Les dossiers de Michel Duchaine:Une fille sauvage trouvée dans la jungle indienne

Une fille sauvage trouvée dans la jungle indienne

 

LUCKNOW, Inde – Les autorités indiennes tentent d’identifier une «fille sauvage» qui a été retrouvée vivant dans la jungle en compagnie d’une bande de singes.

L’enfant âgée d’une dizaine d’années était entièrement nue, très maigre et incapable de parler quand elle a été découverte en janvier, avant d’être conduite à un hôpital de Bahraich, une ville de l’État d’Uttar Pradesh, dans le nord du pays.

Elle se comportait comme un animal, courait sur ses bras et ses jambes, et mangeait sa nourriture à même le sol, a dit le docteur D.K. Singh. Elle a toutefois maintenant commencé à marcher et à se nourrir normalement.

Le docteur Singh a ajouté qu’elle ne peut toujours pas parler, mais qu’elle comprend ce qu’on lui dit et qu’elle sourit.

La fille a tout d’abord été repérée par des villageois et semblait très confortable en compagnie des singes. Ces derniers ont même attaqué les villageois qui ont voulu la secourir.

Un policier appelé sur place a subi le même sort, mais il a réussi à s’emparer de l’enfant, à la placer dans sa voiture et à prendre la fuite pendant que les singes le pourchassaient.

Les policiers tentent maintenant de déterminer qui est cette enfant et qui sont ses parents. Elle a temporairement été confiée à un orphelinat.

Sources: Presse Canadienne

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LES ENFANTS SAUVAGES DANS L’HISTOIRE RÉCENTE

 

Perdus ou kidnappés, ces jeunes enfants ont été élevés parmi des poules, loups, singes et sont devenus comme eux Nous avons tous vu le dessin animé Disney le Livre de la jungle, mais pour quelques personnes extraordinaires être élevées par une meute de loups n’est pas seulement d’un conte de fées mais une réalité !

 

 

Kamala et Amala – les enfants-loups

 

L’un des cas les plus connus d’enfants vivant à l’état sauvage était ces deux filles découvertes dans la jungle indienne dans les années 1920. Sauvées à l’âge de trois et huit ans, Kamala et Amala vivaient avec une louve et sa meute qui les défendaient au péril de sa vie au même titre que ses louveteaux.

La réadaptation de Kamala et Amala.

 

 

 

Le révérend J. A. L. Singh a essayé de les aider à s’adapter à la vie humaine. Les filles auraient fait quelques progrès, mais finalement sont toutes deux décédées de maladies infantiles. Dans une interview, le révérend a dit plus tard qu’il se demandait s’il aurait été préférable de laisser ces enfants dans la nature où il les avait trouvés plutôt que de les ramener. Cette histoire a cependant fait l’objet de nombreuses controverses….


Shamdeo,le garçon élevé par les loups

 


L’enfant sauvage de sept ans Ramu (1947-1968), connu dans les médias comme «Wolf Boy», ronge sa viande crue peu de temps après sa découverte à Lucknow, en Inde, au début de 1954. Ramu avait apparemment été élevé par des loups après avoir disparu de Sa maison environ six ans plus tôt. (Photo de Hulton Archive / Getty Images)

 

 

Photo de Shamdeo

 

 

 

Shamdeo a été trouvé dans la forêt en Inde en 1972, alors qu’il était âgé de quatre ans environ. Il vivait avec les loups, jouait avec les petits, se nourrissait et dormait avec eux. Sa peau était sombre et ses dents étaient aiguisées aux pointes. Il avait des ongles très longs semblables à des griffes et les cheveux emmêlés ainsi que des callosités sur les paumes de ses mains, de ses coudes et de ses genoux.

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Marina Chapman – kidnappée et élevée avec des singes

 

Marina Chapman a été enlevée en 1954 alors qu’elle avait à peine cinq ans dans un village d’Amérique du Sud et plus tard abandonnée dans la jungle. Elle a vécu pendant cinq ans avec une famille de singes capucins avant d’être découverte par des chasseurs. Elle s’est nourrie exclusivement de baies, de racines et de bananes, dormait dans des trous dans les arbres et marchait à quatre pattes comme sa famille de singes.

 

Aujourd’hui

 

Marina n’a pas reçu d’aide spéciale de la part des singes pendant sa captivité, elle devait trouver sa propre nourriture. Finalement, ils ont accepté de lui enlever les poux des cheveux comme si elle était l’une d’entre eux. Elle a réussi à être complètement réintégrée dans la société humaine et vit maintenant dans le Yorkshire avec son mari et ses deux filles.

 


Le garçon poulet

 

Surnommé le ‘garçon poulet’, Sujit avait huit ans quand il a été découvert à Fidji en 1978. Il se trouvait alors au milieu de la route gloussant et battant ses bras comme un poulet. Ses parents l’avaient enfermé dans un poulailler tout au long de son enfance alors il avait appris à picorer sa nourriture et à s’accroupir comme s’il couvait. Sa mère se suicida après que son père ait été assassiné et Sujit a été laissé à la garde de son grand-père qui a continué de le confiner avec les poules.

 

Évolution 

 

Après avoir été secouru, il a été emmené dans une famille d’accueil avec des personnes âgées où il est devenu agressif et a donc été attaché à un lit, où il est resté pendant 20 ans. Depuis, il a été sauvé par Elizabeth Clayton qui a mis en place une prise en charge avec un organisme de charité pour les enfants dans le besoin..

 


OXANA MALAYA,LA FILLE-CHIEN

 

Oxana Malaya a été retrouvéé dans une niche de chiens en Ukraine en 1991 où elle a été vivait avec plusieurs roquets. Elle avait huit ans quand elle a été trouvée et avait vécu avec les chiens pendant les six dernières années. Étant bébé, ses parents alcooliques l’avaient laissée à l’extérieur alors elle s’était glissée dans le chenil de la ferme pour chercher de la chaleur et un abri.

PROGRÈS

Elle avait l’habitude de courir à quatre pattes, haletant avec sa langue et aboyant comme ses homologues canins. Elle vit maintenant dans une clinique à Odessa, une ville dans le sud de l’Ukraine où elle aide les animaux de la ferme de l’hôpital.

 


John Ssebunya,élevé par des singes


John Ssebunya s’est enfui de son domicile en Ouganda en 1988 après avoir été témoin de l’assassinat de sa mère par son père. Il a couru dans la jungle où il est resté et aurait été adopté par les singes. Il a été retrouvé en 1991 à l’âge de six ans et placé dans un orphelinat..

 

Depuis, il a appris à parler et même rejoint une chorale d’enfants africaine !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Sexualité Sacrée:la puissance du verbe dans le « sexting » et l’art de la conversation érotique

Nous sommes devenus friands de communication érotique, accros aux « sextos ». Encore faut-il savoir jouer sur les mots – et les images. Cette semaine, explorons l’art de la conversation « sextuelle ».

La conversation sexuelle est un art compliqué : les mots du désir sont trop médicaux, trop explicites, trop régressifs, on ne sait pas nommer une chatte – alors comment la caresser ? C’est vrai dans le feu de l’action, c’est toujours vrai dans nos écrans. Il n’empêche que l’écrit permet de prendre son temps pour trouver les mots justes, la périphrase bien trempée, les points de suspension chirurgicaux.

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Le « sexting » combine sexe et texto… mais, ironiquement, le terme est mal choisi. D’abord parce qu’il y a bien longtemps que les applications de messagerie, comme celle de Facebook, ont détrôné le texto, mais surtout parce que le sexting s’est émancipé du pur textuel. On se sexte massivement par photos interposées. Une application comme WhatsApp permet d’envoyer des messages audio saupoudrés de soupirs. Les adeptes de la vidéo enverront leurs clins d’œil sur Snapchat. Ne parlons même pas des émoticônes (la fameuse aubergine : tout un symbole). Instagram, Vine, Tinder, Kik, FaceTime… parce que le sexe est partout, la conversation sexuelle s’exporte sur tous les supports imaginables.

Avec un succès qui ne se dément pas, puisque non seulement le sexting est entré en 2014 dans le dictionnaire de Cambridge (camarades français, encore un effort : côté Larousse, on apprend que « sexto » signifie « sixièmement »), mais aussi dans la plupart de nos vies érotiques. En France en 2013 (autant dire avant l’invention de l’imprimerie), 29 % d’entre nous avaient déjà reçu des photos ou vidéos de personnes dénudées, 20 % en avaient envoyé et 20 % en avaient réclamé. Chez les moins de 25 ans, 35 % en avaient reçu, un quart en avait envoyé. Mais ce ne sont pas seulement les jeunes qui sextent le plus : ce sont aussi les femmes. Si les chiffres américains sont très semblables, l’an dernier au Canada, plus de huit personnes sur dix avaient sexté au moins une fois dans l’année écoulée, et neuf personnes sur dix avaient déjà tenté l’expérience. Cette tornade montre à quel point nous sommes friands de communication érotique (et à quel point nous nous ennuyons dans la file d’attente du supermarché).

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Une torture délicieuse

Puisque nous sommes accros (admettons-le), comment bien sexter ? En utilisant à notre avantage les contraintes du support : le temps et l’espace. Le sexting se pratiquant en l’absence du partenaire, embrassons cette frustration. Le fondement de l’érotisme repose sur le fait de se donner à moitié ? Alors le sexting en est l’arme absolue, et il convient de rappeler à intervalle régulier la sentence du délai : « On ne touche pas. » (On complétera par gentillesse : « Pas toute de suite. ») Quitte à être dans l’absence physique et la présence émotionnelle, autant rendre la torture délicieuse. Cette guerre des nerfs peut prendre des formes multiples – qui écrit le plus, qui propose, qui attend ? Qui lâche la première photo après une conversation purement écrite ? Parmi ces mille manières de s’agacer, il faut en outre compter la possibilité du silence, de la douche froide dont on sait qu’elle ne blessera pas, ou de la réponse très retardée. Paradoxalement, ne pas sexter peut se révéler le meilleur sexting.

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Sending a text mesage

Quitte à instrumentaliser l’absence, notons qu’un bon échange comporte une très assumée part de bluff. On peut se faire passer pour plus malins et éloquents que nous le sommes, mais aussi pour plus déshabillés ou actifs (que la personne n’ayant jamais écrit « je suis toute nue » en jogging informe me jette la première carte SIM). Les mensonges « blancs » sont admis. On se doute bien que vous n’êtes pas réellement en train de vous caresser sous votre chemise (votre agenda stipule que vous êtes en réunion dans la salle B23). Ce n’est pas grave. Mentez comme un arracheur de dents.

L’échange possède également une dimension programmatique. Nous sommes dans le préliminaire très avancé, celui qui étend la zone du rapport sexuel de plusieurs heures, voire de plusieurs jours. Sans communication, on se fait son fantasme en solo, et le moment venu, peut-être les scénarios sont-ils incompatibles – ce qui peut constituer une bonne ou une mauvaise surprise. En se titillant en amont, les amants peuvent synchroniser leurs désirs, voire prendre des décisions pragmatiques (si le rapport sexuel fantasmé implique un lieu extérieur, il sera peut-être plus commode de porter une jupe. Ou un parapluie).

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Une franchise libératoire

Côté dialogue, parce que le sexting nous débarrasse de l’obligation de l’immédiateté comme des élans poétiques interminables, il autorise une certaine franchise – parfois brute de décoffrage. Cette franchise sera libératoire pour les couples bloqués dans l’incommunicabilité verbale de leurs désirs. Si on ne sait pas dire, peut-être pourra-t-on écrire.Inventer des néologismes. Tourner autour du pot. Lancer un jeu de questions-réponses. Proposer un « action ou vérité ». Ou envoyer un lien vers un article qui évoque le fantasme en question, ou opter pour une photo… Tout ce qu’un face-à-face ne permet pas.

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Enfin, et désolée d’être barbante, mais un bon sexto est un sexto sécure. Parmi les insécurités, comptons la potache mais toujours possible erreur de destinataire (et la proposition langoureuse envoyée à la belle-sœur : histoire vécue), le hack informatique diffusant vos données en public (c’est encore arrivé cette semaine à 800 000 utilisateurs d’un site pornographique), le scandale médiatique si vous êtes une célébrité sportive, artistique ou politique (avec des dommages collatéraux surprenants, comme c’est actuellement le cas pendant la campagne présidentielle américaine), le vol de téléphone portable, le harcèlement.

Même la création de comptes anonymes et l’utilisation de vault apps (des systèmes « coffre-fort » interdisant l’accès à vos photos, par exemple en demandant un mot de passe) ne vous protègent pas du très redoutable revenge porn – que deviennent ces textes et ces images quand, et si, la relation s’interrompt ? Pour achever votre enthousiasme : si les trois quarts d’entre nous préféreraient garder leur correspondance privée (sans blague), un quart des sexteurs admettent montrer ce qu’ils reçoivent à leurs amis – en moyenne trois amis, ce qui fait beaucoup de voyeurs par rebond.

Une règle fondamentale

Il n’y a pas de bonne réponse à ces risques, seulement une règle fondamentale : ne jamais prendre de photos comportant à la fois votre visage et vos parties intimes. Si vous en recevez, rigolez un moment (tout de même) puis effacez-les. Refusez de voir les sextapes volées des stars, les correspondances de vos amis : protéger sa vie privée commence par respecter celle des autres.

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Ceci étant dit, et toute paranoïa abusive laissée de côté, le sexting reste une formidable manière de maintenir et de faire évoluer sa sexualité, en l’inscrivant dans un temps long – l’anticipation, la réalisation ou pas du programme, le plaisir de relire ses échanges après-coup. Il se trouvera toujours des grincheux pour affirmer que cette « tendance » est vulgaire, inutile, illégitime, voire le signe de la fin du monde. Ceux-là peuvent retourner lire Les Liaisons Dangereuses, pendant que nous autres les vivons. En vrai.