Nouvel Ordre Mondial:Israël est devenu le principal acheteur du pétrole volé par l’Etat islamique

 

 

L’état sioniste d’Israël est devenu le principal acheteur de pétrole à partir du territoire contrôlé par l’Etat islamique (EI), rapporte « al-Araby Al-Jadeed. » 

Le chemin du pétrole volé...
Le chemin du pétrole volé…

Les contrebandiers kurdes et turques assurent le transport du pétrole à partir du territoire contrôlé par l’EI en Syrie et en Irak et le vendent à Israël, selon plusieurs rapports parus dans les médias arabes et russes. On estime que 20,000 à 40,000 barils de pétrole sont produits quotidiennement dans le territoire contrôlé par l’EI et générerait 1.500.000 $ de profit par jour pour l’organisation terroriste. 

Le pétrole est extrait de Dir A-Zur en Syrie et de deux champs en Irak. Il est transporté dans la ville kurde de Zakhu dans un triangle près des frontières de la Syrie, de l’Irak et de la Turquie. Des acheteurs israéliens et turques viennent dans la ville et quand les prix sont convenus, le pétrole est passé en contrebande dans la ville turque de Silop et est marqué comme provenant de régions kurdes d’Irak et il est vendu entre 15 à 18 $ le baril (WTI et le Brent Crude vendent le pétrole actuellement pour 41 $ et 45 $ le baril) à un acheteur israélien, un cinquantenaire avec la double nationalité greco-israélienne connu sous le nom du Dr Farid. Il transporte le pétrole dans plusieurs ports turques, puis vers d’autres ports, avec Israël parmi les principales destinations. 

En août, le « Financial Times » a rapporté qu’Israël a obtenu 75% de ses approvisionnements en pétrole du Kurdistan irakien. Plus d’un tiers de ces exportations passent par le port de Ceyhan, que le FTdécrit comme une « passerelle potentielle pour la contrebande de pétrole brut de l’EI. »…

 

Le pétrole produit par le groupe Etat islamique lui permet d’épancher sa soif de sang. Mais comment est-il extrait, transporté et vendu ? Qui l’achète, et comment arrive-t-il en Israël ?

 

Le pétrole qui vient des champs contrôlés par le groupe Etat islamique a fait l’objet d’une nouvelle enquête d’al-Araby Al-Jadeed. L’or noir qu’il extrait, transporte et vend, est une véritable planche de salut pour le groupe armée selon le Comité Valmy

Mais qui l’achète ? Qui finance les forces brutales et meurtrières qui ont conquis des pans entiers d’Irak et de Syrie ? Comment le pétrole passe-t-il du sol aux citernes, et qui en tire profit tout au long du chemin ? 

Ce sont les millions de dollars de recettes pétrolières qui permettent au groupe Etat islamique de développer et d’administrer les vastes zones qu’il contrôle et où vivent environ cinq millions de civils. 

L’EI vend du pétrole irakien et syrien, à très bas prix, aux réseaux et aux mafias de contrebande kurdes et turcs, qui le revendent sous le label du gouvernement régional du Kurdistan. 

Il est alors le plus souvent transporté de Turquie en Israël par des intermédiaire qui connaissent ou ignorent sa provenance réelle, selon al-Araby

Le groupe Etat islamique a dit à al-Araby qu’il ne vendait pas intentionnellement du pétrole à Israël ; selon lui, c’est le fait des intermédiaires qui l’acheminent sur les marchés internationaux. 

Les champs de pétrole

Tout autour des champs de pétrole contrôlés par l’EI au nord de l’Irak et en Syrie orientale, il y a des panneaux qui disent : « Photographies strictement interdites sous peine de mort. » Ils sont signés de l’EI. 

Ces champs de pétrole sont exploités sept à neuf heures par jour, du coucher au lever du soleil, et la production est en grande partie contrôlée par les ouvriers et les ingénieurs irakiens qui étaient précédemment en fonction et que l’EI a gardé en poste après avoir conquis le territoire. 

L’EI est éminemment tributaire de ses revenus pétroliers. Ses autres revenus, tels que les dons et les rançons des kidnappings ont diminué au fil du temps. Les employés des champs de pétrole de l’EI et leurs familles sont bien traités, parce qu’ils sont très importants pour la survie financière du groupe. 

La capacité d’extraction pétrolière de l’EI s’est encore accrue en 2015 grâce aux machines hydrauliques et aux pompes électriques qu’ils ont trouvées sur les champs pétroliers d’Allas et d’Ajeel situés près de la ville irakienne de Tikrit, lorsqu’ils en ont pris le contrôle. 

Le groupe s’est également approprié le matériel d’une petite société de pétrole asiatique qui exploitait un champ près de la ville irakienne de Mossoul avant que l’EI n’envahisse la zone, en juin dernier. 

La production pétrolière de l’EI en Syrie se concentre principalement sur les champs de pétrole de Conoco et d’al-Taim, à l’ouest et au nord-ouest de Deir Ezzor, et en Irak le groupe exploite les champs d’al-Najma et d’al-Qayara près de Mossoul. Le groupe utilise des champs pétrolifères moins importants d’Irak et de Syrie pour les besoins énergétiques locaux. 

Selon les estimations basées sur le nombre de camions citernes qui quittent l’Iraq, et sur les sources d’al-Araby dans la ville turque de Sirnak, à la frontière avec l’Irak, à travers laquelle le pétrole de contrebande transite, l’EI produit une moyenne de 30 000 barils par jour dans les champs du pétrole irakiens et syriens qu’il contrôle.

La route de l’exportation

C’est un colonel des services de renseignement irakien qui souhaite garder l’anonymat pour des raisons de sécurité qui a renseigné Al-Araby sur la façon dont l’EI achemine le pétrole de contrebande. 

L’information a été vérifiée par des officiels de sécurité kurdes, des employés du poste de frontière d’Ibrahim Khalil entre la Turquie et le Kurdistan irakien, et un officiel d’une des trois compagnies pétrolières qui font le commerce du pétrole de contrebande de l’EI. 

Le colonel irakien, qui travaille avec des enquêteurs américains sur les moyens de stopper les flux de financement du terrorisme, a décrit à Al-Araby toutes les étapes par lesquelles passe le pétrole de contrebande, depuis son extraction dans les champs de pétrole irakiens jusqu’à sa destination ultime –notamment le port d’Ashdod, en Israël. 

« Le pétrole est extrait et chargé, puis les camions citernes quittent la province de Ninive en direction du nord de la ville de Zakho, à 88 km au nord de Mossoul », a déclaré le colonel. Zakho est une ville kurde au Kurdistan irakien, à la frontière avec la Turquie. 

« Quand les camions de l’EI arrivent à Zakho – normalement par groupes de 70 à 100 – ils sont accueillis par les mafias du pétrole de contrebande, un mélange de Kurdes syriens et irakiens, en plus de quelques Turcs et d’Iraniens, » a continué le colonel. 

« La personne en charge du chargement de pétrole le vend au plus offrant », a ajouté le colonel. La concurrence entre des bandes organisées est acharnée, et l’assassinat de chefs de mafia est courant. 

Le plus offrant paie cash (en dollars américains) une somme qui va de 10 à 25 % de la valeur du pétrole et le reste est payé plus tard, selon le colonel. 

Les chauffeurs passent leurs camions à d’autres chauffeurs qui ont les permis et les papiers nécessaires pour traverser la frontière turque avec leur chargement, selon l’officier du renseignement irakien. Et les premiers chauffeurs repartent avec des camions vides vers les zones contrôlées par l’EI. 

Selon le colonel, ces opérations se déroulent généralement à divers endroits de la périphérie de Zakho. On décide du lieu exact par téléphone. 

Avant de traverser les frontières, les mafias transfèrent le pétrole brut à des raffineries rudimentaires privées, où le pétrole est chauffé* et à nouveau chargé sur des camions pour lui faire passer le poste frontière d’Ibrahim Khalil en Turquie. 

Il est nécessaire de procéder à ce raffinage rudimentaire, selon le colonel, parce que les autorités turques n’autorisent pas le pétrole brut à traverser la frontière sans une licence délivrée par le gouvernement irakien. 

La première étape de raffinage est nécessaire pour obtenir des documents qui attestent que le pétrole brut est maintenant un sous-produit du pétrole qui a le droit de passer la frontière. 

Selon l’officier de renseignement, les autorités frontalières reçoivent de gros pots de vin des gangs de contrebande irakiens locaux et des raffineries privées. 

Une fois en Turquie, les camions vont à Silopi, où le pétrole est remis à une personne connue sous les pseudos de Dr Farid, Farid Hajji ou oncle Farid. 

Oncle Farid, qui a la cinquantaine, bénéficie de la double nationalité israélo-grec. Il circule dans une Jeep Cherokee noire, généralement accompagné de deux gardes du corps. Comme il est dangereux de prendre l’oncle Farid en photo, on en a fait un portrait-robot. 

An artists’ impression of Dr Farid (Uncle Farid), the Israeli-Greek oil broker

Une fois en Turquie, il n’y a plus moyen de distinguer le pétrole de l’EI du pétrole vendu par le Gouvernement Régional du Kurdistan (GRK) : les deux sont vendus comme du pétrole « illégal », de « source inconnue » ou « non autorisée ». 

Les compagnies qui achètent le pétrole du GRK achètent également le pétrole de contrebande de l’EI, selon le colonel. 

En route pour Israël

Après avoir payé les chauffeurs, les intermédiaires et les pots de vin, le profit de l’EI est de 15 à 18 dollars américains le baril. Le groupe fait actuellement 19 millions de dollars de profit par mois en moyenne, selon l’officier du renseignement. 

Oncle Farid a une licence d’import-export qui lui permet de négocier des accords entre les mafias de contrebande qui achètent le pétrole à l’EI et les trois compagnies pétrolières qui exportent le pétrole vers Israël. 

Al-Araby a les noms de ces sociétés et le détail de leurs opérations illégales. Une de ces sociétés bénéficie également du soutien d’un responsable occidental de très haut niveau. 

Les entreprises se battent pour acheter le pétrole de contrebande et le transférer en Israël via les ports turcs de Mersin, Dortyol et Ceyhan, selon le colonel. 

Selon Al-Araby, l’oncle Farid n’est pas le seul à faire ce trafic, mais il est, de loin, le trafiquant le plus influent et le plus efficace.

Maintenant en route vers l’union européenne

Comment Israël exporte le pétrole de Daech vers l’Union Européenne 

Lors d’une conférence de presse en marge de la COP21 au Bourget, le président russe Vladimir Poutine a lié pour la première fois la décision de la Turquie d’abattre le SU-24 russe à la lutte engagée par son pays contre le trafic de pétrole clandestin de l’organisation Etat Islamique à destination de la Turquie :

Un document rédigé par George Kioukstsolou et Dr Alec D Coutroubis, deux ingénieurs maritimes de l’Université de Greenwich, suit la piste du pétrole via le port de Ceyhan, et montre une certaine corrélation entre les succès militaires de l’EI et les pointes du trafic pétrolier dans ce port selon Guillaume Borel.

« Nous avons toutes les raisons de penser que la décision d’abattre notre avion a été dictée par la volonté de protéger ces chemins d’acheminement de pétrole vers le territoire turc, justement vers ces ports depuis lesquels il est chargé sur des navires-citernes. »

Le président russe confirme en cela les informations révélées par le journal al-Araby, qui documentait les conditions opérationnelles de l’acheminement du pétrole de Daech en Turquie. Ces informations que j’avais relayées dans un précédent article , ont depuis trouvé un écho dans la presse internationale, notamment via l’agence de presse russe Sputnik news et le site israélien Globes.

L’article original publié par al-Araby et repris par Zero hedge synthétisait notamment de nombreux éléments factuels concernant les exportations de pétrole de Daech sous la forme d’un itinéraire cartographié qui aboutissait au port de Ceyhan en Turquie où, mélangé au pétrole illégal importé du Kurdistan irakien, ce dernier est chargé sur des tankers. Un transbordement est ensuite effectué au large de Malte afin de masquer la provenance du brut, qui est ensuite livré au port israélien d’Ashdod.

Selon le ministre syrien de l’information, le fils du président turc Erdogan est directement impliqué dans ce trafic via la compagnie maritime BMZ Group dont il est l’un des propriétaires et qui opère plusieurs tankers sous pavillon maltais. Si l’implication du clan Erdogan n’est pas surprenante, la deuxième partie de l’histoire révèle cependant  le rôle central d’Israël dans ce trafic.

Vendu aux alentours de 20$ par Daech à la frontière turque, le pétrole est exporté puis raffiné au port d’Ashdod, sur la côte israélienne, d’où une partie serait revendue à plusieurs sociétés pétrolières privées opérant sur le marché européen, à un prix compris entre 30 et 35$ le baril.

Le pétrole illégal du Kurdistan couvre 75 % de la consommation israélienne, et un tiers de ce volume est importé de Turquie via le port de Ceyhan qui couvre également la production de l’État Islamique. Israël est ainsi le principal négociant de brut de Daech.

Si l’état hébreux réserve une partie de ces importations pour sa consommation domestique, une autre partie est exportée vers l’Europe en ayant acquis un statut « légal» durant son transit à Ashdod.

Selon les sources d’al-Araby, une partie du brut serait expédié par des sociétés privées vers une raffinerie italienne, qui constituerait donc la porte d’entrée du pétrole de Daech dans l’Union Européenne.

Le journal basé à Londres ne donne pas le nom de cette raffinerie mais précise cependant qu’elle est la propriété d’un homme d’affaire italien possédant également un club de football de premier plan en Série A. Il pourrait ainsi s’agir de Massimo Moratti, propriétaire de l’Inter de Milan jusqu’en 2013 et dont la holding, Saras, détient la plus grande raffinerie du pays à Saroch, près de Cagliari.

L’enquête du journal al-Araby corrobore ainsi les déclarations qu’avait faites l’ambassadrice de l’Union Européenne en Irak Mme Jana Hybaskova le 2 septembre 2014 devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen, affirmant que des états européens achetaient le pétrole de l’État Islamique… 

En août, le Financial Times a rapporté qu’Israël a acheté jusqu’à 75 % de son pétrole au Kurdistan irakien. Plus d’un tiers de ces importations passent par le port de Ceyhan. 

Kioukstsolou a dit à al-Araby Al-Jadeed que la corruption semble être surtout pratiquée par les intermédiaires et les petits trafiquants– et pas tellement par les multinationales ni les gouvernements. 

Selon un officiel européen appartenant à une compagnie pétrolière internationale qui a rencontré al-Araby dans une capitale du Golfe, Israël raffine le pétrole seulement « une ou deux fois », car il ne possède pas de raffineries sophistiquées. Il exporte le pétrole dans les pays méditerranéens – où le pétrole « gagne un statut semi-légitime » – au prix de 30 à 35 dollars le baril. 

« Le pétrole est vendu, en l’espace d’un jour ou deux, à un certain nombre d’entreprises privées, la plus grosse partie allant à une raffinerie italienne détenue par l’un des actionnaires les plus importants d’un club de football italien [dont nous tairons le nom] où le pétrole est raffiné et utilisé localement, » a ajouté l’officiel européen du pétrole. 

« Israël est d’une manière ou d’une autre devenu le distributeur de pétrole de l’EI. Sans les Israéliens, la plus grande partie du pétrole produit par l’EI ne sortirait pas d’Irak, Syrie et Turquie. Même les trois compagnies ne pourraient pas s’en procurer si elles ne disposaient pas d’un acheteur en Israël », a déclaré l’officiel de l’industrie pétrolière. 

Selon lui, la plupart des pays évitent d’acheter ce type de pétrole de contrebande, malgré son prix attrayant, en raison des implications juridiques et de la guerre en cours contre le groupe Etat islamique. 

Pétrole Syrie

Livraison et règlement

Al-Araby a découvert que l’EI a plusieurs moyens de recevoir le règlement de son pétrole de contrebande – comme tous les réseaux criminels internationaux. 

Premièrement, il reçoit un paiement en espèces, allant de 10 à 25 % de la valeur du pétrole, lors de la vente aux gangs criminels opérant autour de la frontière turque. 

Deuxièmement, les paiements des sociétés de courtage pétrolier sont déposés sur un compte en banque turc appartenant à un Irakien landa, par quelqu’un comme Oncle Farid, puis transférés à Mossoul et Raqqa, et blanchis à travers un certain nombre de sociétés de change. 

Troisièmement, avec l’argent du pétrole, il achète des voitures qui sont exportées vers l’Irak, où elles sont vendues par des agents de l’EI à Bagdad et dans les villes du sud, et les fonds sont rapatriés au trésor de guerre de l’EI. 

La réponse de l’EI

Quelques heures avant la conclusion de cette enquête, al-Araby a pu joindre par Skype un proche de l’EI à Raqqa, la capitale autoproclamée du « califat » en Syrie. 

« Pour être honnête, l’organisation [EI] vend du pétrole depuis les territoires du califat, mais ne cherche pas à le vendre à Israël, ni à qui que ce soit », a-t-il dit. « Elle produit et vend le pétrole via des intermédiaires, et ce sont les compagnies qui décident ensuite à qui elles le vendent. »

 

 

Hypocrisie politique:Israël achèterait (depuis janvier 2015) 80% de son pétrole au Kurdistan (irakien)

Une fuite de pétrole négligée au nord d'Israel...l'environnement on s'en fout!
Une fuite de pétrole négligée au nord d’Israel…l’environnement on s’en fout!

*Selon une fuite d’origine israélienne (j’ai des amis partout)…

Ces achats en importante quantité s’effectuent sans l’aval de Bagdad mais avec le soutien de la Turquie. Ils représenteraient l’équivalent de 77 % de la demande moyenne israélienne

Israël achète depuis plusieurs mois d’importantes quantités de pétrole à la région semi-autonome du Kurdistan irakien, à travers des sociétés internationales de négoce et sans l’aval des autorités de Bagdad. Ces ventes, possiblement consenties au rabais, menacent de perturber les relations entre la région kurde et le gouvernement central, dont l’opérateur public, la SOMO, est seule habilitée à vendre le pétrole du pays. Elles ont lieu alors que le Kurdistan irakien est plongé dans une grave crise politique et de liquidités et que Bagdad est aujourd’hui débordé par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

Ces ventes porteraient, selon le Financial Times, qui cite des sources anonymes parmi des sociétés de courtage et de transport, sur 19 millions de barils entre le début du mois de mai et le 11 août. Elles représenteraient près de 900 millions d’euros au prix du marché sur cette période : l’équivalent de 77 % de la demande moyenne israélienne. Ces chiffres restent sujets à caution, mais la tendance est avérée. Les livraisons ont débuté au début de l’année, peu après la signature entre Bagdad et Erbil, siège du gouvernement régional du Kurdistan, d’un accord budgétaire et pétrolier, vite gelé par les deux parties. L’exportation du pétrole kurde irakien se serait accélérée ces derniers mois.

Ce pétrole transite par un oléoduc jusqu’au port turc de Ceyhan, en Méditerranée. La Turquie, alliée du gouvernement kurde de Massoud Barzani, facilite ce débouché de longue date. Elle a ouvert pour Erbil un compte dans la banque publique turque Halk et stocke le pétrole kurde en attente d’acheteurs. Des sociétés de négoce basées en Suisse, Vitol et Trafigura, sont citées comme intermédiaires. Elles comptent parmi les seules assez puissantes pour mettre en place la logistique nécessaire à ces ventes discrètes.

Erbil avait déjà tenté en 2014 de telles ventes. Elles avaient été empêchées par des actions en justice de Bagdad, dans l’Etat américain du Texas, ainsi que dans plusieurs pays européens. « Les Kurdes cherchent à éviter ces poursuites, un problème qui se pose à la plupart des acheteurs, explique Pierre Terzian, directeur de la société de conseil Pétrostratégies. Le seul pays qui puisse y échapper, c’est Israël. On voit mal l’Irak entamer des poursuites en Israël contre ces acheteurs. »

Tout en s’assurant un précieux approvisionnement.

36% du pétrole kurde est livré en Israël ©https://twitter.com/Shivo1986/status/636168539150381056

36% du pétrole kurde est livré en Israël ©https://twitter.com/Shivo1986/status/636168539150381056

ment en pétrole, Israël aide un allié régional : « Israël ne cache pas ses visées pour favoriser l’indépendance du Kurdistan, c’est un investissement politique direct » , estime Hosham Dawod, anthropologue au CNRS.

Selon le Financial Times, des compagnies originaires de plusieurs pays européens achètent également du brut kurde irakien : l’Italie, la Grèce, Chypre et, dans une moindre mesure, la France. Une demande de confirmation au ministère des affaires étrangères est restée sans suite à l’heure de la publication. Si cela était avéré, « la France sait vraisemblablement d’où vient le pétrole. Mais passant par une société de courtage, elle pourrait dire que ça n’est pas son problème » , estime Francis Perrin, directeur de la publication de la revue Pétrole et gaz arabes.

Le gouvernement de Bagdad a dénoncé jeudi 27 août Erbil pour avoir failli à ses obligations, mais il n’a pas lancé officiellement de démarches pour le sanctionner politiquement ou judiciairement. Alors que les prix du pétrole ne cessent de baisser – le brut américain est passé sous la barre des 40 dollars (36 euros) le baril vendredi –, Bagdad bloque depuis des mois le transfert de sa part du budget national due au Kurdistan (17 %).

Un cargo  chargé de pétrole kurde en direction d'Israel.
Un cargo chargé de pétrole kurde en direction d’Israel.

Comme le gouvernement central, la région kurde fait face à d’importantes dépenses de guerre, alors que les peshmergas combattent l’EI à quelques dizaines de kilomètres d’Erbil. Elle maintient une administration pléthorique (plus d’un citoyen sur cinq) et sa classe politique vit sur un modèle clientéliste coûteux. Enfin Erbil a d’importantes dettes vis-à-vis de compagnies pétrolières étrangères qui ont investi dans ses infrastructures.

Massoud Barzani lutte actuellement pour imposer une prorogation de son mandat présidentiel, déjà accordée pour deux ans en 2013, arguant que l’organisation d’élections dans le contexte actuel est illusoire. « Il existe une crise aiguë autour de la présidence et de ses prérogatives, que les autres partis jugent exorbitantes, analyse Hosham Dawod. L’une d’elles est de mener la politique pétrolière sans concertation interne, ouvrant régulièrement des crises avec Bagdad et d’autres pays de la région. » Ces tensions pourraient dégénérer en confrontation armée entre les partis kurdes, malgré la proximité de la menace djihadiste.

 

RAPPEL IMPORTANT

Le sourire du pétrole sale.
Le sourire du pétrole sale.

Suite à la crise de l’avion abattu entre la Russie et la Turquie, il est bon temps de faire un bref résumé du trafic de pétrole de DAESH, via la Turquie.
2007 : Dans sa nouvelle constitution, l’Irak voulait régler le statu de Kirkuk, abritant d’énormes réserves de pétrole. La Turquie, pensant aux turkmènes de la région, s’opposait à ce rattachement, au Kurdistan irakien.
Pour cette raison, les relations étaient tendus entre le gouvernement d’Erdogan et Barzani. Jusqu’au 5 Novembre 2007 !
Le 5 Novembre, après la rencontre Bush, Erdogan à la Maison Blanche, les relations entre le Turc et le Kurde se sont améliorés. Et l’embelli, s’est accentué quant le Président Gül annonça « la confiance s’est établie avec Barzani » en Mai 2008, peu avant les conférences d’Oslo (conférences de paix entre l’Etat Turc et le PKK).
Le 8 Aout 2008, la même journée, 3 sociétés en relation les unes avec les autres sont crées ; 2 à Singapour et une dans les Caraïbes à British Virgin Island.
En Novembre 2008, les relations diplomatiques avec Barzani reprennent. Et en 2010, un Consulat turc est ouvert à Erbil. En Mars 2011, c’est la première fois qu’un premier ministre Turc va Erbil.
Le 25 Mars 2011, la création de la société POWERTRANS passe complètement inaperçu, dans ses statuts, il est écrit que « installation de pipes lines, acheminement de pétrole par tous moyens de transport, en Turquie ou à l’international, …. ». Cette société appartient à 50% à la société basé à Singapour ; « Grand Fortune Ventures Pte. Ltd » et 50% à Ahmet MUHASSALOGLU, à Istanbul. Ce dernier cède ses parts en Avril 2011 à la société Luck Ventures.
Après les élections de 2011, Erdogan est réélu. Le 18 Juillet, il signe le projet de loi autorisant le passage transit sur le territoire de pétrole brut et de kérosène par camion ou par voie ferrée.
Powertrans commence ses activités en 2012. Même s’il ne le reconnait pas, POWERTRANS appartiens à Ahmet CALIK, homme d’affaire proche d’ERDOGAN et son beau fils de 27 ans, Berat ALBAYRAK est le CEO de cette société.
C’est cette société qui avec les tankers par voie terrestre transporte ce pétrole vers les ports de la Méditerranée. C’est ainsi que fonctionne ce manège, mais à l’étranger on commence à parler de la famille d’Erdogan qui vend le pétrole de DAESH.
Pendant le G20 en Novembre, Poutin laçait ; « DAESH a des soutiens financiers de 40 pays, parmi eux il y a des membres du G20 ! ».
Entre temps, la Russie détruit 500 camions tanker de DAESH. En réalité ces tankers appartenaient aux ALBAYRAK (belle famille d’Erdogan).
Là-dessus, prétextant les frappes russes contre les turkmènes, l’avion Russe est abattu. Là-dessus, Putin commence à dévoiler à la communauté internationale tous les documents qu’ils ont en main. Les pays comme l’Allemagne, la France et l’Iran aussi font des déclarations dans ce sens. Par ailleurs, le journal basé à Londre, « Al Araby Al Jadeed » publie le reportage avec un colonel des services secrets Irakien :
« La production de brut, dans les territoires conquis par DAESH en Syrie et Irak se fait en continue du lever au coucher du soleil. Les tankers plein de brut arrivent à ZAHO qui se trouve à 88 km de Mossoul. Ils sont accueillis par des contrebandiers de nationalité Syrienne, Kurde irakien, turc et iranien. Le brut est vendu à celui qui fait la meilleure offre. L’acheteur paye cash les 10 à 25% et le reste plus tard. Ces transactions se font dans des lieux, déterminés au téléphone, aux alentours de Zaho. Les chauffeurs ayant une autorisation de passage en Turquie prennent le relai, les autres retournent dans les régions contrôlés par DAESH avec les tankers vides. Avant de passer la frontière, un raffinage grossier du brut est effectué dans les raffineries, car le passage de du pétrole brut Irakien en Turquie est interdit sans autorisation spécial.
Les douaniers se font des sommes astronomiques en pots de vin. Arrivé en Turquie, le pétrole est remis aux intermédiaires à Silopi. Le plus célèbre des intermédiaires est alias, Dr. Ferid, ou Haci Ferid ou bien oncle Ferid, un citoyen Greco – Israélien d’une cinquantaine d’années.
Ce pétrole est vendu au noir, comme celui qui vient du Kurdistan Irakien. Les trois sociétés qui font le commerce du pétrole, à partir de ports de Mersin, Dörtyol et Ceyhan, l’envoient vers le port d’Ashdod en Israël ».
D’après les sources du journal, à Sirnak, environs 30 mille barils de pétrole proviennent de DAESH, pour traverser la frontière turque tous les jours. DAESH se fait 15 à 18 $ le baril, ce qui représente 19 millions de $ par mois.
D’après une étude de l’Université de Greenwich, les succès militaires de DAESH sont en rapport directe avec l’exportation de pétrole par le port de Ceyhan.
Israël vend ce pétrole aux pays de la Méditerranée au prix de 30 à 35 Dollars le baril.
A suivre….

La raffinerie de Haifa,en Israel.
La raffinerie de Haifa,en Israel.

Nouvel Ordre Mondial:la nouvelle non médiatisée qui ébranle le système corrompu…les camions Toyota de l’État Islamique

LE 13 OCTOBRE 2015,le mystère de l’origine des camions Toyota de l’État Islamique était élucidé,mais au Canada tout comme aux USA,les médias se sont tu!
 Jeeps toyota 2
Plutôt que de demander au constructeur Toyota d’expliquer pourquoi l’État islamique disposait de centaines de nouvelles véhicules tout-terrain, les autorités américaines auraient dû poser la question au Département d’Etat de leur propre pays, qui aurait apparemment doté les rebelles syriens d’un parc automobile complet.
 L’homme politique américain et membre du Parti républicain Ronald Paul, ainsi que ses associés, ont tenté de pénétrer le mystère des voitures tout-terrain japonaises mises à la disposition des djihadistes. Tony Cartalucci, observateur et représentant de l’Institut pour la paix et pour la prospérité, de Ronald Paul, a dénoncé le fait qu’en 2013 le Département d’Etat des USA, en coopération avec le gouvernement britannique, avait octroyé des véhicules à l’Armée syrienne libre, la principale force armée opposée au régime de Bachar el-Assad.
En 2014, le Département d’Etat des Etats-Unis a repris les livraisons des voitures aux rebelles syriens, selon M. Cartalucci, faisant référence au réseau de radiodiffusion américain Public Radio International (PRI).
Le Royaume-Uni n’a pas non plus manqué de livrer de l’aide « non létale » aux rebelles de Syrie, entre autres des camions et des véhicules tout-terrain dont le montant est évalué à approximativement huit millions de livres sterlings.
Ainsi, les USA et le Royaume-Uni ont eux-mêmes approvisionné en véhicules les rebelles syriens, ce qui attire l’attention de la communauté internationale ces derniers temps. Il est bien difficile pourtant de déterminer les véritables voies par lesquelles les véhicules ont fini par devenir propriété du groupe terroriste Etat islamique.
Récemment, les autorités américaines interrogeaient très activement Toyota en lien avec l’apparition fréquente, sur des images prises en Syrie, en Libye et en Irak, d’islamistes à bord de véhicules tout-terrain japonais équipés d’armes.
véhicules tout-terrain japonais équipés d’armes.
En réponse, Toyota a nié toute implication dans des livraisons de voitures à l’EI.
La présence en Syrie de nouveaux Toyota avait déjà attiré l’attention des médias, l’année passée. Entre-temps, les djihadistes se servent également de voitures d’autres constructeurs, notamment Mitsubishi, Hyundai et Isuzu.
L’État Islamique est devenu une fenêtre publicitaire pour l’industrie  automobile capitaliste mondiale.Il faut donc boycotter ces marques pourries!

L’État Islamique perd du terrain pendant qu’il s’enrichit financièrement

Des territoires qu’il contrôle en Syrie et en Irak, le groupe armé État islamique en a perdu 14 % durant l’année 2015. C’est ce que révèle une étude de l’institut IHS Jane’s, basé à Londres, spécialisé dans les domaines de la défense et de la sécurité.

 

Le drapeau noir et sombre de l'État Islamique.
Le drapeau noir et sombre de l’État Islamique.

Selon le document publié sur son site web, IHS Jane’s affirme que l’EI a perdu 12 800 km² entre le 1er janvier et le 14 décembre 2015. Le groupe contrôle aujourd’hui 78 000 km², selon l’étude.

L’une des importantes pertes de territoires de l’EI est la zone frontalière nord entre la Syrie et la Turquie. La région de Tal Abyad était l’un des principaux points de passage de la frontière turque pour l’EI.

« Nous avions déjà vu un impact financier négatif pour le groupe État islamique après la perte de contrôle de la frontière de Tal Abyad, et ce, avant la récente intensification des frappes aériennes contre les capacités de production pétrolière du groupe », note Columb Strack, l’un des analystes de l’IHS spécialiste du Moyen-Orient.

L’EI a perdu également des territoires importants comme Tikrit, en Irak, ou le complexe de la raffinerie de Baïji. De plus, la perte d’un tronçon d’autoroute entre Raqqa (Syrie) et Mossoul (Irak) a rendu difficile le transfert de biens et de combattants entre les deux villes.

En revanche, l’EI a gagné des territoires en 2015. En effet, le groupe armé a conquis une partie de l’ouest de la Syrie en passant par Palmyre et le centre-ville de Ramadi, en Irak.

Dans ce conflit syrien sanglant ou différents groupes s’affrontent, les Kurdes syriens ont presque triplé leur zone (+186 %) qui s’étendait mi-décembre à 15 800 km².

De son côté, le régime syrien a perdu 16 % des territoires qu’il contrôle, mais il est parvenu à récupérer « une partie de ses pertes territoriales subies en début d’année grâce à l’intervention militaire russe en septembre », selon l’étude.

Pétrole et terroristes

Il sera difficile de stopper l’Etat islamique (EI) uniquement avec des bombardements, et une campagne au sol sera probablement nécessaire pour venir à bout du groupe terroriste, compte tenu de la structure de ses finances, montre une étude du Financial Times.

Selon des officiels des services de renseignement, l’EI dispose de revenus et de réserves suffisantes pour maintenir ses opérations miliaires au niveau actuel pendant encore 3 ans, alors que les officiels de la coalition avaient tablé sur une durée maximale de 12 mois lorsque la campagne de bombardements a débuté en octobre 2014.

Le Financial Times a dressé le compte d’exploitation du groupe terroriste en se fondant sur des interviews de douzaines d’ex-gradés de l’organisation, de diplomates de la coalition, et d’officiels irakiens ou syriens basés sur le territoire conquis par l’EI.

Il conclut que le groupe retire 450 millions de dollars par an de l’exploitation pétrolière, mais qu’il gagne quasiment autant avec les pillages, confiscations, et le prélèvement d’impôts. Autrement dit, les revenus du groupe atteindraient 900 millions de dollars par an.

Cependant, les deux tiers de cette somme sont consacrés au financement de l’effort de guerre. Son armée de 30.000 combattants coûte à l’EI entre 200 et 250 millions de dollars par an. En outre, entre 50.000 et 70.000 hommes fournissent d’autres services au groupe terroriste, ou agissent pour son compte à temps partiel.

L’EI dépense également 15 millions de dollars par mois pour son appareil de sécurité interne, qui se décompose entre la police de la moralité (hisba) et la police secrète (amniyat). Enfin, les services dédiés à l’éducation et aux soins de santé ne coûteraient que moins de 10 millions de dollars mensuels.

Les pillages des différentes villes irakiennes auraient permis au groupe de se constituer des réserves de l’ordre d’un milliard de dollars.

“La plus grande partie des revenus des derniers mois provient de sources qu’il sera difficile d’atteindre pour la coalition sans risquer de provoquer des dommages parmi la population civile, ou même un désastre humanitaire”, observe le journal.

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial: L’État Islamique supprime les enfants handicapés

 

Le groupe Etat islamique a émis une fatwa donnant l’autorisation à ses militants d’exécuter les enfants atteints de trisomie ou d’un handicap, rapporte le «Daily Mail». Plus de 38 enfants âgés entre une semaine et 3 mois et atteints de malformations ou de trisomie ont déjà été tués par injection létale ou par étouffement, assure le groupe activiste irakien Mosul Eye.

Vidéo à l’appui, l’organisation explique que les exécutions sont survenues dans les bastions de l’EI en Syrie et à Mossoul (nord de l’Irak). La plupart des bambins tués étaient le fruit d’une union entre des combattants étrangers et des femmes syriennes ou irakiennes. 

Mosul Eye ajoute que cette fatwa a été émise par un juge du groupe EI faisant appliquer la charia. Un Saoudien nommé Abu Said Aljazrawi.

Nouvel Ordre Mondial:des médias corrompus en appellent à reconnaître l’État Islamique

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On cherche de plus en plus à banaliser l’État Islamique et chercher à le faire accepter.Après Justin Trudeau au Canada qui fête sa victoire électorale avec des islamistes ,il y a les médias internationaux à la solde du Nouvel Ordre Mondial qui s’en mêlent.

Erdogan va pouvoir se légitimer et devenir le nouveau calife de l'État Islamique unifié autour de la Turquie,reconnue par tous les gouvernements corrompus de la Terre dont Israel,les USA,le Canada,Qatar,etc...
Erdogan va pouvoir se légitimer et devenir le nouveau calife de l’État Islamique unifié autour de la Turquie,reconnue par tous les gouvernements corrompus de la Terre dont Israel,les USA,le Canada,Qatar,etc…

Voici ce qu’une journaliste travaillant pour des agences médiatiques d’importance a écrit le 17 décembre 2015.Elle s’appelle Aude Ottevanger:

 

Beaucoup de responsables politiques occidentaux pensent de façon erronée que l’acceptation du fait que l’Etat islamique (EI), comme son nom l’indique, est un Etat, aboutirait à le légitimer. Mais c’est seulement en traitant l’EI comme un authentique Etat que nous pourrons espérer comprendre son fonctionnement, et peut-être, contenir ses conquêtes territoriales, affirme Vadim Nikitim de The Independent.

L’histoire montre que la reconnaissance diplomatique des gouvernements extrémistes peut contribuer à modérer leur comportement, écrit-il. Alors que les parias peuvent agir impunément, leur acceptation dans un système international leur impose des contraintes. Le meilleur exemple à cet égard est fourni par l’Union Soviétique.
Rejetée dès la proclamation de sa création en 1922, l’URSS a agit de façon similaire à l’EI : destruction d’églises et de monuments historiques, exécution brutale des ennemis du régime, non-respect des frontières et incitation à une révolution armée hors-frontières.
La reconnaissance diplomatique progressive des pays occidentaux n’a guère contribué à réduire les excès du régime dans le pays, mais elle a abouti à un tournant dans la politique étrangère soviétique. L’URSS est passée du fanatisme idéologique à un plus grand pragmatisme et une relative paix avec ses voisins, qui a duré 50 ans.
L’EI existe, c’est un fait indéniable. La campagne de bombardements internationale n’a pas fait grand chose pour empêcher le Califat autoproclamé de contrôler un territoire, gouverner 10 millions de personnes, gérer une bureaucratie civile de plus en plus sophistiquée et établir largement son monopole de la violence.
C’est seulement en acceptant la réalité et en accordant la reconnaissance diplomatique à l’EI que l’Occident pourra avoir l’opportunité de modérer et contrôler ses futures avancées, conclut Nikitim.

EN CONCLUSION

On compare des lions à des ânes et on nous dit que ce sont les mêmes bêtes.
Le monde a changé depuis 1922 et on communique à la vitesse de la lumière.
Hillary Clinton entourée des mercenaires d'Al Qaïda à Tripoli,le 19 octobre 2011.
Hillary Clinton entourée des mercenaires d’Al Qaïda à Tripoli,le 19 octobre 2011.Voilà la vraie coupable et la vraie comparaison à faire.

Les Empires Ottoman et Persique entrent en collision en une grande rage de combats pour le pétrole du Moyen-Orient

L'Empire Ottoman et son évolution.
L’Empire Ottoman et son évolution.

 

 

 

Des événements historiques continuent à se dérouler au Moyen-Orient alors que les anciens empires, l’Empire Ottoman (Turquie) et le Persan (Iran), cherchent des alliés dans leur lutte pour s’emparer des champs de pétrole, et redessiner les cartes de la région.

Le combat au Moyen-Orient joue également sur le contrôle des pétrodollars et donc, du système financier mondial. En tant que tel, c’est une guerre civile occidentale, qui utilise des mercenaires dans cette région.

L’éventail complexe des forces se battant sur le prix du pétrole, ajoute à la confusion dans les nouvelles en provenance de cette région. Ainsi, cela pourrait être un bon moment pour essayer d’identifier les principaux acteurs, et leurs ordres du jour, avant d’aller plus loin dans les derniers développements sur la guerre.

La première chose à comprendre est qu’il y a dispute sur les flux de revenus d’une valeur de plus de 2 milliards de $ par an. L’Europe, en 2013, par exemple, a dépensé plus de 600 milliards de $ en énergie, selon les statistiques diffusées par Eurogas.

http://www.eurogas.org/uploads/media/Eurogas_Statistical_Report_2014.pdf

La plupart de ceci a été importé, soit du Moyen-Orient ou de la Russie. La Chine et les États-Unis dépensent chacun, des quantités similaires, de même que le reste du monde.

Ancien empire perse...histoire se répète!
Ancien empire perse…histoire se répète!

 

La faction soi-disant néo-con de la mafia Khazariane, espérait se saisir de tout ce pétrole et ainsi, conserver intact leur contrôle sur la planète pendant au moins un siècle, comme on peut le voir dans leurs propres rapports, comme le Projet Pour Un Nouveau Siècle Américain.

Voilà pourquoi le bandit Mafioso inné Khazarian George Bush Jr., et ses copains, ont perpétré le 911, leur « nouveau Pearl Harbor. » Ce fut la raison pour laquelle les États-Unis et d’autres armées occidentales, ont été trompés à voler le pétrole pour ces gangsters, sous le prétexte d’une «recherche d’armes de destruction massive» et d’une «recherche de Ben Laden».

Nous savons aussi que le bandit du régime Bush Jr., Donald Rumsfeld, a rapporté la disparition de 2,3 trillions $ du budget du Pentagone, immédiatement avant le 911.

Selon le renseignement militaire du Pentagone, cet argent a été dépensé pour la création de l’armée de mercenaires connue sous plusieurs pseudonymes, comme Blackwater, Academi et maintenant ISIS. Cette armée privée, d’une force d’au moins de 500.000, s’est saisi des champs de pétrole du Moyen-Orient, en particulier l’Irak et de la Syrie.

Nous savons aussi, à partir de plusieurs rapports détaillés, que le pétrole volé est blanchi par Israël, la Turquie et l’Arabie Saoudite. Ce sont là tous, des pays qui sont gouvernés par des familles mafieuses Khazarianes, qui sont des adorateurs de Satan et qui font semblant d’être musulmans ou juifs.
L’autre point qui doit être répété ici est, que les grandes sociétés pétrolières et leurs actionnaires, sont profondément impliqués dans ce conflit. Les grandes compagnies pétrolières qui se sont affrontées dans cette région, sont BP (British Rothschild), Exxon Mobil (Rockefeller), Gazprom (Rothschild oligarques russes) et le syndicat du crime Arabie / Bush.

C'est Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud qui fondera le royaume d'Arabie saoudite moderne en 1932 après 30 ans de guerres et d'alliances avec les autres  tribus du  désert.
C’est Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud qui fondera le royaume d’Arabie saoudite moderne en 1932 après 30 ans de guerres et d’alliances avec les autres tribus du désert.

Les factions mafieuses Khazarianes, apparemment opposées, ont fait semblant de se battre les unes contre les autres, alors qu’effectivement, ils travaillent ensemble pour créer et contrôler, un Super-État Khazarian dans la région. Ceci est, ce qu’était censé accomplir à la fin, l’ensemble de la série de coups d’État du soi-disant printemps arabe, contre les gouvernements de la région.

Il y a aussi une puissante faction qui lutte pour complètement en finir, avec le contrôle Khazarian dans la région et ailleurs, et qui est centrée sur les forces armées du monde et les agences de renseignement, en particulier ceux des États-Unis, de la Russie et de la Chine.

Nous devons également nous rappeler que la Russie, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Iran, la Turquie, le Yémen, l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Pentagone et d’autres, participent tous activement, de même que l’armée de mercenaires ISIS, dans le combat qui fait rage dans la région.

Nous pouvons maintenant voir pourquoi, il n’est pas déraisonnable de dire, que la 3e Guerre mondiale est déjà commencée, au Moyen-Orient.

OK, alors avec cette grande image nous rappellant ce qui se passe, penchons-nous sur les derniers développements dans ce conflit. La semaine dernière, alors que le président russe Vladimir Poutine a rencontré le président américain Barack Obama à Paris, le général Joseph Dunford, chef du Pentagone, a appelé Valery Gerasimov, chef d’état-major des forces armées russes. Dunford et Gerasimov et ils ont discuté de commenté : « Faire tomber la Turquie, Israël et l’Arabie Saoudite, dans une véritable guerre contre le terrorisme », selon des sources du Pentagone.
Dans le cadre de cette campagne conjointe Russo / Pentagone, le Pentagone a paralysé tous les systèmes de missiles de défense aérienne Patriot, en Arabie Saoudite, en Turquie et en Israël. Au même moment, la Russie a mis en place une zone d’exclusion aérienne dans toute la région.

«Les Rapports israéliens de frappes aériennes en Syrie ou des contre-mesures pour les systèmes anti-missiles russes S300 en Grèce, sont des mensonges désespérés, pour masquer le manque de pertinence, la défaite, et l’immobilisation à terre de leur force de l’air», disent les sources du Pentagone. La rentrée de pétrole en Israël a été en grande partie coupée, et ce pays est contraint, à son corps défendant, d’abandonner le territoire qu’il a saisi en 1967.

Il se passe aussi une ruée sur les banques chez un allié israélien, l’Arabie Saoudite, en réaction au fait que les troupes yéménites entrent dans ce pays, et encerclant les villes de Najran et Jizan, près de la frontière yéménite.

http://www.presstv.ir/Detail/2015/12/03/440203/Yemen-Saudi-Arabia-Najran-JIzan-Sharaf-Luqman

http://www.oilandgas360.com/deposits-in-saudi-banks-down-13-5-billion-in-october/

Le gouvernement allemand a également rejoint les Russes et le Pentagone, alors qu’ils se déplaçaient ouvertement contre les Khazars, accusant publiquement les Saoudiens d’être parmi les premiers exportateurs de terreur dans le monde.

http://tribune.com.pk/story/1004949/saudi-must-stop-financing-fundamentalist-mosques-abroad-merkels-deputy/

Selon les sources du Pentagone, pendant ce temps, la Russie a fait de grands mouvements contre les forces de mercenaires Khazarianes en Azerbaïdjan. Une plate-forme pétrolière d’Azerbaïdjan a été incendiée la semaine dernière, pour arrêter un flux de pétrole vers Israël, lequel l’utilisait pour financer les exportations d’armes vers Bakou, la capitale azerbaïdjanaise.

La Russie a également déployé des missiles en Arménie, pour «clouer au sol les drones de deux bases aériennes secrètes Israéliennes en Azerbaïdjan,» ont-ils dit. « Le message est : la majorité chiite de Azerbaïdjan doivent laisser tomber Israël, accepter l’étreinte de l’ours, arrêtez la répression chiite, faire des belles avec l’Iran ou bien, » de dire l’un d’entre eux.

La Turquie a réagi en envoyant des troupes en Irak, et en s’alliant ouvertement avec les Musulmans Sunnites, dans ce pays. Les sources, en contact avec Nouri al-Maliki, jusqu’à récemment président de l’Irak, disent que Maliki estime qu’il y a une entente secrète entre les US et la Turquie, pour diviser l’Irak. Selon les sources, Al-Maliki estime que, ISIS est hors de contrôle, et que les États-Unis ne peuvent rien faire pour l’arrêter

D’autres sources disent que le régime de la Turquie est tout simplement en mouvement, dans le vide de pouvoir qui existe en Irak, et se déploie en Arabie Saoudite, dans un effort d’arrêter, ce qu’il considère comme une offensive Perse dans la région. Donc, comme mentionné ci-dessus, nous avons une guerre entre l’Empire Ottoman et ses alliés, et l’Empire perse et ses alliés. À l’heure actuelle, l’argent intelligent mise sur les Perses.

Cependant, maintenant que les Turcs se rendent compte que l’OTAN ne va pas combattre la Russie en leur nom, vous pouvez être sûr, qu’ils sont secrètement en train de négocier avec la Russie et le Pentagone, dans l’espoir de se sauver du désastre.

L’armée américaine a déjà fait savoir très clairement, qu’ils ne sont pas disposés à protéger Israël, ce qui signifie que le pays sera à la merci de la Turquie, de l’Iran et, surtout, de la Russie.

Les combats au Moyen-Orient font partie d’un plan plus vaste, des planificateurs des complexes militaro-industriels américains, pour faire en sorte que la mafia Khazariane s’empare, du contrôle du système bancaire et financier, à travers le monde.

Ce scénario en appelle à descendre à «30 $ le baril de pétrole, l’émergence d’un défaut de paiement de dette dans/sur le marché, la chute de la maison des Saoud, et l’utilisation du yuan chinois, en paiement pour le pétrole du Moyen-Orient,» entre autres choses

Les planificateurs envisagent que, pris ensemble, ces événements vont provoquer des effondrements bancaires, et la fin du Nouvel Ordre Mondial Khazarian. Le déclencheur pourrait être l’expiration des couvertures de pétrole en Janvier et Février, qui soudain vont laisser quelques grands joueurs beaucoup plus exposés aux effets de l’effondrement des prix du pétrole, disent-ils.

A l’intérieur des États-Unis, le complexe militaro-industriel procède à une purge de la «cinquième colonne israélienne», a déclaré les sources. Un signe visible de ceci, était la condamnation la semaine dernière, de l’ancien président de l’Assemblée de l’État de New York, Sheldon Silver, sur sept chefs d’accusation fédérale de corruption.

http://www.nydailynews.com/news/politics/sheldon-silver-expects-win-appeal-sources-article-1.2457276

La condamnation fait partie d’un mouvement à supprimer la protection politique pour les fonds de couverture d’origine criminelle de Wall Street, et pour les entreprises qui pillent l’économie américaine, de dire les sources de la Société Dragon Blanc aux États-Unis.

Un autre signe est une campagne pour évincer le maire de Chicago, Rahm Emanuel, ostensiblement sur le couvert de l’assassinat extra-judiciaire d’un adolescent afro-américain. Ceci, cependant, est juste un prétexte légal pour déloger ce gangster du pouvoir à Chicago, disent les sources de la Société Dragon Blanc.

Il y aura plus de têtes qui vont rouler à mesure que cela se développe, d’ajouter les sources de la Société Dragon Blanc aux États-Unis. Les Khazars vont réagir avec plus de mise en scène de fusillades.

Pendant ce temps, il y a aussi eu des développements au Japon. L’ancien Ministre des Finances Japonais, Heizo Takenaka, dit que le courtier en Énergie, Chodoin Daikaku, lui a récemment proposé un pot de vin d’une valeur de « plus d’un milliard de dollars, » pour le politicien de l’opposition populaire Toru Hashimoto.

Étant donné que Takenaka est le traître japonais, qui a remis le contrôle du système financier japonais à la mafia Khazarian, cette tentative de soudoyer Hashimoto, vise à l’amener à servir la mafia Khazariane. S’il accepte le pot de vin, on lui a finalement promis le poste de Premier ministre, mais seulement s’il est d’accord pour permettre le pillage continu des économies du Japon par la mafia Khazarian.

Les derniers rapports de la Banque du Japon notent que le montant total d’argent en circulation au Japon, est en baisse, alors que les dernières statistiques du PIB japonais montrent que le pays est en récession.

Ces deux événements prouvent que, ce qu’on appelle Abenomics, ou l’impression de l’argent en masse par la Banque du Japon, est simplement le vol de l’argent japonais, dans le but de sauver la mafia Khazarian et leurs banques. Comme les propres statistiques du gouvernement japonais le montrent, cet argent de la Banque du Japon n’est pas dépensé au Japon

Enfin, Zhang Seung Shik, un des prétendants à la fortune Mandchourie de 30 milliards $ en or, a déclaré la semaine dernière, que la Banque des Règlements Internationaux, lui a promis que l’argent sera utilisé pour «restaurer la nation Mandchourie, diviser la Chine en 16 pays, et diviser la Russie en 4 pays. » Tout ce que nous pouvons dire à M. Zhang, est qu’il peut bien rêver, mais personne ne va le mettre en charge de 30 milliards $.

 

 

 

 

 

 

 

Troisième Guerre Mondiale: l’aviation russe détruit 1,700 camions-citernes de pétrole de l’État Islamique

Les frappes aériennes russes détruisent 1.700 camions-citernes de pétrole de l’EI en Syrie – Xinhua | 24.11.2015 08h26

 

Le site des 1,700 camions-citernes détruits.
Le site des 1,700 camions-citernes détruits.

La Russie intensifie les frappes aériennes sur l’EI en Syrie
Ces cinq derniers jours, les frappes aériennes russes ont détruit 1.700 camions-citernes de pétrole brut volé que l’Etat Islamique (EI) déplaçait vers la banlieue de la province de Raqqa, dans le nord de la Syrie, a rapporté lundi l’agence de presse SANA.
80 % des camions appartiennent au fils de Erdogan qui est lié avec Daesh…
Citant une source militaire syrienne, SANA a déclaré que les frappes aériennes russes ont également détruit des raffineries de pétrole dans la banlieue sud de Raqqa, fief de l’EI, et dans la banlieue nord de la province orientale de Deir Ezzor.
Il s’agit des dernières frappes d’une série d’opérations aériennes russes intensifiées contre le groupe terroriste de l’EI en Syrie.
Le pétrole est l’une des ressources dont dépend l’EI pour financer ses opérations terroristes en Syrie et à l’étranger.
La Russie bombarde les positions de l’EI en Syrie depuis fin septembre, les autorités syriennes saluant ces frappes qui, selon elles, aident à lutter contre le terrorisme.

Source: Louis de Jonghe d’Ardoye


 

La vraie raison de la folie du psychopathe Erdogan

 

Le fils d'Erdogan avec des membres de DAESH avec lesquels il trafique dans la vente de pétrole sur le marché noir ! Extrait de l'article : La seconde ressource de Daesh est le pétrole. Erdogan, Président de Turquie, et les Turcs qui assistent aux activités de Daesh, achètent le pétrole irakien. Pour un cinquième du prix du marché et de cette façon, ce groupe gagne de grosses sommes d’argent. Le soutien d’Ankara à ce groupe terroriste est surtout destiné à affaiblir le régime syrien et les autorités politiques en Irak.
Le fils d’Erdogan avec des membres de DAESH avec lesquels il trafique dans la vente de pétrole sur le marché noir !
Extrait de l’article : La seconde ressource de Daesh est le pétrole. Erdogan, Président de Turquie, et les Turcs qui assistent aux activités de Daesh, achètent le pétrole irakien. Pour un cinquième du prix du marché et de cette façon, ce groupe gagne de grosses sommes d’argent. Le soutien d’Ankara à ce groupe terroriste est surtout destiné à affaiblir le régime syrien et les autorités politiques en Irak.

Troisième Guerre Mondiale:l’aviation turque abat un appareil russe le long de sa frontière

L’aviation turque a abattu mardi,le 24 novembre 2015, un avion militaire qui aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie. Il s’agit d’un avion russe selon Moscou.

Mardi matin,le 24 novembre 2015...un Sukov-24 russe abattu par l'aviation .
Mardi matin,le 24 novembre 2015…un Sukov-24 russe abattu par l’aviation .

Deux chaînes d’information turques, NTV et CNN-Türk, citant des sources militaires turques, ont diffusé ce mardi des images de la chute d’un avion militaire en feu s’écrasant dans les montagnes de Syrie, proches de la frontière turque. « Nous essayons d’identifier la nationalité de cet avion », a expliqué un responsable turc. Mais il semblerait bien qu’il s’agisse d’un avion russe.

Moscou a en effet confirmé dans la matinée qu’un Su-24 de son armée de l’air avait été abattu par la Turquie. « Aujourd’hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployés en Syrie, s’est écrasé », a déclaré le ministère dans un communiqué, ajoutant qu’il « se trouvait exclusivement dans l’espace aérien syrien » et que le sort des deux pilotes restait « à définir ». Selon des sources d’opposition syrienne, l’un serait mort, l’autre porté disparu.

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Il s’agit du premier avion russe abattu depuis le début de l’intervention militaire de Moscou en Syrie, commencée le 30 septembre. « Le sort des pilotes reste à définir. Selon des premières informations, les pilotes ont réussi à s’éjecter », a précisé le ministère russe de la Défense. Selon des médias turcs, l’un des deux pilotes a été capturé par les rebelles en Syrie.

Les incidents se mutliplient

Côté Turc, des sources à la présidence ont déclaré que « l’avion russe a été abattu conformément aux règles d’engagement après avoir violé l’espace aérien turc malgré les avertissements ». Le ministère des Affaires étrangères va prendre « les initiatives nécessaires auprès de l’Otan et de l’ONU, au niveau des pays concernés » pour éclaircir l’affaire, ont déclaré les services du Premier ministre dans un communiqué.

Depuis le début de l’intervention militaire russe aux côtés  du président Bachar al-Assad fin septembre, les incidents de frontière se sont multipliés entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l’avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les « mauvaises conditions météo ». L’armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de fabrication russe qui avait pénétré dans le ciel turc.

La tension entre les deux pays s’est encore accrue ces derniers jours, après une série de bombardements russes qui ont, selon Ankara, visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. La Turquie a convoqué vendredi dernier l’ambassadeur russe pour le mettre en garde contre les « sérieuses conséquences » de cette opération. 

Selon Vladimir Poutine:"Un coup de poignard dans le dos!"
Selon Vladimir Poutine: »Un coup de poignard dans le dos! »

Troisième Guerre Mondiale:Les dernières frappes russes et françaises ont-elles affaibli l’Etat islamique?

Depuis une semaine, l’aviation française pilonne les bastions du groupe Etat islamique en Syrie. Mardi, les appareils russes se sont mis de la partie, après l’annonce que l’avion de ligne russe qui s’est écrasé dans le Sinaï, le 31 octobre, a été effectivement détruit par une bombe placée par des membres de l’EI.

 

Les raids menés par les aviations française et russe contre le fief du groupe Etat islamique à Raqqa, en Syrie, ces sept derniers jours, sont d’une intensité sans précédent depuis le début de la campagne aérienne contre cette organisation terroriste, il y a quatorze mois. Le nombre d’avions engagés, les cibles choisies et le type de munitions utilisées illustrent une évolution qualitative et quantitative des opérations contre le groupe extrémiste. Lors des trois vagues de raids, ces derniers jours, les avions français ont visé des centres de commandement et de contrôle de l’EI, des dépôts d’armes, des casernes et des check-points. L’Observatoire syrien des droits de l’homme avance un bilan d’au moins 33 jihadistes tués et des dizaines d’autres blessés. 

Les Russes frappent les réservoirs de pétrole

Une frappe récente contre  un groupe de l'État Islamique.
Une frappe récente contre un groupe de l’État Islamique.

 

Les Russes ont surtout concentré leurs frappes contre l’infrastructure pétrolière exploitée par l’EI en Syrie. Le groupe contrôle, dans ce pays, 250 puits de pétrole, dont 160 sont toujours opérationnels. Ils produisent quelque 30 000 barils par jour, qui, vendus sur le marché noir via la Turquie et l’Irak, rapporteraient à l’organisation jusqu’à 50 millions de dollars par mois, selon la chaîne de télévision panarabe al-Mayadeen. Vidéos à l’appui, les Russes affirment avoir détruit près de 500 camions-citernes utilisés pour la contrebande de pétrole, et des dizaines de réservoirs de stockage.

L’Etat islamique affaibli ?

Les experts assurent que sans une intervention au sol, le groupe Etat islamique ne peut pas être vaincu. Mais il est certain que les frappes aériennes affectent le moral des troupes, désorganisent l’EI et le placent dans une posture défensive. Dans ce contexte, les combattants du groupe ont pratiquement disparu des rues de Raqqa et ont été redéployés dans les villages alentours, pour échapper aux raids aériens. De plus, des centaines de familles de jihadistes étrangers, de nationalité arabe et occidentale, ont été évacuées de Raqqa et d’autres villes de la province, vers Mossoul, en Irak, jugée plus sûre. A Raqqa toujours, la police de l’EI a ordonné la fermeture de tous les cafés Internet, de peur qu’ils ne soient utilisés pour envoyer des renseignements sur les zones de déploiement des jihadistes. Ces informations sont rapportées par l’OSDH et sont confirmées par des Syriens de Raqqa, interrogés au Liban par RFI. L’EI a également fermé les écoles dans la grande ville de Mayadeen, dans la province de Deir Ezzor, à l’est, par crainte des raids aériens.

La Russie évoque une alliance contre le groupe EI

Les aviations russe et française sont les plus actives en ce moment. Vladimir Poutine a utilisé le mot « allié » en ordonnant à sa marine de coopérer avec le porte-avions Charles-de-Gaulle qui arrivera en Méditerranée orientale en début de semaine prochaine pour participer aux opérations militaire. Les dirigeants français, eux, ne parlent pas encore d’alliance. Cette question sera sans doute discutée lors de la visite de François Hollande à Moscou, le 26 novembre. Laurent Fabius, lui, a fait état d’une « ouverture » des Russes dans la lutte contre l’EI, qualifiant l’attitude de Moscou de sincère. Enfin, le chef d’état-major des armées français Pierre de Villiers s’est entretenu jeudi pendant une heure, et pour la première fois, avec son homologue russe, le général Valeri Guerassimov, pour discuter de la « coordination » des opérations militaires en Syrie.

Sources:RFI

Pour Assad, la politique française a contribué à « l’expansion du terrorisme

 

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La politique française au Moyen-Orient a contribué à « l’expansion du terrorisme » a affirmé samedi le président syrien Bachar al-Assad, en réaction aux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) qui ont fait au moins 128 morts à Paris.

« Les politiques erronées adoptées par les pays occidentaux, notamment la France dans la région ont contribué à l’expansion du terrorisme », a dit M. Assad cité par l’agence officielle syrienne Sana.

Selon l’agence, le président Assad a fait cette déclaration en recevant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani (Les Républicains, opposition).

« Les attaques terroristes qui ont visé la capitale française ne peuvent pas être dissociées de ce qui s’est produit dernièrement à Beyrouth ni de ce qui se passe depuis cinq ans en Syrie » a dit M. Assad en référence à l’attentat de l’EI commis jeudi dans un fief du Hezbollah dans la capitale libanaise et qui a fait 44 morts.

« La France a connu hier ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans », a-t-il répété.

« On avait averti sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, on avait dit « Ne prenez pas ce qui se passe en Syrie à la légère ». Malheureusement, les responsables européens n’ont pas écouté », a-t-il dit par ailleurs sur Europe 1.

« Faire seulement des déclarations contre le terrorisme ne sert à rien, il faut le combattre », a-t-il ajouté.

Au sujet d’une possible collaboration avec la France dans la lutte antiterroriste, le président syrien a estimé que le gouvernement français n’était « pas sérieux ».

« Nous sommes prêts à combattre le terrorisme avec ceux qui le veulent vraiment et jusqu’ici le gouvernement français n’est pas sérieux », a-t-il dit.

Et pour M. Assad, « on ne peut pas faire de la coopération des services secrets sans faire de la coopération politique ».

Un drapeau de l'État Islamique photographié au nord de la Syrie.
Un drapeau de l’État Islamique photographié au nord de la Syrie.

 

Dans un communiqué sur internet, le groupe EI a revendiqué samedi les attentats de Paris et affirmé que la France restera une de ses principales cibles.

« Que la France et ceux qui suivent sa voie sachent qu’ils resteront à la tête des cibles de l’Etat islamique », a ajouté l’organisation extrémiste sunnite.

 

Sources: BVoltaire