Le premier propriétaire légal d’esclaves en Amérique était un homme noir

Selon les archives coloniales, le premier propriétaire d’esclaves aux États-Unis était un homme noir.

 

Avant 1655, il n’y avait pas d’esclaves légaux dans les colonies, il n’y avait que des serviteurs sous contrat. Tous les maîtres étaient tenus de libérer leurs domestiques après la fin de leur temps. Sept ans était la limite pour qu’un agent sous contrat puisse être retenu. 

À leur libération, ils ont obtenu 50 acres de terre. Cela comprenait tout Africain noir acheté à des marchands d’esclaves. Les Noirs ont également obtenu 50 acres lors de leur libération.

Anthony Johnson était un nègre de l’Angola moderne. Il fut amené aux États-Unis pour travailler dans une ferme de tabac en 1619. En 1622, il fut presque tué lorsque les Indiens Powhatan attaquèrent la ferme. 52 personnes sur 57 à la ferme ont péri dans l’attaque. Il a épousé une servante noire alors qu’il travaillait à la ferme.

Lorsque Anthony a été libéré, il a été légalement reconnu comme un «nègre libre» et a géré une ferme avec succès. En 1651, il possédait 250 acres et cinq domestiques noirs sous contrat. En 1654, il était temps pour Anthony de libérer John Casor, un serviteur sous contrat noir. Au lieu de cela, Anthony a dit à Casor qu’il prolongeait son temps. Casor est parti et a été embauché par l’homme blanc libre Robert Parker.

Anthony Johnson a intenté une action en justice contre Robert Parker devant le tribunal de Northampton en 1654. En 1655, le tribunal a décidé qu’Anthony Johnson pouvait maintenir John Casor indéfiniment. Le tribunal a autorisé les Noirs à posséder des membres de leur race en tant qu’esclaves personnels. Ainsi, Casor devint le premier esclave permanent et Johnson, le premier propriétaire d’esclaves.

Les Blancs ne pouvaient toujours légalement détenir un serviteur noir en tant qu’esclave jusqu’en 1670. Cette année-là, l’assemblée coloniale adopta une législation autorisant les Blancs, les Noirs et les Indiens libres à avoir le droit de posséder des Noirs en tant qu’esclaves.

En 1699, le nombre de Noirs libres suscitait la crainte d’une «insurrection nègre». Virginia Colonial ordonna le rapatriement en Afrique des noirs libérés. Beaucoup de Noirs se sont vendus à des maîtres blancs pour ne pas aller en Afrique. Ce fut la première tentative de rapatrier en douceur des Noirs libres en Afrique. Les nations modernes de Sierra Leone et du Libéria sont toutes deux originaires des colonies d’anciens esclaves noirs rapatriés.

En 1830, 3 775 familles noires vivant dans le Sud possédaient des esclaves noirs. En 1860, la Nouvelle-Orléans comptait environ 3 000 esclaves appartenant à des ménages noirs.

Une vente d’esclave à Richmond.

CREUSONS LE SUJET

Et je dois reconnaître qu’à chaque fois que je retourne dans le passé, je découvre toujours des informations explosives. L’histoire de l’homme noir est tellement complexe et sidérante. Le premier propriétaire d’esclaves aux USA était un noir. C’est fou ! Fou de devoir apprendre cela à mon âge. C’est fou le travail de propagande, de manipulations et de contre-manipulations que le système éducatif perpétue.

Anthony Johnson était un angolais vendu aux marchands d’esclaves arabes par une tribu ennemie.Il est vendu comme serviteur sous contrat à un marchand travaillant pour la Virginia Company. Né Antonio, il débarque donc en Virginie en 1621 à bord du négrier The James. Il est renommé « Antonio not given » selon les registres officiels de 1624.

L’indenture était utilisée aussi comme un contrat de servitude temporaire, par lequel une personne s’engage à travailler pour une durée limitée sur les terres d’un colon en échange de son voyage et de l’obtention d’une terre en pleine propriété au terme du contrat.

Dans le monde anglo-saxon, ces personnes sont appelées des indentured servants. Pour ceux allant dans les colonies de l’empire britannique, (Australie et les Treize colonies britanniques en Amérique du Nord en particulier) la durée du contrat était en général de cinq ou sept ans.De 1619, date du débarquement à Jamestown, du premier Africain, à 1660, les Noirs amenés de force sur le nouveau continent, furent tous considérés, à l’image des Européens de même statut, comme des indentured servants.

Ils furent eux aussi libérés au bout de sept ou cinq ans, pourvus d’un lopin de terre et des instruments aratoires nécessaires à son entretien.En 1790, la population noire de la Pennsylvanie s’élevait à 10 274 individus dont 6 537 étaient libres et 3 737 indentured ou esclaves.

À la même époque, plus de la moitié des Européens débarquant dans les colonies américaines étaient des indentured servants.

Source : wiki

Johnson est revendu à un planteur de tabac blanc appelé Bennet comme servant sous contrat. Comme mentionné ci-dessus, les servants sous contrat travaillaient pour une période de 4 à 7 ans pour payer leur passage et leur hébergement et leurs droits à la liberté. A l’exception des servants sous contrat à vie, qui pouvaient être de toutes les couleurs.

En 1623, « Mary, a Negro » débarque à la ferme en provenance d’Angleterre. Elle est la seule femme dans la plantation et ils finiront par se marier.

Vers 1635, Antonio et Mary obtiennent leur liberté, un lopin de terre et un fusil, comme c’était l’usage. Antonio change alors son nom et devient Anthony Johnson.

En 1651, il acquiert une parcelle de 100 hectares de terres (grâce au système de dons de propriétés sus-mentionné. Tout servant sous contrat, une fois son contrat honoré avait droit à une parcelle de terrains accordée par l’ancien propriétaire pour pouvant subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Cela faisait aussi partie de la stratégie des colons américains d’offrir des terres aux immigrants et/ou de payer un loyer aux indiens pour exploiter leurs terres au 17ème siècle) en rachetant les contrats de 5 servants dont l’un était son fils Richard Johnson. Son terrain était situé sur The Great Naswattock Creek, près de la rivière Pungoteague dans le Comté de Northampton en Virginie.

En 1652, un incendie malencontreux cause de gros dégâts sur la ferme, et donc Johnson demande d’avoir une baisse de taxes auprès des tribunaux locaux. Non seulement la cour réduit les taxes que la famille doit payer mais le 28 février 1652, sa femme et leurs deux filles sont exonérées de payer des taxes à vie. En cette époque, les taxes étaient demandées pour les personnes et non les propriétés,  et selon le Virginia taxation act de 1645, « tout nègre, homme et femme et tout autre homme âgé de 16 à 60 ans était imposable. »

La raison du jugement favorable pour les femmes de Johnson est inconnue mais ce changement leur donnait le même statut que celui des femmes blanches qui n’étaient pas imposables. Pendant le procès, les juges ont noté qu’Anthony et Mary  » étaient des habitants de la Virginie, (pendant plus de trente ans) et sont respectés dans la communauté pour leur ‘travail et leur sollicitude’ ».

Reconnu comme un « nègre libre », Johnson a fait prospérer sa ferme de tabac. En 1651, il possédait 250 acres (100ha) de terre, et les services de 4 hommes blancs et un homme noir, tous des servants sous contrat. En 1653, John Casor, un servant sous contrat avec Johnson qui l’aurait acheté tôt dans les années 1640, s’est plaint auprès du capitaine Goldsmith, arguant que le délai de son servage avait expiré 7 ans plus tôt et qu’il était retenu illégalement par Johnson. Un voisin, Robert Parker, est intervenu et a demandé à Johnson de libérer Casor.

Parker proposait un travail à Casor, et il avait signé un contrat d’indenture avec le fermier. Johnson a traduit Parker en justice en 1654 pour obtenir le retour de Casor. La cour de Northampton a d’abord été favorable à Parker, mais Johnson a fait appel. En 1655, la cour a renversé son jugement. Trouvant qu’Anthony Johnson possédait encore John Casor, la cour a ordonné qu’il lui soit retourné et que Parker paie ses frais de justice.

C’était le premier jugement d’un tribunal du Thirteen Colonies  ou  des colonies de l’Empire britannique d’Amérique du Nord (qui donneront naissance aux USAqui stipulait qu’une personne qui n’avait commis aucun crime, pouvait être tenue en servitude à vie.

Même si Casor était la première personne déclarée esclave légalement, il y avait des blancs et des noirs, servants sous contrat, condamnés à vie à la servitude avant lui. Les historiens décrivent le cas de John Punch comme le premier esclave prouvé (documenté), puisqu’il avait été condamné à vie à la servitude comme punition pour s’être évadé en 1640. Le cas Punch était significatif parce qu’il établissait la disparité des sentences d’un nègre et de celle de deux blancs européens, servants sous contrat qui ont fui avec lui (l’un était hollandais et l’autre écossais). Les deux blancs ont pris 4 ans supplémentaires de servitude. C’est le premier cas documenté en Virginie d’un africain condamné à vie à la servitude. C’est considéré comme l’un des premiers cas légaux de distinction raciale entre les servants sous contrat noirs et blancs.

Le cas Casor démontre la culture et la mentalité des fermiers au milieu du 17ème siècle. Selon les historiens T.R. Breen et Stephen Innes, Casor croyait qu’il pouvait former une relation plus forte avec son patron Robert Parker qu’Anthony Johnson avait formé avec ses patrons. Casor considérait que la dispute portait sur la relation vendeur-client, et son hypothèse erronée l’a perdue devant la cour.Johnson savait lui que la justice locale partageait sa croyance en la sainteté de la propriété. Les juges se sont mis de son côté, même si dans les jugements futurs, le facteur racial jouerait un rôle prépondérant.

Le cas Casor était emblématique de la difficulté pour les noirs servants sous contrat d’être réduits en esclavage. La plupart des migrants africains ne savaient pas lire et n’avaient aucune maîtrise de la langue anglaise. Les fermiers pouvaient facilement les contraindre à l’esclavage en refusant de valider la fin de leur durée de contrat de servage. C’est ce qui est arrivé dans le cas Johnson vs Parker. Même si Casor avait deux fermiers blancs qui ont confirmé qu’il avait terminé son contrat avec Johnson, la cour a toute de même jugé en faveur de Johnson.

En 1657, le voisin blanc de Johnson, Edmund Scarborough, a contrefait une lettre de créances dans laquelle Johnson reconnaissait lui devoir de l’argent. Johnson n’a pas contesté. Même si Johnson était analphabète et n’aurait pas pu écrire la lettre, la cour a donné à Scarborough 40 hectares des terres de Johnson pour payer sa « dette ».

Pendant cette période, les noirs libres profitaient d’une « relative égalité » avec la communauté blanche. A peu près 20% des noirs libres en Virginie à ce moment possédaient leurs propres maisons, et la moitié d’entre eux étaient mariés avec des femmes blanches. En 1665, le racisme est devenu ordinaire. La colonie de Virginie a fait passer une loi en 1662 selon laquelle les enfants naissaient avec le statut de leur mère, d’après le principe romain de partus sequitur ventrem; ainsi, tout enfant de femme esclave était esclave, peu importe qui était son père. C’était le contraire de la loi anglaise, qui stipulait que pour tout sujet anglais, les enfants adoptaient le statut de leur père. Les africains étaient considérés comme des étrangers et non des sujets anglais.

Johnson a déplacé sa famille dans le Comté de Somerset, dans le Maryland. Il a négocié un contrat de leasing sur une propriété de 120 ha pour 99 ans. Il a utilisé la terre pour démarrer une plantation de tabac appelée Tories Vineyards.

Anthony Johnson est l’un des premiers noirs à posséder des terres et des esclaves aux USA. Il était un planteur de tabac très prospère. Il est né vers 1600 et est mort en 1670.

Quand il est mort, au lieu que ses biens et donc sa propriété reviennent à sa famille; la cour a déclaré  qu »‘en tant qu’homme noir, Anthony Johnson n’était pas un citoyen de la colonie » et sa propriété a été donnée à un immigrant blanc. Un contraste plutôt saisissant au vu de la déclaration de 1654 de la cour selon laquelle Johnson et sa femme étaient « … des habitants de la Virginie (pour plus de 30 ans) et étaient respectés dans la communauté pour leur travail et leur sollicitude.« 

 

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Héritage de l’Afrique- les reines africaines: Queen Nanny and the Maroons of Jamaica

 

Dessin d'origine représentant Queen Nanny .
Dessin d’origine représentant Queen Nanny .

 

L’histoire de l’une des plus grandes figures emblématiques de la résistance jamaïcaine ne peut se raconter sans dépeindre au préalable le portrait des marroons de la Jamaïque. Les marrons étaient des esclaves qui avaient fui de leurs plantations pour former leurs propres communautés dans les régions montagneuses de l’île. Ils étaient d’excellents combattants et, pour les colons, les battre n’était pas chose facile.

C’est sous la couronne espagnole, aux environs de 1650, que les premiers esclaves ont pu fuir. Et plus tard, lorsque les Britanniques sont arrivés sur l’île, une deuxième partie d’esclaves s’enfuira pour se rallier aux premiers marrons. Les nègres marrons de la Jamaïque étaient des esclaves déportés d’Afrique de l’Ouest, de la région d’Akan, d’où étaient originaires le peuple du Royaume d’Asante (ou d’Ashanti, qui donnera le Ghana actuel). Les nègres marron aidèrent les esclaves à fuir de leur plantation pendant plus de 150 ans, menant la vie dure aux propriétaires et dévastant leurs terrains. Parmi ces esclaves récalcitrants se trouvait donc une femme que l’on avait affectueusement surnommé Nanny, voici son histoire.

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Autre dessin à main levée de Queen nanny.
Autre dessin à main levée de Queen nanny.

Nanny est née aux environs de 1686 au Ghana. Elle venait de la tribu d’Ashanti, l’une des plus puissante d’Afrique de l’Ouest, et fut emmenée sur l’île de la Jamaïque en tant qu’esclave alors qu’elle n’est encore qu’une enfant. Plusieurs membres de sa famille faisaient partie du voyage et tous furent vendus sur l’île et dispersés selon les régions. Nanny aurait été vendue à Saint Thomas Parish, une région située aux abords de Port Royal où les esclaves travaillaient jour et nuit, dans des conditions inhumaines, sur les plantations de canne à sucre. Ses trois frères et elle avaient été placés chez un même maitre. Mais pour Accompong, Cudjoe, Johnny et Quao, obéir aux maitres et fournir un aussi dur labeur pour le restant de leur vie étaient absolument inconcevable. Ils décidèrent de partir en marronnage et fuirent de leur plantation en prenant le soin d’emporter leur sœur Nanny.

Durant leur cavale, les frères pensèrent à se disperser pour mieux organiser leurs communautés de marrons. Ainsi, Cudjoe s’installa dans la région de Saint-James Parish où il créera un village qui portera le nom de Cudjoe Town, Accompong prendra la région de Saint-Elizabeth Parish et créera Accompong Town, tandis que Nanny et Quao formeront leur communauté à Portland Parish. Nanny y rencontrera son futur époux, Adou, mais ils n’auront pas d’enfants.

Nanny et ses frères devinrent rapidement les héros du peuple. Avec un courage inouï et une fantastique organisation, ils libèreront des centaines d’esclaves. Vers 1720, Nanny et Quao parvinrent à contrôler la région des Blue Mountains et lui donnèrent le nom de Nanny Town, un territoire de 500 acres (2.4 km²) où elle fera habiter les esclaves qu’elle aura réussi à libérer. Nanny Town occupait une position stratégique car sa situation permettait de repérer les ennemis à une haute altitude, ce qui rendait toute embuscade britannique impossible. En effet, la ville était située sur une crête où à 900-pieds se trouvait un précipice, et le long du précipice, il y avait une voie étroite qui menait à la ville, à ces points stratégiques que Nanny avait positionné ses gardes. Afin d’avertir ses guerriers guetteurs de tout danger imminent, Nanni faisait sonner sa fameuse corne appelée Abeng.

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Queen Nanny ...!
Queen Nanny …!

VIDEO :
MARCUS GARVEY, PREMIER PRESIDENT DE L’AFRIQUE

http://www.youtube.com/watch?v=JVOG_dZH09Q

Les marroons de Nanny, extraordinairement bien entrainés, parvenaient à combattre les soldats Anglais là où ces derniers ne pouvaient techniquement pas faire le poids, comme dans les montagnes lors des grandes pluies. Nanny ordonnaient à ses guerriers de s’habiller de façon à ressembler aux arbres et aux buissons et envoyait quelques hommes pour se montrer volontairement aux soldats britanniques. Ces hommes servaient d’appât, et une fois repérés, courraient en direction des Marrons camouflés. Les soldats britanniques qui les avaient suivis étaient ainsi pris d’assaut par les marrons qui les tuaient. Le climat et l’environnement n’aidant pas les Anglais, beaucoup parmi leurs soldats qui s’étaient aventurés à suivre les marrons dans les montagnes sont morts de maladie.

Stratège militaire hors pair, Nanny avait aussi le sens des affaires. Elle avait organisé un commerce basé sur du troc de nourriture, d’armes et de vêtements, qui permettait de faire vivre sa communauté. Les marrons de Nanny Town vivaient aussi d’élevage de bétail et d’agriculture car Nanny avait textuellement imité le mode de vie des villages africains d’Asante, le climat de l’île de la Jamaïque le permettait d’ailleurs très bien. Et puis, elle ne manquait pas d’entrainer ses marrons à récupérer les biens des maitres esclavagistes lorsqu’ils allaient libérer d’autres esclaves avant de saccager complètement leur terre. En trente ans, Nanny avait réussi à faire fuir plus de 800 esclaves!
On attribuait à Nanny des pouvoirs secrets car elle pratiquait la religion Obeah, que l’on retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui au Suriname, en Jamaïque, à Trinidad et Tobago, en Guyane, aux Barbades ou autres pays des Caraïbes.
Nanny aimait rappeler qu’elle avait hérité ses pouvoirs et ses connaissances en stratégie du combat d’Afrique, du Royaume d’Ashanti d’où elle était originaire. Elle possédait également un grand savoir-faire dans le domaine des herbes curatives et des traitements traditionnels, et n’hésitait pas à en faire profiter toute la communauté. Elle était en même temps guérisseuse et médecin. Pour toutes ces raisons, sa communauté lui vouait une grande estime et l’affectionnait particulièrement. Tous, étaient les enfants de Nanny.

Dans le Journal of the Assembly of Jamaica du 29 et 30 Mars 1733, un esclave noir qui aurait combattu dans la première guerre contre les marrons, le Capitaine Sambo, aussi connu sous le nom de William Cuffee, était cité dans la rubrique de « l’esclave loyal » en ces termes : car ce très bon Nègre a tué Nanny, la femme rebelle Obeah. En effet, entre 1728 et 1734, Nanny Town et d’autres communautés des marrons furent sévèrement attaquées par les forces britanniques, c’est à ce moment-là, en 1733, qu’elle sera tuée.

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VIDEOS :
QUEEN NANNY OF THE MAROONS

LANGUAGE OF THE JAMAICAN MAROONS

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Que retenir de cette résistante africaine? Prenons simplement la définition du terme anglais que les marrons jamaïcains avaient choisi pour appeler affectueusement cette femme extraordinaire. Dans la langue anglaise, « nanny » est utilisé pour désigner toute personne qui prend soin d’un enfant en l’absence de ses parents. Cette définition devrait suffire à nous permettre de retenir le plus important de ce personnage historique, qui, certainement, aura marqué la mémoire collective de la Nation Nègre. A coup sûr, elle était celle qu’on peut aisément et pertinemment appeler une Reine et une Héroïne d’Afrique.

Par Natou

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Sources:
http://www.floopsfotos.com/nanny.php
https://www.tumblr.com/search/nanny+of+the+maroons
http://www.blackpast.org/gah/queen-nanny-maroons-1733
http://paulboglejamaica.home.comcast.net/~PaulBo…/nanny.html
http://reinesheroinesdafrique.doomby.com/…/nanny-des-marron…
http://unpoliceyourmind.tumblr.com/…/grandy-nanny-female-le…
http://www.noamies-negril.com/id79.htm
http://halloftheblackdragon.com/…/queen-nanny-of-the-maroo…/
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Kem Infos / Kem Mfoo
Page facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008552529166
Page de secours : http://www.one-africa.com/profile/KemInfos

Article court: le 1% détient la moitié des richesses du monde

 

Un travailleur-esclave sur une mine de diamants en Afrique.
Un travailleur-esclave sur une mine de diamants en Afrique.

Les inégalités économiques se sont amplifiés rapidement dans la plupart des pays depuis le début de la crise, a dénoncé ce lundi l’ONG Oxfam dans un rapport publié à la veille de l’ouverture du Forum économique mondial de Davos.

Ainsi, près de la moitié des richesses mondiales sont aujourd’hui détenues par 1% de la population, selon l’ONG, qui rappelle que les 85 personnes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population.

Ces 1% les plus riches ont augmenté leur part de revenu dans 24 des 26 pays pour lesquels des données sont disponibles entre 1980 et 2012. Ce sont près de sept personnes sur dix qui vivent dans un pays où l’inégalité économique a augmenté au cours des 30 dernières années, rapporte Oxfam.