Troisième Guerre Mondiale en préparation:Le dictateur Erdoğan a besoin de nouveaux ennemis

*Cet article est le 4,000 ième  inscrit sur ce blog que vous appuyez de vos lectures et de vos partages.

Je tiens à vous féliciter et vous remercier pour toutes ces belles années ou j’ai eu l’immense plaisir  de Chercher et de Dire la Vérité qui est le thème de notre site.

Il y a un mois,le 22 juillet 2020,ma conjointe,amie et collaboratrice,Claudette Duval,nous a quitté après une longue suite de souffrance,de douleurs et   de séjours à l’hôpital.Elle aimait la vie et rêvait d’un monde meilleur.Elle croyait en la vie après la mort et ,pour elle,la mort n’existe pas:c’est une perception de l’esprit .En cela ,elle rejoint la pensée et la vision des grandes  Guides que furent Helena Blavastny et Maria Orsic.L’une a fondé la théosophie et l’autre,la Société du Vril.

Après avoir  longuement médité,j’ai décidé de revenir « sur les ondes » et de vous offrir  une nouvelle série d’émissions et de vidéos.

J’en profiterai pour vous offrir la science de la Grande Prêtresse du Vril.

Et en hommage à  Claudette Duval,la Grande Médium,je publierai sa biographie et fonderai une nouvelle fraternité spirituelle et philosophique.

Ainsi,malgré  que cet article annonce des relents de Troisième Guerre Mondiale,je le dédie à sa mémoire!

Votre serviteur,Michel Duchaine

 

Il y a quelques années (environ 5 ans) ,j’avais pris cette photo d’elle .
C’était juste avant de tomber gravement malade d’un avc.

 

Début de l’article numéro 4,000

 

Craignant une forte baisse de son taux d’approbation, en particulier au vu d’une crise économique imminente, l’homme fort islamiste de Turquie, le président Recep Tayyip Erdoğan, semble poursuivre de nouvelles guerres avec des ennemis réels ou imaginaires.

 

Le dictateur Erdogan,se prend pour un nouveau calife d’un nouvel empire ottoman.

Les données électorales et les recherches montrent que les Turcs ont tendance à s’unir derrière leur chef en période de crise ou de confrontation avec des ennemis étrangers. Selon le sondeur turc Metropoll, par exemple, le taux d’approbation d’Erdoğan a culminé à 71,1% en décembre 2013, lorsqu’il a présenté une série d’allégations de corruption à son sujet et à sa famille comme « une tentative de coup d’État ». Lors des élections législatives de 2015, le vote d’Erdoğan à l’échelle nationale est tombé à 37,5% et son Parti de la justice et du développement a perdu sa majorité parlementaire pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 2002.

La cote d’approbation d’Erdoğan a de nouveau fortement augmenté à 67,6% après un putsch raté contre son gouvernement en juillet 2016. Au plus fort de la crise du COVID-19, sa cote était de 55,8%. Metropoll a déclaré que le taux d’approbation actuel d’Erdoğan était de 50,6%. Il pense avoir besoin de nouvelles tensions avec les adversaires passés et actuels de la Turquie.

Plus récemment, condamnant l’accord de normalisation historique entre Israël et les Emirats Arabes Unis (EAU), Erdoğan a déclaré que « parce que nous soutenons la Palestine », il envisage de retirer l’ambassadeur de Turquie des Emirats Arabes Unis. «J’ai donné des instructions à mon ministre des Affaires étrangères … Nous pouvons suspendre les relations diplomatiques [avec les Émirats arabes unis] ou rappeler notre ambassadeur à Abu Dhabi», a ajouté Erdoğan.

S’il le fait, la Turquie sera le seul pays de la région à ne pas avoir de relations diplomatiques avec l’Arménie et Chypre, ni de relations au niveau des ambassadeurs avec la Syrie, Israël, l’Égypte et les Émirats arabes unis. Les relations de la Turquie avec de nombreux pays où elle entretient des relations diplomatiques complètes ne sont pas en bien meilleure forme.

Fin juillet, avant même l’accord EAU-Israël, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a déclaré à Al Jazeera que la Turquie tiendrait Abu Dhabi, le principal émirat, responsable au bon moment et au bon endroit des «actions malveillantes commises en Libye et en Syrie». Il a déclaré que les EAU sont « un pays fonctionnel qui sert les autres politiquement ou militairement et est utilisé à distance ».

La Turquie a manifestement une profonde colère pour tout accord qui pourrait aider à stabiliser l’une des régions les plus instables du monde. Le 3 août, le ministère turc des Affaires étrangères a condamné un accord pétrolier conclu entre une société basée aux États-Unis et des Kurdes syriens pour le développement de champs pétrolifères dans le nord-est de la Syrie. Dans le nord-ouest de la Syrie, où la Turquie contrôle de petites poches de terres, Ankara a menacé de répondre militairement à des attaques potentielles contre ses forces.

 

Il y a aussi des différends «plus chauds». Ignorant les efforts internationaux pour trouver une solution diplomatique aux différends frontaliers maritimes avec son rival traditionnel de la mer Égée, la Grèce, le 10 août, la Turquie a repris l’exploration pétrolière et gazière en mer Méditerranée – quelques jours seulement après que le gouvernement turc a déclaré qu’il retarderait les enquêtes offshore pour rechercher un résolution diplomatique avec la Grèce.

Le président français Emmanuel Macron a appelé la Turquie à être sanctionnée et a accusé son gouvernement de violer les droits de la Grèce et de Chypre. Face à l’affirmation croissante de la Turquie, Macron a également ordonné à la marine française de la Méditerranée orientale de fournir une assistance militaire à la Grèce. Dans un autre mouvement, la France a signé un accord de défense avec Chypre. L’accord est entré en vigueur le 1er août. L’accord de coopération en matière de défense, d’une durée de deux ans, couvre l’énergie, la gestion des crises, la lutte contre le terrorisme et la coopération en matière de sécurité maritime entre Chypre et la France.

Alors que l’impasse s’approfondissait, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a convoqué son conseil de sécurité nationale. Une déclaration publiée à l’issue des réunions rappelait l’époque d’avant-guerre: « Nous sommes en pleine préparation politique et opérationnelle », a déclaré le ministre d’État George Gerapetritis sur la chaîne de télévision publique ERT. « La majeure partie de la flotte est prête à être déployée partout où cela est nécessaire. »

Si vous ajoutez à ce tableau périlleux les marines chypriote, israélienne et égyptienne, la Turquie se heurte à de formidables forces navales en Méditerranée. Lors d’un incident dangereux le 14 août, deux navires de guerre, la frégate Limnos de la marine grecque et le TCG Kemalreis de Turquie , sont entrés en collision en Méditerranée orientale.

Toutes ces tensions turco-grecques dans les mers de la mer Égée et de la Méditerranée renforcent une nostalgie turque d’un siècle de reprendre certaines îles grecques. Yeni Safak , un journal farouchement pro-Erdoğan, a suggéré que l’armée turque envahisse 16 îles grecques.

Le site Web Greek City Times a commenté :

« La discussion sur les guerres et l’invasion des îles grecques est … une tactique utilisée par le régime du président turc Recep Tayyip Erdoğan pour détourner l’attention de la population turque de la situation économique déplorable »,

L’idée d’Erdoğan de chasser le vote par des troubles régionaux ne se limite pas aux seules aventures navales. Dans le contexte d’une soudaine flambée de frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie le 12 juillet, les armées turque et azérie ont lancé un exercice militaire conjoint de deux semaines, impliquant les forces aériennes et terrestres des alliés traditionnels.

Dans le sud-est de la Turquie, l’Irak a blâmé Ankara pour une attaque de drone qui a tué deux officiers militaires irakiens de haut rang. L’incident s’est produit peu de temps avant une visite prévue du ministre turc de la Défense Hulusi Akar à Bagdad. Un gouvernement irakien furieux a déclaré que le ministre turc n’était plus le bienvenu.

Erdoğan a besoin d’histoires épiques de puissance militaire contre des ennemis étrangers réels ou fabriqués pour raconter à un nombre croissant d’électeurs réticents face à une économie en difficulté. C’est une mauvaise nouvelle pour toute la région.

 

 

 

 

 

 

 

Troisième Guerre Mondiale en préparation:La base d’al-Watiya se prépare ; des soldats de l’OTAN débarquent en Lybie

Pour la première fois depuis le début de la pseudo guerre libyenne, les médias font état des avions transportant des terroristes ont atterri mercredi 29 juillet sur la base militaire d’al-Watiya, non loin de la Tunisie et de l’Algérie. Parallèlement des informations reliées par les sources algériennes font état des tentatives des services secrets « étrangers » destinés à faciliter des opération d’infiltration sur le sol algérien en vue des violences terroristes et ce, dans l’objectif d’en accuser l’armée et les forces de sécurité algériens.

Après avoir signé des accords de sécurité avec le Niger, la Turquie otaniste est-elle sur le point de placer des soldats de l’OTAN sur les frontières tunisiennes et algériennes?
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, vitrine médiatique de l’opposition pro-occidentale anti-Etat syrien, la Turquie aurait déjà envoyé 17 000 mercenaires, dont 350 âgés moins de 18 ans, en Libye, et ce, après une formation militaire ». Ce chiffre est revu à la baisse par d’autres sources qui mettent en avant un contingent de 12 000 à 15 000 mercenaires étrangers, venus non seulement d’Idlib mais aussi des provinces séparatistes chinoises mais aussi de l’Asie centrale et des républiques de l’ex Union soviétique. Ils combattant aux côtés du Gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par Fayez el-Sarraj qui sert de paravent aux équipées militaires turques, diligentées par le QG OTAN/USA.
Depuis plusieurs mois, des mercenaires de plusieurs nationalités affluent en Libye, affirme Sky News. « Les observateurs estiment leur nombre à plusieurs milliers.
« La majorité de ces mercenaires sont syriens, ce qui rend la tache infiniment plus dure non pas pour l’agent Haftar et ses soutiens qui ne sont dans cette histoire – a part évidemment la Russie) de simples acteurs à la solde des Etats-Unis mais pour l’armée algérienne, la plus puissante de la région car elle se devra s’apprêter à faire face à une guérilla bien aguerri et expérimentée. Au nombre des terroristes il y aurait aussi des daechistes d’origine irakienne et syrienne, ceux-là mêmes qui sont formé par les Etats-Unis à Ain al-Asad (Irak) ou encore à al-Tanf (Syrie). Bref l’axe US/Israël est en train de masser sur les frontières algérienne et tunisienne un cocktail explosif . Des Yéménites et des Somaliens ou des Maghrébin s’y trouvent et la Turquie continue d’envoyer davantage de troupes en Libye », toujours selon l’OSDH.
Mais qui les commandent? « Ces mercenaires, répartie en unités, sont dirigés par 3.000 soldats et agents de renseignements turcs, appuyés par les officiers de détachement américain et otanien et présents dans le pays pour soutenir le GNA. Ces mercenaires reçoivent 2 000 dollars par mois et la Turquie a promis de leur accorder la citoyenneté turque ».
Selon ce rapport, « 481 personnes, dont 34 enfants et adolescents à la solde d’Ankara ont déjà été tués dans le conflit libyen. Il y a quelque temps, des centaines de mercenaires pro-turcs s’étaient rendus de Syrie en Turquie pour que leur procès de recrutement par les forces de l’Armée nationale syrienne (Al-Jaysh al-Watani), soit mené sous l’ordre des services de renseignement turcs ».
Interrogé sur le sujet le politologue Kanani Moghadam va de son commentaire : « En effet, alors que les Emirats et l’Egypte secondés plus ou moins par la Russie continuent à déployer des missiles Scud-B, des S-200 et des avions de combat à Syrte, Ankara dit vouloir coûte que coûte contrôler cette ville stratégique et verrou du croissant pétrolier, tout comme al-Jufra. Mais les deux villes sont des lignes rouges pour l’Égypte qui menace d’intervenir. Mais de plus en plus d’observateurs voient à travers les menaces du Caire un simple verbiage tout comme l’est la rhétorique belliciste d’Erdogan. A vrai dire, ces altercations et menaces mutuelles visent à occulter le sale jeu qui se déroule aux portes de l’Algérie et de la Tunisie à savoir « la transformation de la Libye en un stock d’armes et de terroristes, propres à nourrir une longue et interminable guerre comme celle en Somalie. Surtout que les accords de sécurité signé par Ankara avec le Niger ouvrira grand les portes du Sahel aux terroristes multinationaux ».
Le pont aérien transportant armes et mercenaires d’Ankara à Tripoli est incessant. Le plus souvent, ce sont des avions civils qui sont utilisés en vue de la bataille de Syrte. Mercredi 29 juillet, pour la première fois, ces avions ont atterri sur la base militaire d’al-Watiya, à 30 kilomètres de la Tunisie et de l’Algérie, alors qu’habituellement, ces mercenaires atterrissent à Tripoli ou à Misrata. C’est un signe peu rassurant surtout que les informations font état d’une réactivation des cellules pro-Ankara en Algérie.
Alger et Tunis s’inquiètent d’une possible infiltration sur leur territoire d’éléments terroristes venant de Syrie. Une majeure partie de ces mercenaires ont été membres du groupe terroriste Daech, du Front al-Nosra ou d’al-Qaïda en Syrie. Et ils ont parfaitement raison. Mais qu’ont-elles fait jusqu’ici? « La volonté de créer une coalition militaire nord-africaine est là mais il semble que les moyens manquent. L’Egypte a le cœur qui bat auprès des Saoudiens et des Emiratis. La Russie refuse d’apporter son appui à un plan Alger-Moscou. La situation est grave et le temps presse. Et si l’axe Alger-Tunis se tourner vers d’autres horizon? Le problème; c’est que l’Algérie croit toujours à une solution politique, erreur qu’a déjà commise la Syrie, juste à la veille de la guerre, estime le politologue Kanani Moghadam.

EN COMPLÉMENTAIRE

L’Algérie renforce sa défense avec des missiles antichars chinois portables

A travers l’acquisition de missiles antichars guidés HJ-12 produits par la firme chinoise Norinco, l’Algérie sera le premier client export de cette arme de guerre de troisième génération. Ainsi l’Algérie renforce ses capacités militaires.

Missile de troisième génération HJ-12 antichar.

 

Selon Algérie 360, l’information a été donnée par China Défense, qui reprend le site spécialisé Mena Défense. L’arme en question un missile clone, serait redoutable. Puisque, outre le fait d’être un missile antichar de combat de troisième génération, il peut être porté par l’homme. Une fois la cible détectée par le système électro optique, le missile, sans guidage additionnel, accomplit sa mission.

Le missile se dirige et attaque le char par sa partie la plus exposée et la moins bien blindée, le toit. L’avantage majeur de cette arme est qu’elle est, selon le journal algérien, beaucoup moins chère que le lance-missile américain FGM-148 Javelin. Sans compter que le HJ-12 est équipé d’un chercheur infrarouge, qui reçoit les informations sur la cible envoyée à partir d’un viseur d’imagerie thermique de troisième génération non refroidi.

Autre particularité importante qui fait de ce missile une arme redoutable, c’est que sa masse de 17 kg, pour une longueur de 980 mm et un diamètre de 135 mm font qu’il est portable par l’homme. D’autant qu’il a une forme de corps cylindrique avec un carénage de tête transparent. En outre, le missile est doté d’ailes repliables dans les parties centrales et arrière de la coque.

La portée de tir de nuit sans lune ne dépasse pas 2 000 m du fait de la capacité du viseur à détecter et à faire l’acquisition de la cible, alors qu’elle peut atteindre 4 000 dans des conditions de luminosité idéale. Le missile peut être équipé de têtes à fragmentation, explosives ou thermobariques. Ce qui confère à cette arme une grande capacité de destruction.

Source : afrik.com


EN COMPLÉMENTAIRE

 La présence de jihadistes parmi les mercenaires syriens envoyés en Libye par Ankara est vraisemblable

Les jeeps Toyota de l’État Islamique (on se souviendra qu’elles proviennent des vieux stocks de la CIA.)sont de retour au boulot…Elles vont en prendre du millage!

En Libye, deux camps s’affrontent. D’un côté, on trouve le gouvernement d’entente nationale [GNA], conduit par Fayez el-Sarraj et soutenu par la Turquie [et le Qatar]. De l’autre, il y l’Armée nationale libyenne [ANL] du maréchal Khalifa Haftar, qui relève du gouvernement de Tobrouk, lequel tire sa légitimité du Parlement élu en juin 2014. Cette dernière peut compter sur l’appui des Émirats arabes unis, de l’Égypte, de la Russie et de la… Syrie [en réponse à l’implication turque].

Après avoir lancé une offensive en direction de Tripoli, en avril 2019, l’ANL a subi une série de revers face aux milices pro-GNA, appuyées par des mercenaires recrutés parmi les groupes rebelles syriens pro-Turcs, par ailleurs équipés et encadrés par Ankara.

Voici les fameux mercenaires bien équipés,bien nourris et bien entraînés par la Turquie.

Désormais, la situation s’est stabilisée au niveau de Syrte, tenue par l’ANL. Mais sans doute pas pour longtemps car celui qui contrôle cette ville a la mainmise sur le croissant pétrolier, et donc sur la manne qui va avec. En outre, l’Égypte a prévenu : toute avancée du GNA et des mercenaires turcs vers l’est de la Libye pourrait déclencher une intervention militaire de sa part.

Des troupes du GNA du général Haftar.

Cela étant, le 8 juillet, ayant dénoncé « la livraison d’équipements sophistiqués et le nombre de mercenaires impliqués dans les combats » en Libye, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit « très préoccupé » par la « concentration militaire alarmante autour » de Syrte et le « haut niveau d’interférence étrangère directe dans le conflit en violation de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU, les résolutions du Conseil de sécurité et les engagements pris par les États membres à Berlin » en janvier dernier.

Lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a expliqué les enjeux de la situation en Libye, après avoir fait un rappel historique des relations de la France à l’égard du maréchal Haftar. Ainsi, Paris a effectivement soutenu ce dernier car, en 2015, l’ANL était « internationalement reconnue pour son combat contre Daesh », en plus d’être légitimée par le Parlement de Tobrouk, dont la légalité avait été reconnue par l’accord de Skhirat.

« Nous étions en 2014-2015 : Daesh attaquait la France sur son territoire, et ses forces occupaient plusieurs villes libyennes, comme Benghazi. Ce n’est qu’à partir du début de l’année 2019 que la guerre a changé de nature : les forces de l’Armée nationale libyenne ne se sont plus mobilisées pour combattre le terrorisme, mais se sont organisées militairement dans un combat de guerre civile. Il faut mettre toute cette histoire en perspective pour comprendre la relation de la France avec le maréchal Haftar », a ainsi rappelé M. Le Drian.

Quoi qu’il en soit, la situation actuelle libyenne réunit tous les ingrédients d’un cocktail explosif… « La syrianisation de la Libye est réelle et pas uniquement symbolique », a estimé le ministre. Notamment en raison de l’implication grandissante de la Turquie auprès du GNA et, dans une moindre mesure, selon lui, de celle de la Russie, via les « groupes parallèles dits ‘forces Wagner’ », en soutien de l’ANL.

« Il importe néanmoins que l’Union européenne prenne conscience que la maîtrise de cette partie du nord de l’Afrique sera assurée par des acteurs qui n’ont pas les mêmes normes de sécurité que nous ni les mêmes intérêts. Cette situation réduit considérablement nos marges de manoeuvre stratégiques. Il y a là pour l’Europe des risques en termes de sécurité et de souveraineté, qu’il s’agisse des flux migratoires incontrôlés ou de la menace terroriste », a prévenu M. Le Drian. Et, a-t-il ajouté, cela « n’est pas acceptable » et « nous oeuvrons donc à une solution politique, mais sans l’ingérence de puissances extérieures, comme c’est le cas aujourd’hui. »

Par la suite, le chef du Quai d’Orsay a surtout dénoncé le comportement d’Ankara. « Je n’ai pas eu le sentiment que la Turquie regrettait son action sur le territoire libyen. J’observe que les capacités militaires se renforcent de façon significative. Il s’agit aussi de prendre en considération les voisins de la Libye. Avec l’Égypte, les relations de la Turquie ne sont pas très conviviales. Il n’est pas certain que les Tunisiens ou les Algériens apprécieraient la présence à leurs frontières des successeurs de l’Empire ottoman, dont se revendique le président Erdogan », a-t-il fait valoir.

Cette implication turque en Libye est susceptible d’avoir plusieurs conséquences pour l’Europe. En premier lieu, a avancé M. Le Drian, il « peut y avoir des résurgences de Daesh au sud de la Libye, voire même à Derna » et il est « vraisemblable que les forces militaires syriennes accompagnant les manoeuvres de la présence turque soient infiltrées par d’anciens responsables de groupes jihadistes qui soutenaient les Turcs à Idlib. »

Ces mercenaires rentreront-ils en Syrie? « On ne le sait pas. Nous parlons de milliers de soldats, tout cela à 200 kilomètres de Lampedusa. La situation est extrêmement préoccupante, d’où la nécessité d’agir ensemble pour aboutir à une solution », a dit le ministre.

Les 600,000 migrants entassés au nord de la Libye servent d’otages pour ralentir la domination complète du pays!

Ensuite, le soutien turc au GNA obéit à une autre raison : la délimitation des frontières maritimes entre la Libye et la Turquie, objet d’un protocole d’accord signé en novembre 2019 et permettant à Ankara d’étendre la superficie de son plateau continental de 40% et donc de s’inviter dans les projets gaziers de la République de Chypre.

« D’une part, la Turquie ne reconnaît pas la convention de Montego Bay sur le droit de la mer alors que tous les pays de l’Union européenne l’ont fait. D’autre part, la Turquie a un accord avec le gouvernement d’entente nationale de Libye, dont la légitimité internationale est relative, sur la délimitation des frontières maritimes. Par conséquent, la République de Chypre et la Grèce sont inquiètes », a résumé M. Le Drian.

Mercenaires syriens anciennement de l’État Islamique…Vous vous rappelez?

En outre, a-t-il poursuivi, la « Turquie a réalisé des forages en mer, au sud de Chypre, dans les zones 7 et 8, qu’elle considère comme relevant de son domaine économique maritime, et elle a annoncé des forages au large de la Crète, en violation du droit international maritime. »

Aussi, « nous réagissons fortement contre cela et, sans entrer dans les détails, nous allons prendre des initiatives », a annoncé le ministre. « Du reste, nous en avons déjà pris, notamment au Caire, avec mes homologues égyptien, chypriote, grec et italien, afin de définir une position commune sur cette zone », a-t-il précisé avant de souligner que cette question « peut entraîner des tensions majeures. »

Les mercenaires sont signés à $2,000 par mois et reçoivent la citoyenneté turque.

AUTRE COMPLÉMENTAIRE

L’armée algérienne opte pour le « Kornet chinois »

Le général en chef des forces algériennes passe en revue ses troupes déployées près de la frontière libyenne
Alors que le cercle de la guerre déclenché par les États-Unis et leurs alliés turcs et émiratis en Libye s’approche à grand pas des portes de l’Algérie, l’armée algérienne commence à calibrer ses commandes militaires. Le ministère chinois de la Défense a annoncé la vente de son système antichar de type HJ-12 à l’Algérie, l’équivalent chinois de Kornet russe. L’exercice “Bourkane” 2019 tenu par l’armée algérienne a été l’occasion pour celle-ci d’exposer ses Kornet EM mais il semble que l’arsenal anti blindé algérien se veut le plus performant possible. 

 

Selon le blog China Defense, il s’agit du système antichar Red Arrow-12 de troisième génération, également connu sous le nom de HJ-12 et l’Algérie est le premier client arabe de ce système antichar chinois récemment mis à jour.
Il convient de noter que l’armée algérienne est l’un des plus grands clients de l’industrie de défense et d’équipements militaires chinois : les mortiers, les avions militaires, les lanceurs de missiles, les drones militaires et de reconnaissance, ainsi que les équipements de défense navale.
Des rumeurs ont auparavant circulé selon lesquels l’armée algérienne avait l’intention d’utiliser le système pour soutenir le gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj contre les forces de Khalifa Haftar. Le 23 juillet, des chefs de la diplomatie algérien et russe à Moscou se sont rencontrés à Moscou. Le ministre russe des A.E. Sergueï Lavrov a confirmé lors de cette visite qu’il n’y avait pas de «feuille de route bilatérale» algéro-russe et que Moscou s’en tenait aux résolutions de la Conférence de Berlin. 
La proposition algérienne de paix durable s’appuie pourtant sur la nécessité de mettre un terme à l’ingérence étrangère en Libye. Certes, la Conférence de Berlin impose également une telle mesure, mais la quasi-totalité des États signataires des résolutions de cette rencontre internationale ont un bras ou une main dans le pétrin libyen, ce qui empêche l’Algérie mais aussi la Tunisie de pouvoir leur faire confiance. L’achat de ces Kornet chinois qui pourrait signifier une possible demande d’alliance d’Alger auprès de la Chine dans le cadre du règlement de la crise libyenne, intervient alors que les deux parties en présence, toutes deux alliés des Etats-Unis affûtent les armes pour la ville de Syrte. Samedi, le porte-avions Eisenhower et 12 autres de navires de guerre avec à leur bord des F-16 et des F-18 se sont mis à manœuvrer en Méditerranée orientale non loin de l’Algérie. 

HJ-12, le Javelin chinois

 

Ce missile est un clone, beaucoup moins cher, du lance-missile américain FGM-148 Javelin dont la particularité est qu’il est Fire and Forget avec une trajectoire en cloche. Une fois la cible acquise par le système électro optique, le missile s’envole sans guidage additionnel et attaque le char par sa partie la plus exposée et la moins bien blindée, le toit.
Le HJ-12 est équipé d’un chercheur infrarouge, auquel les informations sur la cible sont envoyées à partir d’un viseur d’imagerie thermique de troisième génération non-refroidi, après quoi la cible est capturée et lancée.
La masse du projectile est de 17 kg, pour une longueur de 980 mm et un diamètre de 135 mm. L’ATGM a une forme de corps cylindrique avec un carénage de tête transparent. Dans les parties centrale et arrière de la coque se trouvent les ailes repliables et les gouvernes. La tête explosive est en fait constituée d’une charge tandem pour défaire les blindages réactifs. Le missile peut être équipé de têtes à fragmentation, explosives ou thermobariques. La portée de tir maximale peut atteindre 4000 m. Dans l’obscurité et par mauvaise visibilité, la portée de tir est limitée par la capacité du viseur à détecter et à faire l’acquisition de la cible. Par nuit sans lune, la portée de l’optique de nuit ne dépasse pas 2000 m. NORINCO propose également une version avec missile à guidage TV qui peut être contrôlé par un opérateur.
A l’instar du Javelin, le HJ-12 est composé d’un lanceur et d’un missile dans un conteneur jetable qui est orienté vers le haut et non parallèle au sol comme les autres ATGM.
L’Algérie dispose d’une grande quantité de missiles anti-chars russes Kornet qui ont fait leurs preuves au combat. La différence entre le Kornet et le HJ-12 est de taille, le HJ-12 a, en théorie une meilleure capacité de destruction que le Kornet à cause de son angle d’attaque et le fait qu’il soit fire and forget laisse le temps à son opérateur de se mettre à l’abri ou se déplacer après le tir, alors que l’opérateur du Kornet doit guider son missile jusqu’à l’impact.
Source : MENA Defense

 

Troisième Guerre Mondiale en développement:La Turquie se plaint du déploiement de soldats égyptiens à Idlib,en Syrie

L’armée égyptienne aurait déployé environ 150 soldats sur la ligne de front dans la région syrienne du Grand Idlib pour soutenir les forces du gouvernement de Damas, ont affirmé des sources turques le 30 juillet. « Les soldats ont ensuite été déployées dans la région de Khan al-Asal dans la campagne occidentale d’Alep et autour de la ville de Saraqib dans la campagne méridionale d’Idlib », a indiqué l’agence Anadolu citant sa source. L’agence de presse a affirmé que les membres du service militaire égyptien étaient arrivés via la base aérienne de Hama.

Plus tard, Youssef al-Hamoud, un porte-parole de l’Armée nationale syrienne, une coalition de terroristes sous contrôle turc, basés dans le nord d’Alep, a déclaré que le nombre de soldats égyptiens était en fait de 148. Ils auraient été déployés en Syrie en 3 groupes via le Hama Air Base. Selon lui, 98 membres du personnel égyptien seraient venus de la ville d’Ismailia le 26 juillet et auraient ensuite été déployés à Khan al-Asal. 50 autres sont arrivés de l’aéroport du Caire le 27 juillet. Ils seraient déployés à Saraqib.

 

 

L’armée égyptienne a déployé environ 150 soldats sur la ligne de front dans la région syrienne du Grand Idlib pour soutenir les forces du gouvernement de Damas, ont affirmé des sources turques le 30 juillet.

« Les soldats ont ensuite été déployées dans la région de Khan al-Asal dans la campagne occidentale d’Alep et autour de la ville de Saraqib dans la campagne méridionale d’Idlib« , a indiqué l’agence Anadolu citant sa source. L’agence de presse a affirmé que les membres du service militaire égyptien étaient arrivés via la base aérienne de Hama.

Plus tard, Youssef al-Hamoud, un porte-parole de l’Armée nationale syrienne, une coalition de terroristes sous contrôle turc, basés dans le nord d’Alep, a déclaré que le nombre de soldats égyptiens était en fait de 148. Ils auraient été déployés en Syrie en 3 groupes via le Hama Air Base. Selon lui, 98 membres du personnel égyptien seraient venus de la ville d’Ismailia le 26 juillet et auraient ensuite été déployés à Khan al-Asal. 50 autres sont arrivés de l’aéroport du Caire le 27 juillet. Ils seraient déployés à Saraqib.

Cependant, aucun vol depuis l’Égypte vers ladite base n’a été enregistré ces derniers jours. De plus, il est presque impossible de cacher le déploiement de troupes étrangères en première ligne dans les conditions de la guerre syrienne, alors que presque un combattant sur deux possède un téléphone portable et des comptes sur les réseaux sociaux et les utilise pour partager des photos et des vidéos du champ de bataille.

Très probablement, les médias d’État turcs et les groupes mandataires fidèles à Ankara ont trouvé un nouveau moyen original de justifier la présence illégale de leurs propres forces en Syrie. L’accusation selon laquelle d’autres partis font quelque chose que le gouvernement Erdogan fait lui-même est quelque chose que les médias turcs, réputés super menteurs, font régulièrement.

Dans les premiers stades du conflit, la Turquie et ses services de renseignement ont ouvertement autorisé divers terroristes de l’Etat islamique et d’al-Qaïda à utiliser le territoire de la Turquie et les camps situés à la frontière syro-turque comme plaque tournante du transport sur leur route vers la Syrie. Dans le même temps, la Turquie était activement impliquée dans le commerce illégal de pétrole volé en Syrie par  Daech et d’autres, dont des groupes mafieux turcs appartenant au fils d’Erdogan.

Plus tard, lorsque l’opération militaire russe, y compris les bombardements massifs des infrastructures pétrolières de l’Etat islamique, des convois et la révélation publique des faits de la coopération turque avec l’Etat islamique, a mis un terme à cela, la propagande officielle turque a porté son attention sur les accusations de toutes les autres parties impliquées dans le conflit de coopération avec Daech. Il a même affirmé que son opération militaire contre les milices kurdes à Afrin était dirigée contre Daech.

Ankara a envoyé près de 10.000 militants syriens en Libye pour soutenir le gouvernement d’accord national basé à Tripoli. Néanmoins, les médias turcs crient au scandale sur le petit nombre d’entrepreneurs militaires privés liés à la Russie embauchés par les Émirats arabes Unis pour soutenir l’armée nationale libyenne de général Haftar contre les forces soutenues par la Turquie.

Au cours des dernières années, la Turquie a occupé une partie notable du nord de la Syrie et a déployé des milliers de soldats dans le Grand Idlib pour protéger les terroristes liés à Al-Qaïda contre de l’armée syrienne. Par conséquent, il serait logique qu’Ankara trouve une «force étrangère» qu’elle puisse accuser de déployer ses propres troupes dans le pays.

Dans le même temps, si le déploiement de troupes égyptiennes pour soutenir l’armée syrienne s’avère vrai, ce sera une très mauvaise nouvelle pour la Turquie. Ankara semble toujours incapable de contrôler ses partenaires locaux d’Al-Qaïda et les chances d’une nouvelle vague d’escalade dans la région augmentent.

Les puissantes forces armées turques n’ont jusqu’à présent pas réussi à vaincre l’armée syrienne épuisée par des années de conflit contre des terroristes islamiste. Le résultat de la nouvelle escalade sera encore plus sombre pour la Turquie si les forces égyptiennes rejoignent la coalition soutenant Damas.

Source : SouthFront


EN COMPLÉMENTAIRE

La CIA exploite illégalement le pétrole au Nord-Est de la Syrie

Pétrole syrien

 

Le sénateur Lindsay Graham a interrogé le secrétaire d’État Mike Pompeo, lors d’une audition de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères, le 30 juillet 2020, à propos d’une société US qui vient de signer un contrat avec l’« Administration autonome » du Nord-Est syrien (YPG) pour l’exploitation de champs pétroliers et la fourniture de raffineries.  Le secrétaire d’État a confirmé que la négociation de cet accord avait pris plus de temps que prévu et qu’il le soutenait. Il devrait débuter à 60.000 barils/jour et pourrait s’élever rapidement à 380.000 barils/jour.

L’Administration autonome » est une fiction mise en place par le Pentagone au Nord-Est syrien dont elle a remis la gérance à une faction kurde. Ni Damas, ni Ankara n’ont fait de commentaires. Crescent Energy Services, qui a signé le contrat, est une société écran de la CIA. Elle est enregistrée au paradis fiscal du Delaware, mais basée en Louisiane.

Selon nos informations, les profits de l’Administration autonome seront divisés en deux : une moitié pour elle, et l’autre moitié pour la CIA qui les utilisera pour financer des opérations secrètes partout dans le monde sans avoir à demander de budget au Congrès.

source:https://www.voltairenet.org/article210637.html


AUTRE COMPLÉMENTAIRE

L’accord militaire Iran-Syrie ne se réduit pas à la DCA. ..Des surprises en vue

 

Des informations font état de « l’apparition des drones de combat particulièrement performants » en Syrie. Et qu’on se rassure, ils ne sont ni de conception turque ni de conception otanienne.  Al Masdar News qui revient sur le pacte militaire signé il y a tout juste un mois entre l’Iran et la Syrie croit savoir qu’il s’agit de nouveaux types de l’UAV que « les Iraniens auraient transféré » en Syrie afin de renforcer les capacités de l’armée syrienne à faire face aux « forces d’occupations US/Turquie » sur son territoire.

Le site d’information rapporte ainsi que des véhicules aériens sans pilote de type « inconnu » ont bombardé des positions terroristes pro-Ankara dans le territoire sous leur contrôle à Idlib, pendant une semaine consécutive, frappant avec une très haute précision des QG des chefs terroristes, des dépôts d’armes, mais aussi et surtout des véhicules blindés et des convois de camions-citernes qui servent au trafic de pétrole volé en Syrie par la Turquie puis expédié à bas prix vers l’Europe. Toujours selon cette information, les positions visées appartenaient aux terroristes pro-turcs,  aux « Casques blancs » affiliés à Hayat Tahrir al-Cham et qui coopèrent active avec les États-Unis.

Le pacte militaire signé entre la Syrie et l’Iran se concentre essentiellement sur le ciel syrien avec comme une prédilection pour la DCA. Le 21 juillet lors du tout dernier raid israélien contre le sud de Damas, les batteries de Khordad-3 iraniens de l’armée syrienne ont pris de court Israël avec des missiles antimissiles Sayyad avec une portée de 200 kilomètres et qui ont réussi à intercepter et à détruire dans le ciel d’Israël les missiles de croisière Delilah. Rien n’empêche l’Iran de transmettre à son allié syrien, des drones bien performants comme Bavar (dont peu d’information sont disponiblet » ou encore le tout nouveau, « Kian » qui est conçu et développé en deux versions toutes deux furtives et destinées aux longues missions de reconnaissance et de surveillance ainsi qu’aux opérations de frappe de précision. Il se peut aussi que les opérations antiterroristes de ces derniers jours à Idlib et à Alep aient été menées par cet appareil. Surtout qu’il s’agit d’un drone qui peut voler jusqu’à 5000 mètres d’altitude sur un trajet de plus de 1.000 kilomètres, suffisant pour opérer dans la zone d’opération Idlib/Alep.  

Et Al Masdar d’ajouter :  » Il y a peu les sources militaires iraniennes qui ont dévoilé la tour de contrôle mobile censée gérer le trafic aérien (ATC). Il s’agit d’un dispositif monté sur remorque et qui peut être transporté d’un endroit à l’autre, voire déplacé sur des terrains difficiles.

Source : PressTv

Cependant, aucun vol depuis l’Égypte vers ladite base n’a été enregistré ces derniers jours. De plus, il est presque impossible de cacher le déploiement de troupes étrangères en première ligne dans les conditions de la guerre syrienne, alors que presque un combattant sur deux possède un téléphone portable et des comptes sur les réseaux sociaux et les utilise pour partager des photos et des vidéos du champ de bataille.

Très probablement, les médias d’État turcs et les groupes mandataires fidèles à Ankara ont trouvé un nouveau moyen original de justifier la présence illégale de leurs propres forces en Syrie. L’accusation selon laquelle d’autres partis font quelque chose que le gouvernement Erdogan fait lui-même est quelque chose que les médias turcs, réputés super menteurs, font régulièrement.

Dans les premiers stades du conflit, la Turquie et ses services de renseignement ont ouvertement autorisé divers terroristes de l’Etat islamique et d’al-Qaïda à utiliser le territoire de la Turquie et les camps situés à la frontière syro-turque comme plaque tournante du transport sur leur route vers la Syrie. Dans le même temps, la Turquie était activement impliquée dans le commerce illégal de pétrole volé en Syrie par  Daech et d’autres, dont des groupes mafieux turcs appartenant au fils d’Erdogan.

Plus tard, lorsque l’opération militaire russe, y compris les bombardements massifs des infrastructures pétrolières de l’Etat islamique, des convois et la révélation publique des faits de la coopération turque avec l’Etat islamique, a mis un terme à cela, la propagande officielle turque a porté son attention sur les accusations de toutes les autres parties impliquées dans le conflit de coopération avec Daech. Il a même affirmé que son opération militaire contre les milices kurdes à Afrin était dirigée contre Daech.

Ankara a envoyé près de 10.000 militants syriens en Libye pour soutenir le gouvernement d’accord national basé à Tripoli. Néanmoins, les médias turcs crient au scandale sur le petit nombre d’entrepreneurs militaires privés liés à la Russie embauchés par les Émirats arabes Unis pour soutenir l’armée nationale libyenne de général Haftar contre les forces soutenues par la Turquie.

Le général Haftar

 

 

 

Au cours des dernières années, la Turquie a occupé une partie notable du nord de la Syrie et a déployé des milliers de soldats dans le Grand Idlib pour protéger les terroristes liés à Al-Qaïda contre de l’armée syrienne. Par conséquent, il serait logique qu’Ankara trouve une «force étrangère» qu’elle puisse accuser de déployer ses propres troupes dans le pays.

Dans le même temps, si le déploiement de troupes égyptiennes pour soutenir l’armée syrienne s’avère vrai, ce sera une très mauvaise nouvelle pour la Turquie. Ankara semble toujours incapable de contrôler ses partenaires locaux d’Al-Qaïda et les chances d’une nouvelle vague d’escalade dans la région augmentent.

Les puissantes forces armées turques n’ont jusqu’à présent pas réussi à vaincre l’armée syrienne épuisée par des années de conflit contre des terroristes islamiste. Le résultat de la nouvelle escalade sera encore plus sombre pour la Turquie si les forces égyptiennes rejoignent la coalition soutenant Damas.

Source : SouthFront

L’accord militaire Iran-Syrie ne se réduit pas à la DCA. Des surprises en vue!

Des informations font état de « l’apparition des drones de combat particulièrement performants » en Syrie. Et qu’on se rassure, ils ne sont ni de conception turque ni de conception otanienne.  Al Masdar News qui revient sur le pacte militaire signé il y a tout juste un mois entre l’Iran et la Syrie croit savoir qu’il s’agit de nouveaux types de l’UAV que « les Iraniens auraient transféré » en Syrie afin de renforcer les capacités de l’armée syrienne à faire face aux « forces d’occupations US/Turquie » sur son territoire.

Le site d’information rapporte ainsi que des véhicules aériens sans pilote de type « inconnu » ont bombardé des positions terroristes pro-Ankara dans le territoire sous leur contrôle à Idlib, pendant une semaine consécutive, frappant avec une très haute précision des QG des chefs terroristes, des dépôts d’armes, mais aussi et surtout des véhicules blindés et des convois de camions-citernes qui servent au trafic de pétrole volé en Syrie par la Turquie puis expédié à bas prix vers l’Europe. Toujours selon cette information, les positions visées appartenaient aux terroristes pro-turcs,  aux « Casques blancs » affiliés à Hayat Tahrir al-Cham et qui coopèrent active avec les États-Unis.

photo distribuee par l’agence officielle syrienne sana montrant le ministre de la defense-abdallah-ayoub-d-et-son-homologue-iranien-amir-hatami-lors-de-la-signature-d-un-accord-de-cooperation militaire entre Damas et Téhéran.

Le pacte militaire signé entre la Syrie et l’Iran se concentre essentiellement sur le ciel syrien avec comme une prédilection pour la DCA. Le 21 juillet lors du tout dernier raid israélien contre le sud de Damas, les batteries de Khordad-3 iraniens de l’armée syrienne ont pris de court Israël avec des missiles antimissiles Sayyad avec une portée de 200 kilomètres et qui ont réussi à intercepter et à détruire dans le ciel d’Israël les missiles de croisière Delilah. Rien n’empêche l’Iran de transmettre à son allié syrien, des drones bien performants comme Bavar (dont peu d’information sont disponiblet » ou encore le tout nouveau, « Kian » qui est conçu et développé en deux versions toutes deux furtives et destinées aux longues missions de reconnaissance et de surveillance ainsi qu’aux opérations de frappe de précision. Il se peut aussi que les opérations antiterroristes de ces derniers jours à Idlib et à Alep aient été menées par cet appareil. Surtout qu’il s’agit d’un drone qui peut voler jusqu’à 5000 mètres d’altitude sur un trajet de plus de 1.000 kilomètres, suffisant pour opérer dans la zone d’opération Idlib/Alep.  

Et Al Masdar d’ajouter :  » Il y a peu les sources militaires iraniennes qui ont dévoilé la tour de contrôle mobile censée gérer le trafic aérien (ATC). Il s’agit d’un dispositif monté sur remorque et qui peut être transporté d’un endroit à l’autre, voire déplacé sur des terrains difficiles.

Source : PressTv


MISE À JOUR IMPORTANTE

Syrie: le « tueur » des F-35 Adir  est arrivé!

 

Un F 35 Adir abattu par la nouvelle DCA iranienne au-dessus de la Syrie.

Mercredi 8 juillet 2020, les sources iraniennes ont fait état de la signature d’un nouvel accord militaire et sécuritaire entre l’Iran et la Syrie qui n’a cessé depuis de provoquer moult analyses.

L’une des clauses de cet accord vise à « renforcer la DCA syrienne », qui a tenu bon face à des centaines de frappes israéliennes mais qui au regard d’une complexification des méthodes employées par l’agresseur, demande à être optimisée. Alors que l’Amérique de Trump fait tout pour proroger l’embargo sur la vente d’arme à l’Iran à son expiration en octobre, la Syrie devient par son alliance indéfectible avec l’Iran et l’axe de la Résistance, le théâtre d’un réel face-à-face : arme de la Résistance contre arme de l’Empire. Une chose est sûre : les éléments de la DCA made in Iran qui iront renforcer le ciel de l’est, voire du centre et de l’ouest syrien ont déjà fait leur preuve, l’US Air Force s’étant heurtée à leur pleine puissance, en été 2019 quand un Global Hawk US s’est aventuré dans le ciel iranien.

Israël use d’attaque électromagnétique, de leurre électronique, de missiles de croisières sans pour autant oser s’infiltrer réellement dans le ciel syrien. Souvent, Israël a été tenté par une infiltration tout en ayant leurré au préalable les radars de la DCA syrienne. Une fois la DCA made in Iran sur place, saura-il refaire le coup? Khordad-3 est l’une des pièces de la DCA made in Iran qui pourrait prendre de court Tel-Aviv. Le défi est de taille. Khordad-3 est une DCA propre à opérer dans un champ de guerre électronique puisqu’il a de quoi déjouer les missiles de croisière ou drones et avions agissant à distance. Mais comment? 

« Il est doté d’un système électro-optique, ce qui en a renforcé la capacité non seulement pour déjouer des attaques électroniques, mais aussi pour mieux intercepter des appareils furtifs ennemis. On sait à quel point Israël a abusé de l’usage des armes de précision à distance pour réduire à néant la DCA syrienne et dans ses toutes dernières agressions, même Pantsir, TOR et Buk qui composent le gros de la DCA syrienne ont été pris pour cible des assauts électromagnétique, dit un expert. 


VIDÉO IL Y A 1 AN

 


 

« En effet, des avions de guerre électroniques ou des drones sont engagés à créer de fausses cibles sur le radar de la DCA et quand le système de défense commence à tirer, des chasseurs, dotés des armes de précision de distance le localisent et l’interceptent avant de le détruire. Or pour faire face à cette tactique, le système Khordad-3 utilise simultanément deux systèmes, radar et dispositif électro-optique. En principe, il est très difficile voire impossible de perturber les systèmes électro-optiques d’où la vertu de Khordad-3. 

Les systèmes électro-optiques sont non détectables, au contraire des radars, ce qui les rend moins vulnérables aux ondes électromagnétique. Leur combinaison avec un système radar permettra à la DCA de continuer à opérer même en dépit d’une forte attaque électromagnétique. 

Les systèmes de défense Raad-2, le système d’artillerie Seraj et le système de défense Herz-9 sont des exemples d’équipement des systèmes de défense iraniens à se classer dans cette catégorie. Il s’agit donc d’autant de prototypes qui pourraient intéresser l’armée syrienne. Mais Khordad-3 est aussi doté d’antenne réseau à commande de phase. Il est donc en mesure de détecter et d’intercepter d’une manière passive ses cibles. C’est presque une forme de furtivité. Cela signifie que ce système peut détecter des cibles puis verrouiller des images dessus sans émettre d’ondes électromagnétiques et échapper de la sorte à l’interception enemie. Et à l’inverse, cette fonctionnalité signifie que l’ennemi est surveillé et même frappé sans en être alerté au préalable. Être passif rend également presque impossible toute tentative de brouillage. 

Un chasseur comme un F-16 utilise divers systèmes pour dévier le missile qui est tiré en sa direction, mais il est presque impuissant face aux missiles qui sont tirés sur lui à l’aide d’une DCA dotée de systèmes électro-optiques. Surtout si comme c’est le cas de Khordad-3, le système est également équipé de caméras thermique et de vision nocturne. Ce qui rend la DCA capable de poursuivre sa mission même dans la nuit et même dans des conditions météorologiques défavorables. Alors le pari est lancé : Khordad-3 contre les missiles de croisière israéliens, les drones voire même des avions furtifs. Les bluffeurs israéliens évoquent de plus en plus des missions des « F-35 » au-dessus de la Syrie. 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial sioniste:Un centre de trafic d’organes humains destinés au marché israélo-saoudien découvert par l’armée syrienne

L’armée syrienne a découvert une cachette qui avait été utilisée par des terroristes travaillant comme marchands d’organes dans le village d’al-Ghadfah dans le sud d’Idlib. Selon l’agence de presse syrienne SANA, les forces gouvernementales ont trouvé des organes humains, notamment des cœurs, des foies et des têtes dans la cachette. Les organes ont été conservés dans des bocaux contenant du chloroforme. Les bocaux portaient les noms des victimes. Les identités personnelles des victimes, hommes et femmes, ont également été trouvées dans la cachette

La patrouille conjointe russo-turque qui devait se tenir dans le sud d’Idlib le 29 juillet a été retardée en raison de l’intensification des tensions militaires et de l’incapacité d’Ankara à assurer la sécurité de la patrouille dans sa zone de responsabilité. Et la situation ne semble pas s’améliorer. Selon des sources pro-terroristes, dans la soirée du 29 juillet et au matin du 30 juillet, l’armée syrienne a lancé plus de 500 obus sur des positions de terroristes dans la région du mont Zawiya, notamment Kansafra, al-Bara, Kafar Aweed, Fatterah et Erinah. En réponse, Hayat Tahrir al-Sham et ses alliés ont frappé les postes de contrôle de l’armée syrienne à Kafr Nabl, As Safa, Hakoura et dans les zones voisines.

Ces derniers jours, Hayat Tahrir al-Sham et le Parti islamique du Turkistan ont renforcé leurs positions sur la ligne de contact avec l’armée syrienne, au sud de l’autoroute M4. Leurs forces resteraient en état d’alerte. Des sources pro-gouvernementales affirment que l’incapacité d’Ankara à sécuriser une patrouille conjointe dans le sud d’Idlib est un signal que les terroristes se préparent à des actions offensives là-bas.

Pendant ce temps, l’armée syrienne a découvert une cachette qui avait été utilisée par des terroristes travaillant comme marchands d’organes dans le village d’al-Ghadfah dans le sud d’Idlib. Selon l’agence de presse syrienne SANA, les forces gouvernementales ont trouvé des organes humains, notamment des cœurs, des foies et des têtes dans la cachette. Les organes ont été conservés dans des bocaux contenant du chloroforme. Les bocaux portaient les noms des victimes. Les identités personnelles des victimes, hommes et femmes, ont également été trouvées dans la cachette. La cachette comprenait une salle réservée aux études religieuses avec des publications idéologiques radicales. Cela indique que le site appartenait à l’un des multiples groupes terroristes islamistes qui opèrent toujours dans le Grand Idlib grâce à l’aide turque qui s’oppose militairement aux opérations de contre-terrorisme dans ce pays.

Eva Bartlett

@EvaKBartlett

Terrorists & the White Helmets have been stealing/trading organs of Syrian civilians. These are the ghouls lauded as heroes by Western corporate media & fake human rights groups. Photos show various body parts bottled up. Not conducive to organ trade but ghastly nonetheless.

 

 

 

@HadiNasrallah
A UN Security Council Panel in New York revealed the shocking evidence of White Helmet involvement in organ trafficking in Syria. The lucrative trade of human body parts, bones, blood and organs is one of the most protected and hidden harvests of war

 

The White Helmets, alleged organ traders & child kidnappers, should be condemned not condoned — RT…

The White Helmets, “volunteers” who reportedly “rescue Syrians from rubble.” Never in history has such a group been so feted by the elite, or received so many awards from institutions acting as…

rt.com

3:11 AM · Jul 30, 2020

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Al-Ghadfah est situé à proximité de la ville de Maarat al-Numan et est depuis longtemps contrôlé par le principal partenaire de la Turquie à Idlib – Hayat Tahrir al-Sham. La ville a été libérée par l’armée syrienne et ses alliés en janvier 2020.

Le lieutenant Sharif al-Nazzal de la Direction des renseignements militaires syriens (MID) a été assassiné dans la ville de Sahem al-Golan, dans l’ouest de Deraa, le 29 juillet. par des hommes armés non identifiés. Le lieutenant se trouvait avec un autre officier du renseignement connu sous le nom d ‘«Abu Haider», lorsqu’ils ont été attaqués par des hommes armés non identifiés. Les deux officiers ont été abattus sur place. Des sources de l’opposition ont affirmé qu’al-Nazzal, originaire du Sahem al-Golan, était proche du Hezbollah libanais et des forces iraniennes. L’officier dirigeait un détachement du MID dans la campagne de l’ouest de Daraa. Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de l’assassinat. Néanmoins, lors des étapes précédentes du conflit, Israël soutenait largement les groupes terroristes dans le sud de la Syrie. Il est possible que Tel-Aviv ait accès aux cellules de ces groupes pour le soutien à des opérations particulières.

Deux membres du groupe terroriste de l’armée révolutionnaire commando soutenue par les États-Unis et basé à al-Tanf ont été détenus par l’armée syrienne près de la zone contrôlée par les États-Unis. Les personnes détenues se déplaçaient à moto et possédaient des fusils d’assaut et des lunettes de vision nocturne. Ils auraient été impliqués dans une opération de collecte d’informations sur des installations civiles et militaires dans le désert de Homs.

Dans le passé, Damas a affirmé à plusieurs reprises que les États-Unis prévoyaient d’utiliser leurs mandataires (des traîtres syriens et des sicaires étrangers) à al-Tanf pour des opérations de déstabilisation dans la zone contrôlée par le gouvernement.

Source : Syrian Army Uncovers Organ Trading Hub Of Turkish-Backed Militants In Southern Idlib

South Front

South Front: Analysis & Intelligence (SF) est un projet analytique public géré par une équipe indépendante d’experts des quatre coins du monde. SF ne reçoit aucun financement de sociétés ou de gouvernements. Ils sont soutenus par les dons des lecteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Troisième Guerre Mondiale en préparation:Offensive syro-russe sur Idlib

Selon certaines dépêches en provenance du nord-ouest de la Syrie, toutes les unités de l’armée syrienne et ses alliés au sein de la Résistance, stationnées près des lignes de contact dans les zones occupées par des groupes terroristes dans le sud de l’autoroute M-4 (centre et ouest de la province d’Idlib, nord-ouest de la province de Hama et nord-est de la province de Lattaquié) sont en état d’alerte. Il y a quelques minutes, les sources syriennes ont fait état du début d’une puissante campagne aérienne syro-russe. La grande offensive vient-elle d’être déclenchée?

Chars de l’armée syrienne

 

Les frappes visent à l’heure qu’il est, selon les sources russes, « une zone de 1.500 kilomètres carrés, où se cachent jusqu’à 3.000 terroristes pro-turcs ». L’offensive a commencé après que l’armée syrienne et la Russie eurent dégagé l’autoroute M-4. Ankara réagira-t-il? Selon les accords précédemment conclus, l’ensemble du territoire des provinces d’Alep, Idlib et Hama, situés au sud de l’autoroute M-4, devront passer sous le contrôle des troupes russes, apprend-on de mêmes sources. Un coup fourré du Sultan à prévoir? 
Au sol, les effectifs de l’armée syrienne et les forces de défense populaire, ainsi que les combattants palestiniens de Liwa al-Quds ont été déployés sur différents axes d’Idlib et sont prêts à mener des opérations dans les zones sud de l’autoroute M-4.

 

L’objectif? le nettoyage des zones de Jabal al- Zawiya, Jisr al-Choghour, Jabal al-Arbaïn, Sarmin, Ariha situées dans le centre et l’ouest de la province d’Idlib. La libération de la plaine d’al-Ghab dans le nord-ouest de la province de Hama est une autre étape de l’opération. Les forces syriennes sont également disposées à nettoyer des localités situées dans le nord-est de la province de Lattaquié. 
Si cette opération est menée à bien entre la ville de Saraqib, royalement libérée par le Hezbollah au mois de mars, dans le sud-est de la province d’Idlib et les régions du nord-est de la province de Lattaquié, la sécurité des régions sud et nord de l’autoroute stratégique de M-4 sera pleinement assurée et les groupes terroristes ne pourront plus emprunter cette route.
Les derniers jours de l’année dernière, après la relance du cessez-le-feu, la Turquie a promis de normaliser la circulation sur l’autoroute. Mais les terroristes qu’elle soutient et dont elle utilise à titre de ses bras exécutants n’ont cessé de viser des patrouilles conjointes turco-russes. Une dernière attaque ayant même coûté la vie à trois soldats russes. 
Alors que les forces syriennes et leurs alliées au sein de la Résistance se préparent à lancer des opérations visant à sécuriser l’autoroute M-4, l’armée turque continue de soutenir les groupes terroristes en leur envoyant de nouveaux équipements militaires ces derniers jours. Le trafic se fait via le poste-frontière de Kafr Lusin dans le nord-ouest de la province d’Idlib. 
Que cherche la Turquie ?
Selon des sources sur le terrain, le premier objectif de la Turquie en envoyant de nouvelles troupes et en transférant du matériel militaire dans les zones occupées de la province d’Idlib est de renforcer les groupes terroristes afin qu’ils puissent survivre aux opérations de l’armée syrienne et des combattants de la Résistance, secondées par la Russie. Un autre de ses objectifs est d’homogénéiser le mercenariat à Idlib et d’y éliminer les éléments récalcitrants. 

Ces derniers mois, le gouvernement turc a tenté d’aider le groupe terroriste Tahrir al-Cham à s’emparer de tous les territoires occupés et en finir avec le groupe terroriste Hurras ad-Din. Mais les tentatives turques n’ont pas abouti. Actuellement, les affrontements entre ces deux groupes terroristes qui sont directement ou indirectement sous le commandement d’Al-Qaïda, ont diminué. Dans le passé, ils opéraient sous le nom de Front al-Nosra en Syrie. Ces manœuvres du Sultan qui utilise Idlib comme un vivier pour nourrir ses guerres en Libye et au Yémen ne sont qu’un jeu destiné à montrer sa soi-disant détermination à affronter les groupes terroristes opposés à l’accord de cessez-le-feu, façon d’empêcher le début d’opérations de nettoyage des zones occupées du nord-ouest de la Syrie par l’armée syrienne et ses alliés de la Résistance et la Russie. N’empêche que cette méthode commence à montrer ses limites. 
L’attaque contre une patrouille militaire conjointe turco-russe et la poursuite de ces violences ont émis  un message soulignant que la Turquie, contrairement à ses promesses creuses, « n’a ni la volonté ni la capacité de contrôler les régions du nord-ouest occupées en vertu de l’accord de cessez-le-feu ». Bref le Sultan est désarmé surtout qu’il est actif sur 4 fronts. L’offensive finira-t-elle par mettre la Turquie à la porte? 


EN COMPLÉMENTAIRE

Pourquoi le chef de l’état-major US se rend-t-il précipitamment en Israël ?

 

Le missile Yakhont russe aux mains du Hezbollah.

Alors que la presse écrite et orale d’Israël ne cesse de jurer ces derniers jours que par « la riposte du Hezbollah est imminente », en allusion à la mort en martyr d’Ali Kamal Mohsen dans le raid sioniste du 21 juillet au sud de Damas, et le tweet de la Résistance le suivant, et qu’il y a un branle-bas de combat sur le front nord, les évolutions en cours pourraient déboucher sur des surprises de taille.  

A en croire la chaîne 13, une évaluation de la situation faite par l’armée israélienne conclurait que le Hezbollah se préparerait à des opérations de représailles contre des troupes israéliennes à la frontière : le commandement du front nord qui a annulé des exercices militaires, a même ordonné le déploiement des postes de contrôle à l’intersection des routes dans le nord des territoires occupés, façon d’interdire l’accès aux zones agricoles proches de la frontière libanaise et ainsi restreindre la circulation sur les routes proches des colonies israéliennes.
Bien avant la mort de Kamel Hassan, les militaires israéliens avaient été à plus d’une reprise effrayés par des « bergers » libanais s’approchant des frontières et qu’ils croyaient être des « agents du Hezbollah »
Vendredi, des explosions au Golan ont provoqué la panique de l’armée sioniste qui a envoyé ses hélico abattre l’armée syrienne avant de rater le coup et de rentrer bredouille. Mais à quoi ressemblerait cette riposte qu’Israël croit être imminente ? S’agirait-il d’une opération commando comme en 2019 ou des infiltrations genres ce qui s’est produit en Galilée jeudi quand un véhicule blindé s’est renversé provoquant la mort d’un soldat sioniste ?
La réalité est que les tensions sont entrées dans une phase particulièrement cuisante et que la riposte de la Résistance pourrait bien sortir de l’ornière. C’est peut-être pour cette même raison que le chef de l’état-major US, Mark Milley, a été appelé au chevet d’Israël ce vendredi où il a rencontré de hauts responsables militaires sionistes, histoire de rassurer Tel-Aviv que « les États-Unis resteront aux côtés de leur allié traditionnel au Moyen-Orient ».

Mais il y a de forts risques que cet allié traditionnel soit cette fois visé de manière à ce qu’aucun appui venant de quelle que partie qui soit, ne puisse y obvier. Le commandant de la base navale israélienne de Haïfa en évoque la perspective. « Le Hezbollah a la capacité de cibler les plateformes d’extraction de gaz israéliennes au milieu de la mer », dit le général Gil Aginski, cité par le journal israélien Israel Hayom.
Le Hezbollah développe à l’heure actuelle « son potentiel militaire pour cibler les plateformes pétrolières au cœur de la mer bien que la force navale israélienne soient prêtes à relever les défis ». Mais sur cette seconde partie, l’Israélien n’est pas si sûr: « Une attaque de représailles contre les forces israéliennes par voie maritime n’est en tout cas pas à exclure. C’est notre hypothèse initiale. La menace d’attaques existait « toujours » et était « énorme », a-t-il déclaré en allusion aux missiles Yakhont de fabrication russe qui se trouveraient entre les mains du Hezbollah par Syrie interposée.
Il y a quelque temps le New York Times disait que « jusqu’à 12 systèmes de missiles-guidés anti-navires pourraient désormais être en possession du Hezbollah en Syrie ».
Ce sont des missiles SS-N-26 Yakhont de fabrication russe, qui utilisent un moteur Raimit pour parcourir plus de 75 miles à plus de deux fois la vitesse du son. Lorsqu’il est lancé, le missile survole les vagues pour éviter d’être détecté, guidé par un chercheur conçu pour résister aux contre-mesures, a-t-il rapporté. 
C’est l’un des missiles anti-navires les plus avancés au monde (les États-Unis n’ont pas une longue portée de missiles anti-navires supersoniques comme celui-ci) et sa vente à la Syrie indique à quel point la survie d’Assad est importante pour Vladimir Poutine.

 

La panique gazière d’Israël se laisse éclater à l’idée des Yakhont russes du Hezbollah à être tirés contre les réserves offshore de la Palestine occupée alors que jeudi Chevron Corporation a annoncé son accord d’achat de la société pétrolière et gazière américaine Noble Energy pour 5 milliards de dollars, une acquisition de Chevron qui « a une importance géopolitique particulière en raison des participations de Noble en Israël et à Chypre ».
Noble Energy apporte des actifs offshore à faible capital et générateurs de trésorerie en Israël, renforçant ainsi la position de Chevron en Méditerranée orientale. De même, les actifs israéliens de Noble sont à grande échelle, produisant une position en Méditerranée orientale qui diversifie le portefeuille de Chevron et devrait générer des rendements et des flux de trésorerie solides avec de faibles besoins en capital. Les volumes de pétrole et de gaz de Chevron augmenteront de près de 20% grâce à l’acquisition de Noble Energy, qui sert également d’opérateur des champs de gaz naturel israéliens Leviathan et Tamar.
Alors un Yakhont tiré contre Tamer ou Leviathan, quel pourrait en être l’effet en pleine guerre de gaz en Méditerranée orientale ? Une chose est sûre : la Russie ne devrait pas être si mécontente d’une telle perspective

 

 

La Russie tente de geler le conflit en Libye

La guerre en Libye s’est transformé en conflit par procuration entre de nombreux acteurs internationaux.

 

Le gouvernement d’entente nationale (GNA), dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, est soutenu par les Frères musulmans. Son principal sponsor politique et financier est le Qatar et son principal allié militaire est la Turquie. L’Italie soutient également Sarraj. Le GNA contrôle la capitale, Tripoli, et Misrata dans l’ouest du pays.

 

Du côté opposé, on trouve l’ancien agent de la CIA, Khalifa Haftar, et son armée nationale libyenne (ANL). Il contrôle l’est de la Libye et la plupart des ressources pétrolières. Il est soutenu par les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Grèce et la France.

 

La Russie se voit dans le conflit en tant qu’arbitre.

Elle veut rétablir ses intérêts commerciaux à long terme en Libye, qui s’étaient volatilisés après la guerre que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont menée contre ce pays en 2011. Elle a vendu des armes à Haftar via les EAU et a permis à des mercenaires russes de prendre part à la guerre aux côtés de l’ANL d’Haftar.

 

Depuis avril 2019, Haftar tente de prendre Tripoli et d’expulser le GNA. Le combat a été plus difficile et a duré beaucoup plus longtemps qu’il ne s’y attendait. La situation économique des deux camps est imbriquée et complique la guerre. En janvier, la Russie a demandé à Haftar d’arrêter de se battre. Elle a tenu une conférence de paix à Moscou et l’a exhorté à signer un accord de cessez-le-feu :

Après des heures de négociations négociées par la Russie et la Turquie, Haftar a demandé, lundi soir, d’avoir jusqu’à mardi matin pour étudier l’accord déjà signé par Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’entente nationale (GNA) reconnu par les Nations unies.

 

Mais Haftar, dont les forces avaient lancé, en avril, une offensive pour s’emparer de Tripoli, la base du GNA, a quitté Moscou sans signer l’accord, a déclaré mardi le ministère russe des affaires étrangères, selon l’agence de presse TASS.

Cette attitude envers la Russie ne sera pas oubliée.

 

Avant la réunion de Moscou, la Turquie avait promis un soutien militaire au GNA. En échange, le GNA avait signé un accord avec la Turquie pour délimiter une frontière maritime entre la Turquie et la Libye. Cette frontière convenue ignore les droits de la Grèce et de Chypre et ne sera jamais reconnue au niveau international. Mais la Turquie utilise l’accord pour revendiquer des droits étendus en Méditerranée orientale.

 

Une semaine après l’échec des pourparlers à Moscou, une autre tentative de négociation d’un cessez-le-feu, cette fois à Berlin, a également échoué. L’Allemagne a de nouveau tenté de faire entendre raison à Haftar, lors d’une visite en mars, mais sans résultat.

 

Pendant ce temps, le conflit s’intensifie grâce aux fournitures turques de drones et d’artillerie et aux 13 000 « rebelles syriens » engagés par la Turquie comme mercenaires pour renforcer le GNA. L’opération turque est financée par le Qatar, qui est également intervenu récemment pour arrêter la chute de la livre turque.

systèmes de défense aérienne Pantsir

Les Émirats arabes unis ont contré cette poussée turque en fournissant à la LNA davantage de systèmes de défense aérienne Pantsir, de fabrication russe, et en recrutant davantage de mercenaires en Russie et au Soudan. Face aux Pantsirs, les drones turcs sont tombés par douzaines, les lignes de front ne bougeant pratiquement pas.

 

Le 17 mai, la donne a changé. Les drones turcs ont soudainement pu frapper les Pantsirs et, en une journée, en ont détruit au moins six. Au même moment, les mercenaires russes ont reçu l’ordre de se retirer du front. Laissées sans protection, les forces de Haftar ont pour la plupart fui et le GNA a avancé. Ces cartes montrent les changements récents.

8 mai 2020

 

8 juin 2020

 

 

 

Il n’y a pas eu de fuites sur ce qui s’est passé en coulisses. Il est possible que la Turquie ait réussi à brouiller électroniquement le radar des Pantsirs afin que ses drones puissent les éliminer. Mais si elle avait cette capacité, pourquoi ne l’a-t-elle pas utilisée plus tôt ?

 

Certains pensent que la Russie en a assez des entourloupes d’Haftar et juge nécessaire de le punir pour son attitude.

 

Mais la Russie ne l’a pas complètement laissé tomber. Peu après l’attaque sur les Pantsirs, des avions de chasse russes ont été acheminés de Russie en Libye et installés sur la base aérienne d’Al-Jufra, qui est sous le contrôle de l’ALN. Ils permettront à la Russie de maintenir un équilibre entre les parties en conflit.

 

Jusqu’à présent, ce plan a bien fonctionné. Samedi, l’Égypte a annoncé un nouveau cessez-le-feu en Libye à partir d’aujourd’hui et Haftar l’a finalement accepté :

Haftar et Aguila Saleh, présidente de la Chambre des représentants basée à Tobrouk, ont participé à la conférence du Caire. Plusieurs diplomates étrangers, dont des envoyés américains, russes, français et italiens, y ont assisté. Haftar et Saleh sont des alliés.

 

Il n’y avait pas de représentants de l’administration de Tripoli, ni de ses principaux bailleurs de fonds, la Turquie et le Qatar, à la conférence.

Vendredi, le GNA a pris Tarhuna, une ville située à 60 kms au sud-est de Tripoli. Les « rebelles syriens » ont immédiatement commencé à piller la ville. Cette action a mis fin au siège de Tripoli qu’Haftar tenait depuis 15 mois.

 

La Russie aurait dit à la GNA de ne pas se déplacer plus à l’est et de respecter le cessez-le-feu qu’Haftar avait accepté. Elle veut qu’Haftar garde le contrôle de l’Est. La Russie a tracé une ligne traversant Syrte, une ville qui couvre les champs pétrolifères de l’Est, ce qui va également créer des profits pour Moscou. La base aérienne d’Al-Jufra, à 220 kms au sud de Syrte, est également censée rester sous le contrôle d’Haftar. Le pays serait ainsi divisé en deux moitiés.

 

 

 

Mais la victoire du 17 mai est montée à la tête du GNA et de ses commanditaires et leur a donné de mauvaises idées. La Turquie a soudainement changé ses objectifs de guerre :

À la lumière des derniers développements, la Turquie a identifié un nouvel objectif en Libye. Ankara ne cherche plus à forcer Haftar à participer aux négociations diplomatiques. La nouvelle mission consiste plutôt à mettre hors d’état de nuire cette source d’instabilité, cet homme qui assassine la population civile de Tripoli.

Le gouvernement du GNA a posé une condition à son acceptation du cessez-le-feu :

Le ministre de l’intérieur basé à Tripoli, Fathi Bashagha, a déclaré que la partie gouvernementale n’engagerait des discussions politiques qu’après avoir pris Syrte et la base aérienne intérieure de la Jufra, au sud. Le mois dernier, les États-Unis ont accusé la Russie de déployer au moins 14 avions sur la base pour soutenir les mercenaires russes soutenant Haftar, une accusation rejetée par Moscou.

 

Prendre Syrte ouvrirait la porte aux milices alliées à Tripoli pour faire pression encore plus loin vers l’est, afin de prendre potentiellement le contrôle d’installations pétrolières vitales, de terminaux et de champs pétrolifères que les tribus alliées à Haftar ont fermés au début de l’année, asséchant ainsi la principale source de revenus de la Libye.

Depuis vendredi, les « rebelles syriens » sous commandement turc tentent de prendre Syrte, qui est aux mains de l’ALN. Mais soudain, les avions récemment livrés par la Russie sont entrés en action. Plusieurs convois du GNA, qui se dirigeaient vers Syrte, ont été bombardés. Les drones turcs tombent à nouveau du ciel.

 

L’Égypte a commencé à positionner des équipements militaires lourds sur sa frontière occidentale. Elle ne veut pas d’une Libye contrôlée par les Frères musulmans comme voisin. La zone tampon que l’ALN d’Haftar lui fournit est une priorité pour sa propre sécurité. L’Égypte, ainsi que la France, la Grèce, Chypre et les Émirats arabes unis, ont également rejeté les aspirations turques en Méditerranée orientale.

 

Si la Russie retirait son soutien et renonçait complètement à Haftar, l’Égypte serait obligée d’intervenir en Libye. Une guerre turco-égyptienne sur le sol libyen deviendrait alors probable.

 

Les États-Unis sont quasiment restés en dehors du jeu actuel. Mais s’ils semblaient auparavant favoriser Haftar, ils ont récemment exprimé leur inquiétude quant au rôle de la Russie en Libye et ont fait quelques remarques positives à l’égard du GNA.

 

L’Europe est divisée sur la question, la France et la Grèce étant du côté de l’ANL tandis que l’Italie du côté du GNA. Il est donc impossible pour l’UE de jouer un rôle important.

 

La Russie tente de parvenir en Libye à la même situation qu’en Syrie (et en Ukraine). Elle veut geler le conflit actif en pressant les deux parties de s’en tenir à une ligne et en n’intervenant que lorsque cette ligne est franchie par l’une ou l’autre des parties. Elle continuera à faire pression pour que des négociations soient menées entre les deux parties en conflit et leurs parrains.

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:Des missiles anti-avion turcs arrivent en Libye. Il y aurait complot contre l’Algérie

 

Les appels à la solution diplomatique en Libye que tient à lancer l’Algérie passe parfaitement inaudible, les États-Unis d’Amérique et leurs alliés de l’OTAN dont ;la Turquie ayant pour mission de faire prolonger les 10 ans de leur guerre « mondiale » perdue en Syrie par une autre, celle qui se déroule en Libye.

Cette semaine alors même que la Turquie d’Erdogan a été menée par la force Résistance-Russie à céder le contrôle de M4 à l’État syrien, on a vu des hordes des HTC (al-Qaïda) et de l’ASL singer des « désobéissants civils » en incendiant des pneus afin de barrer la route aux patrouilles russes. Or ces mêmes terroristes quittent en ce moment même par centaines Idlib et Alep pour aller débarquer à Tripoli. C’est le porte-parole des forces pro-Haftar, Ahmed al-Mesmari, qui le confirme en accusant  Erdogan, de « transfert des centaines de mercenaires depuis la Syrie vers l’ouest de la Libye ». Cité par El Nashra, l’intéressé affirme que  » la Turquie envoie en moyenne chaque semaine 300 à 400 mercenaires dans l’ouest de la Libye  en soutien au gouvernement d’union nationale de Fayez al-Sarraj. »

« Les terroristes sont transférés par des avions de ligne protégés en vertu de la loi internationale et des navires civils dont certains battant pavillon étranger. Nous suivons de près les navires battant pavillon libanais », a-t-il indiqué renvoyant à plus de 10 ans d’activités déstabilisatrices d’Erdogan en Syrie où il a fait de son pays une voie de transit de terroristes et de la Syrie son vivier. Mais en Libye, le Frère Erdogan a aussi d’autres projets : installer un réseau de DCA sur les frontières algériennes avec missiles et rampes de lancement appropriés et tout ceci sous prétexte d’avoir à abattre des MiG russes de Haftar.
Le général de brigade Ahmed al-Mesmari l’a d’ailleurs évoqué en affirmant que les missiles en question « devraient être déployés non loin de Misrata et de Mitiga, dans le nord-ouest « . Pour ceux des analystes qui ont suivi depuis 10 ans les vicissitudes du couple USA/Turquie en Syrie, la Libye dont le gaz est déjà entre leurs mains , le principal objectif est de déployer aux portes de l’Algérie et de la Tunisie voisines, des missiles capables de faire face à la chasse made in Russia de l’Algérie. D’ailleurs cela fait longtemps que l’armée de l’air algérienne équipée d’appareils majoritairement russes pose problème aux Américains et à l’OTAN qui ne perdent aucune occasion, même la plus cynique ( crash d’avion)  pour s’en moquer. Cette tendance s’est accentuée depuis qu’Alger a décidé de commander des avions stratégiques furtifs Su-57 en septembre 2019.  A cette même époque, les Forces aériennes algériennes ont conclu deux autres contrats relatifs à l’acquisition de 14 bombardiers à long rayon d’action Su-34 et de 14 appareils de domination aérienne Su-35. Selon les prévisions, en 2025, l’Armée de l’air algérienne sera en mesure de déployer deux escadrons de Su-30MKA, un autre de Su-57, un de Su-35 et un de MiG-29M2. Et tout ceci ne pourrait laisser indifférent le camp atlantiste.
Le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Saïd Chanegriha, passe en revue les troupes lors d’un exercice militaire en janvier 2020

 

 

Surtout qu’Alger, note un expert, semble avoir opté pour une ligne clairement anti-Empire, en multipliant les contacts avec la Syrie dans le cadre de la lutte contre l’expansion territoriale turque en Libye. Les batteries de missiles otaniens que la Turquie veut déployer à Misrata ne se borderont sans doute pas à viser les MiG-29 de Haftar mais aussi  les MiG-29 algériens à en juger le comportement expansionniste d’Ankara. Le choix de rallier la coalition Résistance-Russie en Syrie est sans doute le meilleur choix stratégique d’Alger ait pu faire après plus d’un an d’efforts de déstabilisations US/Israël/monarchie arabe la visant, estime un expert. 
Alger avertit l’axe Israël/Émirats/France, l’ANP met en garde
C’est inouï et rare par sa clarté  : le ministre algérien de l’Intérieur vient de dénoncer dans les termes les plus clairs le couple Israël/Émirats, aidé par l’OTAN, pour avoir cherché à déstabiliser l’Algérie : « Il y a des éléments connus et qui sont soutenus par certaines régimes étrangers, à l’instar d’Israël, un État européen et un État arabe aussi qui tenteraient à travers le Hirak de détruire l’Algérie », a déclaré le ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud.

 

« Ces parties étrangères soutiennent des éléments connus aux intentions claires et œuvrent par leur biais à détruire le pays, le faire retourner aux années précédentes et de le plonger dans d’infinis problèmes. Il existe encore des éléments qui veulent détruire ce à quoi est parvenu le Hirak populaire et sortent les mardi et vendredi avec les manifestants œuvrant pour l’escalade », a-t-il précisé avant de mettre bien les points sur les i : « L’Algérie est bien entrée dans l’ère de la Nouvelle République dans laquelle le président Abdelmadjid Tebboune s’est engagé à concrétiser toutes les revendications du Hirak. » Le ministre a voulu ainsi faire comprendre au camp d’en face que l’Algérie reste droite dans ses bottes et qu’il est hors de question de céder aux manœuvres de déstabilisation israélo-émiraties. 
Mais qu’est-ce qui a motivé cette sortie anti-israélienne du ministre? Le 5 mars, la presse israélienne a fait état de l’arrestation par les services de sécurité algériens de deux Algériens qui auraient été en contact avec « un ressortissant étranger » (Israël), au poste frontalier d’Oum Teboul, « alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le territoire national ». L’information reprise par Echourouk, cite « des sources sûres ».
« Pour les services de sécurité, il y aurait eu tout un plan d’espionnage exécuté par le ressortissant étranger, aidé dans sa mission par les deux Algériens, avec pour objectif d’entrer en contact avec un pays étranger, porter atteinte à la défense nationale et à la sécurité nationale. »

Et le rapport d’ajouter : « Le ressortissant étranger aurait participé à des marches dans les différentes villes du pays, avant de quitter le territoire national », rapporte la même source qui ajoute que « des drones », qualifiés « d’appareils d’espionnage », ont été retrouvés sur les deux personnes arrêtées ». Israël et ses amis franco-émiratis préparent-ils un conflit ouvert contre l’Algérie après plus d’un an d’efforts inlassables mais stériles pour mettre l’Algérie sens dessus dessous ? L’attentat du 10 février contre une base de l’armée algérienne en aurait été le prélude.
Toujours est-il que les deux personnes ont été présentées devant le tribunal d’El-Qala qui les a placées en détention provisoire pour plusieurs chefs d’accusation dont « trahison », « espionnage » et « non-signalement d’activités de nature à porter préjudice à la défense nationale». Un mandat d’arrêt international a été également délivré contre le ressortissant étranger pour les chefs d’accusation d’espionnage, complot contre la défense nationale et d’atteinte au moral de l’armée algérienne.

Les propos du ministre algérien de l’Intérieur ressemblent bien à un avertissement : que l’axe Israël-Émirats-France et Cie se détrompe ; la Libye qu’il a embrasée, le Mali qu’il déstabilise pour pouvoir déclencher une guerre sur les frontières algériennes, ne sauront prendre de court l’Algérie. Le 13 janvier et moins d’une semaine après l’attaque terroriste revendiquée par Daech qui a ciblé un détachement de l’armée algérienne à Bordj Badji Mokhtar, l’ANP a procédé aux manœuvres tactiques avec munitions réelles « Hoggar-2020 », à In Guezzam, dans le sud du pays pour signifier que la sécurité algérienne est non négociable.
Source : PressTv

 

 

 

 

Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans la résidence du consul saoudien

Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

Le corps de Jamal Khashoggi a été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, a déclaré mardi le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek. 

«Des sources fiables au sein du service de sécurité à Istanbul m’ont informé que des fragments du corps de Khashoggi avaient été découverts dans un puits situé dans le jardin de la résidence du consul d’Arabie saoudite», a-t-il précisé.

Peu après, le Président turc a commenté l’enquête sur la mort de Jamal Khashoggi.

La résidence du consul est située à quelques centaines de mètres du consulat saoudien où le journaliste a disparu le 2 octobre.

Images du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul
Khashoggi: une vidéo a enregistré un véhicule diplomatique saoudien abandonné à Istanbul

La semaine dernière, l’Arabie saoudite a fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu début octobre au consulat saoudien à Istanbul. Riyad assure que Jamal Khashoggi a été tué dans une rixe et dément avoir ordonné qu’il soit assassiné.

Plus tard, le ministère saoudien de l’Information a affirmé que les personnes qui avaient interrogé le journaliste au consulat avaient «tenté de dissimuler ce qui [était] arrivé». Il n’y a pour l’instant aucune confirmation officielle du lieu où se trouve le cadavre de M.Khashoggi.


MISE À JOUR DU 13 novembre 2018:

Des traces d’acide auraient été trouvées dans la résidence du consul saoudien à Istanbul

Des traces de substances toxiques ont été trouvées dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul général d’Arabie saoudite à Istanbul, où le journaliste Jamal Khashoggi aurait été tué, annonce la chaîne Al Jazeera, citant sa propre source au sein du bureau du procureur turc.

Les autorités saoudiennes ont utilisé des substances chimiques pour éliminer le journaliste Jamal Khashoggi, a annoncé Al Jazeera, citant une source issue du bureau du procureur turc. Selon cette dernière, des traces d’acide fluorhydrique et d’autres produits chimiques ont été découvertes dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul général saoudien, Mohammed al-Otaybi, à Istanbul.

«Dans la nuit du 16 au 17 octobre, les enquêteurs turcs travaillaient à l’intérieur de la résidence et voulaient avoir un accès complet au jardin et au puits, sans toutefois obtenir une autorisation […]. Cependant, ils ont pu rapidement prélever des échantillons pris avec une sonde en haut du puits. Ces échantillons ont été ensuite examinés. Ils prouvent la présence d’acide fluorhydrique et d’autres produits chimiques», a déclaré le correspondant de la chaîne, Andrew Simmons.

Riyad a récemment fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Les autorités saoudiennes assurent que Jamal Khashoggi a été tué lors d’une rixe et démentent avoir ordonné son assassinat. Selon Riyad, 18 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Les enquêteurs n’ont toujours pas retrouvé le corps de Jamal Khashoggi, qui s’était exilé en 2017 aux États-Unis et publiait régulièrement dans le journal The Washington Post des tribunes critiques envers l’héritier du trône saoudien, le prince Mohammed ben Salmane al-Saoud.

La Turquie mène sa propre enquête sur ce meurtre. Le 31 octobre, le procureur général d’Istanbul a annoncé que, dès son arrivée au consulat, Jamal Khashoggi avait été tué par strangulation, son corps ayant par la suite été démembré. Il a souligné le caractère prémédité de ce meurtre.

Le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek, avait annoncé pour sa part que le corps de Jamal Khashoggi se trouvait dans un puits, situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul.

 

 

 

Fuites d’information:Un média turc parle de celui qui a ordonné et préparé le meurtre sadique de Khashoggi

Le meurtre du journaliste Khashoggi a été ordonné par le chef du renseignement saoudien de l’époque, Ahmed Asiri, et attribué à l’attaché du consulat général saoudien à Istanbul, qui aurait servi d’espion résident du royaume en Turquie, a rapporté mardi le journal Sabah.

Selon la source, citant une source policière, l’attaché du consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul, Ahmad Abdullah Muzaini, se trouvait à l’intérieur du bâtiment du consulat saoudien le 28 septembre, lorsque Khashoggi s’est rendu pour la première fois dans les locaux nécessaires. pour recevoir des papiers pour son remariage.

Le journal a également affirmé que le 29 septembre, Muzaini s’était envolé pour Riyad, où il avait rencontré Asiri et avait reçu des instructions sur les tâches d’un groupe spécial composé de 15 personnes, qui était ensuite arrivé à Istanbul pour assassiner le journaliste.

Le 1er octobre, l’attaché est retourné à Istanbul, où il a informé le consul général d’Arabie saoudite, Mohammed al-Otaibi, des détails du projet d’assassinat du journaliste. Le 2 octobre, alors que Khashoggi était déjà tué, Muzaini est rentré dans la capitale saoudienne, a ajouté le média.

Khashoggi, connu pour ses critiques de la politique saoudienne, a récemment travaillé comme chroniqueur pour le Washington Post. Le journaliste a été aperçu pour la dernière fois dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.

Après plus de deux semaines de dénégations, l’Arabie saoudite a admis vendredi à la télévision publique que le journaliste avait été tué lors d’une bagarre au sein du consulat. Riyad a arrêté 18 personnes pour leur implication dans l’incident, et au moins cinq responsables saoudiens, dont Asiri, ont été démis de leurs fonctions, l’affaire Khashoggi prenant de l’ampleur.

 

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial: l’horreur de l’assassinat de Jamal Khashoggi…en détails!

 

« Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes », aurait lancé le consul lors de l’assassinat, selon l’enregistrement.

Jamal Khashoggi entre dans le Consulat de l'Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre 2018.
Jamal Khashoggi entre dans le Consulat de l’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre 2018.

 

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été torturé avant d’être « décapité » dans le consulat de son pays à Istanbul, a affirmé ce mercredi 17 octobre le quotidien turc « Yeni Safak » qui dit avoir eu accès à un enregistrement sonore des faits.

L’éditorialiste critique de Ryad s’est rendu au consulat le 2 octobre pour des démarches administratives en vue de son mariage. Il n’a pas été vu depuis.

Affirmant avoir eu accès à des enregistrements sonores de ce qui s’est déroulé ensuite, Yeni Safak explique que Jamal Khashoggi a été torturé au cours d’un interrogatoire et que ses doigts ont été coupés par des agents saoudiens.

Il a ensuite été « décapité », selon le quotidien progouvernemental, qui ne précise pas comment il a eu accès à ces enregistrements.

Des responsables turcs ont accusé Ryad d’avoir fait assassiner le journaliste par une équipe spécialement envoyée sur place, mais les autorités saoudiennes ont démenti.

« Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes »

Certains médias, dont le « Washington Post » pour lequel écrivait Jamal Khashoggi, avaient auparavant rapporté l’existence d’enregistrements audio et vidéo prouvant que le journaliste avait été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.

Mais c’est la première fois qu’un média turc dit avoir eu accès à de tels enregistrements.

Selon « Yeni Safak », le consul saoudien Mohammad Al-Otaibi est entendu sur l’un des enregistrements. Il lance alors : « Faites ça dehors, vous allez m’attirer des problèmes. »

Ce à quoi un individu non identifié lui répond : « Si tu veux vivre quand tu reviens en Arabie saoudite, tais toi. » Mohammad Al-Otaibi a quitté Istanbul mardi.

Découpé vivant, en musique

Le site d’informations en ligne Middle East Eye raconte, citant une source qui a eu accès à l’enregistrement sonore des derniers moments du journaliste, que Jamal Khashoggi a été emmené dans le bureau du consul.

Selon cette source, « il n’y a pas eu de tentative d’interrogatoire. Ils étaient venus le tuer » et le consul lui-même a été sorti de la pièce.

Un médecin légiste, identifié comme Salah al-Tubaigy et qui faisait partie de la quinzaine de Saoudiens dépêchés par Ryad à Istanbul ce jour-là selon plusieurs médias, a ensuite commencé à découper le corps de Jamal Khashoggi encore vivant, d’après la source de Middle East Eye. « Yeni Safak » précise que les doigts du journaliste ont été coupés avant qu’il soit décapité.

Pendant qu’il faisait cela, Salah al-Tubaigy a commencé à écouter de la musique à l’aide d’écouteurs.

« Quand je fais ce travail, j’écoute de la musique. Vous devriez (le) faire aussi », l’entend-on dire sur l’enregistrement, selon la même source.

L’assassinat a duré sept minutes, affirme en outre Middle East Eye.

Des médias américains ont affirmé que l’Arabie saoudite, dont l’image a terriblement souffert de cette affaire, envisageait de reconnaître la mort du journaliste lors d’un interrogatoire qui aurait mal tourné au consulat.


Khashoggi : son dernier édito portait sur la liberté de la presse

 

Le « Washington Post » publie un éditorial présenté comme la dernière contribution de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien disparu.

Selon le « Washington Post », il s’agit de la dernière contribution de Jamal Khashoggi. Dans un éditorial publié mercredi 17 octobre par le quotidien américain, le journaliste saoudien, résident permanent aux Etats-Unis et porté disparu depuis qu’il est entré au consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre, écrivait sur la nécessaire liberté de la presse dans le monde arabe.

« Hélas, cette situation ne changera probablement pas », déplore-t-il dans cet éditorial transmis par son traducteur au « Washington Post » au lendemain de sa disparition. Il poursuit :

« Il y avait un temps où les journalistes ont cru qu’Internet allait libérer l’information de la censure et du contrôle associé à la presse écrite. Mais ces gouvernements, dont l’existence même s’appuie sur le contrôle de l’information, ont bloqué de manière agressive Internet. »

Pour lui, « le monde arabe fait face à sa propre version du rideau de fer, imposé non pas par des acteurs externes mais à cause des forces nationales se disputant le pouvoir ».

Et le journaliste, critique du pouvoir de Ryad, de citer le Qatar, grand rival de l’Arabie saoudite au Moyen-Orient :

« Le gouvernement du Qatar continue à soutenir la couverture des informations internationales, contrairement aux efforts de ses voisins visant à maintenir le contrôle de l’information afin d’appuyer ‘l’ancien ordre arabe’. »

« Ce sera sa dernière contribution »

Alors que les soupçons d’un assassinat de Jamal Khashoggi par des tueurs envoyés par Ryad se font de plus en plus tenaces, le quotidien américain a décidé finalement de publier cette tribune.

« Le ‘Post’ a retardé la publication parce que nous espérions que Jamal allait revenir vers nous afin que nous l’éditions avec lui », écrit dans un texte accompagnant son texte l’éditorialiste Karen Attiah. Elle ajoute :

« Maintenant, je dois l’accepter : ça ne va pas arriver. Ce sera sa dernière contribution. »

« Cet éditorial saisit parfaitement son engagement et sa passion pour la liberté dans le monde arabe. Une liberté pour laquelle il a apparemment donné sa vie. »

La presse turque a publié mercredi de nouvelles informations accablantes pour les Saoudiens, selon lesquelles Jamal Khashoggi aurait été torturé et assassiné dans le consulat dès le jour de sa disparition. Selon des informations du « New York Times », l’un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie du commando de 15 agents dépêchés par Ryad et suspectés de l’avoir tué fait partie de l’entourage du prince hériter saoudien Mohammed Ben Salmane, dit « MBS ».


Ce journaliste critique du pouvoir saoudien, n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée au consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre.

 

Jamal Khashoggi, un journaliste critique du pouvoir saoudien, qui écrivait notamment pour le « Washington Post », n’a plus donné signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Que sait-on pour l’instant ? Où en est l’enquête ? 

Que sait-on ?

Le consulat d’Arabie Saoudite ou le meurtre a été commis.

Selon la fiancée de Jamal Khashoggi, celui-ci s’est rendu au consulat le 2 octobre pour effectuer des démarches en vue de leur prochain mariage. « Il est allé au consulat avec un rendez-vous, donc ils savaient quand il y serait », a expliqué Yasin Aktay, un proche du journaliste. Il avait appelé le consulat un peu avant d’y aller pour voir si ses documents étaient prêts, ils lui ont dit ‘oui, c’est prêt, vous pouvez venir’.

La police turque, qui a ouvert une enquête, a estimé, dans ses premières conclusions, que le journaliste a été tué au sein du consulat d’Arabie saoudite par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée. Selon elle, un groupe de 15 Saoudiens avait fait le 2 octobre l’aller-retour à Istanbul et se trouvait au consulat en même temps que Jamal Khashoggi. Le « Washington Post » a, lui, avancé qu’Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré. D’après le « New York Times », l’équipe d’agents saoudiens avait, à cet effet, apporté une scie à os. « C’est comme dans ‘Pulp Fiction' », a déclaré un haut responsable turc cité par le quotidien.

Les quotidiens « Sözcü » et « Milliyet » ont rapporté ce vendredi 12 octobre que Jamal Khashoggi portait, quand est entré au consulat, une « montre intelligente » connectée à un téléphone qu’il avait laissé entre les mains de sa fiancée, Hatice Cengiz. Les deux journaux affirment que des enregistrements audio ont ainsi été transmis par ce téléphone et sont actuellement examinés par la justice. Toutefois, si « Milliyet » affirme que des cris et une querelle ont été enregistrés, « Sözcü » rapporte que des dialogues, mais pas de cris, peuvent être entendus dans cet enregistrement de « quelques minutes ».

Que répond l’Arabie saoudite ?

Les autorités saoudiennes, qui avaient rapidement jugé « infondées » les accusations sur leur implication dans l’assassinat à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi, et affirmé qu’elles n’avaient « rien à cacher », ont depuis choisi la stratégie du silence. Jusqu’à présent, la seule réponse de Ryad a été d’affirmer que les caméras de la mission diplomatique ne fonctionnaient pas le jour de la disparition du journaliste.

Mardi 9 octobre, l’Arabie saoudite avait donné son feu vert pour une fouille de son consulat à Istanbul, mais celle-ci n’avait toujours pas eu lieu. Selon le quotidien progouvernemental « Sabah », ce retard s’explique par un désaccord sur les conditions de cette recherche : après avoir donné son accord, l’Arabie saoudite a fait savoir qu’elle n’accepterait, selon les informations du quotidien, qu’une fouille « visuelle ». Les autorités turques ont refusé cette condition et d’intenses tractations sont en cours depuis entre le procureur, le ministère turc des Affaires étrangères et des responsables saoudiens pour essayer de trouver un compromis, selon « Sabah ».

On a appris, ce vendredi 12 octobre, qu’une délégation saoudienne est arrivée en Turquie pour des entretiens portant sur l’enquête. Selon l’agence de presse étatique Anadolu, elle devait rencontrer des responsables turcs pendant le week-end. Ibrahim Kalin, le porte-parole de la présidence turque, a annoncé jeudi soir la formation d’un « groupe de travail » turco-saoudien pour tenter d’élucider le mystère de la disparition du journaliste.

Comment réagissent la Turquie et les Etats-Unis ?

President turc Recep Tayyip Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président américain Donald Trump Trump mettent la pression sur Ryad.

« Cet incident s’est déroulé dans notre pays. Nous ne pouvons rester silencieux », a prévenu le premier. Alors que les Saoudiens ont expliqué que les caméras de la mission diplomatique ne fonctionnaient pas le jour de cette disparition, le dirigeant turc n’a pas caché son scepticisme, soulignant que l’Arabie saoudite avait les systèmes de vidéosurveillance « les plus avancés ». « Si un moustique sort, leurs systèmes de caméras vont l’intercepter », a-t-il ironisé.

Donald Trump, lui, continue de réclamer des explications. « Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n’aime pas cela du tout. » « C’est un précédent terrible, terrible », a-t-il estimé. Le président des Etats-Unis a également déclaré que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l’Arabie saoudite, mais cette participation a été démentie par des sources diplomatiques turques.

 

Les Etats-Unis, comme l’ensemble des Occidentaux, font toutefois preuve d’une certaine retenue dans leurs commentaires, tant l’Arabie saoudite est un partenaire clé sur tous les plans – stratégique, militaire, commercial. Le président américain a ainsi d’ores et déjà exclu un gel des ventes d’armes américaines en guise de sanctions.

L’affaire Khashoggi fait, en tout cas, des remous dans le monde des affaires. Le milliardaire britannique Richard Branson, fondateur du groupe Virgin, a annoncé sa décision de geler plusieurs projets d’affaires avec le Royaume. De grands noms de l’économie mondiale et des médias, censés participer à la deuxième édition du sommet Future Investment Initiative du 23 au 25 octobre à Ryad, ont commencé à prendre leurs distances. Plusieurs médias partenaires ont également annulé leur venue.

Menaces et contre-menaces

Mardi, Michelle Bachelet, haut-commissaire de l’ONU pour les Droits de l’homme, a réclamé la levée de l’immunité de responsables saoudiens qui pourraient être impliqués dans la disparition de Jamal Khashoggi.

« Compte tenu de la gravité de la situation […], j’estime que l’inviolabilité ou l’immunité des locaux et des fonctionnaires concernés accordée par des traités tels que la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires devrait être levée immédiatement », a-t-elle déclaré.

Samedi, le président Trump, un grand allié de Riyad, avait pour la première fois estimé possible une implication de l’Arabie saoudite et l’avait menacée d' »un châtiment sévère ».

L’Arabie saoudite avait promis le lendemain de riposter à d’éventuelles sanctions.


Pompeo et le prince héritier Mohammed bin Salman ont discuté du meurtre présumé d’un journaliste saoudien le 16 octobre. L’Arabie saoudite a rejeté à plusieurs reprises les allégations et « toute tentative visant à le saper dans l’Affaire Khashoggi.

Mike Pompeo et Bin Salman

Le président turc Tayyip Erdogan s’entretiendra avec le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, arrivé le 17 octobre pour une visite de travail à Ankara. Les entretiens américano-turcs devraient porter principalement sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, ministre turc des Affaires étrangères.

Mike Pompeo a eu des entretiens avec la ministre turque des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, au sujet de la disparition du journaliste et de Manbij, en Syrie, selon des reportages.

L’agence publique Anadolu a rapporté, citant le ministre de l’Intérieur Suleyman Soylu, que la Turquie attendait un accord conjoint pour perquisitionner la résidence du consul d’Arabie saoudite à Istanbul, en lien avec la disparition de Khashoggi.

Selon le service de presse du président turc, Erdogan rencontrera Pompeo à l’aéroport d’Ankara avant de partir pour la Moldavie.

Mike Pompeo avait déclaré plus tôt que le gouvernement saoudien s’était engagé à aller au fond des choses dans l’affaire du chroniqueur du Washington Post.

 Les Saoudiens affirment que Khashoggi a quitté le bâtiment indemne et nie avec véhémence toutes les allégations de meurtre du chroniqueur.


EN COMPLÉMENT:

Qui est Jamal Khashoggi?

Jamal Khashoggi

 

Jamal Khashoggi, dont la mort a été admise tôt samedi par l’Arabie saoudite évoquant « une bagarre qui a mal tourné » à l’intérieur du consulat du Royaume à Istanbul en Turquie, était un chroniqueur connu pour ses contributions dans les médias, dont le Washington Post.

Le défunt a d’abord été un proche collaborateur de la famille royale et des services de renseignement avant de devenir un critique de la politique autoritaire du prince Mohammed ben Salmane surnommé MBS.

L’homme qui devait avoir 60 ans le 13 octobre n’a plus donné signe de vie depuis qu’il est entré dans la représentation diplomatique saoudienne à Istanbul, le 2 octobre.

Jamal Khashoggi s’est exilé aux États-Unis après une vague d’arrestations en septembre 2017 dans le royaume. Depuis, il n’a cessé de dénoncer les « excès » de MBS. Il a révélé que le Palais lui avait interdit de s’exprimer dans le quotidien panarabe Al-Hayat, propriété du prince saoudien Khaled Ben Sultan al-Saoud, pour avoir défendu la confrérie des Frères musulmans, classée « terroriste » par Riyad.

En mars dernier, M. Khashoggi a cosigné un éditorial avec l’historien britannique Robert Lacey dans The Guardian dans lequel le duo reprochait au prince héritier de n’avoir « ni encouragé ni permis le moindre débat en Arabie saoudite ».

Né le 13 octobre 1958 dans la ville sainte de Médine, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, Jamal Khashoggi obtient en 1982 un diplôme de gestion à l’Université d’État d’Indiana, aux États-Unis.

C’est pour les quotidiens Saudi Gazette et Asharq al-Awsat qu’il commence sa carrière en couvrant surtout le conflit en Afghanistan.

S’il n’a pas combattu aux côtés des moudjahidines contre les Soviétiques, il épouse rapidement leur cause financée par la CIA américaine et les services secrets saoudiens.

Jamal Khashoggi réalise une entrevue avec Oussama ben Laden, chef de l’organisation islamiste armée Al-Qaïda.

Mais dans les années 1990, il prend ses distances avec Oussama ben Laden.

Plus tard, Khashoggi occupe plusieurs postes de responsabilité dans des journaux saoudiens.

En 2003, il est contraint à la démission de son poste de rédacteur en chef au quotidien Al-Watan après seulement 54 jours.

Il revient au journal en 2007 pour en repartir en 2010 après avoir signé un éditorial jugé offensant pour les salafistes, courant rigoriste de l’islam.

Des relations ambiguës avec le Palais

Jamal Khashoggi n’est pas seulement connu pour sa carrière journalistique. Neveu du célèbre marchand d’armes Adnan Khashoggi, il vient d’une grande famille saoudienne qui a des origines turques. il a longtemps entretenu une relation particulière avec le pouvoir saoudien.

M. Khashoggi est proche conseiller du prince Turki al Fayçal, qui a dirigé les services de renseignement pendant plus de 20 ans.

Le célèbre prince milliardaire Alwalid bin Talal lui confie la responsabilité de lancer en 2015 Al Arab, une chaîne panarabe d’information en continu. Le projet tombe à l’eau lorsque les autorités de Manama, proches de Riyad opposent leur véto.

Deux ans plus tard, le prince Alwalid lui-même, est détenu à l’hôtel Ritz-Carlton de Riyad avec des dizaines de personnalités accusées de « corruption » par une commission présidée par le prince héritier MBS.

En 2017, les critiques de Jamal Khashoggi deviennent virulentes contre les dérives autoritaires de MBS.

Il critique également l’engagement de l’armée saoudienne dans la guerre au Yémen et l’embargo imposé au Qatar voisin, accusé par Riyad de soutenir les Frères musulmans et d’entretenir des liens avec l’Iran.

Le 2 octobre, il entre au consulat saoudien à Istanbul pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque, Hatice Cengiz. Il ne sera plus vu vivant.

…aussi

Le prince saoudien Khalid bin Farhan al Saoud, qui vit actuellement en exil en Allemagne, a déclaré que le prince héritier Mohammed bin Salman, qui fait face à une pression croissante pour faire face au meurtre présumé de Khashoggi, est un partenaire particulièrement important pour les États-Unis. « Le gouvernement américain pourrait difficilement se permettre de se passer d’un homme comme Mohammed bin Salman, facile à influencer et à contrôler », a déclaré bin Farhan

 

 


EN CONCLUSION

Mike Pompeo,l’envoyé de Donald Trump reçu par le président tuc Erdogan.

Les trois pays mêlés a cette affaire,les États-Unis,la Turquie et l’Arabie Saoudite semblent discuter d’un montant d’argent (en milliards de $ US) afin de  terminaliser  ce meurtre « a l’amiable » entre eux!

Les Américains viennent de perdre toute  crédibilité en s’assoyant avec ces deux dictatures pour  effacer l’assassinat monstreux d’un homme qui croyait a la liberté de parole et a la démocratie!

Des membres masculins de la famille royale entoure le prince héritier.