Des Citoyens bel et bien vivants, mais déclarés décédés par leurs gouvernements

Chaque année, des centaines de Canadiens sont déclarés décédés alors qu’ils sont bel et bien vivants. Une grande partie de ces erreurs provient du fait que l’Agence du revenu du Canada (ARC) n’exige plus de certificat de décès.

Reg Kane assis à une table et en train de regarder un document de l’Agence du revenu du Canada qui le déclare décédé

 

Reg Kane du Cap-Breton en Nouvelle-Écosse a été victime d’une telle erreur. Une faute est survenue lorsqu’il a fait sa déclaration d’impôt en son propre nom et au nom de son épouse alors décédée. Il a joint à la déclaration le certificat de décès de son épouse, mais une erreur dans le système a eu pour conséquence de le déclarer décédé, lui aussi.

Un seul appel à l’Agence du revenu suffit pour les informer du décès d’un citoyen.  Cette situation est unique puisque la norme au pays est d’obtenir un certificat avant de déclarer officiellement le décès de quelqu’un.

Les conséquences d’une fausse déclaration de décès sont énormes et peuvent causer beaucoup de stress. Une personne dans cette fâcheuse situation doit faire une longue démarche bureaucratique ardue pour redevenir un citoyen vivant.

En 2014, l’ombudsman de l’agence fédérale Paul Dubé a publié un rapport dans lequel il a répertorié 5489 cas de faux décès déclarés par l’ARC entre 2007 et 2013.

L’Agence du revenu du Canada précise que les erreurs sont en forte baisse et affirme corriger l’erreur en 48 heures.*


En France:même situation

Une habitante du Maine-et-Loire a reçu  en 2015 un courrier des Impôts, pour prévenir ses descendants que les prélèvements étaient suspendus, pensant qu’elle était décédée

Ne plus payer d’impôts pourrait s’avérer être un vrai soulagement. Sauf lorsqu’on apprend que les finances publiques cessent les prélèvements parce qu’elles sont persuadées que vous êtes décédé. C’est l’histoire insolite qui est arrivée à Anita. Cette habitante de Bouzillé (Pays de la Loire) a reçu deux courriers de la Direction Générale des finances publiques.  

Anita découvre sur l’enveloppe la mention, « A l’attention de sa succession », rapporte Ouest-France. Cette habitante du Maine-et-Loire n’en revient pas et s’est rendue illico presto le mardi à la trésorerie. Celle-ci a reconnu l’erreur et exigé la reprise des prélèvements.  

Des erreurs d’homonymie

La Direction Générale des Finances Publiques du Maine-et-Loire lui a promis de lui présenter des excuses en bonne et due forme. Elle invoque une « erreur d’homonymie ». L’agent aurait, par erreur, choisi son nom de famille à la place de celui de la personne réellement décédée.  

Le cas d’Anita n’est pourtant pas exceptionnel. Jean-Philippe Ghiglione, artiste et habitant de Biot en région Paca, a découvert en octobre dernier que l’administration fiscale l’avait déclaré mort en 2010. En 2013, des erreurs avaient également été commises à Toulouse et dans le Doubs.  

 


*D’après des informations de Yvonne Colbert, CBC News

 

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Pour Elon Musk, le revenu universel est nécessaire face aux avancées de la robotique

Le revenu universel s’impose-t-il face à la montée en puissance de l’automatisation ? Oui, d’après le fondateur de SpaceX.

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Elon Musk est l’une des principales figures de l’innovation technologique de nos jours, notamment dans le domaine des intelligences artificielles. Pour lui, la révolution est en marche et va inexorablement se poursuivre dans les prochaines années. L’Homme va devoir se résoudre à s’adapter à la vie avec les automates. Si une telle vision a de quoi inquiéter face aux millions d’emplois déjà détruits et à ceux qui doivent encore l’être dans les années à venir, l’ingénieur défend aussi une proposition compensatoire : l’instauration d’un revenu de base.

En effet, selon lui, la solution économique à cette réalité du monde moderne pourrait simplement être de rémunérer les Hommes indépendamment du fait qu’ils aient un travail ou non. Ce système de redistribution des richesses n’est donc rien d’autre quele revenu universel qui fait actuellement débat en France.

Cette position, Elon Musk la défend déjà depuis plusieurs mois, et il l’a encore réitérée cette semaine à l’occasion du Sommet sur la gouvernance mondiale qui s’est tenu du 12 au 14 février 2017 à Dubaï. D’après ses propos repris par fastcompany, les avancées de l’automatisation font « qu’il y aura de moins en moins d’emplois qu’un robot n’arrivera pas à mieux maîtriser ».

 

Il ne le dit pas avec enthousiasme, mais se veut réaliste : « Je veux être clair. Ce ne sont pas des choses que je souhaite voir arriver. Mais si mon évaluation est correcte, elles vont probablement se produire ».

Que devons-nous faire face une telle réalité ? À ce propos, le fondateur de SpaceX « pense qu’une certaine forme de revenu universel de base va être nécessaire ». Mais cela soulèvera selon lui un autre problème, puisqu’il s’interroge aussi sur le sens que les gens donneront à leur vie s’ils ne sont plus tenus de travailler pour gagner leur vie.

« Cela engendrera un défi beaucoup plus complexe. Comment les gens vont-ils donner un sens à leur vie ? Beaucoup se réalisent à travers leur emploi. Donc, si vous n’avez plus besoin d’un travail pour vivre, quel sens donnerez-vous à votre existence ? Vous sentirez-vous inutile ? C’est un problème beaucoup plus difficile à résoudre », conclut l’homme qui veut envoyer les humains coloniser la planète Mars.


HORS TEXTE

Elon Musk a raison car voici 5 métiers qui vont être remplacé par des robots

 

Cela fait des décennies que le monde du travail est reconfiguré par l’automatisation. Les robots, de plus en plus sophistiqués, sont plus que jamais capables de remplacer les Hommes dans plusieurs types de métiers.

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Un rapport du Forum économique mondial indiquait tout récemment que d’ici 2020, près de 7,1 millions d’emplois pourraient être menacés à cause de la redondance et de l’automatisation.

Si les travaux manuels étaient davantage mis à mal, les métiers dont les tâches sont intellectuelles le sont également de plus en plus, avec de nouveaux types de robots humanoïdes qui sont aujourd’hui plus intelligents que jamais. Les métiers demandant de forts contenus décisionnels, de la créativité et de l’intelligence sociale semblent être ceux qui sont les plus susceptibles de résister à la concurrence des automates.

Voici cinq métiers où les robots pourraient remplacer les Hommes :

Chauffeur / conducteur

Les géants de la technologie ont beaucoup investi dans les voitures autonomes ces dernières années, et les projets dans ce domaine sont aujourd’hui arrivés à maturité. Des entreprises proposent déjà des services de taxi sans pilote. C’est le cas de Uber à Pittsburgh, aux États-Unis ou de nuTonomy à Singapour. Ces dernières comptent d’ailleurs augmenter le nombre de leurs voitures sans pilote dans les prochaines années. NuTonomy espère même se passer de chauffeurs d’ici 2018.

Serveur

Les robots humanoïdes sont maintenant à notre service. En chine, de plus en plus de restaurants font la part belle aux robots-serveurs, et ce, au détriment de la main d’œuvre humaine. Ces robots jouent même déjà dans certains cas le rôle de cuisiniers. Cette tendance pourrait se généraliser dans les années à venir, d’autant plus que des entreprises proposent déjà plusieurs modèles de robots-serveurs à la vente.

Ouvrier magasinier

Charger, transporter ou décharger des marchandises, cela fait un moment que les robots savent bien le faire. Certaines entreprises, dont le géant Amazon ont d’ailleurs progressivement remplacé les ouvriers humains par des robots dans leurs centres de stockage.

Livreur

Le développement fulgurant des drones ne vous a certainement pas échappé. Leur utilisation dans le civil permet à de nombreux services de transport et de livraison de marchandises d’y avoir recours. Amazon est ici aussi l’une des sociétés qui s’activent le plus. Elle teste déjà depuis quelques années l’utilisation des drones pour la livraison à domicile de ses commandes. Il ne va peut-être pas falloir attendre longtemps pour voir les drones-livreurs nous envahir.

Téléconseiller

Beaucoup de téléconseillers aujourd’hui ne sont pas humains. Dans certains cas, comme vous l’avez surement déjà expérimenté, il n’y a pas un interlocuteur humain à l’autre bout de la ligne, mais des enregistrements organisés de sorte à répondre à vos préoccupations de manière précise. Tout ce que vous avez à faire est de suivre des instructions. Ex : « appuyez sur » 1 « pour plus d’informations », etc.

Mais dans les années à venir, il pourrait ne plus s’agir de naviguer entre plusieurs instructions déjà enregistrées, mais plutôt d’échanger directement avec une intelligence artificielle. C’est déjà le cas chez le géant IBM qui a développé un super-ordinateur baptisé Watson pour gérer une partie des standards téléphoniques.

Watson est composé de 2887 processeurs et dispose d’une mémoire de 16 téraoctets. Il est conçu pour gérer des conversations et fournir des réponses d’une précision impressionnante. Le dispositif a déjà été intégré aux services de téléconseillers de plusieurs grandes entreprises dont les banques ANZ (Australie) et Royale du Canada. Il prend en charge une bonne partie des appels reçus.

Voilà bien qui montre que le monde du travail est en constante mutation, ce qui nous amène à penser que ceux qui parlent aujourd’hui de l’instauration d’un revenu universel n’ont peut-être pas tort. Si les robots bossent déjà à la place des Hommes, on pourrait bien payer ces derniers à ne rien faire, non ?