La fin annoncée de la civilisation industrielle: une mosaïque d’effondrements politiques et sociaux

Un jour,les déserts prendront le dessus.
Un jour,les déserts prendront le dessus.

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ». Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

 

Pablo Servigne et Raphaël Stevens : [1] La naissance du livre est l’aboutissement de quatre années de recherche. Nous avons fusionné des centaines d’articles et d’ouvrages scientifiques : des livres sur les crises financières, sur l’écocide, des ouvrages d’archéologie sur la fin des civilisations antiques, des rapports sur le climat… Tout en étant le plus rigoureux possible. Mais nous ressentions une forme de frustration : quand un livre aborde le pic pétrolier (le déclin progressif des réserves de pétrole puis de gaz), il n’évoque pas la biodiversité ; quand un ouvrage traite de l’extinction des espèces, il ne parle pas de la fragilité du système financier… Il manquait une approche interdisciplinaire. C’est l’objectif du livre.

Au fil des mois, nous avons été traversés par de grandes émotions, ce que les anglo-saxons appellent le « Oh my god point » (« Oh la vache ! » ou « Oh mon dieu ! »). On reçoit une information tellement énorme que c’en est bouleversant. Nous avons passé plusieurs « Oh my god points », comme découvrir que notre nourriture dépend entièrement du pétrole, que les conséquences d’un réchauffement au-delà des 2°C sont terrifiantes, que les systèmes hautement complexes, comme le climat ou l’économie, réagissent de manière abrupte et imprévisible lorsque des seuils sont dépassés. Si bien que, à force de lire toutes ces données, nous sommes devenus catastrophistes. Pas dans le sens où l’on se dit que tout est foutu, où l’on sombre dans un pessimisme irrévocable. Plutôt dans le sens où l’on accepte que des catastrophes puissent survenir : elles se profilent, nous devons les regarder avec courage, les yeux grand ouverts. Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide.

Comparatif entre les prévisions du Club de Rome de 1972 et la situation actuelle en matière d’épuisement des ressources, de production agricole et industrielle, d’accroissement de la population, d’augmentation de la déforestation et de la pollution globale...
Comparatif entre les prévisions du Club de Rome de 1972 et la situation actuelle en matière d’épuisement des ressources, de production agricole et industrielle, d’accroissement de la population, d’augmentation de la déforestation et de la pollution globale…

Pic pétrolier, extinction des espèces, réchauffement climatique… Quelles sont les frontières de notre civilisation « thermo-industrielle » ?

Nous avons distingué les frontières et les limites. Les limites sont physiques et ne peuvent pas être dépassées. Les frontières peuvent être franchies, à nos risques et périls. La métaphore de la voiture, que nous utilisons dans le livre, permet de bien les appréhender. Notre voiture, c’est la civilisation thermo-industrielle actuelle. Elle accélère de manière exponentielle, à l’infini, c’est la croissance. Or, elle est limitée par la taille de son réservoir d’essence : le pic pétrolier, celui des métaux et des ressources en général, le « pic de tout » (Peak Everything) pour reprendre l’expression du journaliste états-unien Richard Heinberg. A un moment, il n’y a plus suffisamment d’énergies pour continuer. Et ce moment, c’est aujourd’hui. On roule sur la réserve. On ne peut pas aller au-delà.

 

Ensuite, il y a les frontières. La voiture roule dans un monde réel qui dépend du climat, de la biodiversité, des écosystèmes, des grands cycles géochimiques. Ce système terre comporte la particularité d’être un système complexe. Les systèmes complexes réagissent de manière imprévisible si certains seuils sont franchis. Neuf frontières vitales à la planète ont été identifiées : le climat, la biodiversité, l’affectation des terres, l’acidification des océans, la consommation d’eau douce, la pollution chimique, l’ozone stratosphérique, le cycle de l’azote et du phosphore et la charge en aérosols de l’atmosphère.

Sur ces neuf seuils, quatre ont déjà été dépassés, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité, la déforestation et les perturbations du cycle de l’azote et du phosphore. L’Europe a par exemple perdu la moitié de ses populations d’oiseaux en trente ans (lire ici). La biodiversité marine est en train de s’effondrer et les premières « dead zones » (zones mortes) apparaissent en mer. Ce sont des zones où il n’y a carrément plus de vie, plus assez d’interactions du fait de très fortes pollutions (voir ici). Sur terre, le rythme de la déforestation demeure insoutenable [2]. Or, quand nous franchissons une frontière, nous augmentons le risque de franchissement des autres seuils. Pour revenir à notre métaphore de la voiture, cela correspond à une sortie de route : nous avons transgressé les frontières. Non seulement nous continuons d’accélérer, mais en plus nous avons quitté l’asphalte pour une piste chaotique, dans le brouillard. Nous risquons le crash.

Quels sont les obstacles à la prise de conscience ?

Il y a d’abord le déni, individuel et collectif. Dans la population, il y a ceux qui ne savent pas : ceux qui ne peuvent pas savoir par absence d’accès à l’information et ceux qui ne veulent rien savoir. Il y a ceux qui savent, et ils sont nombreux, mais qui n’y croient pas. Comme la plupart des décideurs qui connaissent les données et les rapports du GIEC, mais n’y croient pas vraiment. Enfin, il y a ceux qui savent et qui croient. Parmi eux, on constate un éventail de réactions : ceux qui disent « à quoi bon », ceux qui pensent que « tout va péter »…

Civilisation 1

L’alerte sur les limites de la croissance a pourtant été lancée il y a plus de 40 ans, avec le rapport du physicien américain Dennis Meadows pour le Club de Rome (1972). Comment expliquer cet aveuglement durable des « décideurs » ?

Quand un fait se produit et contredit notre représentation du monde, nous préférons déformer ces faits pour les faire entrer dans nos mythes plutôt que de les changer. Notre société repose sur les mythes de la compétition, du progrès, de la croissance infinie. Cela a fondé notre culture occidentale et libérale. Dès qu’un fait ne correspond pas à ce futur, on préfère le déformer ou carrément le nier, comme le font les climatosceptiques ou les lobbies qui sèment le doute en contredisant les arguments scientifiques.

Ensuite, la structure de nos connexions neuronales ne nous permet pas d’envisager facilement des évènements de si grande ampleur. Trois millions d’années d’évolution nous ont forgé une puissance cognitive qui nous empêche d’appréhender une catastrophe qui se déroule sur le long terme. C’est l’image de l’araignée : la vue d’une mygale dans un bocal provoque davantage d’adrénaline que la lecture d’un rapport du GIEC ! Alors que la mygale enfermée est inoffensive et que le réchauffement climatique causera potentiellement des millions de morts. Notre cerveau n’est pas adapté à faire face à un problème gigantesque posé sur le temps long. D’autant que le problème est complexe : notre société va droit dans le mur, entend-on. Ce n’est pas un mur. Ce n’est qu’après avoir dépassé un seuil – en matière de réchauffement, de pollution, de chute de la biodiversité – que l’on s’aperçoit que nous l’avons franchi.

Ne pouvons-nous pas freiner et reprendre le contrôle de la voiture, de notre civilisation ?

Notre volant est bloqué. C’est le verrouillage socio-technique : quand une invention technique apparaît – le pétrole et ses dérivés par exemple –, elle envahit la société, la verrouille économiquement, culturellement et juridiquement, et empêche d’autres innovations plus performantes d’émerger. Notre société reste bloquée sur des choix technologiques de plus en plus inefficaces. Et nous appuyons à fond sur l’accélérateur car on ne peut se permettre d’abandonner la croissance, sauf à prendre le risque d’un effondrement économique et social. L’habitacle de notre voiture est aussi de plus en plus fragile, à cause de l’interconnexion toujours plus grande des chaînes d’approvisionnement, de la finance, des infrastructures de transport ou de communication, comme Internet. Un nouveau type de risque est apparu, le risque systémique global. Un effondrement global qui ne sera pas seulement un simple accident de la route. Quelle que soit la manière dont on aborde le problème, nous sommes coincés.

Les manières dont l’effondrement pourraient se produire et ce qui restera de la civilisation post-industrielle est abondamment représentée au cinéma – d’ Interstellar à Mad Max en passant par Elysium – ou dans des séries commeWalking Dead. Cet imaginaire est-il en décalage avec votre vision du « jour d’après » ?

Parler d’effondrement, c’est prendre le risque que notre interlocuteur s’imagine immédiatement Mel Gibson avec un fusil à canon scié dans le désert. Parce qu’il n’y a que ce type d’images qui nous vient. Nos intuitions ne mènent cependant pas à un monde version Mad Max, mais à des images ou des récits que nous ne retrouvons que trop rarement dans les romans ou le cinéma. Ecotopia, par exemple, est un excellent roman utopiste d’Ernest Callenbach. Publié aux États-Unis en 1975, il a beaucoup inspiré le mouvement écologiste anglo-saxon, mais n’est malheureusement pas traduit en français. Nous ne pensons pas non plus que ce sera un avenir à la Star Trek : nous n’avons plus suffisamment d’énergies pour voyager vers d’autres planètes et coloniser l’univers. Il est trop tard.

Il y a une lacune dans notre imaginaire du « jour d’après ». L’URSS s’est effondrée économiquement. La situation de la Russie d’aujourd’hui n’est pas terrible, mais ce n’est pas Mad Max. A Cuba, le recours à l’agroécologie a permis de limiter les dégâts. Mad Max a cette spécificité d’aborder un effondrement à travers le rôle de l’énergie, et de considérer qu’il restera encore assez de pétrole disponible pour se faire la guerre les uns contre les autres. Les scientifiques s’attendent bien à des évènements catastrophistes de ce type. Dans la littérature scientifique, l’apparition de famines, d’épidémies et de guerres est abordée, notamment à travers la question climatique. L’émigration en masse est déjà là. Il ne s’agit pas d’avoir une vision naïve de l’avenir, nous devons rester réalistes, mais il y a d’autres scénarios possibles. A nous de changer notre imaginaire.

Existe-t-il, comme pour les séismes, une échelle de Richter de l’effondrement ?

Nous nous sommes intéressés à ce que nous apprennent l’archéologie et l’histoire des civilisations anciennes. Des effondrements se sont produits par le passé, avec l’Empire maya, l’Empire romain ou la Russie soviétique. Ils sont de différentes natures et de degrés divers. L’échelle réalisée par un ingénieur russo-américain, Dmitry Orlov, définit cinq stades de l’effondrement : l’effondrement financier – on a eu un léger aperçu de ce que cela pourrait provoquer en 2008 –, l’effondrement économique, politique, social et culturel, auxquels on peut ajouter un sixième stade, l’effondrement écologique, qui empêchera une civilisation de redémarrer. L’URSS s’est, par exemple, arrêtée au stade 3 : un effondrement politique qui ne les a pas empêchés de remonter la pente. Les Mayas et les Romains sont allés plus loin, jusqu’à un effondrement social. Cela a évolué vers l’émergence de nouvelles civilisations, telle l’entrée de l’Europe dans le Moyen Âge.

Quels sont les signes qu’un pays ou une civilisation est menacé d’effondrement ?

Il y a une constante historique : les indicateurs clairs de l’effondrement se manifestent en premier lieu dans la finance. Une civilisation passe systématiquement par une phase de croissance, puis une longue phase de stagnation avant le déclin. Cette phase de stagnation se manifeste par des périodes de stagflation et de déflation. Mêmes les Romains ont dévalué leur monnaie : leurs pièces contenaient beaucoup moins d’argent métal au fil du temps. Selon Dmitry Orlov, nous ne pouvons plus, aujourd’hui, éviter un effondrement politique, de stade 3. Prenez le sud de l’Europe : l’effondrement financier qui a commencé est en train de muter en effondrement économique, et peu à peu en perte de légitimité politique. La Grèce est en train d’atteindre ce stade.

Autre exemple : la Syrie s’est effondrée au-delà de l’effondrement politique. Elle entame à notre avis un effondrement social de stade 4, avec des guerres et des morts en masse. Dans ce cas, on se rapproche de Mad Max. Quand on regarde aujourd’hui une image satellite nocturne de la Syrie, l’intensité lumineuse a diminué de 80% comparé à il y a quatre ans. Les causes de l’effondrement syrien sont bien évidemment multiples, à la fois géopolitiques, religieuses, économiques… En amont il y a aussi la crise climatique. Avant le conflit, des années successives de sécheresse ont provoqué des mauvaises récoltes et le déplacement d’un million de personnes, qui se sont ajoutées aux réfugiés irakiens, et ont renforcé l’instabilité.

Même simplifiée, cette classification des stades nous permet de comprendre que ce que nous sommes en train de vivre n’est pas un événement homogène et brutal. Ce n’est pas l’apocalypse. C’est une mosaïque d’effondrements, plus ou moins profonds selon les systèmes politiques, les régions, les saisons, les années. Ce qui est injuste, c’est que les pays qui ont le moins contribué au réchauffement climatique, les plus pauvres, sont déjà en voie d’effondrement, notamment à cause de la désertification. Paradoxalement, les pays des zones tempérées, qui ont le plus contribué à la pollution, s’en sortiront peut-être mieux.

Cela nous amène à la question des inégalités. « Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, le 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’OCDE. Quel rôle jouent les inégalités dans l’effondrement ?

Les inégalités sont un facteur d’effondrement. Nous abordons la question avec un modèle nommé « Handy », financé par la Nasa. Il décrit les différentes interactions entre une société et son environnement. Ce modèle montre que lorsque les sociétés sont inégalitaires, elles s’effondrent plus vite et de manière plus certaine que les sociétés égalitaires. La consommation ostentatoire tend à augmenter quand les inégalités économiques sont fortes, comme le démontrent les travaux du sociologue Thorstein Veblen. Cela entraîne la société dans une spirale consommatrice qui, au final, provoque l’effondrement par épuisement des ressources. Le modèle montre également que les classes riches peuvent détruire la classe des travailleurs – le potentiel humain –, en les exploitant de plus en plus. Cela fait étrangement écho aux politiques d’austérité mises en place actuellement, qui diminuent la capacité des plus pauvres à survivre. Avec l’accumulation de richesses, la caste des élites ne subit l’effondrement qu’après les plus pauvres, ce qui les rend aveugles et les maintient dans le déni. Deux épidémiologistes britanniques, Richard Wilkinson et Kate Pickett [3], montrent aussi que le niveau des inégalités a des conséquences très toxiques sur la santé des individus.

Le mouvement de la transition, très branché sur les alternatives écologiques, s’attaque-t-il suffisamment aux inégalités ?

Le mouvement de la transition touche davantage les classes aisées, les milieux éduqués et bien informés. Les classes précaires sont moins actives dans ce mouvement, c’est un fait. Dans le mouvement de la transition, tel qu’il se manifeste en France avec Alternatiba ou les objecteurs de croissance, la question sociale est présente, mais n’est pas abordée frontalement. Ce n’est pas un étendard. La posture du mouvement de la transition, c’est d’être inclusif : nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes tous concernés. C’est vrai que cela peut gêner les militants politisés qui ont l’habitude des luttes sociales. Mais cela permet aussi à beaucoup de gens qui sont désabusés ou peu politisés de se mettre en mouvement, d’agir et de ne plus se sentir impuissant.

Le mouvement de la transition est venu du Royaume-Uni où, historiquement, le recours à l’État providence est moins fort. « N’attendons pas les gouvernements, passons à l’action », est leur leitmotiv. Il s’agit de retrouver des leviers d’action là où une puissance d’agir peut s’exercer, sans les politiques ni l’État : une rue, un quartier, un village. Le rôle des animateurs du mouvement est de mettre chacun, individu ou collectif, en relation.

Le mouvement de la transition semble être configuré par les espaces où un citoyen peut encore exercer sa puissance d’agir : la sphère privée, sa manière de se loger ou de consommer, son quartier… Le monde du travail, où cette puissance d’agir est actuellement très limitée, voire empêchée, mais qui demeure le quotidien de millions de salariés, en est-il de fait exclu ?

Pas forcément. C’est ce qu’on appelle la « REconomy » : bâtir une économie qui soit compatible avec la biosphère, prête à fournir des services et fabriquer des produits indispensables à nos besoins quotidiens. Cela ne se fait pas seulement sur son temps libre. Ce sont les coopératives ou l’entrepreneuriat tournés vers une activité sans pétrole, évoluant avec un climat déstabilisé. Ce sont aussi les monnaies locales. Tout cela représente aujourd’hui des millions de personnes dans le monde [4]. Ce n’est pas rien.

La transition, c’est l’histoire d’un grand débranchement. Ceux qui bossent dans et pour le système, qui est en voie d’effondrement, doivent savoir que cela va s’arrêter. On ne peut pas le dire autrement ! Il faut se débrancher, couper les fils progressivement, retrouver un peu d’autonomie et une puissance d’agir. Manger, s’habiller, se loger et se transporter sans le système industriel actuel, cela ne va pas se faire tout seul. La transition, c’est un retour au collectif pour retrouver un peu d’autonomie. Personnellement, nous ne savons pas comment survivre sans aller au supermarché ou utiliser une voiture. Nous ne l’apprendrons que dans un cadre collectif. Ceux qui demeureront trop dépendants vont connaître de grosses difficultés.

Ce n’est pas un peu brutal comme discours, surtout pour ceux qui n’ont pas forcément la capacité ou la marge de manœuvre d’anticiper l’effondrement ?

La tristesse, la colère, l’anxiété, l’impuissance, la honte, la culpabilité : nous avons successivement ressenti toutes ces émotions pendant nos recherches. Nous les voyons s’exprimer de manière plus ou moins forte au sein du public que nous côtoyons. C’est en accueillant ces émotions, et non en les refoulant, que nous pouvons faire le deuil du système industriel qui nous nourrit et aller de l’avant. Sans un constat lucide et catastrophiste d’un côté, et des pistes pour aller vers la transition de l’autre, on ne peut se mettre en mouvement. Si tu n’es que catastrophiste, tu ne fais rien. Si tu n’es que positif, tu ne peux pas te rendre compte du choc à venir, et donc entrer en transition.

Comment, dans ce contexte, faire en sorte que l’entraide et les dynamiques collectives prévalent ?

Le sentiment d’injustice face à l’effondrement peut être très toxique. En Grèce, qui est en train de s’effondrer financièrement, économiquement et politiquement, la population vit cela comme une énorme injustice et répond par la colère ou le ressentiment. C’est totalement légitime. La colère peut être dirigée, avec raison, contre les élites, comme l’a montré la victoire de Syriza. Mais elle risque aussi de prendre pour cible des boucs émissaires. On l’a vu avec le parti d’extrême droite Aube dorée qui s’en prend aux étrangers et aux immigrés. Traiter en amont la question des inégalités permettrait de désamorcer de futures catastrophes politiques. C’est pour cela que les syndicats et les acteurs des luttes sociales ont toute leur place dans le mouvement de la transition.

Recueilli par Ivan du Roy


Notes

[1] Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Raphaël Stevens est expert en résilience des systèmes socio-écologiques. Ils sont tous les deux les auteurs deComment tout peut s’effondrer, Ed. du Seuil, avril 2015.

[2Entre 1995 et 2010, la planète a perdu en moyenne 10 hectares de forêt par minute, selon la FAO.

[3Voir leur livre, traduit en français : « Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous ».

[4Voir notre article précédent et vérifier nos cartes à la fin : (Comment transformer un paradis…)

 

 

 

L’humanité en danger:Le point de non-retour aurait été franchi et le réchauffement des océans ne peut plus être arrêté

Ce glacier qui fond dans une région nordique est un bel exemple du réchauffement global des océans. Ceci devrait suffire à lui seul pour décimer la population  du peuple des Humains de la Terre. Nous aurions franchi le point de non retour! Les responsables des entreprises capitalistes polluantes vont vous dire qu'ils sont désolé,donc on n'a plus rien à dire,Nous ,les esclaves!
Ce glacier qui fond dans une région nordique est un bel exemple du réchauffement global des océans.
Ceci devrait suffire à lui seul pour décimer la population du peuple des Humains de la Terre.
Nous aurions franchi le point de non retour!
Les responsables des entreprises capitalistes polluantes vont vous dire qu’ils sont désolé,donc on n’a plus rien à dire,Nous ,les esclaves!

Définition:

Un point de non-retour est dans un continuum spatiotemporel un lieu et/ou moment à partir duquel un évènement ou une action en cours ne peut plus être arrêtée, ou à partir duquel il devient impossible de revenir sur une décision.

Annoncée depuis la conférence de 1992 ,à Philadelphie,la fin de notre civilisation est de mieux en mieux annoncée et sa probabilité de plus en plus évidente.Si les protagonistes éhontés du néolibéralisme actuel,tels que ceux qui nous vantent les vertues du Plan Nord au Québec,l’importance de la croissance économique en se servant du pétrole comme moteur de développement partout en Occident,ou les défenseurs des alliances économiques comme l’ALENA ,par exemple,jouent à l’autruche devant le peuple en continuant le  mythe  de la croissance capitaliste infinie,les savants eux,viennent de donner une note très discordante à leur symphonie « bientôt » achevée:le réchauffement océanique.

Le réchauffement des océans est désormais imparable suite aux températures record de 2014. Voilà le constat annoncé, le 16 juillet 2015, par les scientifiques du monde entier dans le rapport intitulé «L’Etat du Climat». L’étude, qui a rassemblé 413 scientifiques de 58 pays, explique que les changements climatiques ont contribué à la montée des eaux, atteignants un niveau jamais égalé.

Les chercheurs révèlent également que les conséquences des températures océaniques élevées seront ressenties pendant des siècles, même si des efforts immédiats pour réduire les émissions de carbone étaient entrepris. «Même si nous pouvions geler l’effet de serre à son niveau actuel, la mer continuerait à se réchauffer pendant des siècles et des millénaires ; et ce réchauffement entrainera son expansion et donc son élévation», indique au Guardian, l’océanographe de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) Greg Johnson.

Le réchauffement océanique est installé à demeure

Partout où les températures océaniques sont anormalement chaudes, comme à l’Ouest de la côte étasunienne, l’excès de chaleur produit des hivers plus chauds, provoque des conditions de sécheresse, et fait fondre le manteau neigeux. Selon Tom Karl, le directeur des centres nationaux de l’information environnemental de la NOAA, ce surplus pourrait également déclencher de fortes tempêtes.

La capacité d’absorption des océans n’y changera rien. Même s’ils peuvent retenir 90% de l’excès de chaleur causé par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ils ne peuvent pas contrôler leur température. C’est pourquoi ils ont connu en 2014 des records de températures accompagnés d’une hausse de leurs niveaux de 6,7 centimètres par rapport à 1993. Greg Johnson utilise une métaphore pour illustrer le problème du réchauffement océanique : «C’est comme un train de marchandise. Il faut lui donner une grande impulsion pour le lancer. Mais il est en route maintenant et continuera à avancer longtemps après que nous ayons arrêté de pousser».


LE GIEC ARRIVE DANS LE  PORTRAIT…LA CATASTROPHE SE PROFILE À L’HORIZON

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« Les conclusions du GIEC s’appuient sur des données datant au mieux de 2005. Compte tenu de la lourdeur de cette organisation, qui réunit 2 500 chercheurs de 130 pays et dont l’ensemble des publications est soumis au consensus, le prochain rapport ne paraîtra pas avant 2014. Or « les dernières observations confirment que le pire des scénarios du GIEC est en train de se réaliser. Les émissions ont continué d’augmenter fortement et le système climatique évolue d’ores et déjà en dehors des variations naturelles à l’intérieur desquelles nos sociétés et nos économies se sont construites », a affirmé le comité scientifique de la conférence. Les prévisions du GIEC anticipent une hausse des températures comprises entre 1,1 °C et 6,4 °C à la fin du siècle par rapport à la période préindustrielle.

Stefan Rahmstorf a présenté une étude selon laquelle le niveau des océans pourrait augmenter dans une fourchette de 75 cm à 190 cm d’ici à 2100. Soit bien au-delà des prévisions du GIEC allant de 18 cm à 59 cm. Celles-ci – et le GIEC avait pris soin de le souligner – ne prenaient pas en compte l’évolution des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique. Or leur rôle serait en réalité majeur, au travers de la fonte des glaces mais surtout de leur « écoulement » dans la mer. « Ce phénomène est beaucoup plus massif et beaucoup plus rapide que nous ne le pensions », confirme Eric Rignot, professeur à l’UC Irvine en Californie.

Lucka Kajfez Bogataj, de l’université de Ljubljana (Slovénie), a épluché l’ensemble des études climatiques parues dernièrement. Elle conclut sans hésiter : « L’impact du réchauffement est plus précoce et plus rapide que prévu. » Entre 1990 et 2006, le monde a connu les treize années les plus chaudes depuis 1880, qui marque le début de l’ère industrielle, cite-t-elle en exemple. »

Les  immenses incendies de forêts au nord de la Saskatchewan  au Canada,ainsi qu'aux États-Unis et en Australie sont directement lié au réchauffement climatique.
Les immenses incendies de forêts au nord de la Saskatchewan au Canada,ainsi qu’aux États-Unis et en Australie sont directement lié au réchauffement climatique.

[…]  » Présent à Copenhague, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, n’est pas sorti de son devoir de réserve mais, à neuf mois de l’échéance, il a jugé « utile que cette conférence rappelle aux politiques qu’il existe une crise plus grave que la crise économique ». James Hansen, le célèbre climatologue de la NASA qui fut l’un des premiers à alerter en 1988 sur les dangers du réchauffement, a été plus direct : « Il faut que l’opinion soit sûre d’une chose. Les scientifiques sont clairs. Il n’existe pas de grosses incertitudes sur le film qui est devant nous. Et les politiques ne peuvent pas s’abriter derrière de prétendues inconnues pour ne pas agir. »

Selon Georges Monbiot, éditorialiste réputé au journal britannique The Guardian, concernant l’évolution du climat, il est temps de cesser de parler de « changement » pour décrire une catastrophe (13 mars 2009).

Plus récemment encore, le même Georges Monbiot annonce clairement la couleur: il faut cesser d’émettre du CO2 ou aller à la catastrophe (21 mars 2009): « Le monde ne s’adaptera pas et ne pourra pas s’adapter : la seule réponse adaptative à une pénurie mondiale de denrées alimentaires, c’est la faim. Des deux stratégies, c’est la réduction des émissions, et non pas l’adaptation, qui s’avère être l’option la plus réaliste, même elle si elle étire le concept de faisabilité jusqu’à ses limites. Comme le souligne Dieter Helm, l’action requise est aujourd’hui peu probable, mais « pas impossible. En fin de compte, c’est une question de bien-être humain et d’éthique. »

Oui, il est peut-être déjà trop tard – même si nous réduisions et d’éthique. »

Oui, il est peut-être déjà trop tard

– même si nous réduisions demain les émissions à zéro –

pour prévenir un réchauffement de plus de deux degrés, mais nous ne pouvons pas nous comporter comme si c’était le cas. Car ainsi nous rendrions cette prédiction certaine. Aussi difficile ce combat soit-il, aussi improbable ses chances de succès soient-elles, nous ne pouvons nous permettre de renoncer.

En clair, les scientifiques ont fait leur travail. Aux politiques maintenant de faire le leur…mais croyez-vous que les politiciens vont bouger?

LA SONNETTE D’ALARME EST LANCÉE DEPUIS LONGTEMPS

 Les experts mondiaux du climat présentent vendredi de nouvelles preuves de l’ampleur du réchauffement dans un rapport, destiné à guider les Etats vers un grand accord international sur le climat en 2015.

Les Maldives sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique.
Les Maldives sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique.

Leur objectif est de contenir le réchauffement climatique sous le seuil de +2°C depuis l’époque pré-industrielle. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), réuni à Stockholm, devait finaliser son rapport destiné à guider les pays vers un grand accord international en 2015. 

Le Giec, co-lauréat du prix Nobel de la paix en 2007, devait  présenter en 2013  le « résumé pour décideurs » du premier volet de son nouvel état des lieux, portant sur les aspects purement scientifiques. Deux volumes (sur les impacts possibles par secteur et par région et les moyens de les atténuer) devaient suivre  au printemps 2014 avant une synthèse en octobre 2014.

Les innondations se multiplient depuis quelques années...partout dans le monde.
Les innondations se multiplient depuis quelques années…partout dans le monde.

Après l’échec du sommet de Copenhague en 2009, ces signaux d’alerte sont susceptibles de relancer les négociations internationales sur le climat. Un nouvel accord global est promis pour 2015 .

+0,8°C depuis le début du XXe siècle

« Les preuves scientifiques du (…) changement climatique se sont renforcées année après année, laissant peu d’incertitudes à part ses graves conséquences« , a rappelé lundi le président du Giec, Rajendra Pachauri. Alors que la planète s’est déjà réchauffée d’environ 0,8°C depuis le début du XXe siècle, les conclusions du Giec risquent de mettre en lumière le peu de marge dont disposent les pays pour rester sous la barre des 2°C.

Reposant sur les contributions de 250 scientifiques et des études déjà publiées, le premier volume devrait confirmer la responsabilité de l’homme, revoir à la hausse la montée attendue du niveau de la mer et l’intensification de certains événements extrêmes dans certaines régions, comme les vagues de chaleur ou les fortes pluies par exemple. 

Ralentissement de la hausse depuis 10-15 ans

Ce résumé devrait également aborder les raisons possibles du ralentissement observé depuis 10-15 ans dans la hausse du thermomètre. Une « pause » apparente qui, pour les climatologues, est provisoire et ne remet pas en cause la tendance de réchauffement à long terme.

Depuis  2013, c’est ce « résumé pour décideurs », un document d’une trentaine de pages résumant les milliers de pages du premier volume, qui est approuvé paragraphe par paragraphe à huis clos. « Ces discussions peuvent être vues comme l’endroit où se rencontrent la science, la politique et la communication », estime la responsable de la communication de l’une des ONG présentes à Stockholm.

Les experts du climat du Giec ont présenté ,en 2013,leur nouveau rapport. Réchauffement de la Terre, responsabilité de l’Homme, multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, hausse du niveau de la mer… leurs conclusions sont inquiétantes.

 


LE FAMEUX RAPPORT DU GIEC EN  2013

La photo alarmante du réchauffement global.
La photo alarmante du réchauffement global.

Les experts mondiaux du climat  ont présenté  en 2013,leur nouveau rapport à Stockholm. Rassemblés au sein du Giec, ils assurent que la responsabilité de l’homme dans le  réchauffement climatique est plus certaine que jamais. Voici les principales conclusions de ce nouvel état des lieux scientifique. 

– L’activité humaine davantage pointée du doigt. Il est désormais « extrêmement probable » que l’influence humaine est la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude dans la terminologie très précise du rapport. Dans son dernier rapport, en 2007, cette certitude était de 90%.

– Ca chauffe de plus en plus, quatre scénarios possibles.Le Giec estime qu’il est probable que la Terre se réchauffe entre 0,3°C, dans le scénario le plus optimiste, et 4,8°C d’ici la fin du siècle par rapport à la température moyenne de la période 1986-2005. La forte incertitude dépend en premier lieu des quantités de gaz à effet de serre qui seront émises dans l’atmosphère dans les prochaines décennies. 

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– La température est déjà montée de 0,8°C depuis l’époque pré-industrielle. La Terre s’est déjà réchauffée de près d’un degré en un siècle. « Limiter le changement climatique va nécessiter des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre », selon Thomas Stocker, vice-président du Giec.

Le réchauffement climatique est bien chiffré ici.
Le réchauffement climatique est bien chiffré ici.

 
La météo va s’affoler de plus en plus. « Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s’il va y avoir des exceptions », selon Thomas Stocker. Les experts du Giec n’ont cependant pas précisé certains aspects de ces manifestations météorologiques.
  
– Le niveau de la mer devrait monter plus que prévu.Le Giec revoit à la hausse ses projections sur cette conséquence majeure du réchauffement. Les scientifiques estiment désormais qu’elle peut monter en moyenne de 26 à 82 cm d’ici 2100 contre 18 à 59 cm dans le rapport 2007. Les climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore insuffisamment étudié il y a 6 ans : un écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groenland et de l’Antarctique.


Selon un rapport de chercheurs sur le climat, les gaz à effet de serre ont atteint des sommets de concentration dans l’atmosphère en 2014, tandis que la planète a enregistré une température record à sa surface.

 

Exemple d'irresponsabilité sociale et politique:les exploitations des sables bitumineux au nord de l'Alberta,au Canada. La pollution des eaux de surface et des eaux  souterraines devrait couter 10 fois la valeur  des profits générés  par ce sale pétrole.
Exemple d’irresponsabilité sociale et politique:les exploitations des sables bitumineux au nord de l’Alberta,au Canada.
La pollution des eaux de surface et des eaux souterraines devrait couter 10 fois la valeur des profits générés par ce sale pétrole.

Alors que nous vivons actuellement un nouvel épisode de canicule, des chercheurs sur « l’Etat du climat » (State of the Climate), rapportent ce jeudi que les températures enregistrées sur la surface de la Terre ont battu des records en 2014. Ces spécialistes ont également noté que les gaz à effet de serre à l’origine du changement climatique ont atteint des sommets de concentration dans l’atmosphère l’an dernier.
Extinction de la biodiversité 15 à 37% de la biodiversité auront disparu d'ici 2050 du fait du réchauffement planétaire, affirme un article publié en 2004 par un collectif de scientifiques du monde entier. Le rythme actuel de disparition des espèces de la planète est de 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel qu'on a connu depuis l'histoire de la terre. En savoir plus
Extinction de la biodiversité 15 à 37% de la biodiversité auront disparu d’ici 2050 du fait du réchauffement planétaire, affirme un article publié en 2004 par un collectif de scientifiques du monde entier. Le rythme actuel de disparition des espèces de la planète est de 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel qu’on a connu depuis l’histoire de la terre. En savoir plus
Dans leur rapport publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), les 413 scientifiques originaires de 58 pays différents, révèlent que les océans eux aussi ont connu l’an dernier des records de température tandis que le niveau de la mer a atteint son plus haut niveau. « L’Europe a connu son année la plus chaude et de loin, avec une vingtaine de pays qui ont battu de précédents records », précise le rapport.
« Beaucoup de pays en Asie ont connu des températures annuelles parmi les dix plus chaudes. L’Afrique a recensé des températures supérieures à la moyenne sur la majorité du continent, l’Australie a battu un record de températures pour la troisième fois, après un sommet en 2013 ». En Amérique latine, le Mexique a connu son année la plus chaude tandis que l’Argentine et l’Uruguay ont atteint pour la deuxième fois des sommets de températures.
Exception en matière de température, la région Est de l’Amérique du Nord ( dont particulièrement le Québec) est la seule zone dans le monde à avoir connu l’an dernier des températures inférieures à la moyenne.
Un lac asséché en Chine:bientôt des centaines de millions de gens   deviendront des victimes de cet asséchement.
Un lac asséché en Chine:bientôt des centaines de millions de gens deviendront des victimes de cet asséchement.
 
Quant au niveau global des mers, en hausse de 6,7 centimètres par rapport à la moyenne de 1993, il a aussi atteint un nouveau record en 2014.
Rapport basé sur des données collectées par les postes de surveillance de l’environnement et publié dans le Bulletin of the American Meteorological Society.
Des événements climatiques extrêmes comme   la supertempête Sandy,en octobre 2012, deviendront de plus en plus fréquents et intenses. L'environement va devenir hostile aux humains.
Des événements climatiques extrêmes comme la supertempête Sandy,en octobre 2012, deviendront de plus en plus fréquents et intenses.
L’environnement va devenir hostile aux humains.
La température a dépassé jeudi ,le 5 juillet 2015,les 50 degrés Celsius au Koweït, un record pour cette année, selon le Centre météorologique de ce pays désertique du nord du Golfe. Les températures tournent autour de 40°C durant l'été au Koweït mais il arrive qu'elles grimpent au-dessus de 50°C. Aux environs de 14H00 locales (11H00 GMT) le mercure est monté à 50,1°C dans la capitale koweïtienne, pour la première fois cette l'année, selon le site internet du centre. Il a même atteint 50,9°C à l'aéroport international, situé à une vingtaine de km au sud de la capitale. Ce niveau a été dépassé dans le désert alors que les Koweïtiens et les communautés musulmanes vivant dans le pays observent le jeûne du mois du ramadan. Au poste frontalier d'Abdali avec l'Irak, à 120 km au nord de la capitale, la température a atteint 51,1°C et même 52°C dans la localité proche de Mutriba. Ces températures exceptionnelles ont été provoquées par un front d'air chaud et sec alors que l'humidité n'atteint que 5%, selon le Centre météorologique. En conséquence, la consommation d'électricité, largement utilisée pour la climatisation, a atteint un pic de 12.000 mégawatts, soit près de 90% de la capacité du pays, et 500 mégawatts de plus que mercredi.
La température a dépassé jeudi ,le 5 juillet 2015,les 50 degrés Celsius au Koweït, un record pour cette année, selon le Centre météorologique de ce pays désertique du nord du Golfe.
Les températures tournent autour de 40°C durant l’été au Koweït mais il arrive qu’elles grimpent au-dessus de 50°C.
Aux environs de 14H00 locales (11H00 GMT) le mercure est monté à 50,1°C dans la capitale koweïtienne, pour la première fois cette l’année, selon le site internet du centre.
Il a même atteint 50,9°C à l’aéroport international, situé à une vingtaine de km au sud de la capitale.
Ce niveau a été dépassé dans le désert alors que les Koweïtiens et les communautés musulmanes vivant dans le pays observent le jeûne du mois du ramadan.
Au poste frontalier d’Abdali avec l’Irak, à 120 km au nord de la capitale, la température a atteint 51,1°C et même 52°C dans la localité proche de Mutriba.
Ces températures exceptionnelles ont été provoquées par un front d’air chaud et sec alors que l’humidité n’atteint que 5%, selon le Centre météorologique.
En conséquence, la consommation d’électricité, largement utilisée pour la climatisation, a atteint un pic de 12.000 mégawatts, soit près de 90% de la capacité du pays, et 500 mégawatts de plus que mercredi.

Alerte environnement:35 000 morses échoués sur une plage en Alaska

Un évènement marquant.

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Environ 35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. La fonte des glaces de l’Arctique, conséquence du réchauffement climatique, serait en cause.

Le 27 septembre, les morses ont été observés par voie aérienne près de Point Lay. Quatre jours plus tôt, ils n’étaient que 1500, ont expliqué des experts de l’USGS.

« C’était près de 24 fois plus », a insisté Megan Ferguson, spécialiste de la surveillance aérienne des mammifères marins pour l’agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA), qui participait à la conférence.

Elle a souligné qu’il s’agissait d’une estimation visuelle des experts du NOAA et de l’USGS, et que ce chiffre serait affiné.
35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. Ils vivent d’ordinaire sur la banquise.

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M. Ferguson a également noté que davantage d’ours bruns avaient été remarqués au même endroit et qu’en revanche, des baleines grises qui étaient présentes dans les environs jusque dans les années 90, avaient disparu, « signe d’un changement de l’environnement arctique ».
Fonte importante des glaces

D’après Chadwick Jay, chercheur à l’USGS, ce nombre anormal de morses échoués « est vraiment une conséquence du réchauffement climatique » et de la « diminution de la couche de glace » dans l’océan Arctique à la fin de l’été.

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D’ordinaire, les animaux vivent sur la banquise et pêchent dans des eaux peu profondes. Mais avec la fonte importante des glaces cet été, les morses se sont retrouvés à des profondeurs trop importantes pour pouvoir se nourrir et ils ont donc cherché refuge sur la terre ferme pour y pêcher plus facilement, a expliqué M. Jay.
35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. Ils vivent d’ordinaire sur la banquise. 35 000 morses se sont échoués sur une plage d’Alaska. Ils vivent d’ordinaire sur la banquise. | National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)

Ce phénomène propre aux morses du Pacifique et plus précisément de la Mer des Tchouktches, d’après l’USGS, « ne se produisait pas il y a dix ans », précise l’institut sur son site.

Si les experts ne savent pas encore si ce changement des comportements des morses peut avoir un impact sur leur mortalité, ils estiment que les bébés morses sont plus fragiles sur la terre ferme et que les animaux perdent plus d’énergie à rechercher des proies sur terre que lorsqu’ils sont installés sur la glace.

Sources : http://www.ouest-france.fr/rechauffement-climatique-35-000-morses-echoues-sur-une-plage-en-alaska-2867953
Voir aussi http://www.metronews.fr/info/photos-prives-de-banquise-35-000-morses-se-refugient-en-alaska/mnjb!l0zRsN5HTHd6/

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Les messagers de l’apocalypse climatique

Michael Blomberg
Michael Blomberg

 

 

New York — Parfois le messager est aussi important que le message lui-même. La publication, mardi, d’un rapport sur les conséquences du réchauffement climatique sur l’économie américaine constitue de ce point de vue une rupture.

 

Ses commanditaires ne sont ni des organisations environnementales ni des scientifiques, mais trois figures du monde des affaires. Il s’agit d’Henry Paulson, l’ancien secrétaire du Trésor de George W. Bush et ex-patron de la banque d’affaires Goldman Sachs, de Tom Steyer, l’un des principaux bailleurs de fonds du Parti démocrate et qui fut à la tête d’un fonds spéculatif, et de Michael Bloomberg, patron du groupe d’informations financières homonyme et maire de New York de 2002 à 2013. L’initiative mérite d’autant plus d’être soulignée qu’elle rassemble les sensibilités démocrate et républicaine, alors que les deux partis ont encore aujourd’hui des positions antagonistes sur l’environnement.

 

Le rapport, intitulé « Risky Business » — du nom du film qui a lancé Tom Cruise en 1983 — s’appuie sur les travaux du groupe Rhodium, un cabinet spécialisé en recherche économique, et sur les projections réalisées par Risk Management Solutions, une société spécialisée dans la modélisation des catastrophes, qui travaille en particulier avec les grands assureurs. Les conclusions ne s’adressent pas au coeur des Américains, mais à leur portefeuille, seule façon, selon les auteurs, d’impliquer les entreprises dans la lutte contre le réchauffement climatique. « Les risques sont plus pervers et cruels que ceux que nous avons vus avec la crise financière, car ils s’accumulent au fil du temps », alerte M. Paulson.

 

Ainsi, les propriétés et les entreprises situées sur les côtes, où vivent 40 % de la population américaine, seront de plus en plus nombreuses à se retrouver sous les eaux. D’ici à 2050, ce patrimoine économique et financier menacé de disparaître est estimé entre 66 et 106 milliards de dollars. D’ici à la fin du siècle, le rapport parle de sommes pouvant aller de 238 à 507 milliards.

 

Le sud-est des États-Unis sera affecté par la montée du niveau de la mer mais aussi par la hausse des températures. Aujourd’hui, il fait plus de 35 degrés dans cette zone huit jours par an en moyenne ; cela devrait arriver, selon le rapport, entre 17 et 52 jours par an au milieu du siècle et atteindre quatre mois à l’horizon 2100. Cette évolution pourrait entraîner de 11 000 à 36 000 décès supplémentaires par an.

 

À l’échelle du pays, cette hausse des températures devrait provoquer une chute de 3 % de la productivité des domaines d’activité de plein air comme le secteur de la construction. Les conséquences sur l’agriculture seront aussi importantes. Les rendements dans le Midwest pourraient décliner de 19 % d’ici à 2050 et de 63 % d’ici à la fin du siècle. Sans adaptation majeure, la production agricole nationale (maïs, soja, blé et coton) pourrait baisser de 4 % vers 2050 et jusqu’à 42 % en fin de siècle.

 

Le Sud-Ouest américain, lui, devrait connaître de plus en plus de sécheresses et d’incendies du fait de l’augmentation du nombre de jours à plus de 35 degrés.

 

Les messagers de cette apocalypse ne sont pas des novices en matière de problématique environnementale, même si la vocation leur est venue sur le tard. M. Bloomberg avait pris une série d’initiatives lorsqu’il était maire de New York. Depuis qu’il a quitté son poste, il a d’ailleurs été nommé émissaire des Nations unies pour les villes et le changement climatique.

 

La conversion de M. Steyer est plus spectaculaire. L’ex-patron du hedge fund Farallon a bâti une partie de sa fortune, évaluée à 1,4 milliard de dollars, en spéculant, notamment, sur des sociétés pétrolières. Ce n’est qu’à la fin des années 2000 qu’il s’est transformé en défenseur de l’environnement avant d’abandonner la direction de son fonds spéculatif. Grâce à sa fortune, M. Steyer est aujourd’hui à la tête de NextGen Climate, un groupe de pression en faveur de l’environnement impliqué dans plusieurs élections de mi-mandat, qui auront lieu à l’automne. Il est aussi l’un des plus farouches opposants au projet de construction de l’oléoduc Keystone, qui doit relier le Canada au golfe du Mexique, et a prévenu qu’il ne soutiendrait pas financièrement les candidats démocrates favorables au projet.

 

Risky Business s’est aussi doté d’un comité des risques, dans lequel on retrouve George Shultz, secrétaire au Trésor sous Richard Nixon, et Robert Rubin, secrétaire au Trésor sous Bill Clinton.

 

Moins attendue, la présence de Gregory Page, le patron de Cargill, le géant du négoce de matières premières agricoles, qui est aussi l’un des principaux donateurs du Parti républicain. Il a expliqué qu’il avait accepté de participer à cette initiative parce que le rapport ne prône pas de solutions, ce qui pourrait attiser les divergences partisanes, mais aussi parce que son contenu révèle « l’effort de très bons scientifiques pour évaluer les impacts potentiels et un éventail de résultats [du changement climatique] ».

 

C’est peut-être là la limite de l’exercice : faire un constat est une chose, se mettre d’accord sur les solutions pour les prévenir en est une autre. « Nous n’avons pas une minute à perdre », a néanmoins prévenu M. Bloomberg. « La bonne nouvelle, c’est que si nous agissons immédiatement, nous pouvons éviter le pire », a renchéri M. Paulson. La mauvaise, c’est que trouver un consensus au sein des lobbies économiques pour agir concrètement demandera beaucoup de temps.

 

Sources: Le Devoir

 

Alerte catastrophe climatique en vue:la mer va gagner 10 pieds de plus prochainement

Au moins 10 pieds d’élévation du niveau de la mer sont  maintenant garantis dans le monde entier;  c’est presque inévitable, et un fait accompli. Une banquise de  deux miles d’épaisseur de  glace s’est effondrée dans l’Antarctique Ouest,récemment.Les glaciologues ont  redoutés ce moment depuis des décennies, mais ces dernières années, il n’a été plus qu’une question de temps et il n’y a rien qui ne peut l’empêcher de fondre maintenant.

 

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LIENS:   Ce que les Scientifiques de la NASA disent  et les  glaciologues disent .

 Les chercheurs qui ont passé toute leur carrière à étudier la lenteur de la fonte des glaces antarctiques  et celle  de plus en plus inévitable des  glaces permanentes (glaciers de montagne)  de notre planète l’affirment. Ils le définissent  fort bien dans deux nouvelles études debutant cette semaine ; une  en sciences  et une dans Geophysical Research Letters.  Ils disent tous que nous devrions commencer à nous  familiariser avec le niveau des mers qui baignent nos cotes jusqu’à 10 pieds plus haut d’ici peu de temps:une affaire de décennies.

(cliquez ici)

Bien avant l’effondrement de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest ,Thwaites, un organisme appelé Central climat créé cette carte interactive qui montre comment différents niveaux de l’élévation du niveau de la mer aura un impact sur ​​les États-Unis. Sinistrement et fortuitement, l’évaluation va jusqu’à 10 pieds-, le montant qui est maintenant immobilisé, mais en aucun cas,on ne définit ceci comme  le minimum de l’élévation du niveau de la mer,que  nous pouvons nous attendre à découvrir grâce au changement climatique. Allez-y, branchez votre ville en, et voir quelles sont les chances pour cent vous avez d’être chassés par la montée des  eaux.

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Par exemple, 99,5 pour cent de la population de la Louisiane, comme si elles n’ont pas assez souffert, sera à nouveau se plonger sous l’eau lorsque les mers montent de  10 pieds. Trente pour cent de toutes les maisons en Floride seront  submergées; c’est 5,6 millions de personnes. Lauderdale, pour sa part, sera presque sous les vagues. Seulement 9 pour cent de New York City devra déménager  face à la marée montante, mais alors, cela signifie que 700 000 personnes devront trouver de nouveaux foyers et c’est  deux fois plus que la Nouvelle-Orléans.

Même si vous ne vivez pas au niveau ou près de la mer dans une de ces zones vulnérables, la crise que  la hausse du  niveau des océans  apportera ,aura un impact sur tout; on devra  soit payer  des sommes énormes  pour consolider les  murs et préparer les digues, ou le chaos et le malheur vont régner en cas de catastrophe-un ouragan, par exemple. De toute façon, la montée des eaux est une force extrêmement déstabilisante.

Ce degré d’élévation du niveau de la mer pourrait prendre des décennies encore, la dernière  étude scientifique nous dit qu’il faudra 200 ans pour faire fondre la totalité de la feuille, mais d’autres études disent que la fonte des glaces  pourrait être plus rapide . Elle est entraînée par les eaux plus chaudes,et non  pas de  l’air plus chaud; dans l’ouest de l’Antarctique, ces grandes plaques de glace sont lentement chauffées par le bas, puis battues par les vents à part.Ce sont  encore les  plus féroce fonctions d’un monde au climat en changement,et…, les scientifiques émettent ainsi  l’hypothèse de la fin d’une époque,la nôtre. Et le risque est d’autant plus grand que 10 pieds,ne sont qu’une infime partie  des réserves réelles en eau glacée ,car  la calotte glaciaire du Groenland et les autres banquises de l’Antarctique détiennent 200 pieds d’élévation du niveau de la mer dans leurs réserves  bancaires  apocalyptiques et  adoucissantes.

Pendant que notre civilisation est menacée,que la biodiversité se meurt sous nos nos yeux et que nos Maîtres actuels du monde préparent une nouvelle guerre mondiale « rentable »,nos  scientifiques commencent  à donner plus de précisions à la « Fin inéluctable de l’Espèce Humaine…sur Terre ».

Le changement climatique pourrait provoquer la prochaine Grande Famine

Une nouvelle étude révèle que la planète se réchauffe, les rendements des cultures de base comme le blé pourraient diminuer fortement.

Les cultures de blé seront les premières touchées.
Les cultures de blé seront les premières touchées.

C’est le jour de la Saint-Patrick, ce qui signifie que 100 millions de personnes environ d’origine irlandaise à travers le monde auront l’occasion de célébrer leur patrimoine avec la chanson, de la nourriture et des défilés de plus en plus controversées .La taille de la diaspora irlandaise est ce qui a fait le jour de la Saint-Patrick un événement international, après tout, il n’y a que 6,4 millions d’Irlandais en Irlande. Mais c’est aussi le reflet des vagues d’émigration qui ont marqué l’histoire de l’Irlande, jusqu’à récemment, l’émigration qui a été alimentée en partie par la grande famine des années 1840 .Déclenchée par une maladie qui a décimé la pomme de terre, culture de base de l’Irlande, la Grande Famine- un Mor Gorta en irlandais conduit à la mort plus  d’un million de personnes et causé la fuite d’ un autre million hors du  pays. Sans le mildiou, que les festivités irlandaises de la  diaspora font  et le jour de votre St Patrick locale sera nettement moins importante.

La Grande Famine est un rappel de la façon dont les défaillances dans l’agriculture peuvent conduire à une durée historique de changements, tout en menant à l’immense souffrance humaine de la famine. C’est une toile de fond utile d’une nouvelle analyse sur le réchauffement global de l’impact qu’aura sur les rendements des cultures,que  vient de publier  Nature Climate Change . Les nouvelles ne sont pas bonnes: la recherche, basée sur un nouvel ensemble de données créées par la combinaison de 1700 études publiées antérieurement, a constaté que le réchauffement climatique de seulement 2 ° C (3,6 ° F) de plus , sera probablement  responsable de la réduction  du  rendement des cultures de base comme le riz et le maïs dès les années 2030. Et comme le monde garde le réchauffement, les rendements vont continuer dessèchement moins que des mesures drastiques soient prises pour s’adapter à un climat changeant. Comme Andy Challinor, professeur des impacts climatiques à l’Université de Leeds et l’auteur principal de l’étude, a dit dans un communiqué:

Notre recherche montre que les rendements des cultures seront affectées négativement par le changement climatique beaucoup plus tôt que prévu … En outre, l’impact du changement climatique sur les cultures varie tant d’année en année et d’un endroit à l’autre , qui fera en sorte  que le temps devient de plus en plus erratique.

L’effet que le réchauffement aura sur les rendements des cultures est l’un des domaines les plus vitaux de la recherche et le climat l’un des plus épineux. Le réchauffement aura des impacts différents sur les différents types de cultures dans différentes parties du monde. Des températures plus chaudes et-les niveaux plus élevés de dioxyde de carbone qui viennent avec eux- peuvent améliorer les rendements à court terme, mais que le climat devient de plus en  plus chaud, les cultures pourraient se flétrir, en particulier dans les régions tropicales.Des changements dans les précipitations, à la fois des sécheresses prolongées et de  plus grosses tempêtes frapperont les agriculteurs durement  ainsi.Et avec 842 millions de personnes souffrant de la faim dans le monde et 2 autres milliards ou plus qui devront  être alimenté par le milieu du siècle  alors que la population mondiale croît rapidement, le changement climatique aura un  impact important  sur les rendements des cultures ce qui pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour un grand nombre de personnes.

La dernière évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de 2007 a ​​révélé que les régions tempérées comme l’Europe seraient en mesure de faire face à une augmentation  modérée, de 2 ° C,  et le réchauffement  climatique  n’aura  beaucoup d’impact sur ​​les rendements des cultures. Mais la recherche récente utilisée dans l’étude de   Nature Climate Change  indique que cette conclusion aurait pu être trop optimiste, d’autant que le climat se réchauffe et  sera plus chaud vers la fin du siècle. Les agriculteurs des tropiques auront particulièrement  de difficiles rendements sur les cultures de maïs  qui pourraient chuter de 20% ou plus si les températures augmentent de plus de 3 ° C (5,4 ° F). Et ces baisses de rendement pourraient cacher de  beaucoup plus grandes fluctuations d’année en année, si le temps devient plus extrême. « Le changement climatique signifie une récolte moins prévisible, avec des pays gagnants et les perdants dans différentes années », a déclaré Challinor. « La situation globale reste négative. »

Nous devrions avoir une meilleure idée de l’endroit où la recherche climatique se tient sur ​​les impacts des cultures plus tard ce mois-ci, lorsque le GIEC sort avec le prochain chapitre de sa nouvelle évaluation de la science du climat. Et les agriculteurs, surtout dans les pays développés, vont  probablement s’adapter à ce que le réchauffement climatique va jeter sur eux, que ce soit par la modification des horaires des cultures de plantation, l’irrigation à déplacer plus efficace ou en profitant de la biotechnologie. Mais il n’y a aucune garantie que les agriculteurs pauvres-qui  déjà produisent moins par acre -seront en mesure de suivre. La Grande Famine a été déclenchée par le mildiou, mais elle  a été renforcée  par la politique cruelle de la part des maîtres britanniques de l’Irlande, qui se sont assuré que de  riches réserves de céréales et de bétail ont été exportées hors du pays même si  les citoyens irlandais mouraient  de faim dans les rues . Comme le réchauffement climatique rend la tâche  de garder le monde alimenté encore plus difficile, nous ne pouvons qu’espérer qu’une  politique plus sage  saura éviter la prochaine famine.

Sources:  Time 

Réchauffement global:l’Indonésie risque de perdre jusqu’à 1,500 îles d’ici 2050

De nombreuses îles du Pacifique peuvent facilement constater de visu,l'augmentation du niveau des eaux.
De nombreuses îles du Pacifique peuvent facilement constater de visu,l’augmentation du niveau des eaux.

 

En 2050, jusqu’à 1.500 îles indonésiennes seront rayés de la carte.

En 2030, l’aéroport international Soekarno-Hatta, qui dessert la capitale et se trouve à environ cinq kilomètres de la mer, sera sous l’eau.

La capitale Jakarta, avec 40 pour cent de ses terres en dessous du niveau de la mer et le naufrage, va alors voir ses districts du nord transformées en lacs .

Ces projections sombres reflètent les prévisions scientifiques sur les effets du changement climatique sur l’Indonésie, si rien de plus n’est fait.

L’archipel indonésien a quelques 17 000 îles, dont environ 6 000 sont  habitées en permanence.

«La plus grande menace de ce archipel est à la hausse du niveau des mers, où 42 millions de personnes vivant à trois kilomètres de la côte sont vulnérables si l’élévation du niveau de la mer estimée atteindra  jusqu’à 90 centimètres d’ici la fin du siècle », a déclaré Ancha Srinivasan, directeur spécialiste du changement climatique à la  Banque asiatique de développement (BAD).

Il rejoint le nombre croissant de scientifiques qui  tirent la sonnette d’alarme sur les effets néfastes du changement climatique, dont ils disent que ça va frapper l’Indonésie difficilement, compte tenu de ses  

80, 000 kilomètres de côtes qui en fait le deuxième plus long  pays au monde, sans parler de  l’immensité et la diversité d’un pays où les pauvres sont aussi les plus touchés et les plus mal préparés.

Aux Etats-Unis d’Amérique,le secrétaire d’Etat John Kerry a attiré l’ attention mondiale quand, dans son discours sur le changement climatique à Jakarta récemment, il a averti que la moitié du capital pourrait être submergé si le niveau des mers augmenterait  d’un demi-mètre,ce qui  changerait  l’acidité des eaux …ce qui  signifierait  que l’approvisionnement en poisson serait  diminué.

Plus tard dans la semaine, le représentant spécial du secrétaire aux Affaires étrangères britannique sur le changement climatique, Sir David King, a été invité à Jakarta et Bandung pour  partager l’expérience de son pays dans le virage vert et de gérer l’une des pires inondations en Grande-Bretagne, depuis des décennies.

Ces nombreux jours de présence de King et de Kerry ,sur cet événement  écologique  en dehors de leurs pays  n’ était pas une coïncidence, mais c’est une indication de l’importance qu’ils ont placée en Indonésie ,comme un pays en développement qui a été classé comme l’un des plus vulnérables en Asie du Sud-Est sur les  effets du changement climatique.

De vastes zones de l’Indonésie sont considérées à risque élevé ou extrême, a noté l’analyse des risques ,avec  la Colombie (selon une entreprise de cartographie, Maplecroft dans son dernier Indice de changement climatique et  de la vulnérabilité).

«Les niveaux de densité hauts de la  pauvreté  de la population, ainsi que la concentration des actifs économiques dans les zones exposées à des phénomènes extrêmes liés au changement climatique, aggravent les risques en Indonésie », a déclaré le rapport.

«Quand nous regardons à travers le monde, nous assistons à des événements extrêmes graves ,de  plus en plus fréquents – exactement ce que nous attendions du changement climatique», a déclaré Sir David  à The Straits Times.

Il a souligné que le typhon Haiyan a été le  plus intense  à frapper la terre, les  températures  de 44 degrés centigrades  pendant plusieurs jours ,à  Melbourne,en Australie, le mois dernier a atteint son niveau le plus torride depuis 1939, et le débarquement de l’ouragan Sandy à New York était une  supertempête  inattendue pour  frapper cette ville.

« Les événements météorologiques extrêmes qui se produisent une fois tous les 100 ans seront désormais  plus fréquents « à moins que le changement climatique est sous contrôle, a-t-il dit.

L’élévation du niveau de la mer a  vu Indonésie perdre 24 petites îles au large de la province d’Aceh, au nord de Sumatra, la Papouasie et Riau entre 2005 et 2007, selon un communiqué du ministère des Affaires maritimes et des Pêches .

Les inondations, au cours de la saison des pluies ,en Indonésie ont pris du poids plus que d’habitude, épinglé au réchauffement des températures qui apportent plus d’humidité dans l’air.

Dans le sud de Sulawesi, les pêcheurs ne sont plus en mesure de prédire la direction du vent et des saisons, ce qui offre des prises  incertaines.

Le changement de niveau d’acidité de + 0,3 sur l’échelle de pH a conduit à la baisse  des poissons , à la suite de  l’élévation de l’acidité dans l’océan.

« C’est peut-être un petit changement, mais il  a eu un impact significatif sur les écosystèmes marins et les habitudes de reproduction des poissons», a déclaré Ancha de la BAD.

«Le changement climatique est le plus grand défi pour l’avenir de notre civilisation, et votre pays et mon pays sont tous à risque», a déclaré Sir David, en écho le message sinistre que Kerry avait livré quelques  jours plus tôt.

En accord avec The Straits Times / ANN

 

Réchauffement climatique: le mont Everest,un recul de 400 mètres depuis 1962

Mont Everest

La menace commence désormais à apparaître:

Le mont Everest n’est pas épargné par le changement climatique. Ses glaciers, comme d’autres de cette région du Népal, sont soumis à une fonte drastique, et les chiffres sont édifiants…

L’Everest, le plus haut sommet du monde, culmine à 8.848 m au-dessus du niveau de la mer. Ce pic pyramidal dispose de trois versants sur lesquels s’épanchent trois glaciers. S’ils sont les plus hauts glaciers du monde, ils sont tout de même confrontés à une fonte considérable. En moyenne, les glaciers de cette région du Népal ont rétréci de 13 % ces 50 dernières années. En outre, leur ligne d’équilibre, qui délimite deux parties du glacier, est remontée de 180 m. Cette frontière sépare la zone d’accumulation (en amont), où les précipitations neigeuses sont plus importantes que la fonte, de la zone d’ablation (en aval), où le glacier perd de sa masse. Le recul de cette ligne signifie donc que la partie haute du glacier s’est réduite au profit de la zone d’ablation.

Une équipe de recherche italienne a suivi l’évolution des glaciers, mais aussi les variations de la température et de la quantité de précipitations dans la région, c’est-à-dire tout le parc national Sagarmatha (le nom népalais du mont Everest). Leur étude a fait l’objet d’une présentation à Cancún (Mexique), lors du Meeting of the Americas de l’AGU (Union américaine de géophysique). Les chercheurs montrent que les glaciers autour du mont Everest ont reculé de 400 m depuis 1962. Par ailleurs, depuis 1992, la température moyenne aurait augmenté de 0,6 °C, et les précipitations se seraient réduites de 100 mm durant les mois de prémousson et durant l’hiver.

Le  Parc national de Samangha  s’étend sur 1.244 km2. Les scientifiques ont reconstruit l’histoire glaciaire de la région en compilant les données satellite aux cartes topographiques. Si le lien avec le changement climatique n’est pas clairement établi, il convient d’approfondir les recherches pour déterminer l’impact du retrait des glaciers sur le cycle hydrologique. « Les glaciers de l’Himalaya sont considérés comme un château d’eau pour l’Asie, car ils stockent de l’eau durant la saison sèche, déclarait Sudeep Thakuri chargé de l’étude. Les populations en aval dépendent de l’eau de fonte pour l’agriculture, la production d’énergie, et pour boire. »

(Source : Moa.agu.org)