L’occident entre en phase totalitaire terminale… Minuit moins une à l’horloge de l’apocalypse…

Les parlementaires européens ont voté cette semaine en faveur d’une résolution appelant à de plus grandes « capacités institutionnelles pour contrer la propagande inspirée par le Kremlin ». La résolution a été votée par la commission des Affaires étrangères de l’UE et sera présentée devant le parlement européen le mois prochain. Si la résolution est adoptée, la prochaine étape sera la mise en place de mécanismes institutionnels pour bloquer l’accès aux médias russes.

L'expansion de l'OTAN
L’expansion de l’OTAN

Ce serait un événement monumental, mais les pays occidentaux semblent se diriger, inéluctablement, vers l’interdiction des médias d’information russes à partir de plates-formes satellitaires et de l’Internet. Ce résultat – avec des implications éthiques et politiques énormes – semble être la conclusion logique de la campagne transatlantique de plus en plus frénétique visant à diaboliser la Russie.

Vladimir Poutine et Bachar al-Assad:l'OTAN cherche continuellement à associer  les deux chefs d'états en oubliant leurs travers.
Vladimir Poutine et Bachar al-Assad:l’OTAN cherche continuellement à associer les deux chefs d’états en oubliant leurs travers.

Washington, Londres et Paris semblent coordonner une attaque médiatique sans précédent qui diffame la Russie pour pratiquement tous les méfaits imaginables : crimes de guerre en Syrie, menaces contre la sécurité de l’Europe, avions civils abattus, subversion des élections présidentielles américaines. Et ce n’est qu’un échantillon.

Le Secrétaire britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a déclaré cette semaine que la Russie risque de devenir un « Etat paria ». Ironiquement, ce destin a moins à voir avec le comportement réel de la Russie qu’avec les objectifs recherchés de la politique occidentale vis-à-vis de Moscou, à savoir isoler et présenter la Russie comme un voyou international.

Si les gouvernements occidentaux réussissent à diaboliser suffisamment la Russie aux yeux de leurs opinions publiques, alors un contexte politique sera créé pour procéder à des mesures drastiques qui autrement seraient considérées comme des violations inacceptables des droits démocratiques. Des mesures qui iraient bien au-delà des sanctions économiques et viseraient la censure des médias. N’est-ce pas étrange ? Le « monde libre » qui déplore « l’autoritarisme russe » se dirige vers la censure des médias et la répression de ce qu’il considère comme un « crime de pensée ».

Les parlementaires européens ont voté cette semaine en faveur d’une résolution appelant à de plus grandes « capacités institutionnelles pour contrer la propagande inspirée par le Kremlin ». La résolution a été votée par la commission des Affaires étrangères de l’UE et sera présentée devant le parlement européen le mois prochain. Si la résolution est adoptée, la prochaine étape sera la mise en place de mécanismes institutionnels pour bloquer l’accès aux médias russes.

L’hostilité envers la Russie telle qu’elle apparaît dans la formulation de la résolution de l’UE ne peut être décrite que comme enragée, pour ne pas dire paranoïaque. Le gouvernement russe y est accusé de recourir activement à une « campagne de désinformation », de « ciblage des politiciens et des journalistes de l’UE », et de « perturber les valeurs démocratiques à travers l’Europe ». En bref, Moscou est accusée de comploter la chute du bloc Européen.

Il convient de noter un point particulièrement sinistre, le comité des affaires étrangères de l’UE a accordé une attention particulière au recours par la Russie d’un « large éventail d’outils et d’instruments tels que des stations de télévision multilingues et de pseudos organismes d’information pour diviser l’Europe ».

Ainsi donc, non seulement le gouvernement russe est ouvertement accusé de nourrir des desseins subversifs et destructeurs envers les Etats européens, mais ses professionnels dans les médias sont confondus avec un supposé projet politique russe de guerre hybride. L’Etat russe est diabolisé comme un ennemi étranger et ses médias font partie de son arsenal de guerre hybride. En d’autres termes, les médias d’information publics russes légitimes sont en train d’être délégitimés par le Parlement européen.

Étonnamment, les médias professionnels tels que RT et Sputnik sont qualifiés de « pseudo agences de presse » et « d’outils de propagande du Kremlin ».

Le fait, souvent avancé, que ces médias « appartiennent à l’État » et sont financés par le gouvernement est sans importance. Car il en est de même pour Voice of America, Radio Free Europe, BBC, France 24et Deutsche Welle, pour ne citer que quelques-uns des diffuseurs occidentaux appartenant à des Etats. En fait, le budget global des gouvernements occidentaux consacré au financement de médias d’information est plusieurs fois supérieur au budget de la Russie.

Le battement de tambour occidental visant à délégitimer les médias d’information russes populaires a augmenté au cours des derniers mois. Le mois dernier, par exemple, l’alliance militaire de l’OTAN sous commandement US a publié un autre rapport d’avertissement : « L’Occident est en train de perdre la guerre de l’information contre la Russie ».

Voici une bonne question à se poser : pourquoi une organisation supposément dédiée à la sécurité militaire intervient-elle dans les domaines du journalisme et des services d’information publics ?

Un article de Voice of America ajoute : « Selon les responsables de l’OTAN, l’Occident doit intensifier ses efforts pour combattre et contrer la guerre de l’information menée par ses adversaires. Ils avertissent que des pays comme la Russie exploitent la liberté de la presse dans les médias occidentaux pour répandre la désinformation ».

Remarquez comment la Russie est accusée en quelque sorte d’« exploiter » sournoisement la liberté des médias occidentaux. L’implication ici est que les sanctions-représailles contre les médias russes seraient donc justifiées à cause de ces transgressions supposées.

Pendant ce temps, toujours le mois dernier, le directeur de l’US National Intelligence, James Clapper Jr, aurait informé des membres du Congrès sur la « guerre de l’information » russe. Il a cité RT et Sputnik comme armes médiatiques de la « guerre de l’information » russe [pas le Grand Soir ? snif, snif… grosse déception du traducteur]. Leur but, selon Clapper, est de subvertir les sociétés occidentales en influençant les groupes radicaux et en semant la confusion dans le public.

Ceci marque une détérioration dramatique des relations entre l’Occident et la Russie, où des médias d’information russes sont désignés comme des armes ennemies. Une telle pensée trahit aussi à quel point de dégénérescence les dirigeants politiques occidentaux ont sombré dans leurs stéréotypes de guerre froide ; et comment ils sont disposés à aller encore plus loin pour contrer la Russie.

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Depuis que la politique tant vantée de rétablissement de relations « plus amicales » avec la Russie a été abandonnée sous la première administration du président Barack Obama, vers 2011, l’hostilité de Washington et de ses alliés européens est allé crescendo pour atteindre les niveaux actuels d’hystérie.

La raison principale pour laquelle Washington a abandonné sa politique de normalisation est probablement parce qu’il a compris que le président russe Vladimir Poutine ne sera pas aussi docile que son prédécesseur Boris Eltsine, qui a lâchement soumis son pays à l’hégémonie US, que ce soit sur des questions d’intérêts géopolitiques, de la finance mondiale, ou de ressources/guerres à l’étranger. Poutine ne veut rien entendre. La Russie ne sera pas un Etat vassal des Etats-Unis, contrairement aux Etats membres de l’Union européenne qui le sont de toute évidence.

C’est à cause de l’indépendance et de l’audace de la Russie à s’exprimer contre la désinvolture des Etats-unis à l’égard du droit international, par exemple dans sa conduite de guerres illégales et de changements de régime au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Ukraine, que Washington trouve cette attitude si intolérable.

Lorsqu’on lui a demandé récemment dans des médias allemands pourquoi l’Occident est si hostile envers lui, Poutine aurait répondu laconiquement : « la peur ».

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Le dirigeant russe ne voulait pas dire par là que l’Occident avait peur d’une agression militaire russe. Il voulait dire que la peur était due à sa puissance de démonstration. Un fort contre-poids aux menées impérialistes des Etats-Unis constituait une puissante négation de la présumée suprématie US unipolaire sur le monde entier. Ce qui signifie que le monde n’est pas un paillasson pour l’assujettissement US. Le défi de la Russie à l’hégémonie US est un signe avant-coureur d’un monde multipolaire, un monde dans lequel les Etats-Unis et ses filiales européennes devront commencer à travailler de concert avec d’autres nations, d’égal à égal et dans le cadre du droit international, et non pas comme des renégats au-dessus des lois.

La Syrie est une illustration classique. Washington et ses alliés britanniques et français, ainsi que des Etats vassaux régionaux, ont présumé qu’ils pouvaient mener une nouvelle opération illégale de changement de régime dans ce pays arabe, comme ils l’avaient fait auparavant en Libye, en Irak et en Afghanistan. L’intervention militaire de la Russie en appui à son allié syrien fut une manifestation éclatante que l’Occident ne pouvait plus continuer son petit jeu de changement de régime. En outre, l’intervention de la Russie a également exposé l’implication criminelle secrète de Washington et de ses partenaires dans le recours aux mercenaires terroristes pour mener leurs changements de régime.

La même chose peut être dite sur l’Ukraine, où le soutien politique de la Russie aux séparatistes ethniques russes a empêché que le coup d’État de Washington à Kiev en Février 2014 ne transforme le pays tout entier en un régime marionnette des Etats-Unis.

C’est la raison pour laquelle Washington craint la Russie sous Poutine. Il est un obstacle à sa « domination mondiale à spectre complet », telle que prévue par les idéologues impérialistes US suite à l’effondrement de l’Union Soviétique.

Cependant, la Russie est plus qu’un obstacle. Dans sa conduite d’une politique étrangère indépendante, la Russie expose les crimes US contre le droit international et son parrainage d’Etat du terrorisme. Et la Russie expose également la servilité pathétique et la complicité des Etats européens, des médias occidentaux et des institutions des Nations Unies pour se plier aux ambitions hégémoniques de Washington.

La politique étrangère de la Russie est, bien sûr, tout à fait légitime. Mais du point de vue de Washington, elle constitue un défi intolérable à sa volonté tyrannique. À cette fin, la Russie doit être métamorphosée en un Etat ennemi. Et les dirigeants européens serviles adhèrent à cet ordre du jour, afin de dissimuler leur complicité odieuse.

Il se trouve que les médias russes ont démontré une indépendance des journalistes et des analyses critiques sur les grands événements mondiaux, comme ce qui se passe réellement en Syrie et en Ukraine. Le fait que les gouvernements occidentaux soutiennent secrètement les réseaux terroristes pour mener un changement de régime illégal n’est plus à démontrer. Si cela vous paraît exagéré ou un « commentaire injuste », c’est uniquement parce que les médias occidentaux se sont refusés à dénoncer les fausses revendications et prétentions de leurs propres gouvernements. Ce qui n’est pas une raison pour délégitimer le journalisme des médias russes. En fait, c’est ce qui rend un tel journalisme louable.

Dire que les Etats occidentaux sont frustrés par la Russie est un euphémisme. Ils sont livides, comme on peut le voir à la façon dont leur entreprise criminelle de changement de régime en Syrie a été mise en déroute. Par conséquent, les efforts occidentaux visent à accuser la Russie de « crimes de guerre » et de la comparer à l’Allemagne nazie [Méga Point Godwin pour l’Occident – NDT].

Combinez cette diabolisation avec les affirmations à sensation selon lesquelles la Russie tente de subvertir les démocraties occidentales, le climat politique toxique devient alors propice pour des mesures de plus grande portée.

Il s’agit là d’une logique réductionniste osée : la Russie est un Etat ennemi, et les médias russes sont des outils de propagande ennemis.

Les fiers soldats russes.
Les fiers soldats russes.

Etant donné que les législateurs européens voteront cette semaine sur la lutte contre les médias russes, on peut supposer que la prochaine étape logique sera l’interdiction pure et simple des chaînes russes sur les ondes et Internet.

Mais comme a déclaré Margarita Simonyan, rédactrice en chef de RT, à Deutsche Welle, le mouvement draconien visant à interdire les médias russes ne fait que démontrer à quel point les discours occidentaux sur la « liberté d’expression » sont vides.

« C’est une interprétation plutôt intéressante des valeurs occidentales tant vantées, en particulier sur la liberté d’expression – qui dans le concret signifie apparemment d’attaquer une voix de dissidence rare parmi des milliers de médias européens » a ajouté Simonyan.

Les gouvernements occidentaux sont en train d’adopter des méthodes de despote.

Incapables de faire ce que bon leur semble, y compris de violer le droit international et d’aller en guerre où et quand bon leur semble, ils s’en prennent alors aux pays qui résistent, comme la Russie, au point de désigner la Russie comme un pays ennemi, susceptible donc de faire l’objet d’une agression militaire.

Et lorsque des médias exposent les doubles normes et l’hypocrisie criminelle de l’Occident, ces médias sont alors fustigés comme étant de la propagande ennemie, qui doivent être arrêtés et interdits.

Les dernières attaques du Nouvel Ordre Mondial.
Les dernières attaques du Nouvel Ordre Mondial.

La décadence occidentale est vraiment en train de sombrer dans le caniveau ou dans la corruption et l’absurde. Un destin qui est le résultat de l’effondrement interne due à la politique et au bellicisme de sa propre oligarchie. Et l’opinion publique occidentale le comprend de mieux en mieux, avec ou sans l’aide des Russes.

Tirer sur le messager ne modifie pas le message.

Sources:Lien original en français:

Troisième Guerre Mondiale :Arme nucléaire: Washington menace Pyongyang d’une « riposte massive »

Les Etats-Unis ont menacé jeudi la Corée du Nord d’une « riposte massive » si Pyongyang avait recours à l’arme nucléaire, une nouvelle poussée de fièvre le jour d’un tir raté de missile balistique par le régime communiste.

La Corée du Nord, sous sanctions internationales depuis dix ans pour ses programmes nucléaire et de missiles, a tiré un missile Musudan –capable théoriquement d’atteindre des bases américaines jusque sur l’île de Guam– mais il a explosé vers 06H30 (22H00 GMT mercredi), selon les armées sud-coréenne et américaine.

Même s’il a échoué, le tir est survenu juste avant le troisième débat de la présidentielle américaine mercredi soir entre Hillary Clinton et Donald Trump, une manière de souligner le défi que représente la Corée du Nord pour le prochain occupant de la Maison-Blanche.

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« Nous condamnons fermement l’essai de la nuit dernière », a protesté le ministre américain de la Défense Ashton Carter lors d’une conférence de presse à Washington avec son homologue sud-coréen Han Min-Koo.

Reprenant les termes d’un communiqué commun sur l’alliance « stratégique » Etats-Unis/Corée du Sud, publié mercredi avant le tir, le patron du Pentagone a promis que les Etats-Unis « mettron(t) en échec toute attaque contre l’Amérique ou (ses) alliés et répondron(t) de manière massive et efficace à tout recours à des armes nucléaires ».

A Paris, le Quai d’Orsay a aussi condamné « ces nouvelles provocations inacceptables qui violent la résolution 2270 du Conseil de sécurité de l’ONU (…) et constituent une menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales ».

Il s’agit du second lancement raté en moins d’une semaine de ce missile Musudan, une arme de fabrication maison dévoilée il y a tout juste six ans. D’une portée théorique de 2.500 à 4.000 kilomètres, ce missile pourrait, dans la fourchette basse, atteindre la Corée du Sud ou le Japon, et dans sa fourchette haute, toucher l’île de Guam.

Nouvelles sanctions

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait condamné le premier tir, survenu samedi, alors même qu’il débat de nouvelles sanctions contre Pyongyang en réaction à son cinquième essai nucléaire, mené le 9 septembre.

La présidente de la Corée du Sud Park Geun-Hye a accusé la Corée du Nord de « menacer » toute l’Asie et le ministère des Affaires étrangères a dénoncé « l’obsession maniaque » de Pyongyang avec les bombes nucléaires et les missiles.

Le missile Musudan a désormais été testé huit fois cette année, dont une seule avec succès. Pyongyang avait lancé en juin un Musudan qui avait parcouru 400 kilomètres avant de s’abîmer en mer du Japon (mer Orientale). Un tir salué à l’époque par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, y voyant la preuve que son pays pouvait frapper les bases militaires américaines sur « le théâtre d’opérations du Pacifique ».

Malgré les échecs du Musudan, des spécialistes estiment que le programme progresse à allure soutenue.

 

« S’ils continuent à ce rythme, le missile à portée intermédiaire Musudan pourrait être opérationnel (…) l’année prochaine, soit bien plus tôt que ce à quoi on s’attendait », écrivait récemment John Schilling, ingénieur en aérospatiale, sur le site internet 38 North de l’Institut américano-coréen de l’université Johns Hopkins.

Si le fait de multiplier les tirs expose la Corée du Nord au risque d’échecs successifs, cela lui permet aussi d’accumuler les enseignements, soulignait l’expert.

La Corée du Nord a été soumise à cinq séries de sanctions depuis son premier essai nucléaire de 2006.

Après son quatrième test en janvier, le Conseil de sécurité a adopté les sanctions les plus dures jamais infligées à Pyongyang, visant ses exportations de minéraux et renforçant les restrictions bancaires. Les discussions actuelles ciblent l’industrie nucléaire et balistique nord-coréenne, selon des diplomates au Conseil de sécurité.

Et, afin de protéger l’allié sud-coréen des menaces de Pyongyang, le secrétaire d’Etat John Kerry avait confirmé mercredi le déploiement imminent du système avancé antimissiles américain (Terminal High Altitude Area Defence, THAAD).

Devant son homologue sud-coréen Yun Byung-se, le chef de la diplomatie américaine avait aussi menacé la Corée du Nord de « sanctions plus dures » tout en l’exhortant à reprendre le processus de négociations à six qui est gelé (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Etats-Unis, Russie, Japon).

Source:AFP

Sixième Extinction Massive en cours:La vie sur Terre est en train de disparaître

Il y a de moins en moins de vie sur Terre. C’est l’enseignement principal du rapport Planète vivante publié ce jeudi par le fond pour l’environnement WWF. Depuis 1970, près de 60% des vertébrés, poissons, oiseaux, mammifères, reptiles ont disparu.

En France, le constat est évident. Il suffit de se promener dans la nature pour observer qu’il y a moins de papillons. moins d’oiseaux dans les champs. Moins de batraciens dans les zones humides.

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Les causes de cette dégradation de la biodiversité: la pollution, la surexploitation mais également la dégradation des habitats.

D’ici 2050, il pourrait ne plus y avoir de forêt tropicale dans le monde, sans compter celles qui sont protégées.

Pour Pascal Canfin directeur du WWF France, c’est le regard culturel qui doit changer. « Il y a toujours une bonne raison de faire une unité touristique en montagne à la place d’une prairie dans les Alpes. Il y a toujours une bonne raison de faire un aéroport à la place d’une zone humide autour de Nantes. La question elle est fondamentale, c’est « est-ce que à un moment donné on pose une limite et on se dit voilà c’est pas une zone vide à aménager, c’est une zone pleine de vie à protéger ». Et une fois que l’on fait cette conversion culturelle, et bien oui on se dit que c’est plus que jamais nécessaire, qu’il y a beaucoup plus de valeur dans cette zone qui paraît vide, que dans l’infrastructure nouvelle qu’on va construire. »

Seule bonne nouvelle du rapport : l’empreinte écologique des habitants des pays les plus riches du monde diminue. Cette empreinte évalue la pression exercée par les hommes sur les écosystèmes. Et cette inversion de la courbe donne un peu d’espoir quant au changement des mentalités.


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Un exemple : l’érosion de la faune marine. Les dégâts déjà causés à la diversité biologique sont multiples, souvent connus et dans beaucoup de cas chiffrés, y compris en termes monétaires, par la perte des ressources, la disparition d’emplois, etc. Ils pourraient se décliner comme une longue litanie. Ainsi, par exemple, la quantité de poissons pêchés chaque année dans l’océan mondial (toutes mers et océans confondus) est de l’ordre de 95 millions de tonnes, ce qui correspond à une « surpêche » qui prélève plus que la production naturelle. Or, ce tonnage est à peu près stable depuis une vingtaine d’années bien que dans cette période, l’effort de pêche ait été multiplié par dix grâce à des bateaux plus puissants, des chaluts qui descendent plus profond et l’exploitation de nouveaux stocks. Cette stabilisation des quantités de poissons débarquées malgré l’amélioration de l’effort de pêche est un signe de l’effondrement de nombreuses populations de poissons, notamment des grands prédateurs comme les espadons, morues, thons ou marlins. La diminution des populations de poissons a de multiples conséquences fâcheuses, non seulement pour l’économie de la pêche, mais aussi pour le fonctionnement des écosystèmes océaniques, notamment en perturbant durablement les réseaux d’interactions entre espèces.

-L’homme et le devenir de la biodiversité. Actuellement, il n’est plus aucun écosystème sur la planète qui ne soit influencé d’une manière ou d’une autre par l’homme. Cette action de l’homme peut participer au développement d’écosystèmes plus variés qu’à l’origine, comme cela a été le cas dans nos pays, en favorisant une alternance de champs cultivés, de prairies, de bois, d’étangs au lieu de la sylve primitive. Elle peut aussi protéger des espèces ou des écosystèmes menacés. Mais, l’augmentation de la population et de la consommation ont,majoritairement, des effets très pénalisants :
 disparition d’écosystèmes par les villes, l’agriculture intensive, les barrages, la déforestation inconsidérée, l’assèchement des zones humides ;
 segmentation et artificialisation des habitats naturels par les voies de communication ;
 surexploitation et pression sur les espèces sauvages par la pêche, la chasse, le surpâturage, le feu ;
 diffusion à l’échelle planétaire d’espèces envahissantes et de vecteurs de maladies ;
 érosion des sols ;
 pollutions, dont certaines produisent le réchauffement climatique, aux effets déjà manifestes mais encore largement imprévisibles sur la biodiversité.
Ces changements et pressions interviennent rarement seuls, mais de façon synergique et à des échelles spatiales et temporelles différentes, avec des effets de seuil et des effets « domino ».

-Le cas de l’agroécologie. L’exemple de l’agroécologie montre qu’un ensemble de techniques, comme l’agriculture biologique, l’agroforesterie, la gestion appropriée des espaces, peut fortement atténuer l’effet négatif de l’agriculture intensive sur la biodiversité et l’environnement. Mais comme l’agriculture intensive résulte aussi de pressions extérieures d’ordre socio-économique, un dialogue entre toutes les parties prenantes est indispensable. Il passe par la mise en place de lieux de « gouvernance agroenvironnementale », allant du global au local.


LES MILIEUX HUMIDES

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Milieux humides : Ils regroupent les sites dont le sol est saturé d’eau durant toute l’année ou pendant une période suffisamment étendue pour que la végétation et le sol en soient influencés. Milieux riverains : Ils correspondent à la bande de terrain qui assure la transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. Les milieux riverains intègrent autant la berge que la plaine d’inondation et abritent des écosystèmes précieux tels que des milieux humides. Pourquoi la perte et la dégradation des milieux humides et riverains constituentelles des problèmes prioritaires? Les services écologiques offerts par les milieux humides et riverains diminuent l’ampleur d’autres problèmes liés à l’eau repérés sur le territoire : érosion, contamination de l’eau par les matières en suspension et les pesticides, dégradation des écosystèmes aquatiques. Principaux services écologiques : • Protection contre l’érosion • Filtration de l’eau • Recharge de la nappe phréatique • Régulation du débit des cours d’eau (inondations et étiages moins sévères) • Offre de nourriture et d’habitats à la faune et maintien de la biodiversité.

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Quelles lois protègent les milieux humides et les milieux riverains? Milieux humides En vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE; L.R.Q., c. Q-2), le gouvernement se garde un droit de regard sur toutes les interventions réalisées dans les milieux humides. • Les projets touchant un étang, un marais, un marécage ou une tourbière, peu importe la superficie du milieu visé et ses caractéristiques, doivent avoir été autorisés par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) du Québec (alinéa 2 de l’article 22). • Dans l’éventualité où un projet est autorisé, le gouvernement a le droit d’exiger des mesures de minimisation d’impact et de compensation pour la perte de milieux humides. Écosystèmes riverains La Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI) énonce des mesures minimales de protection pour les bandes riveraines. Celles-ci sont effectives dès leur intégration dans les schémas d’aménagement des municipalités régionales de comté (MRC) ainsi que dans les règlements d’urbanisme des municipalités. Au sens de la PPRLPI, l’expression « bande riveraine » définit une zone minimale de protection mesurée à partir de la ligne des hautes eaux1 le long des cours d’eau. La bande riveraine a un minimum de 10 mètres : • lorsque la pente est inférieure à 30 % ou; • lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de moins de 5 mètres de hauteur. La bande riveraine a un minimum de 15 mètres : • lorsque la pente est continue et supérieure à 30 % ou; • Lorsque la pente est supérieure à 30 % et présente un talus de plus de 5 mètres de hauteur. En zone agricole, la bande riveraine a un minimum de 3 mètres et doit inclure au moins un mètre sur le replat du talus. Situation actuelle Milieux naturels La perte de milieux naturels dans un territoire donné constitue un bon indice de la disparition de milieux humides et riverains. À cet effet, les travaux effectués par Papasodoro (2010) et Langlois (2011) ont permis de quantifier, à l’aide de photographies aériennes, la perte de milieux naturels dans les bassesterres de Lanaudière et des Laurentides. Selon ces études, le territoire du COBAMIL a perdu environ 12 % de ses milieux naturels au cours d’une décennie. Ils n’occupaient plus que 29 %, soit 30 500 ha, du territoire du COBAMIL à la fin des années 2000 (voir figure 2). Les pertes les plus significatives ont été enregistrées dans les MRC Les Moulins et Thérèse-De Blainville. Soulignons que pour assurer le maintien de la biodiversité, Environnement Canada estime qu’au moins 30 % de la superficie d’un bassin hydrographique doit être occupée par des milieux naturels.

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Milieux humides On estime que la grande région de Montréal comptait cinq fois plus de milieux humides qu’actuellement au temps de la colonisation. Malheureusement, aucune étude ne permet de quantifier et de localiser ces pertes. Canards Illimités a toutefois réalisé, à partir d’images aériennes de 2007, une carte identifiant les milieux humides de plus de 0,3 ha sur l’ensemble du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Selon cette étude, les milieux humides couvraient 5 514 ha dans le territoire du COBAMIL à la fin des années 2000, soit 5,4 % de sa superficie (voir figure 3). Environnement Canada estime que les écosystèmes humides doivent occuper au moins 10 % de la superficie d’un bassin hydrographique pour assurer le maintien de la biodiversité. Dans son étude, Canards Illimités souligne également que les diverses activités se déroulant dans la région métropolitaine fragilisent les milieux humides restants. En effet, sur le territoire de la CMM, 80 % des milieux humides sont affectés par des perturbations anthropiques. Dans la couronne nord de Montréal, ces pressions proviennent essentiellement de l’agriculture, des activités commerciales et industrielles, des secteurs résidentiels et du transport routier. De plus, dans la région métropolitaine, 71 % des milieux humides occupent une superficie inférieure à 1 ha. Une telle fragmentation des habitats humides peut porter atteinte à la diversité faunique et floristique de la région. Malgré cette fragmentation, le territoire du COBAMIL comprend cinq grands complexes de milieux humides, c’est-à-dire des regroupements de milieux humides séparés par une distance de moins de 30 m. Ces complexes jouent un rôle primordial dans la préservation d’une diversité écologique .

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• Popularité des abords des cours d’eau comme milieu de vie et de villégiature Les abords des cours d’eau représentent, historiquement comme actuellement, des milieux de vie privilégiés. Afin de contrer les risques d’inondation ou pour optimiser l’usage de leur propriété, certains riverains ont remblayé leurs terrains, ont aménagé des digues et des murs de soutènement ou ont coupé la végétation dans la bande riveraine. De telles interventions ont pu être réalisées avant qu’elles ne soient encadrées par la loi ou malgré le cadre législatif en vigueur. • Le non-respect du cadre législatif existant Un cadre législatif permet aujourd’hui d’assurer la protection des milieux humides et riverains. Or, plusieurs raisons, notamment la compétition pour l’utilisation du sol ainsi que le manque de ressources assurant l’observation des lois, peuvent mener au non-respect du cadre législatif en vigueur. • Mauvaises perceptions des milieux humides et riverains et méconnaissance de leurs services écologiques Le manque de reconnaissance des services essentiels rendus par les milieux humides et riverains constitue un frein à leur protection. • Introduction et propagation d’espèces exotiques ou envahissantes La présence d’espèces exotiques ou envahissantes peut porter atteinte à la qualité des écosystèmes humides et riverains. • Mauvaise qualité de l’eau de surface Les problèmes liés à la qualité de l’eau de surface peuvent avoir des conséquences sur des écosystèmes connectés au réseau hydrographique. Ils peuvent être à l’origine de l’envasement, de l’ensablement, d’un apport excessif de nutriments et d’une accumulation de contaminants dans les milieux humides et riverains.

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Vidéo:une statue d’Hillary Clinton nue déposée devant Wall Street

http://q13fox.com/2016/10/18/naked-hillary-clinton-statue-causes-scuffle-in-new-york/#ooid=8waTV2NjE6KWuJu-HsxsmxFEXN6_hqwB

 

Visiblement, tout le monde ne rêve pas de voir Hillary Clinton dans le plus simple appareil: cette statue d’Hillary toute nue en plein Manhattan n’aura pas fait long feu mais aura causé pas mal d’agitation dans son sillage. La sculpture était plantée, au hasard, en plein Wall Street et Hillary y était représentée, je vous le donne en mille, marchant sur la Libye.

Trump y avait eu droit aussi, à sa statue tout nu en plein Manhattan cet été. Ce coup-ci, c’est Clinton qui s’y colle et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’auteur a été taper en plein dans le mille.

La statue d’Hillary a fait son apparition à 6 heures du matin, près d’une station de métro où débarquent communément les employés de Wall Street. La candidate démocrate à la présidence est représentée topless et, au passage, elle a pris pas mal de poids. Elle a des sabots au pied et un banquier arrive de dessous son manteau pour l’embrasser. Et elle arrive avec ses gros sabots sur… la Libye.

Une certaine Nancy a lutté pour la retirer, les larmes aux yeux, pendant que d’autres personnes, entre autres une femme en hijab et une autre, soupçonnée d’être l’auteur, voulaient la laisser. Liberté d’expression pour les tenants de la statue…

Voir ce lien pour la photo au complet de la statue:lien

Sa statue a beau ne pas être restée longtemps, Hillary Clinton a quand même pris cher juste avant le troisième et dernier débat présidentiel de la nuit prochaine.

First Trump, now naked Hillary Clinton statue causes scuffle in New Yorkhttp://bit.ly/2e5WAwY