Porto Rico secoué par un séisme de 6,5 ce lundi,13 janvier 2014

Séisme à Porto Rico

 

Porto Rico secoué par un séisme de 6,5 ce lundi.

Un séisme de magnitude 6,5 a frappé le nord de Puerto Rico, juste après minuit ce lundi 13 janvier, selon ce qu’a rapporté le US Geological Survey (USGS). L’épicentre de la secousse a été localisé à 28 km de profondeur dans l’océan Atlantique et à environ 96 kilomètres au nord-ouest de San Juan.

La durée du séisme, qui a été également ressenti en République Dominicaine, a varié entre 20 et 60 secondes environ selon les témoignages recueillis.

Aucun rapport n’est venu jusqu’à présent faire état de sérieux dommages dans la ville de Hatillo, la ville portoricaine la plus proche de l’épicentre et aucune alerte au tsunami n’a été émise par les autorités.

Le tremblement de terre, une fois de plus s’est produit dans la profondeur des tranchées de l’océan.

Ce n’était cependant pas le plus fort séisme enregistré dans la région à ce jour, puisqu’un séisme de magnitude 7.3 a saccagé Porto Rico en 1918.

La région nord de Puerto Rico est caractérisée par de fréquents essaims de secousses sismiques, chaque essaim étant d’une durée d’une à deux semaines généralement.

Bien que la cause de ces essaims récurrents reste inconnue, une étude des hypocentres des séismes (points où les ruptures de tremblement de terre commencent) réalisée par l’USGS, suggère que les secousses se produisent le long de la zone de subduction entre l’Amérique du Nord et les plaques tectoniques des Caraïbes.

Le 10 janvier dernier, un tremblement de terre de magnitude 5,6 s’était produit près de Guantanamo, à l’est de Cuba sans faire de victimes ni de dégâts, selon les services sismologiques américains.

Les 30 et 31 décembre 2013, un essaim d’environ onze secousses sismiques avait été enregistré à proximité de l’ile Kiskeya, neuf d’entre eux près de la province de La Altagracia, en République dominicaine et à Porto Rico, mais sans causer de dommages aux infrastructures physiques, selon ce qu’avaient rapporté l’Institut de sismologie de l’Université autonome de Santo Domingo et le Réseau sismique de Porto Rico.

La dernière secousse sismique ressentie en Haïti a été enregistrée le 25 février 2013. L’épicentre de ce séisme de 3.5 de magnitude sur l’échelle de Richter avait été localisé à 6 kilomètres de Thomazeau, sur le Morne-à-cabrits, non loin de Trou Caiman, avait expliqué l’ingénieur géologue Claude Prepetit, responsable de l’Unité de surveillance sismique du Bureau des mines et de l’énergie.

C’est un segment de la faille transhaitienne dans la chaine des Matheux qui avait été en cause à l’époque. Il avait également fait remarquer que la secousse avait été relativement faible mais diversement ressentie par les habitants en fonction de la composition du sol. Des scientifiques américains et portoricains suivent l’activité sismique des fonds marins au nord-est de Porto Rico depuis environ 10 ans. Ils espèrent ainsi collecter des données pouvant conduire à une meilleure compréhension du danger potentiel que représentent les grands tremblements de terre dans la zone de subduction et les tsunamis dans la région des Caraïbes.

Source:HA/radio Métropole Haïti

Nouvel Ordre Mondial:La mafia italienne et juive sioniste :le Québec une succursale de choix pour la Mafia

Dès le début de la Commission, les gamblers de la Mafia ont trouvé le seul moyen d’éviter l’attention de Kefauver et les caméras; ils se sont précipités à Montréal ville dont ils n’entendaient que du bien. On dit qu’elle est toujours aussi pourrie. Elle l’est.

En 1909, l’enquête Cannon révélait que les policiers et certains conseillers étaient corrompus et qu’ils laissaient  faire la prostitution et le jeu. Une dizaine d’années plus tard, des citoyens scandalisés faisaient visiter le Red Light à deux policiers-enquêteurs de Chicago. Ils déclarent, rapporte Pierre de Champlain (Le crime organisé à Montréal) que « Montréal est la ville la plus ouverte et la plus pourrie d’Amérique.»

Lors de son enquête sur la police de Montréal en 1924-1925, le juge Louis Coderre avait estimé que 300 bordels montréalais faisaient travailler de deux à trois milles femmes. Il concluait que : « Le vice est déployé sur la ville, telle une hydre qui semble assurée de l’impunité ». Son rapport est tabletté pour lecture ultérieure. Par contre, lorsque le bordel ouvert de la rue Cadieux devient connu de toute l’Amérique à cause d’une pièce de théâtre de New York qui la rend célèbre, la ville réagit énergiquement: en 1926 la rue Cadieux est rebaptisé rue «de Bullion«. La morale toponymique est sauve.

Au milieu des années 30, la police française lui attribue la troisième place parmi les villes les plus corrompues de la planète, immédiatement après Port Saïd (Égypte) et Marseille.  Au début des années 40, les officiers du corps de police escortent les patronnes de bordel jusqu’à la banque les lundis matins pour assurer leur protection pendant qu’elles déposent en toute sûreté les recettes de la fin de semaine. Certaines comme Anna Beauchamp donnent régulièrement des fêtes avec les officiers de police comme invités de marque.

La ville est corrompue comme seule la Mafia peut l’apprécier: 200 clubs de nuit et bordels agglutinés au coeur de la ville, autour de Sainte-Catherine et de la Main. Des barbottes un peu partout. Des politiciens d’une souplesse olympique, des policiers qu’une petite pègre d’italophones, d’anglophones et de francophones peut acheter au prix du gros. Les Juifs sont surtout dans le gambling, les Italiens dans l’extorsion et la drogue, mais aucun groupe ne domine. Bref Le crime est prospère mais, aux yeux de la Mafia, follement artisanal. Il est grand temps d’y ouvrir une succursale.

La Commission a attribué Montréal à la famille de Joe Bonanno. Il ne s’en est pas occupé. Fuyant la commission Kefauver, une centaine de bookmakers se sont réfugiés à Montréal où la pègre locale, avec lesquels ils sont en contact depuis des années, leur ont garanti la sainte paix de la part des flics et des politiciens. Les Montréalais croisent bientôt Frankie Carbo, un gros promoteur de combats de boxe, dont ceux de Jake La Motta, (Raging Bull), Gil Beckley, un très important bookmakers américain et Charlie Gordon, connu dans le milieu du football et le plus dangereux de tous. Mais la relocalisation de ses bookmakers à Montréal  oblige Bonanno à les surveiller de près si sa famille veut avoir sa part.

Bonanno est rapidement conscient du formidable potentiel multiculturel de Montréal: ces Italiens qui trafiquent de l’héroïne à petite échelle, avec les Corses depuis le milieu des années trente, ces Corses qui complotent en français avec la pègre canadienne-française. Bonanno a déjà un réseau de distribution de drogues aux États-Unis; avec sa succursale montréalaise, il pourrait faire de Montréal la porte d’entrée de l’héroïne pour l’Amérique du Nord.

C’est la mission qu’il confie en 1952-53 à Carmine Galante son sous-chef; Galante a tout ce qu’il faut pour mettre de l’ordre dans la pègre désorganisée de Montréal. Il a derrière lui l’argent, les bras et l’organisation de la Mafia.

Son curriculum se distingue des autres professionnels du crime par sa folie meurtrière remarquable. La police le relie à 80 meurtres…

À Montréal Galante doit choisir avec quels gars de la pègre italienne il veut travailler.

Les heureux élus auront le support massif de la famille Bonanno. Les autres, tous les autres, devront s’incliner et payer une taxe d’affaires pour avoir le droit de s’ocuper de jeu, de prostitution etc. dans la métropole.

Galante choisit le Sicilien Luigi Greco comme bras droit. C’est un discret propriétaire de pizzeria qui a fait treize ans de prison pour vol à main armée. Avec son ami, le Calabrais Vincenzo Cotroni installé à Montréal depuis 1924, ils sont les chefs d’un petit mais prometteur fief criminel.

Dans les années 40, Cotroni était devenu propriétaire d’une boîte, le «Café Royal», situé sur la rue Ste-Catherine, et plus tard d’un cabaret le Faisan Doré». C’est à ses endroits que se firent les tous premiers débuts de la chansonnette française et québécoise avec les Jacques Normand, Pierre Toche, Charles Aznavour, Raymond Lévesque, Fernand Gignac, etc.(Pierre de Champlain, Cosa Nostra: histoire de la Mafia nord-américaine)

Beaucoup plus intéressant pour Galante, on trouve aussi parmi les clients le Corse Antonio d’Agostino trafiquant d’héroïne professionnel.

Cotroni bénéficie de la promotion de son ami Greco; il devient associé avec la famille Bonanno. il est le parrain d’un des fils de Galante et ce dernier de l’un des siens.

Le but de Galante est d’abord prendre le contrôle des organisations criminelles italiennes du Québec et de les utiliser ensuite comme troupes de combat pour monopoliser les rackets criminels les plus rentables en commençant par le jeu.

«Efficace, Galante ne tarda pas à extorquer des sommes substantielles des tripots, maisons de jeu, bordels, boîtes de nuit, spectacles forains et avorteurs, manoeuvrant pour étendre son influence à l’industrie du camionnage et aux comptoirs de viande. En moins d’une année, il était devenu le personnage le plus redouté du milieu montréalais..» (Frères de sang)

Entre deux extorsions, il en apprend de plus en plus sur le port de Montréal. Il est convaincu: le port offre une alternative à la fois plus facile et plus sécuritaire que n’importe quel port américain pour faire entrer l’héroïne sur le marché américain des stupéfiants. «Cette découverte allait l’obséder toute sa vie». (Rizzuto: l’ascension et la chute d’un parrain)

Toutes ces activités rapportent une fortune, ce qui permet au clan de Galante d’acheter tout ce qui pourrait les contrarier, sauf le plus contrariant de tous, le juge François Caron.

Le juge François Caron

Tout a commencé lorsque, après la guerre,  Pacifique (Pax) Plante, le chef de l’escouade de la moralité a eu l’idée saugrenue d’appliquer la loi. Cette attitude originale à Montréal a attiré l’attention des médias à tel point que le Chef de police Albert Langlois l’a mis à la porte pour insubordination en 1948.

Pax Plante affronte la pègre (Les Archives de Radio-Canada)

Mais Plante est un entêté; il écrit, sous le couvert de l’anonymat, rien de moins que 62 articles dans Le Devoir. Les politiciens n’ont pas le choix: le 11 septembre 1950, le juge François Caron démarre une enquête sur la moralité de la police de Montréal. Dans son équipe : Pax Plante et le jeune avocat Jean Drapeau.

La pègre met tout en oeuvre pour faire capoter l’enquête. Ajournements, ralentissements, on se rend même à la Cour suprême.

Le juge Caron rend son jugement quatre ans plus tard le 8 octobre 1954: policiers corrompus, politiciens aveugles ou borgnes. Une vingtaine de policiers écopent de peines allant de un à dix ans de prison; les chefs de police Albert Langlois et son prédécesseur Fernand Dufresne sont jugés coupables et le renvoi de Pacifique Plante en 1948 est jugé injustifié.

Le même jour, Jean Drapeau annonce sa candidature à la mairie en promettant un nettoyage radical de la ville.

Campagne électorale classique de l’époque: pots-de-vin, faux bulletins de vote, battes de baseball etc. Pendant l’élection, la police entend parler du voyage que Frank Petrula et Greco ont fait en Italie pour rencontrer Luciano. Elle perquisitionne la chic demeure de Petrula à Beaconsfield. Derrière les tuiles de la chambre de bain, elle trouve un carnet de notres révèle que la pègre a dépensé autour de  100,000 $ pendant la campagne électorale entre autre pour payer une demi-douzaine de journalistes afin qu’ils discréditent Drapeau. Aussitôt élu, Drapeau nomme Pacifique Plante directeur adjoint au sein du service de la police montréalaise. Pax se lance dans le grand ménage.

Puis, la GRC et les ministères de l’Immigration et du Revenu s’intéressent à Galante qui est déporté la même année. À deux reprises Bonanno envoie des remplaçants; À deux reprises la GRC les retourne aux États-Unis. Le dernier gérant a quand même le temps de reprendre le trafic d’héroïne avec Lucien Rivard et un des frères de Vic Cotroni.  Finalement, Bonanno nomme Cotroni gérant de la succursale.

En Italie, Calabrais et Siciliens restaient chacun dans leur coin. En Amérique, ils cohabitaient avec plus ou moins de bonheur. À Montréal, les Calabrais, majoritaires, s’entendent bien avec les Siciliens; c’est ce qui leur permet, Galante aidant, de dominer les gangs francophones et anglophones et de se préparer à un séjour au luxueux Hôtel des Palmes de Palerme. Luciano a invité le dessus du panier de la Mafia pour leur parler d’un grand plan qu’il rumine depuis des années. Si Galante est enthousiaste, les parrains américains sont beaucoup moins emballés.

Les parrains savent très bien que Luciano mijote quelque chose avec la drogue. Ça en dérange certains. Ils sont pépères : la prostitution, le jeu, les syndicats rapportent bien, le coût de la corruption reste acceptable et la paix règne dans la Mafia depuis 1931. Ils craignent que le trafic de narcotiques ne débalance cette payante unanimité.

Costello, par exemple ne veut absolument pas toucher aux narcotiques sachant que les politiciens, son pain et beurre, le lâcheraient aussitôt. Il interdit à sa famille le trafic de drogues. Ce qui ne veut pas dire que tous ses soldats vont obéir. Les parrains sont des réalistes brutaux, le trafic des narcotiques est particulièrement payant. Une interdiction trop radicale pourrait pousser les soldats à se révolter ou à passer dans une autre famille, laquelle devenant riche à cause de la drogue, pourrait devenir une sérieuse rivale. Compliqué! D’un autre côté, le Congrès a adopté l’année précédente la loi Boggs-Daniels qui fait sérieusement réfléchir le trafiquant éventuel: dix à vingt ans de pénitencier pour une première offense, de vingt à quarante ans pour une seconde.  Les parrains craignent que devant ce genre de sentence, leurs hommes se mettent à parler.

Finalement, les parrains prennent la décision de ne pas en prendre. Officiellement, ils ne toucheront pas à la drogue. Le flic expert Salerno résume les discussions: le message fondamental des boss aux soldats est : «Travaillez seuls et ne mettez pas la famille en danger.»

Et bien sûr, ne pas oublier la cote du parrain.

Si Costello est contre, Vito Genovese, qui se fout des politiciens, veut se lancer à fond la caisse dans le trafic de l’héroïne. Vito attend impatiemment depuis 10 ans. Avant son départ pour l’Italie, il était l’héritier de Luciano. Quand il est revenu, Costello avait remplacé Luciano et nommé un sous-chef. Vito avait recommancé sa carrière de criminel comme capitaine. Puis, il a remplacé le sous-chef à la mort de ce dernier. Il va essayer de faire d’une pierre deux coups: faire sauter le principal obstacle du trafic, Costello, et reprendre sa place de chef de la famille.

Le soir du 2 mai 1957, Costello vient d’entrer dans le lobby de son appartement au Central Park West, lorsqu’un homme lui crie: «C’est pour toi Frank» et lui tire une balle dans la tête. Costello tombe, le tireur s’enfuit.

La balle n’a qu’éraflé le crâne de Costello. Confronté plus tard à son assaillant, Costello ne le reconnaît pas. Mais le message a été bien reçu. Avec la permission de la Commission, Costello prend sa retraite. Il a bien mérité de la fratrie reconnaissante.

Costello écarté, se dresse devant Genovese un obstacle hargneux, Albert Anastasia, ami de Costello comme beaucoup d’autres, mais surtout, ex-boss de Murder Inc. Du sérieux.

Anastasia est aussi un spontané. En écoutant à la TV un reportage sur un citoyen qui avait reconnu et dénoncé un voleur de banque célèbre, Anastasia a hurlé : «Je hais les délateurs», et ordonné de descendre le citoyen. Ce qui fut fait.

Ce qui irrite Albert Anastasia, c’est que Luciano lui-même avait interdit toute attaque physique contre un parrain, même de la part de la Commission. Au pire, elle ne pouvait que lui donner une amende. Anastasia, qui n’est pas le genre à refouler ses émotions, va sûrement venger l’attaque contre Costello. Genovese n’a pas le temps de réagir. Il doit aller en Sicile.

La French Connection

En octobre 1957, les grands responsables de la Mafia sicilienne et américaine se retrouvent à l’Hôtel des Palmes de Palerme. Parmi les Américains, Genovese, et Joe Bonnano assisté de Carmine Galante, son expert en drogues.

Depuis le conclave de 1931, Mafia sicilienne et Mafia américaine font continent à part. Un des points majeurs de la réunion de Palerme est que les Américains donnent aux Siciliens la permission de vendre de l’héroïne aux États-Unis moyennant un genre de loyer pour avoir le droit de travailler sur leur territoire.

Les Siciliens s’occuperont de transporter la morphine-base de la Turquie ou du Liban à Marseille, leurs associés Corses la raffineront en héroïne, opération complexe, et l’achemineront à Montréal puis aux États-Unis. Bref, la French Connection.

Côté sécurité, plutôt rassurant. Italie et États-Unis n’échangent pas d’informations sur leurs mafiosi respectifs. Les Siciliens pouront donc opérer tranquille en Amérique.

Les héroïnomanes américains sont peu nombreux: des musiciens comme Charlie Parker, quelques écrivains comme William Borrough, des prostituées, des criminels, en tout quelque 50 000 personnes. Simple problème de marketing. Le plan conjoint des deux Mafias prévoit  augmenter la demande d’héroïne dans les quartiers ouvriers blancs et noirs en baissant son prix.

Les conséquences de l’entente sont très lourdes de conséquences.

Les différents crimes de la Mafia, meurtres, prêts usuraires, extorsion, jeu, avaient un prix pour l’Amérique. Selwyn Raab écrit dans Five Families : «Aucune de ces activités illicites, toutefois, n’a infligé plus de détresse durable à la société américaine et nuit à sa qualité de vie que l’introduction à grande échelle de l’héroïne par la Mafia.»

Dans les années qui vont suivre l’entente de Palerme, la Mafia sicilienne et ses complices américains vont inonder l’Amérique d’héroïne d’excellente qualité. Au milieu des années 70, le pays comptera 500 000 héroïnomanes.

La criminalité va exploser à mesure que ces drogués vont se trouver de l’argent en volant, en défonçant des appartements, en se prostituant. Des quartiers complets vont être dévastés par la drogue et le crime.

Entre deux discussions sur le port de Montréal et les relations entre les Corses et les Italiens, Carmine Galante fait une observation qui sera lourde de conséquence quinze ans plus tard: les jeunes mafiosi siciliens sont violents mais obéissants. La Mafia italienne les a bien élevés.

En octobre 1957, deux semaines après la réunion de Palerme, deux hommes entrent dans le salon de barbier de l’hôtel Park Sheraton à New York. Albert Anastasia, la tête recouverte d’une serviette est allongé sur une chaise. Les deux hommes tirent. Anastasia se lance vers leur image qui se reflète dans le miroir…

L’attaque contre Costello, sa démission, la mort d’Anastasia, le désir de Genovese de devenir le grand boss, la nécessité de sceller la collaboration avec la mafia de la Sicile, c’est beaucoup en quelques mois. Une réunion nationale du syndicat du crime s’impose à tout le monde pour clarifier tout ça.

Vito Genovese propose que la conférence se tienne à Chicago, en terrain neutre. Magaddino, l’influent parrain de Buffalo,  suggère plutôt le domaine discret de Joseph Barbara, un autre ancien de Castellammare, à Apalachin, au sud de l’État de New York.

La conférence d’Apalachin

Le sergent Edgar Croswell de la police d’État (state trooper) a Barbara à l’oeil depuis longtemps. Il sait qu’il a trafiqué de l’alcool et qu’il a un permis de port d’armes, un peu inutile dans le hameau d’Apalachin à la frontière de la Pennsylvanie.

En passant devant la maison de Barbara le 14 novembre 1957, il aperçoit un vaste choix de voitures luxueuses, des hommes en costume de soie, chemise blanche, cravate. Il est intrigué. S’il ne peut entrer dans une résidence privée, il peut établir un barrage sur la route. Une Chrysler Imperial de l’année est interceptée. Le sergent reconnaît Vito Genovese parmi les passagers.

Les autres invités de Barbara s’en aperçoivent et c’est le cirque. Certains démarrent aussitôt leurs véhicules, d’autres se sauvent dans les champs de maïs, sautent les clôtures, se cachent dans la forêt.

Une belle pêche: Vito Genovese, Carlo Gambino le successeur d’Anastasia, etc. Joe Bonanno est arrêté dans un champ de blé d’inde, Santo Trafficante, Jr., le boss de la Floride, dans la forêt. Les Montréalais Louis Greco et Pep Cotroni, le frère de Vic, ont échappé à la police. En tout, 65 gangsters sont arrêtés. Un désastre pour une organisation secrète.

Une meute de journalistes s’abat sur le village; Apalachin fait la manchette de tous les journaux. Les Américains prennent avec une poignée de sel les explications des mafiosi : inquiets de la santé de Barbara, un peu faible ces temps-ci, ils étaient passés le voir. Pure coincidence qu’ils soient tous arrivés le même jeudi matin.

Beaucoup d’Américains y voient la preuve de ce que disait Kefauver;  le grand conseil de la Mafia, le centre nerveux du crime en Amérique, est bien réél. Ils se demandent : qui a convoqué la conférence? Quel était son but? Le FBI du coin répond que c’était un pique-nique. Ca ne pouvait pas être une réunion de la Mafia parce que la Mafia n’existe pas.

Avec Apalachin il devient beaucoup plus difficile pour les avocats de la Mafia de nier l’existence du crime organisé. La Mafia commence à perdre son poids politique, elle ne peut plus comme avant contrôler des juges et des sénateurs.

Avec une constance qui force l’admiration, J. Edgar Hoover, directeur du FBI, nie depuis trente ans l’existence de la Mafia. Or il est parfaitement au courant. Un rapport détaillé sur le crime organisé et ses ramifications dort du sommeil du juste dans le coffre-fort de son bureau. Alors? Pourquoi? On ne sait pas trop.

Chose certaine, il craint comme la peste la corruption de ses agents et l’exemple des policiers et des détectives achetés par la pègre est probant. D’autre part, combattre le crime organisé est autrement plus compliqué et aléatoire que d’arrêter un voleur de banque. Hoover veut garder sa réputation impeccable de premier combattant contre le crime.

Quelle que soit la raison, Hoover continue à se traîner les pieds. Deux ans après Apalachin, au bureau du FBI de New York, quatre cents agents se consacrent à la chasse aux communistes; quatre surveillent la pègre.

Apalachin révèle aussi que vingt-deux des mafiosi ont des liens avec des syndicats ou des employeurs : débardeurs, vidangeurs, plusieurs syndicats de la construction, du prêt-à-porter, de l’hôtellerie, de la restauration et surtout des Teamsters, 1, 600 000 membres, le plus gros syndicat des États-Unis dirigé par Jimmy Hoffa.

Neuf mois avant Apalachin, un Comité dirigé par le sénateur John McClellan avait commencé à fouiller l’infiltration des syndicats par le crime organisé. Parmi la centaine de personnes qui travaillent au comité, un jeune avocat, Robert Kennedy, est particulièrement outragé. Le Comité fait comparaître des mafiosi arrêtés à Apalachin; arrogants, sûrs d’eux, ils invoquent tous le 5ième amendement. Le Comité McClellan confirme que beaucoup de syndicats sont aux mains de crapules souvent liés avec le crime organisé.

Robert Kennedy est désormais convaincu: le crime organisé est un cancer social et politique. C’est aussi l’opinion de Fidel Castro.

La Mafia perd Cuba

À 2:30 A.M., le jour de l’an 1959, le dictateur Fulgencio Batista, accompagné de sept autos de gardes de corps, arrive en trombe au Camp Columbia à l’extérieur de La Havane. Au même moment, pour célébrer le départ du dictateur, les Cubains se lancent dans un derby de démolition des machines à sous.

Les rebelles à La Havane

Lansky suit quelques heures plus tard abandonnant, le Riviera, 21 étages, le plus gros casino-hôtel du monde à l’extérieur de Las Vegas. Mais il laisse des complices sur place au cas douteux où Castro serait intéressé à négocier sur les casinos.

Castro, qui considére que ces casinos sont, avec la prostitution, les exemples les plus écoeurants de la corruption américaine jette les hommes de Lansky en prison avant de les expulser du pays.

Comme d’habitude, Lansky rebondit. En 1960, il arrive dans les Bahamas où les casinos sont interdits depuis toujours. Il achète le principal politicien. La loi est changée, Lansky ouvre un premier casino à Nassau. On le retrouvera à Acapulco dix ans plus tard, en grande réunion avec la Mafia du Québec quand il y aura des rumeurs que le jeu pourrait y être légalisé.

La Mafia et la CIA

350,000 visiteurs étaient venus à Cuba en 1957; 4,000 en 1961. La Mafia aimerait bien un retour au bon vieux temps. La CIA aussi. Ils vont comploter ensemble pour tuer Castro. La CIA avance des fonds. Elle ne les reverra jamais. Ils vont quand même y rêver jusqu’en 1962, lorsque la CIA va organiser un débarquement à Cuba. Un flop monumental.

Cette même année, Luciano meurt d’une crise cardiaque et une brassée de mafiosi entrent un prison. Un point commun: Luciano avait été envoyé en prison à cause de témoignages arrangés avec la justice. Cette fois-ci le témoignage a probablement été acheté par quelques parrains et Lansky.

Quatre ans plus tôt, en 1958, Nelson Cantellops, un vendeur de drogue, tout en bas de la chaîne alimentaire criminelle, témoigne qu’il a rencontré Carmine Galante et Vito Genovese dans le cadre de ses activités professionnelles. Ce qui est rigoureusement impossible. Des témoins clés sont tués, d’autres se suicident. Mais pas Nelson Cantellops. Le premier procès avorte lorsqu’on pousse le président du jury en bas d’un escalier. Finalement après quatre ans de procédures et d’appels, Galante, 52 ans, est condamné à vingt ans de prison, Vito Genovese à quinze. Un autre coup dur pour la Mafia. Mais l’organisation reste solide et c’est confiante qu’elle entre dans les années soixante. Ses principaux ennemis aussi.

Le frère de l’autre

Le Comité McClellan est dissous en mars1960 mais Robert Kennedy et McClelland auraient bien aimé continuer leur lutte en s’attaquant cette fois directement au crime organisé. Ce souhait devient un programme quand John Kennedy devient président des États-Unis et son frère Robert, Attorney General des États-Unis (ministre de la Justice) en janvier 1961. Cette nomination va faire capoter le brillant futur de la Mafia.

Robert Kennedy veut briser la Mafia, la colonne vertébrale du crime organisé. Son poste lui permet de donner des ordres à ses fonctionnaires bien sûr mais aussi à Hoover.

Plein d’énergie, Kennedy veut connaître les détails de la stratégie de son ministère contre le crime organisé. Il fait le tour des bureaux, de plus en plus livide. Ses fonctionnaires sont soit apathiques soit dans le coma. Stratégie? Contre qui? Le crime organisé? Ses fonctionnaires ne reconnaissent même pas l’existence de la Mafia; ils expliquent à Kennedy blanc de rage que ce sont des gangs qui se fréquentent un peu, comme ça, mais qu’il n’y a sûrement rien d’organisé.

Robert Kennedy souffle dans le cou des fonctionnaires, fait voter des lois contre le crime organisé, crée une équipe spéciale contre les Teamsters et une section Organized Crime and anti-racketeering composée de jeunes et ambitieux avocats. Le nombre de procureurs engagés contre le crime organisé passe de 17 à 60. Parmi eux, Robert Blakey, un avocat qui suinte l’intelligence.

Les fonctionnaires du Ministère lui expliquent aussi que depuis les années 20, aucun Procureur Général, même s’il est son supérieur, n’a jamais pensé à déranger Hoover, encore moins lui donner des ordres.

Par courtoisie, Kennedy appelle John Malone le responsable du FBI à New York et lui demande les dernières informations sur le crime organisé. Malone lui répond: «Monsieur le Procureur Géneral, je ne peux pas vous le dire, les journaux sont en grève.»

Un après-midi, Kennedy débarque au bureau de Hoover. La sécrétaire complètement affolée lui interdit d’entrer; le patron est au milieu de sa conférence quotidienne. Kennedy force la porte. Hoover fait sa sieste.

Auparavant, quand quelque chose lui déplaisait, Hoover passait par dessus la tête du procureur général et se plaignait directement au président. Mais là, le président est le frère de l’autre…

Définitivement réveillé, Hoover ordonne le minimum: mettre sous écoute illégale les cafés, les clubs sociaux où les mafiosi se rencontrent. Pas évident. À Las Végas, les diligents agents écoutent les rares conversations des gamblers entre 8 AM et 5 PM. Puis ils s’en vont chez eux….

Très peu d’agents savent où se tiennent les réunions. Et difficile de trainer dans le coin, chaque agent du FBI doit porter chemise blanche et cravate. De plus, Hoover leur interdit de collaborer avec la police locale et d’avoir des contacts avec le Bureau des narcotiques. Ils ont pieds et mains liés et un bandeau sur les yeux.

Un noyau d’agents décide, en risquant leur carrière, de ne pas obéir. Ils rencontrent en cachette des agents des narcotiques et des détectives de New York dont Ralph Salerno qui leur donne un cours Sociologie de la Mafia 101. Ils tombent des nues.

Salerno leur explique, par exemple, que, pour connaître l’importance des mafiosi dans leur famille, ils doivent surveiller les baptêmes, les mariages, les enterrements des membres. Les mafiosi sont en effet piégés par l’étiquette rigide de la Mafia qui les oblige à assister à toutes ces cérémonies; le FBI soit surveiller qui s’incline devant qui, à quelle hauteur, qui parle à qui et avec quelle dose de respect. Chaque photo de mariage révèle la hiérarchie interne, de même que la place des dirigeants soviétiques lors des défilés à Moscou indique qui sont les favoris et qui est à la veille de relever de nouveaux défis en Sibérie.

Puis, un parrain remet à Kennedy et à McClelland qui préside la Commission d’enquête sénatoriale revenue dans le tableau, le cadeau inespéré qui va enfin permettre de faire bouger Hoover.

Vidéo: Joseph Valachi (court bulletin de nouvelles)

Joe Valachi

«Personne n’écoutera. Personne n’y croira.Tu comprends ce que je veux dire? Cette Cosa Nostra, c’est comme un deuxième gouvernement. C’est trop gros. »(Joe Valachi)

Octobre 1963, un homme de 58 ans, cheveux gris coupés très court, fait tressaillir l’Amérique lorsqu’il témoigne devant la Commission McClellan. C’est un simple soldat dans la famille de Genovese. Trente-six ans de fidélité à l’omerta. Pourtant, il parle.

Comme Valachi, Vito Genovese était au pénitencier d’Atlanta. Le parrain, convaincu que Valachi est un délateur, lui a donné le baiser de la mort dans la cour de la prison. Depuis, à deux reprises, on a tenté de l’assassiner. Un jour, Valachi voit un homme s’approcher; reconnaissant un envoyé de Genovese, il s’empare d’un bout de tuyau et le tue. Erreur, l’homme n’avait rien à voir avec la Mafia. Condamné à mort par Genovese, puis à l’emprisonnement à vie par la justice, Joe Valachi, offre au gouvernement de parler. 200 US Marshalls protègent le premier mafioso à trahir les secrets de la Mafia. Trente ans de crimes, une mémoire exceptionnelle comme Abe Reles, il n’a rien oublié, rien; ni une conversation dans les années quarante, ni les réactions lors de la guerre de Castellammarese, car il en était. Il raconte aux Américains vissés devant leurs TV, la vie à l’intérieur de la Mafia comme s’ils y étaient, y compris les détails croustillants de la cérémonie d’initiation.

Valachi signale un point important qui est peu connu. Chaque mafioso est un entrepreneur individuel qui doit gagner de l’argent pour survivre, prospérer et avancer dans la hiérarchie. Il ne reçoit pas de salaire de son boss. Au contraire, ce dernier a droit à une cote sur tout, absolument tout ce qu’il gagne. Par ailleurs, en tant que mafiosi la famille lui donne une license de prédateur sur les autres criminels qui ne sont pas dans la Mafia et sur la société.

Contrairement aux parrains qui ne disent rien alors qu’ils savent beaucoup de choses, le simple soldat Valachi en dit beaucoup plus qu’il n’en sait. Il est clair qu’il a été bien préparé par le ministère de la Justice.

Il explique les différences entre les cinq familles qui se partagent New York, précise que plusieurs grandes villes américaines, Chicago, Boston ont aussi leurs parrains, et que tous sont sous l’autorité de la Commission. Les Américains sont estomaqués par l’ampleur de la Mafia et son poids dans la société.

Hoover est dans ses petits souliers; Il est sauvé par une expression linguistique. À sa grande joie, Valachi explique que les mafiosi n’utilisent jamais le mot «Mafia». Ils parlent de «cosa nostra»«notre chose». Hoover se dépêche de populariser le mot en ajoutant, ce qui n’a pas de sens un «La» (La notre chose).  La Cosa Nostra devient rapidement LCN. Hoover se dépêche de déclarer que le FBI sait beaucoup de choses sur la Cosa Nostra. Il a sauvé la face de justesse.

La Mafia en a ras le bol des Kennedy, d’autant plus qu’elle se sent trahie. Lors des élections à la présidence de 1960, le vieux Joseph Kennedy, le père de John, avait fait le tour de ses associés du bon vieux temps où il était bootlegger. Certains avaient fait une brillante carrière dans le crime comme Sam Giancana, le parrain de Chicago. Non seulement ils avaient contribué à la caisse électorale de son fils, mais ils avaient aussi  donné un coup de pouce musclé dans certains États clés comme l’Illinois. John Kennedy l’avait emporté par la peau des dents, l’élection la plus serrée depuis 1916. Convaincus d’avoir joué un rôle important dans sa victoire, les mafiosi s’attendaient évidemment, en échange, à un gouvernement compréhensif, coulant, pas trop à cheval sur les principes.

Déception. Ils se retrouvent avec un Robert Kennedy déchaîné, un Hoover qui se réveille; aussi, c’est délirant de joie, qu’ils apprennent le 22 novembre que John Kennedy a été assassiné.

«Robert Kennedy n’est plus qu’un avocat comme les autres» déclare Hoffa tout en interdisant que le drapeau des Teamsters soit abaissé à mi-mât comme le demande la décence. Il y a eu un plus que des rumeurs sur le rôle de la Mafia dans l’assassinat mais aucune preuve.

Le nouveau président n’est pas intéressé par le crime organisé; pourtant, les résultats sont là: Robert Kennedy a amené devant les tribunaux 19 criminels en 1960; 687 en 1963. Rien n’y fait, on interdit même les écoutes électroniques. Avant de quitter son poste de procureur en 1964 pour devenir sénateur, Kennedy a la joie d’apprendre que Jimmy Hoffa à été condamné à treize ans de pénitencier pour fraude.

Tout va désormais beaucoup mieux pour la Mafia très soulagée; Robert Kennedy est devenu sénateur, son équipe démantelée, Hoover reparti vers une nouvelle marotte, les étudiants gauchistes et les Noirs revendicateurs. Il fait espionner Martin Luther King pendant des années.

Lansky disait à sa femme alors qu’ils écoutaient une émission sur la Mafia :« Nous sommes plus gros que US Steel.» Il était en-dessous de la réalité. En terme de profits,  la Mafia et ses affiliés représentent alors le poids combiné de U.S. Steel, American Telephone and Telegraph Co., General Motors, Standard Oil of New Jersey, General Electric, Ford Motor Co., IBM, Chrysler et RCA.

Les agents du FBI spécialisés dans le crime organisé continuent à se renseigner et à utiliser l’écoute électronique illégale. Ils essaient de suivre la guerre complexe entre Joe Bonanno et les autres parrains.

En 1964, la Commission apprend que Joe Bonanno complote pour tuer trois des parrains. Convoqué, il refuse de s’expliquer et est expulsé de la Commission. Il s’installe à Montréal dans sa succursale québécoise dont le gérant Cotroni est sérieusement embêté. Le parrain de Buffalo dont relève la succursale de l’Ontario craint des empiètements sur son territoire, particulèrement à Toronto. Cotroni ne peut offenser ni le parrain de Buffalo, ni Bonanno et encore moins la Commission de New York. Il souhaite demeurer à l’écart des hostilités. Il est sauvé lorsque le Canada refuse en 1964 d’accepter l’homme d’affaires Bonanno et l’expulse aux États-Unis après un séjour de trois mois jours à Bordeaux où il est traité comme un roi par les détenus.

Retour à New York. Le 21 octobre, Bonanno disparaît. Pendant un an tout le monde attend que son cadavre ou du moins une partie apparaisse quelque part. En fait c’est un Bonanno complet, en pleine forme, qui réapparaît dans l’Arizona où, dit-il, ses problèmes de santé qui s’annoncent très long, exigent le climat sain de cet État et et donc une  retraite prématurée. En fait, Bonanno a promis de prendre une retraite en échange de sa vie. La Commission hésite à faire assassiner un parrain ce qui pourrait donner des idées à d’autres. Bonanno à la retraite, Galante rongeant toujours son frein au pénitencier, Philip Rastelli devient le nouveau parrain.

Après l’assassinat de Martin Luther King et de Robert Kennedy, le gouvernement légalise en 1968 l’écoute électronique. Cette fois, les flics peuvent utiliser les résultats devant un tribunal moyennant le respect de quelques principes sur la vie privée etc. C’est une arme qui commence à faire rapidement ses preuves. Ils y vont à fond la caisse et posent des micros partout. Les mafiosi découvrent les joies des cabines téléphoniques. Le FBI repère ces cabines et pose des micros. Les mafiosi découvrent la marche en plein air. Le FBI pose des micros sur des voitures banalisées qui longent leurs trajets préférés.

Seul bémol irritant, Hoover ordonne de ne pas partager leurs informations avec les détectives de New York, de Chicago etc., ou du moins de leur en dire le moins possible.

Les spécialistes du FBI ont maintenant l’organigramme complet des familles. Et un bon portrait de leur force.

Autour des années 70, la Mafia, le coeur italien du crime organisé, comprend entre 3,000 et 5,000 membres répartis dans une vingtaine de familles. Plus 50,000 associés. La plupart sont à New York. Même si le FBI en sait beaucoup, il ne peut pas toucher aux capitaines et encore moins aux parrains.

Les parrains ne commettent jamais de crimes eux-mêmes. Ils donnent, à mots couverts, un ordre au capitaine qui en glisse un mot tout aussi couvert à un soldat de son équipe. Si on arrête le soldat, il ne dit rien.

Le procureur a les mains liés et derrière le dos. D’abord il ne peut pas dire au procès que l’accusé fait partie de la Mafia. Il ne peut pas non plus parler des autres crimes que l’accusé a commis. Il ne peut parler que de celui pour lequel il est accusé spécifiquement.

Cet accusé est défendu par les poids lourds du barreau qui interrogent des témoins souffrant d’amnésies partielles ou générales. Ceux dont la mémoire est bonne ont tendance à ne pas se présenter au tribunal, ni ailleurs.

Les anciens de l’équipe de Kennedy n’avaient pas abandonné, encouragés par le sénateur McClelland. Comme tous les autres, l’avocat RobertBlakey est frustré devant ces procès perdus, ces sentences ridicules, ces pertes de temps à répétition. En discutant avec ses collègues, il a une révélation: il faut attaquer l’organisation, la Mafia elle-même. Comment faire?

C’est à ce moment, dans l’indifférence générale, qu’il construit la grenade à fragmentation qui peut mutiler la Mafia. Il tricote en effet une loi qui permet, quand un mafioso commet deux crimes (extorsion, meurtre, etc.) dans un laps de temps donné, de condamner son parrain.

Le procureur n’a pas à prouver que le parrain a lui-même commis ces crimes, mais seulement qu’il les a endossés, les a approuvés ou en a profité. Le tout permettant de le condamner automatiquement à 20 ans de prison.

Il appelle son projet « RICO », du nom du gangster qui contrôlait une ville dans le film «Little Caesar» (1931), avec Edward G. Robinson. Blakey donne une définition plus acceptable  pour les législateurs (RICO : Racketeer Influenced Corrupt Organizations) qui votent la loi en 1970.

Les policiers, les procureurs et les Familles de la Mafia n’y accordent que peu attention. Les flics continuent à perfectionner l’écoute électronique et accumulent beaucoup d’informations en procédant à l’envers de l’enquête traditionnelle. Normalement, on enquête sur un crime connu pour trouver un coupable inconnu. Ici, on connaît très bien les coupables; il faut les surveiller jusqu’à ce qu’ils commettent un autre crime qui pourrait les amener devant un tribunal. Toutes ces informations sont essentiellements américaines; très peu sur l’Europe, un peu sur le Canada dont le Québec, la succursale des Bonanno.

The Mafia v. America

Cotroni et les Siciliens

Comme tout bon directeur de succursale, Vic exerce un pouvoir considérable sur son territoire mais doit se plier aux décisions du bureau chef de New York. C’est néanmoins, comme l’écrit Peter Edwards dans Frères de sang, «la ligue majeure selon les standards canadiens».

Il envoie des millions par année à New York, fruits de ses profits dans la drogue, l’extorsion, les syndicats, etc.

Vincente "Vic" Cotroni...il prendra les affaires en mains en  1966.
Vincente « Vic » Cotroni…il prendra les affaires en mains en 1966.

Le problème principal de la succursale est le froid glacial entre Cotroni et le Sicilien Nick Rizzuto devenu membre de la mafia montréalaise au tournant des années soixante. Ce dernier ne va plus aux mariages, aux réunions, aux baptêmes des membres de la famille. Il ne fréquente que les autres Siciliens qui, comme lui, viennent de la province d’Agrigente, la partie la plus à l’ouest de la Sicile. Parmi eux, des poids-lourds, les puissantes familles Caruana et Cuntrera.

Nick Rizzuto ,à gauche,en compagnie de plusieurs entrepreneurs et syndicalistes de la construction ,au Québec.
Nick Rizzuto ,à gauche,en compagnie de plusieurs entrepreneurs et syndicalistes de la construction ,au Québec.

Les Caruana ont vécu en Angleterre, au Venezuela avant de s’installer finalement au Canada. L‘autre famille, après un bref séjour à Montréal, s’est établie au Venezuela. Où qu’elles soient, ces familles restent les partenaires des Rizutto. Tout ce beau monde ignore royalement les Calabrais.

L'enlèvement de Pierre Laporte  par le Front de Libération du Québec est une réaction au pouvoir  de la corruption et de la collusion entre l'olygarchie gérée par le Parti libéral  du Québec et le crime organisé sous toutes ses formes. Il manque une photo ici pour tout mettre en relief,car elle a été  enlevé des médias par...X.Cette photo représentait Vincent Cotroni assis avec le ministre Pierre Laporte,juste avant l'élection de 1970,au Québec.
L’enlèvement de Pierre Laporte par le Front de Libération du Québec est une réaction au pouvoir de la corruption et de la collusion entre l’olygarchie gérée par le Parti libéral du Québec et le crime organisé sous toutes ses formes.
Il manque une photo ici pour tout mettre en relief,car elle a été enlevé des médias par…X.Cette photo représentait Vincent Cotroni assis avec le ministre Pierre Laporte,juste avant l’élection de 1970,au Québec.

Cotroni sait qu’ils font des affaires de drogue en Sicile et ailleurs sans rien lui dire. Dès mai 1972, Cotroni pense sérieusement à expulser Rizutto de ses rangs. Les choses se corsent lors du décès accidentel de Luigi Greco en décembre. Cotroni le remplace par Paolo Violi qui devient le numéro deux de la Mafia de Montréal. Nicolo Rizutto est donc écarté de la haute direction ce qui lui permet d’éviter le feu des projecteurs de la CECO.

Le gouvernement avait chargé une commission d’étudier différents aspects de l’administration de la justice au Québec. Lorsqu’elle remet son rapport en 1969, on apprend que le crime organisé est toujours présent à Montréal et qu’il est lié à la Mafia américaine. Le gouvernement Bourassa crée alors la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO) qui débute ses travaux à l’automne 1972.

La Commission d'Enquête sur le Crime Organisé ,présidé par le juge René Dutil,prouvera  que presque tout le monde a mangé de la charogne et que la mafia est toute puissante au Québec.
La Commission d’Enquête sur le Crime Organisé ,présidé par le juge René Dutil,prouvera que presque tout le monde a mangé de la charogne et que la mafia est toute puissante au Québec.

La CECO

Première douche froide: un des premiers témoins, Pacifique Plante, annonce que, à quelques décès près, les chefs de la pègre sont les mêmes qu’à son époque. La criminalité dans la continuité. Ainsi, Cotroni, qu’il a dénoncé dans les années 50, est toujours en poste. C’est d’ailleurs le seul mafioso de Montréal dont tous les Québécois connaissent le nom; il a même été dénoncé dans le manifeste du FLQ lors des évènements d’octobre 1970.

Le 4 juillet 1974, les Québécois voient enfin sur leur téléviseur le chef de la Mafia au Québec. Et l’entendent. Si on peut dire. Après neuf jours de «témoignages», le téléspectateur attentif retient que Cotroni est à peu près certain de son nom, pour le reste c’est tellement flou qu’il récolte une année de prison pour outrage au tribunal.

Cotroni en prison, la succursale n’a plus de chef. Paolo Violi demande au bureau-chef de New-York s’il peut remplacer Cotroni. New York aurait pu favoriser quelqu’un d’autre, Nick Rizutto par exemple. Ce n’est pas le cas, Violi est nommé remplaçant.

Nick Rizutto est insulté. Il déménage au Venezuela où habitent ses copains de la famille Cuntrera. Ils deviennent même citoyens de ce pays géographiquement prometteur (voisin de la Colombie) avec le genre de lois que les criminels apprécient: le Venezzuela n’extrade pas ses citoyens. Vito Rizutto reste à Montréal, les Caruana aussi. Ils attendent.

Tous ces changements fournissent plein de sujets de conversations aux Calabrais de Montréal, aux Siciliens de la même ville, à ceux du Venezuela. Quant aux Bonanno, comme d’ailleurs les autres familles de New York, leurs yeux, ou plutôt leurs oreilles, sont tournées vers le cimetière Saint-Michael.

Le mausolée de Frank Costello

À la fin de l’automne 1974, au cimetière Saint-Michael dans le Queens, une violente explosion fait sauter les portes du mausolée de Frank Costello, le viel ennemi de Carmine Galante. Toute la Mafia comprend : Carmine vient de sortir de prison.

Joe Bonnano toujours retraité en Arizona, son successeur «Rusty» Rastelli en prison, Galante prend, sans consulter personne, la tête de la famille Bonanno, la plus petite des cinq familles de New York avec 200 membres dont une vingtaine à Montréal.

Un problème de main d’œuvre

Premier problème sérieux de Galante: la main d’œuvre. La Petite Italie au sud de Manhattan a longtemps été la plus importante concentration d’Italiens hors d’Italie. C’est fini; toutes les Petites Italies de l’Amérique du Nord, bassins de recrutement des futurs mafiosi, se vident; les Italiens déménagent en banlieue.

De plus, les mariages mixtes ont été tellement nombreux que la Commission décrète que les familles peuvent accepter ceux dont le père seulement est italien. Même du centre de l’Italie; même du nord. Les jeunes criminels italiens sont moins intéressés à entrer dans une carrière qui les oblige à obéir aux mafiosi pendant cinq longues années avant d’être invités, peut-être, à devenir membres d’une famille. Même devenus membres, les jeunes mafiosi, s’amollissent, s’américanisent, ont moins de respect pour leurs supérieurs. Engueulé par un parrain, un jeune soldat, l’air boudeur, avait répondu : «Yeah, Whatever». Ving ans plus tôt, ce genre de réponse aurait été considéré comme un appel au suicide.

Les jeunes soldats continuent à tuer, sur ordre, parce qu’ils n’ont pas le choix, mais sans mettre du coeur à l’ouvrage. Les traditions s’en vont à vau-l’eau.

Ce manque de qualification de la main d’oeuvre est d’autant plus inquiétant pour Galante qu’il veut reprendre sa place d’homme clé dans l’axe Montréal-New-York du trafic d’héroïne. Or, les condamnations pour trafic d’héroïne vont facilement chercher dans les deux dizaines d’années de prison. Ces jeunes mafiosi sous les ordres de Galante seront-ils fiables?

Bien sûr, le code du silence, l’Omerta, fait partie de l’ADN de la Mafia. Briser ce code et c’est la mort automatique précédée par une variété de tortures laissée à la discrétion de l’exécuteur. Ce code était d’autant plus efficace que le délateur ne pourvait compter sur la justice pour le protéger. Or, ce n’est plus le cas; depuis 1970, Washington a mis pied un programme efficace, le Federal Witness Security Program. Les criminels qui témoignent contre leurs complices sont certains de survivre, s’ils restent dans le programme. Le gouvernement assure aux délateurs -et à leurs proches, épouses, enfants-, nouvelles identités, relocalisation, argent, travail.

Les «Zips»

Lors de la grande réunion de Palerme en 1957, Galante avait été très impressionné par les soldats dressés dans les traditions de la Mafia sicilienne: respect des boss, obéissance et violence. Pendant le long séjour de Galante en prison, les parrains siciliens, en vertu des accords de Palerme, ont envoyé des hommes aux États-Unis via Montréal et Niagara Falls. Vic Cotroni en a fait passer un millier. Ils ont ouvert des pizzérias un peu partout aux États-Unis. Ils mènent une vie tranquille, se tiennent entre eux. On les appelle les «Zips»à cause de la rapidité avec laquelle ils parlent leur dialecte sicilien.

Ils attendent que les parrains de la Sicile réorganisent le pipeline de la drogue.

Il y a eu en effet un coup dur. Depuis les accords de Palerme, la French Connection avait graduellement augmenté les envois d’héroïne aux États-Unis.

Puis, en 1972 la French Connection s’était effondrée sous l’action coordonnée des autorités américaines, française, canadienne et italienne: six gros laboratoires de transformation de morphine-base en héroïne  dans la banlieue de Marseille ont été fermés. Les Siciliens avaient déjà la distribution, ils vont prendre le contrôle de la production en construisant des raffineries perfectionnés en Italie. Elles sont bien équippées, bien approvisionnées, avec de remarquables chimistes (souvent des anciens de la French Connection) et une énorme capacité de production.  Une seule d’entre elle dans la ville touristique de San Remo, pourra fournir cinquante kilos d’héroïne par semaine.

À la fin de 1976, de la Turquie à New York, tout le monde est prêt, sauf Montréal.

La fin de Violi

La CECO poursuit ses auditions. Le nouveau chef Violi comparaît le 2 décembre 75; Il est beaucoup plus bref que Cotroni: une phrase pour dire qu’il ne refuse pas de témoigner mais qu’il n’a rien à dire. Le résultat est le même: outrage au tribunal et prison.

À défaut du témoignage de Violi, la CECO fait jouer des extraits choisis d’enregistrements faits par son locataire —et agent de la SQ— au-dessus du club social où il passe de longues heures et papote. Cette faille dans la sécurité est déjà très très sérieuse dans la Mafia. Ça s’aggrave quand la pègre l’écoute dénigrer ses rivaux et à quel point Violi est cheap: il profite des mariages dans la communauté italienne pour envoyer ses hommes dévaliser les maisons pendant la cérémonie… Bavard, cheap, imprudent, c’est beaucoup pour celui qui veut remplacer Cotroni.

Le jour de la Saint-Valentin 1976, Pietro Sciarra le conseiller de Violi, amène sa femme assister à la projection de la version italienne du Parrain II. En sortant du cinéma, un homme portant une cagoule l’abat d’un coup de 12. La guerre contre Violi est déclanché.

Pendant l’emprisonnement de Vic Cotroni et de Paolo Violi, le frère de ce dernier, Francesco, veille aux intérêts de la succursale,

Le 8 février 1977, il est abattu dans son bureau de Rivière-des-Prairies. Lorsque Violi est libéré en novembre, son organisation est en miettes. Le 22 janvier 1978, il se rend au bar Jean Talon, joue aux cartes toute la journée. Pendant la soirée, un individu entre et l’abat de deux coups de feu. Contre toutes les règles, Violi tournait volontairement? le dos à la porte.

Le dernier obstacle au contrôle de la Mafia au Québec par les Siciliens vient de tomber. Nicolo, Vito, quittent le Venezuela et reviennent à Montréal. Ce qui reste de l’organisation Cotroni est maintenant contrôlé par les Siciliens. Incidemment, la famille Bonanno a sûrement approuvé cette prise de contrôle. À toutes fins pratiques, Vic est à la retraite. Il ne garde que son titre.

« The Mafia: Big, Bad and Booming« 

En 1977, le Time a fait sa couverture avec la Mafia. Profit brut: 48 milliards; profit net: 24 milliards. La compagnie Exxon est plus grosse (51 milliards), mais son profit net est de 5%.  À New York, par exemple, pratiquement tous ceux qui prennent un repas leur paient une taxe. Les Genovese contrôlent le poisson, les Bonanno, les Lucchese et les Gambino, le boeuf et la volaille. Ils sont partout, dans le port, la construction, la restauration.

Les flics n’y ont pas accordé d’importance, mais les Bonanno, plus précisément leurs alliés siciliens, sont aussi dans la pizza. Et, cette même année, les Caruana, les Cuntrera et les Rizutto posent le dernier boulon du pipeline de l’héroïne qui aboutit dans les pizzérias des États-Unis.

C’est un déferlement d’héroïne comme l’Amérique n’en a jamais connu. Galante fait des millions. Il a engagé des Zips comme gardes de corps, sûr de leur loyauté. Oui et non. Ce sont des mafiosi de Sicile, ils peuvent êtres loyaux à Galante,  mais leur leur boss ultime ne peut pas être Galante, il est forcément en Sicile.

Pour déterminer la qualité de l’héroïne, Galante invente le «black man test»: un héroïnomane noir est kidnappé. Puis on lui injecte une double dose; s’il devient comateux à l’intérieur d’un laps de temps spécifique, on juge que l’héroïne a la pureté désirée.

Beaucoup de mafiosi sont mal à l’aise avec toute cette drogue qui attire l’attention de la police. Pas Galante. La drogue est la clé du pouvoir parce qu’elle génère des profits aussi rapides que considérables. D’ailleurs ce n’est pas suffisant pour lui; il veut prendre le contrôle des opérations de drogue des autres familles.

En 1978, Galante passe à l’offensive; il fait abattre au moins huit trafiquants de la famille Genovese. La Commission n’apprécie pas. De plus, Galante a gardé pour lui les loyers que les Siciliens devaient payer pour le droit d’opérer en Amérique.

Convoqué à deux reprises par la Commission, Galante leur répond : «Qui d’entre vous est prêt à s’opposer à moi?». Finalement, pas mal tout le monde. Les autres parrains sont consultés, y compris Rusty Rastelli et Joe Bonanno. Ils sont unanimes, Galante doit mourir.

La mort de Galante

Le 12 juillet 1979, Galante termine son repas au restaurant Joe & Mary à Brooklyn. Il allume son éternel cigare. Soudain, trois hommes masqués font irruption et, armés de fusils à pompe, tirent sur le Parrain. Ses deux gardes du corps, des zips, tirent aussi. Sur Galante. Il meurt, criblé de douze impacts.

Les policiers ont remarqué une recrudescence à grande échelle du trafic de drogue à Montréal. En effet, les Siciliens se déchaînent; le hashish du Pakistan et du Liban, l’héroïne de première qualité de Sicile et de Thaïlande, la cocaïne de l’Amérique du sud, entrent dans le port de Montréal. Puis, une pause dans le trafic de drogue pour Vito Rizutto. Il doit aller tuer trois gars à New York.

Le parrain des Bonanno, Rastelli, qui est en prison, est de plus en plus contesté. Parmi la quinzaine de capitaines de la famille, trois des plus importants n’en veulent plus.

Loyal à Rastelli, Joe Massino, un autre capitaine important, demande à la Commission la permission de régler le problème à l’ancienne. On lui demande de régler ça sans effusion de sang. Négociations. Rencontres. Impossible. Il retourne à la Commission car les trois capitaines veulent maintenant renverser Rastelli.

La Commission lui dit qu’il peut défendre sa famille.

Massino orchestre le meurtre avec «George from Canada»(Gerlanda Sciascia), l’homme qui fait la liaison avec la succursale de Montréal.

Le carnage

Le 5 mai 1981, Vito Rizutto, George et un autre mafioso, portant des masques de ski, se cachent dans un club social de Brooklyn. Les trois capitaines rebelles ont été persuadés de venir y discuter des problèmes de la famille. Vito est le premier à sortirde sa planque (une grande garde-robe) en criant : « les mains en l’air, c’est un hold-up ». Puis c’est le carnage. Les trois capitaines sont tués.

Les tueurs quittent imédiatement. Le lendemain, ils sont au Canada. Une autre équipe arrive pour se débarrasser des cadavres.

Les Bonanno avaient été longtemps la famille la plus unie d’Amérique. C’est fini. Mais un autre choc les attend. Le capitaine Sonny Black voulait introniser dans la Mafia un de ses associés, le voleur de bijoux Donnie Brasco, qu’il apprécie depuis six ans. C’est trop pour Donnie Brasco (de son vrai nom Joe Pistone). Ses collègues du FBI doivent le retirer immédiatement. Le 26 juillet, le FBI avertit Sonny Black. L’histoire de Joe Pistone a été racontée dans le film « Donnie Brasco », avec Johnny Depp. «Sonny Black» paie sa confiance de sa vie.

Le témoignage de l’agent Pistone envoie une cinquantaine de mafiosi devant les tribunaux. Les Bonanno deviennent les lépreux de la Mafia. La succursale du Québec prend ses distances au point de se comporter comme une famille autonome. Et la famille autonome s’occupe de drogue.

Vers 1982 l’organisation Caruana-Cuntrera transporte trois mille kilos d’héroïne par année, la moitié de la consommation du pays. En six ans, ils blanchissent 33 millions de dollars américains provenant de la drogue. Elle transite par les pizzérias des Zips qui occupent des enclaves exclusives de la Mafia américaine.

Pendant que la Mafia s’enrichit, la justice amériaine a enfin trouvé comment abattre les parrains.

À travers les États-Unis, un millier de pros travaille ensemble dans des escouades contre le crime organisé; L’écoute électronique donne des tonnes d’informations; 4 000 criminels sont dans le tout aussi efficace programme de protection des témoins. En conséquence plusieurs mafiosi sont derrière les barreaux. Ils sont aussitôt remplaçés. C’est comme si, de temps en temps, on emprisonnait un employé ou un boss de Bombardier. C’est une corporation; elle va trouver des remplacants. Tant qu’il y aura des Familles, il y aura toujours du monde pour assurer la succession. Bref, les flics gagnent toutes les batailles mais perdent la guerre.

Robert Blakey, véritable preacher itinérant, continue à donner des séminars sur le crime organisé dans les facultés de droit partout au pays. «Ce sont les organisations qui rendent possible le crime organisé» répète-t-il chaque fois. Ce qu’il faut c’est envoyer en prison, en même temps, les chefs d’une famille et ses joueurs clés, sabotant ainsi toutes leurs opérations.

En août 1980, à l’Université Cornell, il remarque dans sa classe deux élèves qui tranchent sur les autres. «Sûrement des agents du FBI». Blakey se déchaîne et donne un de ses meilleurs exposés sur RICO.

Un des deux agents se tourne vers Kossler un des boss du FBI de New York et lui dit : «Tu sais sais, il a entièrement raison».

À partir de ce moment, la guerre du FBI contre la Mafia est transformée.

Kossler assigne une escouade pour chaque famille de la Mafia: leur mission, tout savoir sur cette famille, ses capitaines, sa chaîne de commandement, amasser des preuves de ses rackets etc. Chaque escouade travaille étroitement avec les équipes de surveillance et d’écoute électronique. Blakey leur recommande d’utiliser les micros pour obtenir des preuves d’un «pattern of racketeering» et non de crimes individuels. Il ne s’agit plus d’additionner les arrestations du menu fretin au jour le jour.

À la fin de l’année 1980, ils sont prêts. La grande offensive de la loi est prête à commencer. Sur la ligne de front: 270 agents du FBI, une centaine de détectives spécialisés, des douzaines d’enquêteurs du OCTF (Organized Crime Task Force) de New York. En face, 1000 mafiosi à surveiller plus 5000 associés, chaque mafioso ayant entre cinq à dix associés.

Une bonne nouvelle en 1981, la Cour suprême donne une interprétation généreuse du pouvoir fédéral dans le cas de RICO. Et encore une bonne nouvelle en 1982: le président Reagan ordonne au FBI de collaborer étroitement avec tout le monde contre la Mafia ce qui veut dire aussi partager leurs informations, une nouveauté.

Grâce à RICO, de longues peines frappent les parrains de Los Angeles, de Cleveland et de la Nouvelle-Orléans. Mais ce sont des parrains mineurs. Aucune commune mesure avec les parrains de la Commission de New York, la capitale de la Mafia. En fait, ils vont tomber à cause d’un succès littéraire.

Rudolph Giuliani

Un homme d’honneur, l’autobiographie de Joseph Bonanno est l’événement littéraire de l’année 1983. Parmi ses lecteurs fascinés, les autres parrains et, pour une raison différente, Rudolph Giuliani, un jeune procureur d’une ambition dévorante. On peut y lire plusieurs passages sur la Commission dont la Mafia a toujours nié l’existence. Giuliani dira plus tard: «Il me semblait que s’il admettait l’existence de la Commission, on pouvait se servir de cet aveu pour amener les parrains en cour.» C’est là qu’il réalise que RICO, peu compris et encore moins utilisé, peut être l’arme de destruction massive contre la Mafia. Il était temps.

C’est la combinaison gagnante: un prof de droit qui connaît RICO sur le bout des doigts parce qu’il en est le papa, des flics qui, en se concentrant sur les familles plutôt que les individus, ont cueilli des tonnes de preuves et un procureur capable de fusionner tous ces éléments pour attaquer les cinq familles en même temps. Elles ont chacune leur territoire mais dans les gros projets de construction, elles collaborent étroitement pour extorquer tout le monde. L’équipe décide de mettre le paquet sur les compagnies de ciment à New York.

Le procès de la Commission

Dans les mois et les années qui suivent, ils documentent comment quatre familles (les Bonanno sont encore des lépreux) ont dirigé l’extorsion des compagnies de ciment, en ont profité et forcé tout le monde à payer une taxe à la Mafia. La mère de tous les cas RICO, disent les flics. Giuliani est d’accord et ajoute : « Ce serait bien d’avoir un meutre ».

D’autres flics en ont un, celui de Galante.

Ils ont relevé une empreinte de la paume de l’un des tueurs, enregistré -par hasard- une cassette de son arrivée au club des Gambino, son accueil par des Bonanno en territoire Gambino. Bref, la Commission est derrière le crime.

Le procès des parrains

Le 25 février 85, les parrains de New York sont arrêtés (moins Rastelli, en prison, et Gigante, réfugié dans un hôpital psychiatrique).

Durant le procès, les parrains, admetttent l’existence de la Commission mais nient qu’elle soit impliquée dans le crime. N’importe quoi! Giuliani a l’équivalent légal d’une tonne de briques : 150 enregistrements choisis judicieusement parmi des milliers, 85 témoins, 300 heures de surveillance, etc.

Le 19 novembre 1986, les parrains des familles Colombo, Genovese et Lucchese sont trouvé coupables. Le jury déclare que oui, la Mafia existe, qu’elle est une organisation criminelle, qu’elle utilise la violence et le meurtre pour atteindre ses buts, qu’elle est dirigée par une Commission, que les accusés en font partie, que ces mêmes accusés ont conspiré pour commettre des actes criminels dont l’extortion des compagnies de ciment, et d’être collectivement coupable du meurtre de Galante.

RICO a de longues dents aiguisées. Ils sont condamnés à 100 ans de pénitencier.

Pour des raisons indépendantes de sa volonté, Paul Castellano, le parrain des Gambino, n’est pas parmi les accusés; il vient d’être assassiné en face de son steakhouse favori par John Gotti.

Alors que RICO frappe une dizaine de villes dont Detroit et la Nouvelle-Orléans, fait emprisonner 200 capitaines et parrains, décapite la Pizza Connection, en 1987, la justice oublie les Bonanno. Vers 1988, le FBI fusionne même l’escouade Bonanno avec celle de la famille Colombo qui semble, elle aussi, en piteux état.

Le règne désastreux de Rusty Rastelli se termine en 1991 lorsqu’il meurt du cancer du foie dans un hôpital de prison. Quand Joseph Massino lui succède, l’héritage Bonanno est sérieusement hypothéqué. La famille Bonanno a été humiliée jusqu’à l’os par Joe Pistone; mais du moins elle s’enorgueillit du fait qu’aucun de ses membres n’ait jamais été un mouchard. John Gotti, le parrain des Gambino, vient justement de partir pour le pénitencier suite au témoignage de son sous-chef.

Massino prend des mesures radicales: il ferme les clubs sociaux de la famille, interdit qu’on prononce son nom, n’assiste plus aux baptêmes, aux mariages, aux enterrements des mafiosi et fait de la discrétion la devise de la famille. Ça marche.

La famille reprend sa place au sein de la Commission dont Massino devient l’aîné, les autres parrains étant tous en tôle.

Dans les années 90, pendant que les parrains des autres familles font l’aller-retour entre leur foyer et le tribunal, Massino se mérite le surnom de «the Last Don». Il reçoit toujours des millions des Siciliens de Montréal que Lee Lamothe et Adrian Humphrey, dans leur livre «La Sixième famille», considèrent comme indépendants.

C’est le monde à l’envers; à la fin des années 90, la succursale de Montréal, une vingtaine de membres, fait plus d’argent que le bureau-chef à New York. Elle a aussi beaucoup plus de contacts internationaux, aussi bien en Sicile qu’en Colombie.

Si la famille Bonanno n’en est pas encore consciente, elle va bientôt l’être.

En 1999, Massino fait exécuter George le Canadien. Les Siciliens sont en rage. Massino essaie de réparer les pots cassés. D’autant plus qu’ils n’envoient plus d’argent à New York. Massino délègue son sous-chef et beau-frère Sal Vitale à Montréal. Que ce soit le sous-chef qui se déplace est révélateur de l’importance de Montréal. Il a une offre qui devrait faire plaisir à Vito.

Depuis la mort de Cotroni et de Violi, la famille Bonanno n’a pas, du moins officiellement, nommé de remplaçant. Donc, toujours officiellement, il n’y a pas de capitaine à Montréal, uniquement des soldats.

Vitale offre à Vito le poste de capitaine de la succursale. Vito refuse gentilment en disant que tout le monde est égal à Montréal. Inouï! L’équivalent d’une claque dans le front des Bonanno. Après 50 ans de fidélité à la famille Bonanno, Montréal prend définitivement ses distances. Ironie de la chose, c’est New York qui va trahir Rizzuto et causer sa perte.

Depuis le milieu des années 90, l’escouade sent que quelque chose se passe dans la famille et, en 1996, l’escouade Bonanno redevient indépendante. Surveillance, écoutes électroniques, rien. Après deux ans d’efforts, toujours rien. Pas d’informateurs, des banalités sur les écoutes. L’escouade décide de reprendre la bonne vieille technique qui a fait tomber Capone, les factures. Long travail de moine. Massino prouve par exemple que lui et son épouse ont gagné 500 000 $ à la loterie en quatre ans. Évidemment ils ont acheté les billets des gagnants! Puis l’escouade trouve quelqu’un qui blanchit l’argent de la famille. Il parle. La piste mène à un homme de Bonanno; il accepte de devenir délateur. Il est suivi d’un autre délateur. Puis c’est l’avalanche.

En 2003 Massino et Sal Vitale sont accusés du meurtre de «Sonny Black» et de violations à la loi RICO.  Sal Vitale, le sous-chef qui se fait écoeurer par Massino depuis des années, décide de se mettre à table.  Il en a long à dire sur Massino. En particulier il signale le petit cimetière particulier des Bonanno, utilisé dans les années 80 et où le FBI avait déjà trouvé le corps d’un des capitaines tués en mai 1981. Le FBI retourne fouiller. Il y a d’autres cadavres, dont ceux des deux autres capitaines.

Secrets of the Dead Gangland Graveyard (Documentaire, 54 min 43 s)

Betrayed by a Mafia Underboss Salvatore Vitale (New York Times)

Joseph Massino

6-1-Joseph-MassinoEn juillet 2004, le parrain Joseph Massino, est reconnu coupable d’avoir ordonné sept règlements de compte dont l’embuscade mortelle des trois capitaines. Ce verdict entraîne automatiquement une sentence d’emprisonnement à vie. Mais il y a mieux (ou pire) : le meurtre de George le Canadien a eu lieu en 1999 alors que la peine de mort a été réintroduite dans l’État. Le procureur signale qu’il va demander la peine de mort contre Massino.

Incroyable : Massino, le parrain lui-même, devient délateur. En juin 2005, il confesse le meurtre de George le Canadien et dit tout ce qu’il sait sur Vito Rizutto, ce qui est beaucoup car il était là lors de la mort des trois capitaines.

Arrêté en 2006, extradé aux États-Unis, Vito plaide coupable en mai 2007. Il est condamné à 10 ans de pénitencier. Dans les années qui suivent, son fils Nick Jr. et son père Nicolo sont assassinés. Paolo Renda, le consigliere de la famille, a disparu. Quant au clan Cuntrera-Caruana, les principaux acteurs sont en prison.

Vito Rizutto est sorti de prison le 5 octobre 2112.
Joe Bonanno, le fondateur de la famille, est mort dans son lit en 2002 à l’âge de 97 ans.

En 1943, on avait prédit la fin de la Mafia de Chicago lorsque sept de ses dirigeants avaient été envoyés en prison. Suite aux révélations de Valachi en 1963, le glas semblait sonné pour la Mafia; même chose après le procès des parrains dans les années 80-90. Aucun n’a eu un impact durable.

Richard Hammer écrivait : «Peut-être que le seul ingrédient nécessaire pour une campagne victorieuse contre la pègre est l’existence d’un climat moral qui ne tolère plus la corruption. Mais le «tone» moral d’une société est donné par ses leaders dans le milieu politique, d’affaires et syndical.» (The Illustrated History of Organized Crime, p. 356)

….À suivre!

 

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ARTICLES  DANS LA MÊME SÉRIE:

Nouvel Ordre Mondial:La mafia italienne et juive sioniste:l’assassinat de Bugsy Siegel

 

Nouvel Ordre Mondial:La mafia  juive et italienne en Amérique partie 2

 

Nouvel Ordre Mondial:histoire conjointe de la mafia italienne et juive sioniste en Amérique partie 1

 

 

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Pour en savoir plus

Liens sur le crime organisé (Williams College Libraries)

Ressources du Transnational Institute sur le crime organisé

Alerte ISON:un autre débris vient d’entrer dans l’athmosphère

Voir les  vidéos.Je reçois actuellement de  nombreuses alertes sur des météores en de nombreux endroits dans le monde.

 

 

 

Fake-NYC-Meteor-Photo (1)

Ariel Sharon,le criminel de guerre sioniste impuni est enfin mort

Le boucher sioniste Ariel Sharon...un protégé des impérialistes américains et un fier criminel .
Le boucher sioniste Ariel Sharon…un protégé des impérialistes américains et un fier criminel .

 

« L’ancien Premier ministre s’est éteint à l’âge de 85 ans », a tweeté un porte-parole de M. Netanyahu, Ofir Gendelman. L’hôpital Tel Hashomer, près de Tel-Aviv, où M. Sharon était soigné, devait faire une annonce à 15h00 (13h00 GMT).

En fait,la racaille sioniste était agité depuis hier.

L’état de santé de l’ex-Premier ministre honni  et méprisé internationalement  d’Israhell ,Ariel Sharon, plongé dans le coma depuis janvier 2006, avait empiré ces dernières heures et était considéré comme « désespéré », selon le dernier bulletin de santé publié jeudi.

La santé d’Ariel Sharon, qui n’avait pas repris conscience depuis une attaque cérébrale le 4 janvier 2006, se détériorait depuis le 1er janvier dernier.

Ce décès nous montre que la loi divine,la loi sacrée du Retour ,la loi des Êtres de Lumières,existe et que Dieu fini  par chasser les démons de la Terre.Ce châtiment nous montre bien ,la Justice de l’Univers!

 

 

Farouche partisan de la colonisation
Surnommé « le bulldozer » à la fois pour son style et sa corpulence, cet ancien général a longtemps été un farouche partisan de la colonisation des territoires palestiniens, avant de devenir l’artisan inflexible du retrait israélien de la bande de Gaza en 2005.

Né le 27 février 1928 près de Tel-Aviv de parents originaires d’Europe centrale, Ariel Sharon rejoint à 17 ans les rangs de la Haganah, l’armée clandestine des juifs de Palestine, afin de se battre contre la puissance mandataire britannique.

Lieutenant trois ans plus tard, il est de toutes les guerres israélo-arabes depuis 1948.

Mobilisé dans l’armée de réserve pendant la guerre du Kippour d’octobre 1973, il accomplit son plus haut fait d’armes en franchissant le canal de Suez, une action reconnue comme celle qui changea le cours du conflit.

Ariel Sharon poursuit ensuite une carrière politique au sein du Likoud, le grand parti de la droite nationaliste. Il devient ministre de la Défense du cabinet de Menahem Begin en 1982, qu’il entraîne dans l’invasion du Liban.

Il occupe ensuite plusieurs postes ministériels. Vainqueur des élections en 2001, il devient Premier ministre avant d’être réélu en 2003. En février 2004, il annonce son intention de démanteler les colonies de la bande de Gaza, et, à terme, de mettre fin à la présence juive dans ce territoire. Ce fut chose faite en septembre 2005 malgré l’hostilité d’une importante partie du Likoud et des colons, dont il a été longtemps le champion.

Du Likoud à Kadima
Cofondateur du Likoud en 1973, il en avait claqué la porte le 21 novembre 2005 pour créer une nouvelle formation de centre-droit, Kadima (« En avant »).

 

source

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Sharon échappe définitivement à la justice humaine,mais pas à celle de Dieu

A l’occasion de la mort du criminel de guerre Ariel Sharon, nous publions cet article de Robert Fisk écrit il y a plus d’un an, lors du trentième anniversaire des massacres dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth. Sharon, comme tout le pouvoir israélien derrière lui, s’est rendu coupable au fil des années d’une litanie de meurtres, vols, massacres, à l’encontre des Palestiniens comme des populations arabes. Mais pour évoquer au mieux qui était cet abject personnage, quoi de plus adapté que l’évocation de ces massacre de Sabra et Chatila qu’il avait lui-même orchestrés avec ses supplétifs libanais. Une question intéressante : quels dirigeants occidentaux oseront faire le déplacement pour aller se lamenter sur la tombe de ce sinistre criminel ?

Corps dans le camp de Sabra, à Beyrouth, en septembre 1982
Corps dans le camp de Sabra, à Beyrouth, en septembre 1982…sous son ordre.

 

 

Les souvenirs demeurent, naturellement. […] Mais – comme les déchets empilés au milieu des parpaings de béton, la puanteur de l’injustice infiltre toujours les camps où 1700 Palestiniens ont été envoyés à la boucherie il y aura 30 ans la semaine prochaine. Personne n’a été jugé ni condamné pour ce massacre, que même un auteur israélien avait alors comparé au massacre de Yougoslaves par les sympathisants des Nazis durant la deuxième guerre mondiale. Sabra et Chatila sont un mémorial aux criminels qui ont échappé à leur responsabilité, qui s’en sont allés avec elle.

Khaled Abu Noor était alors dans ses années d’adloscence. Un milicien en devenir parti pour la montagne avant que les phalangistes alliés d’Israël n’entrent dans Sabra et Chatila. Est-ce que ceci lui a donné un sentiment de culpabilité ? N’aurait-il pas dû être là pour combattre les violeurs et les meurtriers ? « Tout ce que nous ressentons aujourd’hui, c’est de la dépression, » dit-il. « Nous avons exigé la justice, des procès internationaux, mais il n’y a rien eu. Pas une seule personne n’a été jugée responsable. Personne a été déféré devant la justice. Et dans ces conditions, nous avons dû souffrir la guerre des camps en 1986 (face aux milices chiites libanaises) et les Israéliens ont pu abattre tant de Palestiniens dans la guerre de 2008-2009 contre Gaza. S’il y avait eu des procès pour ce qui s’est produit ici il y a 30 ans, les massacres de Gaza ne se seraient pas produits. »

Il a raisont, naturellement. Alors que les Présidents et les Premiers ministres se sont aligné à Manhattan pour pleurer les morts des crimes internationaux contre l’humanité commis en 2001 au World Trade Center, pas un seul dirigeant occidental n’a osé rendre une seule visite aux fosses communes humides et sales de Sabra et de Chatila, ombragées par quelques arbres délabrés et et les photographies fanées des morts. Et – il faut que ce soit dit – toutes ces 30 années, pas un seul dirigeant arabe n’a pris la peine de visiter le dernier lieu de repos d’au moins 600 des 1700 victimes. Les potentats Arabes, paraît-il, saignent dans leurs coeurs pour les Palestiniens, mais les tarifs des billets d’avion vers Beyrouth sont-ils trop chers de nos jours ? Et lequel d’entre eux voudrait offenser les Israéliens ou les Américains ?

C’est une ironie – mais elle est néanmoins importante – que la seule nation à avoir tenu une enquête officielle sérieuse quoique sans conséquences, pour ce massacre était Israël. L’armée israélienne a envoyé ses tueurs à gages dans les camps puis les a regardés faire – et n’a fait rien – tandis que les atrocités avait lieu. Un certain lieutenant israélien, Avi Grabowsky, en a donné toutes les preuves. La Commission Kahan a estimé que le ministre de la défense Ariel Sharon était personnellement responsable puisqu’il avait envoyé les impitoyables phalangistes anti-Palestiniens dans les camps pour « les nettoyer des terroristes ». « Terroristes » qui se sont avérés être aussi inexistants que les armes de destruction massive en Irak 21 ans plus tard.

Sharon perdit son job mais il est ensuite devenu Premier ministre, jusqu’à ce qu’il tombe victime d’une attaque cérébrale à laquelle il a survécu, mais qui lui a tout pris, jusqu’à la capacité de parler. Elie Hobeika, le chrétien libanais et chef de la milice qui a lancé ses tueurs dans le camp – après que Sharon ait affirmé à la Phalange que les Palestiniens avaient assassiné leur chef, Bashir Gemayel – s’est fait descendre quelques années plus tard à Beyrouth-est. Ses ennemis ont prétendu que les Syriens l’avaient tué, ses amis en ont blâmé les Israéliens. Hobeika, qui « s’était rapproché » des Syriens, avait juste fait savoir qu’il « dirait tout » au sujet des atrocités de Sabra et de Chatila devant une cour de justice en Belgique qui avait voulu juger Sharon.

Naturellement, ceux d’entre nous qui sont entrés dans les camps le troisième et dernier jour du massacre – le 18 septembre 1982 – ont leurs propres souvenirs. Je me souviens de ce vieil homme en pyjamas couché sur le dos dans la rue principale, avec son inoffensif bâton de marche près de lui, des deux femmes et d’un bébé tués à côté d’un cheval mort, la maison dans laquelle je me suis caché des tueurs avec Loren Jenkins du Washington Post – pour y trouver une jeune femme morte étendue dans la cour derrière nous. Certaines des femmes avaient été violées avant d’être tuées. Les armées de mouches, l’odeur de la décomposition.. Toutes ces choses restent en mémoire.

Abu Maher a aujourd’hui 65 ans – comme Khaled Abu Noor, sa famille s’était tout à l’origine [en 1948, lors de la Nakba – NdT] sauvée de sa maison dans Safad – aujourd’hui en Israël – et il était resté dans le camp durant tout le massacre, tout d’abord incrédule devant les femmes et les enfants qui l’imploraient de se sauver de sa maison. « Une voisine a commencé à crier. J’ai regardé et vu comment elle a été abattue. Sa fille s’est mise à courir au loin et les tueurs l’ont poursuivie, criant ‘tuez-la, tuez-la, ne la laissez pas partir !’ Elle m’appelait au secours et je ne pouvais rien faire. Mais elle s’est échappée. »

Les visites répétées du camp, année après année, ont permis d’accumuler des détails incroyables. Les investigations faites par Karsten Tveit de la radio norvégienne et par moi-même, ont montré que beaucoup d’hommes, qu’Abu Maher avaient vus vivants, s’éloigner après les premiers massacres, avaient plus tard été remis par les Israéliens aux tueurs phalangistes, qui les ont retenus prisonniers pendant des jours à Beyrouth-est et qui, quand ils ne pouvaient pas les échanger contre des otages chrétiens, les ont abattus et ensevelis dans des fosses communes.

Et les arguments en faveur du manque de mémoire ont été cruellement donnés à foison. Pourquoi se rappeler quelques centaines de Palestiniens massacrés alors que 25 000 personnes ont été tuées en Syrie en l’espace de 19 mois ?

Les défenseurs d’Israël et les critiques du monde musulman m’ont écrit au cours des deux dernières années, me dénonçant pour avoir fait référence à plusieurs reprises au massacre de Sabra et de Chatila, comme si mon propre récit de témoin oculaire de cette atrocité – comme si j’étais un criminel de guerre – avait en lui-même des limites. Concernant mes rapports (comparés à mes comptes-rendus de l’oppression turque) un lecteur m’a écrit : « Je conclurais en disant que, dans ce cas (Sabra et Chatila), vous avez un biais anti-israélien. Ceci est simplement basé sur le nombre disproportionné de références que vous faites concernant cette atrocité… »

Mais peut-on s’y référer trop souvent ? Le Dr Bayan al-Hout, veuve de l’ancien ambassadeur de l’OLP à Beyrouth, a produit la plus documentée et la plus détaillée des descriptions des crimes de guerre commis à Sabra et Chatila – car c’est ainsi qu’il faut les qualifier – et a conclu que pendant les années qui ont suivi, les gens ont eu peur de rappeler ces événements. « Puis les groupes internationaux ont commencé à en parler et à enquêter. Nous devons nous rappeler que nous tous sommes responsables de ce qui s’est passé. Et les victimes sont encore marquées par ces événements – même ceux qui sont à venir seront marqués – et tous ces gens ont besoin d’amour. » Dans la conclusion de son livre, le Dr. Al-Hout pose quelques questions difficiles, et en effet dangereuses : « Les auteurs étaient-ils les seuls responsables ? Ceux qui ont commis ces crimes étaient-ils les seuls criminels ? Est-ce que même ceux qui ont donné les ordres étaient les seuls responsables ? Qui est en vérité responsable ? »

En d’autres termes, le Liban ne porte-t-il pas la responsabilité avec le les phalagistes libanais, Israël avec l’armée israélienne, l’Ouest avec son allié israélien, les Arabes avec leur allié américain ? Le Dr. Al-Hout conclut son enquête avec une citation de Rabbin Abraham Heschel qui s’est battu contre la guerre au Vietnam. « Dans une société libre, » disait Rabbin, « certains sont coupables, mais tous sont responsables. »

14 septembre 1982

Le président chrétien du Liban – désigné par le Parlement, sous pression occidentale – Bashir Gemayel, est assassiné par un militant pro-syrien mais ses partisans en accusent les Palestiniens.

16 septembre 1982

Les miliciens chrétiens libanais entrent dans les camps au Sabra et Chatila pour exercer leur vengeance sur les réfugiés palestiniens, tandis que les forces israéliennes encerclent les camps et envoient des fusées éclairantes pour faciliter les massacres dans la nuit.

18 septembre 1982

Après trois jours de tueries, de viols, d’exécutions sommaires, les milices phalangistes quittent finalement les camps, laissant 1700 morts derrière elles.

 

 

« L’ARMÉE IRAKIENNE ACHÈVERA LA MISSION D’ASSAD « !!

Checkpoint à l'est de Bagdad,en Irak.
Checkpoint à l’est de Bagdad,en Irak.

Selon l’analyste syrien en affaires stratégiques, Hassan Hassan a une analyse bien précise du conflit qui se déroule dans les déserts d’Al Anbar : « l’armée irakienne est en train d’achever une mission que l’armée syrienne a commencée , une mission destinée à extirper le fléau terroriste ».  » « Il est impossible de séparer ce qui se passe en Irak des événements syriens « ,affirme  l’analyste Hassan qui  ne croit guère aux bisbilles et aux pseudo tensions entre Riyad et Washington :  » c’est une divergence de façade. car aussi bien les saoudiens que les américains agissent constamment dans le sens d’une consolidation des liens mutuels et il est impensable que Riyad puisse ou veuille un jour s’affranchir du joug des Etats Unis. »

 » Depuis 1932, les Etats Unis et l’Arabie Saoudite sont entrés dans une alliance pétrole contre protection . Dès le début ces deux Etats envisageaient provoquer le « démantèlement » de l’Etat syrien . Notre résistance ces trois dernières années a toutefois fait échec à ces plans trop anciens. »
« L’armée irakienne est en train d’achever la mission de l’armée syrienne et l’Irak et la Syrie préparent le terrain à la tenue de la conférence de Genève II . Les Etats Unis ne disposent d’aucun atout à Genève II d’où les obstacles qu’ils dressent sur la voie de son organisation . Cette politique US est d’ailleurs mise au point à la fois par Erdogan et les Al-Saoud ,car ces subalternes cherchent aussi à empêcher la tenue de Genève II . »

Interrogé sur l’EIIL ( Daesh), Hassan Hassan affirme :  » l’Etat islamique en Irak et au Levant » est né en Irak et pas en Syrie . C’est une réalité que les médias tendent d’ignorer . L’opération que l’armée irakienne mène en ce moment aurait du être menée depuis longtemps , au lendemain du retrait des troupes Us ! Les Etats Unis n’ont jamais cessé de soutenir en sous main ces groupes terroristes . »

La preuve, les Américains n’ont jamais permis qu’une seule résolution soit adoptée contre ces groupes par le Conseil de sécurité . Daesh est aujourd’hui quasi défait et les Américains à l’aide de Riyad ont créé une force de substitution, le Front islamique qu’ils disent avoir été formés d’ »islamistes modérés » . Comble de ridicule, les Etats Unis prétendent que le front islamique , lui même salafo wahhabite lutte contre les terroristes de Daesh !!! « 

Pour Hassan Hassan,  » Genève II a peu de chance d’être la station terminale de la crise syrienne. :  » c’est une étape à moins que les Etats Unis parviennent à cette conviction que ce qui se passe en Syrie nuisent à leurs intérêts . Ce qui est peu probable dans la mesure où la guerre contre la Syrie fait partie des plans que les Américains ont mijoté dans les années 80 et dont l’objectif consiste à anéantir tous les pays arabes et islamiques de la région … !! « 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/309767-gen%C3%A8ve-ii-quel-atout-pour-les-am%C3%A9ricains

Une Nouvelle Alliance pour une Ère Nouvelle sur Terre

Dieudonné politiquebbb

C’est avec plaisir que je vous annonce un nouveau développement dans mes recherches afin de  développer notre nouveau Mouvement Mondial de Désobéissance Civile.

Après de nombreuses discussions,nous avons convenu que le Coran,le Saint Coran,le livre écrit  par de pieux hommes de foi au Moyen-Orient,que ce livre n’est pas responsable  de l’utilisation qu’en font de dangereux et criminels politicards à la solde d’intérêts strictement matérialistes.Ces menteurs et déformateurs de vérité utilisent les paroles saintes du Coran,tout comme de nombreux prêcheurs extrémistes le font en Occident ,avec la Bible et les sionistes avec la Torah.

Il n’y a rien de pire que de prétendre posséder la Vérité Absolue  jusqu’à la fin des Temps…car le temps va finir par ratrapper le Prophète lui-même!L’humanité n’aura pas le temps de vivre assez longtemps pour connaître  un pour cent (1 %)  de l’ensemble des connaissances de notre environnement proche…alors pour ce qui est de l’univers tout entier,c’est une honteuse prétention.Seul ,le Grand Intervenant,Dieu …et les dieux du passé finiront par nous l’apprendre,s’ils le veulent bien!

Ces dangereux mercenaires vendus à la traîtrise du Nouvel Ordre Mondial qui depuis l’aube des temps,fabriquent des guerres ,allument des feux  et ensuite se présentent comme des libérateurs de peuples et des pompiers,ont déjà  détruits depuis le 11 septembre 2001,le peuple américain lui-même,en le divisant,l’Afghanistan,l’Irak,la Tunisie,l’Algérie, la Libye,l’Égypte ,la Syrie,le Mali,la République du Congo,la République de Centrafrique …et j’en passe.

Je tiens à saluer bien bas,le président Assad de Syrie et le peuple syrien lui-même d’avoir si bien manoeuvré et d’avoir pour la première fois depuis 2001,réussi à faire reculer le Nouvel Ordre Mondial,le sionisme et les wahhabites d’Arabie Saoudite ainsi que les sionistes d’Israhell qui les finances et les ravitaillent.

Je tiens à donner mon soutient total au peuple turc qui a descendu dans la rue pour manifester son mépris d’un système politique totalitaire corrompu qui  bafoue les droits élémentaires de toute l’humanité et qui se prétend le défenseur de ces mêmes droits.

Avec le temps,nous pouvons remarquer que des hommes considérés comme des dictateurs par l’OTAN et par de nombreux pays  vivant sous le néolibéralisme décadent,un impérialisme haineux qui prétend libérer en détruisant, et bien ces hommes après leur mort ont prouvé leur grand sens de droiture et d’objectivité.

Même s’ils ont fait partie de puissantes sociétés secrètes,dont les Illuminati entre autres,Mouhamar Kadhafi et Saddam Hussein ont prouvé qu’à vouloir passer par dessus la tête des gouvernements  des États-Unis d’Amérique et de l’Europe pour améliorer la condition des peuples du Moyen-Orient et de l’Afrique,que l’on devient des ennemis d’un système mondialiste sans scrupule,rompu au matérialisme et au pillage des ressources énergétiques et vitales de notre planète pour en maintenir leur propre contrôle sur le reste des autres peuples de la Terre,sans égard aux conséquences sur les écosystèmes et sur l’environnement global de toute la planète.

Le seul intérêt motivant les tenants du Nouvel Ordre Mondial manipulé par diverses sociétés secrètes,diverses multinationales ,lobbyistes et organisations  mondialistes proches du crime organisé et de la haute finance c’est le profit capitaliste et le maintient d’un standard de vie ,peu importe  le nombre de morts,de rêves brisés,d’extermination de races animales ou végétales,de champs de batailles et d’amour propre.Ces faux prophètes,ces adorateurs du pouvoir matérialiste de l’argent ,ces profanateurs de cultures nationales ,du droit à la Vérité,à la Connaissance ,à la Liberté sont maintenant des serviteurs de la Bête et le Véritable   » Axe du Mal ».

Les récents développements politiques en France,nous montrent clairement que les sionistes n’hésiteront pas à détruire ce qui reste de démocratie dans un pays, afin de se maintenir au pouvoir ,tout en métissant et en détruisant la cohésion et l’unité sociale d’un peuple.Au risque de détruire le minimum de paix sociale existant en France,ils n’hésiteront pas à déclencher une guerre civile,pour s’exhiber comme des défenseurs de l’ordre et de la justice après en avoir été les saboteurs.Les vrais juifs que je connais,ne sont pas tous des sionistes arrogants et  agressifs comme le ministre Manuel Valls nous le montre.Les vrais juifs sont heureux de respecter  les opinions différentes,aiment la paix,sont habitués de vivre en armonie avec toutes les croyances religieuses  et se respectent eux-mêmes sans chercher à s’imposer en écrasant leurs semblables.

Il n’y a pas de pays plus opprimés qu’Irahell lui-même.Ce pays volé sur les terres palestiniennes.Israhell est une fabrication artificielle provenant de l’insertion  de profiteurs  et d’exclus venant de tous les coins du monde,alors que les palestiniens se sont fait exiler …d’abord par les impérialistes britanniques sous les suggestions des banquiers sionistes qui contrôlaient la Banque d’Angleterre.Le Führer Adolph Hitler lui-même avait chercher à résoudre le problème juif en Allemagne,en faisant la promotion de cet « État Juif en Palestine »  en proposant un programme accepté par les chefs sionistes,après discussion.Ce sont les sionistes eux-mêmes qui avaient déclaré la guerre au Reich allemand,juste après la prise du pouvoir par les nazi,en 1933 par la voix des journaux britanniques.

Les dirigeants du Troisième Reich ont été les principaux promoteurs de l’état sioniste  d’Israhell  avant la déclaration de guerre sioniste à l’endroit du Führer.En tant que chef d »état brillant,il a simplement cherché à se faire respecter,malgré le complot qu’il voyait venir.

Les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni ont simplement  persisté dans cette idée,en prenant prétexte d’un mensonge perfide publicisé et mis en scène à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale auquel on a donné le nom de Shoa.Comme nous le voyons,ce sont les vainqueurs qui écrivent les livres d’histoire et nous avons la responsabilité de faire jaillir la Vérité du monceau d’immondices et de mensonges,véhiculés par les sioniste en France,aux États-Unis d’Amérique,au Canada,au Québec …partout au Commonwealth et dans le monde entier.

Ces salopards n’hésiteront pas à tuer pour faire gagner leur cause avec leurs alliés islamistes et néolibéraux.

Croire que nous  puissions les renverser,les vaincre et les juger avant de les condamner  par la Justice des Peuples du Monde,sans qu’ils  restent pacifiques et respectueux  du droit démocratique serait  de rêver en couleur,car ce sont tous des assassins qui se présentent à nos yeux comme des victimes.Ils n’hésiteront pas à commander des meurtres gratuits  sans  faire attention aux effets collatéraux,car pour eux,des victimes innocentes,ce sont des effets collatéraux,parce qu’ils se donnent tous les droits sur le monde entier.

Ils se prennent toujours pour les Maîtres du Monde pendant qu’en Chine communiste,les Triades qui contrôlent le Parti communiste chinois  et le crime organisé ,s’apprêtent à les remplacer définitivement.

Cette guerre de pouvoir politique risque de jeter l’humanité et de nombreuses formes de vie animales et végétales dans un apocalypse certain.

NOUS SOMMES DÉJÀ ENTRÉ DANS LA SIXIÈME EXTINCTION MASSIVE D’ESPÈCES

Il n’y a qu’à regarder les nombreux phénomènes météorologiques extrêmes qui se multiplient depuis déjà plusieurs années (les tsunamis,les ouragans,les feux de forêts,l’accélération des extensions des déserts,la fonte des glaciers et des calottes polaires,les sécheresses dans certaines parties du monde et les averses majeures dans d’autres,sans parler des refroidissements inattendus  proches de régions chaudes)  qui  sont tous reliés ensemble.La volonté des dirigeants communistes chinois de dépasser les rêves inachevés ,les mirages et les mensonges de « L’American Way of Life » qui est basée sur la consommation et la production infinie et sans contrôle,ne fera qu’empirer la situation climatique et environnementale et anéantira une partie sérieuse de la population mondiale dans peu de temps encore.

Nous fonctionnons comme une locomotive lancée à toute allure en direction d’un mur de béton et dont  le chauffeur en connaîtrait l’existence mais se permettrait  d’en cacher  (cette même existence) aux passagers sous prétexte qu’on leur a promis d’arriver à bon port et qu’ils ont payer leurs billets.

Les dirigeants politiques et les milliardaires américains,européens,sionistes et saoudiens connaissent le désastre dans lequel se dirige le Monde dans lequel vous vivez tous,mais ils vous maintiennent dans le paradigme,le mensonge et le  faux-espoir que tout va bien que que tout est sous contrôle.Ils vous disent,vous obligent de croire que vous pouvez leur faire confiance…mais vous savez tous que c’est faux.Pendant que de nombreuses personnes  s’exclament assis devant leurs postes de télévision ,sur les nombreuses catastrophes à s’abattre sur la surface du monde,eux,ils se sont déjà bâti des abris de sécurité et préparent les lendemains de la fin de cette civilisation qu’ils savent  proche dans le temps.Ils vous laisseront crever lentement pendant que s’approche un désastre encore plus grand qui finira par une hécatombe.Si le désastre attendu tarde trop,ils en provoqueront un ,pour anéantir au moins 40 % de la population mondiale.

 

En  conséquence ,dans un but d’unité et de rassemblement,je tend la main à mes frères du Moyen-Orient,en enlevant la  pétition lancée depuis un certain nombre de mois,afin d’unir toute personne de bonne volonté autour du projet  fantastique mais résolu et réel d’offrir une alternative humaine,sincère,réelle et essentielle pour toute l’humanité au Nouvel Ordre Mondial et au totalitarisme en expansion actuellement ,dans le Monde.

J’espère vous montrer l’exemple en tentant d’abattre le régime corrompu qui nous gouverne,ici même au Québec et d’apporter ma petite contribution dans la construction  d’un mouvement sérieux  de libération du Québec,ma seule patrie.

Au Québec,comme dans vos pays,nous aurons à vaincre un puissant système érigé sur la base du crime organisé et la corruption avec la collusion comme allié.Nous,le peuple souverain du Québec,vous demandons de respecter les valeurs hérités de nos Ancêtres et des Premières Nations qui occupèrent ce sol afin de nous laisser vivre en Paix ,sans vous associer à nos ennemis fédéralistes et sionistes qui ne se gèneront pas de vous trahir et de vous poignarder dans le dos,le jour ou nous aurons fini par mourir,en tant que peuple,si par malheur,ça se produirait.

Nous,le peuple souverain du Québec,estimons que nous avons le droit de fonder un pays libre et démocratique en espérant  que ce pays soit libre d’armes et que nous puissions rebâtir notre environnement détruit par des centaines d’années de mauvaises gérances.Surtout,les mauvaises gérances des cinquante dernières années  sous  la tutelle du néolibéralisme et des mensonges du colonialisme décadent qu’on tente de nous maintenir.

Nous,les habitants de la dernière colonie survivante de l’Empire Britannique qui a tant tuer et massacrer pour que le soleil ne se couche pas  sous leur domination,nous espérons que vous tiendrez compte de notre  rêve de vivre nous aussi ,le jour de notre naissance,de notre accession à notre indépendance nationale.

Vous allez dire que nous rêvons beaucoup avec notre dette de $261 milliards de dollars,nous qui ne sommes que 8 millions d’habitants,mais nous y croyons et nous y croirons  jusqu’à notre mort.

Je ne pense pas que vous aimeriez,vous,les peuples du Maroc,de l’Algérie,de la Tunisie et de la Syrie,de redevenir des colonies ou des pays sous mandats français,anglais ou autres.Je pense ,en tant que québécois et homme du monde que vous êtes fiers de vous.

Si vous voulez vivre avec nous et partager notre avenir,pourquoi ne pas partager notre libération plutôt que de collaborer à notre esclavage financier sous l’actuelle colonie administrée par le fédéralisme centralisateur  et criminel du Canada.

Vive le Mouvement Mondial de Désobéissance Civile!

Vive le Mouvement Québécois de Désobéissance Civile!

 Vive Dieu,nos patries,notre Justice,nos Famille  et nos Droits!

Vive la Vie,les Animaux de notre Planète,nos belles forêts et notre ciel étoilé ,la Nuit et bleu,le Jour!

Vive notre droit démocratique et humain de renoncer à toute science nuisible pour la bonne vie!

Vive notre Droit Démocratique et Humain à renoncer à toute pollution atmosphérique ,au pétrole ,au charbon et aux gaz à effet de serre pour l’unique usage de se promener en voiture ou de fabriquer des objets inutiles!

Aujourd’hui,nous annonçons au monde,notre Droit Légitime à vivre dans la Vérité et la Liberté.Individuellement,chacun d’entre nous peux faire des choix personnels,mais collectivement,nous avons le Droit Fondamental d’unir,  par notre volonté humaine collective des Peuples,

                                                                   l’Ensemble du Peuple des Humains de la Terre 

sous le Projet Social Mondial  de remplacer l’oppression du Nouvel Ordre Mondial qui est parti est  guerre ouverte ,avec un projet génocide en tête ,pour mieux se maintenir,malgré la Grande Crise Économique et Sociale qui est commencée,

                                                              par une Ère Nouvelle de Fraternité et de Coopération Volontaire 

afin de nous entraider tous ensemble afin  que tous puissent avoir un minimum de chance pour vivre sans la menace meurtrière d’une Troisième Guerre Mondiale et de nombreux fléaux fabriqués et mis de l’avant par de nombreux politiciens  trompeurs,corrompus ,immoraux et sanguinaires qui nous conduisent à l’abattoir.

Nous invitons tous les dirigeants politiques qui se sentent visés par le présent manifeste,à démissionner après avoir écrit une lettre d’excuse envers leur peuple…ceci ,avant  que tôt ou tard vous finissiez par subir le Jugement  et la Sentence  du Peuple,

                                                sinon  celui du Grand Intervenant que beaucoup appellent Dieu ,Allah ,Yavew  ,Boudah ou  de l’un de ses Nombreux Noms qui le définissent Tous!

                                          À plus de sept cents ans de distance,nous reprenons en nous en inspirant et en la projetant vers vous , la Malédiction du Grand Maître des Templiers,Jacques de Molay,injustement sacrifié par le feu afin de pouvoir mieux piller les  biens du Saint-Ordre,pour apaiser la mauvaise gérance d’un royaume:

                                                            « …Nous vous invitons à subir le Tribunal de Dieu,avant la Fin de cette Année! »

                                                              « Maudits,maudits soyez vous,jusqu’à la Treizième génération de vos races! »

Vive la Révolution Mondiale!

À bas le Nouvel Ordre Mondial  et la Mort des Nations!

Michel Duchaine

Chercheur et Diseur de Vérité,

Citoyen du Québec et du Monde ,

Ami des Vrais Chrétiens,des Vrais Juifs,des Vrais Musulmans, des Vrais Bouddhistes

et de tous les Vrais Hommes et les Vraies Femmes  de Bonne Volonté sur notre Planète!

J’en appelle à vous tous,chacun d’entre vous,à faire même un petit geste chaque jour,afin de dénoncer toute cette corruption

et de renverser  ces mauvais gouvernements,dangereux pour toutes les Formes de Vie sur Terre!

Je prie pour vous tous et toutes ,et vous demande de vous joindre à  ma prière qui  est l’acte de naissance de

 notre volonté politique et spirituelle.

J’attends ,croyez le un Grand Roi qui instaurera un Royaume qui jadis était un Jardin!

Il nous visitera sous peu,et voyant l’état de ce Royaume,étendra sa Justice sur toute la Surface de la Terre!

…car nous sommes conscients maintenant que notre péché actuel ,c’est notre tolérance envers  ce système dangereux de Vie et notre suffisance à croire que rien ne changera,car nous transportant la Mort en sachant que tout change et que Tout va basculer…un jour proche!

Par ma bouche,par mon esprit et par mes écrits véhiculés par ce média,nous nous sommes tous averti!

Je ne suis qu’un mandataire!

Je vous laisse avec votre conscience et dans les mains de Celui qui vient…vers Nous!

Babel

Nouvel Ordre Mondial: histoire conjointe de la mafia italienne et juive sioniste en Amérique.partie 1

«Donnez-moi vos pauvres, vos exténués
Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoyez-les moi, les déshérités, que la tempête m’apporte
De ma lumière, j’éclaire la porte d’or!»
– Emma Lazarus, texte gravé sur le socle de la Statue de la Liberté.

Lorsqu’ Emma Lazarus compose son texte en 1883, le crime existe en Amérique, mais il n’est pas organisé. Tout va changer dans les années qui suivent avec l’arrivée en Amérique de ces millions de pauvres, d’exténués, de déshérités, Polonais, Juifs, Italiens, etc., qui transforment les grandes villes américaines. Ainsi, 350 000 Italiens émigrent dans la seule année 1910. Le Lower East Side devient la «Petite Italie». On trouve des «Petites Italies» un peu partout à Boston, à Chicago, à Philadelphie, à la Nouvelle-Orléans.

Mulberry Street à New York vers 1900.
Mulberry Street à New York vers 1900.

Chaque groupe ethnique a ses criminels. Avec une différence: les Italiens, comme d’ailleurs les Chinois, viennent de pays avec une longue tradition de gangs très organisés. Aussi, on trouve de tout parmi les criminels italiens : des ambitieux qui veulent créer des petites mafias à New York ou ailleurs, d’autres qui ne veulent pas se tracasser avec les formalités et les rituels mais qui s’inspirent de la Mafia pour racketter d’autres Italiens. C’est le cas de la Main noire, un groupe de criminels qui sévit partout où il y a des Italiens et dont on parle dès 1904 à Montréal.

American Gangster: The Black Hand (vidéo, 4 min 26 s)

Les mafiosi ont une position confortable en Italie et n’ont pas besoin de se chercher un avenir en Amérique du Nord. Ils n’essaient pas d’établir des succursales en Amérique. Aussi, il y a très peu de membres de la Ndranghetaou de la Mafia qui transplantent en Amérique deux cents ans d’expérience criminelle : loyauté totale au clan, liens de famille étroits, hiérarchie claire et acceptée.

« Les Canadiens et surtout les Québécois, « doivent se réveiller et presser les gouvernements d’agir avant que la situation ne devienne hors de contrôle comme en Italie.» -Gilbert Côté, ancien directeur du service de renseignements de la police de Montréal. » (Mafia Inc., p.15)

Les premiers signes de leur arrivée apparaissent en 1890 à la Nouvelle-Orléans où un millier d’Italiens font les travaux les plus durs. Deux gangs se disputent les jobs de débardeurs. Ça s’envenime. Le chef de police, David Hennessey, est tué. Le meurtre indigne des citoyens qui lynchent seize Italiens. Au procès, un an plus tard,  on évoque pour la première fois le nom de Mafia.

La Mafia sicilienne s’installe à New York vers les années 1890, avec l’arrivée du parrain Antonio Morello dont la famille devient rapidement le principal groupe criminel de la ville.

New York

Avec les années, des gangs ethniques se forment, deviennent des travailleurs d’élections pour les candidats du quartier, bourrent les urnes lors des élections, intimident ceux qui veulent voter du mauvais côté, etc. Une fois élu, le nouveau représentant les protège. Ces gangs qui ne sortent pas de leur quartier sont indisciplinés, spontanés, mortels et inefficaces. Ils ne s’en prennent qu’aux plus faibles, aux plus ignorants, aux plus désemparés de leurs propres frères de sang. Sortant peu de leurs quartiers, les criminels irlandais, juifs, italiens ou autres, prouvent la plupart du temps que le crime ne paie pas.

 

Le trait d’union

Le jeune Meyer Lansky

Luciano est un jeune bum du Lower East Side. Avec sa gang de Siciliens, il taxe les Juifs qui doivent passer dans le quartier pour aller à l’école. Un Juif de 5 pieds 4 pouces ose le défier et gagne son respect. Meyer Lansky est intelligent, a la bosse des mathématiques et vient de finir sa huitième année. Il travaille dans un tripot de jeu, toujours accompagné de Benjamin «Bugsy» Siegel, nettement moins intelligent mais explosif. Première brèche ethnique importante : des bums juifs et italiens commencent à travailler ensemble.

Lors d’une fête religieuse, Lansky fait la connaissance d’un visionnaire criminel,Arnold Rothstein. C’est lui qui a inspiré l’écrivain F. Scott Fitzgerald pour le personnage de Meyer Wolfshiem dans « Gatsby le Magnifique ».

Arnold Rothstein
Arnold Rothstein

Rothstein a commencé sa carrière de joueur dès l’adolescence. Puis, à l’âge de 20 ans, avec le soutien d’un politicien de Manhattan, il est devenu bookmaker (preneur de paris), pour les courses de chevaux, les matchs de baseball, les combats de boxe ou les élections politiques. Il connaît tout le monde, a des contacts partout, prête de l’argent aux criminels comme aux hommes d’affaires. Les politiciens ont un rôle taillé sur mesure pour lui.

Les politiciens ont besoin des gangs pour les élections mais ils ne veulent pas les voir. Ils font peur, n’ont pas de manières et la plupart du temps n’ont pas inventé l’eu chaude ni la façon de s’en servir.

Toujours tiré à quatre épingles, Rothstein devient rapidement le trait d’union entre la machine électorale de Tammany Hall (l’organisation du Parti démocrate à New York) et les différents gangs ethniques qui garantissent l’élection d’un candidat.

Ce criminel est aussi un excellent pédagogue : ses élèves viennent de différents gangs ethniques. Rothstein, qui  travaille pourtant toujours seul, leur enseigne qu’une organisation est plus forte que n’importe quelle brute; que les rivalités entre les gangs irlandais, juifs, italiens sont du gaspillage. Il explique, en gros : utilisez les meilleurs, alliez-vous avec ceux qui peuvent être utiles, foutez-vous de leur origine. Frank Costello le Calabrais, Lucky Luciano le Sicilien et Lansky le Juif sont d’accord.

Lucky Luciano en 1923.
Lucky Luciano en 1923.

La chance de passer dans les ligues majeures leur est donnée par des activistes purs et durs. Grâce à eux, pour la première fois de l’histoire, de jeunes criminels deviennent millionnaires.

Frank Costello
Frank Costello

Alcool: tolérance zéro

Depuis des décennies, des mouvements de tempérance voulaient sauver les Américains de l’esclavage de l’alcool. Depuis des décennies, les Américains refusaient d’être sauvés. Les activistes qui savent mieux que les Américains ce qui est bon pour eux, se tournent alors vers le gouvernement et font un  lobbying intense pour qu’il interdise purement et simplement l’alcool. Lourde tâche, presqu’impossible. La Constitution américaine et ses 17 amendements concernent les activités du gouvernement, pas ceux des Américains. De plus, amender une constitution est du sérieux. On ne l’avait fait qu’une fois depuis la fondation des États-Unis. Mais les militants occupent toutes les tribunes, créent des associations, paradent, défilent, manifestent. Finalement ils réussissent. Le gouvernement ajoute un amendement. Désormais la constitution comprend deux exceptions qui s’adressent aux citoyens: vous ne pouvez pas posséder d’esclaves et vous ne pouvez pas acheter de l’alcool.

Le soir du 16 janvier 1920, les militants célèbrent leur victoire avec des ralliements et des sessions de prières. « Les hommes marcheront droit, les femmes souriront, les enfants riront »,  crie le preacher Billy Sunday à la foule de 10 000 personnes réunie à Norfolk, Virginie.

Avec une touchante naïveté qui force l’admiration, ils croient tous que les Américains vont simplement obéir à la loi interdisant maintenant l’alcool. En fait, une autre loi s’applique aussitôt, celle de l’offre et de la demande.

La prohibition

Le 16 janvier 1920 à minuit, la loi entre en vigueur. Durant l’heure qui suit, six hommes masqués se rendent à la gare de Chicago, maîtrisent sept personnes et partent avec le contenu de deux wagons contenant 100 000 $ de whiskey étiqueté «pour usage médical seulement»; toujours dans la même heure, un autre gang s’empare d’un camion chargé de whiskey; un troisième groupe pénètre dans un entrepôt et part avec quatre barils de whiskey. Le ton est donné pour les prochaines treize années.

C’est quelque chose d’inouï : toute l’industrie de la bière, du vin, de l’alcool, une des plus importantes du pays, est purement et simplement remise aux mains des criminels.

Une façon de feindre remarquable.
Une façon de feindre remarquable.

Dans une première étape, les criminels des quartiers ethniques, irlandais, juifs, italiens, s’approvisionnent localement. Ils achètent la bière, le vin, l’alcool produits dans les sous-sols, les toilettes, les caves, les garages. Ils achètent un baril de bière 5 $, le revendent 36 $ dans un des bars clandestins qui ont poussé comme des champignons.

Mais le produit fini peut rendre les clients aussi bien saouls qu’aveugles. Pas question pour les bars clandestins le moindrement chics de vendre ce genre de trucs. La seule solution est juste de l’autre côté d’une frontière de 4000 milles de long, le Canada.

Prochaine partie :Nouvel Ordre Mondial: la mafia juive sioniste et italienne en Amérique .partie 2

Nouvel Ordre Mondial et esclavagisme:la prison civile de Lomé ou l’antre du diable.

Les prisons togolaises sont des lieux à ne souhaiter à personne d’y séjourner. Elles ne  répondent à aucun standard requis en la matière. Malgré les grandes promesses, les grands discours, elles restent l’anti chambre de la mort. En sortir et rester en pleine santé et en vie durant de longues années découle d’un miracle et de la grâce divine pour ceux qui  croient en Dieu. Malgré les dénonciations des conditions inhumaines qui caractérisent la vie carcérale au Togo, on a l’impression que la situation s’aggrave au jour le jour. Un exemple de cette inhumanité carcérale, la prison civile de Lomé.

Prison Lomé 001

Les clichés des humains entassés comme des sardines dans les cellules de la prison de Lomé et qui ont fait le buzz sur la toile et sur  les réseaux sociaux ces derniers mois  n’ont ému aucunement les dirigeants togolais au cœur de pierre qui ont d’autres chats à fouetter jusqu’où jour où les circonstances de la vie les y conduisent pour se rendre compte tardivement que l’enfer carcéral qu’ils ont fabriqué de toutes pièces pour anéantir les plus faibles pouvaient leur être destiner.

Aujourd’hui le tableau affiche 2121 détenus au compteur pour une prison construite  au maximum pour 660 personnes.  Les bâtiments mesurent 07 sur 06 mètres pour 90 détenus.

Prison Lomé 002

 

Plus terrible, le quartier du genre (notamment des femmes) prévu pour 40 pensionnaires soit 10 pensionnaires par bâtiments compte aujourd’hui 100 détenues, avec seulement deux W.C douches pour les 100 femmes.  Le bâtiment des dames n’a pratiquement pas de cour. A peine 4 mètres de la porte du bâtiment au mur de la clôture. Pas d’ombre, pas d’arbres. Elles s’agglutinent à longueur de journée pour vivre l’enfer la nuit.

 

« C’est le calvaire toutes les nuits. Nous sommes obligées de faire nos besoins dans les pots devant nos codétenues car nous n’avons pas de toilettes. Ces pots restent fermées de 17H30 à 6h du matin », nous a confié décontenancée une détenue. Plus touchant, les femmes qui ont des enfants sont dans les mêmes conditions.

 

Pire celles qui accouchent à l’hôpital, reviennent passées la nuit avec le nouveau né dans ces conditions inhumaines.

 

Le cabanon, (bâtiment où sont soignés les détenus à CHU Sylvanus Olympio) compte plus de 65 malades, une salle aménagée pour 15 patients au maximum.

 

La situation en ce moment est très peu reluisante et alarmante. Depuis bientôt trois mois, le nouveau corps de Sécurité de l’Administration Pénitentiaire (SAP) à pris la place des Gardiens de Préfectures (GP). Un tel chamboulement avait pour objectif de réduire le phénomène de racket des visiteurs et les autres pratiques de corruption comme dénoncer  d’ailleurs dans le dernier rapport du HCDH que les autorités togolaises ont finir par approuver du bout des lèvres.

Pour tous ceux qui visitent les prisons, ils savent qu’au niveau de celle de Lomé il faut payer 200 f CFA avant d’avoir accès aux détenus. Avec les nouveaux agents qui ont visiblement dépassé les GP dans les pratiques de rackets, il faut y ajouter entre 500 et 100f  au second stade où se déroulent les fouilles. Pour avoir accès au grand bâtiment un détenu est posté à ce portail avec un agent de la SAP et là il faut au minimum 200f pour ceux qui ne rouspètent pas.  

Maintenant pour qu’on puisse appeler le détenu auquel vous voulez rendre visite, il faut mettre dans la cagnotte 200F, si d’aventure vous êtes une délégation à venir rendre visite il faut multiplier les 200F par le nombre de personnes qui composent la délégation.

 

Les femmes, les personnes handicapées  et les personnes âgées autrefois ménagées par les GP sont traitées sans aucun respect. Les insultes, les écarts de langage et des comportements à la limite des agressions physiques sont légions et ceci de connivence avec les détenus qui se chargent de la sécurité. C’est le calvaire.

 

Plus énervant,  les attentes qui vont jusqu’à 2H de temps pour se voir refuser des fois la visite pour faute de carte d’identité ou d’autres motifs du genre.

Au  parloir, ce n’est un secret pour personne il  fait une chaleur caniculaire à cause de la surpopulation.

 

Le pouvoir qui a chanté a tue tête « nous avons décongestionné les prisons »,  doivent pouvoCatégoriesir expliquer comment la prison de Lomé compte  2121 détenus contre environ 2000 l’année dernière. Dans tous les cas une prison de 600 détenus ne peut contenir plus de 2000 personnes et  les autorités togolaises vont crier à l’amélioration de la vie carcérale comme c’est le cas de certains ministres zélés qui ont tenté de  défendre le gouvernement à la publication du rapport du HCDH.

 

Les faits sont têtus, la réalité est là, images à l’appui. La prison au Togo c’est bel et bien l’enfer.

 

Sources:FabbiKouassi 

 

 

 

Crime organisé:la mafia juive en France et le marché des drogues lourdes

 

Une photo rare dans les journeaux,en France : un juif sioniste mafieux en état d'arrestation.
Une photo rare dans les journeaux,en France : un juif sioniste mafieux en état d’arrestation.

Le 27 novembre 2010, après plusieurs semaines d’enquête, la police judiciaire parisienne a mis la main sur cent-dix kilos de cocaïne en provenance de Colombie (7 millions d’euros à la revente au détail). La drogue était stockée dans un luxueux appartement de Neuilly-sur-Seine en travaux. Sa propriétaire, absente, est une princesse saoudienne, qui a rapidement été mise hors de cause. Outre la drogue, les policiers ont également saisi près de 170 000 euros en liquide lors des différentes perquisitions qui ont eu lieu, ainsi que des vêtements et des objets de luxe.

Deux hommes et deux femmes ont été placés en garde à vue. L’un d’entre eux est de nationalité iranienne ; l’autre est de nationalité vénézuélienne, selon Libération. Le Figaro précise que quatre personnes ont été arrêtées : « un Vénézuélien, un Iranien et deux Français, dont une femme, compagne du chef de réseau, et un homme “bien inséré”, qui réside dans le XVIe arrondissement de Paris. Deux autres Français, mêlés à ce trafic, sont en fuite. »

En juillet 2010, les douaniers de Roissy avaient déjà saisi, dans un bagage non accompagné, 134 kilos de cocaïne dans un avion en provenance de Bogota. En juin, les douanes avaient réalisé la saisie de cocaïne la plus importante de leur histoire en découvrant 1,39 tonne de cocaïne sur un voilier, près des côtes de la Martinique.

Le 14 avril 2010 avait aussi eu lieu une grosse prise de drogue en Espagne : 814 kilos de cocaïne saisis dans un vrai faux camion du Paris-Dakar doté de 32 double-fonds. Le véhicule, couvert d’autocollants et de logos de grandes marques, avait été transformé pour faire croire à sa participation au Rallye Paris-Dakar comme camion ravitailleur, et avait suivi l’ensemble du parcours de la course. Il y avait même, à l’intérieur, des publicités qui étaient distribuées aux foules en liesse à chaque étape. La cocaïne avait été chargée au point de départ du Rallye, près de Buenos-Aires en Argentine, qui accueillait cet hiver le Paris-Dakar, et devait être acheminée à Ibiza, dans les Baléares, via le port de Bilbao.

Curieusement, la presse occidentale ne livre quasiment jamais les noms des trafiquants, sauf exception. Le magazine Times du 18 novembre 2009, par exemple, nous apprenait qu’un rabbin de Manchester, Baruch Chalomish, 54 ans, passait en procès pour trafic de cocaïne. La police avait retrouvé chez lui plus de 100 grammes de coke, une balance pour la peser, des billets roulés pour la sniffer, des cartes bancaires pour la mettre en ligne et 17 000 livres de cash. Le rabbin Chalomish, membre de la communauté juive orthodoxe de Manchester, distribuait aussi la drogue à des jeunes prostituées en échange de “faveurs sexuelles”. A son procès, il apparut avec sa barbe et son chapeau de fourrure. Dans le box des accusés, un interprète lui traduisait en hébreu les propos des magistrats.

La presse israélienne est moins vigilante, semble-t-il. Dans le Haaretz du 15 mai 2009, on apprend qu’un juif hassidique de la communauté de Satmar, en Israël, a été condamné au Japon à huit années de prison pour trafic d’ecstatsy. Il était le plus jeune de trois étudiants juifs arrêtés l’année précédente avec 90 000 pilules dans leurs valises. Les deux autres, Yoel Goldstein and Yaakov Yosef Grinwald, attendaient toujours leur procès. Tout trois avaient été arrêtés en avril 2008 à l’aéroport de Tokyo, dans un avion venant d’Amsterdam.

Le 3 juin 2009, selon Haaretz, deux Israéliens avaient été arrêtés par la police anglaise avec pas moins de douze tonnes et demi (12,5 tonnes) de marijuana(environ cinquante millions de dollars). Moshe Kedar, un homme de 81 ans, et son complice Mordechai Hersch, 67 ans, avaient été appréhendés après une filature.

En novembre 2008, un citoyen israélien d’une cinquantaine d’années était arrêté dans un appartement de Lima, au Pérou. Chez lui, les policiers avaient trouvé une demi-tonne de cocaïne. Son activité d’import-export de textile lui servait de couverture.

Le 4 septembre 2008, le tribunal correctionnel de Papeete avait condamné l’israélien Teiva Spector à dix ans d’emprisonnement pour un trafic de stupéfiants entre les Etats-Unis et Tahiti. L’homme avait aussi des passeports français et américain. Parmi les 18 autres prévenus, beaucoup étaient ressortis menottés et avaient été emmenés en prison, des mandats de dépôt ayant été prononcés à leur encontre. Ce réseau de trafiquants de drogues (ice et cocaïne) avait été baptisé par les médiats locaux, “Vahine connexion”, parce que Teiva Spector employait des femmes (“vahine”, en tahitien) pour faire transiter la drogue entre les Etats-Unis et Tahiti. Ces dernières, recrutées par son ex-concubine, condamnée à 8 ans d’emprisonnement, cachaient la drogue enroulée dans du film étirable entre deux culottes pour passer les frontières. Elles transportaient entre 300 et 500g d’ice ou de cocaïne et étaient rémunérées 8000 euros par passage. Ce vaste trafic, à l’échelle de Tahiti, se poursuivit de 2004 à 2006. C’est le contrôle douanier d’une des prévenues à l’aéroport international de Tahiti-Faa’a, en juillet 2006, qui avait fait tomber le réseau.

En février 2008, le rabbin hassidique Simcha Aschlag et son assistant, avaient été arrêtés à l’aéroport de Roissy. Ils transportaient dans leurs valises quelques 20 kilos de drogues. Le rabbin, petit fils de Yehuda Leiv Ha-Levi Ashlag, célèbre commentateur du Zohar, était assigné à résidence à Paris avec son complice. Mais au mois d’octobre, les représentants parisiens des avocats Yitzhak Osbicher et Moti Zivin parvinrent à obtenir du juge français leur libération provisoire afin qu’il puissent se rendre en Israël pour les fêtes, et ce, sans apporter aucune garantie de leur retour en France !

Nous ne prétendons pas que les malfrats juifs soient les seuls à faire du trafic international de drogue, mais enfin, certains signes permettent de supposer qu’ils sont en situation dominante. Le trafic d’ecstasy, en tout cas, est bel et bien un monopole de la mafia juive. Il suffit de voir les noms et les passeports de tous ceux qui ont été arrêtés, aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Afrique du Sud ou en Australie. S’ils s’étaient appelés Martin ou Pont l’Evêque, les coupables auraient eu le droit au journal de vingt heures, avec leurs tronches de blondinets en gros sur l’écran. S’ils s’étaient appelés Mohammed ou Aristide N’Goulou, la presse aurait discrètement cité leur nom avec quelques jours de retard. Mais quand les trafiquants internationaux s’appellent Shapiro, Lasry, Goldblum ou Rappaport, tous les journalistes du système la mettent en veilleuse.

Le fait est que les gros trafiquants de drogue internationaux sont des juifs ; les grands proxénètes internationaux sont des juifs ; les grands escrocs internationaux sont des juifs ; les grands négociants de matières premières sont des juifs, etc. Il  a fallu six livres de 400 pages à l’écrivain Hervé  Ryssen  pour tenter de faire le tour de la question. Et encore… Il s’est arrêté à mi-chemin !

SOURCES: HERVÉ RYSSEN

VOIR LES VIDÉOS:

 

 

 

 

Fukushima Information censurée:des explosions nucléaires souterraines à Fukushima auraient eues lieu

Fukushima  top radiation 002

 

 

 

De source russe, plusieurs explosions nucléaires se sont produites sous la centrale de Fukushima Daiichi le 31 décembre 2013, cette information gravissime a été publiée par le Bureau du Président de la Fédération de Russie, qui a tout de suite classée la centrale au niveau le plus élevé qu’il soit, selon leurs propres mots « Importance particulière, ce, immédiatement, et en toute urgence ».

 Une série d’explosions nucléaires souterraine s’est produite le 31 décembre, a confirmé le Ministère de la Défense russe (MoD) 
Depuis le 12 mars 2011, des quantités importantes de matières radioactives s’échappent de la centrale de Fukushima, plus grande catastrophe depuis Tchernobyl, et c’est la seconde fois avec cette dernière que l’évènement a été classé au plus haut niveau, le 7. 

Selon ce rapport, le ministère de la Défense a détecté deux explosions atomiques souterraines de  » bas niveau  » dans la zone de la catastrophe de Fukushima, le 31 Décembre, la première explosion mesurée à 5.1 d’intensité, suivie d’une plus petite évaluée à 3,6 sur l’échelle de Richter. 

Le ministère de la Défense indique par ailleurs que l’événement de magnitude 5,1 correspond à l’équivalent de 0,0005 mégatonnes de TNT, l’événement de magnitude 3,6, lui, serait égal à 0,0000005. 
A titre de comparaison, le ministère de la Défense affirme que la bombe atomique larguée sur Hiroshima en 1945 par les États-Unis représente 16 kilotonnes, soit 0.016 mégatonnes de TNT,  ou un séisme de magnitude 6 sur l’échelle ouverte de Richter. 

Il est important de signaler, ainsi qu’il l’est noté dans le rapport russe, que l’architecte du réacteur 3 de Fukushima Daiichi, Uehara Haruo, avait averti le 17 Novembre 2011 qu’une explosion hydrovolcanique  était  » inévitable  » en raison de combustible atomique fondu qui s’échappe de la cuve de stockage. 
Le ministère de la Défense signale que ces deux explosions nucléaires se sont produites après l’apparition mystérieuses d’un panache de fumée le 19 décembre 2013, mais aussi le 24 , le 25, et le 27 Décembre , confirmée par un rapport  de Tokyo Electric Power Company ( TEPCO ) sur son site Internet . 

Les Etats-Unis semblent avoir eu échos de la tragédie imminente, en témoigne l’achat plus tôt dans le mois (6 Décembre ) de 14 millions de doses d’iodure de potassium , un composé qui protège le corps contre l’empoisonnement radioactif à la suite d’accidents nucléaires graves, ces doses seront livrées février 2014. 
Pour conclure, ce rapport alarmant met en garde à la fois l’humanité mais aussi la biodiversité. Il affirme que les conséquences vont être planétaires. (…Lire la suite sur WIKISTRIKE)