Palestine:une petite preuve de falsification de l’histoire/a simple smal proof of historical falsification

 

Pièce de 10 mils de Palestine...de 1927.
Pièce de 10 mils de Palestine…de 1927.

 

(Français)

« Pour ceux qui veulent un simple preuve que la Palestine existait avant 1948, voici une pièce de 1927 d’une valeur de 10 Mils (cette monnaie ne est plus utilisé). À noter également que le mot« Palestine »est écrit en arabe et en hébreu indiquant non seulement un présence juive, mais une  éminente  coexistence ou  Juifs et Arabes  vivent côte à côte dans la paix. L’idée sioniste qu’ils ne peuvent pas coexister est absolument fausse. « -Mahmod  King


(English)

« For anyone who wants a simple proof that Palestine existed before 1948, here’s a coin from 1927 worth 10 Mils (this currency is no longer used). Also note that the word “Palestine” is written in both Arabic and Hebrew indicating not only a Jewish presence, but a prominent one. Jews and Arabs DID live side by side in peace. The Zionist idea that they cannot coexist is an absolute fallacy.” -Mahmod King

 

 

 

Livre numérique: Comment on écrit l’histoire

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul Veyne histoire

Comment écrit-on l’histoire ? Les historiens contemporains,plus que leurs prédécesseurs, ont sur leur travail une attitude réflexive. Ils observent,mettent en question et étudient leurs méthodes et leurs finalités presque autant qu’ils observent, mettent en question et étudient la matière et la forme de  cette histoire qu’ils se donnent pour tâche de connaître et de faire connaître. L’histoire, celle qui est « histoire de… » en effet n’existe pas en elle même ; elle est le produit d’une activité humaine, en l’occurrence d’historiens qu’ils soient des historiens officiels et conscients ou des historiens tels que peuvent l’être les hommes qui dans leur vie sociale pensent et parlent de leur passé et de leur présent.

Dans le monde historique, tout se donne comme histoire et rien ne se donne comme histoire : des choix, des constructions et reconstructions, des points de vue, des questionnements restent toujours à faire pour donner forme à ce qui est en soi chaos informel. Pour autant l’histoire est-elle subjective et arbitraire, foncièrement relativiste ? L’historien Paul Veyne, dans l’extrait suivant, réfléchissant sur son métier, dégage les principaux principes de sa méthode, autour de la « construction d’intrigues ».

Étant donné les proximités et les affinités pour certains, les rivalités et les concurrences pour d’autres, entre histoire et sociologie, le sociologue aura profit à voir en quoi sa propre méthode est en homologie et/ou en divergence avec celle de l’historien; mais, sachant cependant que l’un et l’autre travaillent sur les mêmes objets, les faits sociaux humains, il faudra aussi méditer sur la complémentarité méthodologique entre la sociologie et l’histoire. (Dans ce cadre, on rapprochera notamment ce texte et celui de Jean-Claude Passeron intitulé « Les limites de la généralisation sociologique ou la sociologie entre histoire et expérimentation. »).

Si tout ce qui est arrivé est également digne de l’histoire, celle-ci ne devient-elle pas un chaos ?

Comment un fait y serait-il plus important qu’un autre? Comment tout ne se réduit-il pas à une grisaille d’événements singuliers? La vie d’un paysan nivernais vaudrait celle de Louis XIV; ce bruit de klaxons qui monte en ce moment de l’avenue vaudrait une guerre mondiale… Peut-on échapper à l’interrogation historiste ? Il faut qu’il y ait un choix en histoire, pour échapper à l’éparpillement en singularités et à une indifférence où tout se vaut.

La réponse est double. D’abord l’histoire ne s’intéresse pas à la singularité des événements individuels,mais à leur spécificité (…) ; ensuite les faits,

comme on va voir, n’existent pas comme autant de grains de sable. L’histoire n’est pas un déterminisme atomique: elle se déroule dans notre monde, où effectivement une guerre mondiale a plus d’importance qu’un concert de klaxons; à moins que – tout est possible – ce concert ne déclenche lui-même une guerre mondiale; car les « faits » n’existent pas à l’état isolé: l’historien les trouve tout organisés en ensembles où ils jouent le rôle de causes, fins, occasions,hasards, prétextes, etc. Notre propre existence, après tout, ne nous apparaît pas comme une grisaille d’incidents atomiques; elle a d’emblée un sens, nous la comprenons ; pourquoi la situation de l’historien serait-elle plus kafkaïenne ? L’histoire est faite de la même substance que la vie de chacun de nous.

L'Archiduc François-Ferdinand d'Autriche-Hongrie est ici re¸u par  le premier-ministre Bismark ,en Allemagne...un peu avant son voyage < Sarajevo  ,en Serbie. L'assassinat de l'archiduc par la société secrète de la Main Noire va provoquer  l'étincelle de la Première Guerre Mondiale.
L’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Hongrie est ici re¸u par le premier-ministre Bismark ,en Allemagne…un peu avant son voyage < Sarajevo ,en Serbie.
L’assassinat de l’archiduc par la société secrète de la Main Noire va provoquer l’étincelle de la Première Guerre Mondiale.

Les faits ont donc une organisation naturelle, que l’historien trouve toute faite, une fois qu’il a choisi son sujet, et qui est inchangeable : l’effort du travail historique consiste justement à retrouver cette organisation: causes de la guerre de 1914, buts de guerre des belligérants, incident de Sarajevo; les limites de l’objectivité des explications historiques se ramènent en partie au fait que chaque historien parvient à pousser plus ou moins loin l’explication. À l’intérieur du sujet choisi, cette organisation des faits leur confère une importance relative: dans une histoire militaire de la guerre de 1914, un coup de main aux avant-postes importe moins qu’une offensive qui occupa à juste raison les grands titres des journaux; dans la même histoire militaire, Verdun compte davantage que la grippe espagnole. Bien entendu, dans une histoire démographique, ce sera l’inverse. Les difficultés ne commenceraient que si l’on s’avisait de demander lequel, de Verdun et de la grippe, compte le plus absolument, du point de vue de l’Histoire. Ainsi donc: les faits n’existent pas isolément,mais ont des liaisons objectives; le choix d’un sujet d’histoire est libre, mais, à l’intérieur du sujet choisi, les faits et leurs liaisons sont ce qu’ils sont et nul n’y pourra rien changer; la vérité historique n’est ni relative, ni inaccessible comme unineffable au-delà de tous les points de vue, comme un « géométral ».

La notion d’intrigue

Les faits n’existent pas isolément, en ce sens que le tissu de l’histoire est ce que nous appellerons une intrigue, un mélange très humain et très peu « scientifique» de causes matérielles, de fins et de hasards; une tranche de vie, en un mot, que l’historien découpe à son gré et où les faits ont leurs liaisons objectives et leur importance relative: la genèse de la société féodale, la politique méditerranéenne de Philippe II ou un épisode seulement de cette politique, la révolution galiléenne.

Le mot d’intrigue a l’avantage de rappeler que ce qu’étudie l’historien est aussi humain qu’un drame ou un roman, Guerre et Paix ou Antoine et Cléopâtre. Cette intrigue ne s’ordonne pas nécessairement selon une suite chronologique: comme un drame intérieur, elle peut se dérouler d’un plan à l’autre; l’intrigue de la révolution galiléenne mettra Galilée aux prises avec les cadres de pensée de la physique au début du XVIIe siècle, avec les aspirations qu’il sentait vaguement en lui-même, avec les problèmes et références à la mode, platonisme et aristotélisme, etc. L’intrigue peut donc être coupe transversale des différents rythmes temporels, analyse spectrale: elle sera toujours intrigue parce qu’elle sera humaine, sublunaire, parce qu’elle ne sera pas un morceau de déterminisme.

Une intrigue n’est pas un déterminisme où des atomes appelés armée prussienne culbuteraient des atomes appelés armée autrichienne; les détails y prennent donc l’importance relative qu’exige la bonne marche de l’intrigue. Si les intrigues étaient de petits déterminismes, alors, quand Bismarck expédie la dépêche d’Ems, le fonctionnement du télégraphe serait détaillé avec la même objectivité que la décision du chancelier et l’historien aurait commencé par nous expliquer quels processus biologiques avaient amené la venue au monde du même Bismarck. Si les détails ne prenaient pas une importance relative, alors, quand Napoléon donne un ordre à ses troupes, l’historien expliquerait chaque fois pourquoi les soldats lui obéissaient (on se souvient

que Tolstoï pose le problème de l’histoire à peu près en ces termes dans Guerre et Paix).

Il est vrai que, si une fois les soldats avaient désobéi, cet événement aurait été pertinent, car le cours du drame aurait été changé. Quels sont donc les faits qui sont dignes de susciter l’intérêt de l’historien?

Tout dépend de l’intrigue choisie; en lui-même, un fait n’est ni intéressant, ni le contraire. Est-il intéressant pour un archéologue d’aller compter le nombre de plumes qu’il y a sur les ailes de la Victoire de Samothrace? Fera-t-il preuve, ce faisant, d’une louable rigueur ou d’une superfétatoire acribie ? Impossible de répondre, car le fait n’est rien sans son intrigue; il devient quelque chose si l’on en fait le héros ou le figurant d’un drame d’histoire de l’art où l’on fera se succéder la tendance classique à ne pas mettre trop de plumes et à ne pas fignoler le rendu,la tendance baroque à surcharger et à fouiller le détail et le goût qu’ont les arts barbares de remplir le champ avec des éléments décoratifs.

L'empereur Napoléon Bonaparte pardonnant aux rebelles du Caire. Ce dessin exprime bien la magnanimité d'un grand homme d'état. Dans quel livre d'histoire retrouverez vous ce détail du respect  de la vie humaine dans les coutumes de l'empereur après une victoire? ...Dans  aucun écrit par les vainqueurs de Waterloo!
L’empereur Napoléon Bonaparte pardonnant aux rebelles du Caire.
Ce dessin exprime bien la magnanimité d’un grand homme d’état.
Dans quel livre d’histoire retrouverez vous ce détail du respect de la vie humaine dans les coutumes de l’empereur après une victoire? …Dans aucun écrit par les vainqueurs de Waterloo!

Remarquons que, si notre intrigue de tout à l’heure n’avait pas été la politique internationale de Napoléon, mais la Grande Armée, son moral et ses

attitudes, l’ordinaire obéissance des grognards aurait été événement pertinent et nous aurions eu à en dire le pourquoi. Seulement il est difficile d’additionner les intrigues et de totaliser: ou bien Néron est notre héros et il lui suffira de dire «Gardes, qu’on m’obéisse », ou bien les gardes sont nos héros et nous écrirons une autre tragédie; en histoire comme au théâtre, tout montrer est impossible, non pas parce qu’il faudrait trop de pages, mais parce qu’il n’existe pas de fait historique élémentaire, d’atome événementiel. Si on cesse de voir les événements dans leurs intrigues, on est aspiré par le gouffre de l’infinitésimal. Les archéologues le savent bien: vous découvrez un bas-relief un peu fruste qui représente une scène dont la signification vous échappe; comme la meilleure photographie ne peut pas remplacer une bonne description, vous entreprenez de le décrire. Mais quels détails faut-il mentionner,quels autres passer sous silence? Vous ne pouvez le dire, puisque vous ne comprenez pas ce que font les figures de la scène. Et pourtant vous prévoyez que tel détail, insignifiant à vos yeux, fournira la clé de la scène à un confrère plus ingénieux que vous: cette légère inflexion à l’extrémité d’une sorte de cylindre que vous prenez pour un bâton le fera penser à un serpent; c’est bien un serpent que tient la figure, laquelle est donc un génie…Alors, dans l’intérêt de la science, tout décrire? Essayez (…)

Structure du champ événementiel

Les historiens racontent des intrigues, qui sont comme autant d’itinéraires qu’ils tracent à leur guise à travers le très objectif champ événementiel (lequel est divisible à l’infini et n’est pas composé d’atomes événementiels) ; aucun historien ne décrit la totalité de ce champ, car un itinéraire doit choisir et ne peut passer partout; aucun de ces itinéraires n’est le vrai, n’est l’Histoire. Enfin, le champ événementiel ne comprend pas des sites qu’on irait visiter et qui s’appelleraient événements: un événement n’est pas un être, mais un croisement d’itinéraires possibles.

Considérons l’événement appelé guerre de 1914, ou plutôt situons-nous avec plus de précision: les opérations militaires et l’activité diplomatique; c’est un itinéraire qui en vaut bien un autre. Nous pouvons aussi voir plus largement et déborder sur les zones avoisinantes: les nécessités militaires ont entraîné une intervention de l’État dans la vie économique, suscité des problèmes politiques et constitutionnels, modifié les moeurs, multiplié le nombre des infirmières et des ouvrières et bouleversé la condition de la femme… Nous voilà sur l’itinéraire du féminisme, que nous pouvons suivre plus ou moins loin. Certains itinéraires tournent court (la guerre a eu peu d’influence sur l’évolution de la peinture, sauf erreur) ; le même « fait », qui est cause profonde sur un itinéraire donné, sera incident ou détail sur un autre. Toutes ces liaisons dans le champ événementiel sont parfaitement objectives. Alors, quel sera l’événement appelé guerre de 1914 ? Il sera ce que vous en ferez par l’étendue que vous donnerez librement au concept de guerre: les opérations diplomatiques ou militaires, ou une partie plus ou moins grande des itinéraires qui recoupent celui-ci. Si vous voyez assez grand, votre guerre sera même un « fait social total ».

Les événements ne sont pas des choses, des objets consistants, des substances; ils sont un découpage que nous opérons librement dans la réalité, un

agrégat de processus où agissent et pâtissent des substances en interaction, hommes et choses. Les événements n’ont pas d’unité naturelle; on ne peut, comme le bon cuisinier du Phèdre, les découper selon leurs articulations véritables, car ils n’en ont pas.

Toute simple qu’elle soit, cette vérité n’est cependant pas devenue familière avant la fin du siècle dernier et sa découverte a produit un certain choc;

on a parlé de subjectivisme, de décomposition de l’objet historique. Ce qui ne peut guère s’expliquer que par le caractère très événementiel de l’historiographie jusqu’au XIX » siècle et par l’étroitesse de sa vision; il y avait une grande histoire, surtout politique, qui était consacrée, il y avait des événements « reçus ». L’histoire non-événementielle a été une sorte de télescope qui, en faisant apercevoir dans le ciel des millions d’étoiles autres que celles que connaissaient les astronomes antiques, nous ferait comprendre que notre découpage du ciel étoilé en constellations était subjectif.

Les événements n’existent donc pas avec la consistance d’une guitare ou d’une soupière. Il faut alors ajouter que, quoi qu’on dise, ils n’existent pas non plus à la manière d’un « géométral » ; on aime à affirmer qu’ils existent en eux-mêmes à la manière d’un cube ou d’une pyramide: nous ne voyons jamais un cube sous toutes ses faces en même temps, nous n’avons jamais de lui qu’un point de vue partiel; en revanche, nous pouvons multiplier ces

points de vue. Il en serait de même des événements: leur inaccessible vérité intégrerait les innombrables points de vue que nous prendrions sur eux et qui auraient tous leur vérité partielle. Il n’en est rien; l’assimilation d’un événement à un géométral est trompeuse et plus dangereuse que commode (…)

Définition de la connaissance historique

 Nous parvenons ainsi à une définition de l’histoire. De tout temps, les historiens ont senti que l’histoire se rapportait à l’homme en groupe plutôt qu’à l’individu, qu’elle était histoire des sociétés, des nations, des civilisations, voire de l’humanité, de ce qui est collectif, au sens le plus vague du mot; qu’elle ne s’occupait pas de l’individu comme tel ; que, si la vie de Louis XIV était de l’histoire, celle d’un paysan nivernais sous son règne n’en était pas ou n’était que du matériau pour l’histoire. Mais le difficile est d’arriver à une définition précise; l’histoire est-elle la science des faits collectifs, qui ne se ramèneraient pas à une poussière de faits individuels? La science des sociétés humaines? De l’homme en société?

Mais quel historien, ou quel sociologue, est capable de séparer ce qui est individuel de ce qui est collectif, ou même d’attacher un sens à ces mots? La distinction de ce qui est historique et de ce qui ne l’est pas ne s’en fait pas moins immédiatement et comme d’instinct. Pour voir combien sont approximatifs ces essais de définition de l’histoire qu’on multiplie et rature successivement, sans avoir jamais l’impression qu’on est « tombé juste », il suffit de chercher à les préciser. Science de quel genre de sociétés? La nation tout entière, voire l’humanité? Un village?Au moins toute une province? Un groupe de bridgeurs? Étude de ce qui est collectif : l’héroïsme l’est-il?

Le fait de se tailler les ongles? L’argument du sorite trouve ici son véritable emploi, qui est de dénoncer comme mal posé tout problème où il peut

être employé. En fait, la question ne se pose jamais ainsi; quand nous sommes en présence d’une singularité venue du passé et que tout à coup nous la

comprenons, il se produit dans notre esprit un déclic qui est d’ordre logique (ou plutôt ontologique) et non sociologique: nous n’avons pas trouvé du collectif ou du social, mais bien du spécifique, de l’individualité compréhensible. L’histoire est la description de ce qui est spécifique, c’est-à-dire compréhensible, dans les événements humains.

Dès qu’elle n’est plus valorisée, la singularité s’efface, parce qu’elle est incompréhensible. Parmi les quatre-vingt-dix mille épitaphes d’illustres inconnus que contient le corpus des inscriptions latines, voici celle d’un nommé Publicius Eros, qui naquit, mourut et épousa entre-temps une de ses affranchies; paix à ses cendres et qu’il retombe au néant de l’oubli: nous ne sommes pas des romanciers et notre métier n’est pas de nous pencher sur Dupont pour l’amour de Dupont et pour attacher le lecteur à Dupont.

Seulement il se trouve que nous pouvons sans trop de peine comprendre pourquoi Publicius avait épousé une de ses affranchies; ancien esclave public

lui-même (nous dirions employé municipal), comme le révèle son nom, il s’est marié dans son milieu; son affranchie devait être depuis longtemps

sa concubine et il ne l’a affranchie que pour avoir une compagne digne de lui. II a pu aussi avoir les mobiles les plus personnels de le faire: elle était

peut-être la femme de sa vie ou la beauté locale la plus renommée… Aucun de ces mobiles ne serait singulier, tous s’inscrivent dans l’histoire sociale, sexuelle et conjugale de Rome: le seul fait indifférent

pour nous – mais capital pour son entourage – est que Publicius était lui-même et pas un autre; au lieu d’être centré sur l’attachante personnalité de ce Dupont romain, notre roman vrai éclate en une série d’intrigues anonymes: esclavage, concubinat, intermariages, motivations sexuelles dans le choix d’une épouse; tout Publicius s’y retrouvera, mais mis en pièces: il n’y aura perdu que sa singularité, dont il n’y a justement rien à dire. Aussi les événements historiques ne se confondent-ils jamais avec le cogito d’un individu et c’est pourquoi l’histoire est connaissance par traces (…). II faut seulement ajouter que, dépeçant Publicius en intrigues, nous écarterons les vérités universelles (l’homme est sexué, le ciel est bleu), car l’événement est différence. Est historique ce qui n’est pas universel et ce qui n’est pas singulier. Pour que ce ne soit pas universel, il faut qu’il y ait différence ; pour que ce ne soit pas singulier, il faut que ce soit spécifique, que ce soit compris, que cela renvoie à une intrigue. L’historien est le naturaliste des événements; il veut connaître pour connaître, or il n’y a pas de science de la singularité.

Savoir qu’il a existé un être singulier dénommé Georges Pompidou n’est pas de l’histoire, tant qu’on ne peut pas dire, selon les mots d’Aristote, «

ce qu’il a fait et ce qui lui est arrivé », et, si on peut le dire, on s’élève par là même à la spécificité (…)

Nelson Mandela est un franc maçon bien connu...et illuminati.
Nelson Mandela est un franc maçon bien connu…et illuminati.Quel livre d’histoire d’Afrique du Sud va oser publier cette vérité?

L’histoire n’est pas individualisante

L’histoire n’est pas rapport aux valeurs; par ailleurs, elle s’intéresse à la spécificité des événements individuels plutôt qu’à leur singularité. Si donc elle est idiographique, si elle raconte les événements dans leur individualité, la guerre de 1914 ou celle du Péloponnèse, et non le phénomène-guerre, ce n’est pas par goût esthétique de l’individualité ou par fidélité au souvenir: c’est faute de pouvoir faire mieux; elle ne demanderait qu’à devenir nomographique, si la diversité des événements ne rendait impossible cette mutation. Nous avons vu au premier chapitre que la singularité n’est pas un privilège que les faits historiques auraient sur les faits physiques: ces derniers ne sont pas moins singuliers. Or la dialectique de la connaissance est sous-tendue par une mystérieuse loi d’économie de l’effort. En vertu de cette loi, si les révolutions des peuples étaient aussi entièrement

réductibles à des explications générales que les phénomènes physiques, nous ne nous intéresserions plus guère à leur histoire: seules nous importeraient les lois qui régissent le devenir humain; satisfaits de savoir par elles ce qu’est l’homme, nous laisserions tomber les anecdotes historiques; ou bien nous ne nous intéresserions à elles que pour des raisons sentimentales, comparables à celles qui nous font cultiver,à côté de la grande histoire, celle de notre village ou des rues de notre ville. Malheureusement, les événements historiques ne sont pas comprimables en généralités; ils ne se ramènent que très partiellement à des types et leur succession n’est pas davantage orientée vers quelque fin ou dirigée par

des lois de nous connues; tout est différence et il faut tout dire. L’historien ne peut imiter le naturaliste, qui ne s’occupe que du type et ne se soucie pas de décrire singulièrement les représentants d’une même espèce animale. L’histoire est une science idiographique, non de notre fait et pour le goût que nous aurions pour le détail des événements humains, mais du fait de ces événements eux-mêmes,qui persistent à garder leur individualité.

 

 

Vidéo:histoire de Gaza et de la Palestine

L’histoire de la bande de Gaza et de la Palestine depuis la chute de l’empire Ottoman jusqu’à la fin du mandat britannique (1948) et l’occupation israélienne en 1967

 

Mai: un mois sanglant dans l’histoire …en photos

Nous finissons actuellement le mois de mai 2014.Au Québec,il aura été un mois  dont les températures auront été en dessous de la moyenne,mais ce fut un bon mois.Il n’y eut rien de vraiment extraordinaire ,à part la masse de mensonges,de fourberies et de faussetés qui ressortent,suite aux dernières élections,au Québec.

Dans  dix ans,il va être intéressant de voir ce que les gens ,…dans la rue,diront de ce mois de mai 2014.Je pense qu’on parlera de l’escalade de la violence dans le monde et de l’augmentation  majeure des événements climatiques extrêmes,même si actuellement beaucoup de gens qui sont abruti par leur travail,n’y prêtent pas attention.

Quand je vois les annonceurs de la météo  nous faire un beau sourire idiot en s’exclamant devant des extrêmes fantastiques de température,j’ai envie de vômir sur eux,car ils savent…

 

Voici donc quelques photos des mois de mai…passés:

 

Algérie Sétif et Kherrata 1945 : L'histoire de la seconde guerre mondiale a été faite par les vainqueurs. Lors de la commémoration du 8 mai la France pleure ses morts mais elle oublie la massacre commis par son armée coloniale. Le 8 mai 1945 dans la région de Sétif ce sont 45000 Algériens réclamant leur indépendance pacifiquement qui seront tués.
Algérie Sétif et Kherrata 1945 : L’histoire de la seconde guerre mondiale a été faite par les vainqueurs. Lors de la commémoration du 8 mai la France pleure ses morts mais elle oublie la massacre commis par son armée coloniale. Le 8 mai 1945 dans la région de Sétif ce sont 45000 Algériens réclamant leur indépendance pacifiquement qui seront tués.

 

Nakba : Mai 1948 La catastrophe pour tout un peuple. plus de 700 000 Palestiniens sont chassés de leurs maisons, par les groupes terroristes israéliens, laissant derrière eux des milliers de morts hommes, femmes et enfants. 66ans plus tard la situation n' a point évolué des millions de réfugiés palestiniens, des milliers de colons sur les terres palestiniennes. Palestine don't forget.
Nakba : Mai 1948 La catastrophe pour tout un peuple. plus de 700 000 Palestiniens sont chassés de leurs maisons, par les groupes terroristes israéliens, laissant derrière eux des milliers de morts hommes, femmes et enfants. 66ans plus tard la situation n’ a point évolué des millions de réfugiés palestiniens, des milliers de colons sur les terres palestiniennes. Palestine don’t forget.

 

Le 16 mai 1913 ,la banque de France émettait ce superbe billet de 5 francs.Pour un collectionneur comme moi,je ne pouvais pas passer à côté.
Le 16 mai 1913 ,la banque de France émettait ce superbe billet de 5 francs.Pour un collectionneur comme moi,je ne pouvais pas passer à côté.

 

Le verso du fameux billet qui innovait beaucoup.
Le verso du fameux billet qui innovait beaucoup.

 

 

2 mai 1883:aux Îles de la Madeleine,au Québec.  Le Département de la Marine a reçu son premier rapport du vapeur SS Beaver sur son premier voyage postal aux Îles après le long hiver 1883. Des phoques étaient présents sur les glaces, les goélettes affectées à cette chasse ont quitté les Îles le 15 avril, mais aucune nouvelle de celles-ci n'est encore parvenue aux Madelinots. Les provisions ont suffi durant l'hiver * mais la fièvre scarlatine a affecté quelques secteurs des Îles. On raconte dans ce même article du journal Montréalais, que le Capitaine Turbide, gardien sur le Rocher-aux-Oiseaux, serait mort d'une chute de 120 pieds, mais l'authenticité de ce rapport est mise en doute. (Une bonne chose car c'était faux, bien qu'en 1891 et 1896, Télésphore Turbide fut victime d'accidents très sérieux mais non fatals.)
2 mai 1883:aux Îles de la Madeleine,au Québec.
Le Département de la Marine a reçu son premier rapport du vapeur SS Beaver sur son premier voyage postal aux Îles après le long hiver 1883. Des phoques étaient présents sur les glaces, les goélettes affectées à cette chasse ont quitté les Îles le 15 avril, mais aucune nouvelle de celles-ci n’est encore parvenue aux Madelinots. Les provisions ont suffi durant l’hiver * mais la fièvre scarlatine a affecté quelques secteurs des Îles. On raconte dans ce même article du journal Montréalais, que le Capitaine Turbide, gardien sur le Rocher-aux-Oiseaux, serait mort d’une chute de 120 pieds, mais l’authenticité de ce rapport est mise en doute. (Une bonne chose car c’était faux, bien qu’en 1891 et 1896, Télésphore Turbide fut victime d’accidents très sérieux mais non fatals.)

 

Mon image favorite,car elle simbolise  les grands changements du siècle passé:le chef taliban,  Jalaluddin Haqqani ,chef du réseau du même nom,pause ici devant son avion personnel à l'aéroport de  Khost ,après sa victoire sur l'Union Soviétique,en 1989.Notons que les trafiquants de drogues et la CIA l'aimaient beaucoup.
Mon image favorite,car elle simbolise les grands changements du siècle passé:le chef taliban, Jalaluddin Haqqani ,chef du réseau du même nom,pause ici devant son avion personnel à l’aéroport de Khost ,après sa victoire sur l’Union Soviétique,en 1989.Notons que les trafiquants de drogues et la CIA l’aimaient beaucoup.C’était le 5 mai 1989,en Afghanistan.

 

 

Le 26 mai 1938,le Führer Adolph Hitler  lançait la Volkswagen,la voiture du peuple.
Le 26 mai 1938,le Führer Adolph Hitler lançait la Volkswagen,la voiture du peuple.

 

Le 8 mai 1945 ,on annonçait la capitulation de l'Allemagne.
Le 8 mai 1945 ,on annonçait la capitulation de l’Allemagne.

 

Le même jour,le 8 mai 1945,les soldats français massacraient  de nombreux algériens dissidents.
Le même jour,le 8 mai 1945,les soldats français massacraient de nombreux algériens dissidents.

 

 

Le 2 mai 1945 ,devant la porte de Banderburg,à Berlin,un photographe prendra cette photo qui sera  plus tard connue comme la photo des "Branderburgers".
Le 2 mai 1945 ,devant la porte de Banderburg,à Berlin,un photographe prendra cette photo qui sera plus tard connue comme la photo des « Branderburgers ».

 

C'est en mai 1917 qu'apparut le masque à gaz pour cheval,dans l'armée allemande.
C’est en mai 1917 qu’apparut le masque à gaz pour cheval,dans l’armée allemande.

 

Les manuscrits du Dr Joseph Mengele se vendront à prix d'or sur des enchères par internet,en 2007.L'acheteur restera anonyme.
Les manuscrits du Dr Joseph Mengele se vendront à prix d’or sur des enchères par internet,en 2007.L’acheteur restera anonyme.

 

 

 

 

Le 13 mai  2005,découverte de la comète Rosetta.
Le 13 mai 2005,découverte de la comète Rosetta.

 

 

 

Mai 1945,Berlin  offrait cette vue ...complètement en ruines.
Mai 1945,Berlin offrait cette vue …complètement en ruines.

 

 

 

Le massacre de Sétif,en Algérie ...en 1945...par l'armée française.
Le massacre de Sétif,en Algérie …en 1945…par l’armée française.

 

 

Le grand Amiral Doenitz annonçait la mort du Führer Adolph Hitler...au Führerbunker.Ce qui est faux ,bien sur!Les livres d'histoire sont à ré écrire.Ici en compagnie de Blondi,son favori.
Le grand Amiral Doenitz annonçait la mort du Führer Adolph Hitler…au Führerbunker.Ce qui est faux ,bien sur!Les livres d’histoire sont à ré écrire.Ici en compagnie de Blondi,son favori.

 

En 2014,nous vivons des innondations partout dans le monde.
En 2014,nous vivons des innondations partout dans le monde.

 

 

 

Célébration du Jour de la Victoire au Kremlin,à Moscou,le 9 mai 1945.
Célébration du Jour de la Victoire au Kremlin,à Moscou,le 9 mai 1945.

 

 

Mai 2011,l'innondation de St-Jean-sur-Richelieu au Québec...et de nombreuses municipalités.
Mai 2011,l’innondation de St-Jean-sur-Richelieu au Québec…et de nombreuses municipalités.

 …et pour finir avec 2014:

odessa22

 

La ville de Homs,en Syrie  photographiée en mai 2014.Grâce aux mercenaires envoyés par Israel et l'OTAN,elle montre de belles ruines toutes neuves.
La ville de Homs,en Syrie photographiée en mai 2014.Grâce aux mercenaires envoyés par Israel et l’OTAN,elle montre de belles ruines toutes neuves.

 

Ce sont bien des vautours que vous voyez tournoyer au dessus de Homs,en Syrie.Ce sont les seuls à ne pas souffrir de la faim.
Ce sont bien des vautours que vous voyez tournoyer au dessus de Homs,en Syrie.Ce sont les seuls à ne pas souffrir de la faim.

 

Voici le premier gouvernement de la  nouvelle République Populaire de Lugansk ,une  ancienne ville d'Ukraine.
Voici le premier gouvernement de la nouvelle République Populaire de Lugansk ,une ancienne ville d’Ukraine.

 

Espérons pour juin mes ami(e)s!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vidéo sur l’histoire:L’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán et les débuts la guerre civile colombienne en 1948

Photo du meurtre de Jorge Eliécer  Gaitan.
Photo du meurtre de Jorge Eliécer Gaitan.

 

 

 

 

 

L’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán et les débuts la guerre civile colombienne en 1948

Le 9 avril 1948, le candidat présidentiel du parti libéral colombien Jorge Eliecer Gaitán est abattu en plein jour dans une rue de Bogota. L’assassinat déclenche une révolte populaire d’une extrême violence. Ce que l’on appellera le « Bogotazo » aboutit presque au renversement du gouvernement conservateur, fait trois mille morts et détruit le centre ville de la capitale. C’est le début de « la Violencia », la guerre civile colombienne.

Au VIème siècle, la Terre a été plongée dans le noir pendant 18 mois

an-536-300x223

Quelque part durant l’an 535 de notre ère, une sorte de voile gris recouvre l’Europe.

Ce phénomène entraine le plus grand refroidissement des 2000 dernières années et plonge l’Humanité dans une crise sans précédent.

Pendant cette période, une faramineuse quantité de cendres enveloppait la planète. Elle a privé de lumière les cultures qui poussaient dans les champs. Elle a tué les cultures sur pieds et provoqué une grande famine car elle a empêché les civilisations existant à l’époque de produire de quoi se nourrir.

Martin MORGAN, historien

 

Nous savons, grâce à des données historiques, qu’au début de l’an 536, l’ensoleillement était très faible. En Mésopotamie, cela a duré 18 mois et on affirmait à cette période que le soleil n’apparaissait que 4 heures par jour.

Dallas ABBOT, géologue

La trace de cette période sans soleil existe encore de nos jours.

Les anneaux de croissance d’arbres d’Irlande et de Californie montrent les signes manifestes d’un dramatique refroidissement global.

Les anneaux de croissance montrent clairement qu’il y a eu une période au VIème siècle où les nutriments qui rendent les arbres robustes et qui leur assurent une croissance rapide, ont chuté à un niveau très faible et donc les anneaux de croissance sont extrêmement rapprochés.

Martin MORGAN, historien

La théorie acceptée met en cause une éruption volcanique massive et un nuage de cendres enveloppant la planète.

Mais Dallas ABBOT, membre du groupe Holocene, propose un autre coupable.

Cela commence par une preuve reposant sur les chevrons, les dunes de sable en forme de V qui pour certains indiquent un méga-tsunami.

 

 

Sources: The Transition project

Au VIème siècle, la Terre a été plongée dans le noir pendant 18 mois

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Quelque part durant l’an 535 de notre ère, une sorte de voile gris recouvre l’Europe.

Ce phénomène entraine le plus grand refroidissement des 2000 dernières années et plonge l’Humanité dans une crise sans précédent.

Pendant cette période, une faramineuse quantité de cendres enveloppait la planète. Elle a privé de lumière les cultures qui poussaient dans les champs. Elle a tué les cultures sur pieds et provoqué une grande famine car elle a empêché les civilisations existant à l’époque de produire de quoi se nourrir.

Martin MORGAN, historien

 

Nous savons, grâce à des données historiques, qu’au début de l’an 536, l’ensoleillement était très faible. En Mésopotamie, cela a duré 18 mois et on affirmait à cette période que le soleil n’apparaissait que 4 heures par jour.

Dallas ABBOT, géologue

La trace de cette période sans soleil existe encore de nos jours.

Les anneaux de croissance d’arbres d’Irlande et de Californie montrent les signes manifestes d’un dramatique refroidissement global.

Les anneaux de croissance montrent clairement qu’il y a eu une période au VIème siècle où les nutriments qui rendent les arbres robustes et qui leur assurent une croissance rapide, ont chuté à un niveau très faible et donc les anneaux de croissance sont extrêmement rapprochés.

Martin MORGAN, historien

La théorie acceptée met en cause une éruption volcanique massive et un nuage de cendres enveloppant la planète.

Mais Dallas ABBOT, membre du groupe Holocene, propose un autre coupable.

Cela commence par une preuve reposant sur les chevrons, les dunes de sable en forme de V qui pour certains indiquent un méga-tsunami.

 

 

Sources: The Transition project

Une prière venue du fond des âges

Les morts ne sont pas mort! Je rejoindrai la lumière de Ra, je deviendrai ancêtre au coté des ancêtres, je continuerai a veiller sur les miens car même au dela de la mort, je ne suis pas mort, je vis encore et brille plus fort! Jusqu'a la réincarnation de l'esprit dans un coprs nouveau que Amon Ra aurait choisi pour moi l'élu(e) moi "le mort" JE NE LE SUIS PAS, l'ame immortelle, je vivrai éternellement en tant que fervent défenseur de la loi divine Maat auprès du créateur Amon RA et ses enfants.
Les morts ne sont pas mort!
Je rejoindrai la lumière de Ra, je deviendrai ancêtre au coté des ancêtres, je continuerai a veiller sur les miens car même au dela de la mort, je ne suis pas mort, je vis encore et brille plus fort! Jusqu’a la réincarnation de l’esprit dans un coprs nouveau que Amon Ra aurait choisi pour moi l’élu(e) moi « le mort » JE NE LE SUIS PAS, l’ame immortelle, je vivrai éternellement en tant que fervent défenseur de la loi divine Maat auprès du créateur Amon RA et ses enfants.

Une petite question sur le moyen âge:le palais de Dioclétien

Le fameux palais de Dioclétien à l'époque de l'empereur.
Le fameux palais de Dioclétien à l’époque de l’empereur.
Quand il y a conflit  entre ce que l’on voit , et ce que l’on lit  dans les livres d’Histoire…
C’était l’année 1966, et la Yougoslavie n’était encore guère ouverte aux touristes. Au centre de laville de Split s’élevait le magnifique palais de l’empereur romain Dioclétien (284-305 après J.-C.).Absolument intact… On avait de la peine à croire que ces façades et vastes demeures dataient deprès de 17 siècles ! Mais le plus surprenant était sans doute de constater que les maisons de laRenaissance, construites à l’apogée de Venise, avaient été tout bonnement
ajoutées voire intégrées ,aux édifices romains déjà en place, dans un ensemble architectural parfait. Sachant quepartout dans le monde, les habitants d’une cité sont plutôt prompts à récupérer de vieilles pierres…pour les utiliser dans leurs propres maisons qu’ils sont en train de construire un peu plus loin, il étaitdifficile de croire qu’une dizaine de siècles (!) séparait les deux niveaux d’habitation.Une explication alternative venait alors spontanément à l’esprit : « Et si ces maisons de l’époque vénitienne avaient, en réalité, été construites
 juste après l’époque historique de Dioclétien… ».On passerait ainsi sans transition du 4 ème au 14 ème siècle !
Mais, si c’était le cas,
où étaient donc passés le Moyen-Âge et ses dix siècles d’histoire ?
Une beauté légendaire.
Une beauté légendaire.
Qui a volé le Moyen-Âge ?
peut-on légitimement s’écrier… Mille ans, c’est à la fois beaucoup et pas grand chose, comparé au temps « géologique », comme l’âge estimé de la Terre qui se chiffre en
milliards d’années.Si l’on se base sur le critère des générations qui s’enchaînent, dix siècles peuvent paraître relativement
courts.
Par mon grand-père paternel, né en 1870 – et contemporain de l’époque de  Napoléon III et de la reine Victoria, j’ai pour ainsi dire « un pied dans le 19 ème siècle » ; quant à mes petits-enfants, ils connaîtront vraisemblablement le… 22 ème siècle !
Eh oui, nous ne sommes qu’à 3 siècles de Louis XIV (mort en 1715), et des fastes de la cour de Versailles… Considéré comme cela, le temps passe très vite… Alors pourquoi, tout au long de l’Histoire, n’aurait-on pas pu rajouté jusqu’à 1000 ans à l’ère Chrétienne… laquelle avec, en gros,2,000 ans écoulés forme l’ossature même de notre Chronologie occidentale ?Près de la moitié du temps  » imparti  » …
Certes, on pourra toujours penser que l’épisode de Split, relaté plus haut, n’est guère significatif. Ily a quand même de quoi frapper les esprits, même les plus sceptiques.Je me souviens d’une émission à la télévision où l’on voyait le conservateur de Musée de Split, Goran Niksic, chez l’un de ses amisqui avait mis au jour, à l’occasion de travaux dans sa cave, les vestiges de thermes romains… Niksicnous montre aussi un appartement en restauration, face à la mer, qui faisait jadis partie de la
loggia impériale. Un autre habitant de Split, Zoran, habite dans une maison construite au Moyen-Âge,adossée contre le temple de Jupiter édifié par Dioclétien. Une partie du temple pénètre
à l’intérieur même de la chambre de Zoran, qui découvre ainsi l’Antiquité en se levant chaque matin !
Sous les voûtes!
Sous les voûtes!
La ville de Split (appelée autrefois Aspalathos, puis Spalato) doit sa notoriété au gigantesque palais de l’empereur romain Dioclétien (245-313). Cette forteresse de 40.000 m2
est l’unique palaisde l’Antiquité tardive dont les murs tiennent encore debout. Construit de 295 à 305, il a bénéficié detout le luxe possible pour l’époque : pierre blanche de l’île de Brac, marbre d’Italie et de Grèce, etc.Quand on circule en voiture le long de la promenade du bord de mer, on passe devant la façade suddu palais. Empruntant la porte maritime, car du temps de Dioclétien, les remparts donnaientdirectement sur la mer (on y entrait alors en bateau !), on accède à la vaste demeure… Denombreuses salles voûtées sont actuellement occupées par des fleuristes et les marchands desouvenirs. Un escalier monte au péristyle, vaste cour intérieure dominée par les appartementsimpériaux. On peut s’imaginer Dioclétien apparaissant du haut de sa tribune pour recevoirl’hommage de la foule…L’empereur se fit ériger un mausolée qui sera vite transformé en cathédrale par l’archevêque Jeande Ravenne (daté de 650, mais ce que l’on voit aujourd’hui est bien plus récent). En fait, le Palaisimpérial est devenu le centre-ville de Split, bien vivant : toute l’enceinte abrite près de3000 habitants, des boutiques, des commerces et des tavernes. Certains appartements sont « mixtes »,une partie des murs datent de l’Antiquité, et l’autre partie de la Renaissance, comme nous l’avons noté plus haut.La grande ville de la région, où d’ailleurs naquit l’empereur, s’appelait Salona (aujourd’hui, Solin),capitale de la province romaine de Dalmatie, à quelques kilomètres de Split, vers l’intérieur des terres. On y trouvait des thermes, un aqueduc et un immense amphithéâtre à trois niveaux, pouvant accueillir 18.000 spectateurs… Actuellement, les vestiges alternent avec des champs cultivés et des jardins potagers, des vignes et des fermes.
L'argenteus,la monnaie d'un grand empereur:Dioclétien.
L’argenteus,la monnaie d’un grand empereur:Dioclétien.