La France et Macron s’enfoncent

Emmanuel Macron et la France s’enfoncent dans une sorte de guerre avec l’Islam et le monde musulman où politique intérieure et extérieure ne font qu’un. Et une frange québécoise veut s’enfoncer avec eux, dont le premier ministre Legault.
Le 22 octobre, au lendemain de la décapitation immonde de Samuel Paty, Macron a déclaré : « Nous défendrons la liberté […] et nous porterons la laïcité, nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent ». En gros, il dit que la France ne renoncera pas aux caricatures du prophète Mahomet.

Précisons d’emblée que l’attaque immonde à Conflans-Sainte-Honorine tout comme celle à Nice doivent être condamnées sans équivoque.

Ceci dit, la réaction d’Emmanuel Macron comme celle de la classe politique et médiatique française manque totalement le coche. Ils campent leur position en invoquant la république et la liberté d’expression.

Tout d’abord, l’idée républicaine ne se résume pas au seul mot « liberté » ou au vocable « liberté d’expression ». Laisser entendre cela, c’est comme faire un trépied qui n’a qu’un seul pied.
Il y a trois colonnes indissociables dans une république à la française : liberté, égalité et fraternité. Or, dans la conception macronienne, « égalité » et « fraternité » sont évacuées.

« Égalité ». Tout le monde sait qu’il n’y en a pas en France. Il suffit de visiter les cités de banlieue de Paris et de d’autres grandes villes françaises comme Marseille ou Nice pour s’en convaincre. Ou se rappeler les « gilets jaunes » et les manifestations contre la réforme des retraites. Ou regarder le film Les misérables de Ladj Ly (2019).

Qui fait semblant de l’ignorer court à sa perte.

« Fraternité ». Respecter cet élément de la république exigerait qu’on respecte les croyances et des rituels de tous les citoyens, qu’on cherche promouvoir ce qui rassemble, non pas ce qui divise.

Or Emmanuel Macron, en disant que la France ne renoncera pas aux caricatures du prophète Mahomet, comme celles de Charlie Hebdo, transforme le droit de faire de telles caricatures en un devoir de le faire. Bref, au lieu de dire, « Tu as le droit de le faire », il dit essentiellement, « Tu dois le faire ».

Il s’avère pour beaucoup de musulmans représenter le prophète de quelque façon que ce soit, est sacrilège, à plus forte raison quand on le caricature de façon insultante somme l’a fait Charlie Hebdo.

En transformant le « tu as le droit » en « tu dois », Macron invite les Français à insulter des millions de concitoyens de confession musulmane. Donc, pour la fraternité, cette 3e colonne qui sous-tend la république, il faudrait repasser.

À la question à savoir si on a le droit de caricaturer le prophète, Macron aurait eu respecter les principes républicains en répondant :   Vous en avez le droit. Mais j’y suis vivement opposé personnellement et dans notre volonté bien républicaine de bâtir sur la fraternité et sur ce qui nous rassemble et non sur ce qui nous divise, je vous invite fortement à ne pas le faire.

Mais il n’a pas dit cela, même quand il a reculé un peu à la lumière de la réaction viscérale contre ses propos, mais surtout à voir la campagne de boycottage actuelle de produits français.

Cette guéguerre française contre l’Islam et le monde musulman cache des squelettes dans le placard de l’histoire française, notamment la guerre d’indépendance de l’Algérie après une colonisation de 130 ans. [1]
Mais elle cache aussi une politique étrangère qui leur pète dans la face – le fameux « blowback »–, soit celle du soutien des djihadistes par la France, et d’autres pays, dont le Canada et les États-Unis, dans la guerre contre la Syrie.  Laurent Fabius n’a-t-il pas dit du Front Al-Nosra (Al Qaeda en Syrie) « Ils font du bon boulot sur le terrain [Syrie] » (Le Monde, 13 déc. 2012).

Idem dans la guerre non déclarée contre la Russie par djihadistes tchétchènes interposés – le terroriste qui a décapité Samuel Paty est un réfugié tchétchène.

Tout ce beau monde faisait des attaques terroristes avec la bénédiction de la France et de ses alliés occidentaux. Ils ont perdu ces guerres et ils sont revenus. Quand ça leur pète dans la face, au lieu de reconnaître l’iniquité de leur propre politique, ils cherchent à trouver des bouc-émissaires pour mieux la cacher et cacher la destruction qu’elle a laissée.

caricature musulmane de Macron

NOTES 

L’Algérie vient de signifier au ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, son refus d’accueillir les personnes que la France compte expulser.

Lors de son séjour à Alger, le ministre français de l’Intérieur, avait remis une liste de « français d’origine algérienne » que l’Algérie refuse d’accueillir pour la simple raison qu’ils sont nés en France, et que l’Algérie considère que français et non algériens.

Nés de parents algériens, ces français ne sont ni des migrants clandestins, ni auteurs de documents algériens, enregistrés dans les représentations consulaires algériennes en France

[1] Une grande attention est accordée (dans les médias français et dans la bouche des « spécialistes » de l’islam, et qui ne sont pas musulmans ) à la manière exotique de tuer (couper la tête) par les terroristes présumés. En fait, la décapitation est aussi française que la soupe à l’oignon, donc elle n’est pas si exotique qu’on le dit. La guillotine était la méthode d’exécution nationale préférée (comme la chaise électrique aux États-Unis). Les Français ont décapité leur roi et leur reine. Pendant la bataille d’Algérie, les paras français (dont un certain J.M. Lepen, ex candidat à la présidence franaise, et dont la fille vise la même fonction) ont joué au football avec des têtes de rebelles hachées (voir ci-dessous).

C’est Napoléon avait introduit la décapitation au Moyen-Orient, et non l’inverse. Au cours de sa campagne en Égypte, le général Bonaparte ayant appris un soulèvement dans un village avait ordonné à son adjudant Croisier de s’y rendre, d’entourer toute la tribu, de tuer tous les hommes sans exception, et d’amener femmes et enfants au Caire. Ses ordres ont été exécutés rapidement. De nombreux enfants et femmes conduits à pied sont morts en chemin et, quelques heures plus tard, des ânes chargés de sacs sont apparus sur la place principale du Caire. Les sacs ont été ouverts et les têtes des hommes exécutés de la tribu coupable ont roulé sur la place, a écrit l’historien.

 

 

République française:Que cherchent Macron, Zemmour et Charlie Hebdo ?

Le président français a marché pour la deuxième fois sur un râteau et a sa longue manche en pleine gueule. Les produits français sont exclus des rayons des magasins arabes et turcs; têtes coupées au milieu des pandémies; beaucoup d’animosité, de colère, des bruits de guerre civile. Vous l’avez voulu, Emmanuel Macron! Nous l’avons vu en 2015, pourquoi avez-vous rejoué le «Replay»? N’importe qui peut marcher, par erreur une fois, sur un râteau, mais pourquoi répéter cette erreur? Ce n’est pas le signe d’un gars intelligent, à moins que cette réponse ne soit exactement ce qu’il voulait.

Macron est sûrement un gars intelligent. Il avait quelques bonnes raisons pratiques de provoquer les musulmans français. Il n’est pas un homme idéologique, il voulait voler l’électorat d’extrême droite de Mme Le Pen, qui est connus pour haïr les étrangers, en tête desquels l’importante population musulmane de la république. Les musulmans ne correspondent pas à l’image que le Français se fait de lui-même, un homme mince en imperméable avec un béret su la tête et une baguette sous le bras. Il n’a pas été difficile de mettre en colère cette population musulmane, puis de manifester la poigne de fer de Macron en traitant avec eux, et voilà! les électeurs nationalistes sont dans la poche du président français.

Emmanuel Macron et Justin Trudeau:2 politiciens vendus à la cause mondialiste et serviteurs des Rotschild!

Le replay a été lancé par Charlie Hebdo. Ce petit magazine satirique, de peu de valeur artistique, publie généralement des caricatures de mauvais goût et de caniveau. Il ne survivrait pas sans des subventions et des garanties gouvernementales. Ce magazine  est si mineur qu’il ne serait même pas remarqué sans les médias grand public qui colportent son message jusqu’à la dernière banlieue d’immigrants. Maintenant, il a republié des caricatures désagréables du prophète Mahomet. Les immigrés et leurs enfants n’ont pas apprécié cette insulte préméditée à leur foi. Pensez à ce qui se passerait si vous vous moquiez en riant de l’Holocauste en présence d’une personne juive et vous comprendrez. Même les personnes paisibles et calmes n’aiment pas être offensées. Cependant, la publication était de peu d’importance, par opposition au soutien public et bien couvert de Macron. Il a célébré positivement cette publication et ajouté quelques phrases bien choisies et offensantes contre l’islam. Il a sonné le tocsin.

Tartuffe serait fier de Macron qui a déclaré que Charlie Hebdo est le véritable porteur de l’esprit républicain français et de son amour pour la liberté d’expression débridée. Ce serait déjà assez mauvais si c’était vrai, mais ce n’est pas le cas. La France et le monde entier sont maintenant au milieu d’une énorme offensive contre la liberté d’expression. Facebook bannit les comptes et supprime les publications, Google interdit les sites, le vénérable Unz.com [qui publie le présent article] a été à la fois banni sur Facebook et sur Google. Le président Trump a ses tweets supprimés ou ajoutés avec un avertissement « sanitaire » sur Twitter. La nouvelle loi haineuse proposée en Écosse ferait un crime d’exprimer des opinions susceptibles de causer de l’inconfort même à l’intérieur des quatre murs de votre propre maison. Pendant longtemps, dire des «choses haineuses» dans l’espace public a été un crime, et au Royaume-Uni, cent mille «crimes haineux» sont commis chaque année, selon la police de la pensée.

La France mène l’assaut contre la liberté d’expression.
L’écrivain français Hervé Ryssen a été emprisonné pour avoir critiqué les Juifs ; Un tribunal français a condamné Alain Soral à payer 158.500 $ à une organisation juive pour avoir republié un livre vieux de 128 ans – disent les récents titres. La nouvelle loi française interdit le «discours de haine» sur les réseaux sociaux. La loi oblige les plateformes et les moteurs de recherche à supprimer les contenus offensants – y compris le sectarisme religieux – dans les 24 heures ou à risquer une amende pouvant aller jusqu’à 1,25 million d’euros. Cette loi et d’autres lois « haineuses » sont appliquées pour défendre les Juifs, mais étrangement elles ne défendent pas les sensibilités musulmanes ou chrétiennes. [1]

Le rédacteur en chef de Charlie Hebdo est au courant de ces lois discriminatoires et les approuve. Un journaliste de Spiked raconte l’avoir rencontré: « Biard [l’éditeur] n’est pas en faveur d’un discours non réglementé. Il soutient les lois françaises qui interdisent la négation de l’Holocauste et sont favorables aux lois sur le discours de haine. Il approuve les poursuites contre le comédien français Dieudonné, qui a été arrêté à plusieurs reprises pour avoir déclaré que la Shoah n’était pas importante. Vous ne pouvez pas parler contre les juifs, mais attaquer la foi des pauvres immigrés musulmans est parfaitement normal, car ce sont des gens sans importance, et ils devraient apprendre qui est leur patron et quelle est la vraie foi de leur nouvelle patrie (un indice: ce n’est pas le christianisme). S’ils créent des problèmes, c’est encore mieux car ils peuvent être durement frappés.« 

Théoriquement, il est illégal en France d’insulter les croyances musulmanes (ou chrétiennes). La Cour européenne des droits de l’homme en avait statué  explicitement dans un arrêt dans l’affaire Otto-Preminger-Institut c. Autriche: «Le respect des sentiments religieux des croyants garanti par l’article 9 peut légitimement être considéré comme violé par des images provocantes d’objets de vénération religieuse, de telles images peuvent être considérées comme une violation malveillante de l’esprit de tolérance, qui devrait également être une caractéristique d’une société démocratique. »

Dans l’affaire Wingrove c.Royaume-Uni:
«… Le respect des sentiments religieux des croyants peut devenir la base de la restriction légale par l’État de la publication d’images provocantes d’objets de vénération religieuse.»

Dans l’affaire Pussy Riot c.Russie: «Étant donné que la présentation des requérants a eu lieu dans une cathédrale, lieu de culte religieux, la Cour considère que l’ingérence (de l’État) peut être considérée comme ayant pour but légitime de protéger les droits des tiers. »

De telles activités devraient être illégales, mais ne le sont apparemment pas. Cette injustice est une source d’aggravation: lorsque des musulmans se sont plaint devant le tribunal des caricatures particulièrement viles de Charlie, le tribunal s’est moqué d’eux de manière grossière. Par contre, les juifs gagnent presque toujours lorsqu’ils vont au tribunal contre leurs dénigrants. (Nota: j’ai également été poursuivi par la LICRA, l’organisme juif français, tandis que mon éditeur français était financièrement ruiné par leur guerre juridique )

Ainsi, la France (comme le reste de l’Occident) a très peu de liberté d’expression, et l’affirmation de Macron selon laquelle les dessins animés de Charlie devraient être célébrés comme un signe de Liberté semble particulièrement hypocrite et fausse, comme celle de George Bush Ils nous détestent pour notre liberté.
Comme si cela ne suffisait pas, Macron approuve la méchanceté de Charlie envers les Français musulmans. Dans les écoles, une leçon a été consacrée à l’éducation des enfants à la pornographie grossière des dessins animés. Il a été affirmé (et je n’ai aucun moyen de vérifier) ​​que le professeur de français assassiné avait montré des dessins animés se moquant du Prophète chaque année depuis 2015, comme il l’a fait cette année après le discours de Macron. Il aurait ajouté un autre dessin animé pornographique et suggéré que les musulmans pourraient quitter la salle de classe s’ils ne voulaient pas être offensés. J’imagine les cris  si un enseignant avait suggéré aux élèves juifs de quitter la salle. Les parents musulmans bouleversés sont allés voir la police et se sont plaints. L’enseignant a déposé une contre-plainte pour diffamation. Il est difficile de juger maintenant si l’enseignant tué a agi comme il était obligé de le faire par les autorités, ou s’il était particulièrement zélé pour délivrer ses cochonneries aux enfants.

Un jeune de 18 ans d’origine tchétchène (il vivait en France depuis l’âge de six ans) l’a tué et l’aurait décapité, et aussitôt le tueur a été abattu par la police. Cela a créé une vague de panique en France, Macron et Le Pen se sont lancés dans une concurrence obscène dans leurs appels à « punir les musulmans ». Certains extrémistes musulmans auraient attaqué des fidèles dans une église de Nice et en auraient tué trois ou quatre personnes. Cela a été décrié comme une action sous fausse bannière, visant à terroriser les gens pour qu’ils acceptent le nouveau verrouillage, par un site français radical de premier plan qui a appelé au “refus de reconduction (ou nouveau verrouillage) comme le seul véritable acte de résistance dans ces pays en ces temps troublés« .[2]

Cela pourrait être un faux drapeau, car aucun groupe musulman n’en a accepté la responsabilité, et en plus, les services secrets français ont une tradition de tuer les auteurs qu’ils ont envoyés pour accomplir l’acte, et le meurtre des jeunes Tchétchènes correspond à leur façon de faire. L’acte terroriste suivant, la fusillade sur un prêtre grec orthodoxe à Lyon, a également été attribué à des musulmans assoiffés de sang, jusqu’à ce qu’on découvre que le criminel était un ancien moine orthodoxe ayant une certaine rancune personnelle contre le prêtre; puis l’attaque de Lyon est miraculeusement tombée dans un trou de mémoire.

Macron fermait alors toutes les églises de France; apparemment, le gouvernement voulait créer le contexte d’une guerre religieuse des chrétiens contre les musulmans. Encore plus obscure est la raison pour laquelle les rebelles / terroristes tchétchènes ont été amenés en France, ainsi que les réfugiés / terroristes syriens, libyens et afghans qui ont participé aux guerres civiles sanglantes sur leurs terres. Ils étaient certainement dangereux.

Nous savons que les services de renseignement britanniques ont utilisé des réfugiés libyens aux antécédents douteux pour continuer à se mêler des affaires libyennes, et deux terroristes, Salman et Hashem Abedi, ont fui la Libye avec l’aide du gouvernement britannique à bord du navire de la Royal Navy britannique, le HMS Enterprise, pour tuer et blesser de nombreux Britanniques en 2017 à Manchester. Nous savons que les Russes ont demandé l’extradition de présumés terroristes tchétchènes d’Angleterre et de France, mais Français et Britanniques ont , évidemment, refusé.

Il est peu probable que ces terroristes endurcis aient été amenés en Europe occidentale dans l’espoir d’en faire des citoyens exemplaires, ou pour des raisons humanitaires. Il est plus probable qu’ils ont été amenés exactement dans le but de créer un réseau souterrain terroriste, pour faire peur aux citoyens et les amener à obéir. Tout comme le coronavirus, mais d’une autre manière. Certaines personnes se font tuer, mais le but est atteint: de nouvelles lois et actions  antiterroristes sont promulguées et mises en œuvre; plus de surveillance est introduite. Les gouvernements et leurs services de sécurité veulent nous faire peur, et le terrorisme est un moyen fiable pour cela. Tout cela fait partie de la guerre que les élites mènent contre les nations et contre des démocraties trop peu fiables.

Les élites sont mécontentes de nous, le peuple.  Comme le dit Frank Furedi : «Le mépris des élites pour les personnes qui ne votent pas conformément à leurs souhaits est l’un des principaux moteurs de l’hostilité des élites envers la démocratie aujourd’hui.» Ces élites espèrent que «le coronavirus tuera le populisme», lisez: la démocratie, ajoute-t-il.

Vous pouvez faire confiance aux Russes politiquement incorrects pour le dire clairement. Le grand banquier russe Herman Gref dans son discours franc au SPIEF 2012 a déclaré ce que ses partenaires occidentaux pensent mais ne diront jamais: “Je veux vous dire que vous dites en fait des choses terribles. Vous proposez de transférer le pouvoir entre les mains du peuple. Mais si les gens savent tout, il sera extrêmement difficile de les manipuler. Les gens ne veulent pas être manipulés lorsqu’ils ont des connaissances. C’est pourquoi la Cabale a été un enseignement secret pendant trois mille ans. Tout contrôle de masse implique un élément de manipulation. Comment vivre, comment gérer une telle société, où tout le monde a un accès égal à l’information, tout le monde a la possibilité de recevoir directement des informations à moins qu’elles n’aient été traitées par des analystes gouvernementaux? Comment vivre dans une telle société? Votre raisonnement me fait peur. ”

Herman Gref avait reçu une injection d’un sérum de vérité, ont déclaré les gens après avoir entendu son discours franc. ( Ici en russe). Peut-être.

Peut-être que l’idée même d’une immigration massive en provenance des régions ravagées par la guerre était liée au désir des élites de déclencher une guerre civile de faible intensité dans leur propre pays tout en détruisant la cohésion sociale acquise par des siècles de vie commune.

Nous allons maintenant passer à une raison plus profonde pour laquelle Macron a décidé jeter de l’huile sur le feu toujours étincelant des conflits.

Eric Zemmour, juif algérien, est un idéologue courant du nationalisme d’extrême droite français. Voici un court article en anglais donnant un aperçu de l’homme. L’Irish Times l’appelle à tort «le fils des Pied-Noirs  juifs », qui ont émigré d’Algérie lors de son indépendance. Ce n’est pas le cas: les Pied-Noirs étaient des colons français en Algérie, tandis que Zemmour est un juif d’origine algérienne. Au lieu d’être un juif assimilé comme il le prétend, il est plutôt un crypto juif (un juif dissimulant): bien qu’il soit un défenseur de la France catholique, il va dans une synagogue, évite le porc et ne consomme que casher (lois alimentaires juives) chez lui, mais pas à l’extérieur. Il dit qu’il était de gauche jusqu’à ce qu’il « découvre » les musulmans et commence sa propre guerre raciste contre eux.
Il est, et a été, autorisé à dire d’énormes insultes racistes et xénophobes sur les chaînes de télévision françaises grand public pour lesquelles n’importe qui d’autre serait arrêté et emprisonné. Il appelle à mettre fin à l’immigration (ce qui est raisonnable) mais il ne s’arrête pas là, il recommande des déportations massives et appelle en fait à une guerre civile contre les citoyens musulmans français, tout en se présentant comme un défenseur de la France catholique.

Son adversaire officiel, l’idéologue de la France libérale, est Bernard Henri Levi, BHL, un autre juif nord-africain, qui a joué un rôle déterminant dans la création de guerres civiles en Syrie et en Libye tout en encourageant les fanatiques islamistes de ces terres à renverser les régimes socialistes ou nationalistes laïques. Il est partisan de l’immigration et vit une partie de l’année à Marrakech, au Maroc.

Ces deux Juifs conduisent la France à des conflits religieux, agissant des deux côtés de la fracture politico-sociale française. Cela nous rappelle  Rothschild et Trotsky, un banquier impitoyable et un révolutionnaire fougueux, qui ont provoqué des conflits de classe des deux côtés de la fracture sociale, comme le voyait GK Chesterton?

C’est le point de vue d’un auteur franco-marocain, Youssef Hindi, ami et collaborateur d’Alain Soral. Il a affirmé que les Juifs ont systématiquement infiltré les élites musulmanes et chrétiennes afin de stimuler des guerres destructrices entre musulmans et chrétiens, au profit des seuls Juifs, qui pourront ainsi s’installer en Terre Sainte, chasser les habitants d’origine et établir un empire mondial de nations obéissant à Jérusalem, qui est le contenu ultime du messianisme juif.
L’Occident et l’Islam de Hindi a pour légende «Les sources messianiques et la genèse du sionisme de l’Europe médiévale au choc des civilisations».
Selon Hindi, le sionisme n’a pas commencé avec Théodore Herzl mais a des racines profondes dans l’eschatologie kabbalistique du Moyen Âge, véhiculée et nourrie par des générations successives de sages, de mystiques et de faiseurs de miracles.

Un tel sage était Don Isaac Abravanel (né en 1437), sujet du livre de Benzion Netanyahou, père du Premier ministre israélien et figure culte pour père et fils. Il a lancé l’ère du messianisme juif, dit un écrivain du Haaretz . Son idée, absorbée et acceptée par Benjamin Netanyahou, était l’appel à une catastrophe apocalyptique, une «guerre des monstres» entre Gog et Armilus – symbolisant les ismaélites (musulmans) et la chrétienté (comme Abravanel l’a décrit, par exemple, dans son ouvrage «MayaneiYeshua ”). Cette guerre se conclura par un affaiblissement des deux côtés et la montée des Juifs à la domination mondiale, symboliquement appelée «la fête du Léviathan».

Karl Schmitt, le grand philosophe de son temps, a déclaré en 1942 que les Juifs apprécient la lutte mondiale colossale entre les monstres, Léviathan (Grande-Bretagne et États-Unis) et Behemoth (Allemagne): Ils se frottent joyeusement les mains en attendant l’attrition mutuelle qui permettrait aux Juifs de dominer le monde, ou «La Fête du Léviathan». La guerre entre l’islam et la chrétienté qui se prépare actuellement en France permettra-t-elle la prochaine fête du Léviathan?
Peut-être.
Avner Ben-Zaken, un penseur israélien, a écrit dans son excellent traitement du sujet ( ici en anglais ) que Benjamin Netanyahou, lui-même grand adepte du messianisme catastrophique et partisan de la guerre d’Edom et d’Ismaël comme clé du salut des Juifs , s’est rendu en France au lendemain du premier épisode de Charlie et a encouragé les dirigeants juifs français à agir en les qualifiant de «nouveau collectif Isaac Abravanel». Deux ans plus tard, les dirigeants juifs français ont nommé Emanuel Macron président de la République, explique un écrivain juif français bloguant sous le nom de Tsarfat (nom hébreu de la France).

Dans un long article détaillé , Tsarfat raconte l’histoire de quelques juifs éminents (Alain Minc, Serge Weinberg, Jacques Attali et Bernard Mourad) se portant garant de Macron avec David de Rothschild. En 2011, Macron est devenu associé junior chez Rothschild, gagnant un salaire substantiel. Il valait chaque centime – il a trompé Le Monde, il a trompé le président Hollande, il a trompé l’État français, il a fait tout ce que Rothschild exigeait de lui et en retour, il a obtenu la présidence de la République. Il était le nouveau roi nommé par le nouvel Abravanel. Il doit maintenant livrer la guerre entre la chrétienté et l’islam, pour la gloire suprême d’Israël.

Eric Zemmour, le fougueux porte-parole de l’extrême droite, commentateur avec son propre créneau aux heures de grande écoute sur une grande chaîne de télévision, est l’homme idéal pour mener la France (et l’Europe) psychotique (grâce à la panique de Corona) dans une guerre de religion entre la chrétienté et l’Islam. Dans la guerre, les deux principaux opposants seront brisés et affaiblis, tandis qu’Israël avec son judaïsme-pour-Goyim, le credo de l’Holocauste  aura le dessus.

Eric Montana, journaliste chrétien français a écrit : “Zemmour est un agent double au service du choc des civilisations et du mouvement sioniste qui alimente un climat de tension permanente en France. Zemmour s’emploie à provoquer la division et à alimenter le feu en criminalisant outrageusement certains de nos compatriotes de confession musulmane, mettant ainsi en danger la paix civile dans notre pays. Zemmour est un danger public qui, malgré ses nombreuses condamnations pour incitation à la haine raciale et religieuse, reste scandaleusement présent dans les médias, bénéficiant sans aucun doute d’une protection invisible à l’œil nu… mais pourtant bien réelle. ”

Au moins, on peut dire que les opposants aux musulmans ne sont pas chrétiens. Car le magazine Charlie Hebdo est explicitement anti-chrétien et anti-musulman. On y trouve des caricatures les plus odieuses offensant la Vierge et le Christ, ainsi que le pape et l’Église. (Ils n’ont jamais offensé les Juifs, d’une manière ou d’une autre).

Un gouvernement chrétien agirait comme les Russes. Il y a quelques années, Pussy Riot a profané le Saint-Sauveur de Moscou comme Femen avait profané de grandes cathédrales européennes, de Notre-Dame de Paris à Strasbourg . Le gouvernement russe n’a pas attendu que justice soit rendue contre les viragos, mais les a condamné jusqu’à deux ans de prison. Dans le même temps, le droit pénal russe a été modifié pour inclure le «sacrilège» parmi les crimes ordinaires, par consentement général. Depuis lors, de tels crimes ne se produisent plus.

Dans la France de Charlie Macron, les Femen dépouillant les églises n’ont jamais été punis; mais un marguillier qui a essayé d’empêcher cela a été condamné à une lourde amende. La France a une longue tradition anti-chrétienne, généralement qualifiée de «laïque» , et sa grande coalition anti-ecclésiale d’athées, de huguenots et de juifs a fusionné à l’époque de l’affaire Dreyfus. Elle a également une église catholique forte, mais qui n’appelle pas à une guerre avec les musulmans.

La vraie vision chrétienne des développements a été exprimée par l’archevêque Théodose Atallah Hanna de Sébaste en Palestine (il m’a baptisé en 2002). Il a condamné le ciblage des musulmans en France et dans le monde à travers des peintures et des dessins animés dégradants. «Le discours de haine vise à servir la politique de division pour vaincre. Les chrétiens et les musulmans doivent cimenter une culture de fraternité et de solidarité et nous devons travailler ensemble, plus que jamais pour vaincre tous les plans et complots qui visent à nous diviser et à créer la discorde dans nos rangs », a déclaré l’évêque palestinien.

PS Une grande attention est accordée à la manière exotique de tuer par les terroristes présumés. En fait, la décapitation est aussi française que la soupe à l’oignon. La guillotine était la méthode d’exécution nationale préférée (comme la chaise électrique aux États-Unis). Les Français ont décapité leur roi et leur reine. Pendant la bataille d’Algérie, les paras français ont joué au football avec des têtes de rebelles hachées. [3]. Napoléon avait introduit la décapitation au Moyen-Orient, et non l’inverse. Au cours de sa campagne en Égypte, le général Bonaparte ayant appris un soulèvement dans un village avait ordonné à son adjudant Croisier de s’y rendre, d’entourer toute la tribu, de tuer tous les hommes sans exception, et d’amener femmes et enfants au Caire. Ses ordres ont été exécutés rapidement. De nombreux enfants et femmes conduits à pied sont morts en chemin et, quelques heures plus tard, des ânes chargés de sacs sont apparus sur la place principale du Caire. Les sacs ont été ouverts et les têtes des hommes exécutés de la tribu coupable ont roulé sur la place, a écrit l’historien. Devrions-nous dire que le poulet est rentré à la maison pour se percher?

Source : Charlie Hebdo Rides Again (Charlie Hebdo remis en selle)
Par  Israel Shamir • November 2, 2020; The Unz Review

Macron incite à l’islamophobie pour en faire un fonds de commerce électoral

A des fins politiciennes, le président français incite à la haine à l’encontre les musulmans.

Emmanuel Macron a déclaré samedi sur la chaîne Al-Jazeera qu’il comprenait les sentiments des musulmans choqués par la diffusion de caricatures offensantes du prophète Mahomet et qu’il nuançait sa défense absolue des dessins. « Je pense que les réactions sont le résultat de mensonges et de déformations de mes paroles car les gens ont compris que je soutenais ces caricatures », a-t-il expliqué.
Il s’agit là d’une reculade pour le président français et d’une victoire pour la campagne de boycott des produits français qui a balayé une grande partie du monde islamique.
Mais ce n’est pas suffisant. M. Macron doit des excuses claires à 1,7 milliard de musulmans pour les insultes qu’il leur infligées dans leur foi. Ce serait avant tout dans l’intérêt de la France elle-même, car la blessure causée par son président est profonde et le mal est déjà fait.

Les hommes d’État sont censés se comporter de manière responsable, choisir leurs mots avec soin et éviter les actions qui mettent en péril la sécurité et la stabilité de leur pays. Mais Macron s’est plus comporté comme un fauteur de troubles, un chef de gang ou un semeur de haine religieuse que comme le président d’un pays qui se targue de son héritage des Lumières et dont l’économie, touchée par la pandémie du coronavirus, est en mauvaise posture.

Il aurait pu imiter la Belgique voisine, qui a licencié un enseignant qui avait montré ces images obscènes à sa classe de 10-11 ans. Ou il aurait pu réagir comme le Canadien Justin Trudeau, qui a déclaré que la liberté d’expression devait avoir des limites et que les Occidentaux devaient respecter les cultures des autres et essayer d’éviter de blesser leurs sentiments.

Au lieu de cela, l’obsession de Macron de gagner des avantages politiques nationaux l’a poussé à adopter une attitude colonialiste hautaine qui ne peut que nuire à l’économie et à la position internationale de la France.

Si quelque chose de bon est ressorti de sa rhétorique anti-islamique provocatrice, c’est qu’elle a uni les musulmans du monde entier, indépendamment de leur appartenance sectaire ou de leur couleur politique, dans une cause commune.

Le Koweït a donné l’exemple de ce qu’une action populaire concertée de ce type peut accomplir. Le contrecoup a conduit à la « suspension » du commerce bilatéral, évalué à 12 milliards de dollars par an.
Le potentiel de dommages supplémentaires est bien plus important, étant donné que les États du Golfe à eux seuls ont investi quelque 300 milliards de dollars en France.

Nous mentionnons ces chiffres parce que nous savons que rien ne préoccupe et ne blesse plus les États capitalistes occidentaux que d’être frappés à leur porte-monnaie. C’est la raison pour laquelle Macron a décidé de commencer à faire machine arrière dans une tentative désespérée de désamorcer la crise et de limiter les dégâts.

Mais sa démagogie raciste et sa myopie politique ont déjà provoqué un énorme schisme entre son pays et le monde islamique, qu’il faudra des années pour combler. La première étape, et la plus importante, pour y parvenir est de présenter des excuses claires et nettes.

Par Abdel Bari Atwan,
rédacteur en chef du journal numérique Rai al-Yaoum. Il est l’auteur de L’histoire secrète d’al-Qaïda, de ses mémoires, A Country of Words, et d’Al-Qaida : la nouvelle génération.

Source et Traduction : Chronique de Palestine – Lotfallah

Version originale : 1° novembre 2020 – Raï al-Yaoum


NOTES 

Rappel :  Incroyable : Macron fait coïncider le début de la levée du confinement avec la fête juive de Lag Baomer (fin d’une épidémie)

“Le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai”, a déclaré Emmanuel Macron. “Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir”, a-t-il ajouté. Le 11 mai tombe au même moment que la fête juive du Lag Baomer qui célèbre la fin d’une épidémie qui décima les disciples du grand sage Rabbi Akiva.

Le Talmud relate que, dans les semaines entre Pessa’h et Chavouot, une épidémie frappa les disciples du grand sage Rabbi Akiva “parce qu’ils ne se comportaient pas avec respect les uns envers les autres” ; ces semaines sont donc considérées comme une période de deuil, ce qui implique que certaines formes de réjouissances y sont interdites par la loi et la tradition. Le jour de Lag BaOmer, l’épidémie cessa.

[1] « Pour savoir qui vous dirige vraiment, il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer. » Voltaire

[2] La politique du pire: attentat sous faux drapeau à Nice et dans d’autres pays pour faire passer le confinement

l’État profond en France poursuit la politique du pire. Après avoir fomenté un attentat à Bab al-Hawa à la frontière entre la Syrie et la Turquie, puis un attentat à Khost en Afghanistan, demeurés sans impact médiatique en Hexagone, il passe à l’action en France en visant un lieu symbolique, une église dans un ville dont l’exécutif est totalement acquis à la secte au pouvoir.

Cette attaque au couteau selon la narration de la propagande officielle est trop flagrante et démontre la volonté du pouvoir d’Etat français à terroriser les population pour faire passer par la force un reconfinement qui ne passe pas et qui corrobore la grande manipulation autour du COVID-19.
Les églises n’ont jamais été une cible des islamistes mercenaires de l’OTAN mais il semble que la secte de Macron veut attiser tous les faux clivages possibles à défaut de les créer de toutes pièces. Macron sera le fossoyeur d’une république en fin de vie.
C’est une opération de diversion qui ne sera pas la dernière pour un pouvoir en plein dérive dictatoriale et criminelle au profit d’un ordre mondial en perte de vitesse.
Face à cette réincarnation du régime de la Terreur, lequel a été derrière plus d’un génocide en France et ailleurs, il faut absolument refuser le reconfinement.
Le refus du reconfinement est le seul acte de résistance réel en ces temps troublés.

Source : Strategika51

 [4] La France en Algérie. Les 900 oreilles coupées par le bachagha Bengana
Quand la France affichait fièrement des maghrébins décapités
Les guillotinés des guerres françaises en Algérie

« Dès lors qu’on avait arrêté quelqu’un, il fallait qu’il soit coupable. Quand une bombe avait éclaté, si on attrapait un type et qu’on trouvait qu’il avait la tête du client, on ne s’en embarrassait pas plus », témoignage de Jean-Claude Périer, membre du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) en 1956.

FRANCE : des primes pour « décapitations d’indigènes »
« … Un plein baril d’oreilles… Les oreilles indigènes valurent longtemps dix francs la paire et leurs femmes, demeurèrent comme eux d’ailleurs, un gibier parfait… » (1). C’est en ces termes choisis qu’un général français racontait les exploits de ses troupes pendant la guerre de conquête de l’Algérie (2).
 «… Tout ce qui vivait fut voué à la mort… On ne fit aucune distinction d’âge, ni de sexe… En revenant de cette funeste expédition plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances… ».

 

 

Que se passe-t-il dans la tête de Macron? Sait-il ce qu’il fait? Que veut-il au juste?

Ces questions, tout le pays se les pose, à part peut-être quelques initiés ou commanditaires, les nantis comme les sans dents, surtout après l’annonce, toute en douceur et délicatesse, du second confinement qui va nous achever, avec l’habituel mélange lénifiant de vérités, de mensonges, de contradictions et d’autosatisfaction.

Entre parenthèses, et sans vouloir faire une comparaison hasardeuse qui pourrait me mener en prison, car notre élite adore la liberté d’expression tant qu’elle n’en fait pas les frais, notez que sous l’affabilité de Pol Pot, sous l’exquise courtoisie qui le faisait apprécier de tous, se cachait un idéologue psychopathe qui n’a pas hésité à sacrifier des millions de vie pour libérer son pays des séquelles physiques et morales de la colonisation, et restaurer son prestige passé, sur le modèle de la glorieuse civilisation de l’Empire d’Angkor. Je ne sais pas si Macron finira par faire autant de dégâts, cela dépend de sa réélection, mais nous savons désormais que sous ses manières doucereuses et son amabilité de surface, se cachent une grande dureté de cœur, un égoïsme triomphant et une totale absence de sens commun.

Pour revenir à nos moutons, c’est le cas de le dire, il fallait voir la tête des habituels suppôts du pouvoir réunis sur les plateaux TV à la fin du discours de leur maître vénéré. Ils étaient atterrés, assommés, incrédules et perplexes. Pour une fois, ils doutaient ; pour une fois, ils ne savaient plus quoi dire, mais on pouvait les entendre penser : Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce qu’il fout ?

Trois hypothèses se disputent le terrain :

 

Macron est fou, comme semble le penser Erdogan qui lui a enjoint d’aller « faire des examens de santé mentale ». Il agit et réagit au gré de ses caprices déments, délirants, comme Néron autrefois, en profitant du pouvoir dictatorial que lui donne la 5ième République.

Macron est en mission, comme il l’a expliqué lui-même à un cinéaste en 2016:

« Est-ce vous êtes en mission?

– Oui! … Je n’ai jamais eu le sentiment que je faisais une carrière. Et depuis que je suis rentré dans le champ politique, je vis ça comme une mission.

– Il y a une dimension de spiritualité ? relance alors le réalisateur du documentaire, derrière la caméra, Pierre Hurel.

– Il y en a une. Et en tout cas la conviction qu’il existe une transcendance, oui. Quelque chose qui dépasse. Qui vous dépasse. Qui vous a précédé, et qui restera. »

— Macron veut tout simplement se faire réélire et il profite, au coup par coup et sans le moindre scrupule, de ce qui lui permet de se faire passer pour le Sauveur de la nation. Le COVID-19 est une opportunité formidable de mettre le pays au pas, de se dédouaner de tout le mal qu’il a fait aux Français et à la France en le mettant sur le dos de l’épidémie, et de distribuer des milliards d’argent magique à de potentiels électeurs, une forme de clientélisme à grande échelle.

Personnellement, je dirais que c’est un peu des trois, car il faut être fou pour se croire investi d’une Mission quasi divine et il faut détenir le pouvoir, et un pouvoir quasi absolu, pour espérer la mener à bien…

Depuis quelques temps, je lis l’Actu en continu du Collectif du même nom qui fait une revue de presse de gauche sur Mediapart.

Je me suis rendu compte que chaque édition de cette revue permettait au lecteur, d’avoir un très bon aperçu de la politique nationale et internationale. J’ai utilisé l’édition des 28 et 29 octobre 2020, pour construire cet article. Je me suis concentrée sur la politique intérieure française et vous verrez que cette seule édition nous apprend à peu près tout ce que nous devons savoir pour comprendre ce qui se passe en France et nous faire une idée assez précise de ce que notre mal-aimé président cherche à faire et pourquoi. J’ai utilisé les articles que j’ai trouvés dans la revue pour dresser un tableau, une sorte de grille de lecture, de la situation et des objectifs de Macron et de « L’aristocratie stato-financière » , comme Emmanuel Todd appelle les hauts-fonctionnaires qui dirigent le pays et dont Macron est la quintessence.

 

1. « L’aristocratie stato-financière » étend ses tentacules

Selon un article de l’IREF intitulé Quand les professions libérales implorent le joug de l’État « la machine macronienne poursuit pourtant de manière méthodique sa politique illibérale tendant à renforcer sans cesse l’emprise de l’Etat sur la société. »
Cette fois, ce sont les régimes d’indemnité maladie qui seront étendus aux professionnels libéraux. Macron en rêvait sans savoir comment y parvenir. Le COVID-19 lui en offre l’opportunité, au prétexte que « pendant la crise sanitaire, bon nombre de professionnels, tels des infirmières, des avocats, des architectes, ont été empêchés de travailler. »

2. « L’aristocratie stato-financière » se débarrasse des organismes de contrôle indépendants

Cette fois, c’est l’Observatoire de la sécurité des établissements scolaires. Le Café pédagogique s’en indigne en titrant : Ils ont osé !

3. « L’aristocratie stato-financière » ne respecte pas les lois

— Selon la Quadrature du Net, la police continue sa surveillance par drone malgré une interdiction :

« Malgré une interdiction prononcée par le Conseil d’Etat en mai dernier, la Quadrature du Net affirme que les forces de l’ordre continuent d’utiliser des drones pour capter des images lors de manifestations. Pour enjoindre le préfet d’arrêter cette pratique, l’association vient de déposer un référé devant le tribunal administratif de Paris. »

– Selon les Echos, les heures supplémentaires de la fonction publique ne sont toujours pas payées: 41,5 millions d’heures supplémentaires « stockées » dans la police et à l’hôpital selon la Cour des comptes.

4. « L’aristocratie stato-financière » continue de détruire méthodiquement les services publics

Le Café pédagogique, écœuré, en est réduit à faire de l’humour noir :

« « Choyée » par le gouvernement, « priorité » du président de la République, l’éducation connait pourtant une baisse constante dans la dépense du pays. C’est ce que montre une Note de la Depp. Elle ne représente plus que 6.6% du PIB national contre 6.8% en 2017 » et « le salaire statutaire des enseignants français du primaire et du secondaire est inférieur de 18% à la moyenne des pays OCDE. »

Selon le Dr Prudhomme interrogé par Le Média dans une vidéo intitulée COVID-19 : Nouveau naufrage sanitaire, en mars, il y avait 5000 lits de réanimation, malgré la promesse d’en avoir 12 000 lors de la « deuxième vague », il n’y en a toujours que 5000 et l’hôpital fonctionne toujours à flux tendus, c’est-à-dire sans réserves et sans stocks.

5. « L’aristocratie stato-financière » fait exploser la dette

« Les milliards de soutien à l’économie propulsent l’endettement de la France à des niveaux record. Dans quelle mesure cette dette est-elle gérable ? Faudra-t-il un jour rembourser tout cet argent ? » La réponse avec Jacques Sapir

Comme l’explique très bien Bastien Lachaud dans la vidéo : Pas de politique sanitaire sans solidarité sociale.

 

Source : La dette publique de la France a explosé depuis le confinement (détail), le 25 septembre 2020

Les tarifs augmentent « Gaz : une hausse de 1,6% des tarifs réglementés d’Engie en novembre » et se libéralisent :

« La loi prévoit l’extinction progressive d’ici à 2023 des tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz. Engie a de ce fait cessé de commercialiser des contrats de ce type, mais continue pour l’instant d’appliquer ces tarifs aux consommateurs en bénéficiant déjà. À l’avenir, il ne restera plus que des offres dites de marché, aux prix fixés librement par les fournisseurs. »

Par contre, « Les règles du chômage partiel classique se durcissent à partir du 1er novembre. Les salariés et les employeurs seront moins bien indemnisés. C’est le deuxième tour de vis depuis le début de la crise. »

Et les mesures anti-pauvreté ne convainquent personne :

« Selon l’association ATD Quart Monde qui réclamait l’augmentation des minima sociaux, les choix de l’exécutif relèvent d’un “mépris” et d’une “logique éculée consistant à opposer les bons pauvres, à qui l’on donnerait un coup de pouce pour les aider à retrouver le marché de l’emploi, et les mauvais pauvres, à qui l’on distribuerait des miettes.

Pas davantage écouté par le gouvernement, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT, réclamait pour sa part une hausse de 100 euros du revenu de solidarité active (RSA) et la création d’“un RSA pour les jeunes” de moins de 25 ans. »

7. Pour faire passer la pilule, « l’aristocratie stato-financière » a une potion magique : le dialogue social

« Le dialogue social représente le meilleur antidote à la crise » titre BFM, citant « le chef du gouvernement » qui se tient prêt apparemment à endiguer « une vague de plans sociaux » (euphémisme néo-libéral pour licenciements et chômage), grâce à sa maîtrise parfaite de la communication.

8. « L’aristocratie stato-financière » a aussi des mercenaires zélés pour détourner notre attention

  • En nous faisant croire que c’est pire ou pareil ailleurs

Le Soir titre : Semi-confinement dans une Allemagne qui a perdu le contrôle du coronavirus » alors qu’en réalité l’Allemagne va fermer simplement ses restaurants et ses centres sportifs et culturels.

  • En nous faisant croire que le confinement a pour but de « sauver Noël »

Nous on a compris et on se soumet de bonne grâce, mais les Italiens qui sont des idiots irresponsables se rebellent.

  • En nous faisant rêver débout

Sur le proche démantèlement des GAFA : « La pression s’accroît pour que Google, Facebook ou Apple soient séparés en plusieurs entités pour limiter les entraves à la concurrence. Sur le papier, les solutions sont simples. Mais les géants de la tech vont se battre ». Sans blague ?

– Ou sur une UE unie et protectrice. L’UE propose un renforcement coordonné de la lutte contre le coronavirusselon la Tribune.

  • En nous désignant des boucs émissaires : les musulmans, cela va de soi et désormais les islamo-gauchistes, alors que le vrai coupable, c’est, comme dit Hervé Kempf, le « capitalofascisme, qui abandonne les idéaux républicains de liberté, d’égalité et de fraternité pour maintenir un ordre inégal, destructeur de la biosphère, et écrasant les libertés publiques. »

9. Le triomphe de l’hyper-capitalisme financier

Si « l’aristocratie stato-financière » incarnée par Macron, peut faire tout ce qu’elle veut, sans rencontrer d’opposition, n’est-ce pas parce que le monde de Macron, l’ordre mondial du 21ème siècle, a déjà triomphé, comme le dit Olivier Passet ?

« Nous ne sommes pas aujourd’hui à la fin d’un monde, mais bien à son apogée … Jamais le grand rêve de la finance de marché de reporter les risques sur les autres agents, et notamment sur les personnes et de s’immuniser contre les aléas de l’économie réelle n’a atteint un tel degré. Si l’on veut avoir une preuve, il suffit de regarder les cours de bourse et tout ce qui a été mis en œuvre pour obtenir un résultat aussi improbable … Les fonds de gestion d’actifs ont plus que jamais la main sur les choix d’investissement, autrement dit sur la construction du monde de demain. »

10. Alors c’est quoi la Mission de Macron ?

Ne peut-on pas conclure de tout ce qui précède que la Mission de Macron – et de l’aristocratie stato-financière française – est de nous « émanciper » de nos acquis sociaux, de nos protections sociales et de nos libertés, pour que, dépouillés de ces encombrants archaïsmes, nous puissions enfin entrer au paradis de « l’ordre mondial du 21ème siècle » qu’il nous a promis, un ordre dominé par le Grand Capital financier et technologique dans lequel nous serons tous ubérisés, vaccinés, tracés et robotisés pour notre plus grand bien ?

C’est la Mission quasi-transcendantale que Macron s’est donnée, et il l’accomplira quoiqu’il nous en coûte, soyez-en sûrs.

 

Voici les 39 Français les plus riches (en milliards de dollars) pour lesquels « Macron est en mission »  :

 Classement Prénom / Nom Fortune en  Mds Dollars Entreprise
#1 Bernard Arnault & family 76 LVMH
#2 Francoise Bettencourt Meyers & family 48,9 L’Oréal
#3 François Pinault & family 27 Kering
#4 Alain Wertheimer 17,1 Chanel
#5 Gerard Wertheimer 17,1 Chanel
#6 Emmanuel Besnier 12,7 Lactalis
#7 Patrick Drahi 7,1 Altice télécom
#8 Rodolphe Saadé & family 7 Transport et logistique
#9 Xavier Niel 6,1 Internet et télécom
#10 Alain Merieux & family 5,9 Industrie pharmaceutique
#11 Laurent Dassault 4,7 diversified
#12 Olivier Dassault 4,7 diversified
#13 Thierry Dassault 4,7 diversified
#14 Marie-Hélène Habert 4,7 diversified
#15 Jean-Michel Besnier 4,4 Fromages
#16 Marie Besnier Beauvalot 4,4 Fromages
#17 Marc Ladreit de Lacharriere 4,4 Finance
#18 Jean-Pierre Cayard 3,7 Liquoreux
#19 Vincent Bolloré & family 3,5 Investissements
#20 Mohed Altrad 3,3 Bétonnières
#21 Nicolas Puech 3,1 Hermes
#22 Carrie Perrodo & family 3 Huile
#23 Martin & Olivier Bouygues 3 Construction et médias
#24 Pierre Bellon & family 2,8 Sodexo
#25 Michel Leclercq & family 2,6 Decathlon
#26 Philippe Foriel-Destezet 2,5 Adecco
#27 Philippe Ginestet 2,2 Gifi
#28 Gilles Martin 2,2 Service de laboratoires
#29 Charles Edelstenne 2,1 Aviation
#30 Christian Latouche 2,1 Service de comptabilité
#31 Clement Fayat & family 1,6 Construction
#32 Bernard Fraisse 1,6 Fareva
#33 Louis Le Duff 1,4 Alimentaire
#34 Norbert Dentressangle 1,4 Transport et logistique
#35 Alain Taravella 1,3 Immobilier
#36 Anne Beaufour 1 Ipsen 
#37 Henri Beaufour 1 Ipsen 
#38 Francis Holder 1 Paul
#39 Edouard Carmignac 1 Société  de gestion

Pour terminer, quelques citations du génial Voltaire :

 « Partout les faibles ont en exécration les puissants devant lesquels ils rampent, et les puissants les traitent comme des troupeaux dont on vend la laine et la chair. »
   Voltaire, Candide, XX, p. 126 ULB

 « – Quoi! vous n’avez point de moines qui enseignent, qui disputent, qui gouvernent, qui cabalent, et qui font brûler les gens qui ne sont pas de leur avis? »
   Voltaire, Candide, XVIII, p. 110 ULB

– “L’art de gouverner consiste à prendre le plus d’argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre”

caricature musulmane de Macron…non-censurée!

 

 

 

La volonté du gouvernement Macron de mettre fin à la liberté d’expression du peuple de France

 

Avec une nouvelle loi, le gouvernement français a décidé de déléguer la tâche de censure de l’État aux plateformes en ligne telles que Facebook, Google, Twitter, YouTube, Instagram et Snapchat. Les entreprises privées seront désormais obligées d’agir en tant que police d’opinion au nom de l’État français ou s’exposeront à de lourdes amendes.

 

 

 

Le 13 mai, le Parlement français a adopté une loi qui oblige les plateformes en ligne telles que Facebook, Google, Twitter, YouTube, Instagram et Snapchat [1] à supprimer les « contenus haineux » signalés dans les 24 heures et les « contenus terroristes » dans l’heure. Le non-respect pourrait entraîner des amendes exorbitantes de jusqu’à 1,25 million € , soit 4% du chiffre d’affaires mondial dans le cas de la plate – forme d’échec répété pour supprimer le contenu.

La portée du contenu en ligne jugé « haineux » en vertu de ce que l’on appelle la « loi Avia » (d’après le législateur qui l’a proposé) est, comme cela est courant dans les lois européennes sur le discours de haine, très largement délimitée et comprend « l’incitation à la haine ou discriminatoire ». insulte, fondée sur la race, la religion, l’ethnie, le sexe, l’orientation sexuelle ou le handicap « .

La loi française est directement inspirée de la loi controversée allemande NetzDG , adoptée en octobre 2017, et elle est explicitement mentionnée dans l’introduction de la loi Avia.

« Cette proposition de loi vise à lutter contre la propagation des discours de haine sur Internet », précise-t-on dans l’introduction de la loi Avia.

« Personne ne peut contester l’exacerbation du discours de haine dans notre société … l’attaque [s] contre les autres pour ce qu’ils sont, en raison de leurs origines, de leur religion, de leur sexe ou de leur orientation sexuelle … indices … [ aux] heures les plus sombres de notre histoire … la lutte contre la haine, le racisme et l’antisémitisme sur Internet est un objectif d’intérêt public qui justifie … des dispositions fortes et efficaces … cet outil d’ouverture [Internet] au monde, à l’accès à l’information, à la culture, à la communication, peut devenir un véritable enfer pour ceux qui deviennent la cible de ‘haineux’ ou de harceleurs cachés derrière des écrans et des pseudonymes. Selon une enquête réalisée en mai 2016, 58% de nos concitoyens considèrent Internet comme le principal lieu de discours de haine. Plus de 70% déclarent avoir déjà été confrontés à des discours de haine sur les réseaux sociaux.Pour les jeunes en particulier, le cyber-harcèlement peut être dévastateur … Cependant … Peu de plaintes sont déposées, peu d’enquêtes aboutissent, peu de condamnations sont prononcées – cela crée un cercle vicieux … « 

Ayant reconnu que la « haine » en ligne est délicate à poursuivre en vertu des lois en vigueur car « peu de plaintes sont déposées et peu d’enquêtes réussies, peu de condamnations prononcées », mais a néanmoins déterminé que la censure est la panacée aux problèmes perçus, le gouvernement français a décidé de déléguer la tâche de censure de l’État aux plateformes en ligne elles-mêmes. Les entreprises privées seront désormais obligées d’agir en tant que police d’opinion au nom de l’État français ou s’exposeront à de lourdes amendes. Comme en Allemagne, une telle législation conduira inévitablement les plateformes en ligne à faire preuve de zèle dans la suppression ou le blocage de tout ce qui pourrait éventuellement être perçu comme « haineux » pour éviter d’être condamné à une amende.

 

Le but de la loi semble avoir été double – non seulement pour parvenir à la censure effective des discours par la suppression ou le blocage des publications en ligne, mais aussi (inévitablement) les effets dissuasifs de la censure sur le débat en ligne en général. « Les gens réfléchiront à deux fois avant de franchir la ligne rouge s’ils savent qu’il y a de fortes chances qu’ils soient tenus pour responsables », a déclaré la ministre française de la Justice Nicole Belloubet dans ce qui semblait inquiétant pour un représentant du gouvernement de dire dans un pays qui prétend être démocratique.

Dès le début, lorsque le président français Emmanuel Macron a chargé pour la première fois le groupe dirigé par Laetitia Avia de préparer la loi, la proposition a été critiquée par plusieurs groupes et organisations. La Commission nationale consultative des droits de l’homme de la France a critiqué la proposition de loi visant à augmenter le risque de censure, et La Quadrature du Net, une organisation qui lutte contre la censure et la surveillance en ligne, a averti que, « des délais de renvoi courts et des amendes élevées pour non-conformité incitent davantage plates-formes pour supprimer le contenu « . L’article 19 de l’organisation basée à Londres sur la liberté d’expression a indiqué que la loi menaçait la liberté d’expression en France. Selon à Gabrielle Guillemin, juriste hors classe à l’article 19:

« La loi Avia permettra effectivement à l’État français de déléguer la censure en ligne aux entreprises technologiques dominantes, qui seront censées agir en tant que juge et jury pour déterminer ce qui est » manifestement illégal « . La loi couvre un large éventail de contenus. ne va pas toujours être une décision simple.

« Compte tenu des délais dans lesquels les entreprises doivent répondre, nous pouvons nous attendre à ce qu’elles se trompent de prudence lorsqu’il s’agit de décider si le contenu est légal ou non. Elles devront également recourir à des filtres qui conduiront inévitablement à la fin -enlèvement de contenu.

« Le gouvernement français a ignoré les préoccupations soulevées par les groupes sur les droits numériques et la liberté d’expression, et le résultat sera un effet paralysant sur la liberté d’expression en ligne en France ».

La loi adoptée a également rencontré un certain désaccord en France. Le 22 mai, Guillaume Roquette, directeur éditorial du magazine Le Figaro , écrivait :

« Sous prétexte de lutter contre les contenus » haineux « sur Internet, elle [la loi Avia] met en place un système de censure aussi efficace que dangereux … » haine « est le prétexte systématiquement utilisé par ceux qui veulent pour faire taire les opinions dissidentes.

« Ce texte [loi] est dangereux car, selon l’avocat François Sureau, » il introduit une sanction pénale … de la conscience « . Il est dangereux … car il délègue la régulation du débat public … sur Internet à Les multinationales américaines … Une démocratie digne de ce nom devrait accepter la liberté d’expression « .

Jean Yves Camus. de Charlie Hebdo , a qualifié la loi de « placebo pour lutter contre la haine » et a souligné que « l’hyper-concentration sur la haine en ligne » masque le vrai danger:

« Ce n’est pas la haine en ligne qui a tué Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll, les victimes du Bataclan, Hyper Cacher et Charlie; c’est une idéologie appelée antisémitisme et / ou islamisme … Qui détermine ce qu’est la haine et son [distinction de] critique? Une boîte de Pandore vient d’être ouverte … Il existe un risque de marche lente mais inexorable vers un langage numérique hyper-normativé par le politiquement correct, tel que défini par les minorités actives « .

« Qu’est-ce que la haine? » demanda rhétorique l’écrivain français Éric Zemmour. « Nous ne savons pas! Vous avez le droit de ne pas aimer … vous avez le droit d’aimer, vous avez le droit de haïr. C’est un sentiment … Il ne peut pas être judiciarisé, légiféré. »

Néanmoins, c’est ce que font les lois sur le discours de haine, que ce soit dans le domaine numérique ou non numérique. Demander à des entreprises privées – ou au gouvernement – d’agir comme des policiers pensés n’appartient pas à un État qui prétend respecter un État de droit démocratique.

Malheureusement, la question n’est pas de savoir si la France sera le dernier pays européen à introduire de telles lois de censure, mais quels sont les autres pays à suivre.


NOTES

[1] Ainsi que d’autres plateformes et moteurs de recherche en ligne qui atteignent un certain seuil d’activité en France (ce seuil sera précisé par décret ultérieurement).

 

 

 

 

 

 

La France sous la gérance des Rotschild:Le gouvernement Macron fait adopter sa réforme des retraites sans vote

Édouard Philippe premier-ministre français

La France s’enfonce d’un pied de plus sous la botte de la dictature d’Emmanuel Macron,la marionette des Rotschild et des sionistes!

En effet,le premier ministre français Édouard Philippe a décidé samedi de faire adopter sans vote la réforme des retraites, qui a donné lieu à un vaste mouvement de protestation en France, entraînant des motions de censure de la droite et de la gauche à l’Assemblée nationale.

M. Philippe est monté dans l’après-midi à la tribune de la chambre basse du Parlement pour faire cette annonce surprise. Sous les applaudissements de la majorité présidentielle, il a expliqué qu’il s’agissait ainsi de mettre fin à cet épisode de non-débat avec l’opposition et de permettre à la suite du processus législatif de s’engager.

La réforme visant à créer un système universel de retraite par points sera considérée comme adoptée, sauf si une motion de censure, déposée dans les 24 heures, est votée par les députés. Or le gouvernement dispose d’une majorité confortable à l’Assemblée.

Une adoption définitive de la réforme, qui doit encore être examinée au Sénat, est attendue à l’été.

Ce projet phare du président Emmanuel Macron a déclenché à partir de début décembre un conflit social exceptionnellement long, notamment dans les transports, mais aussi parmi les avocats ou encore à l’Opéra de Paris.

Les élus LR (droite) ont déposé une motion, disant ne pouvoir accepter qu’une réforme, que le gouvernement présente lui-même comme la plus importante de ce quinquennat, puisse ne jamais être votée à l’Assemblée nationale. La gauche a fait de même peu après.

On est passé en force par-dessus la volonté des Français (… ) On est passé en force par-dessus les syndicats et maintenant il s’agit de passer en force par-dessus l’Assemblée, a dénoncé François Ruffin, député de la gauche radicale.

Le chef du gouvernement a justifié son choix par ce qu’il considère comme de l’obstruction de la gauche de la gauche : le texte législatif a fait l’objet de 41 000 amendements. Après plus de 115 heures de débat en séance publique, de jour comme de nuit, week-ends inclus, l’Assemblée nationale en est arrivée à l’examen de l’article 8 d’un projet de loi ordinaire qui en comporte 65, a dénoncé M.  Philippe.

Le premier ministre, qui fera donc usage de l’article 49-3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte législatif sans vote, a étrillé l’attitude de l’opposition : Je n’ai pas (…) le sentiment que notre démocratie puisse se payer le luxe d’un tel spectacle, a-t-il estimé, à un moment où le coronavirus mobilise l’exécutif.

Le secrétaire général du syndicat CGT, Philippe Martinez, qui a dénoncé l’attitude profondément scandaleuse du gouvernement, a annoncé une mobilisation sociale dès la semaine prochaine.

Emmanuel Macron,l’ancien banquier des Rotschield,est de plus en plus isolé et abandonne l’esprit démocratique pour un autoritarisme dangereux!

 

Philippe Martinez, né le 1ᵉʳ avril 1961 à Suresnes, est un syndicaliste français, secrétaire général de la Confédération générale du travail depuis 2015. Son père, né à la Plaine Saint-Denis en France, a combattu dans les Brigades internationales lors de la guerre civile espagnole en 1936. Sa mère est originaire de Santander dans le nord de l’Espagne.

 


MISE À JOUR

 

Réforme des retraites : « Extrêmement déçu » par le recours à l’article 49.3, le sénateur Michel Amiel quitte La République en marche

« Ces pratiques nous éloignent de plus en plus des aspirations des gens », explique le sénateur Michel Amiel , aussi candidat aux municipales aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône),

 

Le recours à l’article 49.3 ne passe pas. Et pas seulement dans l’opposition. « Extrêmement déçu« , le sénateur LREM des Bouches-du-Rhône Michel Amiel a décidé de quitter La République en marche à la suite de l’annonce du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, samedi 29 février. « Dégainer le 49.3, un samedi soir, en pleine période de coronavirus, est pour le moins malheureux », a expliqué le sénateur, dimanche 1er mars, sur BFMTV.

« Ces pratiques nous éloignent de plus en plus des aspirations des gens », explique le sénateur, aussi candidat aux municipales aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), dans Le Figaro« Je siégerai avec les Constructifs, car je ne m’imagine pas partager le même banc que le Front national [devenu Rassemblement national]. Ne serait-ce qu’administrativement ! » a-t-il indiqué


Recours au 49.3 sur la réforme des retraites : « Nos trois groupes déposeront une motion de censure dans les 24 heures », annonce André Chassaigne

« Dès que j’ai écouté en séance la déclaration du Premier ministre, j’ai tout de suite pris contact avec les collègues du groupe socialiste et de la France insoumise. Il n’y a eu aucune hésitation, nos trois groupes déposeront une motion de censure dans les 24 heures. »
André Chassaigne (GDR)

 

 

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé samedi 29 février devant les députés à l’Assemblée nationale qu’il allait recourir l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites, dénonçant une « stratégie d’obstruction délibérée » de la part de certains députés. 

Suite à cette annonce, le député du Parti communiste de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme et président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale a réagi sur franceinfo. « Nos trois groupes [la Gauche démocrate et républicaine, La France insoumise et Socialistes et apparentés] déposeront une motion de censure dans les 24 heures », a annoncé André Chassaigne.

 

 

 

 

 

 

UNION EUROPÉENNE : LE LIVRE NOIR D’EMMANUEL MACRON

Dès dimanche soir, Emmanuel Macron devrait s’auto-proclamer meilleur représentant de l’Europe et de l’approfondissement de l’Union Européenne. En choeur, les médias parisiens devraient applaudir des deux mains à cette parfaite imposture. Nous examinons ici les dégâts européens et les défaites communautaires enregistrés par Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir. Ils montrent que la stratégie européenne de Macron est erronée et qu’elle conduit à l’abaissement de la France en Europe.

Dès ses premières semaines à l’Élysée, Macron a entamé une campagne pour l’approfondissement de l’Union Européenne. C’était le grand début d’une sorte d’incarnation auto-persuasive, selon laquelle ce meilleur représentant de l’énarchie était aussi le meilleur représentant du destin européen. De mois en mois, seuls les médias français perpétuent ce mythe, tant Emmanuel Macron a perdu sa crédibilité sur le continent et a nui à celle de la France à l’égal des piètres performances de François Hollande.

Le discrédit budgétaire français dans l’Union Européenne

Comme l’a indiqué la Commission Européenne encore cette semaine, la France est budgétairement « vulnérable ». Dans la pratique, l’incapacité de la France à se désendetter la discrédite au niveau européen.Ce handicap a tué dans l’oeuf l’objectif d’un budget stabilisateur de la zone euro imaginé par Emmanuel Macron dans son discours de la Sorbonne. Ce sujet semble définitivement enterré

Pire : la crise des Gilets Jaunes oblige désormais Emmanuel Macron à augmenter un déficit public déjà très supérieur à la cible tracée initialement. Les partenaires français n’ont pas de mots assez durs contre cet échec, qui explique en partie la défiance hollandaise dans l’affaire Air France – KLM

La taxophilie française échouée sur le mur des GAFA

Dans le même ordre d’idée, la France n’a pas fait mieux sur le dossier des GAFA, que Bruno Le Maire veut taxer depuis son arrivée à Bercy. Dans la pratique, cette obsession de régler des problèmes par des taxes, qui donne une image désuète de notre pays et rappelle combien l’énarchie est obsolescente, a isolé la France et l’a mise en marge du mouvement européen. Alors que la Commission se bat pour harmoniser la méthode de calcul de l’impôt sur les sociétés (et ainsi contrer les GAFA), la France a fait cavalier solitaire et n’a suscité que de l’indifférence. 

Bruno Le Maire a beau présenter son action comme une grande victoire sur le sujet, on sait désormais que la directive tant attendue ne prendra jamais forme. 

Le travail détaché si mal réformé

Pour ce qui concerne un autre dossier sensible, le travail détaché, la diplomatie macronienne a à peine fait mieux. Une directive minimaliste a été adoptée en juin 2018, qui réduit la durée possible du détachement. Mais elle exclut le million de chauffeurs routiers d’Europe de l’Est qui parcourent l’Europe chaque jour et concurrencent nos transporteurs nationaux sur leur propre terrain. 

À ce jour, aucun compromis n’a été trouvé sur ce dernier dossier, pourtant essentiel. 

Détérioration des relations avec l’Italie

Dans son approche manichéenne des réalités européennes (avec les bons macroniens d’un côté, et les barbares qui ne pensent pas comme lui de l’autre), Emmanuel Macron a fait beaucoup de dégâts. Ses propos sur la « lèpre nationaliste » en Europe ont beaucoup fâché l’Italien Salvini. Depuis cette attaque en règle, les rapports entre la France et l’Italie n’ont jamais été aussi mauvais.  Le conflit a conduit à un rappel de l’ambassadeur de France à Rome. Cette situation inhabituelle entre pays fondateurs de la Communauté européenne interroge sérieusement sur la capacité d’Emmanuel Macron à incarner l’Europe. 

Emmanuel Macron,

Détérioration des relations avec les Pays-Bas

Plus récemment encore, l’affaire Air France – KLM a montré comment l’un de nos partenaires directs les plus anciens, les Pays-Bas, pouvaient se défier de la France et ne pas hésiter à lui témoigner un comportement hostile. Cette nouvelle dégradation des relations bilatérales illustre bien les dégâts que l’arrogance macronienne peut causer avec les autres États-membres de l’Union. 

Tout se passe comme si l’auto-proclamation de sauveur de l’Europe par Emmanuel Macron le rendait aveugle sur la perception de son comportement par ses partenaires et le déliait de toute obligation de travailler dans de bonnes conditions avec eux. 

L’Europe fantasmée d’Emmanuel Macron

On sent bien, dans toute cette affaire, que l’obsession européenne de Macron se heurte à une difficulté de base, qui ressemble à la même difficulté que Macron rencontre sur la scène intérieure. Macron ne connaît pas l’Europe, il la fantasme. Et sa politique ne compose pas avec la réalité, mais ses illusions. 

L’Europe des cafés, des intellectuels, n’est pas l’Union Européenne. En grand rêveur, Macron fait une politique pour l’Europe du XVIIIè siècle, pas pour l’Europe d’aujourd’hui. Ce tropisme aristocratique, complètement décalé, se révèle toxique pour le pays tout entier. Il ringardise la France sur la scène européenne, et il nourrit l’image, déjà très présente, d’un pays de grands diseux, mais de petits faiseux. 

 

Source:

 

 

 

 

 

De la « résistible ascension » d’Emmanuel Macron au fauteuil présidentiel..à aujourd’hui !.Récit d’une machination politique dont nous mesurons aujourd’hui les effets…

Toutes les informations citées supra, peuvent être vérifiées, ce ne sont pas des affabulations, ceux qui chercheront à savoir et ne se laisseront pas manipuler par les médias découvrirons cette triste vérité.

MACRON L’HOMME PROVIDENTIEL ?

Tous les médias encensent Macron, un ancien ministre de M. Sarkozy donnait une longue interview intitulée: « La France va être amoureuse d’Emmanuel Macron » (sic). Dans les journaux, la radio, la télévision, l’émerveillement est général. Ce matin, sur radio bfm, un autre ancien ministre, de Chirac cette fois-ci, le compare à « Bonaparte » ben voyons !. Cette euphorie serait compréhensible si M. Macron pouvait se targuer d’une décision, d’un choix, d’un acte décisif pour l’avenir du pays, d’un seul geste d’un homme d’Etat confronté à la réalité. Aujourd’hui, tel n’est pas le cas. Son succès repose sur une élection étrange, dans un contexte extravagant, porté à bout de bras par les médias, les financiers et des circonstances invraisemblables.Peu de personnes ne se posent la question, comment un homme inconnu il y a un an ? Créé son parti en avril 2016 et lance sa campagne pour les présidentielles en novembre 2016 et trouve les financements et parrainages nécessaires.Miraculeusement, les affaires tombent en cascade sur Fillon ! Et les médias ne parlent que du FN et de Macron.La question que l’on doit se poser est : Qui est derrière cette machination grossière ?Donc nous avons décidé de mener notre enquête et beaucoup d’éléments sont troublants. 

Intéressons-nous à ce jeune Macron.

Emmanuel Macron avec Jacques Attali

Jacques Attali, le « découvreur » du jeune Macron

Enarque, il se retrouve à l’Inspection Générale des Finances, il rencontre Peter Brabeck PDG de chez Nestlé, qui le met en contact avec François Henrot de la banque Rothschild & Cie mais aussi Serge Weinberg président de Sanofi.

David Rotschild en compagnie de Macron

Macron et David Rothschild

Chez Rothschild on lui confie plusieurs dossiers sensibles qu’il résout avec succès, notamment la recapitalisation du journal le Monde. En 2012, il dirige l’une des plus grosses négociations de l’année, le rachat par Nestlé de la filiale « laits pour bébé » de Pfizer. Durant le passage chez Rothschild & Cie il gagnera plus de 32 millions d’Euros et non 2.8 millions comme il l’a déclaré. 

Les financiers français et européens commencent à s’intéresser à ce jeune homme prometteur, et y voient des intérêts. Avec l’aide de George Sarre et Jean-Pierre Jouyet, il devient secrétaire général adjoint de l’Élysée. Les financiers voulant contrer la politique de Hollande désirant s’attaquer à la finance et aux grandes entreprises. Il lui confie la tâche de convaincre Hollande d’aller vers un programme libéral en matière économique.

Macron est remarqué par Henri de Castrie président d’AXA mais aussi président du Groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou Club Bilderberg, un rassemblement annuel de plus d’une centaine de membres essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.Ils voient en lui l’opportunité de fléchir la politique économique et industrielle française et de contrer les syndicats, pour aller sur une politique libérale à l’anglo-saxonne.Cependant Macron ne parvient pas à son poste à faire fléchir Hollande et son gouvernement.Lors de la réunion du Groupe Bidelberg à Copenhague du 29 mai au 1 er juin 2014, la réunion compte de nombreux banquiers notamment de la Deutsche Bank, Christine Lagarde, Benoit Coeuré ancien de la BCE et Macron.

De Castrie et plusieurs banquiers se voient en présence de Macron. Il est donc décidé de faire pression sur Manuel Valls pour que Mr Macron soit ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d’Arnaud Montebourg trop instable. Jean-Pierre Jouyet est contacté et influence François Hollande.

Macron est donc nommé Ministre le 26 août 2014.

De Castrie voit Valls et lui suggère de faire un geste vis-à-vis du patronat, de redorer son blason, qu’il en serait récompensé. Le 27 août Valls participe à l’université d’été du MEDEF il a prononcé un discours salué par une longue « standing ovation ».Les financiers ont réussi leur coup. Leur prodige est à leurs bottes, il n’y a plus qu’à manipuler la marionnette.Le patronat est satisfait mais le trouve encore trop timide dans ses réformes, ils le poussent à faire la loi « Macron 2 ». Mais Valls s’y oppose et donne le projet de réforme à Myriam El Khomri.Les financiers sont furieux contre Valls et décident sa perte, Valls les a trahi. Cependant Macron réussi à inclure dans la loi : la réécriture du licenciement économique et le plafonnement des indemnités prud’homales. Valls rétrograde Macron dans l’ordre protocolaire du gouvernement à l’occasion du remaniement réduit de février 2016.Le 21 mars 2016 De Castrie, Gattaz (MEDEF), Mario Draghi (BCE), John Cryan DB, des financiers et les patrons des groupes de presse, Bolloré, Drahi, Bergé se réunissent à Francfort, et décident d’épauler Macron pour la création d’un parti dévoué à leur cause. Macron sera épaulé et financé pour créer un parti politique.

LIRE

http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/11/election-de-macron-le-saint-esprit-ou-les-banques.html

La manipulation est simple la presse écrite doit lui consacrer de nombreuses unes notamment la presse féminine et la presse destinée aux jeunes. La télévision doit le présenter comme le gendre idéal. Les patrons de presse créaient des groupes de travail uniquement dédiés à l’image et à la communication Macron. Bolloré a eu cette réflexion : « Puisque la mode est aux couguars et aux MILF mettons sa cougar à la une, c’est tendance, les jeunes vont kiffer ! ».Les financiers vont élaborer la création du parti. Ils créaient deux associations : l’« Association pour le renouvellement de la vie politique » et l’Association de financement du parti « Association pour le renouvellement de la vie politique » La deuxième sera financée par des fonds privés De Castrie et Gattaz invitent Mr Logerot le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avec Mr Dargnat qui prendra la présidence de l’association de financement du parti, un ancien de BNP Paribas Asset Management. La machine est en marche. Le 6 avril 2016 le parti est créé. L’argent des groupes financiers abonde, la campagne est lancée.


Fin avril 2016 Edouard Philippe maire du Havre est invité par De Castrie et Bolloré, à Paris, ces derniers l’invitent à soutenir Macron et l’invite à la réunion Bidelberg qui se tient du 10 au 12 juin 2016 à Dresde. Une réunion se tient avec Christine Lagarde, Baroso et d’autres financiers.A l’issue se tient une autre réunion à Berlin où il est décidé de faire de Macron le Président de La France sont présent des financiers, le directeur de la BCE, Drahi, Bolloré, Bergé et surprise : Mr Louvel Président du Conseil supérieur de la Magistrature. Ils sont rejoints le temps d’un diner par Madame Merkel. Mais aussi il faut décrédibilisé Hollande, un débat aura lieu le 14 avril 2016, les patrons de presse font pression sur Michel Field pour que ce soit Léa Salamé journaliste aux dents longues, multimillionnaire, le bobo moraliste qui aime le fric ! Le 14 avril 2016 elle fait son effet, face à François Hollande. En novembre les primaires de droite sont ouvertes, Fillon gagne, jugé trop frileux dans son programme par les financiers, ils décident de l’éliminer. 

Cette photo prise le 1er février 2017 à Paris montre une journaliste lisant le numéro du 1er février 2017 du journal satirique français « Le Canard Enchaine », avec un gros titre concernant le candidat à l’élection présidentielle française pour le parti de droite Les Republicains (LR) François Fillon aurait donné à sa femme de faux emplois et lu: « François Fillon proteste devant les enquêteurs: » Mais depuis que je dis à Pénélope, il n’a rien fait! «  ». Le 1er février, Fillon a réagi à de nouvelles affirmations selon lesquelles il aurait versé à sa famille des sommes énormes pour ses « faux emplois », accusant le gouvernement socialiste en place de réaliser ce qu’il a appelé un « coup d’Etat institutionnel ». Le scandale, qui a éclaté pour la première fois la semaine dernière, a mis fin à la campagne de Fillon. Un nouveau sondage a montré que l’ancien Premier ministre, qui avait été pendant des semaines le favori de la course, serait désormais éliminé au premier tour des élections en avril. Le 1er février 2017, le journal Canard Enchaine a annoncé que Fillon avait pris des dispositions pour que son épouse Penelope soit payée

L’affaire Fillon est lancée, bien d’autres élus de droite et de gauche font travailler leur conjoints où enfants, mais Fillon doit être éliminé. Des rendez-vous sont pris par des informateurs dépêchés par les grands groupes de presse avec des journalistes du Canard Enchaînés et de Médiapart, journaux qui ont vu leurs subventions augmentées en 2017 comme par hasard. Déchainement des médias sur Fillon, les journalistes bien obéissants et soi-disant indépendants se déchainent. Mais surtout ils prennent soin de ne pas dénoncer les autres politiques qui commettent les mêmes délits. L’homme à abattre c’est Fillon. De l’autre côté, ordre est donné d’axer sur le FN, sachant que lors d’une confrontation Macron Le Pen, Macron serait élu. La Machine médiatique est en route, les magistrats sont dans la course, peu importe si cette campagne est nauséabonde, mais Macron doit sortir vainqueur coute que coute.Lors d’une entrevue, entre Macron, Drahi, et Bolloré, Drahi lui dit : « Ne brusque pas les français, dis leur ce qu’ils veulent entendre, ce sont des veaux, ils veulent une idole, un homme providentiel, ils sont dans le délire présidentialiste. Ils haïssent les gens qui réussissent et gagnent de l’argent, ils veulent que tu sentes le pauvre. Sache les séduire et les endormir et nous aurons ce que nous voulons. Beaucoup de gens (financiers et grands patrons) comptent sur toi, ne les déçois pas ! Sers toi des gens du spectacle, du show-biz, ces arrivistes incultes, qui se disent de gauche parce que cela fait bien, qui critiquent les financiers et l’argent, mais sont les premiers à faire de l’évasion fiscale, tu verras ils viendront te lécher les fesses par intérêts, ce sont les pires, je ne les aime pas !»Bolloré lui dit : « Le Français veut de l’information instantané, du scoop, il ne réfléchit pas, du foot, des émissions débiles, du cul, de la bière et il est heureux, il faut leur servir ce qu’ils veulent ! »Réunion le 11 avril 2017 avec De Castrie, Drahi, Jouyet, Sarre et d’autres personnages influents avant le 1er tour des élections, la ligne médiatique est organisée, la presse est dévouée à Macron, mais Mélanchon inquiète, ainsi que le manque de confiance des français envers les politiques.Le 23 avril 2017 ils sont rassurés, Macron est en tête avec 24%.Le 23 avril 2017, Drahi félicite Macron et lui dit : «Tu es président les français n’auront jamais les couilles de voter Le Pen et les autres tordus vont venir te lécher les fesses et voteront pour toi ! » Cela se finit à la Rotonde avec effectivement des gens du show-biz et autres tordus qui viennent lui lécher les fesses. Macron savait qu’il était président. Le 24 avril la bourse prend 7 points, les places financières sont aux anges !

Ces élections présidentielles furent qu’à un seul tour, magnifiquement orchestrées par, les médias, la finance et le CAC 40, les français n’y ont vu que du feu !Le 7 mai 2017, Macron est élu et nos patrons de presse et autres vont mettre leur terrible plan « en marche ». Le spectacle du Louvre fut un délire narcissique dont l’analyse révèle bien des intentions que je qualifierais de « déviantes ».Loin des problèmes et attentes des Français.Faire élire 50% à l’Assemblée Nationale de personnes qui n’ont jamais touché à la politique où eut un mandat électoral.Cette manœuvre organisée depuis Paris dans le cadre d’un mystérieux processus de sélection afin d’achever d’affaiblir le pouvoir législatif, le cœur de la démocratie, en mettant en place une sorte d’aréopage de personnes désignées d’en haut par le nouveau pouvoir central qui seront à la botte du régime. Et personne ne se pose la question du financement de toutes ces investitures

.« Il faut que tout change pour que rien ne change »

.Le changement est devenu le deus ex machina de la politique. Il a suffi de le promettre pour avoir pu conquérir le pouvoir.Le peuple par ces élections a perdu sa souveraineté, maintenant le peuple élit la personne que les financiers et les patrons de presse ont choisie.Heureusement, 16 millions de personnes se sont abstenus ou ont voté blanc, signe qu’il y a des français qui font encore preuve d’intelligence, et ne se laissent pas manipuler. 

Le réveil va être brutal, les Français vont bientôt pleurer, à moins que…

Et en novembre 2018,,,surgissent de partout les Gilets jaunes

Gilets jaunes : des soutiens sont fichés depuis Israël

Promu par la chaîne BFM-WC du « sioniste » israélien Patrick Drahi, un obscur groupe de Gilets jaunes fiche ses milliers de soutiens à travers un site hébergé en Israël. Révélations.Samedi 1er décembre 2018, en ce jour de manifestation des Gilets jaunes, une nouvelle information corrobore l’intrusion du régime colonial et suprémaciste de Tel-Aviv dans la crise politique en cours.En résumé : constitué en association loi 1901, un obscur groupe de Gilets jaunes particulièrement promu à l’antenne par BFM-WC (chaîne du milliardaire franco-israélien et militant « sioniste » revendiqué Patrick Drahi) a fondé un site web collectant des milliers de soutiens nominatifs depuis…Israël.

Les Gilets jaunes crient des slogans et agitent des pancartes alors qu’ils participent à une manifestation contre le prix élevé du carburant à Rochefort, dans le sud-ouest de la France, le 24 novembre 2018, dans le cadre d’un mouvement qui s’est amplifié pour manifester contre le pouvoir d’achat stagnant sous le président français. – Les manifestations ont été déclenchées par une augmentation de la taxe sur le diesel, justifiée par le fait que le gouvernement appliquait une taxe anti-pollution, mais s’est transformée en un vaste front d’opposition au centriste Macron.

Troubles en France: pas de fin en vue

  • Le troisième groupe est extrêmement important: c’est le reste de la population. Les classes supérieures les traitent comme un poids mort regrettable et n’attendent d’eux que le silence et la soumission. Ses membres ont souvent du mal à joindre les deux bouts. Ils paient des impôts mais constatent qu’une part croissante est utilisée pour subventionner ceux-là mêmes qui les ont chassés de leurs maisons en banlieue.
  • Pour le moment, Macron ne semble pas vouloir reconnaître que ces personnes existent même.
  • Lorsque Macron a abaissé les taxes des plus riches, mais augmenté celles de ces « périphériques » au moyen d’une taxe sur les carburants, cela a été perçu comme la dernière goutte – en plus de sa condescendance arrogante.
  • « Aujourd’hui, la plupart de ceux qui protestent n’attaquent pas la police. Mais au lieu d’agir pour mettre fin à la violence, la police reçoit des ordres les poussant à être très violents. Je ne blâme pas la police. Je blâme ceux qui leur donnent des ordres. « . – Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, ville de la banlieue est de Paris où les émeutes de 2005 ont été extrêmement destructrices,
La police se bagarre avec un manifestant jaune le 18 décembre 2018 à Biarritz, en France.

Samedi, 26 Janvier ème 2019. « gilets jaunes » manifestations étaient organisés dans les principales villes de France. La mobilisation ne faiblissait pas. Le soutien de la population avait légèrement diminué mais restait considérable (60% à 70%, selon les sondages ). Le slogan principal est resté le même depuis le 17 novembre 2018: « Macron doit démissionner ». En décembre, un autre slogan a été ajouté:  » Référendum sur l’initiative citoyenne « .

Le gouvernement et le président français Emmanuel Macron ont tout mis en œuvre pour écraser le mouvement. Ils ont tenté des insultes et de la diffamation et ont affirmé que les manifestants étaient à la fois des  » personnes séditieuses  » qui souhaitaient renverser les institutions et des  » chemises brunes  » fascistes . Le 31 décembre, Macron les qualifiait de  » foules haineuses « . La présence de certains antisémites a conduit un porte-parole du gouvernement (à tort) à décrire le mouvement dans son ensemble comme  » antisémite « .

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a ordonné à la police de recourir à un degré de violence jamais observé depuis l’époque de la guerre d’Algérie (1954-1962). En France, au cours des deux dernières décennies, d’autres émeutes ont eu lieu à plusieurs reprises. En 2005, par exemple, lorsque tout le pays a été condamné à des incendies criminels et à des émeutes pendant des semaines, le nombre d’émeutiers blessés est resté faible. Mais la violence a des conséquences. Au cours des dernières semaines, 1 700 manifestants ont été blessés, parfois gravement. Dix-neuf ont perdu un œil; quatre ont perdu une main. Bien que les policiers français n’utilisent pas d’armes meurtrières, ils utilisent des lance-balles en caoutchouc et tirent souvent sur le visage des manifestants – une cible interdite par les règles d’engagement en vigueur . Les Français sont aussi les seuls police en Europe à utiliser des grenades Sting-Ball.

Macron n’a jamais traité les manifestants comme des personnes ayant des revendications légitimes, il n’a donc jamais prêté attention à leurs revendications. Il n’a accepté que de suspendre la taxe supplémentaire sur les carburants, qui devait commencer en janvier, et d’ accorder une légère augmentation du salaire minimum, ce qu’il n’a fait qu’après des semaines de manifestations.

Les journalistes disent que Macron pensait que le mouvement disparaîtrait après la fin de l’année. que la violence et le désespoir de la police inciteraient les manifestants à se résigner à leur sort et que le soutien de la population en général s’effondrerait. Rien de tel n’a eu lieu.

Il est clair que Macron ne veut pas répondre aux principales demandes des manifestants. qu’il ne démissionnera pas et qu’il refusera d’accepter un référendum d’initiative citoyenne. Il a apparemment décidé que s’il a dissous l’Assemblée nationale et a appelé à des élections législatives pour mettre fin à la crise – comme le président Charles de Gaulle a fait pour mettre fin à un soulèvement en mai 1968, comme autorisé par la Constitution française – il serait subir une défaite cinglante. Il peut constater qu’une majorité écrasante de Français le rejette . Il est donc apparemment déterminé à chercher une issue:

Macron a appelé à un  » grand débat national  » pour résoudre les problèmes auxquels le pays est confronté. Cependant, il est vite apparu que le « grand débat » serait pour le moins non conventionnel.

Macron a écrit une lettre à tous les citoyens français en les invitant à « participer », mais en disant explicitement que le « débat » ne changerait rien, que le gouvernement continuerait dans la même direction ( «Je ne l’ ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur les grandes orientations auxquelles je reste fidèle. « ) et que tout ce que le gouvernement a fait depuis juin 2017 resterait inchangé ( » Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises « ).

Il a ensuite confié l’organisation du « débat » et la rédaction des conclusions à deux membres du gouvernement, et demandé que des « registres de griefs » soient mis à la disposition du public dans toutes les mairies.

Macron a ensuite lancé le « débat » en rencontrant les maires de nombreuses villes, mais pas en public. Il semble s’être inquiété du fait que s’il organisait des réunions ouvertes au public, il serait immédiatement chassé par la foule.

Les deux premières réunions ont eu lieu dans de petites villes (2000 à 3000 habitants) et avec des maires que les organisateurs – choisis par Macron – ont autorisé à venir. Les organisateurs ont également sélectionné les questions à poser, puis les ont envoyées à Macron pour obtenir une réponse à la réunion.

La veille de chaque réunion, la ville sélectionnée était placée sous l’ administrationde légions de policiers. Toutes les voies d’accès à la ville étaient fermées et quiconque portait un gilet jaune ou un dans sa voiture était passible d’une amende. Toutes les manifestations dans la ville étaient catégoriquement interdites. La police a veillé à ce que la route empruntée par le convoi de Macron pour atteindre la ville soit vide de toute présence humaine pendant plusieurs heures avant l’arrivée du convoi.

Les chaînes d’informations télévisées ont été invitées à retransmettre l’intégralité des réunions, qui ont duré six à sept heures. Seuls quelques journalistes, également sélectionnés par Macron, ont eu la permission d’y assister.

Plusieurs commentateurs ont souligné que prétendre « débattre » était un non-sens, et que confier l’organisation du « débat » et la rédaction de ses conclusions aux membres du gouvernement, ainsi que l’organisation des réunions, montraient clairement que ces performances étaient un simulacre. .

Certains commentateurs ont souligné que le terme « registre des griefs » n’était plus utilisé depuis l’époque de la monarchie absolue, que les maires étaient traités comme de la cire et que placer les villes visitées par Macron était indigne d’une démocratie.

Un économiste français, Nicolas Lecaussin, qui a grandi en Roumanie, a écrit que ces réunions lui rappelaient celles de la Roumanie pendant le communisme.

L’auteur Éric Zemmour a déclaré que Macron essayait désespérément de sauver sa présidence mais que cette tentative serait vaine:

« Macron a perdu toute légitimité. Sa présidence est morte … Pendant trois mois, le pays s’est arrêté économiquement; et Emmanuel Macron, pour tenter de sauver sa présidence, inflige au pays deux mois de stagnation économique supplémentaire et deux autres mois de manifestations Quand la population comprend qu’elle a été trompée, la colère peut augmenter … La France est déjà un pays très mal en point. « 

L’économie française est en fait sclérosée. L’ Indice de liberté économique créé par la Heritage Foundation et le Wall Street Journal le classe au 71ème rang mondial (35ème sur les 44 pays de la région Europe) et note que « les dépenses publiques représentent plus de la moitié de la production nationale totale ». L’indice révèle également que « le budget est chroniquement déficitaire »; que « la corruption reste un problème et que » le marché du travail est chargé de réglementations strictes « , ce qui entraîne un taux de chômage élevé.

La France a perdu presque toutes ses usines (les emplois industriels ne représentent que 9,6% de l’emploi total). Son agriculture est en ruine malgré les énormes subventions européennes: 30% des agriculteurs français gagnent moins de 350 euros par mois et des dizaines se suicident chaque année. Dans le secteur de la haute technologie , la France est essentiellement absente.

Une fuite des cerveaux a commencé et ne montre aucun signe d’arrêt.

En parallèle, chaque année, 200 000 immigrants d’Afrique ou du monde arabe, souvent sans qualification, arrivent. La plupart sont musulmans et ont contribué à l’ islamisation de la France.

Quand un animateur de talk-show a récemment demandé à Zemmour pourquoi Macron ne plaçait pas l’intérêt du pays plus haut en tenant compte de la réalité sur le terrain, l’auteur a répondu :

« Macron est un technocrate. Il pense avoir toujours raison. Il a été programmé pour faire ce qu’il fait. Pour lui, la France et les Français ne comptent pas. Il est au service de la technocratie. Il fera exactement ce que souhaite la technocratie et une classe supérieure, [qui] sont totalement déconnectés de la masse de la population du pays … Ceux qui veulent comprendre doivent lire Christophe Guilluy. « 

Guilluy, géographe, a publié deux ouvrages: La France périphérique en 2014 et, quelques semaines avant le début du soulèvement, No society. La fin de la classe moyenne occidentale (« Aucune société. La fin de la classe moyenne occidentale « ). Il y explique que la population française est aujourd’hui divisée en trois groupes. Le premier groupe est une classe dirigeante , totalement intégrée à la mondialisation, composée de technocrates, de politiciens, de hauts fonctionnaires, de dirigeants travaillant pour des sociétés multinationales et de journalistes travaillant pour les grands médias. Les membres de cette classe vivent à Paris et dans les principales villes de France.

Le deuxième groupe vit dans les banlieues des grandes villes et dans des zones interdites ( » Zones Urbaines Sensibles « ). Il est composé principalement d’immigrants. La classe supérieure française, qui gouverne, recrute des personnes pour la servir directement ou indirectement. Ils sont mal payés, mais fortement subventionnés par le gouvernement et vivent de plus en plus conformément à leurs propres cultures et normes.

Le troisième groupe est extrêmement important: c’est le reste de la population. C’est ce groupe qu’on appelle  » la France périphérique « . Ses membres sont composés de fonctionnaires subalternes, de cols bleus et d’anciens cols bleus, d’employés en général, d’artisans, de petits entrepreneurs, de commerçants, d’agriculteurs et de chômeurs.

Pour la classe dirigeante, ils sont inutiles. La classe dirigeante au pouvoir les traite comme un poids mort regrettable et n’attend d’eux que le silence et la soumission.

Des membres de la « France périphérique » ont été chassés de la banlieue par l’afflux d’immigrés et l’émergence de zones interdites. La plupart de ces « périphériques » habitent à 30 kilomètres ou plus des grandes villes. Ils peuvent voir que la classe supérieure les rejette. Ils ont souvent du mal à joindre les deux bouts. Ils paient des impôts mais constatent qu’une part croissante est utilisée pour subventionner ceux-là mêmes qui les ont chassés de leurs maisons en banlieue. Lorsque Macron a abaissé les taxes des plus riches, mais augmenté celles des « périphériques » avec une taxe sur les carburants , cela a été perçu comme la dernière goutte – en plus de sa condescendance arrogante .

Dans une récente interview dans le magazine britannique Spiked , Guilluy a déclaré que le mouvement des « gilets jaunes » est un réveil désespéré de la « France périphérique ». Il a prédit que, malgré les efforts de Macron pour déplacer le problème, le réveil durerait et que ce soit Macron « reconnaîtra l’existence de ces personnes ou il devra opter pour un totalitarisme neutre ».

Pour le moment, Macron ne semble pas vouloir reconnaître que ces personnes existent même.

Selon François Martin , journaliste du mensuel Causeur , Macron s’est placé dans une impasse:

« Il doit prendre des décisions et il ne peut plus prendre de décision sans aggraver la situation … Macron devrait accepter de démissionner mais ne le fera pas. Il préférerait aller jusqu’au bout et se heurter à un mur … Le Les trois prochaines années seront un enfer pour les gilets jaunes et pour les Français « .

À la fin des manifestations à Paris le 26 janvier, des milliers de « gilets jaunes » avaient prévu de se rassembler pacifiquement sur l’une des places principales de la ville, la place de la République, pour un « débat » et apporter des réponses au débat. « débat » organisé par Macron. La police a reçu l’ordre de les disperser brutalement; Ils ont encore une fois utilisé des lance-balles en caoutchouc et des grenades Sting-Ball.

Jérôme Rodrigues, l’un des leaders du mouvement des « gilets jaunes », a été touchéau visage alors qu’il filmait des policiers sur une place voisine, la place de la Bastille. Il a perdu un œil et a été hospitalisé pendant plusieurs jours . D’autres manifestants ont été blessés.

Au printemps 2016, les gauchistes avaient organisé des débats aux mêmes endroits et avaient été autorisés à y rester pendant trois mois sans intervention de la police.

Dans un article décrivant les événements du 26 janvier, le chroniqueur Ivan Rioufol écrivait dans Le Figaro : « La répression semble être le seul argument de la caste au pouvoir, confrontée à une manifestation de grande envergure qui ne faiblira pas ».

Pourquoi les événements d’aujourd’hui sont-ils particulièrement laids, selonXavier Lemoine, maire de Montfermeil, une ville de la banlieue est de Paris où les émeutes de 2005 ont été particulièrement destructrices, est la suivante:

« En 2005, la police était clairement la cible des émeutiers et elle a fait preuve de retenue dans l’utilisation de la force pour faire baisser la violence. Aujourd’hui, la plupart de ceux qui protestent n’attaquent pas la police. Mais au lieu d’agir pour faire baisser la violence , la police reçoit des ordres les poussant à être très violents. Je ne blâme pas la police, je blâme ceux qui leur donnent des ordres « .

Le lendemain, dimanche 27 janvier, une manifestation était organisée par les partisans de Macron, qui s’appelaient eux-mêmes  » les foulards rouges « . La manifestation devait montrer qu’un nombre impressionnant de personnes était toujours du côté de Macron. Les organisateurs ont dit que dix mille personnes sont venues. Des vidéos montrent toutefois que le nombre semble avoir été beaucoup plus bas .

La France en chute libre

  • Les responsables français comprennent évidemment que les terroristes sont engagés dans une longue guerre et qu’il sera difficile de les en empêcher; ils semblent donc avoir cédé. Ces responsables sont sans doute conscients que les jeunes musulmans français se radicalisent de plus en plus. La réponse a toutefois été de renforcerles institutions musulmanes en France.
  • Au moment où le président Macron parlait, l’un de ses émissaires était au Maroc pour signer le Pacte mondial des Nations Unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, qui définit l’immigration comme « bénéfique » pour les pays hôtes. Dans ce cadre, les États signataires s’engagent à « renforcer les systèmes de fourniture de services intégrant les migrants ».
  • Un groupe de généraux à la retraite a publié une lettre ouverte dans laquelle il déclarait que la signature du Pacte mondial était un pas supplémentaire vers « l’abandon de la souveraineté nationale » et notait que « 80% de la population française pense que l’immigration doit être stoppée ou réglementée de manière drastique ».
  • L’auteur Éric Zemmour a décrit la révolte des « gilets jaunes » comme le résultat du « désespoir des gens qui se sentent humiliés, oubliés, dépossédés de leur pays par les décisions d’une caste méprisante ».

Le président français Emmanuel Macron semble espérer que la fatigue conduira les manifestants au « gilet jaune » à baisser les bras, mais rien ne semble encore le montrer. Au contraire, les « gilets jaunes » semblent consacrés à le faire tomber. Sur la photo: manifestants du « gilet jaune » le 15 décembre 2018 à Paris, en France.

 

 

 

Strasbourg, France. Marché de Noël. 11 décembre, 20h. Un homme criant « Allahu Akbar » tire sur les passants, puis en blesse plusieurs avec un couteau. Il assassine trois personnes sur le coup et en blesse une douzaine d’autres, parfois sévèrement. Deux mourront plus tard de leurs blessures. Le meurtrier s’échappe. Deux jours plus tard, la police l’a abattu .

Il était connu de la police. Lorsque des membres de la Direction générale de la sécurité intérieure et des gendarmes sont arrivés chez lui quelques heures plus tôt, il s’était échappé. Bien qu’ils sachent qu’il était un islamiste armé et dangereux, prêt à agir et que les marchés de Noël étaient et pourraient être des cibles probables, aucune surveillance n’était en place.

Le meurtrier, Cherif Chekatt, aurait en fait dû être tenu à l’écart de la rue. Il avait 29 ans, son nom figurait sur la liste des personnes accusées de radicalisation terroriste ( FSPRT ), et il avait déjà été condamné pour 27 crimes. Il était néanmoins libre, sans surveillance de la part de la police.

Son cas est similaire à celui de nombreux terroristes djihadistes en France au cours de la dernière décennie. D’ autres comprennent Mohamed Merah , qui a assassiné des enfants juifs à Toulouse en 2012; Cherif et Said Kouachi , qui ont assassiné la plupart des employés du magazine satirique Charlie Hebdo en 2015, et Amedy Coulibaly , qui a assassiné des personnes dans un supermarché casher quelques jours plus tard.

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Les gouvernements qui se sont succédé n’ont rien fait pour remédier à la situation. Au lieu de cela, ils ont prononcé des discours et ont posté des soldatsdans les rues. « Les jeunes Français doivent s’habituer à la menace d’attaques », avait déclaré en 2015 le Premier ministre, Manuel Valls . Deux ans plus tard, juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, toujours candidat, utilisait presque le mêmes mots. Le terrorisme, a- t- il déclaré , est « impondérable » et constituera une « menace qui fera partie de la vie quotidienne des Français pour les années à venir ».

Les lois françaises sont extrêmement laxistes . Même les tueurs en série et les terroristes ne sont pas condamnés à de longues peines de prison. La plupart des prisons sont devenues des postes de recrutement djihadistes. Actuellement, plus de 600 zones interdites sont sous le contrôle d’imams et de gangs musulmans. Les islamistes, apparemment « prêts à agir », se comptent par milliers . La police n’a tout simplement pas le personnel ni les ressources matérielles nécessaires pour tout contrôler

Les seuls dirigeants politiques qui ont proposé des lois plus sévères contre le terrorisme, ou qui ont déclaré que des mesures exceptionnelles étaient nécessaires – par exemple, un recours plus large aux bracelets de cheville électroniques – pour contrer les menaces croissantes, proviennent de partis considérés comme « de droite ». Les principaux médias ont immédiatement qualifié ces dirigeants d ‘ » extrémistes  » et leurs propositions ont été rejetées.

Macron et son gouvernement continuent leur triste tradition de se soumettre à la rectitude politique. Il semble qu’ils préfèrent apaiser les extrémistes plutôt que de les affronter.

Ces politiciens sont sans aucun doute conscients que de nouvelles émeutes pourraient avoir lieu. En 2016, Patrick Calvar, chef de la Direction générale de la sécurité intérieure française, a évoqué le risque élevé d ‘ »affrontements entre communautés », voire de guerre civile.

Ces responsables comprennent évidemment que les terroristes sont engagés dans une longue guerre et qu’il sera difficile de les en empêcher; ils semblent donc avoir cédé. Ces responsables sont sans doute conscients que les jeunes musulmans français se radicalisent de plus en plus. La réponse a toutefois été de renforcer les institutions musulmanes en France.

Bien que ces responsables voient vraisemblablement aussi que l’immigration musulmane en France se poursuit et que des centaines de milliers de migrants musulmans illégaux créent des problèmes de sécurité accrus, ils ne font rien pour inverser la tendance. Le nombre de déportations est en augmentation, mais reste rare: un peu plus de 26 000 personnes ont été déportées en 2017. Parallèlement, plus de 150 000 immigrants clandestins vivent en Seine Saint Denis, près de Paris. Macron, depuis qu’il est président, a répété à plusieurs reprises que ceux qui l’invoquaient pour expulser les immigrants clandestins étaient  » xénophobes« .

En fait, Macron et le gouvernement actuel encouragent davantage de migration: tous les immigrants clandestins en France reçoivent une aide financière s’ils le demandent, ainsi que des soins de santé gratuits ; et ils ne courent presque aucun risque d’être déportés.

Chaque année, plus de 200 000 permis de séjour sont délivrés (262 000 en 2017), y compris pour les immigrants clandestins. Nombre d’entre eux n’ont aucune compétence commerciale, certains perçoivent pendant des décennies le revenu minimum versé à une personne en difficulté.

Le soutien social aux migrants, qu’il soit légal ou non, augmente le coût d’un système de protection sociale de plus en plus coûteux. La France est aujourd’hui le pays le plus lourdement imposé du monde développé: les prélèvements obligatoires représentent plus de 45% du PIB. Le chômage est élevé à 9,1%. Les salaires typiques sont bas et stagnants. Un enseignant d’une école publique qui débute gagne 1 794 euros par mois (2 052 dollars). Après une année de service, un policier gagne encore moins: 1 666 euros par mois (1 906 dollars).

Macron, lors de son élection à la présidence, avait promis de stimuler la croissance et d’améliorer le pouvoir d’achat. Pour encourager les grandes entreprises multinationales à investir en France, il a réduit leurs impôts et supprimé un impôt sur la fortune . Ne souhaitant apparemment pas augmenter le déficit du budget français (2,6% en 2017), il a créé de nouvelles taxes et augmentéquelques taxes payées par l’ensemble de la population, y compris les taxes sur les carburants.

Il est dans ce contexte que le « gilet jaune » ( « gilets JAUNES ») manifestants – qui ont été des émeutes dans toute la France pour les huit week – ends, est entré en être . Ils ont juré de continuer à manifester.

Les nouvelles taxes, ainsi que l’augmentation des taxes existantes, ont plongé de nombreuses personnes dans une situation financière difficile . Beaucoup ont également estimé que la réduction des impôts sur les grandes entreprises, associée à la suppression de l’impôt sur la fortune des riches, était scandaleusement injuste. Ils constatent parfaitement que le manque de sécuritése propage, que l’immigration explose et que le gouvernement n’assure pas suffisamment de loi et d’ordre.

Les remarques de Macron, telles que comparer « ceux qui réussissent et ceux qui ne le sont pas » – ou son affirmation selon laquelle « la vie d’un entrepreneur est beaucoup plus dure que celle d’un employé » – lui ont donné méprise les pauvres et ne sait rien des problèmes auxquels ils sont confrontés. Certaines de ses déclarations, telles que « il n’y a pas de culture française  » ou que les Français sont des Gaulois « résistants au changement » – ont amené beaucoup à penser qu’il n’avait même pas de respect pour les Français ni pour la France.

La prolifération de radars de vitesse sur les routes et l’abaissement de la limite de vitesse à 80 km / h , mis à part les autoroutes, ainsi qu’une augmentation notable du nombre de contraventions pour excès de vitesse , n’ont pas non plus aidé ses cotes de popularité.

Enfin, une augmentation supplémentaire des taxes sur les carburants a déclenché une révolte qui ne s’est pas arrêtée à ce jour.

La première manifestation des « vestes jaunes », qui a eu lieu le 17 novembre , a spontanément rassemblé des centaines de milliers de personnes à travers le pays et a bénéficié du soutien de plus de 80% de la population.

Plutôt que de réagir rapidement et de dire qu’il comprenait les difficultés de millions de Français, Macron a attendu 10 jours jusqu’à ce qu’une deuxièmemanifestation, plus importante que la première, y réponde. Il a ensuite prononcé un discours sur l’environnement et souligné que des taxes sur les carburants étaient nécessaires pour lutter contre le « changement climatique ».

Ses propos semblaient totalement déconnectés de la détresse économique ressentie par le public.

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Quatre jours plus tard, le 1 er décembre , une troisième manifestation a attiré encore plus de monde que la deuxième. Les manifestants ont agité des drapeaux français et ont chanté l’ hymne national . Les personnes qui ont parlé à la télévision ont déclaré que Macron s’était moqué d’elles et lui avait rappelé ses promesses. Ils ont exigé sa démission , de nouvelles élections et un retour de la souveraineté au peuple.

Des gangs de banlieue ont pillé des magasins et détruit des biens. La police a été particulièrement brutale envers les manifestants, mais n’a pas pu empêcher le pillage ou la destruction.

Macron ne dit rien.

Le 8 décembre, jour de la quatrième manifestation, Paris était effectivement assiégée . Des véhicules blindés ont été déployés le long des principales avenues. Des milliers de policiers ont fermé l’accès au quartier de la résidence présidentielle, le palais de l’Élysée. Un hélicoptère a attendu dans la cour de l’Élysée, au cas où Macron aurait besoin d’être évacué. Le pillage et la destruction ont recommencé.

Lorsque Macron a finalement décidé de dire quelque chose, le 10 décembre, il a annoncé une légère augmentation du salaire minimum et la suppression de certains impôts. Il a promis d’ ouvrir un « débat national » et a annoncé la nécessité de revoir les règles relatives à l’ immigration . Cependant, au moment où Macron parlait, l’un de ses émissaires était au Maroc au nom de la France pour signer le Pacte mondial des Nations Unies pour des migrations sûres, ordonnées et régulières , qui définit l’immigration comme  » bénéfique  » pour les pays hôtes. Dans ce cadre, les États signataires s’engagent à « renforcer les systèmes de fourniture de services intégrant les migrants ». Le lendemain, l’ attaque terroriste près d’un marché de Noël à Strasbourg a eu lieu, dans lequel cinq personnes ont été assassinées.

La colère du public ne s’est pas apaisée. Les manifestants du « gilet jaune » qui ont parlé à la télévision les jours suivants ont déclaré que Macron n’avait manifestement pas pris la mesure de ce qu’ils disaient. Ils ont déclaré que parler de revoir les règles d’immigration lors de la signature du Pacte mondial – sans prendre en compte l’opinion de la population – montrait que Macron était un menteur .

Un groupe de généraux à la retraite a publié une lettre ouverte dans laquelle ildéclarait que la signature du Pacte mondial constituait un pas supplémentaire vers « l’abandon de la souveraineté nationale » et notait que « 80% de la population française pense que l’immigration doit être stoppée ou réglementée de manière drastique ».

« En décidant seuls de signer ce pacte », ont écrit les généraux , « … vous êtes coupable de déni de démocratie, voire de trahison, dans le respect de la nation ».

La ministre de la Défense, Florence Parly, a déclaré que la lettre des généraux était « inadmissible et indigne », mais n’a pas contesté les arguments qu’elle énonçait. Encore une fois, Macron ne dit rien.

Le 22 décembre , lors de la cinquième manifestation des « gilets jaunes », les manifestants étaient moins nombreux mais leur colère semblait plus vive. Les appels à la démission de Macron sont venus de partout. Une marionnette représentant Macron était symboliquement décapitée par une guillotine d’imitation . Une sculpture représentant une main jaune , ressemblant au logo de SOS Racisme , la plus ancienne organisation luttant contre le « racisme » et « l’islamophobie » en France, a été incendiée.

Les antisémites ont saisi l’occasion pour donner leurs opinions habituelles , mais ils étaient marginaux. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a toutefois utilisé leurs commentaires pour attaquer les manifestants du « gilet jaune ». Il a envoyé un tweet disant que les « gilets jaunes » étaient « des lâches, des racistes, des antisémites » et qu’ils étaient du genre à organiser des coups d’État. Un peu plus tôt, il avait dit que quoi qu’il arrive, Macron ne « changerait pas de cap ».

Macron semble espérer que la fatigue conduira les « gilets jaunes » à baisser les bras, mais rien ne semble encore le montrer. Au contraire, les « gilets jaunes » semblent consacrés à le faire tomber. Ceux à la télévision disent qu’ils sont déterminés à se battre  » jusqu’au bout « . Le préjudice économique est considérable. les premières estimations s’élevaient à des centaines de millions d’euros.

« Macron et son équipe » , a récemment écrit Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro , « aurait tort de croire que si la mobilisation faiblit pendant la trêve de Noël, cela signifie qu’ils sont hors du bois ».

L’auteur Éric Zemmour a décrit la révolte comme le résultat du « désespoir de ceux qui se sentent humiliés, oubliés, dépossédés de leur pays par les décisions d’une caste méprisante ». Il a conclu qu’il pensait que Macron avait perdu toute légitimité et que sa présidence était terminée .

Le commentateur de la radio, Jean-Michel Aphatie, a déclaré que la présidence et le gouvernement « tenaient bon », et que la lettre publiée par les généraux est un signe fort que les institutions françaises sont profondément ébranlées. « Si la police faiblit », at-il souligné, « la France pourrait rapidement sombrer dans le chaos ».

Le 20 décembre, deux jours avant la cinquième manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont organisé une manifestation devant le palais de l’Élysée. Le vice-président d’une organisation composée d’officiers de police a déclaré que de nombreux membres étaient épuisés, avaient de la sympathie pour la révolte et étaient prêts à la rejoindre.

Le lendemain, le gouvernement augmenta les salaires des policiers et leur paya des millions pour les heures supplémentaires – des paiements en retard depuis des mois.

« Les autorités ont vraiment peur que la police ne les reproche « , a commenté le journaliste Jean-Michel Aphatie. « C’est difficile à imaginer. C’est là où nous sommes en France, aujourd’hui ».

La popularité du Macron est en chute libre; il est tombé à 18%. La popularité d’aucun président français n’est tombée si bas, si rapidement. Flore Santisteban, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, a cité des enquêtes montrant que Macron cristallise désormais « une haine intense et peut-être plus que la haine: la rage ».

De nombreux commentateurs se demandent comment Macron pourra encore gouverner dans les semaines à venir et demandent s’il pourrait être contraint de démissionner et d’appeler à des élections présidentielles anticipées.

Plusieurs analystes ont annoncé que cette fois-ci, Marine Le Pen, chef du parti populiste de droite, le Rassemblement national, pourrait être élue présidente. Les thèmes de sa campagne présidentielle en 2017 ressemblaient aux revendications du mouvement « gilet jaune ».

Macron ne dit toujours rien. Il n’est nulle part en vue . Ses seules déclarations publiques récentes ont été faites dans des pays étrangers: Belgique et Tchad. Sa dernière apparition publique en France a eu lieu le 4 décembre , dans le Massif Central, tard dans la soirée. Il est allé voir les dégâts causés à un bâtiment officiel en partie brûlé par des vandales. Bien que sa visite fût inopinée, des dizaines de « gilets jaunes » sont arrivés, l’ont insulté et il est rapidement parti.

 

Les sondages montrent que le Rassemblement national de Le Pen pourrait remporter les élections au Parlement européen de mai 2019 avec 24% à 25% des voix. Un autre parti nationaliste de droite, Debout la France! (France, Stand Up!), Dirigé par le député Nicolas Dupont-Aignan et allié au parti du Rassemblement National, pourrait obtenir 8%. Le total représenterait 32% à 33% des voix. La République en Marche de Macron Le parti, créé il y a deux ans, n’obtiendrait que 18% des suffrages.

L’élection au Parlement européen n’a pas d’impact direct sur la vie politique française. Un tel résultat, cependant, constituerait un désaveu cinglant de Macron – s’il parvient à rester au pouvoir jusqu’alors.

Il y a quelques mois, Macron s’est présenté comme le champion d’une Europe ouverte, « progressiste » et multiculturelle et a décrit les défenseurs de la souveraineté nationale et tous ceux qui sont hostiles à l’immigration et au multiculturalisme, comme des  » lépreux  » et des partisans du  » nationalisme belliqueux  » vantant le rejet de l’autre « . Il feignit facilement de triompher d’eux.

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En juillet 2017, il a laissé entendre qu’il gouvernerait comme le dieu romain Jupiter . Il ne tarda pas à tomber de son piédestal.

Le soir du 31 décembre, Macron a offert aux Français ses voeux pour l’année 2019. Il ne s’est pas excusé. Il a ignoré les griefs des manifestants du « gilet jaune » et de leurs partisans. Il a simplement déclaré que « la colère a éclaté » et que « l’ordre sera maintenu sans indulgence ». Il a décrit en termes positifs tout ce qu’il avait fait depuis son accession à la présidence. Il a ajouté qu’il « avancerait » dans la même direction sans rien changer: « J’ai l’intention de continuer à suivre la ligne tracée depuis le premier jour de mon mandat ». Il a décrit ses opposants politiques comme des « extrémistes », des « démagogues » et des « mégaphones d’une foule remplie de haine ». Il a encore dit que le « 

Un grand nombre des manifestants du « gilet jaune », interviewés à la télévision, ont semblé contrariés; certains ont dit qu’ils avaient même décidé de ne pas écouter le discours. Les opposants politiques de Macron le critiquèrent sévèrement. Nicolas Dupont-Aignan a écrit:

« Ce soir, les Français ont eu la confirmation qu’Emmanuel Macron n’avait rien appris des événements de 2018. Alors que sa politique rassemblait plus de 75% des Français contre lui, il semblait déterminé à continuer, au mépris de la démocratie. »

Laurence Saillet, du parti de droite modéré, Les républicains, a déclaré :

« J’ai l’impression que pendant que les » vestes jaunes « protestaient, il était sur une autre planète … Il n’a pas pris la mesure de la colère du pays. Il ne fait pas de mea culpa, il a même évalué positivement ses actions, précisément ce qui est rejeté par le français. »

Marine Le Pen a tweeté : « Ce président est un imposteur. Et un pyromane. »

Le 3 janvier, Eric Drouet, l’une des principales figures du mouvement des « gilets jaunes », a été arrêté par une dizaine de policiers alors qu’il se rendait à la Place de la Concorde, dans le centre de Paris, pour allumer des bougies et rendre hommage aux blessés. ou tué depuis le début des manifestations. Il marchait paisiblement sur le trottoir avec 15 à 20 de ses amis. Aucun d’entre eux ne criait, ne portait de banderole ou même un gilet jaune. Drouet a été inculpé pour avoir organisé une manifestation illégale. Les opposants politiques de Macron ont déclaré que Macron ajoutait de l’essence à l’incendie.

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Le 4 janvier, après la première réunion du cabinet de l’année, Macron a demandé au porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, de déclarer que « ceux qui continuent à protester … sont des agitateurs qui font la promotion de l’insurrection », et que le gouvernement doit « aller plus loin, plus fort façon ».

Samedi 5 janvier, des milliers de « gilets jaunes » ont à nouveau manifesté , réclamant la démission de Macron. Ils ont enfoncé les portes de l’immeuble de bureaux de Griveaux alors qu’il se sauvait. Le soir, les rues de Paris et d’autres villes ressemblent de nouveau à des champs de bataille .

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