Corruption policière et judiciaire 2002-­2005 -­ Montréal et Longueuil

Dans le domaine de la corruption politique au Québec ,voici un élément de preuve qui nous montre que même la justice et nos policiers ne sont pas neutres  face aux citoyens et au gouvernement néolibéral.Voici le témoignage de mon ami Dominique Dufour:
La plainte déposée en 2004
La plainte déposée en 2004
Savez-vous pourquoi la Direction des Poursuites Criminelles et Pénales garde le silence?
À cause de ceci… le DPCP, c’est la machine corrompue à fabriquer des juges du PLQ!
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Corruption policière et judiciaire 2002-­2005 -­ Montréal et Longueuil Dominique Dufour <dominique.dufour303@gmail.com> 14 mars 2016 à 10:54
À : info@dpcp.gouv.qc.ca
Bonjour,
Par la présente, je désire porter des accusations criminelles de corruption policière et judiciaire dans ce dossier.
Vous pouvez entendre mes explications dans la cause 500-01-059915-113 le 14 novembre 2011 devant la juge Louise Villemure à Montréal. Je suis assermenté.
Voici les faits importants:
-le 12 juin, je suis en pied de bas et je lève mon pied au derrière de mon ex-conjointe le jour de notre séparation (aucune marque, aucune blessure). -le 13 juin 2002, je suis accusé de voie de fait simple sur mon ex-conjointe Pascale Charette à Longueuil -14 septembre 2002 : suite à un appel de détresse au 911, je suis victime voies de fait par le policier Sylvain Paquet avec la complicité du policier Jérôme Ste-Marie du SPVM + fabrication d’un faux rapport pour faussement m’accuser de voies de fait sur Jérôme Ste-Marie à Montréal. Le policier Sylvain Paquet m’a battu et torturé dans l’auto-patrouille avec une couverture enroulée autour de ma tête et j’étais menotté aux 4 membres avec les 2 paires de menottes reliées par une chaîne dans mon dos.
-16 septembre : comparution à Montréal pour m’accuser faussement de voies de fait sur un policier du SPVM -16 septembre : je devais me présenter en Cour à Longueuil pour mon procès pour le voie de fait simple sur mon ex-conjointe. Retenu à Montréal cette journée pour me faire faussement accusé de voies de fait sur un policier, la procureur de la Couronne Me Louise Leduc à Longueuil est allé dire à mon ex-conjointe Pascale Charette que j’avais battu un policier à Montréal pour l’influencer, lui faire peur et la monter contre ma personne pour l’obliger à maintenir sa plainte de voie de fait simple contre ma personne (influence de témoin et suspicion). C’est l’amie de Pascale Charette, Sylvie Laurier, qui m’en a informé le 30 octobre 2002.
-7 octobre 2002 : je plaide coupable sur le voie de fait simple à Longueuil, mais la procureur adjointe de Me Louise Leduc (j’ignore son nom), me fait passer auprès du juge pour un « dangereux criminel, un homme extrêmement violent, et un risque sérieux pour la société », prétextant que j’étais accusé de voie de fait sur un policier à Montréal (suspicion).
La lettre envoyée par l'avocat de Dominique qui permet d'établir la preuve des malversations.
La lettre envoyée par l’avocat de Dominique qui permet d’établir la preuve des malversations.
-2003-2004 : acharnement, arrestations et tentatives à Longueuil pour tenter de me faire passer pour un homme dangereux et violent
-18 juin 2004 : Je suis acquitté de la fausse accusation de voie de fait sur un policier à Montréal par les policiers Sylvain Paquet et Jérôme Ste-Marie du SPVM. La procureur Me Louise Leduc et al. à Longueuil se retrouvent tous dans la merde jusqu’au cou suite à mon acquittement à Montréal
-5 juillet 2004 : dépôt de ma plainte contre les policiers Sylvain Paquet et Jérôme Ste-Marie auprès du poste 31 du SPVM
-10 août 2004 : Je suis rencontré au quartier général par la S/D Caty Rivard des affaires internes du SPVM pour une entrevue filmée. Je dénonce à madame Rivard tout ce qui s’est passé entre le 7 juin 2002 et le 19 juin 2004.
-Vers le 5 septembre 2004, je suis arrêté par la Sûreté du Québec, et je suis faussement accusé de menace de mort. avec parjures à la Cour de Longueuil par le S/D Francis Bouffard de la SQ.
-Le 7 septembre 2004, suite aux parjures du S/D Francis Bouffard de la SQ en Cour à Longueuil pour faussement m’accuser de menace de mort sur Louise Leduc, le juge m’envoit en psychiatrie à Pinel pour une évaluation psychiatrique.
En novembre 2004, je communique avec la S/D Caty Rivard des affaires internes du SPVM pour lui demander où en est rendu l’enquête. Elle me demande je suis où, et je lui répond que je suis à Pinel en évaluation. Elle m’oblige à lui donner l’autorisation de prendre possession de l’évaluation psychiatrique du Dr Jacques Talbot de Pinel.
-Vers la fin novembre 2004, je communique à partir de Pinel avec monsieur Jean-Pierre Forgues, directeur à l’époque de la Direction aux affaires policière du ministère de la sécurité publique du Québec. Je lui demande de me faire part par écriit les conclusions du rapport d’enquête interne menée par la S/D Caty Rivard du SPVM. Monsieur Forgues m’a donc envoyé par écrit par la poste les conclusions du rapport à Pinel. Le rapport de madame Caty Rivard conclut : « Tout porte à croire que monsieur Dominique Dufour fut victime de violence policière par le policier Sylvain Paquet ». Monsieur Jean-Pierre Forgues est à la retraite aujourd’hui.
-Vers la fin novembre 2004, j’ai montré au psychiatre devant ses yeux les conclusions écrites du rapport de madame Caty Rivard du SPVM provenant de monsieur Forgues du ministère de la sécurité publique. Le psychiatre Jacques Talbot continuera à me faire faussement passer pour un délirant quand même.
-Le 10 ou le 12 décembre 2004, juste avant de partir pour la Cour de Longeuil, le psychiatre Jacques Talbot m’a menacé en me disant : « Monsieur Dufour, si vous ne reconnaissez pas votre maladie, vous allez rester ici très longtemps ».
-Le 10 ou le 12 décembre 2004, je rencontre mon avocat Me Pierre Bélisle, et je lui demande de dénoncer Me Louise Leduc pour sa suspicion avec la fausse accusation de voie de fait sur un policier depuis le 16 septembre 2002 à Longueuil. Me Pierre Bélisle m’a répondu : » Je ne peux pas dénoncer Me Leduc car c’est ma collègue de travail, et si tu veux faire ça, il va falloir que tu te trouves un autre avocat et que tu le paies très cher ». Donc, on m’a carrément accolé au pied du mur pour me forcer à plaider la non-responsabilité criminel et la délirance à la Cour de Longeuil.
-Le 17 ou 18 janvier 2005, je suis libéré de Pinel.
-Le 2 février 2005, je reçois la lettre du commandant Denis Dubé du SPVM m’annonçant qu’aucune accusation ne serait portée contre les policiers Sylvain Paquet et Jérôme Ste-Marie pour leurs gestes de 2002.
-En février 2005, je communique avec la S/D Caty Rivard, et elle me dit que les affaires internes du SPVM ont fait leur travail, et que je devais m’adresser au procureur de la Couronne Me Jean-Marie Tanguay à Montréal pour savoir pourquoi les accusations n’avaient pas été retenues.
-En mars 2005, je communique avec le bureau du procureur à Montréal, et on m’apprend que Me Jean-Marie Tanguay est parti à la retraite.
– En mai 2005, je demande une révision du dossier d’accusations auprès de la procureur chef adjointe Me Hélène V. Morin. Elle me rappelle à mon travail pour me dire que les accusations n’avaient pas été portées parce que je n’étais pas crédible, puis elle m’a raccroché la ligne au nez.
Conclusion:
La Couronne à Montréal s’est servie du faux rapport de psychiatrie du Dr Jacques Talbot de Pinel, car la S/D Caty Rivard l’a joint au rapport d’enquête du SPVM en 2004. C’est la raison pourquoi il n’y a pas eu d’accusations. De plus, je sais que ce n’est pas surtout les policiers qu’on a voulu protéger, mais bien plus la suspicion de la Procureur de la Couronne Me Louise Leduc à Longueuil, étant donné que je l’avais déjà dénoncée à la S/D Caty Rivard en entrevue filmée le 10 août 2004 au quartier général du SPVM.
Cette affaire est un complot judiciaire en fin de compte. Je fais remarquer que Louise Leduc, Pierre Bélisle et Hélène V. Morin sont tous juges à la Cour aujourd’hui.
Plus tard en 2006, ce sera le capitaine Pierre Scalabrini des affaires internes de la Sûreté du Québec à Montréal qui étouffera ma plainte contre les parjures du S/D Francis Bouffard à la Cour de Longueuil le 7 septembre 2004.
Article et témoignage de Dominique Dufour sur notre système politique et judiciaire corrompu  jusqu’à la moëlle!
Dominique Dufour est comme moi,un homme qui aime la vie et qui communique sa joie!
Dominique Dufour est comme moi,un homme qui aime la vie et qui communique sa joie!

Le Québec sous la gérance du crime organisé:Dès 2003,Couillard approuvait le financement illégal du système mis en place

Une ancienne attachée politique ,Diane bougie,affirmaffirmait en 2006  qu'elle a recueilli des fonds partisans pendant qu'elle travaillait au Cabinet du ministre de la Santé  de l'époque,Philippe Couillard,sans avoir obtenu les autorisations requises par la loi électorale.
Une ancienne attachée politique ,Diane bougie,affirmait en 2006 qu’elle a recueilli des fonds partisans pendant qu’elle travaillait au Cabinet du ministre de la Santé de l’époque,Philippe Couillard,sans avoir obtenu les autorisations requises par la loi électorale.

 

En novembre 2006,selon le témoignage d’une ancienne attachée politique du pseudo premier ministre,l’espion canado-saoudien Philippe Couillard, des collectes de fonds s’effectuaient au sein même du Cabinet en dehors des règles élémentaires d’éthique et en contravention de la loi.

Diane Bougie est une ex-attachée politique du ministre de la Santé de l’époque  de John James Charest, Philippe Couillard. Elle affirme avoir sollicité durant ses heures de bureau des représentants du monde des affaires.

Elle leur a offert des billets à 1000 $ pour qu’ils participent au cocktail de financement de Philippe Couillard, le 6 octobre 2003, à Montréal. Elle a vendu pour au moins 25 000 $ de billets.

Entrevue en 2006 avec Bernard Drainville:

Bernard Drainville: Est-ce que le Dr Couillard est content de ça?
Diane Bougie: « Très heureux. »
Drainville: Il vous le dit?
Bougie: « Régulièrement. »
Drainville: Ah oui, comment ça se passe?
Bougie: « On se croise dans le corridor. »
Drainville: Donnez-moi un exemple, vous lui dites quoi par exemple?
Bougie: « M. Couillard, alors aujourd’hui, j’ai 8000 $ en banque pour votre campagne de financement. C’est bien. Merci. »
Drainville: Donc, il sait que vous sollicitez des sous sur vos heures de travail.
Bougie: « Tout à fait, tout à fait. »

L'espion canado-saoudien ,Philippe Couillard,franc maçon ami d'Arthur Porter et responsable de la poursuite du système politique néolibéral actuel...un système bâti sur la corruption et la collusion politique.
L’espion canado-saoudien ,Philippe Couillard,franc maçon ami d’Arthur Porter et responsable de la poursuite du système politique néolibéral actuel…un système bâti sur la corruption et la collusion politique.

Diane Bougie estime de plus que Philippe Couillard et sa directrice de cabinet Johanne Whittom l’ont laissée solliciter de l’argent dans l’illégalité. Selon la loi québécoise, le représentant officiel du parti doit désigner par écrit les solliciteurs du parti, afin d’éviter la création de caisses occultes par exemple.

Drainville: Est-ce que vous saviez qu’il fallait que vous obteniez un certificat de solliciteur pour avoir le droit de solliciter des fonds?
Bougie: « Jamais. Un certificat de solliciteur. Non. »

Selon la loi électorale, les contributions qui ont été sollicitées illégalement doivent être retournées au directeur général des élections, qui les retourne aux donateurs.

La porte-parole du ministre Couillard (en 2006) avait   nié les allégations de Mme Bougie. Le ministre Couillard avait  refusé de répondre aux questions des journalistes de Radio Canada .

 

Nouvel Ordre Mondial:Franc maçonnerie et extrème droite

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Par Géplu dans EditionNous vous avons présenté le 5 février le numéro spécial de Critica Masonica, titré Extrême droite et ésotérisme, retour sur un coupe toxique, et constitué de onze articles de Stéphane François, extraits de ses travaux sur ce sujet.
Aujourd’hui, avec l’autorisation de Critica Masonica, je puis vous offrir un de ces articles, celui consacré aux relations entre la Franc-maçonnerie et l’extrême droite. C’est un peu plus long que ce que nous publions habituellement, mais le traitement fouillé du sujet le nécessitait.
Vous pouvez commander ici ce numéro spécial de Critica Masonica, et les autres sur cette page de leur site.

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FRANC-MAÇONNERIE ET EXTRÊME DROITE

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Pour une proportion importante de la population, les expressions « franc-maçonnerie » et « extrême droite » sont opposées et inconciliables. Cela est vrai dans une certaine mesure. En effet, si nous avons gardé en mémoire les campagnes antimaçonniques de l’extrême droite, formulées dès l’apparition des clivages politiques au sens contemporain du terme, c’est-à-dire dès le début du XVIIIe siècle avec les premières encycliques, puis au début du XIXe, l’apparition de la droite contre-révolutionnaire (avec le jésuite Augustin de Barruel par exemple), il existe toutefois des exemples de militants d’extrême droite membres de loges maçonniques. Mais surtout, celles-ci ne sont pas forcément des scissions ou des dissidences conservatrices ou d’extrême droite. Par conséquent, après être revenu sur les origines de l’antimaçonnisme de l’extrême droite, nous nous intéresserons aux raisons de l’attrait d’une frange de l’extrême droite pour la franc-maçonnerie, suite à l’influence de la pensée guénonienne.

L’antimaçonnisme de l’extrême droite

L’un des premiers livres à condamner la franc-maçonnerie est celui d’un jésuite conservateur, antidémocrate et rejetant les idées des Lumières, Augustin de Barruel (1741-1820)[1]. En effet, le prêtre dénonce dansMémoires pour servir l’histoire du jacobinisme, un ouvrage en 5 tomes paru à Hambourg entre 1797 et 1799[2], le rôle supposé des francs-maçons dans le déclenchement de la Révolution française. Toutefois, « il est précédé en cela par la brochure du comte Ferrand, publié à Turin en 1790, Les Conspirateurs démasqués. »[3]. Cependant, Ferrand voit surtout dans ce complot l’action d’un protestant, Necker (1732-1804). Barruel va plus loin : il estime que le complot est à la fois antichrétien, antimonarchique et cherchant à détruire la société d’Ancien régime. Les acteurs changent aussi : il ne s’agit plus d’un complot protestant, mais maçonnique. Cette idée se cristallisera dans les milieux catholiques intégristes. Pour s’en convaincre, il suffit de garder à l’esprit la prégnance du « complot judéo-maçonnique » dans ces milieux, comme le montrent les catalogues des Éditions Barruel, des Éditions Saint Rémi, les Éditions de Chiré et, sur Internet, la Bibliothèque Saint-Libère[4]. Récemment encore, le Vatican voyait dans la franc-maçonnerie une secte[5]

Cette idée de complot vient notamment de l’usage de l’expression « Supérieurs Inconnus », forgé initialement par des francs-maçons. En effet, en 1751, le baron Charles-Gotthelf von Hund (1722-1776) fonde une nouvelle forme de maçonnerie : la Stricte Observance ou plus exactement l’Ordre supérieur des chevaliers du Temple sacré de Jérusalem. L’idée était que la franc-maçonnerie serait une perpétuation des Templiers dirigée par des « Supérieurs Inconnus » dont Hund était, selon ses dires, le seul mandataire, s’étant lui-même fait initier par un mystérieux chevalier au « plumet rouge », en 1747. Cette légende va connaître un succès considérable au cours des XIXe et XXe siècles. Récupérés par les antimaçons, les Supérieurs Inconnus vont devenir les vrais maîtres occultes de la franc-maçonnerie. Ils seront assimilés aux satanistes, aux Juifs, aux maîtres de l’Himalaya de la Société théosophique, etc., devenant le symbole de la sphère dirigeante du complot mondial, selon la vulgate conspirationniste.

Cette idée de complot maçonnique se retrouve également chez un auteur écossais, John Robison (1739-1805) qui publie, également en 1797, un ouvrage développant la même thèse, intitulé Preuve d’une conspiration contre toutes les religions et les gouvernements d’Europe fomentées les assemblées secrètes des francs-maçons et des illuminés[6]. Pour ce dernier, les Illuminés de Bavière auraient infiltré les loges françaises et auraient provoqué la révolution française dans le but de mettre en place un gouvernement mondial. À compter de ce moment, la franc-maçonnerie est assimilée à une société secrète, bien que ses rituels aient été divulgués dès 1730 par Pritchard, dans son Masonry Dissected. Malgré cette divulgation ancienne, la question du secret est restée capitale dans les milieux d’extrême droite, qui voient dans la franc-maçonnerie une société secrète.

Ces thèses se diffusèrent en Occident au XIXe siècle, donnant naissance à un antimaçonnisme à la fois virulent et banalisé auprès d’opinion publique. Ainsi, dès 1831, il existe un parti antimaçonnique aux États-Unis, dont le président américain John Quincy Adams fut membre. Cet antimaçonnisme fut encouragé dans les milieux catholiques par différentes bulles et encycliques papales, hostiles à son relativisme religieux[7]. En 1917, tout catholique risquait l’excommunication en devenant franc-maçon, bien qu’initialement, il fût obligatoire d’être chrétien pour l’être.

Mais surtout le XIXe siècle voit la naissance d’une expression qui jouira d’une grande postérité dans les extrêmes droites occidentales : le complot judéo-maçonnique[8]. Ainsi, différents partis et ligues antimaçonniques apparaissent entre 1830 et 1880 en Europe et aux États-Unis. En France cet antimaçonnisme fut développé entre la fin du XIXe siècle et la Seconde guerre mondiale par une foule de publication et de publicistes dont il serait fastidieux de faire l’inventaire[9]. L’une des plus importantes fut la Revue Internationale des Sociétés Secrètes (RISS) de monseigneur Jouin.

À compter de ce moment, l’idée d’un complot mondial d’une société secrète cherchant à renverser les gouvernements va se diffuser dans différents milieux et dans différents pays. Jusqu’à récemment, cette thèse était surtout mise en avant par des auteurs ou des groupes que l’on peut classer à l’extrême droite, principalement dans la mouvance catholique traditionaliste et contre-révolutionnaire. Encore aujourd’hui, des militants notoires de l’extrême droite, considèrent que la Révolution française est à chercher dans l’action de la franc-maçonnerie. C’est par exemple le cas de l’antisémite et ancien collaborateur Henry Coston qui diffusa cette idée des années 1930 à sa mort en 2001. C’est le cas également de Philippe Ploncard d’Assac. Nous pourrions multiplier les exemples…

Henry Coston et Jacques Ploncard (dit d’Assac), le père de Philippe Ploncard d’Assac, étaient des militants d’extrême droite dont l’amitié était soudée amis par un antisémitisme et un antimaçonnisme virulents. Conspirationnistes[10], ils participèrent durant la guerre au dépouillement des archives du Grand Orient de France et à la recherche d’une supposée subversion maçonnique. Ils étaient en outres des membres influents de la Commission d’études judéo-maçonniques (CEJM)[11], qui siégeait dans les locaux du Grand Orient de France. Le financement de leurs activités provenait des occupants nazis, qu’ils fréquentaient dès 1934[12], mais également de l’État français. Leurs thèses furent reprises après-guerre par différents groupes extrémistes, allant des néonazis aux catholiques traditionalistes.

Dans les années 1930, l’idée fut endossée par Julius Evola dont nous déjà parlé dans Critica Masonica[13]. Il voyait dans celle-ci une création moderne ex nihilo et non pas une persistance d’une tradition immémoriale et s’opposait par conséquent à René Guénon, qui considérait la franc-maçonnerie spéculative comme héritière, certes dégénérée, de la franc-maçonnerie médiévale. Il intégra dans sa pensée antimoderne des éléments conspirationnistes issus des thèses antisémites et contre-révolutionnaires d’auteurs comme Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, en particulier au livre La Grande conspiration d’Emmanuel Malynski, dont Léon de Poncins cosigna une version abrégée sous le titreLa Guerre occulte. Juifs et Francs-Maçons à la conquête du monde[14], qu’Evola traduisit et préfaça[15]. Dans ses articles, il se penchait sur la notion de « guerre occulte », c’est-à-dire la guerre menée par les sociétés secrètes, notamment la franc-maçonnerie, et par les Juifs contre la tradition, et analysait l’action de ces dernières au prisme de la « contre-initiation »[16].

L’antimaçonnisme est réapparu quasiment à la fin du conflit, reprenant ses vieilles antiennes. Toutefois, il a également muté, en intégrant au vieil anti-judéo-maçonnisme d’avant-guerre des considérations antisionistes se nourrissant d’un anti-maçonnisme musulman[17], que nous trouvons par exemple chez Paul-Éric Blanrue, un publiciste négationniste contemporain. Outre celui-ci, l’un des principaux représentants de ce « nouvel » antimaçonnisme en France est Alain Soral. Celui-ci en fait régulièrement la promotion dans ses vidéos. Toutefois son antimaçonnisme se nourrit également de textes « classiques » parus au début du XXe siècle. Ainsi, il a réédité en 2012 la brochure du publiciste Maurice Talmeyr[18], La Franc-maçonnerie et la Révolution française[19], paru initialement en 1904. Il s’inspire également des ouvrages d’Henri Coston, et de son héritier intellectuel Emmanuel Ratier, récemment décédé, qui participait à des débats à Égalité & Réconciliation, l’association de Soral. Emmanuel Ratier est une figure intéressante de l’extrême droite : diplômé de Science Po, journaliste, éditeur, ancien membre du GRECE, militant néopaïen, pourfendeur des « lobbies » (ie juifs et francs-maçons), il est régulièrement accusé d’avoir été franc-maçon. Quoiqu’il en soit, sa feuille confidentielle Faits et Documents est très bien informé, dévoilant les noms d’hommes politiques appartenant ou soupçonnés d’appartenir à une loge. Il reprend la tradition d’un Henri Coston, mais sans son antisémitisme délirant. Toutefois, l’antimaçonnisme actuel peut également prendre l’aspect de discours hallucinés typiques de certains milieux chrétiens de la fin du XIXe siècle (au moment de l’« affaire Taxil »), tels les ouvrages, articles ou conférences de Laurent Glauzy[20]. Ce nouvel antimaçonnisme s’exprime également dans les milieux catholiques réactionnaires par une condamnation publique, comme l’action des Hommens devant le siège du Grand Orient de France en 2014. L’antimaçonnisme reste donc d’actualité à l’extrême droite la plus radicale.

Guénon et la « vraie maçonnerie »

L’un des points de rencontre entre l’extrême droite et la franc-maçonnerie se situe autour de René Guénon et du recours à la « Tradition ». Ce dernier, à l’opposé d’un Evola qui considérait la franc-maçonnerie comme « antitraditionnelle », voyait dans la franc-maçonnerie l’un des derniers vecteurs de la « Tradition » occidentale. Selon lui, la franc-maçonnerie pourrait se prévaloir d’une origine « traditionnelle » authentique et d’une transmission initiatique réelle, même si celle-ci avait dégénéré par la suite, sous l’influence des pasteurs protestants créateurs de la maçonnerie moderne, James Anderson et Jean-Théophile Désaguliers. Ainsi Guénon n’hésite pas à écrire que « la véritable régularité réside essentiellement dans l’orthodoxie maçonnique ; et cette orthodoxie consiste avant tout à suivre fidèlement la tradition… »[21] Dans plusieurs textes il a affirmé « la filiation existant entre la franc-maçonnerie moderne, spéculative, et la maçonnerie ancienne, médiévale et opérative. Mieux encore, il a fait de cette continuité institutionnelle – ne fût-elle que subtilement décelable […] la condition sine qua non de la légitimité traditionnelle et de la régularité initiatique de la maçonnerie.[22] » Cette idée de « Tradition » immémoriale séduit une frange de l’extrême droite allant des « traditionalistes-révolutionnaires » aux nationalistes-révolutionnaires et en passant par des anciens de la Nouvelle Droite[23].

Il faut également garder à l’esprit qu’il existe quelques loges maçonniques d’extrême droite, au discours réactionnaire sur le plan des mœurs et faisant l’éloge de la hiérarchisation, les loges servant à recruter et à former une nouvelle élite intellectuelle et spirituelle. Ces loges, souvent irrégulières et/ou issues d’obédiences marginales ultraconservatrices, cherchent à maintenir la « Tradition », abandonnée par les loges « révolutionnarisées », ainsi qu’un élitisme spirituel et moral contre le délitement du monde contemporain. En outre, de sa naissance officielle jusqu’à la fin du XIXe siècle, la franc-maçonnerie fut théiste, et donc ouverte à des développements mystiques, voire ésotériques/occultistes. Ces premières loges furent aussi empreintes de positions élitistes, expression de l’aristocratisme de l’époque : outre les athées, les femmes, les serfs et les personnes de condition modeste étaient exclues des loges. Cet aristocratisme persista[24] et se mêla aux thèses guénoniennes.

Il ne faut pas oublier en effet que le fascisme reçut dans un premier temps un accueil favorable dans les milieux maçonniques italiens, du fait de l’anticléricalisme affiché du mouvement fasciste. De plus, la franc-maçonnerie italienne, héritière des idéaux du Risorgimento, était plutôt nationaliste, ce qui favorisa encore le rapprochement. En effet, le fascisme bénéficia d’un accueil favorable de la part de tout un courant mêlant tradition gibeline, franc-maçonnerie, occultisme et paganisme italique. Ce courant mystico-intellectuel, autour notamment d’Arturo Reghini, se caractérisait par un nationalisme et un antichristianisme virulents. Il fut attiré par le fascisme croyant que Mussolini restaurerait la grandeur de l’Italie. Certains maçons firent même partie des premiers fascistes, tel Eduardo Frosini.

Arturo Reghini était un ami et un correspondant de Guénon, mais aussi de Julius Evola. Occultiste, il était membre à la fois de l’Ordo Templis Orientis[25] (ou OTO) et de la principale obédience maçonnique italienne (il a même créé son propre rite maçonnique, le Rite philosophique italien). En 1903, il fonda la Biblioteca Teosofica et fut à l’origine de la section italienne de la Société Théosophique dans laquelle il aurait développé son anticléricalisme. Violemment antichrétien, Reghini signait parfois des articles sous le pseudonyme « le vicaire de Satan ». En effet, « Inconsciemment et à sa manière, Reghini puisait à cette source et en faisait le jeu, exaltant les anciennes “vertus italiques” et la doctrine gibeline de l’Empire, et adressant d’âpres critiques au christianisme, accusé d’être une “croyance asiatique” dont le fondateur Jésus, n’était qu’“un mégalomane hypocondriaque et sentimental, dont la vision du monde créé par Dieu menait à la compassion et aux pleurs”[26]. » Selon Arturo Reghini, pour en finir définitivement avec « […] “l’exotique croix chrétienne” il fallait “rétablir une religion, au sens étymologique et païen du terme, entre l’humain et le divin. Mais ce lien, ce rapport, devaitt être effectif, magique, religieux et ne pouvait être établi par une religion qui n’est plus qu’une croyance et un résidu sentimental”[27] ».

Reghini fut donc le théoricien principal de la « religion italique », une variante italienne du néopaganisme, dans sa variante impériale romaine. C’est en effet avec cet auteur

« […] que la Voie romaine tend à devenir plus explicite, même s’il appartient au courant “orphico-pythagoricien”, marginal par rapport à la Tradition romaine proprement dite. Ce fut précisément autour des revues de Reghini, Atanor (1924), puis Ignis (1925), et enfin, après les ordonnances de Bodrero et les lois sur les sociétés secrètes, Ur (1927-1928) officiellement dirigé par Julius Evola, que se rassembleront tous ceux qui cherchaient à donner au régime [fasciste] un caractère néo-païen et romain[28] ».

De fait, comme beaucoup de partisans de la « voie romaine », Arturo Reghini était un ardent nationaliste qui soutint l’expédition de Gabriele D’Annunzio à Fiume en septembre 1919. Il défendit l’État fasciste, qu’il jugeait anticatholique, jusqu’aux accords de Latran.

Il affirmait également l’aspect païen de la franc-maçonnerie, en particulier ce qui concerne son aspect méditerranéen, égyptien et pythagoricien[29]. Cette franc-maçonnerie païenne existe encore, et elle n’est pas confinée aux rites marginaux. Ces francs-maçons païens recherchent en fait une supposée tradition maçonnique, abandonnée à la suite des pressions de l’Église catholique. La christianisation forcée de la franc-maçonnerie est un thème récurrent chez certains maçons hétérodoxes, notamment chez ceux qui se réclament de la tradition celtique ou de la tradition italique. Un thème qui plaît beaucoup aux militants d’extrême droite initiés à la franc-maçonnerie…

Enfin, la franc-maçonnerie attire aussi des catholiques intransigeants, en dépit du rejet général de celle-ci dans ce milieu. Ces maçons d’un genre particulier se placent dans la filiation du penseur contre-révolutionnaire et catholique intransigeant Joseph de Maistre. Il fut initié au rite écossais rectifié et fut membre de la loge La Sincérité de Chambéry. Au sujet de la franc-maçonnerie, il a pu écrire au baron Vignet des Étoles que « la franc-maçonnerie en général, qui date de plusieurs siècles […] n’a certainement, dans son principe, rien de commun avec la révolution françoise[30] ». En 1810, il regrettait de n’avoir pas pu accepter une invitation d’une loge russe. Il était aussi membre de sociétés initiatiques maçonniques et paramaçonniques chrétiennes, notamment de l’Ordre des Élus Coëns, fondé par Martinès de Pasqually[31].

De fait, Maistre défendait une franc-maçonnerie religieuse contre une franc-maçonnerie rationaliste, moderniste. Cette franc-maçonnerie spirituelle serait selon lui beaucoup plus ancienne et respectable que la franc-maçonnerie moderne, qui, ne serait, quant-à-elle, qu’une branche divergente corrompue. En ce sens, Maistre développe une conception de la franc-maçonnerie opposée à celle d’Augustin de Barruel. Cette franc-maçonnerie spirituelle et presque immémoriale aura une postérité : nous retrouvons cette idée chez René Guénon. De fait, il est fréquent de voir des guénoniens proches de l’extrême droite devenir maçons et abandonner ensuite leur guénonisme pour un illuminisme influencé par Maistre.

C’est le cas, par exemple, de Jean-Marc Vivenza, qui est un personnage intéressant : il fut membre de Troisième Voie, un groupuscule nationaliste-révolutionnaire, dirigé par Jean-Gilles Malliarakis, puis lors de la scission des radicaux, il rejoint la Nouvelle Résistance de Christian Bouchet, dont il fut le bras droit, et grand amateur de thèses ésotériques et occultistes. Il fut également un compagnon de route de Synergie Européenne, une structure nationaliste-révolutionnaire et völkisch fondée par l’ancien néo-droitier Belge Robert Steuckers[32]. Après avoir été nationaliste-révolutionnaire et futuriste, il s’intéressa à l’ésotérisme et devint guénonien et franc-maçon. Suite à la découverte de Martinès de Pasqually, il se fit illuministe, abandonnant son guénonisme. Malgré tout, il a gardé des liens avec ces milieux : il a publié quatre livres chez Pardès : un sur Maistre[33], un sur Saint-Martin[34], un sur Böhme[35] et enfin un dernier sur la Rose-croix[36].

Si la franc-maçonnerie est globalement rejetée par l’extrême droite, dans son acception générique, il est cependant impossible de considérer ce courant politique dans son intégralité comme antimaçonnique. En effet, il existe des liens entre franc-maçonnerie et droite radicale, comme nous venons de le voir. Cet intérêt pour la franc-maçonnerie rejoint le goût de certains de ces militants, cadres ou théoriciens pour l’ésotérisme, en particulier dans la variante guénonienne. Il rejoint également l’intérêt pour la magie et la maçonnerie de marge.

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[1] Sur Barruel, cf. Gérard Gengembre, « Barruel, Augustin de », in Jean-Clément Martin (dir.), Dictionnaire de la contre-révolution, Paris, Perrin, 2011, pp. 83-85. Voir aussi, avec des réserves, Michel Riquet, Augustin de Barruel : un jésuite face aux jacobins francs-maçons, Paris, Beauchesne, 1989.
[2] Une édition abrégée, Abrégé, en deux volumes parut à Londres en 1798-1799.
[3] Gérard Gengembre, « Barruel, Augustin de », art. cit., p. 83.
[4]  www.liberius.net.
[5] Jérôme Rousse-Lacordaire, Rome et les francs-maçons. Histoire d’un conflit, Paris, Berg international, 1996.
[6] John Robison, Proofs of a Conspiracy against all the Religions and Governments of Europe, carried on in the Secret Meetings of Free-Masons, Illuminati and Reading Societies, etc. collected from good authorities, Edinburgh, 1797. Traduction française, d’après la troisième édition de 1798 : Preuves de conspirations contre toutes les religions et tous les gouvernements de l’Europe, ourdies dans les assemblées secrètes des Illuminés, des Francs-Maçons et des sociétés de lecture, recueillies auprès de bons auteurs.
[7] Jérôme Rousse-Lacordaire, Rome et les francs-maçons, op. cit.
[8] Comme un grand nombre de juifs entreront en franc-maçonnerie, vue comme un lieu d’assimilation républicaine, les milieux antisémites en déduiront la supposée connivence entre les francs-maçons et les juifs. Cet amalgame fut facilité par l’usage, dans les rituels francs-maçons, de termes hébreux. Le fameux faux Les Protocol(e)s des sages de Sion mettra en avant ce judéo-maçonnisme pour asseoir son idée de complot juif mondial..

[9] Michel Jarrige, L’antimaçonnerie en France à la Belle époque. Personnalités, mentalités, structures et modes d’action des organisations antimaçonniques, Milan, Archè, 2006.
[10] Ainsi, Jacques Ploncard participe, dès la fin des années 1920, à laRevue Internationale des Sociétés Secrètes (fondée en 1912) du très antisémite et antimaçon Monseigneur Ernest Jouin. En 1979, Jacques Ploncard d’Assac publie un ouvrage intitulé Le Secret des francs-maçons (Édition de Chiré, Chiré en Montreuil). Cet ouvrage a été plusieurs réédité depuis sa publication et est toujours considéré par les milieux de l’extrême droite catholique comme un ouvrage de référence. Henry Coston publiera une vingtaine d’ouvrages antimaçonniques durant toute sa carrière, sous son nom ou sous différents pseudonymes.
[11] Cette commission fut créée à l’instigation du lieutenant SS Moritz en 1942. Moritz était le chef de l’action antimaçonnique en zone occupée.
[12] Michaël Lenoir, « Henry Coston (Henri Coston, dit) et Jacques Ploncard d’Assac (Jacques Ploncard, dit), in Pierre-André Taguieff (dir.),L’Antisémitisme de plume. 1940-1944. Études et documents, Paris, Berg International, 1999, pp. 370-384.
[13] « Evola, l’antisémitisme et l’antimaçonnisme », Critica Masonica, n°6, 2015, pp. 103-122.
[14] Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, La Guerre occulte. Juifs et Francs-Maçons à la conquête du monde, Paris, Gabriel Beauchesne, 1936.
[15] Emmanuel Malynski et Léon de Poncins, La Guerra occulta. Ebrei e massoni alla conquista del mondo, Hoepli, Milano, 1939.
[16] Voir notamment, Julius Evola, « Sur la contre-initiation », Ur & Krur. Introduction à la Magie, t. III, Milan, Arché, 1986, pp. 209-224.
[17] Hervé Hasquin, Les pays d’islam et la franc-maçonnerie, Bruxelles, L’Académie en Poche, Académie royale de Belgique,  2013.
[18] Né en 1850 et mort en 1931, Maurice Talmeyr est un auteur antimaçon, ayant publié par exemple : La conspiration maçonnique contre les mœurs (Ligue antimaçonnique, s.d.) ; La Franc-maçonnerie et la Révolution française (Paris, Perrin, 1904).
[19] Maurice Talmeyr, La Franc-maçonnerie et la Révolution française, Kontre-Kulture, 2012.
[20] Voir par exemple Laurent Glauzy, Pédo-satanisme et franc-maçonnerie. L’autel des élites, Maison du Salat, 2015.
[21] Cité in Jean-Pierre Laurant, « Avant-propos » in René Le Forestier,L’Occultisme et la franc-maçonnerie écossaise, Milan, Archè, 1987, p. VIII.
[22] Roger Dachez, « René Guénon et les origines de la franc-maçonnerie. Les limites d’un regard », in Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire (dir.), Études d’histoire de l’ésotérisme. Mélange offert à Jean-Pierre Laurant pour son soixante-dixième anniversaire, Paris, Éditions du Cerf, 2007, p. 187.
[23] Lors de discussions, une fois la confiance établie, j’ai appris par d’anciens néo-droitiers leur appartenance à des loges, de différentes obédiences. De ce fait, je ne donnerai ni les noms, ni les loges, afin de ne pas mettre ces personnes dans une position désagréable.
[24] Cette tradition conservatrice est encore la norme dans certains pays, comme la Grande-Bretagne, la Scandinavie ou l’Allemagne. Ce le cas particulier de ce pays, voir l’excellente étude de Jacob Katz, Juifs et franc-maçons en Europe 1723-1939, Paris, Cerf, 1995.
[25] Cet ordre magique fut fondé vers 1895 par un journaliste allemand, Theodor Reuss et un riche industriel autrichien, Karl Kellner, tous deux passionnés par l’ésotérisme et l’Orient. À la mort de Kellner en 1905, Reuss le réorganisa sur des bases nouvelles, en particulier sur la magie sexuelle. Le célèbre occultiste anglais Aleister Crowley implanta l’ordre en Angleterre en 1912. Voir infra.
[26] G. M., « Guénon, De Giorgio et la “réorientation” de Julius Evola », pp. 30-31, in G. De Giorgio, L’instant et l’éternité, Milan, Archè, 1988.
[27] Ibid., p. 31.
[28] Renato Del Ponte, « Les courants de la Tradition païenne romaine en Italie », Antaïos, nº 10, été 1996, p. 168.
[29] Cf. Arturo Reghini, Tous les écrits de UR & KRUR, Milan, Archè, 1986.
[30] Joseph de Maistre, Écrits maçonniques de Joseph de Maistre et de quelques-uns de ses amis francs-maçons, Œuvres, t. II, Genève, Slatkine, 1983, p. 133.
[31] Martinès de Pasqually fut le principal inventeur de la franc-maçonnerie occultisante. Participant à l’activité de plusieurs loges jacobites, il va décider de créer sa propre organisation, L’Ordre des Élus Coëns, un système théosophique qui se greffe rapidement sur la franc-maçonnerie. Cet Ordre connut un succès grandissant et très rapidement compta 13 loges en fonction. Son contenu théorique était marqué par la kabbale hébraïque et par le mysticisme chrétien : son objectif était en effet de réintégrer l’état adamique d’avant le péché originel. Pour atteindre cet objectif, des pratiques à la fois hygiéniques (jeûnes, exercices respiratoires), morales (stricte fidélité conjugale) et magiques (théurgie) étaient demandés. À la mort de Pasqually, ses thèses furent diffusées par deux disciples : Louis-Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz. Ceux-ci apportèrent des modifications aux pratiques martinésistes, comme la conversation avec « la voix intérieure », l’introspection et la spiritualité (Saint-Martin). Willermoz, quant à lui, fit fusionner le martinésisme avec des rites maçonniques templiers allemands, la Stricte Observance Templière. Le résultat de cette fusion devint l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, grade final du régime et du rite Écossais Rectifié. Willermoz fut aussi à l’origine du mythe de l’origine égyptienne de la franc-maçonnerie.
[32] Sur l’histoire des nationalistes-révolutionnaires français, voir Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite. Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Perpignan, Presses Universitaires de Perpignan, 2010.
[33] Jean-Marc Vivenza, Maistre, Puiseaux, Pardès, « Qui suis-je ? », 2003.
[34] Jean-Marc Vivenza, Saint-Martin, Puiseaux, Pardès, « Qui suis-je ? », 2003.
[35] Jean-Marc Vivenza, Böhme, Grez-sur-Loing, Pardès, « Qui suis-je ? », 2005.
[36] Jean-Marc Vivenza, Rose-croix, Grez-sur-Loing, Pardès, « B.A.-BA », 2005.

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Le piège tendu par Poutine en retirant le contingent russe de Syrie

Les médias occidentaux basés sur une rhétorique russophobe, ont été pris au dépourvu par la décision de Poutine, essuyant un cuisant échec quant à leurs prévisions de propagande liées à la Syrie. Ce n’est plus un secret que la guerre en Syrie a été déclenchée par des mercenaires islamistes provenant de l’extérieur, armés et payés par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie et d’autres pays afin de renverser Bachar Al-Assad.

Habilement, par la Conférence sur la sécurité à Munich, Sergei Lavrov ministre des Affaires étrangères de la Russie, a forcé la main au secrétaire d’Etat américain John Kerry, pour obtenir un arrêt des hostilités en Syrie qui est entré en vigueur le 27 Février 2015. Les termes de cet accord pouvaient laisser prévoir, du point de vue américain, que les Russes resteraient encore en Syrie.

FET22 VIENA (AUSTRIA), 23/10/2015.- Fotografía facilitada por el Ministerio ruso de Exteriores que muestra a su titular, Serguéi Lavrov (d) junto con el secretario de Estado estadounidense, John Kerry (2i) y sus homólogos de Arabia Saudí, Adel Al Jubeir (2d) y de Turquía, Feridun Sinirlioglu (i) durante un encuentro en Viena, Austria hoy 23 de octubre de 2015. Los jefes de la diplomacia de EEUU, Rusia, Turquía y Arabia Saudí se reúnen hoy en Viena para abordar la posibilidad de una solución política a la sangrienta guerra civil en Siria, que dura ya más de cuatro años. EFE/Eduard Pesov **SÓLO USO EDITORIAL/NO VENTAS***

Les Russes ont montré qu’ils ont appris des expériences américaines ratées en Irak et en Afghanistan. Ils ont compris qu’ils ne peuvent pas miser que sur une réponse militaire, et qu’ils doivent apporter en Syrie une réponse intelligente, en utilisant habilement la crème de la diplomatie russe, reconnue comme la plus efficace dans le monde.

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Regard sur l’afrique