Coronavirus: le Brésil face à une hécatombe annoncée

 

Avec un confinement de moins en moins respecté et un système de santé précaire, le Brésil semble condamné à devenir le prochain épicentre de la crise planétaire du coronavirus, qui s’y propage à une vitesse galopante.

 

Des femmes font la queue pour une distribution de nourriture dans une favela de Rio de Janeiro, le 7 avril 2020 au Brésil

 

« La question n’est pas de savoir si le Brésil sera un jour le principal foyer de contamination au monde: c’est déjà le cas », dit à l’AFP Domingos Alves, responsable du Laboratoire de renseignements sur la Santé (LIS) de l’université de Sao Paulo (USP).

 

Des cercueils stockés dans un entrepôt des services funéraires de Manaus, le 27 avril 2020 au Brésil

Selon les estimations du collectif de chercheurs Covid-19 Brasil, dont il fait partie, le Brésil comptait plus d’1,3 million de cas de coronavirus jeudi et une hécatombe se profile. 

C’est 16 fois plus que les 85.646 cas confirmés ce jour-là par le ministère de la Santé, dans ce pays de 210 millions d’habitants où l’on dépiste très peu.

À titre de comparaison, les Etats-Unis, qui comptent le plus grand nombre de personnes infectées, viennent de franchir officiellement le cap du million.

Le Brésil a par ailleurs le taux de contamination le plus élevé du monde (2,8), selon l’Imperial College of London.

 

 

Dans certains Etats brésiliens où la situation est la plus critique, comme celui d’Amazonas (nord), le nombre de cas réels pourrait même être 38 fois supérieur au bilan officiel.

En dépit de cette énorme sous-évaluation, le Brésil est déjà le 2e pays (après les Etats-Unis) qui enregistre le plus de nouveaux cas par jour (6.209 vendredi), alors même qu’il est loin de son pic de pandémie.

Le nombre de décès, 6.329 selon le dernier bilan national, soit 428 supplémentaires lors des dernières 24 heures, pourrait également être largement en-dessous de la réalité.

Des familles enterrent leurs proches au cimetière de Taruma, à Manaus, au Brésil, où de nouvelles tombes sont creusées pour les victimes potentielles et confirmées du nouveau coronavirus.

En raison de la lenteur des résultats des tests, de nombreuses familles enterrent leurs proches sans connaître la cause du décès.

Mais d’après les registres d’état civil, le nombre de décès liés à des syndromes respiratoires aigus sévères a augmenté de près de 1.200% depuis le 16 mars par rapport à la même période de l’année dernière.

Des personnels soignants s’occupent d’un patient atteint du coronavirus dans une unité de soins intensifs à l’hôpital Emilio Ribas de Sao Paulo, le 20 avril 2020 au Brésil

– Pic incertain –

Pour Domingos Alves, la situation est d’autant plus préoccupante que le Brésil est un pays « aux dimensions continentales, avec des populations très vulnérables, comme les habitants des favelas ou les indigènes. Sans compter une faible adhésion aux mesures de confinement ».

Jeudi, le nouveau ministre de la Santé Nelson Teich a admis que le Brésil pourrait dépasser prochainement le seuil de 1.000 morts par jour.

Le même jour, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, corona-sceptique notoire, a affirmé que les mesures de confinement décidées contre son gré par les gouverneurs des Etats avaient été « inutiles ».

Domingos Alves prône au contraire des mesures bien plus strictes: « C’est impossible de prévoir quand le Brésil va atteindre le pic de contaminations, mais une chose est sûre: moins les gens sont confinés, plus la courbe va s’accentuer et plus on aura de morts en raison de la surcharge du système de santé ».

– Confinement en baisse –

Dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus peuplé et le plus touché du pays, le taux de confinement mesuré à partir du signal des téléphones mobiles n’était que de 46% vendredi, au plus bas depuis le début de la quarantaine décrétée par le gouverneur.

Dans celui de Rio de Janeiro (sud-est), des files de voitures de touristes attendaient d’entrer dans la station balnéaire de Buzios pour le long week-end férié du 1er mai.

D’après le quotidien Estado de Sao Paulo, plus de 70% des lits de soins intensifs sont déjà occupés dans six des 27 Etats du Brésil, avec 96% dans le Pernambouc (nord-est), 95% à Rio de Janeiro et 89% dans l’Amazonas (nord). 

À Rio, certains hôpitaux sont bien dotés de lits disponibles munis de respirateurs, mais ils sont vides en raison… du manque de médecins.

À Manaus, capitale de l’Etat d’Amazonas, où les cadavres sont entassés dans des camions frigorifiques près des hôpitaux, le nombre d’enterrements en avril a presque triplé par rapport au même mois de 2019.

Dans le Para, autre Etat en grande partie recouvert par la forêt amazonienne, les décès liés au Covid-19 ont triplé en une semaine. Dans la capitale du Para, la maire n’a décidé la fermeture des commerces non essentiels que cette semaine, plus d’un mois et demi après Rio et Sao Paulo.

Et à Blumenau (sud), le nombre de cas a doublé en une semaine, après la réouverture des centres commerciaux.

Opération de désinfectioin dans une favela de Rio de Janeiro, le 20 avril 2020 au Brésil

 

Courte opinion du jour:En mémoire des millions de morts oubliés du régime communiste soviétique

Plus de 65 millions de Russes sont morts pendant le régime communiste en Russie, dont beaucoup ont été assassinés dans le style de l’exécution. La raison pour laquelle ils ne nous apprennent pas à ce sujet dans le cours d’histoire est que les personnes qui ont créé cette idéologie sont désormais propriétaires des gouvernements et écrivent des livres d’histoire.

 

En 1933-1934, l’Ukraine a été soumise à une famine artificielle pour détruire le fief des « koulaks » (agriculteurs indépendants) qui ont toujours considéré avec une haine particulière le communiste juif. Staline a donné ce travail à son bras droit, Kaganovich, connu plus tard comme le «boucher d’Ukraine»

 

Lazar Moiseivich Kaganovich était à l’époque le Juif le plus puissant de l’Union soviétique, qui a supervisé la collectivisation des fermes ukrainiennes à partir de 1929. Grâce à ses efforts de « collectivisation », sept millions d’Ukrainiens sont morts de faim entre 1933 et 1934.

 

« Vous devez comprendre, les principaux bolcheviks qui ont pris le contrôle de la Russie n’étaient pas des Russes. Ils détestaient les Russes. Ils détestaient les chrétiens … » – Aleksandr Solzhenitsyn

 

Les fléaux au cours des siècles ont provoqué des changements politiques radicaux – exemples des 2500 dernières années

« Ceux qui nous avaient dit que (nos) attachements devaient être mondiaux, et que (nos) terres et quartiers appartiennent au monde entier, sont maintenant consignés dans les poubelles de l’histoire. » Srdja Trifkovic

Des épidémies graves peuvent avoir des conséquences sociales, culturelles et géopolitiques d’une grande portée. Ainsi en sera-t-il du Covid-19.

La peste qui a dévasté Athènes en 430 avant JC – au cours de la deuxième année de la guerre du Péloponnèse, alors qu’une victoire athénienne semblait encore à portée de main – a tué un quart de la population, quelque 75.000 personnes, dont Périclès. Des doutes subsistent encore sur la véritable nature de cette épidémie qui sévit de -430 à -426. L’hypothèse la plus probable est que la ville fut frappée par le typhus ou fièvre typhoïde et qu’elle perdit le tiers de sa population.

À propos de la grande peste d’Athènes, la formule de La Fontaine « Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » convient parfaitement pour résumer les effets délétères de la peste : elle ne tue pas toute la population, mais affecte, très gravement, toute une communauté, lorsqu’elle s’abat sur elle.

Périclès fut une de ses victimes. Les successeurs de Périclès étaient faibles et incompétents, et Athènes a subi un déclin précipité dans le respect de « toutes les règles de religion ou de loi », selon Thucydide. Ce n’est qu’après 415 av.JC  qu’Athènes a récupéré suffisamment pour monter une offensive majeure, mais en raison de la mauvaise qualité des successeurs de Périclès, l’expédition sicilienne a fini dans une déroute totale.

La peste antonine (165-180 après J.-C.) était en fait causée par la variole plutôt que par Yersinia pestis. Elle a coûté la vie à cinq millions de personnes, soit environ 25% des personnes touchées. Environ un dixième de la population de l’Empire est décédé, plus d’un tiers dans certaines régions (Gaule, Lombardie, vallée du Rhin). L’armée romaine a été dévastée, laissant les frontières vulnérables aux pénétrations barbares. Le premier historien allemand de la Rome antique, Barthold Georg Niebuhr, a conclu en 1827 que «le monde antique ne s’est jamais remis du coup que lui avait infligé la peste qui l’avait visité sous le règne de Marc-Aurèle». C’était le précurseur de la crise du troisième siècle et du déclin à long terme qui a suivi du pouvoir et de l’autorité de Rome.

541 : Peste de Justinien – Elle sera suivie de près de quinze épidémies jusqu’en 767. Les pertes humaines sont estimées de 25 à 50 millions d’individus. Lorsque les armées arabes, peu nombreuses, se lancent à la conquêtes des Empires romain d’Orient et perse, elles rentrent comme un couteau dans du beurre.

C’est  Pourquoi l’an 536 après JC était la pire année de l’Histoire humaine ? nous avions vu que L’Europe, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Asie ont été plongés dans une obscurité totale par un brouillard mystérieux.

Elle a provoqué des chutes de neige en Chine, des mauvaises récoltes à l’échelle continentale, une sécheresse extrême, la famine et des maladies dans la majeure partie de l’hémisphère Nord.

Cette année noire a été déclenchée par une éruption cataclysmique islandaise, affirment les scientifiques, et était de mauvais augure pour un triste siècle de souffrances et de mort.

La dévastation internationale déclenchée par le brouillard non identifié a donné lieu à l’appellation “L’âge des ténèbres” qui a été utilisée pour désigner cette période inquiétante. Puis, c’est en 541, que la peste de Justinien est apparue, et tout a encore empiré. À savoir que la peste de Justinien est la toute première pandémie de peste au monde (les pestes précédentes restent incertaines quant à leur nature exacte).

Et la situation de l’humanité aurait ensuite empiré suite à deux nouvelles éruptions massives en 540 et en 547. Alors qu’une épidémie de peste bubonique frappait la Méditerranée entre 541 et 543, tuant quelque 100 millions de personnes, soit la moitié de la population mondiale. Une conjonction d’événement malheureux qui est probablement à l’origine de l’effondrement de l’Empire romain oriental.

Pendant les trois siècles suivant les travaux de Boèce, juste antérieurs à ce changement, on ne constate plus d’activité notable de traduction des auteurs grecs vers le latin en Europe.

Un ouvrage de David Keys mentionne parallèlement l’épidémie de peste sous Justinien, le déclin des Avars, la migration vers l’Ouest de tribus mongoles, l’effondrement de l’Empire Gupta, et l’affaiblissement des civilisations sédentaires sassanide et byzantine qui va ouvrir une opportunité d’expansion aux nomades arabes fédérés par l’islam.

La peste noire (1347-1351) a tué 30 à 60% des Européens et a provoqué des perturbations religieuses, sociales et économiques massives.

Au 17ème siècle, elle a de nouveau frappé, avec une férocité mortelle mais pas la même portée géographique. Son effet sur la ville de Milan a été présenté avec une précision impressionnante dans Alessandro Manzoni Promessi sposi (Le fiancé), l’équivalent italien de « guerre et paix » de Tolstoï.

Conclusion

L’épidémie de COVID-19 a initialement semblé à la plupart des Occidentaux une épidémie périodique à la manière des grippes porcine et aviaire, du SRAS ou du virus du Nil occidental: un problème temporaire qui affecte d’autres personnes, généralement loin. [1]

L’évolution et le coût futurs de la pandémie (réelle ou imaginaire, fabriquée en laboratoire ou non) ne sont pas prévisibles. Il semble cependant certain que le monde connaît des changements qui sont probablement irréversibles.

Dans la plupart des pays, les gens du peuple (contrairement aux élites) rejettent massivement la mondialisation, et tous les mécanismes multilatéraux tels que l’Organisation Mondiale de la Santé ou la Banque Mondiale, et des institutions transnationales – notamment l’Union européenne – en faveur du sens revitalisé de la cohésion nationale et des stratégies nationales de survie fondées sur les intérêts qui sont développées et poursuivies par l’État-nation souverain nouvellement dynamisé.


EN COMPLÉMENT

Pourquoi l’an 536 après JC était la pire année de l’Histoire humaine ?

Quand la fin d’une année arrive, nous avons tendance à en dresser un bilan. Et comme certains biais cognitifs font que les mauvais souvenirs remontent le plus facilement, nous avons l’impression que l’année à peine écoulée a été la pire année de tous les temps. Mais les chercheurs nous proposent une vision différente.

 

Rappelons ainsi qu’en 1349, la peste noire a ravagé l’Europe, tuant quelque 25 millions de personnes [1]. En 1918, c’est la grippe qui a emporté entre 50 et 100 millions de personnes. Toutefois, si vous demandez à Michael McCormick, historien à l’université de Harvard (États-Unis) qu’elle a été la pire année de tous les temps pour l’humanité, il vous répondra sans hésitation :  l’année qui est au-dessus des autres en termes de souffrance est l’an 536 après JC.

 

L’Europe, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Asie ont été plongés dans une obscurité totale par un brouillard mystérieux.

Elle a provoqué des chutes de neige en Chine, des mauvaises récoltes à l’échelle continentale, une sécheresse extrême, la famine et des maladies dans la majeure partie de l’hémisphère Nord.

L’année noire a été déclenchée par une éruption cataclysmique islandaise, affirment les scientifiques, et était de mauvais augure pour un triste siècle de souffrances et de mort.

Michael McCormick, archéologue et historien médiéval de l’Université Harvard, a déclaré à Science Magazine que le monde n’a montré aucun signe de rétablissement avant l’an 640 après JC.

C’était le début d’une des pires périodes pour être en vie, si ce n’est la pire année”, a dit le Dr McCormick.

Le brouillard sinistre a créé un monde terne avec une obscurité omniprésente dans l’hémisphère nord pendant 18 mois, avec un crépuscule implacable qui se prolongeait jour et nuit.

Les effets sur le climat ont été tels que les chroniques irlandaises parlent d’un “manque de pain dans les années 536-539”.

Les températures de l’été 536 ont chuté entre 1,5 °C (2,7 °F) et 2,5 °C (4,5 °F), amorçant ainsi la décennie la plus froide des 2.300 dernières années.

La dévastation internationale déclenchée par le brouillard non identifié a donné lieu à l’appellation “L’âge des ténèbres” qui a été utilisée pour désigner cette période inquiétante. Puis, c’est en 541, que la peste de Justinien est apparue, et tout a encore empiré. À savoir que la peste de Justinien est la toute première pandémie de peste au monde (les pestes précédentes restent incertaines quant à leur nature exacte).

Le Dr McCormick et le glaciologue Paul Mayewski du Climate Change Institute de l’Université du Maine (UM) à Orono croient avoir finalement résolu l’énigme.

Dans leur étude, publiée dans la revue Antiquity, les chercheurs révèlent qu’elle a probablement été causée par une éruption volcanique cataclysmique en Islande.

L’analyse des carottes de glace – capsules naturelles du passé géologique de la Terre – a également mis au jour que deux éruptions ont suivi en 540 et 547 après JC.

À la profondeur correspondant au début de l’année 536, les chercheurs ont découvert des particules de verre volcanique semblables à d’autres, trouvées ailleurs en Europe ou au Groenland. Une analyse aux rayons X a permis de situer leur origine en Islande. Le responsable de ce fameux brouillard qui a tant coûté à l’humanité serait donc un volcan islandais entré en éruption début 536.

Et la situation de l’humanité aurait ensuite empiré suite à deux nouvelles éruptions massives en 540 et en 547. Alors qu’une épidémie de peste bubonique frappait la Méditerranée entre 541 et 543, tuant quelque 100 millions de personnes [2], soit la moitié de la population mondiale. Une conjonction d’événement malheureux qui est probablement à l’origine de l’effondrement de l’Empire romain oriental.

On pense que l’activité volcanique incessante a produit des millions de tonnes de cendres qui se sont répandues sur de vastes régions du monde.

Les auteurs de l’étude écrivent que cela a introduit une période de ruine économique qui restera inébranlablement en place jusqu’à un siècle plus tard.

L’analyse des carottes de glace a révélé que les dépôts de soufre, de bismuth et de téphra précèdent chaque été exceptionnellement froid.

Référence historique

L’historien byzantin Procope de Césarée, lorsqu’il écrit sur les guerres avec les Vandales, dit à propos de l’an 536 : « Pendant cette année, un signe de mauvais augure a eu lieu. Le Soleil a donné sa lumière sans éclat […] et il a paru avoir comme une éclipse, parce que ses rayons ne brillaient pas. »

Les annales irlandaises gaéliques enregistrent ce qui suit :

D’autres sources contemporaines indépendantes rapportent :

  • Des températures basses, et même de la neige en été (il aurait neigé en Chine au mois d’août)
  • L’empereur du Japon Senka-Tennō (536-539) publie un édit insistant sur l’importance de la nourriture par rapport à l’or, précisant que 1 000 perles ne peuvent soulager celui qui souffre du froid.
  • L’absence de récoltes
  • « Un brouillard dense et sec » au Moyen-Orient, en Chine et en Europe
  • Une sécheresse au Pérou, affectant les gens de culture Moche
En l’an 536 : éruption volcanique, provoquant des baisses de température, et plongeant certaines parties du monde dans l’obscurité durant 18 mois. 536 à 545 : la décade la plus froide de ces dernières 2000 années. 540 à 541 : la peste de Justinien frappe, faisant de très nombreux morts. 640 : l’économie se redresse gentiment. 660 : second pic observé, les humains frappent les premières pièces d’argent.

Les chercheurs ont remarqué une différence dans la glace vers l’an 640, soit environ un siècle plus tard : du plomb. C’est à cette époque-là que les humains ont commencé à extraire et à fondre de l’argent à partir de minerai de plomb. « Ce plomb indique donc que le métal précieux était en demande dans une économie qui rebondissait après un siècle de misère », explique l’archéologue Christopher Loveluck, de l’Université de Nottingham, au Royaume-Uni.

Un second sommet, en 660, marque une importante infusion d’argent dans l’économie émergente médiévale. Cela suggère que l’or était devenu rare à mesure que le commerce augmentait, forçant le passage à l’argent comme étalon monétaire, écrivent Loveluck et ses collègues. « Cela montre la montée de la classe marchande pour la première fois », expliquent Loveluck et ses collègues.

Une pièce datant environ de l’an 660 faite de plomb et d’argent.

 

Indices scientifiques

L’analyse des troncs d’arbres par le dendrochronologiste Mike Baillie, de l’Université Queen’s de Belfast, montre une croissance anormalement faible des chênes irlandais en 536 et une autre diminution sensible en l’an 542, après un rétablissement partiel. Des événements semblables sont enregistrés dans les stries des troncs d’arbres de Suède et de Finlande, dans la Sierra Nevada (Californie) et dans les stries des arbres Fitzroya du Chili.

Par ailleurs, les noyaux de glace du Groenland et de l’Antarctique montrent des dépôts de sulfate en 533-534 ± 2 ans, preuve d’un voile étendu de poussière acide.

Conséquences historiques

On a vu les événements de 536 et la famine qui s’ensuivit comme explication pour le sacrifice par les élites scandinaves de grandes quantités d’or, probablement pour apaiser les dieux et pour obtenir le retour de la lumière du Soleil.

Le déclin de l’importante ville mésoaméricaine de Teotihuacán, accompagné de signes d’instabilité politique et de famines, est également lié aux sécheresses provoquées par le changement climatique.

Pendant les trois siècles suivant les travaux de Boèce, juste antérieurs à ce changement, on ne constate plus d’activité notable de traduction des auteurs grecs vers le latin en Europe.

Un ouvrage de David Keys mentionne parallèlement l’épidémie de peste sous Justinien, le déclin des Avars, la migration à l’Ouest de tribus mongoles, l’effondrement de l’Empire Gupta, et l’affaiblissement des civilisations sédentaires sassanide et byzantine qui va ouvrir une opportunité d’expansion aux nomades arabes fédérés par l’islam.

[1] En 1300 la population mondiale était estimée entre 360 à 432 millions. En 1400, elle était estimée entre 350 à 374 millions

[2] Entre les années 500 et 600, la population mondiale a été estimée à 190 à 206 millions de personnes.

 

 


Une épidémie tous les 100 ans : 1320, 1520, 1620, 1720, 1820, 1920, 2020

Après avoir connu le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, mieux connu sous le nom de Coronavirus, une souche qui a été identifiée pour la première fois en Arabie saoudite en 2012, les utilisateurs des réseaux sociaux ont associé cette éventuelle épidémie à d’autres survenues dans la 20e année de chaque siècle.

 

Bien que les épidémies, les pandémies ou les maladies de masse qui ont surgi dans l’histoire de l’humanité aient varié au cours des années, l’année 20 se répète par coïncidence.

Nous commençons par l’année 1220, qui n’est pas connue par une pandémie, mais par une catastrophe encore plus destructrice pour  l’époque : les invasions mongoles.

1220, Gengis Khan

Les Mongols de Gengis Khan brûlent et rasent Boukhara (16 février), Otrar (17 mars), Samarkand (mars) et Harat.

En Irak et en Iran, Gengis Khan est vu comme un seigneur de guerre sanguinaire et génocidaire qui causa d’immenses destructions. Un descendant de Gengis, Hulagu Khan, détruira une grande partie du nord de l’Iran. Il est l’un des conquérants les plus haïs des Iraniens, avec Alexandre le Grand et Tamerlan.

Il en est de même en Afghanistan, au Pakistan ainsi que dans d’autres pays non turcs à majorité musulmane. Les sacs de Bagdad et de Samarcande causèrent des massacres et le sud du Khuzestan fut complètement détruit. En RussieUkrainePologne et Hongrie, Gengis Khan, ses descendants et les Mongols et/ou Tatars sont généralement décrits comme de grands destructeurs.

L’invasion mongole de l’Europe au XIIIe siècle provoque la destruction des principautés slaves et des grandes villes, comme Kiev et Vladimir. Les invasions mongoles touchent également l’Europe centrale, notamment la Bohême-Moravie, la Pologne (bataille de Legnica, 1241), la Moldavie, la Valachie, la Transylvanie, la Hongrie (bataille de Mohi, 1241) et la Bulgarie.

Au moins 20 à 40 % de la population des pays conquis par les Mongols meurt, massacrée ou à la suite des épidémies.

Aujourd’hui, Gengis, ses descendants, ses généraux et les Mongols en général restent connus pour leurs forces militaires féroces, leur endurance, leur cruauté et leurs conquêtes destructives dans les livres d’histoire du monde entier.

1320, la peste noire.

On pense que la peste bubonique, mieux connue sous le nom de peste noire, est apparue pour la première fois chez l’homme en Mongolie vers 1320. Ses symptômes étaient des maux de tête, de la fièvre et des frissons. Les langues des malades semblaient souvent blanchâtres avant qu’il n’y ait une inflammation sévère des ganglions lymphatiques. Enfin, des taches noires et violettes sont apparues sur la peau des personnes touchées; La mort pouvait se produire en une semaine.

1520, la variole.

Cette maladie a été déterminante pour la victoire espagnole contre Tenochtitlan. Elle a coûté la vie à entre 2 et 3,5 millions d’indigènes selon les historiens. De nombreux Aztèques ont succombé à la variole apportée par les Européens, comme le Tlatoani Cuitláhuac, vainqueur de Hernán Cortés.

1620, une étrange maladie.

Le 16 mars 1620, des colons de Plymouth arrivent à bord du Mayflower aux États-Unis. On dit que la grande majorité des passagers sont morts et qu’une telle maladie s’est propagée même parmi les habitants de la côte est de l’Amérique du Nord

1720, la peste de Marseille.

Le Grand San Antonio, navire de l’est méditerranéen arrivé à Marseille le 25 mai 1720, est à l’origine de l’épidémie. En effet, sa cargaison composée de soies fines et de balles de coton a été contaminée par le bacille d’Yersin, responsable de la peste. À la suite d’une série de négligences graves et malgré les mesures de sécurité strictes, la peste s’est propagée dans toute la ville. Le centre de Marseille et les vieux quartiers ont été les plus touchés. La peste s’est propagée rapidement, faisant entre 30.000 et 40.000 morts, sur un total de 90.000 habitants.

1820, le Choléra.

En 1820, cette maladie s’est déclarée à Java et à Bornéo. Elle est arrivé en Chine en 1821, puis s’est étendue à l’ouest de Ceylan et est arrivé plus tard en Perse, en Arabie, en Syrie et en Cochinchine la même année. Les vastes territoires de l’Empire russe ont été contaminés par l’armée malade et des dizaines de milliers d’hommes sont morts.

1920, la peste pneumonique ou grippe espagnole.

1918:des soldats patrouillent dans lers rues de Montréal ,au Québec.Notez les masques.

La grippe espagnole a eu lieu il y a 100 ans, à l’époque les gens étaient aux prises avec le virus de la grippe H1N1 qui avait subi une mutation génétique, ce qui le rendait beaucoup plus dangereux que le virus normal. Ce virus a infecté 500 millions de personnes et tué plus de 100 millions de personnes dans le monde, cette pandémie a été la plus meurtrière de l’histoire.

 

Grippe espagnole:des religieuses soignent les malades à Montréal.

 

 

 

Pandémie:La Peste noire et les changements brusques de la Terre au 14e siècle

La période allant de 1310 à 1350 a vu la mort de 50 à 70% de la population d’Europe et d’Asie, dans certaines régions, le bilan des décès cumulé des années de la peste noire à lui seul serait de l’ordre de 75%. Il a fallu plus de 200 ans à la population européenne pour retrouver les chiffres précédents de la fin du XIIIe siècle. [1] Déjà en 1315 -1320, le déclin de la population a coïncidé avec des catastrophes naturelles qui ont conduit à l’échec des récoltes, à l’abandon des terres agricoles et à la Grande Famine qui a tué environ 30% de la population européenne.

Franciscains traitant des pestiférés en Italie, au XVe siècle, sur une miniature tirée d’un manuscrit attribué à Jacopo Oddi, à Pérouse.

La plus grande perte de vie est bien sûr attribuée à la pandémie de peste noire de 1348-51, qui est communément considérée comme le résultat d’une maladie contagieuse importée d’Extrême-Orient. Les modèles traditionnels soutiennent qu’il s’agit de peste bubonique, d’autres suggèrent la peste pneumonique, l’anthrax ou la petite vérole.

La période à partir de 1290 a vu de graves changements climatiques et des anomalies astronomiques, qui ont abouti à la crise de 1348. Les événements de ce point culminant ont impliqué des observations de comètes / météores, des tremblements de terre, des gaz nocifs de l’air, du sol et de la mer.

Dans cette enquête, nous examinerons les preuves d’un large éventail d’irrégularités géologiques et astronomiques et leurs effets sur la société. Il semble approprié de faire la distinction entre les perturbations qui s’étalent sur plusieurs décennies et les changements abrupts qui culminent directement avant et pendant la pandémie.

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-Tout d’abord, les changements qui ont commencé à se produire à la fin du 13 e siècle, à peu près entre les années 1280 et les années 1340, y compris les saisons froides et humides et les inondations, en alternance avec les sécheresses, la première vague de froid qui a inauguré le petit âge glaciaire, météore activité, tremblements de terre, diminution de l’activité des taches solaires, réduction de la croissance des arbres, mauvaises récoltes, effondrement agricole, famine, invasions acridiennes, guerres.

Tout cela a été précédé d’une activité volcanique enregistrée au milieu et à la fin des années 1200.

Ensuite, je voudrais attirer l’attention sur les changements qui se sont produits directement avant et pendant la pandémie, et la montée soudaine de certains des phénomènes susmentionnés: tremblements de terre, gaz nocifs, tempêtes, observations de météores / comètes, «feu de le ciel », les inondations, les éclairs et autres phénomènes électriques atmosphériques, le comportement humain erratique. Vous pourriez peut-être avoir une idée de la raison pour laquelle beaucoup de gens à l’époque croyaient que la fin des temps bibliques avait commencé.

Le dendrochronologue Mike Bailey a provoqué un tollé dans la communauté scientifique, soulignant l’activité cométaire dans son excellent New Light on the Black Death 2009 . Il avait identifié un événement climatique mondial sous la forme d’une réduction de la croissance des arbres à l’époque. Une comète a été vue au-dessus de Paris en août 1348 au-dessus de Paris. Dans ce texte, je présenterai de nombreuses sources historiques supplémentaires de bouleversements célestes et géologiques dans les années immédiates de la crise de 1348, mais je me concentrerai sur les changements à long terme de la Terre et leurs connexions astronomiques, y compris l’activité solaire. Une comète ou un essaim de comètes n’a-t-il pas à lui seul altéré l’émission solaire? Clube et Napier notent le milieu du 14 e siècle comme une période de forte activité météoritique. [2]

Impacts des météorites et changements «induits cosmiquement induits»

Si les facteurs cosmiques sont pris en compte en relation avec des changements brusques de la terre, l’accent est généralement mis sur les impacts cinétiques des météorites ou des nuages ​​de poussière. Et en effet, pour la période de la peste noire, les témoignages oculaires indiquent fortement que les chutes célestes ont été le principal instigateur de l’apogée de la crise humaine de 1348.

Mais il existe d’autres sources de perturbations cosmiques qui laissent beaucoup moins d’empreintes digitales. Les changements dans le champ magnétique solaire, modulant les rayons cosmiques galactiques, ne laissent pas de cratères, mais peuvent avoir un impact spectaculaire sur la stabilité de la biosphère, par exemple, un faible nombre de taches solaires et donc un plus grand afflux de rayons cosmiques sont directement corrélés aux éruptions volcaniques. [3]

Johannes Nohl (1926) a décrit la peste noire comme un tournant qui a marqué le début de la renaissance.

Ce n’est qu’en 1980, lorsque Luis Alvarez et son fils ont fourni la preuve de leur hypothèse d’un impact de comète dans la péninsule du Yucatan qui a mis fin à l’ère des dinosaures c. Il y a 65 millions d’années, ce qui est maintenant un savoir bien accepté.

En ce qui concerne les épisodes plus récents: l’événement Younger Dryas Boundary de 10 900 av.J.-C. – et l’extinction de la plupart des grands mammifères en Amérique du Nord – révèle son importance accrue à mesure que de nouvelles découvertes scientifiques ont émergé (en particulier depuis 2007, lorsque de nouvelles preuves pour l’hypothèse de l’impact des jeunes Dryas a été présentée) [4] . Nous prenons conscience que cette catastrophe mondiale provoquée cosmiquement et ses implications sont également importantes pour les personnes présentes et futures.

Ainsi, l’intervalle de temps autour de la peste noire peut également servir de démonstration de la façon dont la sensibilisation du public aux changements extrêmes de la Terre généralisés (y compris les anomalies coïncidentes dans le ciel) peut être perdue et oubliée en quelques générations, et d’autres explications et modèles théoriques fournis par les universitaires consensus, sont acceptés comme fait historique. Dans le même temps, les témoignages et chroniques des témoins oculaires sont toujours accessibles au public (étayés par des données géologiques), ce qui permet de reconstituer une grande partie des événements de l’époque. Par exemple, le géologue Christian Pfister explique comment, après des décennies de refroidissement sévère et de conditions météorologiques extrêmes, les conditions humides et fraîches ont conduit à «l’absence d’été» pendant trois années consécutives »avant le début de la peste noire. [5] En effet, les citoyens européens se référaient non seulement aux trois, mais aux quatre années précédant la peste noire comme aux «quatre années sans été» (voir 3.1.2).

Nous examinerons les données scientifiques pour démontrer que de nombreux récits de témoins oculaires, aussi bizarres qu’ils puissent paraître à l’oreille moderne, peuvent être étayés par des preuves empiriques telles que des données climatologiques et géologiques. Les anomalies enregistrées comprennent la réduction du champ magnétique solaire et de l’activité des taches solaires, l’augmentation de l’activité volcanique, la sédimentation anormale, l’augmentation du CO2, l’augmentation de la combustion de la biomasse (incendies de forêt) et bien plus encore.

Symptômes de la ou des maladies de 1348

Même au moment de la pandémie de la peste noire, diverses causes possibles ont été proposées, presque toutes basées sur la perception de poisons, d’odeurs nauséabondes et de «vents contaminés» provenant du ciel, du sol et de la mer . Ceux-ci seraient directement liés aux tremblements de terre et / ou aux météores. L’observation d’un approvisionnement en eau potable «fétide» est probablement ce qui a conduit à l’idée que «quelqu’un» avait empoisonné les puits, ce qui n’aurait été possible que dans certaines villes, compte tenu des poisons disponibles à l’époque. Les Juifs ont été accusés de l’avoir fait et exécutés en grand nombre après que des aveux aient été extorqués sous la torture.

Au cours des premières années de la pandémie, peu de personnes semblaient avoir été préoccupées par la transmission de la maladie de personne à personne, bien qu’il y ait une abondance de rapports de personnes abandonnant leurs proches malades. Mais ce n’était apparemment pas parce qu’ils avaient peur d’une contagion physique directe. L’idée de la quarantaine n’a été introduite qu’à un stade ultérieur de la pandémie. Cependant, les médecins ont conseillé de rester à l’écart des cadavres et de s’abstenir de manger du poisson.

Parmi les dizaines de témoins oculaires et d’écrivains contemporains que je présente dans ce texte, je n’ai trouvé qu’une seule source qui serait inchangée, qui affirme explicitement que les victimes avaient des ulcères sous les aisselles, d’autres ne décrivent que des ulcères ou des bubons répartis sur le corps.

Ensuite, nous pouvons comparer ces événements à des exemples modernes bien documentés d’effets sur la santé induits cosmiquement et géologiquement. L’un est un impact de météores au Pérou qui a provoqué une crise sanitaire locale due à des fumées toxiques – heureusement à petite échelle (voir 6.3.3) – puis il y a eu la mort de centaines de personnes par dégazage d’un lit de lac au Cameroun (voir 6.2.4 ). Ces événements n’ont laissé pratiquement aucune trace physique.

L’étude de ce matériel peut également servir à illustrer certains aspects du phénomène que j’appelle l’amnésie collective induite par un traumatisme , la tendance des sociétés à expulser de la mémoire consciente la prise de conscience d’un événement extrêmement dramatique qui change le monde. Les chroniques et les récits historiques des changements graves de la Terre et des catastrophes naturelles à la période en question sont toujours accessibles au public, mais la plupart des gens ne peuvent pas se résoudre à penser que les changements induits géologiquement et astronomiquement étaient responsables – principalement ou exclusivement – d’un dramatique réduction de la population de 50% ou plus en 35 ans [6], et que cela s’est produit il y a à peine 700 ans. Après avoir parcouru ce texte, certains lecteurs peuvent se demander, comment se fait-il qu’ils n’aient jamais entendu parler de ces faits dans le contexte de la peste noire? Ou même, comment se fait-il qu’ils n’aient jamais entendu parler de ces faits dans le contexte du débat actuel sur le changement climatique?

Les nombreuses catastrophes naturelles de l’époque et leurs implications sont tout simplement passées sous le tapis de l’histoire ou tout au plus sont-elles considérées comme de simples cofacteurs qui ont facilité la propagation de la maladie. Je ne fournirai pas d’interprétation unique alternative pour la ou les maladies. Ci-dessous, nous verrons, nous n’avons même pas besoin d’un micro-organisme contagieux pour expliquer le nombre élevé de décès liés à la santé, compte tenu de la gravité des bouleversements géologiques et climatologiques. Il semble que non seulement les historiens mais aussi le public soient beaucoup plus à l’aise avec le concept de victimes massives par une seule bactérie ou virus que les victimes massives par des perturbations célestes, des bouleversements géologiques et climatiques. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas de bactéries impliquées; des infections bactériennes sont attendues alors que la santé publique et le niveau de vie diminuent brusquement, mais la distinction entre cause et effet, corrélation et coïncidence n’est nullement établie. L’hypothèse d’un agent contagieux unique comme cause principale d’une crise qui change le monde semble être plus réconfortante car elle laisse un vague espoir (même non fondé) qu’un jour les scientifiques trouveront un remède à toutes ces maladies transmissibles. En revanche, la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et L’hypothèse d’un agent contagieux unique comme cause principale d’une crise qui change le monde semble être plus réconfortante car elle laisse un vague espoir (même non fondé) qu’un jour les scientifiques trouveront un remède à toutes ces maladies transmissibles. En revanche, la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et L’hypothèse d’un agent contagieux unique comme cause principale d’une crise qui change le monde semble être plus réconfortante car elle laisse un vague espoir (même non fondé) qu’un jour les scientifiques trouveront un remède à toutes ces maladies transmissibles. En revanche, la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Etseule une société bien informée et responsable le pourrait.

Dans l’intérêt du concept de «Renouveau de la vie» , à la fin de ce texte, je vais aborder l’exploration de la question de savoir si certaines de ces phases de changement, aussi dévastatrices soient-elles directement pour de nombreuses personnes à l’époque, pourrait avoir un effet bénéfique global pour l’évolution de la vie et même de la conscience humaine.


1300-1350, les décennies précédant la peste noire

 Le début du petit âge glaciaire

Le début des années 1300 coïncidait avec le premier pic de température à la baisse et le début de l’expansion des glaciers alpins. La durée exacte de la période froide connue sous le nom de Little Ice Age n’est pas établie. Les climatologues font généralement référence à deux dates de refroidissement associées au petit âge glaciaire. Sirocko (2010) place l’événement précédent au début des années 1310 [7] . Un intervalle de temps plus largement utilisé pour la première phase froide est le minimum solaire coïncident appelé minimum de Wolf de 1280 à 1350 [8] . Il y a eu des coups de froid répétés et l’avancée des glaciers et de la glace de mer à partir de ce moment, mais ce n’est qu’au début des années 1600 que les effets les plus dévastateurs du petit âge glaciaire ont commencé à s’installer, qui est la date la plus couramment utilisée pour son début.

Diverses autorités proposent jusqu’à sept dates différentes comme début de cette période froide (voir Fig. 13). Cependant, ce qui est convenu, c’est que le petit âge glaciaire a été la période la plus froide des 10 000 dernières années (Holocène), nous sommes toujours en train de ré-approcher les températures moyennes, c’est-à-dire que les températures mondiales sont toujours inférieures à la ligne de base de l’Holocène. Bref, le réchauffement climatique moderne – s’il se poursuivait et se poursuivrait progressivement – constituerait une approche vers des températures plus «normales».

Shin Kim, (2007) a écrit sur les effets du ralentissement climatique précoce vers 1300 : «L’agriculture a été grandement affectée par des précipitations de plus en plus irrégulières et excessives. Un demi – siècle après la catastrophe de la peste noire, à savoir la fin du 14 e siècle, déroutes commerciales ont été interrompues par une augmentation de la mer des tempêtes et des liaisons maritimes du Nord ont été limitées ou complètement coupé en augmentant l’ apparence de la glace de dérive » . [9] Cette tempête de mer accrue est restée jusqu’à aujourd’hui et donc au moins certains des changements ont altéré la Terre de façon permanente.

 

Reconstruire les conditions météorologiques et climatiques

Premièrement, lorsque nous pensons au climat, nous pensons principalement à la température et aux précipitations sur une certaine échelle de temps. Il s’agit d’une simplification grossière, mais elle convient généralement pour mesurer et comparer les tendances générales à long terme. Mais pour avoir une image réelle, nous devons également prendre en compte: la distribution à court terme des précipitations, les tempêtes, la variabilité du vent, la couverture nuageuse, etc. Par exemple: une région fertile et tempérée, avec des chutes de pluie régulières et modérées et une température ambiante est généralement adaptée à l’habitation humaine, y compris l’agriculture, mais pas si elle est frappée par dix fortes tempêtes de grêle chaque année. Par conséquent, la stabilité climatique est tout aussi importante que la température moyenne et les précipitations. Mais, les ensembles de données climatiques disponibles montrent généralement une résolution limitée et des courbes lissées,e siècle, dans les temps avant que les mesures de température instrumentales exactes ont été enregistrées. Les conditions météorologiques de ces années sont reconstruites à partir de données anthropologiques telles que les relevés météorologiques, les relevés de récolte, confirmés indirectement par les prix des denrées alimentaires, mais également à partir des données de l’anneau des arbres, des données géologiques telles que les conditions glaciaires. [dix]Tous ces marqueurs ne permettent pas de courbes à haute résolution de température et de précipitation; toutes les catastrophes telles que les tempêtes et les inondations n’apparaissent pas dans ces données et doivent être ajoutées à partir des enregistrements anthropiques. Ainsi, si les courbes de température et de précipitations ne montrent que, par exemple, des moyennes sur 5 ans, le climat et la météo à cette époque peuvent sembler relativement modérés par rapport à d’autres périodes. Mais lorsqu’il y a suffisamment de données à haute résolution pour révéler une variabilité et des fluctuations énormes des conditions météorologiques, cette courbe lissée d’une période de 5 ans peut se révéler comme une période de temps turbulent et destructeur. S’il y a une année de sécheresse suivie d’une année d’inondation, cela ne se traduira pas par une courbe lissée des chutes de pluie à long terme. Et en effet, dans les graphiques de température décennie par décennie, le début du 14 e siècle ne se présente pas comme un ralentissement climatique extrême évident et est rarement utilisé comme exemple de changement climatique extrême à l’époque préindustrielle.

 Fin de l’optimum climatique médiéval

L’Europe était florissante, les conditions agricoles et économiques étaient très stables à l’époque du climat médiéval optimal.

Surtout en Europe du Nord, «la période entre 1150 et 1300 a vraiment été une période de floraison, car la population a atteint des niveaux sans précédent qui ne seront jamais revus jusqu’à la fin du XVIIIe siècle dans de nombreux pays; la population anglaise a connu une multiplication par trois stupéfiante de sa population au cours du siècle dernier depuis l’enquête Domesday en 1086 ». [11]

Cet optimum climatique (également appelé anomalie climatique) a coïncidé avec une période d’activité solaire accrue (voir ci-dessous). L’agriculture de diverses cultures s’est étendue sur des centaines de kilomètres plus au nord qu’il n’est possible aujourd’hui.

Cependant, vers la fin de ce climat optimal, les températures chaudes ne pouvaient à elles seules garantir la stabilité économique, le temps devenant plus irrégulier. « La période chaude qui a duré plus de deux cents ans a également entraîné la fonte des glaces glaciaires et une légère élévation du niveau de la mer pouvant atteindre 0,5 mètre, ce qui a ensuite contribué à une série d’inondations dévastatrices aux Pays-Bas au cours des 13 dernières années. e siècle » . [12] Les tempêtes et les inondations ont laissé un impact plus important sur la géographie du littoral lorsque les eaux étaient plus hautes, sans compter que les tempêtes étaient plus fréquentes pendant cette période. [13]

Vers le milieu du 14ème siècle, la production céréalière du nord de l’Europe avait considérablement chuté en raison d’un «refroidissement climatique en cours depuis 1250» qui a finalement conduit à «la permanence de l’arrêt de l’agriculture après la peste noire en Norvège ». [14]

 

En 2000, un engrenage bien conservé a été fouillé en Belgique, sa date de construction a été fixée à 1325/226 AD. [15] On ne sait pas exactement quand il a été enterré sous plusieurs mètres de sédiments mais l’état de conservation suggère que l’accumulation de sédiments a eu lieu en peu de temps, ce qui indique un tsunami ou une inondation extrême telle que la grande inondation de 1361.

 La grande famine 1315-1320

Les conditions favorables et le climat stable pendant le climat optimal ont conduit à l’expansion agricole, forçant la surexploitation des terres lorsque les conditions météorologiques ont commencé à empirer rapidement. Commençant déjà dans les années 1290, les terres agricoles ont commencé à être abandonnées et les ressources sont devenues rares. La Grande Famine a eu son impact le plus dévastateur en Europe de 1315 à 1320, elle était principalement le résultat d’une mauvaise récolte en raison de précipitations excessives et de températures froides. Pour aggraver les choses, des étés frais et pluvieux alternaient avec des étés de sécheresse. La preuve physique d’une augmentation de la combustion de biomasse est enregistrée pour les années 1313-1319. [16] (Voir également le chapitre 5.1.3).

 

Crise agricole précoce

De nombreux chercheurs tiennent toujours à l’idée que c’était la peste noire et la réduction de la population énorme qui coïncide cette cause de la crise agricole, à partir de la seconde moitié du 14 e siècle. Mais comme Kim Shin l’a établi dans une dissertation sur la désertion des terres en Scandinavie » [17] , des changements drastiques, non seulement dans les conditions climatiques mais aussi dans la répartition de la population, avaient eu lieu bien avant. Ainsi, alors que le climat commençait à devenir plus irrégulier peu avant 1300, cela s’est accompagné d’une crise humanitaire après l’autre. Voici quelques déclarations directes de Shin:

« (…) Même si la peste noire est considérée comme le principal facteur qui a déclenché la crise agraire, la peste noire en elle-même ne peut pas expliquer la désertion des terres agricoles qui a commencé au début du 14 e siècle avant (en Angleterre) la mort de la peste noire l’Europe du Nord en 1348. »

« (…) la peste noire, qui était un seul incident, en elle – même ne peut pas expliquer la longue perpétuation des colonies désertées et la population compte tenu de la façon dont la stagnation population et les établissements explosaient dans la période r ight avant 1300 . » [18]

Extrait de Lamb, 1972: (…) « Les conséquences ont été graves non seulement dans les pays scandinaves les plus septentrionaux mais aussi dans d’autres régions; les populations de l’Oxfordshire et du Northamptonshire, pendant la période précédant la peste noire, 1300-1350, semblent avoir décimé plus du double du nombre de personnes tuées par la peste noire » [19]

«Dans certaines parties du Danemark et de la Norvège, la désertion semble avoir commencé vers 1320 et se poursuivre pendant deux siècles.» [20]

Les études sur le pollen dans les sédiments fournissent d’autres indices sur le développement de l’agriculture lorsque le pollen des plantes agricoles disparaît et que le pollen des plantes sauvages et des arbres non cultivés redevient dominant.

 «En Scandinavie, et en Norvège en particulier, une réduction du pollen des céréales a été reconnue à la fin du Moyen Âge». Une étude menée dans le centre de la Norvège montre clairement que la culture du maïs a connu une crise brutale vers 1300 tandis que les données sur le pollen d’épinette semblent relativement stables en même temps.

 Nombre de morts de la crise 1300-1350

En 1969, Philip Ziegler a accepté un nombre moyen de décès dus à la peste en Europe d’environ 33%, soit entre 20 000 000 et 25 000 000,

La période 1300-1350 a vu la mort d’au moins 50% de la population européenne. En Chine, où la peste noire serait originaire, une perte d’environ la moitié de la population est attribuée uniquement à la peste noire (passant d’environ 123 millions à environ 65 millions). Au début des années 2000, Benedictow a présenté une population européenne globale d’environ 80 000 000 et un nombre de morts pestiféré d’environ 60% en Europe, soit un total d’environ 48 000 000 de morts. [21]

Nous notons que le bilan ultime des morts est toujours controversé, la plupart des historiens conviennent que la Grande Famine de 1315 a déjà fait au moins 30% de la population européenne, puis la Grande Peste à partir de 1347, en a réclamé au moins 30% supplémentaires. En supposant que la population ne pourrait pas récupérer en seulement 35 ans après la famine, le deuxième événement de pertes massives prendrait alors 30% des 70% restants, soit un nombre de morts d’au moins 51%; si nous utilisons les numéros de Benedictow, nous arrivons à 72% en seulement 35 ans. En Europe du Sud, spécialement le long des côtes, la situation est encore pire. En parlant uniquement des 4 années de la peste noire, certains chercheurs pensent que «En Europe méditerranéenne, où la peste a duré environ quatre ans consécutivement, elle représentait probablement entre 70 et 75% de la population totale ». [22] En Angleterre, le taux de mortalité était estimé entre 45 et 60%. [23]

Musicien à la cour papale d’Avignon, Louis Heylingen (sanctus) de Beeringen, écrit sur une mortalité encore plus grande à Avignon et dans les régions voisines:

« (…) car à Marseille toutes les portes de la ville, à l’exception de deux petites, sont désormais fermées, car là-bas, les quatre cinquièmes des habitants sont morts . » [24]

Nous examinerons ci-dessous ce que la proximité de la mer et les différents comptes rendus des odeurs nauséabondes émises par la mer ont à voir avec ce schéma de distribution. Toujours en Palestine, Gaza (côtière) semble avoir été le plus durement touchée, Ibu Battuta, Abu Abdullah (1304-1368) rapporte qu’il a trouvé Gaza «dépeuplée en raison de l’épidémie précédente (…) seuls 60 à 80 notaires sont restés en vie». [25]

 

Pour mettre ces chiffres en perspective: La Seconde Guerre mondiale a causé la plus grande perte de vies humaines dans l’histoire récente. Selon des estimations prudentes, environ 60 millions de personnes ont été tuées pendant la Seconde Guerre mondiale, soit environ 3% de la population mondiale de 1940 (environ 2,3 milliards). La population allemande a subi la plus grande perte de population proportionnellement à la population, le nombre de morts serait compris entre 4,2 millions [26] et 7,3 millions [27] de civils et les décès militaires, soit 6 à 10% de la population allemande.

Ainsi, proportionnellement , la Grande Famine de 1315-1320 à elle seule a tué 3 à 10 fois plus de personnes de la population européenne que toute la Seconde Guerre mondiale. Nous pouvons nous demander comment l’énorme nombre de morts de la famine de 1315 n’est généralement que marginalement pris en compte dans la discussion sur la période de la peste noire.

 

Deux comètes, famine et déluge

Le géologue Rüdiger Glaser nous donne les descriptions dans les chroniques de Bad Windsheim (Allemagne, 1315) des conditions météorologiques défavorables conduisant à l’échec des cultures et à la famine dans les années 1312-1315:

 » Deux comètes ont été vues, et ce fut un été humide, une grande famine, de sorte que dans de nombreux endroits, les gens ont été forcés de manger des chiens, des chevaux et même des voleurs de la potence (…) »

L’auteur continue de rapporter le prix élevé des céréales dans le Waitland et s’exclame: «il a plu tout l’été, de gros dégâts ont été causés aux humains, au bétail et aux cultures, à la mémoire de cette grande famine et du déluge, ces vers ont été faits (… ) » [28]

Glaser ne fait aucune autre mention des «deux comètes» comme si elles ne pouvaient être d’aucun intérêt dans le contexte d’événements météorologiques extrêmes.

Les perturbations climatiques et la famine ont eu un effet considérable sur la densité de population en Europe:

« Le nombre de fondations de villes européennes par an est resté très élevé jusqu’en 1310. Après cette date, la fondation de villes a brusquement cessé. Plusieurs étés humides et froids, y compris les échecs de récolte dans l’ordre, ont fait souffrir la population et ont conduit à la première grande famine étendue en 1315 et à un déclin prononcé de la population. Dans l’Atlantique Nord, pour la première fois, de la glace de mer a été vue devant l’Islande, indiquant que le Golf Stream s’affaiblissait. Après cela, dans de grandes parties de l’Europe, la récolte de céréales a diminué de façon marquée jusqu’en 1318 et la famine a dominé l’Europe de 1315 à 1320. » [29]

Plus de comètes

Déjà au début du 14 e siècle, des comètes ont été signalées et mentionnées en relation avec la famine. Le chroniqueur Thomas Short note:

„ En décembre (de 1312) une comète, qui a continué un mois. (Functius place cette comète dans 13 12.) La faim a contraint certains à manger leurs propres enfants, et certains ont volé d’autres personnes à manger.  » [30]

Il devient évident que l’événement au moment du déclenchement de la peste ne peut être étudié indépendamment des anomalies astronomiques et météorologiques non seulement des années précédentes, mais des décennies. Une aggravation des conditions météorologiques en Europe peut être identifiée à partir des années 1290, commençant à s’intensifier au début du siècle. Comme nous le verrons ci-dessous, ces anomalies météorologiques correspondent bien à la réduction du rendement magnétique solaire et à une augmentation des éruptions volcaniques.

 

Essaim de météores 1296

Les éruptions volcaniques coïncident également à peu près avec le grand essaim de météores à Velikii Usting (Russie) en 1296, comme l’a rapporté l’astronome Krinow. Mais la forte augmentation du soufre volcanique dans l’atmosphère (voir 5.1.7) précédait cet événement. En tout cas, dans l’événement Velikii Usting, des témoins oculaires rapportent que:

«Il est apparu au-dessus de la ville un nuage sombre, et il faisait sombre alors que la nuit (…) l’éclairage continuait de clignoter sans cesse… de l’ éclair et du tonnerre ». [31]

 

De plus, Johann Nohl nous raconte une grande partie de l’activité cométaire au cours des mêmes années: dans « La peste noire, une chronique du fléau », nous apprenons que :

« sept grandes comètes» entre 1298 et 1314 ont été vues en Europe; l’un était d’une «noirceur impressionnante». De nombreux rapports de «brumes» nauséabondes sont apparus continuellement après avoir vu des lumières vives dans le ciel, suivis d’une épidémie de peste . [32] Ici, «la peste» ne signifie apparemment pas la peste noire, mais une précédente pandémie ou crise sanitaire de quelque origine que ce soit, qui coïnciderait avec la Grande Famine de 1315-1320.

 1315 Les guerres

Ces temps terribles, qui impliquent de grands événements de réduction de la population, sont, bien entendu, accompagnés de guerre. Certaines des batailles de ces conflits sont même historiquement liées à des conditions météorologiques extrêmes . Rétrospectivement, la conclusion facile est que la famine mène à la lutte pour les ressources et à la guerre. Mais la relation entre cause et effet s’avère beaucoup plus compliquée.

Le principal conflit du siècle, la guerre de Cent Ans, ne devait commencer qu’en 1337, mais déjà dans les années 1310, des conflits faisaient rage en Flandre, où les villes flamandes se rebellèrent contre l’administration française et prirent le comte de Flandre en otage.

Une campagne militaire contre les rebelles flamands a été lancée par Louis X de France en 1315, mais les pluies excessivement fortes de cet été l’ont forcé à battre en retraite en atteignant la frontière flamande. [33]

Pendant ce temps dans les îles britanniques, les Écossais, sous le règne de Robert I, connu sous le nom de Robert the Bruce, se sont rebellés contre la couronne anglaise. Il a fait campagne contre Edward I et a battu Edward II lors de la célèbre bataille de Bannockburn en 1314. Il a rétabli l’Écosse en tant que royaume séparé. Ce n’est qu’en 1298 que William Wallace a été vaincu et exécuté par Edward I.Si vous avez vu le film «  Brave Heart  » (1998), vous vous souvenez peut-être que de nombreuses scènes ont été tournées par temps de pluie. Il s’avère que ce n’était pas seulement un outil dramaturgique ou une météo écossaise proverbiale, mais le début des années 1300 a en effet marqué une époque où les bouleversements politiques et sociaux coïncidaient avec des précipitations et un refroidissement de plus en plus irréguliers.

De plus, tout au long de la Grande Famine, la Norvège, la Suède et le Danemark ont ​​été impliqués dans des luttes de pouvoir compliquées.

En 1314, Ludwig de Bavière et le duc Frédéric d’Autriche entrent en guerre pour la «double élection» au trône allemand. [34]

Les membres des cantons fondateurs suisse ont gagné l’ indépendance des dirigeants des Habsbourg dans la bataille décisive de Morgarten le 15 Novembre e , 1315.

La Confédération suisse n’a été fondée qu’en 1291. Plus tôt dans la même année, les Templiers ont perdu leurs derniers bastions en Israël et en Syrie et ont été forcés de déménager leur quartier général à Limassol sur l’île de Chypre, et en 1303, ils ont abandonné la Terre Sainte et retourné en Europe. [35] En 1307, un vendredi 13, ils ont été persécutés et arrêtés par le roi de France.

 

Frank Sirocko, (2010) décrit comment «  La forte augmentation de la population pendant la période médiévale élevée a conduit à l’exploitation du sol, ainsi le rendement des céréales a considérablement chuté de 7: 1 (7 grains de récolte pour 1 grain de graine) à 1 : 3. Cette période en Europe a été considérée par les chercheurs contemporains comme l’événement climatique le plus important du 2 ème millénaire. Le petit âge glaciaire avait commencé. Cependant, dans les années 1320, l’Europe s’est quelque peu remise de ce choc, mais le temps est resté frais, même sans anomalies extrêmes. Dans les années 1330, des rapports sur de graves tremblements de terre et une sécheresse croissanteen Chine et dans la région méditerranéenne est devenue la norme. Les années 1336 à 1338 ont amené d’énormes essaims de criquets d’Asie à travers la Hongrie en Europe centrale, ils ont finalement atteint le Rhin .  » [36]

Avec les tremblements de terre, les inondations, les criquets et les étoiles filantes, les gens de l’époque ont lié la peste non seulement aux prophéties bibliques de la fin des temps, qui ne nécessitent pas trop d’imagination, mais aussi aux dix plaies d’Égypte. Le concept de poisons dans l’atmosphère était présent dans l’esprit des gens. Pour reprendre les mots de J. P, Byrne:

«Le dernier livre de la Bible chrétienne, connu comme l’Apocalypse (catholique) ou les Révélations de Saint-Jean (protestant) est une description vivante et effrayante de la fin des temps, ou eschaton. Une grande partie de la race humaine vivante à l’époque doit être détruite, notamment par la guerre, la famine et la mort, tandis que sept anges versent des fioles de poison dans l’atmosphère terrestre. Coincidently, l’explication principale de la peste du 13 e à travers les 19 e siècles a été « corrompu » ou l’ air empoisonnée « . (…) «Bien avant la peste noire, les gens ont généré et lu des rapports d’événements contre nature (surnaturels?), Y compris des tempêtes de grêle et des« pluies »de feu , des amphibiens et des reptiles toxiques, ettremblements de terre et inondations mortels qui ont rasé des villes entières. Rapports de – puis l’apparition de – la peste en 1347 semblaient remplir l’image « . [37]

Alors que tous ces bouleversements se déroulent dans les années 1310, y compris la Grande Famine, Dante Alighieri achève sa monumentale Divine Comedy (italien: Divina Commedia), c’est un long poème narratif qu’il a commencé c. 1308 et achevé en 1320, un an avant sa mort en 1321. Roy Barzilai, auteur de «L’hypothèse de la testostérone, écrit:

«Le refroidissement global du XIVe siècle, qui a provoqué une famine de masse et la peste noire, a été précédé par la célèbre Divine Comédie de Dante, décrivant son voyage à travers l’enfer (l’Enfer) et le purgatoire et enfin au paradis. Cette histoire, écrite au début des années 1300, est célèbre dans la littérature mondiale pour sa représentation vivante de la punition des péchés en enfer en mettant l’accent sur la justice poétique et le péché de la luxure sexuelle » [38]

Soit dit en passant, Dante a imaginé l’enfer dans une cavité qui s’était formée lorsque Lucifer est tombé sur la Terre, dans l’hémisphère sud, à l’opposé de Jérusalem, s’est écrasé au centre et de l’autre côté.

Les deux dernières parties du livre, Purgatorio et Paradiso, se terminent toutes deux par le même mot que Inferno: stèle ou les étoiles .

Il s’avère que Dante n’a pas eu à chercher loin l’inspiration pour envisager des scènes horribles de famine, même si l’Italie – Dante est morte à Ravenne – n’a pas été frappée aussi durement que l’Europe centrale et du nord par la Grande Famine. L’enfer était juste devant sa porte!

« Voir BUONAGIUNTA là-bas, des plaines de LUCCA,

Et ton squelette pâle, avec des veines gâchées,

Par la faim creuse gaspillée en une ombre (…).

(Purgatorio – Canto 24, V)

 

 Les Flèches

La métaphore la plus cohérente de la peste était la flèche.

Ce n’est pas par hasard que le notaire italien Gabriele de ‘Mussis a décrit la peste comme  » des flèches aiguës de mort subite « : ou que l’abbé flamand Gilles li Muisis a célébré les flèches célestes qui ont décimé les tartares mongols avant de frapper l’Europe. Certains poètes mousseline ont également représenté la peste comme des flèches tirées par des djinns. [39]

 

Le médecin ombrien Gentile da Foligna (v. 1275-1348) a suggéré un lien céleste avec la peste et a affirmé que parmi le péché et la rétribution, les «  fléchettes venimeuses de Dieu  » (comme décrit pour la première fois par Homère) se trouvaient derrière la peste . [40]

Déjà sept siècles plus tôt, lors de la peste Justinienne en 590 EC, Honorius d’Autun a décrit la Peste Justinienne comme «des flèches tombant du ciel». [41]

Si vous avez vu une grande étoile filante ou une petite boule de feu traverser le ciel nocturne, vous pourriez avoir l’idée que quelqu’un qui ne sait pas ce que c’est, peut même l’appeler une flèche du ciel ou un dragon.

Fig.2 Black Death illustrée comme une calamité impliquant des flèches tirées par des êtres mystiques (anges) du ciel (foudre?) Et des liquides déversés par (Dieu?) 

 

Fig. 3 »La notion de flèches représentant une peste est visible dans une curieuse peinture murale datant de 1355, à Lavaudieu, en Haute Loire, en Auvergne. Image de: Mormando, F. 2007: Piété et peste: de Byzance au baroque. Thomas Truman State Univ. Presse.

[1] Langer William, 1964 L .: Black Death, La peste qui a tué un quart des peuples d’Europe dans les années 1348-1350 est toujours étudiée pour faire la lumière sur le comportement humain dans des conditions de catastrophe universelle p. 45

[2] Napier, B, Clube, V. 1990; L’hiver cosmique; Oxford p. 43

[3] Toshikazu E. et al; Recherche Elsevier Gondwana 2011

[4] Firestone, Bunch, Kennet, 2013 Preuve du dépôt de 10 millions de tonnes de sphérules d’impact sur quatre continents il y a 12 800 ans PNSA

[5] Pfister, Christian; Veränderungen der Sommerwitterung im südlichen Mitteleuropa von 1270-1400 als Auftakt zum Gletscherhochstand der Neuzeit; 1985, Geographica Helvetica

[6] «On estime que la peste noire a tué 30% à 60% de la population européenne», Kohn, George C. (2008). Encyclopédie de la peste et de la peste: de l’Antiquité à nos jours . Infobase Publishing. p. 31

[7] Sirocko, Frank; Wetter, Klima und Menschheitsgeschichte, 2010; Darmstadt p.12

[8] Spektrum Akademischer Verlag, 2000, Heidelberg Lexikon der Geowissenschaften http://www.geodz.com/deu/d/Kleine_Eiszeit

[9] Shin Kim, 2007: premières années du petit âge glaciaire en Europe du Nord, 1300-1500, programme international de l’Académie coréenne de leadership du Minjok

[10] Glaser, Rüdiger, Klimgeschichte Mitteleuropa, 1200 Jahre Wetter, Klima, Katastrophen. Darmstadt, 2008 p. 60

[11] Fagan, Brian. Le petit âge glaciaire : comment le climat a fait l’histoire, 1300-1850 p 33.

[12] Kim, Shin, 2007: Les premières années du petit âge glaciaire en Europe du Nord, 1300-1500, programme international de l’Académie coréenne de leadership du Minjok

[13] Wagret, P. 1968: Polderlands . Londres: Meuthen, p 56.

[14] Lamb, Hubert H. Climat, histoire et monde moderne. p 332.

[15] Kristof H. et al. 2013: Tree-Rings, Timbers and Trees: a dendrochronological survey of the 14th century cog.

[16] Thompson et al. (2000) Un record millénaire à haute résolution de la mousson d’Asie du Sud à partir des carottes de glace de l’Himalaya

[17] Kim, Shin, 2007: Early Years of the Little Ice Age in Northern Europe, 1300-1500, Korean Minjok Leadership Academy International Program. Chap.V.2

[18] Shin, V, 2007: Chapitre: Désertion des terres en Scandinavie

[19] Lamb, Hubert 1972, 1977 (2 vols), H. Climate: Present, Past and Future. Londres: Metheun, Vol. 2. p 455.

[20] Ibid 456.

[21] Byrne JP, 2012 Black Death p. 108

[22] Dre Amanda Laoupi. Centre pour l’évaluation des risques naturels et la planification proactive – NTUA: Fires from Heaven. Comètes et maladies dans les mythes entourant les catastrophes en Méditerranée

[23] Hatcher, John; 2010: La peste noire: une histoire intime; Hachette UK2008 p.180

[24] Breve Chronicon clerici anonymi ^ dans De Smet, Recueil des Chroniques de Flandre 1856 iii, pp. 14-18. https://archive.org/stream/blackdeathand00gasqgoog/blackdeathand00gasqgoog_djvu.txt

[25] Byrne JP, 2012: Black Death. p.182

[26] Archives des chroniques de guerre. http://warchronicle.com/numbers/WWII/deaths.htm

[27] En 2005, le gouvernement allemand Suchdienste (service de recherche) a estimé le total des morts militaires et civiles allemandes à 7 375 800, y compris les personnes d’ascendance allemande qui vivaient en dehors des frontières de l’Allemagne et de l’Autriche.

[28] Glaser, Rüdiger, 2008: Klimgeschichte Mitteleuropa, 1200 Jahre Wetter, Klima, Katastrophen. Darmstadt, p.66

[29] Lampe H. H, Klima und Kulturgeschichte 1969 Hambourg

[30] Court, Thomas; 1744; Une histoire chronologique générale de l’air, du temps, des saisons, des météores, etc. dans des endroits divers et à des époques différentes: plus particulièrement pour l’espace de 250 ans: avec certains de leurs effets les plus remarquables sur le corps et les légumes des animaux (en particulier humains), Volume 2, p.161

[31] Krinov EL, 1960: Principes de météorologie: Série internationale de monographies sur les sciences de la Terre. Oxford, New York. p. 2.

[32] Johannes Nohl, 1926, La peste noire, une chronique de la peste , Londres, George Allen & Unwin Ltd., p. 56

[33] Fagan, Brian. Le petit âge glaciaire: comment le climat a marqué l’histoire, 1300-1850. pp 31-32

[34] Jordanie, William Chester. La grande famine: l’Europe du Nord au début du XIVe siècle. p 19.

[35] Nicholson, Helen (2001). Les Templiers: une nouvelle histoire. Stroud: Sutton, p. 201. « 

[36] Sirocko, Frank; Wetter, Klima und Menschheitsgeschichte, 2010; Darmstadt

[37] Byrne J. P, 2012: Encyclopédie de la peste noire p.16

[38] Barzilai, Roy; 2015: L’hypothèse de la testostérone. Éditions Dibrah p. 159

[39] Ibid p. 23

[40] Fleming, James Rodger, Johnson, Ann. 2014: Airs toxiques: corps, lieu, planète dans une perspective historique; University of Pittsburgh Press p. 9

[41] Byrne JP 2012: Black Death p. 23

Des chercheurs prévoient la fin de la civilisation humaine d’ici 2050

Deux chercheurs australiens viennent de livrer leur scénario catastrophe pour la planète. Selon eux, il est hautement probable que la civilisation humaine soit anéantie d’ici 2050.

 

 

Trente ans, voici le temps qui nous sépare de la fin de la civilisation humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ceci n’est pas le scénario catastrophe d’un nouveau blockbuster hollywoodien. Ce sont les prédictions de deux chercheurs australiens.

Un scénario pessimiste

Cette recherche a été menée par David Spratt, directeur de Breakthrough National Centre for Climate Restoration, et Ian Dunlop, ancien président de l’Australian Coal Association et ancien dirigeant de l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon. Les deux Australiens sont partis du constat que les projections actuelles étaient trop prudentes et modérées. Ils ont donc livrés leur propre analyse dans un rapport de dix pages. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est plutôt pessimiste.

Des conflits suite à la raréfaction de l’eau et de la nourriture

En effet, David Spratt et Ian Dunlop estiment que « le changement climatique représente une menace à court et à moyen terme pour l’existence de la civilisation humaine ». Ils appellent les gouvernements à prendre plus au sérieux les projections les plus pessimistes.

Selon eux, le dérèglement climatique va engendrer des effets néfastes notamment à cause de la raréfaction de l’eau et de la nourriture. Ces éléments vont accroitre les instabilités sociopolitiques existantes et vont accélérer les conflits au cours des trois prochaines décennies.

Pour élaborer ce scénario catastrophe, les deux Australiens ont imaginé que les pays ne parviennent pas à réduire rapidement et de manière significative leurs émissions de gaz à effet de serre au cours des dix prochaines années et que les températures mondiales moyennes continuent d’augmenter d’ici 2050. Cela entraînerait l’effondrement de nombreux écosystèmes comme les récifs coralliens, la forêt tropicale amazonienne et l’Arctique.

« Nos perspectives sont faibles »

Les auteurs affirment que le monde n’est pas du tout préparé à faire face aux conséquences d’un tel scénario catastrophe. « Pour réduire ce risque et protéger la civilisation humaine, une mobilisation mondiale massive est nécessaire au cours de la prochaine décennie pour construire un système industriel à émissions nulles », estiment Spratt et Dunlop. « Sans une action radicale et immédiate, nos perspectives sont faibles », concluent les chercheurs qui estiment que le monde pourrait sombrer dans le chaos d’ici 2050 entraînant la fin de la civilisation humaine.

Consultez le rapport complet (en anglais) à cette adresse.

Comme je l’ai prévu antérieurement,le niveau des mers augmenterait jusqu’à 2 mètres de plus!

 

 

 

 

Pourquoi sommes-nous incapables de voir que le système est en train de nous détruire

Je dis rarement aux lecteurs ce qu’ils doivent croire. J’essaie plutôt d’expliquer pourquoi il serait sage de se méfier, du moins sans preuve très solide, de ce que les personnes au pouvoir nous disent que nous devrions croire.

Nous avons des dictons bien connus sur le pouvoir : « Le savoir c’est le pouvoir« , et « Le pouvoir tend à corrompre, alors que le pouvoir absolu tend à corrompre absolument. » Ces aphorismes résonnent parce qu’ils disent quelque chose de vrai sur la façon dont nous vivons le monde. Les personnes qui ont du pouvoir – même un pouvoir très limité qu’elles détiennent en vertu d’une licence délivrée par quelqu’un d’autre – ont tendance à en abuser, parfois subtilement et inconsciemment, et parfois ouvertement et volontairement.

Si nous sommes raisonnablement conscients de nous-mêmes, nous pouvons sentir notre tendance à exploiter à notre avantage tout pouvoir dont nous jouissons, que ce soit dans nos relations avec un conjoint, nos enfants, un ami, un employé, ou simplement par l’utilisation générale de notre statut pour progresser.

Ce n’est généralement pas fait malicieusement ou même consciemment. Par définition, la chose la plus difficile à reconnaître est constituée par nos propres zones d’ombre psychologiques, émotionnelles et mentales – et la plus importante, du moins pour ceux qui sont nés avec des privilèges de classe, de sexe ou de race, est de réaliser que ce sont aussi des formes de pouvoir.

Néanmoins, toutes ces formes de pouvoir sont mineures par rapport au pouvoir exercé collectivement par les structures qui dominent nos sociétés : le secteur financier, les entreprises, les médias, la classe politique et les services de sécurité.

Rupert Murdoch

Rupert Murdoch

Mais étrangement, la plupart d’entre nous sommes bien plus disposés à admettre l’influence corrompue du pouvoir relativement restreint des individus que le pourrissement des institutions et structures beaucoup plus puissantes. Nous reprochons à l’enseignant ou à l’homme politique d’abuser de son pouvoir, tout en hésitant à faire de même avec les systèmes éducatifs ou politiques dans lesquels ils doivent opérer.

De même, nous préférons identifier le pouvoir personnel excessif d’un Rupert Murdochque l’immense pouvoir de l’empire corporatif derrière lui et dont dépendent sa richesse et son succès personnels.

Et au-delà de cela, nous peinons surtout à détecter le cadre structurel et idéologique qui sous-tend ou fait cohabiter tous ces exemples discrets de pouvoir.

Contrôle du récit

Il est relativement facile de comprendre que votre supérieur hiérarchique abuse de son pouvoir, parce qu’il en a si peu. Sa puissance est visible pour vous parce qu’elle ne concerne que vous et le petit groupe de personnes autour de vous.

C’est un peu plus complexe, mais pas trop difficile, d’identifier les politiques abusives de votre entreprise – bas salaires, réduction des heures supplémentaires ou attaques contre la représentation syndicale.

Il est plus difficile de voir le pouvoir corrompu des grandes institutions, mis à part parfois la corruption de personnalités de haut rang au sein de ces institutions, comme un Robert Maxwell ou un Richard Nixon.

Mais il est pratiquement impossible de saisir la nature corrompue de l’ensemble du système. Et la raison est là, dans ces aphorismes : le pouvoir absolu dépend du contrôle absolu de la connaissance, qui à son tour nécessite une corruption absolue. Si ce n’était pas le cas, nous n’aurions pas affaire à un réel pouvoir sérieux – si nous nous arrêtons pour y réfléchir.

Le pouvoir réel dans nos sociétés découle de ce qui est nécessairement difficile à voir – les structures, l’idéologie et les récits – et non des individus.

L’élite néolibérale actuelle qui dirige véritablement la planète a presque atteint le pouvoir absolu comme aucune autre élite de l’histoire de l’humanité. Et parce qu’ils ont un pouvoir quasi absolu, ils ont un contrôle quasi absolu sur les récits officiels de nos sociétés et de nos « ennemis », ceux qui les empêchent de dominer le monde.

Pas de questions sur l’affaire Skripal

Il suffit de jeter un coup d’œil au récit des deux hommes, pris sur des caméras de vidéosurveillance, qui ont récemment été accusés par notre classe politique et médiatique d’avoir utilisé un agent chimique pour tenter de tuer Sergei Skripal et sa fille Yulia en mars dernier.

Je ne prétends pas savoir si Alexander Petrov et Ruslan Boshirov travaillent pour les services de sécurité russes ou si Vladimir Poutine les a envoyés en mission à Salisbury pour tuer les Skripals.

177Ce qui est clair, cependant, c’est que les services de renseignements britanniques ont d’emblée fourni aux médias d’entreprise britanniques un récit intéressé et au goutte à goutte – et que les médias n’ont à aucun moment chercher à vérifier ou même à s’interroger sur cette partie du récit. Ils ont été entièrement passifs, ce qui signifie que nous aussi, leurs lecteurs, nous avons été entièrement passifs.

Il est évident qu’il y a des questions à se poser au sujet du récit si vous vous détournez des médias d’entreprise dociles et que vous cherchez à connaître l’opinion d’un initié indépendant comme Craig Murray.

Ancien ambassadeur britannique, Murray pose des questions qui peuvent s’avérer pertinentes ou non. À ce stade, alors que nous n’avons plus qu’à nous fier à ce que les services de renseignements fournissent de façon sélective, ce genre de doutes devrait alimenter les enquêtes de tout journaliste sérieux qui couvre l’affaire. Mais comme c’est souvent le cas, non seulement ces questions ne sont pas soulevées ou ne font pas l’objet d’une enquête, mais toute personne comme Murray qui réfléchit de manière critique – qui suppose que les puissants chercheront à promouvoir leurs intérêts et à éviter la responsabilité – est immédiatement rejetée comme un théoricien du complot ou sous la coupe de Poutine.

Ce n’est pas une critique significative. Bon nombre des questions qui ont été soulevées – comme la raison pour laquelle il y a tant de lacunes dans les enregistrements de vidéosurveillance des mouvements des Skripals et des deux présumés assassins – pourraient trouver une réponse s’il y avait un intérêt à le faire. Les esquives et les calomnies suggèrent simplement que le pouvoir a l’intention de ne pas rendre des comptes, qu’il se cache et que le récit est plus important que la vérité.

Et c’est une raison suffisante pour passer de la remise en question du récit à la méfiance à son égard.

Des vagues sur un lac

Les journalistes ont généralement un rapport passif avec le pouvoir, ce qui contraste fortement avec leur image de chien de garde tenace. Mais l’idéologie qui guide ces récits est plus fondamentale que le contrôle du récit. L’idéologie garantit que le système de pouvoir est invisible non seulement pour nous, pour ceux qui sont abusés et exploités, mais aussi pour ceux qui en bénéficient.

C’est précisément parce que le pouvoir réside dans les structures et l’idéologie, plutôt que dans les individus, qu’il est si difficile à voir. Et les structures de pouvoir elles-mêmes sont rendues encore plus difficiles à identifier parce que les récits créés au sujet de nos sociétés sont conçus pour dissimuler ces structures et ces idéologies – où réside le vrai pouvoir – en se concentrant plutôt sur les individus.

C’est pourquoi nos journaux et nos émissions de télévision sont pleins d’histoires sur des personnalités – célébrités, rois, criminels, politiciens. Ils sont rendus visibles, de sorte que nous ne remarquons pas les structures idéologiques à l’intérieur desquelles nous vivons, qui sont censées rester invisibles.

Les nouvelles et les divertissements sont les vagues sur un lac, pas le lac lui-même. Mais les vagues ne pourraient exister sans le lac qui les forme.

Contre l’écran

Si cela ressemble à une hyperbole, prenons du recul par rapport à notre système idéologique particulier – le néolibéralisme – et considérons les systèmes idéologiques antérieurs dans l’espoir qu’ils offrent une certaine perspective. En ce moment, nous sommes comme quelqu’un qui se tient debout contre un écran IMAX, si près que nous ne pouvons pas voir qu’il y a un écran ou même deviner qu’il y a une image complète. Tout ce que nous voyons, ce sont des couleurs et des pixels en mouvement. On peut peut-être en déduire brièvement une bouche, la roue d’un véhicule, une arme.

CaptureAvant le néolibéralisme, il existait d’autres systèmes de gouvernement. Il y a eu, par exemple, le féodalisme qui s’est approprié une ressource commune – la terre – exclusivement pour une aristocratie. Elle exploitait les masses en les forçant à travailler la terre pour un salaire de misère afin de générer les richesses qui soutenaient les châteaux, un clergé, des manoirs, des collections d’art et des armées. Pendant plusieurs siècles, le pouvoir de cette minuscule élite est resté largement incontesté.

Mais c’est alors qu’une classe d’entrepreneurs a émergé, défiant l’artistocratie avec des nouveaux moyens de production industrialisés. Ils ont construit des usines et profité des échelles de l’économie qui ont légèrement élargi le cercle des privilèges, créant ainsi une classe moyenne. Cette élite, et la classe moyenne qui jouissait des miettes de la table de leur maître, vivait de l’exploitation des enfants dans les maisons de travail et du travail du nouveau pauvre urbain dans les bidonvilles.

Ces époques étaient systématiquement corrompues, permettant aux élites de l’époque d’étendre et d’asseoir leur pouvoir. Chaque élite a produit des justifications pour apaiser les masses exploitées, pour leur laver le cerveau et leur faire croire que le système existait dans le cadre d’un ordre naturel ou même pour leur bénéfice. L’aristocratie reposait sur le droit divin des rois, la classe capitaliste sur la main de l’économie de marché et sur de fausses revendications d’égalité des chances.

Dans cent ans, si nous existons toujours en tant qu’espèce, notre système n’aura pas l’air moins corrompu – probablement plus – que ses prédécesseurs.

Le néolibéralisme, le capitalisme tardif, le règne ploutocratique des grandes entreprises – quel que soit le nom qu’on lui donne – ont permis à une petite élite de cacher plus de richesses et d’acquérir plus de pouvoir qu’aucun monarque féodal n’aurait pu l’imaginer. Et en raison de la portée mondiale de cette élite, sa corruption est plus endémique, plus complète, plus destructrice que tout autre phénomène connu de l’humanité.

Une politique étrangère de l’élite peut détruire le monde plusieurs fois avec des armes nucléaires. Une élite corporative mondialisée remplit les océans avec les débris de notre consommation, et coupe les forêts-poumons de notre planète pour des plantations d’huile de palme afin de satisfaire notre besoin de biscuits et de gâteaux. Et nos médias et nos services de renseignements élaborent conjointement un récit de croquemitaine et de méchant James Bond – tant dans les films hollywoodiens que dans nos programmes d’information – pour nous rendre craintifs et flexibles.

Hypothèses d’inévitabilité

La plupart d’entre nous abusons de notre petite puissance de façon irréfléchie, voire moralisatrice. Nous nous convainquons que nous avons donné une « bonne fessée » aux enfants parce qu’ils ont été méchants, plutôt que parce que nous avons établi très tôt avec eux une relation de pouvoir qui leur a appris de façon confuse que le recours à la force et à la coercition s’accompagnait de l’approbation parentale.

Ceux qui détiennent le plus de pouvoir, qu’il s’agisse des sous-fifres des médias ou des dirigeants de grandes entreprises, ne sont pas différents. Ils sont aussi incapables que le reste d’entre nous de remettre en question l’idéologie et le récit – à quel point notre système néolibéral est inévitable et « juste ». Mais ils jouent un rôle vital dans le maintien et l’enracinement de ce système.

David Cromwell et David Edwards de Media Lens ont fourni deux analogies – dans le contexte des médias – qui aident à expliquer comment il est possible pour des individus et des groupes de soutenir et d’appliquer des systèmes de pouvoir sans en avoir l’intention consciente, et sans être conscients qu’ils contribuent à des choses nocives. En bref, sans savoir qu’ils conspirent dans le système.

La première :

Lorsqu’un banc de poissons change instantanément de direction, tout le monde a l’impression que le mouvement est synchronisé par une main guide. Les journalistes – tous formés et sélectionnés pour leur obéissance par les médias, tous cherchant à maximiser les profits au sein de la société capitaliste d’État – ont tendance à réagir de la même manière aux événements.

La deuxième :

Placez un cadre carré en bois sur une surface plane et jetez-y des roulements à billes, de billes ou d’autres objets ronds. Certaines peuvent rebondir, mais beaucoup formeront une couche à l’intérieur de la charpente de bois ; d’autres trouveront alors leur place au sommet de cette première couche. De cette façon, le flux de roulements à billes construit progressivement de nouvelles couches qui produisent inévitablement une forme pyramidale. Cette expérience est utilisée pour démontrer comment des structures cristallines presque parfaites comme les flocons de neige se forment dans la nature sans une conception consciente.

Le système – qu’il s’agisse du féodalisme, du capitalisme ou du néolibéralisme – émerge de la situation réelle de ceux qui recherchent le pouvoir sans pitié. À une époque où la ressource clé était la terre, une classe a émergé, justifiant pourquoi elle devrait avoir le droit exclusif de contrôler cette terre et le travail nécessaire pour la rendre productive. Lorsque les procédés industriels se sont développés, une classe a émergé en exigeant qu’elle ait des droits de propriété sur ces procédés et sur le travail nécessaire pour les rendre productifs.

Notre place dans la pyramide

Dans ces situations, nous devons nous inspirer du principe évolutif de Darwin, celui de la « survie du plus fort ». Ceux peu nombreux qui ont le plus soif de pouvoir, ceux qui ont le moins d’empathie, monteront au sommet de la pyramide, se trouvant ainsi les mieux placés pour exploiter les gens d’en bas. Ils rationaliseront cette exploitation comme un droit divin, ou comme la preuve de leurs compétences intrinsèquement supérieures, ou comme la preuve de l’efficacité du marché.

Et en dessous d’eux, comme les couches de roulements à billes, se trouvent ceux qui peuvent les aider à maintenir et à étendre leur pouvoir : ceux qui ont les compétences, l’éducation et la socialisation nécessaires pour augmenter leurs profits et vendre leurs marques.

achievement-pyramid-260nw-536584204Tout cela devrait être évident, et ne devrait même pas prêter à controverse. Cela correspond à ce que nous vivons dans notre vie de petit pouvoir. Est-ce que les plus grands pouvoirs fonctionnent différemment ? Après tout, si ceux qui sont au sommet de la pyramide du pouvoir n’avaient pas soif de pouvoir, ou n’étaient pas psychopathes dans sa poursuite, s’ils étaient attentifs et humains, soucieux avant tout du bien-être de leurs employés et de la planète, ils seraient des travailleurs sociaux et des activistes environnementaux, et non des PDG des empires des médias et des fabricants d’armes.

Et pourtant, basez votre pensée politique sur ce qui devrait être des vérités, exprimez une vision du monde qui se méfie de ceux qui ont le plus de pouvoir parce qu’ils sont les plus capables – et engagés – à en faire un mauvais usage, et vous serez ridiculisés. Vous serez traité de théoricien du complot, rejeté comme un usurpateur. Vous serez accusé de bonimenteur, de trouble-fête, d’être anti-américain, d’antisocial, paranoïaque, haineux envers Israël ou antisémite, pro-Poutine, pro-Assad, marxiste.

Rien de tout cela ne devrait nous surprendre non plus. Parce que le pouvoir – pas seulement les gens du système, mais le système lui-même – utilisera tous les outils dont il dispose pour se protéger. Il est plus facile de tourner les critiques en dérision, surtout lorsqu’on contrôle les médias, les politiciens et le système éducatif, que de fournir un contre-argument.

En fait, il est essentiel d’empêcher toute discussion ou tout débat réel. Parce qu’au moment où nous réfléchissons aux arguments, les pesons, utilisons nos facultés critiques, il y a un réel danger que nos œillères tombent. Il y a une menace réelle que nous reculions de l’écran et que nous voyions l’image dans son ensemble.

Pouvons-nous voir le tableau complet de l’empoisonnement de Skripal à Salisbury, des élections américaines qui ont conduit Trump à la présidence, de la révolution en Ukraine, des causes et de la tournure des combats en Syrie et avant elle, en Libye, en Irak, de la campagne pour discréditer Jeremy Corbyn comme dirigeant du parti travailliste ou les véritables implications de la crise bancaire qui a eu cours il y a dix ans ?

Le profit, pas l’éthique

Tout comme une élite féodale n’était pas guidée par l’éthique, mais par la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la terre, et tout comme les premiers capitalistes n’étaient pas guidés par l’éthique, mais par la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la mécanisation, le néolibéralisme est guidé non par l’éthique mais la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la planète.

La seule vérité que nous connaissons, c’est que l’élite occidentale au pouvoir est déterminée à rendre son pouvoir pleinement mondial, en l’étendant de quasi absolu à absolu. Il ne se soucie pas de vous ou de vos petits-enfants. C’est un système de calcul froid, pas un ami ou un voisin. Il vit pour la satisfaction instantanée de l’accumulation de richesses, et non pour le sort de la planète de demain.

Et à cause de cela, il est structurellement tenu de discréditer quiconque, tout groupe, tout État qui s’oppose à la réalisation de sa domination absolue.

Si ce n’est pas la pensée que nous gardons à l’esprit lorsque nous écoutons un politicien, lisons un journal, regardons un film ou une émission de télévision, absorbons une publicité ou utilisons les médias sociaux, alors nous sommes des somnambules marchant vers un avenir que les plus puissants, les plus impitoyables et les moins bienveillants ont construit pour nous.

summer heat wave in the city

Reculez et regardez l’ensemble de l’écran. Et décidez si c’est vraiment l’avenir que vous souhaitez pour vos petits-enfants.

Source : Hiding in Plain Sight: Why We Cannot See the System Destroying Us

Plusieurs milliers d’oies ont trouvé la mort en se posant sur un lac acide

Une grosse tempête de neige les avait forcés à se poser sur les eaux toxiques d’une ancienne mine de cuivre à ciel ouvert située dans le Montana, aux États-Unis.

oies-neiges

 

La semaine dernière, des milliers d’oies des neiges avaient trouvé la mort après avoir été contraintes de se poser d’urgence sur des eaux toxiques. Elles avaient été prises de court par une violente tempête hivernale près de la ville de Butte (Montana), dans le nord-ouest des États-Unis.

Il s’agit d’un désastre écologique dont le dernier cas similaire remonte à une vingtaine d’années. Hasard ou non, cela c’était produit à l’époque au même endroit. En effet, en 1995, 342 oies étaient mortes après avoir ingéré l’eau de cette fosse qui contient de l’acide sulfurique. Les autopsies avaient montré que les oiseaux présentaient des niveaux élevés de métaux lourds dans leurs reins.

Cette fois-ci, l’étendue des dégâts est bien plus impressionnante. D’après Mark Thompson l’un des responsables de la société minière Montana Resources (MR), le nombre exact d’oies qui ont péri dans le lac est pour le moment inconnu, mais il est estimé à plus de 10 000. L’espace délimité par la fosse représente quant à lui près de3 km² recouverts de ces milliers d’oiseaux blancs sans vie.

Cette catastrophe est « au-delà de tout ce que nous avons connu en 21 ans de surveillance », a souligné le responsable en précisant qu’« habituellement, seulement 2 000 à 5 000 oiseaux survolent Butte toute l’année ».

Et si le réchauffement climatique avait quelque chose à y voir ?

Interrogé par le journal The Montana Standard, le spécialiste d’ornithologie Jack Kirkley a estimé que le réchauffement climatique n’était pas étranger à ce drame. Il n’a pas pointé du doigt la tempête de neige, mais plutôt la migration tardive de ces oies vers le sud des États-Unis où elles hivernent.

En effet, les hivers plutôt doux connus ces dernières années auraient incité les oiseaux à rester plus longtemps dans des zones habituellement froides plutôt que de migrer progressivement vers le sud, d’où le fait qu’ils aient été surpris en si grand nombre par cette tempête.

Morts massives d’animaux: un phénomène global en augmentation

Morts massives décembre 2013

 

 

Carte partielle des événements recensés pour l’année précédente (celle ci n’en recense que 289 pour 2012, alors qu’en 2013 on en dénombre presque trois fois plus, y compris dans des zones non répertoriées sur cette carte comme l’Espagne).

Après la liste grandissante de mers et fleuves qui deviennent rouge sang, voici cette fois la liste des événements de morts massives recensés par ce site qui a fait un travail remarquable de compilation de données (il y en a peut être plus). En 3 ans, on constate une nette recrudescence du nombre d’événements. En 2011, 180 étaient répertoriés dans le mondeEn 2012, ce chiffre passe à 465 dans 67 pays.  L’année 2013 bas un triste record en répertoriant 778 cas dans 92 pays.

Voilà un aperçu de ce qu’il s’est passé uniquement ce mois ci:

17 Décembre 2013 – Les poissons meurent en masse dans une rivière à Thanh Hoa , Vietnam.

15 Décembre 2013 – plus de 50 têtes de bétail mortes d’une maladie mystérieuse à Hwange, au Zimbabwe.

14 Décembre 2013 – 50 tortues retrouvés mortes sur les plages de Los Santos , Panama.

14 Décembre 2013 – Le mystère des centaines de poissons morts dans le canal Ringvaart aux Pays-Bas.

13 Décembre 2013 – Des milliers de poissons morts trouvés dans l’étang à Mumbai, en Inde.

12 Décembre 2013 – Des centaines d’oiseaux sont tombés raides morts en vol en Virginie , Etats-Unis. 

Dead Birds in Virginia

12 Décembre 2013 – 700 000 poulets tuées par un raz de marée et les inondations dans le Lincolnshire , en Angleterre.

11 Décembre 2013 – Des millions d’étoiles de mer continuent à mourir à cause d’une « maladie mystérieuse » le long de toute la côte de l’Amérique du Nord.

10 Décembre 2013 – 28 dauphins ont été retrouvés morts au cours de la semaine dernière sur la côte sud-est de l’Amérique.

9 Décembre 2013 – Des centaines de poissons retrouvés morts dans une rivière, près de Bolton, en Angleterre.

9 Décembre 2013 – Des centaines d’oiseaux morts du foyer de la maladie dans le lac Ontario , Amérique / Canada.

8 Décembre 2013 – Plus de 11 baleines retrouvées mortes sur une plage en Floride.

Stranded Whales Everglades

6 Décembre 2013 – Des milliers d’oiseaux d’eau sont morts à Kamfers barrage en Afrique du Sud.

5 Décembre 2013 – Des centaines d’oiseaux meurent soudainement à Bengkulu, Indonésie.

4 Décembre 2013 – Des milliers de canards meurent soudainement dans Brebes , Indonésie.

4 Décembre 2013 – 10 baleines-pilotes mortes, 41 baleines échouées dans les Everglades, en Floride.

3 Décembre 2013 – Des milliers de poissons morts retrouvés morts dans une rivière à Porto Velho, Brésil.

2 Décembre 2013 – 9300 oiseaux tués à cause de la grippe aviaire à Groningen, Pays-Bas.

Oyster Die Off Kuwait

Dead Whales in Spain

Dead Sheep in Uraguay

Fish Kill in Colombia

Fish die off in Wuhan

Fish Kill in Venice

dead fish in Ukraine

 Alors que la plupart des médias ne paraissent pas étonnés de ce phénomène global qu’ils tentent à chaque fois de rationaliser à l’échelle locale, on ne peut ignorer deux versets de la bible qui avaient anticipés ces événements annonciateurs de changement:

Osée 4:3:

« C’est pourquoi le pays sera dans le deuil, Tous ceux qui l’habitent seront languissants, Et avec eux les bêtes des champs et les oiseaux du ciel; Même les poissons de la mer disparaîtront. »

Apocalypse 16:3-4
Le second versa sa coupe dans la mer. Et elle devint du sang, comme celui d’un mort; et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer

Le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d’eaux. Et ils devinrent du sang.

Source:Fawkes News

 

Mystérieuse mort massive:un troupeau de wapiti inexplicablement exterminé

Voici l’explication (ou mensonge) officiel du gouvernement américain:

MORA, NM (KRQE) Les biologistes de l’Etat du Nouveau Mexique  tentent de percer le mystère de ce qui a tué un troupeau de wapitis dans le nord-est du Nouveau-Mexique. Plus de 100 wapitis ont été trouvé morts dans un ranch à environ 20 miles au nord de Las Vegas cette semaine. L’hélicoptère Sky News 13 a survolé la macabre découverte sur l’immense ranch de 75,000 acres  appelé « Buena Vista Ranch », près de Mora. Les élans n’ont pas été chassés, de sorte que le ministère de la chasse et de la pêche du Nouveau-Mexique se penche sur  tout ce qui a causé la mort. Leur grande suspicion: quelque chose qui s’appelle la maladie hémorragique épizootique, ou EHD. La maladie souvent mortelle est causée par les piqûres d’insectes. «Avec le  EHD, un élan pourrait  prendre  une fièvre« , a déclaré la porte-parole du ministère de la  chasse et la pêche  Rachel Shockley. «C’est généralement une maladie assez rapide, et jusqu’à huit à 36 heures plus tard, les animaux entrent  en état de choc, puis ils meurent. » Avec la saison de chasse à l’arc qui commence  à partir du dimanche et  quelques expéditions guidées dans la région,toutes  ces activitées  peuvent être annulées. Les biologistes envoient des échantillons de tissus à partir des échantillons de wapitis et de l’eau à partir de la zone de test. Si la raison  est bien le  EHD,  le ministère de la Chasse et de la Pêche dit qu’elle  n’est pas contagieux pour l’homme. La maladie se propage à partir de piqûres d’insectes. Le  Ministère de la Chasse et la pêche dit  qu’il n’y pas autre mort massive de wapitis  qui a  été signalée au Nouveau-Mexique jusqu’à présent cette année. Ils disent que les chasseurs doivent éviter de récolter les wapitis qui semblent malades et à appeler  pour  signaler  « tout ce qui semble inhabituel« .

(Sources: KRQE Nouvelles )

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Un spectacle à faire pitié
Un spectacle à faire pitié

Je crois que le gouvernement américain continue de prendre les gens pour des abrutis: il n’y a jamais eu autant de wapitis morts d’un seul coup pour  une question de piqures d’insectes.

De très nombreux épandages par avions (chemtrails) ont été signalés  dans l’ouest des États-Unis d’Amérique et du Canada depuis plusieurs années…sans parlé  des changements enregistrés dans le magnétisme terrestre ,l’augmentation de l’utilisation de la téléphonie sans fil,des micro ondes ,du nombre de vols  d’avions à réaction,etc

Une chose est sure ,c’est que le gouvernement américain connaît les raisons,mais va  nous mettre sur une voie d’évitement.