Les mystérieux canaux souterrains de Nazca

Un système unique pour l’exploitation des sources d’eau souterraine a été développé dans le bassin du Rio Grande de Nasca dans l’époque précolombienne. Cette technique implique l’excavation de tranchées et tunnels horizontaux pour atteindre les aquifères souterrains qui retiennent l’eau en profondeur sous le sol. Encore en usage aujourd’hui par les habitants de la vallée, ces tunnels, puits et tranchées sont connus collectivement comme étant les  puquios.

L'incroyable aqueduc de Cumbermayo ,à Nazca.
L’incroyable aqueduc de Cumbermayo ,à Nazca.

 Les anciens du Pérou construisirent un extraordinaire système d’irrigation qui assurait une mobilité de l’eau  et les technologies la préservant comme les  aqueducs  de  Cumbe Mayo ( c.  1500 BCE) ou de la  Nazca …des aqueducs souterrains appelés  Puquios  (date incertaine de fabrication selon la science officielle), ou sur les jardins en terrasses de la  Huari . Des aqueducs ont également été utilisés par le peuple  Moche .

Une autre technique utilisée pour adapter le terrain escarpé de la Cordillère des Andes à l’agriculture est par le moyen des terrasses. Les peuples  Chavin, Moche, et celui des Incas ont construit des terrasses ou des zones aplaties de terres, sur  les côtés des collines. Les terrasses réduisent l’érosion des sols qui seraient normalement en haut d’une colline escarpée. Ces terrasses sont encore utilisés au Pérou. Les Incas ont également leurs champs irrigués avec un système de réservoirs et des citernes pour recueillir l’eau, qui a été ensuite distribuée par des canaux et des fossés.

La nécessité d’une source supplémentaire d’eau peut être clairement vu dans les statistiques nationales du Pérou concernant les ressources en eau disponibles aujourd’hui. Les observations modernes indiquent que dans les parties médianes des affluents du Rio Grande de Nasca, les rivières transportent de l’eau de surface seulement deux ans sur sept (Schreiber et Lancho 1995: 231) Lorsque l’eau ne s’écoule pas , le volume est bien inférieur à celui des autres systèmes  des vallées plus au nord. Dans le drainage du plateau de Nasca, les affluents du sud de l’Aja, Tierras Blancas, Nasca, Taruga et Las Trancas  reçoivent  le moins d’eau.

« Le fleuve Aja … .a un flux annuel moyen de seulement 30,27 millions de m3 d’eau, par rapport à 198 050 000 m3 d’eau qui se jettent sur le Rio Grande (ONERN 1971). La quantité d’eau n’est tout simplement pas suffisante pour les habitants, passés et présents, en particulier pendant les périodes de sécheresse…donc de là ,l’importance de ces canaux dont la technologie   qui a permis leur existance,à une lointaine période,nous étonne.

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*Photos de la technologie inca:

 

L'aqueduc de Sayamarca  est en  pierres taillées sans joints de ciment  ou mortier.
L’aqueduc de Sayamarca est en pierres taillées sans joints de ciment ou mortier.
Près de Machu Pichu,on peu admirer cette fontaine.
Près de Machu Pichu,on peu admirer cette fontaine.

 

 

 

Aqueduc inca:même sans habitant,l'eau continue de couler depuis plus de 1,000 ans.
Aqueduc inca:même sans habitant,l’eau continue de couler depuis plus de 1,000 ans.

 

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Autre aqueduc inca près de Nazca:les dessins gravés avec un angle de 90 dégrés …nécessiteraient une foreuse à diamant pour effectuer le machinage de précision que l’on peut facilement voir.

 

Photo d'une canalisation en cercle...savamment conçue pour recueillir l'eau.
Photo d’une canalisation en cercle…savamment conçue pour recueillir l’eau.

 

Forteresse de Sacsayhuanam ,Pérou. Les pierres  taillées sont ajustées avec une précision défiant l'imagination. La science actuelle  est embarrassée par son existence qui prouve une civilisation très avancée.
Forteresse de Sacsayhuanam ,Pérou.
Les pierres taillées sont ajustées avec une précision défiant l’imagination.
La science actuelle est embarrassée par son existence qui prouve une civilisation très avancée.

 

 

 

 

Le système dans lequel nous vivons,est-il totalitaire?

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Vivons-nous dans un système totalitaire ? La question paraît peut-être sulfureuse, si l’on réduit la notion de totalitarisme à une forme de despotisme tyrannique où le joug d’un parti unique régit l’État. C’est aujourd’hui le cliché le plus simplet que beaucoup de personnes peuvent déduire d’un système totalitaire. Cependant, si l’on se réfère au totalitarisme tel que le conçoit Hannah Arendt, alors la discussion peut légitimement s’ouvrir.

Il me semble que l’idéologie, la logique d’une idée forcenée du parti unique et le châtiment donné à toutes les personnes jugées – par leur race ou leur classe – contraire eu égard de cette idéologie, s’est substituée à une pensée dominante mélangeant à la fois hédonisme vulgaire, et consumérisme joint au matérialisme le plus souillé. Tant de -isme, qui une fois encellulés donnent naissance à des émissions telles que Secret Story ou Grand journal, qui pour le coup mériteraient réellement d’être châtiées. Ce mélange accouche d’une sorte de politiquement correct, ostracisant quiconque s’opposant radicalement à ce dernier, par un mécanisme subtil d’incorporation générale des nouvelles normes créées pour la nouvelle masse.

Il faut apporter une forme de cohérence à la question que j’ai jugé utile de soulever. Aussi je me contenterai d’énumérer les quelques passages du livre Système Totalitaire (1972) de Hannah Arendt que j’ai jugé (arbitrairement en effet) d’actualité, et pour le coup pertinents.

Un premier passage a fortement attiré mon attention, celui qui traite de la question d’une domination d’idiots dans les régimes totalitaires : « Le totalitarisme, une fois au pouvoir, remplace invariablement tous les vrais talents, par ces illuminés et ces imbéciles dont le manque d’intelligence et d’esprit créateur reste la meilleure garantie de leur loyauté. ». Évidence serait de constater que nous assistons aujourd’hui à une « ère des crétins », où les individus ne sont plus mis en avant pour leur créativité ou leur intelligence, mais pour un physique supposé avantageux, où des jeunes ne fondent plus leurs mœurs sur une élite intellectuelle digne de ce nom mais en s’imprégnant des comportements d’animateurs décérébrés, de rappeurs et de stars de la télé-réalité.

Lorsque Hannah Arendt nous indique qu’à un moment donné, dans les sociétés totalitaires, il apparaît désuet de continuer d’affirmer des idées fausses par le biais d’une propagande, voilà ce que nous devons comprendre : « Le caractère factice de la réalité quotidienne rend la propagande en grande partie superflue. […] Mais une fois acquise la possibilité d’exterminer les Juifs comme des punaises, au moyen de gaz toxiques, il n’est plus nécessaire de propager l’idée que les Juifs sont des punaises. ». Explicitons ici l’exemple donné. Si on pousse la jeunesse à s’identifier à des personnages qui n’ont pour fin que le fric, alors il devient inutile de préciser que la valeur d’un individu se mesure au contenu de son compte en banque. Allons même plus loin, si les euro-sceptiques comme Nicolas Dupont-Aignan et des personnes critiques envers la City et Wall Street tel que Jacques Cheminade sont systématiquement ridiculisés et tournés en dérision dans les médias, il devient caduc de scander que la sortie de l’Union Européenne est inconcevable et que les lieux où sont commis de véritables crimes économiques sont une bonne chose pour la sécurité financière mondiale. Toutes les tentatives d’interrogation de l’homme-masse sont par ce moyen rendues impossibles.

Pour ce qui est des convictions des hommes-masse, voilà ce qui nous est dit : « Le but de l’éducation totalitaire n’a jamais été d’inculquer des convictions mais de détruire la faculté d’en former aucune. ». C’est la comparaison la plus osée à laquelle je m’emploie dans cette démonstration, mais l’analogie est plus que nécessaire à établir. L’école aujourd’hui n’est plus un sanctuaire où l’on se charge d’instruire les enfants, dans le but qu’ils puissent se faire une opinion, une philosophie, et des convictions. L’école est devenue une office d’endoctrinement tout sauf salutaire, où l’impuissance des professeurs est souhaitée et fomentée par les différents gouvernements qui se succèdent. Cette situation a pour conséquence de placer le nihilisme et le déracinement au centre de l’éducation. La suite logique de tout ceci étant bien sûr, l’affaiblissement de la créativité et de la pensée divergente, qui reste l’apanage d’une poignée microscopique d’élève, tandis que de l’autre côté nous nous rendons compte de l’émergence d’un germe considérable de petits hommes-masse.

Tous ces éléments sont alarmants. Mais que faire ? Hannah Arendt, par son œuvre nous enseigne que la défaite du système totalitaire entraîne avec elle la chute de son idéologie. La défaite n’est possible que par une prise de conscience générale et la fin de la réduction de l’homme à l’état de masse. Il est temps de se réveiller.

 

Source: AgoraVox

CAMEROUN. Loi antiterroriste: de l’intellectualisme abscons à l’émotivisme abject

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CamerounOn peut tout reprocher au pouvoir de Yaoundé mais, il y a un fait indéniable, le Cameroun est en guerre contre Boko Haram. Une loi antiterroriste est donc d’actualité. Si l’intention des autorités est louable, il faut néanmoins éviter de prendre, au nom de la lutte contre le terrorisme, des mesures susceptibles de fragiliser l’état de droit. Ceci dit, face à l’éjaculation intellectuelle et la mauvaise foi de certains, il faut rétablir la vérité, d’autant plus que la loi n’est pas encore voté mais elle passera. Il est aussi légitime de s’inquiéter, sans pour autant passer par l’invective…

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