Alerte écologique:Le Canada se réchauffe plus vite que la planète

La calotte polaire artique de plus en plus menacée!

 

 Le Canada se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et ce réchauffement est «irréversible», prévient un rapport scientifique d’Environnement et Changement climatique Canada.

Image associée

Le réchauffementse produit encore plus rapidement en hiver, ce qui se traduit par davantage de pluie en hiver dans le sud du pays et par moins de glace marine et une fonte du pergélisol dans le nord.

L’Arctique est frappé de plein fouet. On calcule qu’il se réchauffe trois fois plus rapidement que le reste du monde, ce qui veut dire que la plupart des régions marines du Nord canadien pourraient ne plus avoir de glace au moins un mois par année d’ici le milieu du siècle.

Plus de 40 scientifiques ont collaboré à ce rapport. Ils préviennent que les Canadiens devront composer avec dix fois plus de canicules mortelles et deux fois plus de tempêtes extrêmes, si rien n’est fait pour réduire l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Ce rapport, le premier à s’intéresser spécifiquement au Canada, est publié la semaine même où le gouvernement libéral déploie la pierre d’assise de son programme climatique: la taxe sur le carbone.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, assure que l’époque où on polluait librement au Canada est révolue, dépeignant les détracteurs de la taxe sur le carbone comme étant des négateurs des changements climatiques et des sceptiques.

 

 


EN COMPLÉMENT

LE PERGÉLISOL DÉGÈLE, LES LACS NORDIQUES BRUNISSENT

Confiné dans le sol gelé depuis fort longtemps, le carbone organique du pergélisol retrouve sa liberté avec la fonte de la glace qu’il contient. Il fait son chemin jusqu’aux lacs et aux étangs arctiques et subarctiques qui voient leur composition modifiée. Le portrait présenté par une équipe internationale de chercheurs incluant la professeure Isabelle Laurion de l’INRS montre l’influence du dégel du pergélisol sur la biogéochimie des eaux de surface. Publiés dans la revue Limnology and Oceanography Letters, les résultats établissent que le carbone originant du pergélisol est en hausse dans les eaux de ces régions du monde. Ce carbone a la propriété d’être particulièrement absorbant pour la lumière solaire. Ainsi, les eaux s’assombrissent et se stratifient plus efficacement, ce qui affecte plusieurs processus biologiques dans ces systèmes aquatiques.

Les sols de toundra gelés sont un des plus grands réservoirs de carbone organique sur la planète. Avec le réchauffement climatique, le dégel du pergélisol s’accélère et accroît le risque qu’une grande partie du carbone soit libérée dans l’atmosphère sous forme de gaz à effet de serre. Cependant, les effets du dégel du pergélisol sur les étangs arctiques et subarctiques ont été peu étudiés jusqu’ici. À l’aide d’indicateurs chimiques, biologiques, optiques et isotopiques, des chercheurs québécois, danois, finlandais et suédois ont analysé des centaines d’échantillons provenant de 14 régions circumpolaires, allant de l’Alaska à la Russie et de la zone subarctique jusqu’au Haut-Arctique. Ceux-ci ont été prélevés entre 2002 à 2016 dans 253 étangs répartis en fonction de leur exposition au dégel du pergélisol
Malgré la variabilité dans les propriétés limnologiques des systèmes arctiques étudiés, les chercheurs observent clairement l’effet du dégel du pergélisol qui se traduit par de plus grandes concentrations de matière organique provenant des sols du bassin versant.  
« Les étangs arctiques et subarctiques subissent une influence terrestre de plus en plus grande, ce qui se répercute sur la chaîne alimentaire », affirment les auteurs de l’étude.  « Le brunissement de ces étangs entraîne notamment un appauvrissement en oxygène et un refroidissement de l’eau au fond des étangs, qui ont des conséquences importantes sur l’activité microbienne responsable de la production et la consommation des gaz à effet de serre et, particulièrement, sur la production de méthane, un gaz à effet de serre puissant. » 

Le pergélisol risque de libérer du CO2 en quantités gigantesques

 

À cause du réchauffement climatique, le pergélisol arctique pourrait libérer, d’ici 300 ans (cumulés), 10 fois plus de gaz carbonique (CO2) que ne l’a fait l’humanité en 2016. De quoi rendre plus urgentes encore les mesures pour limiter ce réchauffement.

La fonte du pergélisol favorise le réchauffement climatique  Le pergélisol, ou permafrost en anglais, regroupe les sols de notre planète qui sont gelés en permanence. Il est menacé de fonte définitive par le réchauffement climatique. Sa disparition inquiète les scientifiques. Le Cnes nous en dit plus au cours de cette vidéo. 

Les climatologues savent bien que l’une des clés de la prédiction du climat de la Terre passe par la connaissance de toutes les sources et puits de gaz à effet de serre, c’est-à-dire des quantités de ces gaz qui peuvent être émises ou capturées au cours du temps. Ils s’interrogent par exemple à propos du méthane (CH4) qui se trouve sous forme de clathrates en bordure des océans ou encore à propos du gaz carbonique (CO2) qui peut se trouver dissous dans l’océan.

Ce même CO(tout comme le méthane) peut s’accumuler dans les sols, y compris dans les régions arctiques. Comme ces dernières sont en train de se réchauffer, les chercheurs tentent d’évaluer à quel point cela va affecter le climat au cours de ce siècle et des prochains. Il s’agit d’éléments à prendre en compte pour évaluer au plus juste notre futur et le temps qu’il nous est donné pour effectuer une transition énergétique. Celle-ci sera basée sur l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables si nous prenons les bonnes décisions.

Une équipe de chercheurs, menée par Nicholas Parazoo, du célèbre Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, à Pasadena, en Californie, vient d’ailleurs de publier un article à ce sujet dans le journal The Cryosphere. Il s’agissait d’évaluer la stabilité du carbone piégé dans les pergélisols des régions polaires en Alaska et en Sibérie. Ce travail a conduit à une découverte surprenante qui laisse penser qu’au cours des 300 prochaines années cumulées, du fait du réchauffement climatiqueactuel, jusqu’à 10 fois la quantité de gaz carbonique injectée dans l’atmosphère par l’activité de l’humanité en 2016 pourrait être également libérée.

Image associée

 

 

 

Publicités

Changements climatiques:l’humanité au bord du gouffre

Les experts sur le climat de l’ONU ont publié, le 8 octobre 2018, un nouveau rapport évaluant les dégâts environnementaux et économiques que l’accumulation des gaz à effet de serre s’apprête à engendrer. Ce rapport se termine sur les recommandations habituelles et met l’accent sur l’urgence de voir diminuer nos émissions de CO2 d’au moins 45 % d’ici à 2030 et d’arriver dès 2050 à une neutralité carbone complète. Quand on voit les réactions actuelles, en France, à l’évolution du prix du carburant, on peut se demander si ce signal d’alarme peut être entendu par les populations de notre planète…

Une enquête lancée par l’ONU et la Fondation Bill Gates auprès de 3 000 décideurs des pays émergents (« Listening to Leaders 2018 : Is development cooperation tuned-in or tone-deaf ? », AidData, mai 2018) offre un éclairage intéressant. Selon cette étude, la problématique climatique n’arrive qu’en 14e position sur 16 dans la liste des priorités des leaders gouvernementaux. Ils ne font en cela que refléter l’opinion de leurs administrés, pour qui la problématique climatique apparaît en dernière position, bien après la sécurité, la santé, l’accès à la nourriture et à l’eau.

L’écueil est énorme, car selon une étude publiée en 2017 par le Boston Consulting Group, plus des deux tiers des investissements qui permettraient d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris concernent les pays émergents. Un tel effort est insoutenable sans l’aide des pays développés. Le mécanisme de soutien décidé lors de la conférence de Copenhague n’a jamais été réellement mis en œuvre. A l’échelle mondiale comme sur le plan national, les plus défavorisés ne peuvent pas entendre parler de lutte contre le réchauffement climatique.

Décennies perdues

Compte tenu de cette situation, les dirigeants des pays développés sont dans une voie sans issue. D’un côté, ils vont voir la concentration en CO2 continuer d’augmenter et, de l’autre, une frange de plus en plus importante de leurs administrés, affectés par les conséquences du réchauffement climatique, va faire pression pour s’en protéger. Que vont-ils faire ?

Lors de la décennie à venir, il est probable que leur premier réflexe sera de bannir l’usage des technologies fortement émettrices .

 

L’humanité soumise à des catastrophes climatiques en cascade

La moitié de la population pourrait être soumise à trois dangers climatiques extrêmes cumulées d’ici à 2100

Dans la Bible, Dieu a puni l’Egypte en lui infligeant dix plaies. L’humanité actuelle, elle, a subi les foudres du changement climatique d’au moins 467 façons différentes. Surtout, ces châtiments vont redoubler, puisqu’en 2100, la moitié de la population pourrait être menacée par trois à six catastrophes climatiques (sécheresses, vagues de chaleur, inondations, etc.) d’intensité maximale de manière simultanée si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites drastiquement. Voilà les deux conclusions d’une étude inédite, originale et très inquiétante, publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, qui aborde pour la première fois les risques cumulés entraînés par le dérèglement climatique.

Pour estimer le danger qui pèse sur la population, les auteurs – une vingtaine de chercheurs internationaux, essentiellement issus de l’université d’Hawaï – ont commencé par étudier le passé en passant au peigne fin près de 3 300 études scientifiques publiées depuis 1980 relatives au changement climatique, qu’il soit dû à l’action des hommes ou à la variabilité naturelle du climat – sachant que les émissions de gaz à effet de serre sont déjà responsables de l’augmentation de la température de la planète de près d’un degré.

Ils ont retenu dix aléas climatiques (réchauffement, inondations, sécheresses, vagues de chaleur, incendies, montée du niveau des eaux…) qui touchent six aspects cruciaux de la vie humaine : la santé, l’alimentation, l’eau, l’économie, les infrastructures et la sécurité, ces thèmes étant déclinés en 89 sous-rubriques. En croisant ces données, ils ont découvert que l’humanité avait déjà été affectée par le climat sous 467 formes différentes, exemples détaillés à l’appui.

Ainsi des décès ou des maladies provoquées par les inondations, les incendies ou les vagues de chaleur ; des dégâts sur l’agriculture, l’élevage ou les pêcheries après des précipitations ou des sécheresses ; des effets néfastes sur…l’ensemble des écosystèmes planétaires!

 

Portraits d’un monde ébranlé par le changement climatique

Fonte accélérée des glaciers, montée des eaux, sécheresses et inondations : aux quatre coins du monde, le dérèglement climatique est à l’œuvre. Partout, il affecte les modes de vie, menaçant les cultures et la sécurité des populations.

 

LES ILES SPITZBERG 

Les ours polaires étaient jadis habitués à un hiver plus long.Maintenant ils doivent tenter de s’adapter à des étés plus longs.

 

 

C’est un territoire à la beauté singulière, qui a attiré tour à tour les explorateurs, les trappeurs, les mineurs de fond et les pionniers de la recherche polaire. Un archipel d’une dizaine d’îles, posées telles des sentinelles au milieu des mers : l’océan Arctique au nord, la mer du Groenland à l’ouest, la mer de Norvège au sud et celle de Barents à l’est, du nom de Willem Barents, premier navigateur qui repéra ces côtes au XVIe siècle et dont la troisième expédition échoua, prisonnière des glaces. Il en mourut. Une terre aux rivages dentelés nommée Svalbard, dont l’île principale, Spitzberg, signifie  montagne pointue » en allemand.

Sur la façade occidentale de cet archipel du bout du monde, à quelque 600 kilomètres des côtes norvégiennes, la  Baie du roi » concentre sur 22 kilomètres les plus beaux à-pics et les plus vertigineux fronts glaciaires. La navigation par 79° de latitude nord y est relativement praticable, à condition d’éviter l’obstacle de rares chapelets d’icebergs dérivant vers le large. La presqu’île de Blomstrand, qui barrait la route vers l’intérieur du fjord, est désormais facile à contourner : le glacier bleu laiteux qui s’avançait jusqu’à elle a reculé au point d’ouvrir un passage aux bateaux.

Rattaché à la Norvège en 1920 et baptisé depuis Svalbard – le terme Spitzberg ne désignant plus alors qu’une partie du tout –, l’archipel témoigne aujourd’hui d’une nouvelle relation mêlant l’homme à la nature. Un climat extrême a longtemps dicté sa loi aux quelque 2 500 personnes qui s’y sont installées – essentiellement dans la capitale, Longyearbyen. Désormais, cette région est frappée de plein fouetpar les effets du réchauffement climatique dû à l’homme.

La côte nord-ouest du Spitzberg nous montre une fonte rapide des glaciers.
En voyant cela ainsi,un malaise nous prend au coeur…comme une appréhension de fin du monde.

La fonte du glacier de Blomstrand est l’un des nombreux chapitres de cette histoire agitée.  « Lorsque j’ai découvert la baie il y a onze ans, le fjord était intégralement gelé l’hiver, on pouvait le traverser sans problème en motoneige, » témoigne Sébastien Barrault, scrutant les flots depuis la salle panoramique du laboratoire d’étude de l’écosystème marin, basé à Ny-Alesund. Deux ans plus tard, il ne gelait que très partiellement et depuis le fjord n’est plus pris dans la glace. Dans leurs récits, les trappeurs évoquaient parfois des saisons sans glace, mais cette fois, il n’y a plus une seule année de glace en hiver. »

Le réchauffement climatique est très visible .Ici un vaste glacier s’avançait sur la mer.

En 2004, Sébastien Barrault s’installe six mois à Longyearbyen pour étudier la glaciologie à l’université du Svalbard (UNIS), puis découvre la Baie du roi, 100 kilomètres plus au nord. Cet exilé volontaire ne l’a plus quittée depuis, captivé par les grands espaces, le silence et une forme d’aventure. Conseiller scientifique de la Kings Bay, la compagnie administrant la base de Ny-Alesund, le Suisse dresse un autre constat : « L’étude des bancs de poissons révèle la présence dans le fjord d’espèces qu’on n’avait pas l’habitude de voir jusqu’ici, des maquereaux par exemple. La hausse de la température de l’eau confère à la baie des conditions atlantiques, au point que certains scientifiques vont chercher plus au nord un environnement plus représentatif de l’Arctique. »

Dans l’Arctique, touché par un pic de chaleur, « tout devient compliqué »

 

Pendant que la France claque des dents, on grelotte moins que d’habitude dans le grand Nord. Des températures supérieures de 25°C par rapport aux normales saisonnières sont relevées dans certaines zones de l’Arctique. De quoi dérouter les scientifiques qui y sont installés.

Voici le rapport très troublant de Piotr Kupiszewski ,un scientifique russe,au mois de février 2018:

Spitzberg: glacier de Lilliehook.

« Ici, il fait 4°C et il pleut, c’est assez spécial. » Piotr Kupiszewski, responsable de la station de Ny-Ålesund (Norvège), est démuni face à la vague de chaleur qui touche l’Arctique. Depuis la semaine dernière, des températures supérieures à 0°C ont été relevées au cap Morris Jesup, la station météo située la plus au nord du Groenland. 

L’AWIPEV, station franco-allemande où officie Piotr Kupiszewski, est installée sur l’île Spitzberg, dans la mer du Groenland. Ici aussi, la vague de chaleur qui touche l’Arctique se fait ressentir. Ces derniers jours, la température a atteint 4°C, alors qu’en 2017, la moyenne du mois de février s’élevait à -8°C, selon le responsable de la station. Et la pluie, qu’on ne voyait jamais à cette période de l’année, a fait son apparition lundi 26 février 2017. L’année dernière, les averses avaient duré trois jours, du jamais-vu pour Piotr et son équipe. 

« Il fait de plus en plus chaud ici, surtout l’hiver. Nos mesures depuis les années 1990 montrent que la température augmente de 3°C tous les dix ans. »

Piotr Kupiszewski

Dans cette région du monde, la pluie est synonyme de complications pour les scientifiques et les habitants, notamment en matière de déplacements. En temps normal, les habitants de Spitzberg circulent à moto-neige ou à skis pendant l’hiver. Des moyens de locomotion à oublier lorsque la pluie remplace la neige. « Avec la pluie, tout devient plus compliqué, déplore Piotr Kupiszewski. Nous avons des voitures pour nous déplacer dans la ville, mais partout ailleurs, il n’y a pas de routes. On est obligés de se déplacer à pied. »

Le fjord, lorsqu’il est gelé, permet aux courageux de relier les différentes îles de l’archipel du Svalbard. Mais c’est impossible lorsqu’il a fondu, ce qui est désormais le cas. « Cela nous oblige à faire de longs détours, ce qui n’est pas du tout pratique », expose Piotr Kupiszewski. Et pas la peine de songer à l’avion : la piste d’atterrissage de l’aéroport du Svalbard a gelé avec la pluie, à tel point que l’avion qu’attendait le chercheur lundi n’a pas pu se poser. Rien de dramatique puisque les scientifiques sont pourvus en nourriture jusqu’au prochain passage de bateau prévu en avril, mais il se passerait bien de cette contrainte. 

« Ici, on préfère la neige et le froid », souligne Piotr Kupiszewski. Et il n’est pas le seul à déplorer ce réchauffement. Les animaux aussi semblent déboussolés par les températures élevées de ce mois de février.

Photo de rennes prise aux iles Spitzberg en 2016.

« Les rennes mangent l’herbe présente sous la neige, mais lorsqu’il gèle, c’est impossible ».

Piotr Kupiszewski

Les bêtes sont donc à la diète, le temps que le froid revienne. La fonte du fjord pose aussi des problèmes aux ours polaires, obligés de parcourir de plus grandes distances pour se déplacer et se nourrir. Bref, quand l’Europe guette le redoux, tout le Svalbard espère le froid glacial. 

……………………………………………………………………….

Aux sources du Yangzi,

château d’eau en péril

 

Yang Yong, un géologue chinois, explore inlassablement le plateau tibétain, grand comme cinq fois la France, répertorie les changements affectant le plateau tibétain, sous l’assaut du climat et des hommes, là où prennent source les cours d’eau qui font vivre la moitié de la planète.

 

L’expédition lève le camp établi dans une bergerie abandonnée.

Grâce à ses cours d’eau, le plateau tibétain est le château d’eau de l’Asie. Son réchauffement, l’été, et la barrière montagneuse de l’Himalaya jouent également un rôle majeur dans le déclenchement des moussons, qui rythment l’agriculture de tout le continent.

Zhidoi, Qinghai, le 26 mai 2015. A plus de 4 500 mètres d’altitude, l’expédition traverse les steppes du plateau tibétain dans le parc naturel des Trois Fleuves.

  • Paysage de steppes et de montagnes dans le bassin des sources du Yangtzé. Le parc, d’une superficie de 365 000 kilomètres carrés, est la source du Yangtzé, mais aussi du fleuve Jaune et du Mékong.

    L’écosystème de la région, considérée comme le « château d’eau de l’Asie », s’est considérablement dégradé depuis plusieurs décennies avec en particulier une désertification des steppes, dont le réchauffement climatique est une des causes.

Le projet de Yang Yong est une œuvre titanesque. Il entend établir un modèle scientifique expliquant l’impact de l’activité humaine et des évolutions naturelles sur la région : le réchauffement, la fonte des glaces, la désertification des steppes. « Plus je constate de problèmes et plus je suis anxieux, mais mon approche doit nécessairement être celle d’un scientifique », explique ce géologue de formation dont même les amis proches concèdent qu’il a le caractère bien endurci allant avec le climat inhospitalier.

Avec les pôles Nord et Sud, le plateau du Qinghai-Tibet est la région la plus exposée à la fonte des glaces. Dans une étude publiée au mois de mai 2014, des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences concluaient que 8 000 km2 de glaciers de la République populaire ont fondu au cours des trente dernières années, soit 15 % de leur superficie initiale. Le phénomène s’est accéléré depuis les années 1990, estimaient les auteurs, prévenant que le débit des grands fleuves de la région pourrait, à terme, s’en trouver substantiellement réduit.

Dès le premier jour d’une longue semaine sur la piste, les arbres ont disparu. Les villages commencent à se faire plus rares à leur tour, jusqu’à ce qu’on n’en traverse plus aucun pour ne découvrir, chaque jour, que quelques yourtes et les familles de nomades tibétains qui les habitent. Passé les 5 000 mètres, on rencontre de moins en moins de ces foyers isolés pour ne voir que quelques rapaces et des antilopes tibétaines.

Lorsqu’on la remonte, la rivière Tuotuo, portion la plus haute du Yangzi, se fait plus étroite. Ses berges sont gagnées progressivement par le sable. Quand la progression de l’équipe est à nouveau compromise par ce terrain impossible, Yang Yong en profite pour sortir sa loupe. Il s’agenouille et baisse la tête, posant un regard expert sur les grains de sable. En les comparant à des échantillons prélevés ailleurs, il veut établir une carte des vents puissants qui contribuent à la rapide désertification de la steppe. Il craint que, faute de mesures adaptées, le plateau tibétain ne devienne le prochain Taklamakan, grand désert de l’Ouest chinois.

Face à la désertification, les autorités mettent également en accusation le mode de vie nomade et l’élevage de yaks qui l’accompagne. Pékin dénonce le surpâturage et a imposé une décision des plus controversées : la sédentarisation forcée. Cette politique répond par la même occasion à l’obsession du pouvoir chinois de contrôler cette minorité agitée. Les nomades tibétains sont parqués dans de nouveaux villages modèles où les maisons sont strictement alignées. Y maintenir l’élevage comme activité économique relève de l’impossible, la concentration de foyers est trop élevée pour que chacun puisse laisser paître ses bêtes, et les variations de températures entre été et hiver à cette altitude rendent nécessaire de monter et descendre au rythme des saisons. L’élevage nomade de yaks a pourtant joué un rôle régulateur sur l’écosystème du plateau depuis des siècles. Aujourd’hui, sur les steppes, à perte de vue, des grillages viennent empêcher ces déplacements tout autant que la circulation des espèces sauvages.

Le surpâturage est considéré comme l’une des causes de la désertification du plateau tibétain. Le gouvernement a mis en place une politique de restriction du nomadisme pastoral, obligeant des milliers de nomades à se sédentariser. Cette politique au coût social élevé est extrêmement controversée et jugée inefficace.

Contre la désertification, le gouvernement chinois déclenche également, plusieurs fois par an, des pluies et neiges par un procédé artificiel, l’ensemencement des nuages à l’aide de fusées de chlorure d’argent. Autant de mesures à l’efficacité douteuse et aux effets secondaires imprévisibles – les risques de la mort-aux-rats pour les autres animaux, l’impact des clôtures sur la survie d’espèces déjà menacées, la destruction de l’économie nomade tibétaine ou encore le déclenchement forcé des pluies dans une région au climat des plus extrêmes.

Ces traitements adoptés à la va-vite par les officiels, sans réel débat, peuvent ajouter aux déséquilibres plutôt que d’y remédier : « Ces réponses ne reposent que sur une compréhension très superficielle de la chaîne de problèmes », s’inquiète M. Yang, cheveux en bataille, emmitouflé dans sa doudoune.

En revanche, l’exploitation minière va bon train, comme le prouve le va-et-vient des camions sur la grande nationale faisant le lien entre Lhasa et Xining et qui divise le plateau du nord au sud. Il en va de même de la construction de barrages sur le Yangzi et les autres fleuves de la région, l’un des sujets que Yang Yong suit au plus près.

Dans un pays où les critiques du pouvoir finissent derrière les barreaux, il convient de peser prudemment ses mots. Yang Yong prend donc soin de préciser qu’il ne s’est jamais dit ouvertement opposé au développement des barrages, il milite en faveur d’une approche scientifique, permettant de comprendre les fonctions naturelles, économiques et sociales des rivières. Bref, de réfléchir avant de poser de nouvelles retenues. « Or, notre mode de décision actuel n’est guidé que par l’argent », s’alarme l’aventurier.

Alors que la Chine, en pleine ascension, voudrait améliorer son soft power, c’est-à-dire sa capacité de séduction à l’international, des hommes comme Yang Yong sont probablement, et sans que le pouvoir s’en aperçoive, son meilleur atout. Ils montrent que, chez le premier émetteur de gaz à effet de serre, on se préoccupe aussi de l’avenir de la planète, que certains en font leur combat. « Maintenant, on se demande que faire face au changement climatique. Il faut changer toutes nos habitudes de vie »,lance M. Yang.

C’est de grandir près de la rivière Jinsha, le nom du Yangzi passé ses premières courbes, lorsqu’il serpente à travers les provinces du Yunnan et du Sichuan, qui amena Yang Yong à s’intéresser à la santé des fleuves. En 1986, il compte parmi les inconscients qui, pour la première fois, descendent l’essentiel du Chang Jiang(autre nom du « long fleuve », en mandarin), de sa source jusqu’à l’embouchure, à Shanghaï, en canot pneumatique. Plusieurs Chinois perdront la vie dans les rapides, tandis qu’un photographe américain périra du mal de l’altitude. C’est autour de ce même cours d’eau que Yang Yong va prospecter lorsque, après des études de géologie, il est embauché par une compagnie minière étatique ; mais il s’agit alors davantage de trouver des lieux à creuser. Il parvient à se faire muter au nouveau bureau d’études d’impact écologique lorsque cette entreprise se résout à en créer un. Sur son temps libre, il suit déjà en parallèle les problèmes environnementaux de la Chine, se rend aux conférences, écrit aux ministères. Une approche « à la fois révoltée et naïve ». Il démissionne, optant ainsi pour un engagement constructif mais absolu.


EN COMPLÉMENT SUR LE 

Yangzi

 la fin de la Déesse du YangZI

C’était un magnifique animal que l’on semble avoir oublié.

 

L’unique espèce de dauphin d’eau douce du pays, le dauphin du fleuve yang tsé, a connu une existence tragique, malgrès de nombreuses tentatives de conservation.
En effet sa population a très vite chutée en quelques décennies, voici un récapitulatif:

* Début du XXe siècle : 5 000 individus.
* 1979 : La République populaire de Chine déclare le dauphin de Chine « en danger ».
* 1983 : Une loi nationale interdit la chasse du dauphin de Chine.
* 1986 : Population de 300 individus.
* 1990 : Population de 200 individus.
* 1997 : Population de moins de 50 individus (13 trouvés)
* 1998 : Seulement 7 dauphins comptabilisés.
* 2006 : L’espèce est considérée comme éteinte après qu’une expédition de 39 jours échoue à retrouver un seul spécimen.
* 2007 : L’Académie chinoise des sciences annonce officiellement la disparition du dauphin de Chine, unique espèce de dauphin d’eau douce du pays.

Ce dauphin marque un tournant dans l’histoire de l’extinction massive animale car c’est le premier cétacé déclaré éteint à cause de l’activité humaine.

Les causes de sa disparition sont multiples, mais l’Homme y est impliqué dans toutes.
La première est l’importante pollution des rivières chinoises, surtout dans le fleuve de prédiléction de ce dauphin, le Chang Jiang.
Ce fleuve étant un moyen de transport largement utilisé, les nombreux cargos le parcourant empêchait le sonar de ce dauphin, rendant impossible leur alimentation, et en blessant souvent avec leurs hélices. En effet cet animal est presque aveugle et, comme les chauve souris, il se servait du sonar pour trouver ces proies et éviter les obstacles.
Comme beaucoup d’espèces de dauphins, la pêche au filet a grandement contribué à sa disparition. Se prenant dedans, le dauphin se débattait, s’emmelait encore plus, et finissait par se noyer.
Le coup de grâce fut certainement les modifications environnementales engendrées par le Barrage des Trois Gorges, officiellement mis en marche en 2009.
Celui a totalement changé l’environnement, réduisant les alluvions, augmentation considérablement l’érosion, altérant la profondeur du fleuve, augmentant la masse d’algues,…

Malgrès une photographie d’un individu prise le 13 août 2007 dans la ville de Tongling, le dauphin du Yang tsé est considérée comme une espèce éteinte.
Même si il reste quelques individus, ils ne seront jamais assez nombreux pour maintenir la survie de l’espèce, surtout que les activités humaines n’ont pas été modifié.
Encore une espèce animale a déploré, une perte irremplaçable pour la planète et pour l’humanité.


Alors qu’un nombre croissant de Chinois accède à la petite prospérité, il est conscient du poids que ce changement fait peser sur les ressources naturelles du pays. Il agira à sa façon, en se focalisant plus particulièrement sur les rivières qu’il qualifie de« système nerveux de l’Asie ». Il n’est pas membre des institutions officielles, les universités et l’Académie chinoise des sciences, car ces structures sont contrôlées de trop près, juge l’un de ses amis. Mais son approche centrée sur l’environnement et la science, et non sur la politique, lui permet de tenir en selle. Il est attaqué par les sociétés publiques qui construisent les barrages, elles arguent que ses recherches sont insuffisantes, qu’il n’est qu’un citoyen de la base, que, si le pouvoir a décidé d’une politique de construction massive de retenues hydroélectriques, c’est qu’il doit bien savoir ce qu’il fait. Lui parvient à monter ses expéditions, se débat pour parvenir cahin-caha à les faire financer. Sans même s’en apercevoir, il devient un modèle parmi ceux qui se renseignent sur l’environnement. Son approche scientifique lui permet de ne pas avoir à ses trousses l’appareil sécuritaire, comme c’est le cas de militants plus frontaux, même si son entourage juge qu’il est suivi de près.

Après un éprouvant périple, le glacier Jianggendiru, source officielle du Yangzi, apparaît enfin, au bout d’une longue vallée où ne vivent en tout et pour tout que sept familles d’éleveurs montagnards. Les moraines sont le signe d’un rapide recul ces dernières années. Yang Yong prend note du retrait de la masse glaciaire. Il l’a ainsi vue se retirer sur un bon kilomètre pour laisser place à un sol noir, et il en témoigne en comparant les photos prises à chacune de ses expéditions. En remontant, le Jianggendiru s’est divisé en deux parties qui ne se relient plus, alors que, lorsque l’explorateur l’a vu les premières fois, il ne formait qu’un seul bloc imposant.

Au pied du glacier de Jianggendiru, un nomade tibétain surveille son troupeau de yaks.

 

Des populations nomades sont désormais installées de manière permanente aux sources du Yangtzé, une hausse des températures ainsi que le recul du glacier leur permettent désormais de passer l’hiver à plus de 5 000 mètres d’altitude.

Image associée
Le glacier a fortement reculé au cours des dernières années sous l’effet du réchauffement climatique laissant place aux moraines glaciaires.

Spectatrice de ce recul, la famille d’éleveurs tibétains dont fait partie Namzha, 42 ans, a adapté son mode de vie. Puisque la barre des neiges éternelles est rapidement remontée autour du territoire qu’ils occupaient l’été, lui et ses proches ont pu envisager progressivement d’y rester également l’hiver. En 1999, la famille s’est lancée dans la construction d’une maison en dur, à moins de 5 km du glacier. Faute de réseau téléphonique, dans la vallée, les frères, sœurs et parents se parlent à l’aide de talkies-walkies. Dans la langue du Kham, inintelligible aux Tibétains venus d’ailleurs sur le plateau, Namzha explique que sa famille fut la première à s’installer à proximité du Jianggendiru, du fait de la fonte des glaces.

Les Tibétains témoignent volontiers que le scientifique chinois, rare visiteur dans cette région coupée du monde, n’affabule pas avec son obsession du changement climatique. « Lorsque j’étais petit, le glacier couvrait tous les alentours », se souvient Namzha, en indiquant un secteur allant jusqu’au pied des montagnes qui encerclent la vallée. Il décrit ainsi un grand cercle autour de lui. Trois décennies plus tard, il constate en se retournant vers le glacier amaigri : « Il ne nous reste plus que ça. »

Résultats de recherche d'images pour « glacier de Jianggendiru »


La Nouvelle-Orléans,

citadelle menacée par les eaux

Résultats de recherche d'images pour « La Nouvelle-Orléans, citadelle menacée par les eaux »

 

 

Le mur gris barre l’horizon. Une muraille de béton de plus de six mètres de hauteur qui court tout le long de la limite ouest du Lower Ninth Ward, à La Nouvelle-Orléans. Elle épouse le tracé du canal qui relie le Mississippi au sud, le lac Pontchartrain au nord et le mal nommé lac Borgne, totalement ouvert sur l’océan, à l’ouest. Le 29 août 2005, gonflées par les vents de l’ouragan Katrina, les eaux du chenal avaient emporté la digue qui protégeait ce quartier populaire. Les flots furieux avaient tout submergé, précipitant même une bargetel en bélier contre les maisons de bois installées en contrebas, balayées en un instant. Cette barge en perdition était devenue l’un des symboles du désastre.

Ce passé, la vieille dame de la maison située à l’angle des rues Prieur et Deslonde ne veut plus en entendre parler. Trop douloureux. Dan Cunningham, qui habite un peu plus loin, se souvient, lui, qu’il n’avait pas quitté La Nouvelle-Orléans avant l’ordre d’évacuation donné le 28 août. Il s’était alors réfugié à Bâton-Rouge, à 130 kilomètres de là, tout comme le doyen du quartier, Freddy Robinson. « Ma fille au téléphone me suppliait : pars, pars, me disait-elle, elle avait raison », raconte ce dernier. L’un des amis de Dan Cunningham n’avait pas voulu quitter le quartier. Quelques heures plus tard, son nom s’ajoutait à la liste des 1 836 victimes identifiées de l’ouragan.

Image associée

Entre 2000 et 2010, le Lower Ninth Ward a perdu les trois quarts de ses habitants, chassés par Katrina. La reconstruction a tardé, et elle est encore loin d’être achevée. Il a fallu se battre contre le projet de la municipalité de convertir une partie du quartier en espace vert, lutter pour obtenir des indemnisations. Les arbres qui ont poussé là où s’élevaient les maisons anéanties sont déjà grands et vigoureux. De nombreux blocs géométriques délimités par le plan hippodamien n’ont encore qu’une poignée de maisons, au lieu d’une bonne vingtaine avant Katrina. Les futurs élèves de l’école en travaux qui ouvrira bientôt ses portes près de la maison de Freddy Robinson viendront principalement d’autres quartiers.

Guérilla juridique

Coiffées de panneaux solaires, des maisons à l’architecture parfois audacieuse, qui trahit une tentation de gentrification, cohabitent avec les répliques des pavillons plus modestes de naguère. Dan Cunningham est revenu vivre à Lower Ninth Ward il y a deux ans, tout comme Freddy Robinson ou encore Marie-Belle Nelson-Johns, installée également rue Deslonde, et qui n’imaginait pas finir ses jours ailleurs. « J’ai retrouvé certains de mes voisins, mais ce n’est plus comme avant, il n’y a plus un seul magasin ici », soupire-t-elle.

Pour Errol E. Joseph et son épouse, il faudra encore patienter. Ce n’est qu’au terme d’une longue guérilla juridique que le couple a pu obtenir toutes les autorisations et le financement nécessaires pour rebâtir leur maison. Entrepreneur en bâtiment, Errol s’occupe lui-même des travaux avec le soutien de bénévoles venus d’autres Etats américains ou même d’Europe. Tous laissent des messages d’encouragement avec lesquels le couple se promet de tapisser les murs d’une des pièces de sa future demeure. Vivre ailleurs, plus à l’abri, Errol Joseph ne l’a jamais imaginé. « C’est chez moi ici », répète-t-il avec conviction.

En 2005, les vagues s’étaient engouffrées dans le canal, l’un des nombreux bras rectilignes creusés initialement sur un axe Nord-Sud pour évacuer les eaux

Dix ans après Katrina, La Nouvelle-Orléans est à l’image du Lower Ninth Ward. Avec 370 000 habitants, sa population est encore nettement inférieure à celle d’avant le passage de l’ouragan (480 000), mais elle en hausse par rapport au recensement de 2010 (340 000). Cette ville baroque, dont l’identité hésite entre ses racines caribéennes et ses attaches américaines, attire de nouveau, ce qui lui a valu d’être saluée par le président Barack Obama lors de sa visite, jeudi 27 août. Les travaux engagés après le désastre lui garantissent désormais une relative sécurité, même si une partie de ses quartiers reste frappée d’une tare rédhibitoire : celle d’être située sous le niveau des eaux qui l’entourent.

Cette sécurité prend la forme d’une série de portes, pesant chacune onze tonnes, au bout du London Avenue Canal, au nord de la ville. Elles sont capables, une fois abaissées comme autant de guillotines, de faire barrage aux vagues venues du lac Pontchartrain en cas de crue. En 2005, ces vagues s’étaient engouffrées dans le canal, l’un des nombreux bras rectilignes creusés initialement sur un axe Nord-Sud pour évacuer les eaux des parties les plus basses de la ville, ouvrant des brèches dans les digues et inondant les alentours.« Nous sommes désormais capables de répondre à une hausse du niveau du lac sans pour autant être privés de la capacité de rejeter de l’eau hors de la ville », explique Ricky Boyett, du US Army Corps of Engineers, l’institution chargée de ces travaux pharaoniques, en décrivant le fonctionnement des énormes conduites d’évacuation raccordées à des pompes de forte capacité qui enjambent le dispositif.

  • Dan Cunningham se souvient qu’il n’avait pas quitté La Nouvelle-Orléans avant l’ordre d’évacuation donné le 28 août. Il s’était alors réfugié à Bâton-Rouge.

     

  • Résultats de recherche d'images pour « La Nouvelle-Orléans, citadelle menacée par les eaux »

    Entre 2000 et 2010, le Lower Ninth Ward a perdu les trois quarts de ses habitants, chassés par Katrina. La reconstruction a tardé, et elle est encore loin d’être achevée.

Pluie de critiques

Au lendemain du passage meurtrier de Katrina, les critiques avaient plu sur ce corps d’élite dépendant de l’armée. Responsables des grands travaux décidés après la grande inondation de 1927, ces ingénieurs avaient enserré la ville dans le plus grand réseau de digues de son histoire. Mais le lent affaissement des terres a mis en évidence les faiblesses structurelles de murailles dépourvues de véritable assise et qui se sont effondrées comme des dominos sous l’effet de flots dotés d’une puissance inédite.

Les critiques ont été décuplées par la mise en évidence des effets destructeurs de réalisations de ce même corps d’élite, à commencer par le percement d’un canal reliant le Mississippi aux eaux du golfe du Mexique, le Mississippi River Gulf Outlet. Cette autoroute aquatique censée augmenter les capacités portuaires était obsolète dès sa mise en fonction, avec l’accroissement de la jauge des bateaux. Mais, en 2005, elle a procuré à l’ouragan un accès idéal à La Nouvelle-Orléans, jusqu’au Lower Ninth Ward, pendant que la défaillance de ses digues noyait les 100 000 hectares de la paroisse Saint-Bernard, aux portes de la métropole.

Après la catastrophe, il a fallu l’insistance d’experts néerlandais et l’activisme d’organisations citoyennes, comme Levees.org, pour convaincre les ingénieurs de la nécessité de fermer cet axe stratégique par de nouvelles digues. « Cela a pris un peu de temps », soupire H. J. Bosworth, l’un des experts de cette association. « Les ingénieurs de l’Army Corps considèrent souvent qu’ils sont les seuls à savoir mais, au final, nous sommes satisfaits du résultat. On peut dire que La Nouvelle-Orléans n’a jamais été aussi bien protégée qu’aujourd’hui. » L’eau est pourtant toute proche derrière le mur de béton entourant, là aussi, le canal qui file en ligne droite vers le lac Pontchartrain, bien plus haute que les maisons du quartier. Mais H. J. Bosworth ne doute pas de la solidité du rempart.

Tous les maux de la ville ne sont certes pas réglés. Lorsqu’on demande aux habitants du Lower Ninth Ward s’ils se sentent en sécurité, ils sont nombreux à évoquer spontanément le crime plutôt que la menace d’une nouvelle inondation. Mais, à ce chapitre, La Nouvelle-Orléans apprécie manifestement le répit apporté par ses nouvelles lignes de défense, qui ont coûté plus de 14 milliards de dollars (12 milliards d’euros) aux contribuables américains, une somme allouée par le Congrès, mais dont l’entretien revient désormais à l’Etat de Louisiane et à la ville. Cette somme, H.J. Bosworth la relativise compte tenu des services rendus selon lui par le port de La Nouvelle-Orléans, porte d’entrée et de sortie des Etats-Unis sur le monde.

Résultats de recherche d'images pour « La Nouvelle-Orléans, citadelle menacée par les eaux »

Les digues ne peuvent pas tout

Ricky Boyett, pourtant, se garde du moindre triomphalisme. « C’est bien de pouvoir montrer tout ce qu’on a fait depuis Katrina, explique-t-il, mais le pire serait que les gens se bercent d’illusions. » « Tout cela permet de limiter les dégâts, assure-t-il, en montrant le barrage qui sera remplacé en aval par un dispositif encore plus perfectionné en construction, mais il faudra toujours se tenir prêt pour une nouvelle évacuation. » Cette crainte d’une trop grande autosatisfaction taraude également John Lopez, qui a dirigé une fondation consacrée à la préservation des eaux salées du lac Pontchartrain et qui s’occupe désormais d’un programme visant celle des côtes. John Lopez plaide depuis longtemps pour une stratégie de « lignes de défense multiples »face aux tempêtes. Une stratégie qui rappelle que les digues ne peuvent pas tout.

Les meilleures intentions peuvent se révéler mortelles. Les digues érigées avant et après la grande inondation de 1927 ont certes évité à La Nouvelle-Orléans de subir les excès du Mississippi, « grand fleuve » de son nom amérindien, mais elles ont aussi privé le delta des alluvions charriées jusqu’alors, le privant de munitions face aux attaques incessantes de l’océan. Selon les chiffres de la Coastal Protection et Restoration Authority (CPRA), près de 1 900 miles carrés (4 900 kilomètres carrés) ont disparu des côtes de Louisiane depuis 1930, principalement autour de La Nouvelle-Orléans. Un total de 1 700 miles carrés s’évanouira également d’ici à cinquante ans si rien n’est entrepris. La Nouvelle-Orléans deviendra une île forteresse.

Les comparaisons à vertu pédagogique sont devenues monnaie courante pour faire prendre conscience du péril. L’équivalent de la superficie de l’Etat du Delaware est désormais recouvert par l’océan, qui grignote celle d’un terrain de football américain toutes les heures. A ce rythme, Central Park disparaîtrait en un mois, et Manhattan en un an et demi… Dans « les lignes de défense multiples » qui tiennent tant à cœur à John Lopez, la moitié d’entre elles sont naturelles : il s’agit des marais salés, ou d’eau douce, consolidés par la végétation, des bras de mer et des levées naturelles qui ont pour mission de briser l’élan des vagues. De protéger les digues qui protègent les hommes.

A l’entrée du bayou Saint-Jean qui donne sur le lac Pontchartrain, John Lopez fait visiter le petit marais qui vient d’être reconstitué sur l’une des rives en tirant profit d’un dragage. En un peu plus d’un an, les herbes et les plantes résistantes à l’eau salée ont enfoui leurs racines dans le sol reconstitué qui résiste désormais aux vagues du lac, réduisant d’autant les risques d’érosion à la base de la digue qui enserre le bayou.« C’est très dynamique et très encourageant, même si c’est aussi coûteux », assure-t-il.

« Si tu casses, tu répares »

Dans les couloirs de l’université Tulane, à La Nouvelle-Orléans, un autre franc-tireur n’a pas de mots assez durs à l’égard de l’impact des compagnies pétrolières sur l’état de la côte. Oliver Houck, qui enseigne le droit et qui est passionné par les questions d’environnement, s’est installé définitivement en Louisiane après avoir bataillé victorieusement contre un projet de drainage du grand marais d’Atchafalayapar le corps des ingénieurs de l’armée, il y a des décennies. « Les pétroliers ne prennent pas leur part de responsabilités, ils préfèrent mettre en cause les digues. Ils connaissent la règle : si tu casses, tu répares. Et ça, ils ne le veulent pas. »

Le paradoxe de La Nouvelle-Orléans est qu’une seconde catastrophe va pourtant permettre en partie de lutter contre les effets d’une première. Une partie des indemnités que doit verser la compagnie BP après la pollution entraînée par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, en 2010, va alimenter en effet les caisses de la Louisiane et donc permettre de réaliser des travaux engagés après Katrina. La plainte déposée notamment par John Barry aurait toutefois permis de financer davantage encore ces projets de préservation.Un juge, ancien élève du professeur Houck, l’a estimée cependant non recevable, et ce dernier ne s’attend pas à un miracle en appel.

La publicité faite à la plainte a cependant accéléré la prise de conscience des périls à venir et des responsabilités humaines pour une catastrophe présentée initialement comme naturelle. Tout comme l’activisme des associations qui avaient pris le relais de rouages administratifs et politiques totalement dépassés par les événements en 2005. Après Katrina, l’architecte David Waggonner a ainsi contribué à amorcer une réflexion publique en mettant en cause des décennies de rapports hostiles de la ville à son environnement aquatique. Installé dans son cabinet de Garden District, quartier élégant de la ville, il manipule comme un talisman la petite maquette d’une coupe de la ville soulignant la profondeur du lit du Mississippi. « Au lieu de vivre contre l’eau qui est partout, glisse-t-il, le temps est venu de vivre avec elle. »

EN CONCLUSION

Dans  plus de 100 millions d’années,longtemps après l’extinction de l’humanité sur Terre,si des visiteurs extraterrestres survolent notre monde,ils pourront redécouvrir  la ville de Nouvelle-Orléans ainsi que plusieurs autres villes d’orient…fossilisées sous une épaisseur de sédiments marins…pourquoi?

Image associée

 

Parce que certaines villes ont commencé un processus étrange, elles s’enfoncent tout simplement dans le sous-sol. Mais pourquoi ?

L’affaissement des villes (côtières en Asie surtout) a commencé. Ce phénomène assez nouveau porte un nom, la subsidence. À Bangkok par exemple, la ville est passée de 4 à 14 millions d’habitants en quelques années. Bien évidemment, ça n’est pas le poids des gens qui provoque le phénomène, mais une simple combinaison des besoins.

Besoin numéro 1: Loger tout ces gens, bien sûr; il faut construire d’énormes buildings et les relier par des routes et autoroutes, ce qui entraîne une adjonction de milliard de tonnes de béton et d’acier.

Besoin numéro 2: Il faut hydrater tout ce beau petit monde, leur donner accès à l’eau courante et la méthode la plus simple consiste à pomper comme des fous dans les nappes phréatiques.

Résultat garantit: Les villes s’effondrent !

Elles descendes littéralement dans les nappes phréatiques et le rythme est impressionnant, 1 mètre en 5 ans. Dommage collatéral: comme la descente n’est pas homogène et que ces villes bordent des mers ou des océans, elles doivent faire face à des inondations de plus en plus dangereuses et difficiles à combattre.

Donc en plus de la montée des eaux dans les océans,notre augmentation démographique hors contrôle  a une influence sur la stabilité même des villes!

Nous vivons non seulement une fin de civilisation,mais une fin d’espèce en même temps!

Le responsable est connu: l’économie néolibérale!

Une des manières de se prémunir contre les dégâts dus aux inondations est de créer de gigantesques digues le long des côtes ou encore des portails démesurés à l’intérieur des villes comme à Tokyo au Japon pour permettre d’isoler des quartiers et de les rendre étanches.Mais cette mesure n’est pas faite pour durer éternellement!

La subsidence est belle et bien la réponse de la planète à un besoin d’urbanisation à outrance toujours plus effréné.

 

 

Le volcan islandais géant Katla montre des signes clairs d’éruption prochaine

Un grand volcan islandais présente des signes d’éruption qui pourraient être plus importants qu’une explosion qui a perturbé le transport aérien il ya près de dix ans.

Le volcan, connu sous le nom de Katla, contient un cône caché sous un glacier sur un sommet de 5 000 pieds. Cet aspect caché de Katla rend difficile l’observation du volcan. Les techniques de mesure aéroportées réalisées par des scientifiques islandais et britanniques ont révélé que Katla libère massivement du dioxyde de carbone. Cette libération de dioxyde de carbone mesurée à douze à vingt-quatre kilotonnes par jour. Seuls deux volcans connus sur Terre ont été observés pour émettre plus de dioxyde de carbone par jour.

Situation des volcans en Islande.

 

 

L’importance de cette accumulation de dioxyde de carbone est que cela pourrait signaler une éruption massive. Les chercheurs prédisent une éruption probable. Ce qui est troublant, c’est que même si une éruption est susceptible de se produire, les scientifiques ne sont pas en mesure de prédire quand l’éruption aura lieu.

Ironiquement, la traduction de Katla est «bouilloire» ou «chaudière». On prévoit que l’éruption prévue pourrait être plus massive que l’éruption du volcan Eyjafjallajokull en 2010. L’éruption de l’Eyjafjallajokull a considérablement affecté le transport aérien. Selon les experts, l’impact sur le transport aérien dépend de l’intensité de l’éruption et de la direction du vent au moment de l’éruption.

 

Les chercheurs affirment également qu’une éruption est attendue depuis longtemps, car Katla éclate tous les cinquante ans, mais n’a pas connu d’éruption depuis 1918. Même une petite éruption provoquera probablement un panache de cendres plus important que l’éruption de Eyjafjallajokull en 2010.

Il y a aussi la question de savoir pourquoi Katla dégage autant de dioxyde de carbone. Les scientifiques ont eu du mal à affirmer qu’ils ne peuvent pas expliquer ce phénomène en étudiant l’activité géothermique normale.

 

 

Pourquoi sommes-nous incapables de voir que le système est en train de nous détruire

Je dis rarement aux lecteurs ce qu’ils doivent croire. J’essaie plutôt d’expliquer pourquoi il serait sage de se méfier, du moins sans preuve très solide, de ce que les personnes au pouvoir nous disent que nous devrions croire.

Nous avons des dictons bien connus sur le pouvoir : « Le savoir c’est le pouvoir« , et « Le pouvoir tend à corrompre, alors que le pouvoir absolu tend à corrompre absolument. » Ces aphorismes résonnent parce qu’ils disent quelque chose de vrai sur la façon dont nous vivons le monde. Les personnes qui ont du pouvoir – même un pouvoir très limité qu’elles détiennent en vertu d’une licence délivrée par quelqu’un d’autre – ont tendance à en abuser, parfois subtilement et inconsciemment, et parfois ouvertement et volontairement.

Si nous sommes raisonnablement conscients de nous-mêmes, nous pouvons sentir notre tendance à exploiter à notre avantage tout pouvoir dont nous jouissons, que ce soit dans nos relations avec un conjoint, nos enfants, un ami, un employé, ou simplement par l’utilisation générale de notre statut pour progresser.

Ce n’est généralement pas fait malicieusement ou même consciemment. Par définition, la chose la plus difficile à reconnaître est constituée par nos propres zones d’ombre psychologiques, émotionnelles et mentales – et la plus importante, du moins pour ceux qui sont nés avec des privilèges de classe, de sexe ou de race, est de réaliser que ce sont aussi des formes de pouvoir.

Néanmoins, toutes ces formes de pouvoir sont mineures par rapport au pouvoir exercé collectivement par les structures qui dominent nos sociétés : le secteur financier, les entreprises, les médias, la classe politique et les services de sécurité.

Rupert Murdoch

Rupert Murdoch

Mais étrangement, la plupart d’entre nous sommes bien plus disposés à admettre l’influence corrompue du pouvoir relativement restreint des individus que le pourrissement des institutions et structures beaucoup plus puissantes. Nous reprochons à l’enseignant ou à l’homme politique d’abuser de son pouvoir, tout en hésitant à faire de même avec les systèmes éducatifs ou politiques dans lesquels ils doivent opérer.

De même, nous préférons identifier le pouvoir personnel excessif d’un Rupert Murdochque l’immense pouvoir de l’empire corporatif derrière lui et dont dépendent sa richesse et son succès personnels.

Et au-delà de cela, nous peinons surtout à détecter le cadre structurel et idéologique qui sous-tend ou fait cohabiter tous ces exemples discrets de pouvoir.

Contrôle du récit

Il est relativement facile de comprendre que votre supérieur hiérarchique abuse de son pouvoir, parce qu’il en a si peu. Sa puissance est visible pour vous parce qu’elle ne concerne que vous et le petit groupe de personnes autour de vous.

C’est un peu plus complexe, mais pas trop difficile, d’identifier les politiques abusives de votre entreprise – bas salaires, réduction des heures supplémentaires ou attaques contre la représentation syndicale.

Il est plus difficile de voir le pouvoir corrompu des grandes institutions, mis à part parfois la corruption de personnalités de haut rang au sein de ces institutions, comme un Robert Maxwell ou un Richard Nixon.

Mais il est pratiquement impossible de saisir la nature corrompue de l’ensemble du système. Et la raison est là, dans ces aphorismes : le pouvoir absolu dépend du contrôle absolu de la connaissance, qui à son tour nécessite une corruption absolue. Si ce n’était pas le cas, nous n’aurions pas affaire à un réel pouvoir sérieux – si nous nous arrêtons pour y réfléchir.

Le pouvoir réel dans nos sociétés découle de ce qui est nécessairement difficile à voir – les structures, l’idéologie et les récits – et non des individus.

L’élite néolibérale actuelle qui dirige véritablement la planète a presque atteint le pouvoir absolu comme aucune autre élite de l’histoire de l’humanité. Et parce qu’ils ont un pouvoir quasi absolu, ils ont un contrôle quasi absolu sur les récits officiels de nos sociétés et de nos « ennemis », ceux qui les empêchent de dominer le monde.

Pas de questions sur l’affaire Skripal

Il suffit de jeter un coup d’œil au récit des deux hommes, pris sur des caméras de vidéosurveillance, qui ont récemment été accusés par notre classe politique et médiatique d’avoir utilisé un agent chimique pour tenter de tuer Sergei Skripal et sa fille Yulia en mars dernier.

Je ne prétends pas savoir si Alexander Petrov et Ruslan Boshirov travaillent pour les services de sécurité russes ou si Vladimir Poutine les a envoyés en mission à Salisbury pour tuer les Skripals.

177Ce qui est clair, cependant, c’est que les services de renseignements britanniques ont d’emblée fourni aux médias d’entreprise britanniques un récit intéressé et au goutte à goutte – et que les médias n’ont à aucun moment chercher à vérifier ou même à s’interroger sur cette partie du récit. Ils ont été entièrement passifs, ce qui signifie que nous aussi, leurs lecteurs, nous avons été entièrement passifs.

Il est évident qu’il y a des questions à se poser au sujet du récit si vous vous détournez des médias d’entreprise dociles et que vous cherchez à connaître l’opinion d’un initié indépendant comme Craig Murray.

Ancien ambassadeur britannique, Murray pose des questions qui peuvent s’avérer pertinentes ou non. À ce stade, alors que nous n’avons plus qu’à nous fier à ce que les services de renseignements fournissent de façon sélective, ce genre de doutes devrait alimenter les enquêtes de tout journaliste sérieux qui couvre l’affaire. Mais comme c’est souvent le cas, non seulement ces questions ne sont pas soulevées ou ne font pas l’objet d’une enquête, mais toute personne comme Murray qui réfléchit de manière critique – qui suppose que les puissants chercheront à promouvoir leurs intérêts et à éviter la responsabilité – est immédiatement rejetée comme un théoricien du complot ou sous la coupe de Poutine.

Ce n’est pas une critique significative. Bon nombre des questions qui ont été soulevées – comme la raison pour laquelle il y a tant de lacunes dans les enregistrements de vidéosurveillance des mouvements des Skripals et des deux présumés assassins – pourraient trouver une réponse s’il y avait un intérêt à le faire. Les esquives et les calomnies suggèrent simplement que le pouvoir a l’intention de ne pas rendre des comptes, qu’il se cache et que le récit est plus important que la vérité.

Et c’est une raison suffisante pour passer de la remise en question du récit à la méfiance à son égard.

Des vagues sur un lac

Les journalistes ont généralement un rapport passif avec le pouvoir, ce qui contraste fortement avec leur image de chien de garde tenace. Mais l’idéologie qui guide ces récits est plus fondamentale que le contrôle du récit. L’idéologie garantit que le système de pouvoir est invisible non seulement pour nous, pour ceux qui sont abusés et exploités, mais aussi pour ceux qui en bénéficient.

C’est précisément parce que le pouvoir réside dans les structures et l’idéologie, plutôt que dans les individus, qu’il est si difficile à voir. Et les structures de pouvoir elles-mêmes sont rendues encore plus difficiles à identifier parce que les récits créés au sujet de nos sociétés sont conçus pour dissimuler ces structures et ces idéologies – où réside le vrai pouvoir – en se concentrant plutôt sur les individus.

C’est pourquoi nos journaux et nos émissions de télévision sont pleins d’histoires sur des personnalités – célébrités, rois, criminels, politiciens. Ils sont rendus visibles, de sorte que nous ne remarquons pas les structures idéologiques à l’intérieur desquelles nous vivons, qui sont censées rester invisibles.

Les nouvelles et les divertissements sont les vagues sur un lac, pas le lac lui-même. Mais les vagues ne pourraient exister sans le lac qui les forme.

Contre l’écran

Si cela ressemble à une hyperbole, prenons du recul par rapport à notre système idéologique particulier – le néolibéralisme – et considérons les systèmes idéologiques antérieurs dans l’espoir qu’ils offrent une certaine perspective. En ce moment, nous sommes comme quelqu’un qui se tient debout contre un écran IMAX, si près que nous ne pouvons pas voir qu’il y a un écran ou même deviner qu’il y a une image complète. Tout ce que nous voyons, ce sont des couleurs et des pixels en mouvement. On peut peut-être en déduire brièvement une bouche, la roue d’un véhicule, une arme.

CaptureAvant le néolibéralisme, il existait d’autres systèmes de gouvernement. Il y a eu, par exemple, le féodalisme qui s’est approprié une ressource commune – la terre – exclusivement pour une aristocratie. Elle exploitait les masses en les forçant à travailler la terre pour un salaire de misère afin de générer les richesses qui soutenaient les châteaux, un clergé, des manoirs, des collections d’art et des armées. Pendant plusieurs siècles, le pouvoir de cette minuscule élite est resté largement incontesté.

Mais c’est alors qu’une classe d’entrepreneurs a émergé, défiant l’artistocratie avec des nouveaux moyens de production industrialisés. Ils ont construit des usines et profité des échelles de l’économie qui ont légèrement élargi le cercle des privilèges, créant ainsi une classe moyenne. Cette élite, et la classe moyenne qui jouissait des miettes de la table de leur maître, vivait de l’exploitation des enfants dans les maisons de travail et du travail du nouveau pauvre urbain dans les bidonvilles.

Ces époques étaient systématiquement corrompues, permettant aux élites de l’époque d’étendre et d’asseoir leur pouvoir. Chaque élite a produit des justifications pour apaiser les masses exploitées, pour leur laver le cerveau et leur faire croire que le système existait dans le cadre d’un ordre naturel ou même pour leur bénéfice. L’aristocratie reposait sur le droit divin des rois, la classe capitaliste sur la main de l’économie de marché et sur de fausses revendications d’égalité des chances.

Dans cent ans, si nous existons toujours en tant qu’espèce, notre système n’aura pas l’air moins corrompu – probablement plus – que ses prédécesseurs.

Le néolibéralisme, le capitalisme tardif, le règne ploutocratique des grandes entreprises – quel que soit le nom qu’on lui donne – ont permis à une petite élite de cacher plus de richesses et d’acquérir plus de pouvoir qu’aucun monarque féodal n’aurait pu l’imaginer. Et en raison de la portée mondiale de cette élite, sa corruption est plus endémique, plus complète, plus destructrice que tout autre phénomène connu de l’humanité.

Une politique étrangère de l’élite peut détruire le monde plusieurs fois avec des armes nucléaires. Une élite corporative mondialisée remplit les océans avec les débris de notre consommation, et coupe les forêts-poumons de notre planète pour des plantations d’huile de palme afin de satisfaire notre besoin de biscuits et de gâteaux. Et nos médias et nos services de renseignements élaborent conjointement un récit de croquemitaine et de méchant James Bond – tant dans les films hollywoodiens que dans nos programmes d’information – pour nous rendre craintifs et flexibles.

Hypothèses d’inévitabilité

La plupart d’entre nous abusons de notre petite puissance de façon irréfléchie, voire moralisatrice. Nous nous convainquons que nous avons donné une « bonne fessée » aux enfants parce qu’ils ont été méchants, plutôt que parce que nous avons établi très tôt avec eux une relation de pouvoir qui leur a appris de façon confuse que le recours à la force et à la coercition s’accompagnait de l’approbation parentale.

Ceux qui détiennent le plus de pouvoir, qu’il s’agisse des sous-fifres des médias ou des dirigeants de grandes entreprises, ne sont pas différents. Ils sont aussi incapables que le reste d’entre nous de remettre en question l’idéologie et le récit – à quel point notre système néolibéral est inévitable et « juste ». Mais ils jouent un rôle vital dans le maintien et l’enracinement de ce système.

David Cromwell et David Edwards de Media Lens ont fourni deux analogies – dans le contexte des médias – qui aident à expliquer comment il est possible pour des individus et des groupes de soutenir et d’appliquer des systèmes de pouvoir sans en avoir l’intention consciente, et sans être conscients qu’ils contribuent à des choses nocives. En bref, sans savoir qu’ils conspirent dans le système.

La première :

Lorsqu’un banc de poissons change instantanément de direction, tout le monde a l’impression que le mouvement est synchronisé par une main guide. Les journalistes – tous formés et sélectionnés pour leur obéissance par les médias, tous cherchant à maximiser les profits au sein de la société capitaliste d’État – ont tendance à réagir de la même manière aux événements.

La deuxième :

Placez un cadre carré en bois sur une surface plane et jetez-y des roulements à billes, de billes ou d’autres objets ronds. Certaines peuvent rebondir, mais beaucoup formeront une couche à l’intérieur de la charpente de bois ; d’autres trouveront alors leur place au sommet de cette première couche. De cette façon, le flux de roulements à billes construit progressivement de nouvelles couches qui produisent inévitablement une forme pyramidale. Cette expérience est utilisée pour démontrer comment des structures cristallines presque parfaites comme les flocons de neige se forment dans la nature sans une conception consciente.

Le système – qu’il s’agisse du féodalisme, du capitalisme ou du néolibéralisme – émerge de la situation réelle de ceux qui recherchent le pouvoir sans pitié. À une époque où la ressource clé était la terre, une classe a émergé, justifiant pourquoi elle devrait avoir le droit exclusif de contrôler cette terre et le travail nécessaire pour la rendre productive. Lorsque les procédés industriels se sont développés, une classe a émergé en exigeant qu’elle ait des droits de propriété sur ces procédés et sur le travail nécessaire pour les rendre productifs.

Notre place dans la pyramide

Dans ces situations, nous devons nous inspirer du principe évolutif de Darwin, celui de la « survie du plus fort ». Ceux peu nombreux qui ont le plus soif de pouvoir, ceux qui ont le moins d’empathie, monteront au sommet de la pyramide, se trouvant ainsi les mieux placés pour exploiter les gens d’en bas. Ils rationaliseront cette exploitation comme un droit divin, ou comme la preuve de leurs compétences intrinsèquement supérieures, ou comme la preuve de l’efficacité du marché.

Et en dessous d’eux, comme les couches de roulements à billes, se trouvent ceux qui peuvent les aider à maintenir et à étendre leur pouvoir : ceux qui ont les compétences, l’éducation et la socialisation nécessaires pour augmenter leurs profits et vendre leurs marques.

achievement-pyramid-260nw-536584204Tout cela devrait être évident, et ne devrait même pas prêter à controverse. Cela correspond à ce que nous vivons dans notre vie de petit pouvoir. Est-ce que les plus grands pouvoirs fonctionnent différemment ? Après tout, si ceux qui sont au sommet de la pyramide du pouvoir n’avaient pas soif de pouvoir, ou n’étaient pas psychopathes dans sa poursuite, s’ils étaient attentifs et humains, soucieux avant tout du bien-être de leurs employés et de la planète, ils seraient des travailleurs sociaux et des activistes environnementaux, et non des PDG des empires des médias et des fabricants d’armes.

Et pourtant, basez votre pensée politique sur ce qui devrait être des vérités, exprimez une vision du monde qui se méfie de ceux qui ont le plus de pouvoir parce qu’ils sont les plus capables – et engagés – à en faire un mauvais usage, et vous serez ridiculisés. Vous serez traité de théoricien du complot, rejeté comme un usurpateur. Vous serez accusé de bonimenteur, de trouble-fête, d’être anti-américain, d’antisocial, paranoïaque, haineux envers Israël ou antisémite, pro-Poutine, pro-Assad, marxiste.

Rien de tout cela ne devrait nous surprendre non plus. Parce que le pouvoir – pas seulement les gens du système, mais le système lui-même – utilisera tous les outils dont il dispose pour se protéger. Il est plus facile de tourner les critiques en dérision, surtout lorsqu’on contrôle les médias, les politiciens et le système éducatif, que de fournir un contre-argument.

En fait, il est essentiel d’empêcher toute discussion ou tout débat réel. Parce qu’au moment où nous réfléchissons aux arguments, les pesons, utilisons nos facultés critiques, il y a un réel danger que nos œillères tombent. Il y a une menace réelle que nous reculions de l’écran et que nous voyions l’image dans son ensemble.

Pouvons-nous voir le tableau complet de l’empoisonnement de Skripal à Salisbury, des élections américaines qui ont conduit Trump à la présidence, de la révolution en Ukraine, des causes et de la tournure des combats en Syrie et avant elle, en Libye, en Irak, de la campagne pour discréditer Jeremy Corbyn comme dirigeant du parti travailliste ou les véritables implications de la crise bancaire qui a eu cours il y a dix ans ?

Le profit, pas l’éthique

Tout comme une élite féodale n’était pas guidée par l’éthique, mais par la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la terre, et tout comme les premiers capitalistes n’étaient pas guidés par l’éthique, mais par la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la mécanisation, le néolibéralisme est guidé non par l’éthique mais la recherche du pouvoir et de la richesse par le contrôle de la planète.

La seule vérité que nous connaissons, c’est que l’élite occidentale au pouvoir est déterminée à rendre son pouvoir pleinement mondial, en l’étendant de quasi absolu à absolu. Il ne se soucie pas de vous ou de vos petits-enfants. C’est un système de calcul froid, pas un ami ou un voisin. Il vit pour la satisfaction instantanée de l’accumulation de richesses, et non pour le sort de la planète de demain.

Et à cause de cela, il est structurellement tenu de discréditer quiconque, tout groupe, tout État qui s’oppose à la réalisation de sa domination absolue.

Si ce n’est pas la pensée que nous gardons à l’esprit lorsque nous écoutons un politicien, lisons un journal, regardons un film ou une émission de télévision, absorbons une publicité ou utilisons les médias sociaux, alors nous sommes des somnambules marchant vers un avenir que les plus puissants, les plus impitoyables et les moins bienveillants ont construit pour nous.

summer heat wave in the city

Reculez et regardez l’ensemble de l’écran. Et décidez si c’est vraiment l’avenir que vous souhaitez pour vos petits-enfants.

Source : Hiding in Plain Sight: Why We Cannot See the System Destroying Us

Faux-culs: Le gouvernement japonais admet la première mort par irradiation à Fukushima! Trop forts des japonais ! — La vérité est ailleurs

Faux-culs: Le gouvernement japonais admet la première mort par irradiation à Fukushima Publié par wikistrike.com sur 9 Septembre 2018, 08:45am Catégories : #Santé – psychologie Faux-culs: Le gouvernement japonais admet la première mort par irradiation à Fukushima Par Tyler Durden Plus de sept ans après le tremblement de terre et le tsunami qui ont dévasté […]

via Faux-culs: Le gouvernement japonais admet la première mort par irradiation à Fukushima! Trop forts des japonais ! — La vérité est ailleurs

Réchauffement climatique : les scientifiques sonnent l’alarme

A partir de contributions de 500 scientifiques, l’Administration nationale océanique et atmosphérique américaine rend compte, dans son rapport annuel, de l’accélération du réchauffement.

Alors que des incendies gigantesques continuent de détruire forêts et habitations en Californie et que Météo France annonce plusieurs jours de canicule dans l’Hexagone, l’Administration nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publie un nouveau rapportinquiétant sur l’impact du changement climatique sur la planète. «L’Etat du climat 2017» est le résultat de contributions de 500 scientifiques dans 65 pays. En voici les résultats les plus marquants.

1) Des records de niveaux de gaz à effet de serre

L’année dernière, les concentrations dans l’atmosphère des principaux GES (CO2, méthane, et oxydes nitreux) ont atteint, en moyenne, 405 parties par million (ppm), soit la plus forte concentration jamais enregistrée. D’après les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), pour avoir plus de deux chances sur trois de limiter le réchauffement mondial à 2°C d’ici à 2100 (l’objectif de l’accord de Paris), il faudrait que les émissions de CO2 entre 1870 et la période où sa concentration dans l’atmosphère sera stabilisée n’excède pas 2 900 gigatonnes (Gt) de CO2. Or environ 2 100 GtCo2 ont déjà été émises entre 1870 et 2017. Il ne nous reste donc plus que 800 GtCO2 à émettre si nous voulons avoir des chances de respecter l’objectif des +2°C. Les émissions de GES doivent donc impérativement atteindre un pic en 2020, soit dans deux ans, puis diminuer rapidement.

2) Le niveau des mers toujours plus haut

Sous l’influence du réchauffement qui provoque une dilatation de l’eau et la fonte des glaces, le niveau des océans a augmenté de 7,7 centimètres entre 1993 et 2017. C’est la sixième année consécutive que le niveau de la mer augmente par rapport à l’an précédent et il croît de 3,1 centimètres par décennie en moyenne. Cette élévation n’est pas uniforme sur la planète. Dans l’océan Indien et dans le Pacifique tropical, par exemple, elle a dépassé le taux d’augmentation moyen, au contraire de l’est du Pacifique où il est plus bas. Un phénomène étonnant qui est dû à des changements dans la circulation des vents depuis 2012.

 

3) Des océans toujours plus chauds en surface

Les températures dans la partie supérieure des océans ont aussi atteint des maximales en 2017. Les océans se réchauffent en captant du carbone émis dans l’atmosphère par les activités humaines, et le stockent sous forme de chaleur principalement dans les 700 premiers mètres d’eau. Cela participe à l’acidification des océans qui touche durement les mollusques et les coraux, ainsi qu’à la création de zones mortes privées d’oxygène. Le rapport souligne la poursuite d’un épisode de blanchissement des récifs coralliens depuis juin 2014. Dans certaines zones de la grande barrière de Corail au large de l’Australie, plus de 95% des coraux sont morts. Cet évènement a été le plus long, le plus étendu et certainement le plus destructeur des trois observés depuis le début des relevés.

4) 2017, deuxième ou troisième année la plus chaude

Canicule au Québec en 2018
Au Québec,la canicule de 2018 s’est perpétuée tout l’été et plus de 60 personnes sont mortes.

 

D’après plusieurs études, les températures moyennes océaniques et terrestres combinées ont augmenté de 0,38 à 0,48°C par rapport à la moyenne de 1981-2010. Cela fait de l’année dernière la deuxième ou troisième année la plus chaude enregistrée depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Le podium étant occupé par 2015 et 2016. D’après l’Organisation météorologique mondiale, 2018 pourrait rapidement prendre la tête du classement.

5) Des pôles qui souffrent de températures toujours plus élevées

C’est au Groenland que l’on peut le mieux constater le réchauffement climatique!

Dans l’océan Arctique, la couverture de glace maximale a atteint son plus bas en 2017 (sur les trente-huit années d’observation). Pour le mois de septembre, cette surface glacée a été 25% plus petite que la moyenne constatée sur cette même période. L’Antarctique n’a pas été épargné. Au 1er mars 2017, la superficie de glace maritime y est tombée à 2,1 millions de kilomètres carrés, soit le plus bas jamais observé sur une journée depuis 1978.

6) Une multiplication des cyclones tropicaux

On se souvient de l’ouragan Maria qui a ravagé les Antilles, Cuba et Porto Rico. De même pour Harvey, qui a dévasté le Texas et la ville de Houston, frôlant le désastre en Louisiane. D’après la NOAA, le nombre de cyclones tropicaux a légèrement augmenté en 2017 : 85 par rapport à la moyenne de 82 sur la période 1981-2010.


EN COMPLÉMENT

Une étude confirme le lien entre le réchauffement climatique et la vague de chaleur actuelle

A partir de relevés météorologiques dans sept stations à travers l’Europe, une équipe de chercheurs a pu établir que le changement climatique avait multiplié la probabilité de vagues de chaleur.

 

«Il y a vingt ans, le changement climatique était une notion abstraite que l’on visualisait dans les projections scientifiques. Il est incroyable aujourd’hui de voir la vague de chaleur en Europe porter l’empreinte de ce réchauffement du climat», déclare Geert Jan van Oldenborgh, chercheur à l’Institut météorologique royal des Pays-Bas. Avec plusieurs climatologues du réseau international World Weather Attribution, il a publié vendredi une étude attribuant la vague de chaleur extrême que connaît depuis mai l’Europe, de la Scandinavie à la Grèce, au réchauffement mondial dû aux activités humaines.

C’est un exercice complexe qu’ont accompli ces chercheurs. A partir de relevés météorologiques dans sept stations à travers l’Europe (Irlande, Pays-Bas, Danemark, Norvège, Suède et deux en Finlande), ils ont pu établir notamment que le changement climatique a multiplié la probabilité d’extrêmes caloriques par 2 à Dublin en Irlande, par 3,3 à De Bilt aux Pays-Bas, et même par 5 à Copenhague.

«Les modèles de projection scientifiques correspondent aux observations faites sur le terrain», explique Friederike Otto, directrice adjointe de l’Institut sur les changements environnementaux de l’université d’Oxford, au Royaume-Uni, qui a aussi participé à cette étude. En Europe centrale, on observe même une hausse des températures plus rapide que prévu. «Avec ce rapport, nous voulons montrer que le réchauffement du climat n’est pas seulement une moyenne mondiale, mais qu’il existe d’importantes disparités dans ce que vivent les humains, même au sein de l’Europe», reprend la chercheuse. En ce qui concerne la vague de chaleur que connaît la Scandinavie depuis deux mois, les scientifiques du World Weather Attribution estiment que le changement climatique d’origine humaine augmente les probabilités de tels extrêmes dans la région, sans pouvoir établir à quel point. La variabilité des phénomènes météorologiques atmosphériques est trop aléatoire pour définir un chiffre précis. Selon l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA) américaine, l’Europe a vécu son deuxième mois de juin le plus chaud enregistré, juste derrière celui de la canicule de 2003. Certains pays, comme le Royaume-Uni et le Danemark, ont même changé de couleur, passant du vert au jaune, comme le montrent les images satellites de l’Agence spaciale européenne.

Le continent européen n’est pas le seul touché. 41,1 °C à Kumagaya, au nord-ouest de Tokyo. 51,3 °C à Ouargla en Algérie. 48,9 °C à Chino, dans la banlieue de Los Angeles. 36,6 °C dans l’agglomération de Montréal. 42,7 °C à Bakou en Azerbaïdjan. 40,5 °C à Tbilissi, en Géorgie. 32,5 °C à Kvikkjokk, en Suède, près du cercle polaire. Autant de records de chaleur (depuis le début des relevés) atteints pendant le seul mois de juillet. Ces extrêmes provoquent sécheresses, incendies et pics de consommation d’électricité à travers le monde. En Californie, le parc Yosemite vient de déclarer son ordre d’évacuation le plus étendu depuis trente ans alors que l’incendie appelé Ferguson continue de ravager ce site emblématique américain. Au Japon, 22 000 personnes ont été hospitalisées en début de juillet 2018  à cause de la chaleur étouffante.

En Asie:une chaleur mortelle!

L’ENFER DES INCENDIES EN GRÈCE

 

 

 

 

 


EN CONCLUSION

Il s’agit du début de la fin de notre civilisation.Les incendies en Europe,en Asie et en Amérique ,les inondations partout sur la planète,des zones mortes immenses dans les océans,la fonte du Groenland ,de la calotte Antartique  et des glaciers combinés a la montée inexorable des eaux océaniques annoncent le début d’une Ère Nouvelle pour l’Humanité et toutes les formes de Vie sur Terre!

Annoncée par l’événement du 21  décembre 2012,alors que des  profiteurs parlaient de la fin du monde,la Terre et une grande partie de notre système solaire a été exposé a l’énergie  cosmique venant du centre de notre galaxie…et au centre de  notre galaxie,il y a un trou noir supermassif!

Nous ne pouvons pas freiner la puissance dont nous ignorons la force,mais nous savons que la Sixième Extinction Massive d’Espèces est déjà commencée  et la nouvelle a été propagé vers ceux qui nous ont créé…ou du moins intervenu sur notre génétique:les Dieux…les Annunaki…les Extraterrestres…un Grand Intervenant…Qui sait?

Pour vous remémorer: en 2013 de nombreuses pyramides ont émises un signal dont celle de Chichen Itza,celle de Bosnie,etc.Notre évolution vers la catastrophe actuelle,déjà commencée, est connue de nos Frères du Cosmos et nous devons garder espoir qu’ils nous viennent en aide.

Quand vous apercevrez les Vaisseaux-Mère au-dessus de vous,restez dans la lumière…et vous serez  sauvé!

Tel est le message télépathique que j’ai reçu d’eux!

Mais ils ne sauveront que quelques centaines d’individus présélectionnés et nous ignorons qui ils sont!

Priez s’il-vous-plait!

Stephen Hawkins ,le grand savant disait peu avant de mourir que l’humanité  aura cessé d’exister avant 1,000 ans…et moi,je crois qu’on peut enlever un zéro a son chiffre!

Il se peut aussi que  ce Peuple du Ciel,dont j’estime venir d’Aldébaran,ne sauve que des animaux que nous avons maltraité et abandonné!

Cet ours polaire en train de mourir de faim mérite plus d’être sauvé que les centaines de pécheurs japonais qui utilisent des chiens comme appâts pour prendre des requins!

 

Un iceberg faisant la moitié de l’île de Manhattan s’est détaché du Groenland

Un immense morceau de glace, dont la superficie équivaut à la moitié de l’île de Manhattan, s’est détaché du glacier du Groenland à la fin du mois de juin.

 

« C’est un très gros grondement qui a résonné à travers de fjord, alors que divers morceaux de glace commençaient à se briser », a relaté la scientifique canadienne Denise Holland, qui a filmé la scène.

Son mari et elle faisaient partie de l’équipe de chercheurs de l’Université de New York qui étaient sur place.

Dans la vidéo, on peut voir d’impressionnants morceaux de glace se désagréger, alors que l’eau s’agite autour. Puis, un gros fragment, d’une hauteur d’un demi-kilomètre, se détache et commence à voguer vers l’océan, laissant derrière lui plusieurs débris.

Un iceberg faisant la moitié de l’île de Manhattan s’est détaché du Groenland

Le détachement de cet iceberg est l’un des plus importants phénomènes de vêlage filmé. Lors de cette désagrégation, entre cinq et huit milliards de tonnes de glace ont disparu.

Ce genre d’événement inquiète grandement les glaciologues et les climatologues quant à la montée du niveau de l’océan. La vidéo qu’a tournée Mme Holland pourrait toutefois aider les scientifiques à mieux prévoir la variation du niveau de l’océan.

En moyenne, le Groenland perd entre 200 et 250 milliards de tonnes de glace chaque année. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux années 1990, où environ 50 milliards de tonnes disparaissaient chaque année.

La fonte du Groenland élève le niveau de l’océan de 3,5 millimètres par an.

 

La fonte des glaces s’est accentué au Groenland.

 

En septembre 2017,même un feu de forêt était détecté.

 

Mais dormez tranquille,car Donald Trump a déjà affirmé que ce n’était qu’une machination et un mensonge!

 

Pendant ce temps le monstrueux iceberg s’approche d’un petit village groenlandais:

 

 A general view shows an iceberg stranded near the village of Innaarsuit, in the Avannaata Municipality, northwestern Greenland, 12 July 2018 (issued 13 July 2018). The Avannaata Municipality was alarmed on 11 July, after a huge iceberg was grounded just outside the village of Innaarsuit. According to local media, police asked villagers who live closest to the water, to leave their houses over fears the iceberg could calve and affect the village with a tsunami.
La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte, à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

La police groenlandaise a exhorté les habitants de l’île d’Innarsuit dont les maisons sont situées sur la côte, à s’en éloigner par crainte de submersion si le bloc de glace venait à se rompre.

« Nous craignons un vêlage (la séparation) de l’iceberg, provoquant une inondation dans la zone », a déclaré vendredi Lina Davidsen, chef de sécurité pour la police du Groenland.

Le village, situé dans le nord-ouest du Groenland, compte 169 habitants, mais seuls ceux vivant à proximité de l’iceberg -repéré jeudi- ont été évacués, a indiqué Ritzau.

« L’iceberg est toujours proche du village, la police est actuellement en discussion pour voir la suite des événements », a déclaré Kunuk Frediksen, l’un des responsables de la police groenlandaise. 

La découverte de cet immense bloc de glace intervient quelques semaines après la diffusion d’une vidéo -par des scientifiques de l’Université de New-York- d’un iceberg se détachant d’un glacier, dans l’est du Groenland.

En 2017, quatre personnes sont mortes et onze ont été blessées à la suite d’un tsunami à proximité d’un autre village groenlandais, sur la côte ouest.

http://www.youtube.com/watch?v=7tyfSlnMe8E

 

 

 

 

 

En 2100, 75% des terriens pourraient être touchés par des vagues de chaleur mortelles

Une étude très alarmiste estime qu’en cas d’une absence de réduction drastique des émissions de GES, pas moins de 75% de l’humanité pourrait être victime de canicules terribles et meurtrières à la fin du siècle.

Vague de chaleur sur cette ville.

 

“Les vagues de chaleur meurtrières sont un phénomène très fréquent. Le fait que notre société ne s’inquiète pas davantage des dangers que cela implique m’échappe” a déclaré Camilo Mora, professeur à l’université de Hawaï à Manoa (États-Unis) et principal auteur de l’étude publiée dans la revue Nature Climate Change le 17 juin 2017.

Lors de la parution de cette étude il y a un an, l’accent avait été fortement mis dans les médias sur le fait qu’actuellement, 30% de la population mondiale est confronté à des vagues de chaleur potentiellement meurtrières durant 20 jours par an ou plus. Cependant, ces mêmes recherches indiquaient également – et cela n’avait pas beaucoup été relayé – qu’à l’horizon 2100, ce serait le cas de 75% des humains !

“La canicule qui a frappé l’Europe en 2003 a causé la mort d’environ 70 000 personnes, soit plus de 20 fois le nombre de personnes tuées dans les attentats du 11 septembre” a également indiqué Camilo Mora.

Ce genre de canicule est d’ailleurs bien plus fréquent que nous le pensons. Citons par exemple la canicule de Chicago en 1995 (700 morts) ou encore celle de Moscou en 2010 (plus de 10.000 décès). Beaucoup plus récemment, à l’été 2017, c’est une incroyable canicule qui s’était installée en Inde et au Pakistan avec un nouveau record de température établi à 53,5°C et des milliers de personnes décédées. Il faut également savoir que le nombre de périodes caniculaires ayant fait plus d’une centaine de morts dans ce pays a été multiplié par deux en un demi-siècle.

Ainsi, outre la montée des eaux qui a récemment été évaluée à 6 degrés dans une autre étude, les scientifiques prévoient aussi une augmentation de 5°C de la température moyenne à la surface du globe si les émissions de gaz à effet de serre ne baissent pas drastiquement et rapidement.

Actuellement, la canicule frappe le Québec et selon un article paru dans MétéoMédia le 7 juillet 2018, 54 personnes ont déjà perdu la vie.

Sources : National Geographic – RTL – CNews

 

 

 

 

Hawaï: l’éruption du volcan Kilauea devient toxique

Les autorités locales ont averti d’un phénomène dangereux lié à l’arrivée dans l’océan Pacifique de lave provenant du volcan Kilauea entré en éruption le 3 mai.

Vue aérienne de résidences englouties par la lave en fusion à Hawaï, prise le 6 mai dernier.

La rencontre de la lave incandescente avec l’eau provoque des émanations toxiques. Des fumées acides se sont échappées, un phénomène appelé « laze » en anglais, mot formé à partir de « lava » (lave) et de « haze » (brouillard).

Deux coulées de lave « ont atteint l’océan sur la côte sud-est de Puna » sur la Grande île de Hawaï, selon un communiqué dimanche de l’agence américaine de géologie et sismologie (USGS). Une fissure ouverte sous l’une de ces coulées a toutefois « détourné la lave (…) dans des cavités souterraines », a poursuivi l’USGS.

« Le panache est un mélange irritant d’acide chlorhydrique (HCl), de vapeur et de petites particules de verre volcanique », selon l’USGS. « Ce mélange gazeux, chaud et corrosif avait provoqué deux morts dans le voisinage immédiat du point d’entrée côtier en 2000 alors que la mer touchait des coulées de lave récentes et actives ».

Des émissions de méthane

La géologue Janet Babb, de l’Observatoire des volcans de Hawaï, a signalé un autre danger: la lave s’écoule dans des zones de végétation dense où certaines plantes sont en décomposition, ce qui crée des émissions de méthane qui explosent au contact de la coulée incandescente.

L’USGS a également prévenu que les émissions de gaz « ont triplé en raison des éruptions volumineuses ». En raison de vents modérés, les zones situées sous le vent « pourraient expérimenter divers niveaux de « vog » (volcanic smog), du brouillard volcanique créé par la réaction des émissions à l’oxygène, l’humidité, la poussière et les rayons du Soleil, selon l’USGS.

Le fameux smog volcanique…ou vog!

Une coulée atteignant jusqu’à six mètres de hauteur a bloqué une partie de l’autoroute 137, a par ailleurs rapporté Hawaii News Now. Le Kilauea est l’un des volcans les plus actifs du monde et l’un des cinq que compte l’île de Hawaï, la plus grande de l’archipel. Plusieurs milliers de personnes ont été évacuées depuis le début de son éruption le 3 mai.

Les scientifiques estiment que l’activité volcanique est peut-être annonciatrice d’une éruption majeure similaire à celle du milieu des années 1920. Mais ils ne craignent toutefois pas de victimes car les zones résidentielles les plus exposées ont été évacuées et la région où se trouve le volcan –dans le sud-est de l’île– n’est pas très peuplée.

PAHOA, HI – MAY 12: Lava flows at a new fissure in the aftermath of eruptions from the Kilauea volcano on Hawaii’s Big Island as a local resident walks nearby after taking photos on May 12, 2018 in Pahoa, Hawaii. The U.S. Geological Survey said a recent lowering of the lava lake at the volcano’s Halemaumau crater Òhas raised the potential for explosive eruptionsÓ at the volcano. Authorities have confirmed the fissure is the 16th to open.
Les routes sont coupées!

 

 

 

 

Selon la NASA,les rayons cosmiques qui frappent la Terre « sont nocifs et s’intensifient »

Le « minimum solaire » à venir pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la climatologie, sur les infrastructures et la santé humaine
Les rayons cosmiques galactiques proviennent de l’extérieur du système solaire. Ils sont un mélange de photons de haute énergie et de particules subatomiques qui arrivent vers la Terre par des explosions de supernova et d’autres événements violents dans le cosmos. Notre première ligne de défense est le soleil: le champ magnétique du soleil et le vent solaire se combinent pour créer un «bouclier» poreux qui repousse les rayons cosmiques qui tentent d’entrer dans le système solaire. L’action de protection du soleil est la plus forte pendant le maximum solaire et la plus faible pendant le minimum solaire, soit selon un cycle de 11 ans.
Le problème est que, comme le notent une équipe de scientifique dans leur nouvel article, le bouclier magnétique du Soleil s’affaiblit: « Au cours de la dernière décennie, le vent solaire a montré des densités faibles ainsi que dans son champ magnétique, représentant des états anormaux jamais observés dans l’ère spatiale. À la suite de cette activité solaire remarquablement faible, nous avons également observé les plus hauts flux de rayons cosmiques. »
En 2014, ces mêmes chercheurs ont utilisé un modèle d’activité solaire de premier plan pour prédire comment les rayons cosmiques deviendraient nocifs au cours du prochain minimum solaire, attendu en 2019-2020.« Nos travaux précédents ont suggéré une augmentation de 20% des débits de dose d’un minimum solaire à l’autre », explique Schwadron. « En fait, nous voyons maintenant que les taux  réels de dose observés par CRaTER au cours des 4 dernières années dépassent les prévisions d’environ 10%, ce qui montre que l’environnement des rayonnements se détériore encore plus rapidement que prévu. « 
Ce chiffre de 2014 prévoyait le nombre de jours qu’un astronaute masculin de 30 ans volant dans un vaisseau spatial avec 10g/cm2 de blindage en aluminium pourrait voler avant d’atteindre les limites de rayonnement prescrites par la NASA. Dans les années 1990, l’astronaute pouvait passer 1000 jours dans l’espace interplanétaire. En 2014 … seulement 700 jours. « C’est un énorme changement », déclare Schwadron.
Spaceweather.com et les étudiants de Earth to Sky Calculus lancent des ballons météorologiques spatiaux vers la stratosphère presque chaque semaine depuis 2015. Les capteurs à bord de ces ballons montrent une augmentation de 13% du rayonnement (rayons X et rayons gamma) pénétrant l’atmosphère de notre planète.
Les rayons X et les rayons gamma détectés par ces ballons sont des rayons cosmiques secondaires » produits par le « crash » de rayons cosmiques primaires dans la haute atmosphère de la Terre. Ils suivent le rayonnement qui s’infiltre vers la surface de notre planète. La plage d’énergie des capteurs, de 10 keV à 20 MeV, est similaire à celle des appareils médicaux à rayons X et des scanners de sécurité aéroportuaires.
Comment cela nous affecte-t-il?
 
Les pilotes et équipages du transport aériens, ainsi que les voyageurs, sont directement atteints par cette hausse des rayonnements.
 
Ce graphique montre les mesures de rayonnement non seulement dans la stratosphère, mais aussi à des altitudes d’aviation. Les taux de dose sont exprimés en multiples par rapport au niveau de la mer. Par exemple, nous voyons que l’embarquement dans un avion qui vole à 25 000 pieds expose les passagers à des débits de dose ~ 10 fois plus élevés que le niveau de la mer. À 40 000 pieds, le multiplicateur est plus proche de 50x. 
Certaines recherches montrent que les rayons cosmiques peuvent ensemencer des nuages ​​et déclencher la foudre, altérant potentiellement la température et le climat. En outre, il existe des études reliant les rayons cosmiques aux arythmies cardiaques dans la population générale. Si une période d’activité solaire faible ou nulle est observée pendant une période prolongée, ce qui pourrait être le cas avec le prochain « grand minimum solaire depuis plus d’un siècle » selon plusieurs experts, celle-ci pourrait conduire à un refroidissement des températures sur Terre. 
 
Pourquoi les rayons cosmiques s’intensifient-ils?
 
La raison principale est le soleil. Les nuages ​​d’orage solaires tels que les éjections de masse coronales (CME) balaient les rayons cosmiques lorsqu’ils passent à côté de la Terre. Pendant le maximum solaire, les CME sont abondants et les rayons cosmiques sont tenus à distance. Maintenant, cependant, le cycle solaire oscille vers le minimum solaire, permettant ainsi aux rayons cosmiques d’atteindre la Terre. Une autre raison serait l’affaiblissement du champ magnétique de la Terre qui nous aide à nous protéger des radiations venues de l’espace.
 
Sources: