eux dans un rayon de 20 kilomètres de la centrale nucléaire paralysé . Mais les méthodes de ces mesures ont été remises en question .
Les experts ont souligné un manque de cohérence dans les méthodes d’ échantillonnage et d’analyse au cours d’une réunion d’un groupe NRA chargé de la surveillance des océans le 13 septembre .
» Les mesures peuvent varier dix fois au même endroit », dit un expert .
» Les méthodes d’analyse sont dépassées », a dit un autre .
Le Commissaire de la NRA ,Kayoko Nakamura a dit qu’elle prendra des mesures pour améliorer la situation.
» Les données doivent être prises de façon précise et fiable », a déclaré Nakamura .
Le NRA prévoit de commencer à surveiller le sol des fonds marins dans une zone qui s’étend sur 20 km à lest de la centrale nucléaire et à 50 km du nord au sud. Le plan fera usage de matériel développé par des chercheurs de l’Université de Tokyo qui est attaché à un fil et réduit d’un bateau sur le fond marin pour mesurer les niveaux de césium radioactif dans le sol pendant que le navire se déplace le long .
Le NRA prévoit de surveiller les 600.000 sites à intervalles de 1 mètre et de mettre en commun les résultats avant l’exercice en cours se termine en Mars.
…À moins que l’Apocalypse vient changer l’Agenda des scientifiques japonais d’ici là!
FUKUSHIMAUPDATE Le Moment le plus dangereuxde l’humanité: FukushimacarburantPiscineàl’unité 4. «C’estune question de surviede l’homme. » « La communauté internationale doit désormais tout prendre en chargeàFukushima: Nous sommes maintenantdans les deux moisdece que peut êtrele moment le plusdangereuxde l’humanitédepuis la crisedes missiles de Cuba. Il n’y a aucune excusepour ne pas agir. Toutes les ressources que notre espècepeut rassemblerdoiventêtre axées surlapiscine de combustibleàFukushimaUnité 4. Le propriétaire de cette centrale deFukushima,Tokyo Electric(Tepco), ditque, dansaussi peuque 60jours, ilpeutcommencer à essayer desupprimerplus de 1300barres de combustible irradiéd’une pool (piscine) gravement endommagée et perchéeà 100 piedsdans les airs.La piscinerepose surun bâtimentgravement endommagéquiest inclinableet pourrait facilementdescendre … à la mer dans leprochain tremblement de terre, si ce n’est pasde sa propregravité.«
Quelque 400 tonnes de carburant dans ce bassin pourraient cracher plus de 15.000 fois plus de rayonnement que ce qui a été libéré à Hiroshima,en 1945.
La seule chose certaine à propos de cette crise est que Tepco n’a pas les connaissances scientifiques, techniques ou les ressources financières pour y faire face . Pas plus que le gouvernement japonais. La situation exige un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce humaine est capable d’apporter.
Pourquoi est-ce si grave ?
Nous savons déjà que des milliers de tonnes d’eau fortement contaminée se déversent à travers le site de Fukushima , apportant un flot continue d’ isotopes toxiques à long terme dans le Pacifique. Des Thons irradiés par les retombées facilement retraçables à Fukushima ont déjà été capturés au large de la côte de Californie. On peut s’attendre à bien pire.
Tepco continue de verser plus d’eau sur le site proche de trois cœurs de réacteurs fondus , il doit en quelque sorte garder la chaleur sous contrôle.Les émanations de vapeur indiquent que la fission peut toujours se passer quelque part sous terre. Mais personne ne sait exactement où ces noyaux sont en réalité.
Une grande partie de cette eau irradiée est maintenant assis dans environ un millier de réservoirs immenses mais fragiles qui ont été rapidement assemblés et parsemés autour du site. Beaucoup sont déjà en train de fuir. Tout pourrait se briser dans le prochain tremblement de terre , libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.
L’eau qui coule à travers le site sape aussi les structures résiduelles de Fukushima , y compris celle soutenant la piscine de combustible à l’Unité 4.
Plus de 6.000 assemblages de combustible siègent désormais dans une piscine commune à seulement 50 mètres de l’unité quatre . Certains contiennent du plutonium. La piscine n’a pas de confinement au-dessus. C’est vulnérable à la perte de liquide de refroidissement, l’effondrement d’un immeuble voisin , un autre tremblement de terre , tsunami et un autre plus .
Au total, plus de 11.000 assemblages de combustibles sont éparpillés autour du site de Fukushima. Selon l’expert de longue date et ancien ministère de l’Énergie officiel Robert Alvarez , il y a 85 fois plus de réserves mortelles de césium sur place comme il a été libéré à Tchernobyl.
Les Points chauds radioactifs continuent d’être trouvé autour du Japon . Il y a des indications de taux accrus de dommages de la thyroïde chez les enfants locaux.
En bout de ligne immédiate : les barres de combustible doivent en quelque sorte être retirées en toute sécurité hors de l’Unité Quatre (la piscine de combustible ) dès que possible.
Juste avant le tremblement de terre du 11 mars 2011 et le tsunami qui a brisé le site de Fukushima , le noyau de l’unité quatre a été retiré pour l’entretien de routine et de ravitaillement . Comme une vingtaine de réacteurs aux Etats-Unis et aussi beaucoup d’autres à travers le monde , la piscine General Electric conçue dans laquelle ce noyau se situe maintenant,est à 100 pieds dans les airs .
Le combustible usé doit en quelque sorte être maintenu sous l’eau. Il est vêtu d’ alliage de zirconium qui peut s’enflammer spontanément lorsqu’il est exposé à l’air. Longtemps utilisé dans les ampoules flash pour les appareils photo , les brûlures et les flammes de zirconium avec une flamme chaude sont extrêmement lumineuses et puissantes.
Chaque tige découverte émet un rayonnement suffisant pour tuer quelqu’un debout à proximité, en quelques minutes. Un incendie pourrait forcer tout le personnel à quitter le site et rendre les machines électroniques impraticables.
Selon Arnie Gundersen , ingénieur nucléaire avec quarante ans d’expérience dans une industrie pour laquelle il a fabriqué des barres de combustible , celles du coeur de l’unité 4 sont pliées, abîmées et fragilisées au point de s’écrouler . Des caméras ont montré des quantités inquiétantes de débris dans la piscine de combustible , qui elle-même est endommagée.
Les ingénieurs et scientifiques font remarquer que les obstacles à contourner afin de vider la piscine de l’Unité 4 de ses combustible sont uniques et intimidants, dit Gundersen . Mais cela doit être fait avec 100 % de perfection.
Si la tentative échoue , les tiges peuvent être exposés à l’air et prendre feu , libérant des quantités horribles de radiations dans l’atmosphère . La piscine pourrait venir s’écraser au sol , le dumping des barres prises ensemble dans une pile pourrait entrer en fission et exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait serait suffisant pour menacer la santé et la sécurité de toute l’Humanité .
Les premières retombées de Tchernobyl en 1986 avaient atteintes la Californie dans les dix jours suivants . Celles de Fukushima en 2011 sont arrivés en moins d’une semaine . Un nouveau feu de carburant à l’unité 4 déverserait un flot continu de poisons radioactifs mortels pendant des siècles.
L’Ancien ambassadeur Mitsuhei Murata affirme que : »les retombées à grande échelle de Fukushima détruiraient l’environnement mondial et toute notre civilisation . Ce n’est pas sorcier , ni se connecter au débat pugilistique sur les centrales nucléaires . C’est une question de survie de l’humanité » .
Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon peuvent aller seul. Il n’y a aucune excuse pour refuser de déployer rien de moins qu’une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.
Nous avons deux mois ou moins à agir.
Pour l’instant, nous sommes à lancer une pétition auprès des Nations Unies et du Président Obama afin de mobiliser la communauté scientifique mondiale et d’ingénierie pour prendre en charge à Fukushima et le travail de déplacement de ces barres de combustible à la sécurité.
Si vous avez une meilleure idée, s’il vous plaît ,veuillez faire suivre. Mais il faut faire quelque chose et le faire maintenant.
Le temps est compté. La menace d’une catastrophe nucléaire mondiale est douloureusement proche de minuit.
(Sources: Harvey Wasserman…elle est rédactrice en chef du Columbus Free Press et Free Press qui édite le journal Nuke gratuit ).
Pour l’instant, nous sommes à lancer une pétition aux Nations Unies et au Président Obama afin de mobiliser la communauté scientifique mondiale et d’ingénierie pour prendre en charge à Fukushima et le travail de déplacement de ces barres de combustible en toute sécurité.
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AUTRES TEXTES RELATIFS SUR LE MÊME SUJET: (Mis à jour aujourd’hui)
Des employés de la centrale Dai-Chi,en costumes de travail.
La méga crise de Fukushima continue à hanter la planète Terre sur une base quotidienne avec des barrages de retombées radioactives qui ont totalement infiltré notre approvisionnement alimentaire international dans l’océan Pacifique . Mais au lieu de nous alerter sur cette réalité et nous aider à nous préparer à ce qui s’en vient , les gouvernements japonais et des États-Unis d’Amérique ont choisi d’ignorer et de minimiser les effets dévastateurs de Fukushima afin de faire semblant que tout va bien .
Les fonctionnaires du CNRC visitent le complexe de Fukushima Dai -ichi .
Et en retour , bien sûr , le résultat est la contamination nucléaire continue et incontrôlée de la planète – et c’est de pire en pire. Examinons un certain nombre de faits troublants concernant la profondeur de l’ émission croissante de radiations ,provenant de Fukushima , les étapes d’avancement de la crise , la gestion qui se fout carrément de la catastrophe, et bien sûr comment cela nous affecte sur une base quotidienne.
1 . Les relevés d’augmentation du rayonnement radioactif continuent de briser des records àFukushima :
L’un des mensonges les plus absurdes formulées par TEPCO ( Tokyo Electric Power Co. ) et soutenu par le gouvernement est la notion que Fukushima a vraiment rien à craindre. En fait, l’incident a été classé comme une « anomalie de niveau 1 » avant il a été révélé que les niveaux de radiation ont été vertigineuse vers de nouveaux sommets comme récemment le 4ème jour de Septembre 2013. Et c’est cette même révélation ,en Septembre dernier qui a forcé l’ Autorité de régulation nucléaire ( NRA) de reconnaître cette réalité et changer la classification de la catastrophe de Fukushima au niveau 3 » incident grave » .
Les niveaux de rayonnement étaient assez élevées pour tuer un homme sans défense en quelques heures.
2 . Les Exploitants d’installations ont falsifiés les relevés de rayonnement
Le cœur même de la chronologie de catastrophe de Fukushima qui a été régurgité par les médias et les organismes gouvernementaux semblables reposait presque exclusivement sur les informations fournies par les exploitants d’installations TEPCO – une entreprise qui est maintenant sur le disque pour avoir menti à la population du monde de manière importante. Et il n’y avait aucun signe qu’ils finiraient par dire la vérité à moins de contrainte. Il a fallu attendre une enquête indépendante qui a révélé les niveaux réels de rayonnement libéré de l’usine (environ 2 1/2 fois plus que TEPCO pourrait même admettre ) que TEPCO a dû aller sur le dossier et indiquer que les niveaux de radiation qu’ils ils sortaient étaient en effet beaucoup plus faible que la réalité.
Nous pouvons seulement imaginer quoi d’autre ils ont falsifiés là-dessus.
3 .L’eau radioactive (bourrée de césium -137) a été principalement drainée dans l’océan Pacifique
L’enquête indépendante sur les niveaux de radiation de Fukushima a non seulement été exposé aux mensonges de TEPCO concernant l’ explosion de rayonnement à l’usine, mais que près de 78% de la teneur en césium 137 libéré par la centrale a été rejetée dans l’océan Pacifique . L’usine dispose désormais que les trois effondrements des réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi ont libérés environ 900.000 terabecquerels de substances radioactives . Environ 20% est tombé en terre japonaise , 2% quelque part sur la terre à l’extérieur du pays, et un énorme 78% restant est soupçonné d’avoir rejoint l’océan Pacifique.
Pendant ce temps , la pêche continue d’opérer et les gouvernements continuent de prétendre que rien n’a mal tourné. Et dans le même temps , les grands médias ( les médias mourants qui continue à perdre des cotes de confiance selon les principaux sondages Gallup ) poussent la propagande que Fukushima n’est rien du tout pour s’inquiéter – il suffit de garder les fruits de mer manger du Japon et ne me dérange pas le fait que les niveaux de rayonnement sont toujours des attaques massives . Et certainement que cela ne dérange pas qu’on note » limites acceptables « au niveau d’irradiation dans votre alimentation.
La réponse est claire : exposer cette information et l’incitation à une vérification de la réalité à travers la planète est essentielle pour forcer effectivement la mise en place pour répondre à Fukushima. Malheureusement, il semble encore une fois que nous sommes tenus de nous débrouiller par nous-mêmes, à un niveau de survie jusqu’à ce que nous puissions atteindre le point où le public en aura vraiment eu assez.
Anthony Gucciardi, après avoir parlé avec les meilleurs médecins et la création de ce qui est maintenant un site de santé naturel supérieur à travers le monde , a fait équipe avec l’expert,le Dr. Edward reconnu internationalement pour créer ce qui est aujourd’hui la seule forme d’iode acceptable et utilisable . Une forme d’iode que les médecins ont été en mesure d’utiliser pendant des années puisque nous avons vu l’élimination progressive et volontaire de l’iode à partir de l’approvisionnement alimentaire au sens large du terme.
Il est essentiel de passer le mot sur la profondeur de la dévastation liée à Fukushima avant que nous voyons encore des niveaux élevés de radiations pénétrer dans la biosphère par la mauvaise gestion et des « blackout médiatiques » autour de l’événement,tout cela au nom du gouvernement .
(Source: Infowars)
Petit conseil de la fin: achetez-vous un compteur Geiger avant d’aller à la poissonnerie!
La carte des dangers grandissants dus à la pollution environnementale en Russie et en Asie Centrale:un véritable baril de poudre.
La course aux armements qui a caractérisé la Guerre froide a occulté toute préoccupation environnementale (et pas seulement en Union soviétique comme en témoignent les essais nucléaires américains sur l’atoll de Bikini). Moscou a développé et produit en un demi-siècle une quantité considérable d’armes nucléaires, chimiques et bactériologiques. Or, la chute de l’URSS en 1991 et la désorganisation qui s’en est suivie a laissé un grand nombre d’unités de production et de dépôts à l’abandon, sans protection ni décontamination, notamment hors des frontières russes. Ceci par manque de moyens financiers mais également par pénurie de compétences techniques, les experts russes ayant rejoint la mère-patrie.
La politique de « glasnost » (transparence) lancée par le président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, à la fin des années 1980 a révélé des informations inquiétantes sur les pratiques russes, notamment dans le domaine nucléaire, et sur leurs conséquences sur l’environnement : graves accidents dans des centrales et à bord de vaisseaux nucléaires, réseau de villes secrètes dédiées à la fabrication d’armes, immersion ou enfouissement de déchets sans contrôle… C’est sur ce secteur de l’héritage environnemental soviétique que la communauté internationale, qui se sentait directement menacée par les risques de contamination nucléaire à ses frontières, s’est le plus mobilisée au cours des années 1990. Dans les premières années qui ont suivi la fin de l’Union soviétique, elle a en particulier consacré ses efforts à aider les Nouveaux Etats indépendants à se «dénucléariser».
Le cimetière des sous-marins soviétiques négligés de Mourmanks.
Cimetières de sous-marins nucléaires en Russie
L’Union soviétique avait construit au total 247 sous-marins nucléaires et cinq navires de guerre à propulsion nucléaire. Les deux tiers étaient affectés à la Flotte du Nord, devenue ainsi du temps de l’Union soviétique la plus grosse flotte nucléaire du monde, et un tiers à la Flotte du Pacifique.
192 sous-marins ont été désarmés (dont 116 pour la Flotte du Nord et 76 pour la Flotte du Pacifique), mais seulement 91 d’entre eux ont été démantelés (c’est à dire notamment délestés de leur moteur, et parfois de leur combustible nucléaire).
Les autres, soit 71 unités, attendent leur démantèlement, conservant à bord propulseurs et résidus de combustible nucléaires (chiffres 2004). Ils contiendraient 30 fois la quantité de combustible nucléaire du réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl lorsqu’il a explosé en 1986.
Ce que vous voyez est tout simplement le plus grand sous-marin nucléaire du monde. Il est russe, construit à six exemplaires du temps de la Guerre froide, dont quatre pourrissent dans le cimetière hyper pollué de Mourmansk. Son nom de code est Typhoon (nom russe : Requin). • C’est un énorme bâtiment de 172 m de long, 19 de haut, 24 de large, d’un poids moyen supérieur à 25 000 tonnes en plongée. Précision technique, sa vitesse ne dépasserait pas 20 nœuds en plongée (pas très rapide), mais il serait totalement silencieux… La première image (l’arrière du monstre durant sa construction) montre le gouvernail de direction et les hélices, mais surtout les minuscules soldats qui doivent bien dépasser 1,80 m ! Ils donnent l’échelle… Hallucinant ! La seconde image confirme ce gigantisme inégalé à ma connaissance. • Autre détail valant son pesant d’uranium, la propulsion est évidemment nucléaire ; sa force de frappe (également nucléaire) de 20 missiles de dix têtes chacun (donc 200 objectifs possibles) représenterait au total 1 400 fois Hiroshima ! Vous avez bien lu : 1400! Bref, cette ultra-bombe, qui fait honneur au génie humain, croise peut-être au large de nos plages vacancières. Mais rassurez-vous, il voyage sous l’eau, vous ne le verrez pas
Mourmansk
La Flotte du Nord est répartie sur cinq bases navales dans la péninsule de Kola (située entre le mer de Barents et la mer Blanche). La plus importante, Mourmansk, est également un centre de production de sous-marins nucléaires. En dépit d’une aide étrangère importante, notamment américaine et norvégienne, les infrastructures pour démanteler les navires et surtout stocker leurs déchets restent insuffisantes. La construction d’une unité régionale de démantèlement est en cours dans la baie de Saïda (projet russo-allemand pour le stockage à long terme de 120 réacteurs). Elle sera opérationnelle en décembre 2008 mais ne résoudra pas la question du stockage du combustible, qui demeure la plus épineuse à résoudre, surtout lorsqu’il s’agit de combustible liquide.
En juin 2007, la fondation norvégienne pour la protection de l’environnement Bellona a lancé un appel au président russe, Vladimir Poutine, à propos des risques d’explosion nucléaire spontanée sur le plus grand site d’Europe pour le stockage de déchets radioactifs et de combustible radioactif usagé, situé à 100 km de Mourmansk et à seulement 45 km de la frontière russo-norvégienne, dans la baie d’Andreïeva. Selon un rapport d’experts et de scientifiques russes, un accident de ce type pourrait répandre dans l’atmosphère pas moins de 20 millions de curies.
Océan Pacifique
La Flotte du Pacifique, quant à elle, se trouve dans une situation encore plus défavorable : les sous-marins désaffectés sont disséminés le long de la côte, parfois à plus de 1 000 km de la plus proche installation de démantèlement. Le principal problème réside dans le remorquage de ces navires vers les chantiers, car ils sont généralement en très mauvais état. Le Japon, directement concerné par les risques de pollution dans cette zone, est le principal bailleur de fonds de ces opérations.
Océan Arctique
Autre risque de contamination, les vingt réacteurs de sous-marins nucléaires et le réacteur de brise-glace qui auraient été immergés depuis 1965 dans l’océan Arctique, au Nord de la Sibérie orientale. Selon certaines estimations, les déchets de la mer de Kara représenteraient les deux tiers de tous les matériaux nucléaires immergés dans le monde.
Le polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk au Kazakhstan
Le polygone de Semipalatinsk est le premier et l’un des principaux sites atomiques soviétiques. Entre 1949 et 1989, l’Union soviétique y fit exploser un total de 468 bombes atomiques dont 125 dans l’atmosphère et 343 sous-terre. Le site, qui s’étend sur 18 540 km2, a été fermé en 1991 par les autorités kazakhes, mais il n’est pas clos et les habitants des villages voisins y envoient paître leurs troupeaux. En 1997, l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) a confirmé que le site présentait de graves risques pour la santé publique. En effet, et selon plusieurs études concordantes, la proportion de personnes atteintes, notamment de cancers et de maladies mentales, dans les zones proches du polygone serait de 35 % supérieure à la moyenne du Kazakhstan.
Dans le cadre d’un programme d’assainissement de Semipalatinsk, coordonné par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’OTAN a lancé en 2000 le projet SEMIRAD destiné à évaluer le niveau de contamination aux abords de la zone d’essais.
D’autres risques de contamination radioactive…
La production d’uranium et le stockage de déchets nucléaires ont engendré d’importants risques de contamination radioactive. Celle-ci touche plusieurs régions de Russie et d’Asie centrale. Par exemple, le lac Karatchaï qui borde le complexe industriel Mayak près de Tcheliabinsk dans l’Oural témoigne de la négligence passée de l’industrie nucléaire. Il est considéré actuellement comme l’un des endroits les plus pollués au monde. Les déchets nucléaires immergés dans le plan d’eau totaliserait 120 millions de curies, avec des quantités de strontium-90 et de cesium-137 sept fois supérieures à celles relâchées par l’explosion de Tchernobyl. Les déchets de 50 années de production, de traitement et de stockage d’uranium s’y trouvent en effet entreposés.
Un sous-marin nucléaire dans le port de Roslyakovo près de Mourmansk dans la péninsule de Kola.
Que fait la communauté internationale ?
C’est dans le domaine du nucléaire militaire que la communauté internationale s’est le plus mobilisée. La Russie a d’ailleurs fait appel à elle, du moins pour l’aider à décontaminer la région Nord-Ouest. Toutefois, les sommes en jeu sont tellement importantes qu’il faudra attendre encore de longues années avant d’espérer aboutir à un résultat satisfaisant.
A titre d’exemple, la fondation Bellona a évalué le coût du démantèlement, de la sécurisation des dépôts et de la réhabilitation complète des sites à 1,6 milliard de dollars pour la région de Mourmansk et 845 millions pour celle de Tchéliabinsk.
En 2002, les pays du G8 (Groupe des huit principaux pays industrialisés) ont lancé le Programme de partenariat global contre la prolifération des armes de destruction massive et se sont engagés sur une somme totale de 20 milliards de dollars. Ce programme s’est élargi depuis à l’Union européenne et à treize autres pays. Cependant, malgré ces efforts, on considère que dans les pays de la CEI, seuls la moitié environ des bâtiments contenant des matériaux radioactifs sont dotés d’équipements de sécurité (clôtures, caméras de surveillance et instruments pour surveiller la radioactivité).
L’Union européenne agit pour sa part au sein du Partenariat pour l’environnement dans le cadre de la dimension septentrionale (NDEP) qui s’inscrit dans la Dimension septentrionale, initiative lancée par l’UE en 1999. Le NDEP qui réunit la Commission européenne, la Russie, la BERD, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque nordique d’investissement (NIB) et la Banque mondiale, est largement soutenu, par les États membres de l’UE et la Norvège. Il est alimenté par un Fonds de soutien géré par la BERD.
Pour coordonner la multiplicité des projets d’aide, l’Agence fédérale pour l’énergie atomique russe (Rosatom) a élaboré un Plan stratégique pour la Russie du Nord-Ouest, dont la seconde phase s’est achèvé en août 2007. Cependant on lui reproche de peu se soucier des intérêts des populations. Par ailleurs, certaines ONG dénoncent un effet pervers de l’aide qui permettrait à la Russie de maintenir une industrie nucléaire obsolète, notamment grâce au retraitement du combustible à usage militaire en combustible pour les centrales.
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Un sous-marin soviétique échoué tout près de la rive ,en mer Baltique.
Les accidents de sous-marins nucléaires soviétiques:
– 30 août 2003: K159 – 9 morts – Naufrage à 5,5 km de l’île Kildine (nord-ouest) en mer de Barents alors que le sous-marin retiré du service en 1989 était remorqué vers un port où l’y attendait sa destruction.
– 12 août 2000: K141 Koursk – 118 morts – A coulé en mer de Barents par une profondeur de 150 mètres à une centaine de kilomètres des côtes de la péninsule de Kola, à proximité de Mourmansk. Renfloué en juin 2001.
– 29 janvier 2000: Un sous-marin nucléaire refait surface en pleine tempête dans la mer de Barentz en raison de l’ouverture accidentelle d’un sas à cordages. 2 morts.
– 29 mai 92: Explosion (?) à bord d’un sous-marin russe de la flotte du Nord. 1 morts et 4 blessés.
– 6 octobre 1986: K219 Yankee 1 – 4 morts – Explosion dans un tube de lancement (Incendie) coule à 600 miles au nord-est des bermudes à près de 5000 mètres.
– 10 août 1985 : K- 314, project 671, Explosion du réacteur nucléaire lors de sa recharge dans la baie de Chazhma, région de Primorye près de Vladivostok. Dix hommes d’équipage meurent sur le coup. Pendant l’accident, puis la liquidation 260 à 290 personnes sont irradiées, irradiation aiguë pour 39 personnes, la maladie du rayonnement est développée par 10 personnes. Plus de 100 000 curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux heures pour éteindre l’incendie. Un vaste secteur reste non dépollué et est toujours ouvert aux activités humaines. Les 2 000 habitants de la baie n’ont jamais été évacués. Le sous-marin et ses matériaux radioactifs reposent toujours au fond de la baie, sous plusieurs mètres de sédiments.
– 18 juin 1984: Echo 1 – 13 morts – Incencie lors d’une patrouille.
– 24 Juin 1983: K429 Charlie 2 – De 2 à 17 morts – Explosion et incendie, a coulé dans la baie de Kracheninnikov lors d’une opération d’équilibrage. Le navire est récupéré quelques semaines plus tard.
– 8 avril 1982: K123 – Pas de victimes – Destruction du circuit primaire – Les réparations ont durée 9 ans.
– 24 octobre 1981: S-178 classe Whisky – 32 morts – Collision près de Vladivostok.
– 30 novembre 1980: K222 – Pas de victimes – Mise en route incontrôlée d’un réacteur, destruction du circuit primaire.
– 28 décembre 1978: K171 Delta – 3 morts – Panne d’un réacteur et comportement inadéquat de l’équipage.
– 2 septembre 1978: K451 Yankee 1 – Pas de victimes – Incendie dans le bloc des turbogénératrices.
– 10 septembre 1977: K403 Yankee 1 – Plusieurs blessés – Explosion d’un batterie en plongée –
– 7 décembre 1975: K36 Echo 2 – 2 blessés – Explosion d’une batterie.
– 28 juin 1975: K447 Delta 1 – 2 blessés – Explosion d’une batterie à quai.
– 6 avril 1974: K420 Yankee 1 – Pas de victimes – Incendie dans le 10ème compartiment
– 23 septembre 1972: K19 Hotel – Incendie lors d’une patrouille en Atlantique Nord – 28 victimes
– 11 avril 1970: K8 November – 52 morts – Coule avec ses deux réacteurs nucléaires à environ 800 km au large des côtes bretonnes (golfe de Gascogne), après un accident survenu au système de propulsion. Le sous-marin transportait probablement deux torpilles nucléaires, qui seraient à 4680 mètres de fond.
– 23 août 68: K140 Yankee 2 – Pas de victime – Mise en route incontrôlée d’un des deux réacteurs.
– 8 mars 68: K129 Gulf 2 – 97 morts – Le sous-marin est armé de trois missiles SS-N5 et de ses torpilles nucléaires, il coule à 750 miles au nord-est de l’île de Oahu, à Hawaï. Des éléments sont récupérés secrètement par la CIA le 4 juillet 1974 au cours de l’opération Jennifer.
– 8 septembre 67: K3 November – 39 morts – Incendie dans le 1er et le 2e compartiment en patrouille.
– 20 novembre 65: K74 Echo 1 – Pas de victime – Destruction de la turbine tribord suite à une panne d’un dispositif automatique.
– 12 février 1965: K11 November – Une partie du personnel irradié – Mise en route incontrôlée d’un réacteur lors du déchargement due à l’incurie du personnel.
– 13 octobre 1960: K8 Flotte du Nord – 13 irradiés – Panne d’un générateur de vapeur lors d’un exercice en mer.
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Capture d’écran de la chaîne russe NTV lors des obsèques des morts du sous-marin Nerpa, le 11 novembre 2008 à Vladivostok Image: afpDanger,Icebergs radioactifs en mer
Près des côtes d’Europe reposent plus de 100 000 tonnes de déchets radioactifs oubliés, et au fond de l’Arctique, des épaves coulées ou abandonnées renferment de fortes doses de radioactivité.
Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution. Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée. Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ? Thomas Reutter et Manfred Ladwig, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts, partent à la recherche de ces déchets engloutis dans le reportage « Océans poubelles » prochainement diffusé sur la chaîne Arte. Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés. Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement. Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.
Transport d’une épave au moyen de caissons flottants.
Au fond de l’Arctique, des épaves coulées ou abandonnées par la marine russe menacent aujourd’hui de libérer de fortes doses de radioactivité. Pourtant, l’omerta est de mise.
Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires… : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe. Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. Pourtant, l’omerta est de mise. Pour avoir dénoncé l’état déplorable de la flotte russe et le risque d’accident nucléaire, un ingénieur et inspecteur de sous-marins a été emprisonné ; un autre militaire n’accepte de témoigner qu’anonymement. Un rapport remis en 2011 au Kremlin par le ministère russe de l’Environnement appelait à couler des sarcophages de béton autour de deux des trois sous-marins d’ici 2014 au plus tard – mais la recommandation est restée à ce jour lettre morte.
Fut rejeté par la mer sur une plage russe.Il était éventré:de rapides expertises ont montré le niveau élevé de radiations à l’intérieur.
La « Porte de l’Enfer brule depuis plus de 40 longues années.
Le Turkménistan est àsoixante dix pour centun désert–le désert duKarakoum, pour être exact.La nationest divisée en cinqprovinces, la deuxième étant laWelayatAhalqui occupela partie centre-sud du pays. Ahalest presque entièrementdésert etne contient quequatorze pour centde la populationdu pays, mais il est également riche engisements de ressourcesnaturelles.
Quand les scientifiquessoviétiquesont découvert des réserves de pétroleprès de la villedeDerwezedans le désert duKarakoum, le forage a débutérapidement. Quandun appareil de forages’est effondré eta créé uncratère,de grandes quantités deméthaneont été libérés.Quandles pétroliersont tenté debrûlerleméthane, ceci a commencé un feu qui brûletoujoursplus de quaranteans plus tard.
Le désert du Turkménistan
Le village deDerweze(également connu sous le nomDarvaza) est situéau Turkménistan,ses350 habitantstribauxbravant lesconditionsinhospitalières dudésert depuis des centaines d’années.
Rien ne pourraitinterrompre lemode de viepaisible et tranquillede la tribunomade, mis à part assis sur unegrande découverte gazière et pétrolière ainsi que d’autres ressources naturelles.
La Porte de l’Enfer …vue aérienne.
À la fin desannées soixante,l’Union soviétiquea envoyé des équipesd’explorationà travers le continentpourlocaliser les gisementsdegaz et de pétrole. En 1971,l’un des groupesavait repéréce qu’il croyaitêtre unriche gisementsous levillagedeDerweze. Uncampa été établi, un appareil de foragerapidement mis en place, et les opérationsont commencépeu de temps après.
La Porte de l’Enfer au soir.
Commele foragea commencé, les scientifiques de la pétrochimieont commencéestimer la quantité deréserves de gazdisponiblessur le site.Les estimations initialessont positives, et quand lesappareils de foragesoviétiquesont confirméleurs conclusions, la production a été porté àpleine capacité etils ont commencé àstocker le gaz.
L’ORIGINE DU DÉSASTRE
La catastrophe frapperait peu après lorsque le sol sous l’appareil de forage a cédé et fit disparaître l’installation dans un gouffre toxique. Miraculeusement, aucune des vies ont été perdues dans la catastrophe, mais de grandes quantités de gaz de méthane ont été libérées dans l’atmosphère.
La carte des lieux
Cela a créé un problème environnemental important tout en menaçant la santé des villageois de Derweze . Lorsque le méthane ( un gaz à effet de serre dangereux ) est brûlé , il est un plus grand contributeur au réchauffement climatique que le dioxyde de carbone.
Après 40 ans de pollution,on commence à s’y intéresser.
Les géologues ont déterminé que la meilleure façon de procéder,pour résoudre le problème, était de mettre le cratère en feu (de grands écologistes,les communistes soviétiques). Brûler l’excès de méthane sur plusieurs jours serait beaucoup moins cher et plus sûr que d’utiliser des équipements coûteux pour l’extraction , ce qui pourrait être dangereux et prendre des mois.
Malheureusement, les premières estimations des réserves du site étaient extrêmement faibles , quand les scientifiques ont allumé le gaz, il a éclaté et n’a pas cesser de brûler . Plus de quarante ans plus tard, le feu brûle encore . Les sections locales rapidement surnommé le site de la Porte de l’Enfer et le cratère de gaz de Darvaza .
POLLUTION,LAISSEZ-FAIRE POLITIQUE ET NETTOYAGE
Le cratèreeffondréde forageest immense , mesurant 230pieds de large(70 m) et 66pieds de profondeur(20m). L’odeurdésagréable defeu et de soufreimprègnela régiondes centaines de mètresdans toutes les directionstandis queses recoinscrachent une boue bouillanteavec les flammes oranges qui léchent le hautdela roche rendue en fusion.
Avec plus de préoccupations croissantes, le Président du Turkménistana ordonné au village deDerwezede se dissoudreen 2004– mais pas pourdes raisons de sécurité. Le ChefSaparmurat Niyazova déclaré que levillageétaitun spectacledésagréablepour les touristesvers le cratère.
EnAvril2010,le chef politique du Turkménistan,Berdimuhamedowa visité laPorte del’Enferet a ordonnésa fermeture. Le cratèrede combustionexposéentrave les forages supplémentairesdans la région ,riche en ressources naturelles. Avecle cratèrefermé, le Turkménistan pourraitreprendre le forageetfournirplus de revenus.Mais enJuilletde 2013aucune action n’aété prise etl’incendie ducratèrede gazDarvazabrûle encore.
La roche parvint à la chaleur de fusion
AUJOURD’HUI ,,,ET DEMAIN
Depuis la catastrophe, débutée en 1971, il y a eu peu d’explorationdans le désert deKarakoum. Le Turkménistan aconcentré ses effortsdans la mer CaspienneàDauletabad–Donmez parla frontière iranienneet le long dubassin de l’Amou-Daria en bordure de l’Ouzbékistan.
Au cours des dernièresannées, plusieursexplorationsdans le désertont augmenté, tantdans lesgrandschamps gaziersdu SudYolotan/OsmanetàGutlyayak. Le Turkménistana laquatrième plus granderéservede gaz naturelle dans le monde,et produitactuellement 75milliards de mètres cubeschaque année.En dépit de cesrichessesen gaz naturel, le pays a du mal àfinancerune opération de nettoyage.
Au créditdu pays, le gouvernement a annoncé undésir denettoyer le siteet de fermer la portede l’enfer. Maistant que le paysobtient une aidefinancière ou à moins de pressionspolitiques, il semble peu probable que laportesera ferméede sitôt.
Dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent »[1] boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km² !
En 1997, le capitaine Charles Moore a été le premier à découvrir cette zone improbable de l’océan Pacifique où les déchets plastiques flottants s’accumulent. Ainsi, selon des observations effectuées depuis plus de 15 ans par l’Algalita Marine Research Foundation, sous l’effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires, flottent pendant des années avant de se concentrer dans deux larges zones connues sous les noms de « Plaque de déchets du Pacifique est » (Eastern Pacific Garbage Patches) et « Plaque de déchets du Pacifique ouest » (Western Pacific Garbage Patches).
Ces deux plaques forment la « Grande plaque de déchets du Pacifique » (Great Pacific Garbage Patch), un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et qui s’étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit un tiers de la superficie de l’Europe ou encore six fois la superficie de la France ! Il est estimé que ce « continent » de déchets pèse au total 3,43 millions de tonnes avec jusqu’à 750 000 débris par km² ; Greenpeace évoquait fin 2006 près d’un million de déchets par km² dans son rapport sur les débris plastiques et la pollution des océans.
Ainsi, selon Chris Parry, chef de programme d’éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l’effet du gyre[2] subtropical du Pacifique Nord (North Pacific Gyre) et s’accumulent dans cette zone peu connue : peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches l’empruntent. A l’image d’un puissant siphon marin, le vortex attirerait vers lui tous les résidus de notre société de (sur)consommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas « aspirés » mais accumulés et bien visibles.
Le plastique : principal constituant du « continent » de déchets
Jusqu’alors les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n’est plus le cas avec l’arrivée du fameux plastique. En effet, les plastiques constituent 90 % des déchets flottant sur les océans. Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement mentionnait en juin 2006 qu’on trouve en moyenne 46 000 morceaux de plastique par 2,5 km² d’océan sur une profondeur d’environ 30 mètres !
Ce « continent » de déchets plastique ressemble davantage à une soupe de plastique constitué de macro déchets éparses mais surtout de petits éléments invisibles sans une fine observation. C’est en filtrant l’eau que l’on découvre une mixture composée de petits morceaux de plastique qui se sont fractionnés mais aussi des granulés de plastique qui sont utilisés comme matière secondaire pour fabriquer les objets en pastique.
En certains endroits, la quantité de plastique dans l’eau de mer est jusqu’à 10 fois supérieure à celle du plancton, maillon élémentaire de la vie dans les océans (Charles Moore, Algalita Foundation) ! On parle alors de « plancton plastique »
Selon Greenpeace, sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finissent dans les océans. Et 70 % des plastiques qui s’aventurent en mer coule et le reste flotte naviguant au grès des courants…
Un « continent » de déchets mortels
Ce qui pose problème c’est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (estimé entre 500 et 1000 ans) et la toxicité des éléments qui les composent.
L’exemple le plus classique étant la tortue qui s’étouffe avec des sacs plastiques confondus avec des méduses.
Avec de telles concentrations de plastique, toute la chaîne alimentaire est affectée puisque les plus petits morceaux sont ingérés par des oiseaux, de petits poissons qui seront à leur tour mangés par de plus gros… Ainsi, Greenpeace estime qu’à l’échelle de la Terre, environ 1 million d’oiseaux et 100 000 mammifères marins meurent chaque année de l’ingestion de plastiques.
Selon des scientifiques américains de l’Institut Océanographique Scripps, 3 poissons sur 10 ont ingéré du plastique dans le Pacifique Nord, soit 24 000 tonnes de plastiques boulottées par les poissons chaque année dans cette zone. Rebecca Asch, chercheuse à l’Institut Océanographique Scripps indique que « dans cette zone la plupart des morceaux de plastique sont très petits. Les déchets ont été dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques. Donc ça n’a rien à voir avec une bouteille ou un sac en plastique. Ce sont des tous petits morceaux de plastique de la taille d’un confetti (largeur inférieure à 5 mm). En fait ils ont la même taille que le plancton dont se nourrissent les poissons. C’est pour ça qu’ils mangent le plastique, c’est parce qu’ils le confondent avec du plancton. »
Ce « continent » attire des animaux marins comme les pélicans et les tortues marines dont l’espérance de vie se trouve alors diminuée. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet soupe colossale de déchets selon le rapport de Greenpeace.
Enfin, ces grains de plastique agissent comme des éponges, fixant de nombreuses toxines dont des polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe. Ainsi, Bisphénol A, phtalates, DDT et PCB se retrouvent dans ces morceaux de plastique à des concentrations jusqu’à 1 million de fois supérieures aux normales !
Un « continent » de déchets qui modifie l’écosystème marin
Selon une expédition menée en 2009 par l’Institut d’océanographie Scripps (Université de San Diego – USA) et dont les résultats ont été publiés en mai 2012, ce continent de déchets favorise également certains insectes marins. Ainsi, l’insecte Halobates sericeus (ou patineur de mer) profite des détritus qui flottent pour pondre dessus. En effet, cet insecte dépose naturellement ses oeufs sur des plumes d’oiseaux, des coquilles, des pierres ponces (donc qui flottent)… Cette multiplication de nouveaux supports est donc une aubaine qui contribue à leur développement. Malheureusement, cela devrait contribuer à déséquilibrer l’écosystème marin en augmentant également la population de crabes, friands des halobates…
L’expédition 7e continent
En mai 2013, une équipe de professionnels de la mer menée par Patrick Deixonne, Président d’OSL et membre de la Société des Explorateurs Français, s’est rendue sur place pour effectuer des prélevements, évaluer l’importance du 7e continent de déchets et sensibiliser l’opinion publique à cette catastrophe écologique silencieuse.
Que pouvons-nous faire pour ne pas contribuer à ce « continent » de déchets ?
Chaque année, environ 250 millions de tonnes de plastique sont produits et plus de 10% se retrouveront dans l’eau, faute de filière de traitement. Or, leur durée de vie peut atteindre 1000 ans ! Et les plastiques biodégradables ne représentaient en 2012 que 0,27% de la production mondiale… Dans ces conditions et en l’absence de mesure radicale, le gyre du Pacifique Nord pourrait atteindre la taille de l’Europe d’ici une vingtaine d’années…
Malheureusement, le nettoyage de cet océan de déchets semble insurmontable, la superficie à couvrir est trop importante et les coûts seraient colossaux selon Marcus Eriksen, directeur de recherche et d’éducation à la Algalita Marine Research Foundation : « il n’y a rien que nous puissions faire maintenant, à l’exception de ne pas faire plus de mal. » De plus, cela serait dommageable aux organismes qui survivent sur ce nouvel « eldorado ».
En attendant d’avoir plus d’éléments corroborant l’ampleur de ce phénomène – notamment par des photos à grande échelle, aujourd’hui introuvables sur les nappes de déchets plastiques – plusieurs missions ont été lancées à l’assaut du « continent de déchets » comme celles de l’Algalita Marine Research Foundation, le projet Kaisei, et celle du CNES. Près de 15 ans après sa découverte, cette abomination colossale engendrée par nos activités semble enfin susciter un peu plus d’intérêt.
Une fois de plus, la surconsommation serait à l’origine de dégradations dont l’ampleur dépasserait la fiction. Et ce n’est pas pour nous rassurer, mais toute l’agitation « verte » actuelle ne semble rien n’y changer… Plus que jamais, nous avons tous un rôle à jouer, notamment pendant les périodes de fêtes où l’opulence frise l’écœurement.
Notes
Le terme « continent » est bien sûr exagéré, il faut sans doute plus y voir une concentration importante de déchets qui flottent et se regroupent sur une large zone dont la forme et la localisation précises varient au gré des courants.
Un gyre est un gigantesque tourbillon d’eau formé d’un ensemble de courants marins et provoqué par la force de Coriolis. Le gyre subtropical du Pacifique Nord fait environ 22 200 km de circonférence pour une surface approximative de 3,4 millions de km² (CNES)
Issu d’une famille de la bonne société lyonnaise, Albert Jacquard est reçu à Polytechnique 20 ans plus tard et entre en 1951 à la Seita (société nationale qui fabrique tabac et allumettes) pour y travailler à la mise en place d’un des premiers systèmes informatiques. Après un bref passage au ministère de la Santé publique, il rejoint l’Institut national d’études démographiques (Ined) en 1962. Mais il approche de la quarantaine et « s’aperçoit qu’on n’est pas éternel et qu’on ne veut pas gâcher sa vie à des choses dérisoires ». Albert Jacquard part donc étudier la génétique des populations dans la prestigieuse université américaine de Stanford, puis revient à l’Ined et passe deux doctorats en génétique et biologie humaine dans la foulée. Parallèlement à l’enseignement et son travail d’expert à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), il n’aura alors de cesse de démonter les arguments prétendument scientifiques des théories racistes et sera même témoin en 1987 au procès du nazi Klaus Barbie pour crimes contre l’humanité. Ses premiers livres, comme « Eloge de la différence: la génétique et l’homme » (1978) rencontrent un grand succès qui ne se démentira pas, même quand il dérivera vers la philosophie, la vulgarisation scientifique ou l’humanisme anti-libéral. Son engagement le Pr Jacquard n’aime pas le libéralisme et il sera d’ailleurs candidat aux législatives à Paris en 1986 sur une liste soutenue par divers mouvements de la gauche alternative, puis en 1999 sur la liste écologiste conduite par Daniel Cohn-Bendit (en 84e position). Dans les années 1990, Albert Jacquard va mettre sa verve médiatique au service d’une autre cause: les mal-logés et les sans-papiers. Occupation d’un immeuble rue du Dragon en 1994, de l’Eglise Saint-Bernard en 1996… son visage de vieux faune grec devient vite aussi familier que celui de l’Abbé Pierre, Mgr Gaillot ou Emmanuelle Béart, ses compagnons de lutte. L’âge aidant, le président d’honneur du DAL s’était fait plus discret tout en continuant à soutenir les démunis et à pousser des coups de gueule, comme dans sa chronique quotidienne sur France Culture de 2001 à 2010.
EN TERMINANT
Qu’il est été un homme de gauche,cela n’enlève pas à l’homme qu’il fut toute sa valeur.C’est un homme noble qui se battait pour de nobles causes.
J’estime que son combat continue,même après sa mort .Aussi,je continuerai à m’inspirer de ses idées.
Quand j’écoute ses vidéos ou quand je le lis,je me sens plus humain ,plus ouvert et plus empreint de compassion envers mes semblables.
Aussi ,en mémoire d’un grand homme,Albert Jacquart,voici donc un article publié le 7 octobre 2009:
La conscience du danger sauvera l’humanité
Il a beau avoir dépassé les 80 ans, l’intellectuel français Albert Jacquard n’en continue pas moins de porter son appel pour une société plus juste et plus durable, seule façon d’éviter rien de moins que la fin de l’aventure humaine. Le Devoir l’a rencontré, alors qu’il est de passage au Québec.
Le message d’Albert Jacquard est sans équivoque: ou bien l’humanité se détourne de la course à la croissance économique éternelle et cesse de considérer les ressources de la planète comme infinies, ou bien elle devra faire face à son propre naufrage dans un avenir pas si lointain.
Et la profonde récession qui a frappé le monde devrait selon lui servir de première étape de réflexion sur les moyens d’éviter le pire.
L’intellectuel français refuse d’ailleurs de qualifier les déboires mondiaux de la dernière année de « crise ». « Ce qu’on traverse, ce n’est pas une crise, c’est une mutation. Une crise, ça se termine, comme on parle tout le temps de la « sortie de crise ». Mais pour moi, il n’y a pas de sortie de crise dans une aventure humaine avec des conséquences aussi graves. Il y a des mutations, c’est-à-dire qu’il y a des opportunités de développer des idées nouvelles, notamment dans le secteur économique. »
Car il y a urgence de repenser notre relation avec ce qu’il qualifie de dogme de la « croissance » vue comme unique façon de se sortir du marasme et de progresser. « Si la croissance signifie la croissance de la consommation, c’est une supercherie qui ne peut pas durer, a-t-il expliqué au cours d’une rencontre avec Le Devoir. Ceux qui prêchent la croissance de la consommation, dans les pays où les besoins vitaux sont déjà plus que satisfaits, sont plus néfastes que les dealers répandant leurs drogues. »
La meilleure façon d’évoquer le problème serait de poser la question de la disponibilité des richesses de la Terre, dilapidées sans véritable retenue, surtout depuis le début de l’ère industrielle. C’est le cas, par exemple, des stocks de poissons du globe qui devraient être épuisés d’ici à peine quelques décennies, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement. Or des milliards de personnes en dépendent en grande partie pour leur alimentation quotidienne. Que faire alors? « On sait qu’on ne quittera pas la Terre pour aller coloniser une autre planète. La question qu’on devrait se poser, pour l’ensemble des ressources, c’est comment on les répartit. »
Ce n’est certainement pas le cas à l’heure actuelle. « La façon dont les économistes négligent trop souvent de tenir compte de la finitude de la Terre est significative du comportement de l’humanité envers elle, note justement Albert Jacquard dans son plus récent livre, Le compte à rebours a-t-il commencé?. Dans de nombreux domaines, la cote d’alerte a été dépassée, notamment dans l’utilisation des ressources non renouvelables, ce qui est le cas des sources d’énergie, gaz, charbon et pétrole par exemple. Un arrêt le plus rapide possible de la destruction en cours s’impose avec comme objectif de retarder ou même d’éviter leur épuisement. »
Générations à venir
La chose est d’autant plus essentielle que le polytechnicien et généticien de 83 ans insiste sur le fait que les richesses qui ont pris des millions d’années pour se constituer appartiennent aussi « aux générations à naître ». Si l’idée peut sembler relever du lieu commun, sa mise en application exigerait rien de moins que l’instauration d’une structure de « gouvernance mondiale », selon M. Jacquard. « On ne peut imaginer que six milliards de personnes pourront s’en sortir sans organiser les pouvoirs et sans mettre en place une démocratie planétaire. Ou bien ce n’est pas possible, alors c’est foutu, ou bien c’est possible et il faut essayer. »
Vaste programme, surtout lorsqu’on observe la complexité parfois kafkaïenne des grandes structures comme l’ONU ou alors les négociations sur les accords de Kyoto. « Il y a un véritable choix de société, affirme M. Jacquard. Est-ce qu’on admet qu’une vie d’homme doit se résumer à la lutte contre les autres, ce qu’on appelle le libéralisme? Ou alors, au cours d’une vie, on peut essayer de réaliser certains idéaux », comme l’amélioration de la santé de tous, la préservation des ressources ou la protection de l’environnement?
Et cette volonté de concevoir une société à la fois « plus juste et plus durable », détournée de la « croissance à tout prix », doit être ancrée dans le système éducatif. « Les événements de l’été 2008 semblent avoir fait progresser de plusieurs étapes le compte à rebours qui conduit à la catastrophe économique, note ainsi l’auteur dans son dernier ouvrage. Heureusement, la conscience du danger, elle aussi, a progressé. Elle peut nous aider à éviter le pire. L’aboutissement et la lucidité dépendent du système éducatif. »
À condition, bien sûr, qu’il ne soit pas instrumentalisé pour servir d’outil de formation de la main-d’oeuvre « compétitif » sur un « marché » du savoir. « L’école est au service de ceux qui s’adressent à elle pour qu’elle les aide à devenir eux-mêmes, non au service de la société. Elle n’est pas chargée de lui fournir des humains prêts à l’emploi dont elle a besoin. » Il dénonce d’ailleurs la tendance à introduire de plus en plus la notion de « compétition » dans le vocabulaire relatif à l’éducation. « Pour moi, c’est un vrai scandale. L’objectif n’est pas de donner les moyens de lutter contre les autres, mais plutôt d’aller à la rencontre des autres. Par conséquent, il faut un système éducatif qui ne tient pas compte des palmarès. »
Malgré l’ampleur de la tâche à laquelle Albert Jacquard souhaite voir l’humanité s’attaquer, il refuse les étiquettes de « catastrophiste » ou d’« utopiste ». « Même si elles sont pour certains très révolutionnaires, ces idées-là s’installent, au nom d’une réalité », croit-il. À preuve, ses conférences attirent beaucoup de gens de divers horizons. « Je n’ai pas de solution, tient-il cependant à préciser. Mon objectif, ce n’est pas de construire la société de demain, c’est de montrer qu’elle ne doit pas ressembler à celle d’aujourd’hui. Parce que, est-ce que oui ou non le danger est là? Oui, le danger est là et c’est un danger énorme puisque ça pourrait être la fin de l’humanité. »
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DES CITATIONS À RETENIR:
ou l’humanité se détourne de la course à la croissance économique éternelle ou bien elle devra faire face à son propre naufrage
il y a urgence de repenser notre relation avec le dogme de la « croissance »
« On ne peut imaginer que six milliards de personnes pourront s’en sortir sans organiser les pouvoirs et sans mettre en place une démocratie planétaire. »
Repose en paix « Grand Homme » ,ton combat continue!