Selon Justin Trudeau,il ne faut pas qualifier les mutilations féminines de barbares

 

Justin Trudeau a déclaré qu’il ne fallait pas qualifier les mutilations génitales féminines de barbares parce que cela blessait les sentiments des musulmans.
1. L’obséquiosité de l’accommodant qui consiste à se censurer et à prévenir les attentes de la communauté visée, attentes qu’elle n’a même plus besoin de formuler.
2- L’essentialisation qui mène à penser que l’excision est une exigence religieuse musulmane. Elle n’existe pas en Algérie ou au Maroc.
3- Le relativisme qui interdit de porter un jugement : ce n’est pas parce qu’une pratique est culturelle qu’elle bénéfice d’un sauf conduit universel, d’une immunité. Oui l’excision est barbare.
4- l’excision est barbare en elle même et non parce qu’elle se réalise dans des conditions terribles. Parce que dans ce cas, il suffirait de l’autoriser et de la faire pratiquer dans un bloc opératoire et sous anesthésie. Elle est barbare parce qu’elle est en dehors de la civilisation, de la conception de la vie bonne la plus répandue.
5- la nouvelle toise juridique et philosophique est le sentiment personnel qu’il ne faut pas blesser. Plus d’hétéronomie des lois, c’est le petit cœur des gens qu’il faut épargner , le petit cœur de la communauté.

Ne vous y trompez pas. L’excision sera bientôt admise, par mithridatisation : c’est le combat des islamistes et des accommodants. Pour les mêmes raisons que celles invoquées pour défendre le voilement : la tolérance, le respect de l’altérité, le choix libre, le refus de l’universalité de nos valeurs. Cette admission débute par le refus de juger, le refus de nommer, le refus de condamner.

TEXTE PAR fatiha boudjahlat

 

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