Ingérence et guerre en Syrie: L’axe de la résistance a l’affaire en main…

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C’est impossible maintenant de vaincre la Syrie

 

Gl Amine Hotait

 

18 Octobre 2013

 

url de l’article:

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/279203-c’est-impossible-maintenant-de-vaincre-la-syrie,-par-gl-hotait

 

« La situation en Syrie démontre l’échec des US-Israël à mettre en application leur plan sur le terrain a dit le Gl Amine Hotait professeur de Droit et spécialiste militaire libanais à RT. Traduction de l’interview accordée le 17/10/2013 au correspondant de guerre en Syrie de RT, Nadezhda Kevorkova, par le Gl Hotait.

La situation en Syrie démontre l’échec des US-Israël à mettre en application leur plan sur le terrain a dit le Gl Amine Hotait professeur de Droit et spécialiste militaire libanais à RT. Il pense que dans ce pays ravagé par la guerre cet échec a bloqué l’utilisation de la force pour de bon.

RT : Que pensez-vous de la situation en Syrie ? La région est plongée dans le chaos les rebelles sont ils entrain de gagner…

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MONDE: 30 millions de personnes réduites en esclavage

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Près de 30 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d’esclavage, l’Inde pointant en tête avec presque la moitié des personnes asservies, selon le premier classement du genre publié jeudi par l’organisation Walk Free.6f9074233043d7f45a0218f2f86eec55000e408d_1825601_465x348p[1]

Les trois-quarts des victimes sont en Asie, mais « aucun continent n’est épargné », affirme Walk Free, une nouvelle organisation basée en Australie, soutenue par l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le co-fondateur de Microsoft et philanthrope Bill Gates.

Selon cette enquête inédite publiée à Londres, l’Inde arrive en tête (14 millions d’esclaves), suivie de la Chine (2,9 millions) et du Pakistan (plus de deux millions). Viennent ensuite le Nigeria, l’Ethiopie, la Russie, la Thaïlande, la République démocratique du Congo (RDC), la Birmanie et le Bangladesh.
Ces dix pays à eux seuls comptabilisent 22 des 29,8 millions de personnes asservies.

En Inde, « des communautés entières dans des villages du nord sont réduites en esclavage, forcées de fabriquer…

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Alerte Fukushima no 2:sous la centrale se forme un marécage radioactif

Plus on arrose et plus la radioactivité pénètre dans le sol.
Plus on arrose et plus la radioactivité pénètre dans le sol.Malgré les efforts du gouvernement japonais et de la compagnie Tepco pour faire croire à un retour à la normale à Fukushima, la situation sur le site nucléaire reste extrêmement critique. Le sous-sol de la centrale est en train de s’affaisser dangereusement et un séisme risquerait de tout précipiter dans la mer. Voici une synthèse de la situation, trente mois après la catastrophe.

 

 

Trente mois après la catastrophe déclenchée le 11 mars 2011, la situation n’était toujours pas sous le contrôle de la compagnie Tepco, que l’Etat laisse en première ligne tout en la finançant. Le déluge d’informations et de communiqués émis par Tepco et les autorités concernant la situation a eu pour objet de faire croire au retour progressif à la normale grâce aux moyens mis en oeuvre. En fait la situation est telle que la construction d’un sarcophage complet serait nécessaire.

 

Par ailleurs, l’objectif a été de rassurer les populations et d’organiser au plus vite le retour de celles qu’il avait fallu évacuer. La réalité est que les populations sont les victimes du négationnisme nucléaire.

 

Un gigantesque sarcophage est nécessaire

 

Depuis le début, de l’eau de refroidissement est injectée dans les réacteurs. Cette injection reste nécessaire et le circuit n’est pas fermé. Une installation retraite l’eau récupérée, mais sans diminuer suffisamment sa radioactivité pour qu’on puisse la déverser dans la mer ; il faut donc la stocker. 300 000 m3 d’eau radioactive se trouvent ainsi contenus dans près d’un millier de cuves, qui commencent à fuir. Cependant, toute l’eau injectée dans les réacteurs n’est pas récupérée. Une partie de cette eau contaminée a envahi les sous-sols et des tranchées.

 

En outre Tepco et les autorités publiques ont reconnu en août que 300 m3 d’eau polluée – soit le tiers de ce qui est injecté chaque jour – rejoint la mer.
Tepco semble incapable de colmater les brèches, mais il n’est pas question d’arrêter ou de ralentir cette injection d’eau, l’état des réacteurs ne le permet pas. Bien au contraire, on a même appris en juillet qu’il était toujours nécessaire, comme on le fit au plus fort de la crise en 2011, d’y injecter de l’azote.

 

Au vu des informations récentes, il apparaît que le risque en cas de séisme ne concerne pas seulement, comme on le pensait jusqu’à présent, la piscine du réacteur n°4, mais la totalité du site de la centrale.

 

On peut soupçonner qu’ayant percé leurs cuves, les cœurs fondus des réacteurs ont enfoncé et fissuré les enceintes de confinement et les radiers de béton, ouvrant le chemin à l’eau de refroidissement qu’ils reçoivent. Elle se charge de radionucléides et les emmène dans les sous-sols, dans les tranchées et dans la nappe phréatique qui communique avec la mer. Ceci est cohérent avec toutes les données de relevés publiés par Tepco.

 

Le dessous de la centrale est en train de devenir un marécage radioactif. Un séisme violent pourrait provoquer un glissement de terrain qui emporterait le tout dans l’océan. Pour parer à cela, il faut envelopper le tout dans un gigantesque sarcophage. Pour le moment il n’en est rien dit officiellement.

Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), l'entreprise de service public que l'opéra en la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima, estimez-vous que le dimanche a publié des chiffres sur la quantité d'eau contaminées par les radiations a coulé de son installation, le premier de ces données, la société a communiqués au public depuis 2011 de séisme et le tsunami Mars a provoqué une fusion du réacteur multiple à l'installation. TEPCO estime le montant total de l'eau radioactive déversée dans l'océan Pacifique depuis mai 2011 sera entre 20000000000000-40000000000000 becquerels.
Tokyo Electric Power Co. (TEPCO), l’entreprise de service public qui opère   la centrale nucléaire sinistrée de Fukushima,  a publié des chiffres sur la quantité d’eau contaminées par les radiations a coulé de son installation, Sur les premieres  de ces données, la société a communiqué au public que  depuis 2011 le séisme et le tsunami de Mars 2011 qui  a provoqué une fusion multiple du réacteur  à l’installation. TEPCO estime le montant total de l’eau radioactive déversée dans l’océan Pacifique depuis mai 2011  s’estime  entre 20000000000000-40000000000000 becquerels. (des trillions)

 

Les populations victimes du négationnisme nucléaire

 

La nouvelle équipe au pouvoir espère redémarrer les centrales arrêtées. Pourtant, dès la mi-septembre, le Japon se retrouvera sans aucun réacteur nucléaire en activité. Le gouvernement, continue comme depuis mars 2011, à minimiser tant l’étendue des zones concernées par la contamination que le niveau de sa dangerosité. Elle persiste à prétendre que 20 msv/an [milliSievert / an] constitue un niveau de radioactivité inoffensif pour les populations, quon pourrait donc laisser vivre dans des zones présentant ce niveau. Elles se calent sur la position officielle des organismes internationaux clamant l’innocuité de l’exposition à des doses dites faibles tant qu’elles restent en dessous de 100 msv/an.

 

Une récente étude menée en Australie sur la population de l’ensemble des jeunes sur plusieurs années vient pourtant de démontrer qu’à partir de 4 msv/an d’exposition, on voit apparaître des effets sur la santé.

 

Les populations appelées par les autorités à revenir dans de telles zones se montrent récalcitrantes. Seules s’y décident des personnes âgées.

 

Ailleurs dans le département de Fukushima, la situation n’est pas pour autant « normale ». En 2010, dans la ville de Fukushima à 80 km de la centrale, on enregistrait un niveau de 0,4 msv/an. La norme internationale est de 1 msv/an. Le niveau mesuré dans le département était annoncé le 17 août comme étant de 3 msv/an – soit sept fois plus qu’en 2010. Au bureau de la mairie pour l’eau pure, l’indicateur, on mesure même un niveau atteignant presque les 4 msv/an.

 

Nombre de résidents restent dans cette ville et dans le département, faute de pouvoir faire autrement, mais sont inquiets. 300 000 personnes environ ont quitté depuis 2011 leur résidence – bien au-delà des communes ayant eu l’ordre d’évacuer – et nombre d’entre elles ont reçu un peu d’aide pour se loger de manière temporaire. Mais aucune aide à la relocalisation n’a été fournie, l’objectif des autorités étant qu’après un peu de temps, tout le monde revienne pour reconstruire un beau Fukushima.

 

Pourtant même dans des zones situées en-dehors du département, l’environnement est trop radioactif et les autorités l’ont reconnu de fait : elles ont financé un programme de décontamination dans plusieurs départements où vivent près de 15 millions de personnes et qui incluent des communes de départements limitrophes de Tokyo (Saitama et Chiba par exemple).

 

La santé des populations japonaises est en danger sur le long terme, dans des proportions bien plus élevées que ce que montre la réalité d’aujourd’hui pourtant dramatique : les 200 000 enfants de Fukushima sont suivis quant à leur thyroïde et déjà 44 d’entre eux ont développé un cancer.

 

Mais on ne veut pas songer à ce qui se passerait si les autorités publiques et Tepco ne prenaient pas les mesures nécessaires face à l’état de la centrale et qu’un séisme venait précipiter des pans entier de la centrale dans la mer.


 


(Source : Marc Humbert)

 

 

la crise du plafond de la dette US est terminée …la vraie crise est commencée

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Les sénateurs américains sont finalement parvenus à un accord de sortie de crise, à quelques heures de l’échéance du relèvement du plafond de la dette, ont annoncé ce mercredi des élus républicains.
Les sénateurs américains sont finalement parvenus à un accord.

Les sénateurs du parti conservateur se réunissaient en fin de matinée pour entériner les termes de cet accord, négocié par leur chef de file Mitch McConnell et le dirigeant de la majorité démocrate, Harry Reid, ont précisé ces élus. Le Congrès américain n’avait plus que quelques heures pour écarter le risque de déflagration mondiale que constituerait un défaut de paiement des États-Unis, mais les marchés gardaient leur calme malgré le coup de semonce de l’agence de notation Fitch qui avait annoncé mardi qu’elle envisageait d’abaisser la note de la dette des États-Unis, actuellement la meilleure possible à AAA, en raison de la crise politique.

« D’après ce que je comprends, ils sont arrivés à un accord », a indiqué Kelly Ayotte, sénatrice du New Hampshire (nord-est). Son collègue du Tennessee (sud) Bob Corker a confirmé cet accord. « Selon ce que je sais (…) oui », a-t-il affirmé, interrogé sur la conclusion d’un marché destiné à mettre fin au blocage politico-budgétaire qui dure à Washington depuis le 1er octobre.

L’incertitude régnait encore en fin de matinée sur le cheminement d’un projet de loi au Congrès. Ses deux chambres doivent adopter un tel texte dans les mêmes termes avant qu’il parvienne pour promulgation au président Barack Obama. « Aucune décision n’a été prise sur quand ou comment un possible accord au Sénat pourrait être soumis à un vote à la Chambre », a expliqué Michael Steel, un porte-parole du président républicain de cette assemblée, John Boehner.

À la suite de cet accord,l’incertitude,le doute et la méfiance  vont s’emparer des  marchés:ils vont surement réagir en se mettant en hausse,mais tous savent que le ver mange le fruit de plus en plus vite.

La dette américaine se rapproche rapidement des $17 trillions et la jeunesse américaine va vivre sous le fardeau des dettes pendant plusieurs générations…à moins que…!

La riche idée du FMI : une « supertaxe » de 10% sur l’épargne pour réduire les dettes publiques

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Après la spoliation des comptes bancaires pour sauver les banques, la confiscation de l’épargne pour sauver les Etats !Et donc encore les banques… « Tout le monde en rêve », dit Nicolas Doze. Oui, nos élites en rêvent car 1/elles ne veulent pas entendre parler de défaut de paiement et 2/ le niveau de l’inflation n’est pas suffisant pour alléger le poids de la dette. Quant à la croissance… « Où est-ce que vous voulez qu’ils aillent chercher l’argent sinon dans la poche des gens qui en ont ? » Autrement dit des classes moyennes, car pour les plus fortunés ils se seront bien sûr mis à l’abri…

(BFM Business, 10 octobre 2013)

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Londres en passe de devenir le centre bancaire offshore de la Chine

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Londres centre bancaire offshore chine

Les grandes manoeuvres de « désaméricanisation » et de « dé-dollarisation » de la planète sont lancées…

« La Grande-Bretagne a assoupli ses règles strictes pour les banques chinoises désireuses de se développer à Londres. Pékin a, à son tour, ouvert ses marchés aux investisseurs britanniques, marquant la dernière initiative d’établir le yuan comme une des principales monnaies du monde.

« Une grande nation comme la Chine devrait avoir une monnaie mondiale », a déclaré le chancelier britannique de l’Echiquier , George Osborne, lors de sa visite officielle de cinq jours en Chine . Et le Royaume-Uni est plein de volonté à y contribuer « à travers le centre international de la finance : Londres ».

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New York bientôt une ville inhabitable

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Le changement climatique induit par l’homme  est un processus irréversible et pour la seconde moitié de ce siècle , les premiers signes apocalyptiques qui marqueront la mort de notre civilisation,se feront sentir: des millions de personnes chercheront refuge pour échapper aux températures extrêmement élevées qui séviront.
C’est ce qu’affirme une sombre récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Hawaii. Dans son article, publié dans la revue Nature , les experts  de cette université  vendue au capitalisme et à la croissance économique disent que  « tout a été fait  au maximum  possible »  pour arrêter et réduire les émissions de carbone et il est trop tard pour inverser le processus. Ainsi , l’humanité doit se préparer à un monde plus chaud , avertissent-ils.

Autrement dit ,il ne sert à rien de pleurer ,ni de réagir ,car nous allons tous devenir des victimes du capitalisme,nous les  pauvres travailleurs.

Les hautes températures à atteindre dans plusieurs agglomérations urbaines  dans le monde entier pourraient conduire à une crise humanitaire sans précédent, alors que des centaines de millions de réfugiés  seront forcer à traverser illégalement la frontière pour échapper aux conséquences du réchauffement climatique afin de survivre  , prédisent les scientifiques  .
Selon eux, en 2047 les températures vont battre des  records si l’humanité ne s’arrête pas de produire  les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz . Si les émissions sont réduites , la date sera reportée jusqu’à 2069.

New York et Washington commenceront à éprouver des élévations de température dramatiques en 2047 , suivi par Los Angeles en 2048 . Les premières villes américaines seront touché dès   2046 , vous remarquerez le changement à Honolulu et à Phoenix , suivie par San Diego et Orlando. Los Angeles , Detroit, Houston, Chicago , Seattle, Austin et Dallas qui vont prendre un peu plus longtemps pour avoir un nouveau climat . On estime que la dernière ville américaine touchée par les  changement climatique sera Anchorage , en Alaska, qui le serait en 2071. Il ya une marge d’erreur possible  de cinq ans dans ces estimations.
Camilo Mora, l’expert qui a dirigé l’étude , a déclaré que d’ici l’an 2043 ,  sur plus de 147 villes , plus de la moitié de ces  villes  étudiées deviendront marquées par des  records historiques de température.

La civilisation  du rêve capitaliste de la croissance économique infinie jusqu’à la Fin des Temps et du gaspillage énergétique privilégié aura vécue comme un météore dans la nuit noire et froide,avant de mourir de chaleur en plein jour…et le ventre vide.

Vers un 11 septembre économique

Obama,une lignée moins pure!

Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Ce qui est sûr, c’est que jamais, je dis bien jamais le suspense n’aura été aussi haletant. Évidemment, nous en sommes au même point. Rien n’a bougé du côté américain.

Pourtant, encore une fois, l’or baissait fortement aujourd’hui puisque « officiellement » un accord était à portée de main. Cette fois les républicains proposaient à Obama de repousser la limite jusqu’au 15 janvier, histoire de se laisser un peu de temps pour négocier et… sans doute laisser passer les fêtes de Noël avant de rejouer un nouveau psychodrame.

Pendant ce temps, les marchés boursiers montaient également en Europe dans l’euphorie générale et la plus grande des félicités compte tenu de ces perspectives alléchantes d’accord entre les deux camps.

Manque de chance, en fin d’après-midi boom, crac, ouille, patatras… Le mamamouchi en chef locataire du bureau ovale a renvoyé tout ce petit monde à ses études en leur disant « no » , ce qui, même en anglais, est assez facile à comprendre. Non. Obama ne veut pas de cet accord, du pistolet sur la tempe. Il veut une reddition sans concession de l’ennemi en rase campagne et sans doute leur faire signer un armistice plein de déshonneur. Autant dire que ce soir, nous ne prenons pas le chemin d’un accord, y compris de dernière minute, et que la situation devrait commencer à inquiéter sérieusement les marchés.

Pourtant, les marchés poursuivent leur autisme. Pour eux, il ne PEUT pas ne pas y avoir d’accord. Un tel défaut serait impensable.

J’ai expliqué à travers plusieurs éditos ces derniers jours pourquoi je pensais qu’il était possible qu’un défaut soit envisagé par la classe politique américaine et quels seraient les avantages.

Encore une fois, je ne dis pas que c’est ce qui va se produire, car effectivement cela auraient des conséquences incalculables ou presque, mais c’est désormais une véritable option qui doit être prise en considération.

Un défaut américain serait un « 11 septembre économique »

Nous nous souvenons tous ce que nous faisions le 11 septembre 2001, tous, sans exception. Cet événement a marqué l’inconscient planétaire et collectif. Nous avons été sidérés, hébétés, surpris, choqués, effrayés et avons ressenti à peu près toute la palette des sentiments humains possibles.

Cet événement a été un point de rupture historique. Les attentats du 11 septembre ont changé le monde considérablement. C’était un point de basculement, un cygne noir, un événement hautement improbable qui pourtant est arrivé.

Un défaut américain jeudi 17 octobre serait un événement de la même ampleur, un véritable 11 septembre économique.

Les conséquences en chaîne seraient multiples. Pénuries nombreuses, ruine des épargnants partout à travers la planète, krach boursier d’ampleur inégalée, arrêt quasi-total du commerce mondial et de la mondialisation, nécessité de la relocalisation, fin du modèle de croissance actuel si tant est qu’il nous permette de faire réellement de la croissance, augmentation du chômage dans des proportions jamais vues dans l’histoire, repli national de chaque pays sur soi, exacerbation des tensions… Voilà ce que pourrait être un monde post-17 octobre.

Comme pour le 11 septembre, les choses basculent néanmoins avec une certaine forme de lenteur. Il s’agit de mouvements historiques qui, bien qu’initié par un point de rupture violent, rapide, et surprenant, prennent des années.
Entre le 11 septembre 2001 et l’attaque de l’Irak par les USA, il faudra attendre presque deux ans puisque les USA vont en Irak en 2003. Les conséquences de tels événements sont donc extrêmement durables.

C’est pour les raisons que je viens de vous exprimer ici que personne ne croit à l’hypothèse qu’il n’y ait pas d’accord et que bien évidemment la « raison » l’emportera au dernier moment, à minuit moins une.

Mais si ce n’était pas le cas, nous vivrons alors un événement majeur, qui changera le monde et le système économique à jamais, les rapports de forces et la géopolitique.

La dette américaine est le dollar et la dette est le dollar !

Pour bien saisir la gravité de la situation, il faut bien comprendre la relation étroite entre la monnaie le dollar et la dette américaine.

La dette US est libellée… en dollar. Cela signifie que le montant de la dette impacte directement le montant de dollars en circulation. Lorsque les investisseurs achètent de la dette américaine, il faut d’abord qu’ils achètent des dollars. Inversement lorsqu’ils vendent de la dette, ils vendent des dollars. Il y a une opération de change sauf si les investisseurs conservent leurs dollars par exemple pour acheter du pétrole !

Si les investisseurs se débarrassent brutalement de la dette des États-Unis, alors cela reviendra à se débarrasser du dollar. Le dollar chutera alors considérablement, déstabilisant l’ensemble du monde dans la mesure où le dollar est LA monnaie de réserve et compose plus de 60 % des réserves de changes. Un défaut américain avéré signerait la fin et la mort de l’économie mondiale telle que nous la connaissons.

C’est pour cela que personne ne veut y croire. Pourtant, je pense que c’est erreur dans la mesure où le défaut américain éventuel ne serait pas immédiat, il ne serait pas total. Il se ferait à travers un savant pilotage de communication que vous voyez, à mon sens, déjà à l’œuvre. On entretient l’espoir d’un accord à travers des déclarations auxquelles tout le monde s’accroche désespérément. Ils ne feraient pas défaut totalement jeudi 17 à 15h12 très précisément… Il y aurait des échéances payées, d’autres pas. On commencerait par couper toutes les dépenses sociales, entretenant l’espoir que les dettes, elles, soient payées. Bref, ce serait un défaut contrôlé, piloté entraînant un effondrement économique au ralenti, par itération et par étapes, même si au bout du compte et au bout d’un an ou deux, le changement aura été radical.

Il ne faut pas confondre l’événement de rupture avec ses conséquences qui se déclinent sur plusieurs horizons de temps, le court, le moyen et le long terme.

Les attentats du 11 septembre ont marqué notre entrée dans ce nouveau siècle, mais il est fort probable que pour refermer définitivement le siècle précédent nous ayons « besoin » d’un événement similaire en termes économiques. Alors et seulement alors, vous pourrez dire que vous avez vu finir le monde ancien.

Dette : la Maison Blanche rejette le nouveau plan de la Chambre

Il y a eu donc tout au long de cette journée, cette succession d’informations contradictoires, de dépêches opposées.
L’information est devenue une espèce de brouillard épais duquel émerge régulièrement un refus. Au bout du compte, il ne reste que les désaccords. Pourtant, l’espoir est savamment entretenu et avec une efficacité redoutable.

« La Maison Blanche a rejeté mardi le nouveau plan des républicains de la Chambre des représentants. Elle cherche à relever in extremis le plafond de la dette des États-Unis, l’assimilant à une demande de rançon. »
« Le président Barack Obama a dit et répété que les membres du Congrès n’avaient pas à exiger de rançon pour assumer leurs responsabilités fondamentales de voter un budget et de payer les factures du pays. »

Alors qu’il ne nous reste plus qu’une seule journée avant la date limite, la situation ne semble pas avoir bougé d’un centimètre et le blocage reste total. Mais rassurez-vous, cela n’arrivera jamais, à moins que…

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez-bien !!

(Source:  Charles SANNAT)