Venezuela. Chronique d’une déstabilisation

Grand connaisseur de l’Amérique latine, l’ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique Maurice Lemoine livre ici non seulement un solide ouvrage sur l’histoire politique du Venezuela, depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez jusqu’à aujourd’hui, mais également une bataille contre « certains nains médiatiques » qui, plutôt que rapporter la réalité, « préfèrent la fabriquer ». […]

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Venezuela: les pillages se multiplient, la police n’est plus payée. Désormais les habitants lynchent les voleurs

 

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Vivre à Caracas depuis deux ans c’est plutôt survivre. Les prix du pétrole ont chuté, l’économie s’est effondrée. Plus de sécurité pour les habitants qui peinent même à se nourrir normalement. Un pays exsangue où la loi n’a plus de valeur. Exemple ces scènes de pillages capturées par vidéo-surveillance. Elles sont quotidiennes. De simples habitants qui deviennent des voleurs. Bien souvent, c’est qu’ils n’ont plus les moyens d’acheter.

Les lynchages se multiplient

Les Vénézuéliens sont exaspérés. Pour beaucoup, l’État n‘a plus d’autorité alors certains décident de se faire justice eux-mêmes. Cette foule filmée par un amateur vient de frapper un homme qu’ils accusent de vol. Il est à terre. La foule est autour bien décidée à le lyncher. La police est absente. Il sera mis à mort, brûlé vif par la rue. Cet homme c’était Roberto, un cuisinier de 42 ans. Sa tante est encore sous le choc et les coupables courent toujours.

http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-les-habitants-lychent-les-voleurs_1837111.html

Source:FranceInfo

 

 

Création d’un Nouvel Ordre Mondial proposé lors du G77+Chine

Evo Morales ,président de la république de Bolivie ,et Nicolas Maduro,président du Vénézuela
Evo Morales ,président de la république de Bolivie ,et Nicolas Maduro,président du Vénézuela.

 

 AFP

Santa Cruz (Bolivie) – Le sommet du G-77 + Chine s’est ouvert samedi à Santa Cruz, en Bolivie, sous le thème «de la création d’un nouvel ordre mondial», visant à renforcer la structure institutionnelle d’un groupe hétérogène et promouvoir le développement économique à travers la coopération Sud-Sud.

Cette rencontre marque le 50e anniversaire de la création du G77, une organisation créée par 77 pays en 1964 à Genève et qui compte désormais 133 Etats membres, soit les deux tiers des pays et des votes au sein de l’Assemblée générale des Nations unies.

L’ouverture officielle du sommet, dans la soirée, a été précédée d’un rassemblement de milliers de personnes dans un stade de Santa Cruz, dont des syndicalistes, des représentants des communautés indigènes mais aussi des groupes folkloriques.

A la tribune, aux côtés du président bolivien Evo Morales, le gratin de la gauche radicale d’Amérique latine a appelé à l’union et fustigé «un retour conservateur à niveau régional qui veut en finir avec les gouvernements progressistes et patriotes», selon les mots du président de l’Equateur Rafael Correa.

Le président cubain, Raul Castro, a appelé pour sa part les pays participant au Sommet à défendre le Venezuela. «En défendant le Venezuela, nous défendons la Bolivie et toute notre Amérique», a déclaré le président Castro.

«Les oligarques qui n’ont pu venir à bout du président Hugo Chavez pensent que le moment est venu de renverser le président (vénézuelien Nicolas) Maduro et la révolution bolivarienne (…) Défendons notre unité», a-t-il lancé.

«Nous faisons face à une conspiration qui prétend diviser notre patrie, qui prétend la plonger dans la violence, qui prétend justifier une intervention internationale, dans le seul but de s’approprier les plus grandes réserves mondiales de pétrole», a assuré Nicolas Maduro, appelant «à un nouvel ordre économique mondial».

Evo Morales a quant à lui mis en garde les Etats-Unis. «Si Monsieur (Barack) Obama continue d’agresser le peuple du Venezuela, face à la provocation et l’agression, le Venezuela et l’Amérique latine deviendront un second Vietnam pour les Etats-Unis», a-t-il dit.

‘nos drapeaux ne feront qu’un’

Dans la matinée, le président Morales a reçu le représentant de Pékin, le vice-président du Comité permanent de l’Assemblée populaire de Chine, Chen Zhu, qui a mis à la disposition de la Bolivie un crédit de 80 millions de dollars pour la modernisation de la compagnie aérienne bolivienne BOA et l’acquisition de quatre avions.

Pour sa part, le premier vice-président iranien Eshagh Jahangiri a offert une ligne de crédit de 200 millions de dollars destinés à la médecine, l’industrie pharmaceutique et l’agriculture.

Dernier président à fouler le sol bolivien, le président uruguayen, José Mujica, a déclaré à son arrivée : «un jour, nos drapeaux ne feront qu’un», évoquant «la Grande Patrie», le rêve longtemps caressé de l’union latino-américaine.

Une déclaration finale devrait être ratifiée à l’issue de la rencontre dimanche, portant essentiellement selon les organisateurs sur les objectifs du Millénaire de l’ONU, recouvrant notamment la réduction de l’extrême pauvreté et de la mortalité infantile, l’accès à l’éducation, l’égalité des sexes, et la mise en oeuvre du développement durable.

Ce sommet international, le premier dans le pays, a été d’ores et déjà qualifié d’«historique» par le président Morales. Selon lui, le succès de ce sommet «donnera du prestige à l’ensemble de l’Amérique latine».

 

Source: 20Min.fr