Le Québec sous contrôle du crime organisé:LES COCHONS DE BPR ET DE NATHALIE NORMANDEAU

Cochons

 

 

 

ST-IRÉNÉE, QUÉBEC-Aujourd’hui, nousêtre le plus important scandale à avoir jamais plané sur le Québec.
Toute cette histoire a débuté en 1997 quand le premier ministre Lucien Bouchard a déclaré que l’industrie porcine serait le fleuron de l’agriculture québécoise.
Maintenant, il est établi que la firme d’ingénieurs-conseils BPR conseille depuis cette époque l’industrie porcine et l’Union des producteurs agricoles (l’UPA). BPR emploie quinze cents personnes et fournit toute la gamme de services-conseils en ingénierie aux entreprises spécialisées industrielles et aux organismes publics et privés.
Ensuite, il a aussi été établi que c’est l’UPA qui dicte les réglements sur la protection des bandes riveraines des cours d’eau. Je n’invente rien, des documents publics existent qui appuient mes dires. Le 15 juin 2002, le ministre de l’Environnement du Québec d’alors, André Boisclair, a fait adopter à la vapeur, sous le baillon, un règlement qui a réduit de trente à trois mètres la bande de protection des cours d’eau en regard des fertilisant. Pour les cours d’eau servant à l’alimentation, la distance a été abaissée de soixante-quinze à quinze mètres.
Ce qui n’a encore jamais été dit nulle part dans les médias, c’est que ce même règlement a annulé toute protection pour les cours d’eau de deux mètres par deux mètres, soit les ruisseaux qui traversent les champs et qui alimentent les lacs et les rivières, et les sources d’eau. On peut épandre du lisier de cochon directement dans ces cours d’eau en toute légalité, et on ne s’en prive pas. C’est à la demande de l’UPA, conseillée par BPR, que cette disposition a été adoptée par le législateur. Résultats de toute cette réglementation : de larges nappes phréatiques ont été contaminées, des rivières polluées, des lacs détruits. Un cochon pollue deux fois et demi de plus qu’un être humain, on leur administre aussi des quantités phénoménales d’hormones de croissance et d’antibiotiques qui filent dans les cours d’eau; les neuf millions de porcs du Québec polluent donc comme une population d’environ vingt-deux millions d’habitants, et bien davantage encore.

Lucien Bouchard en compagnie d'un autre ami de la famille Desmarais:Jean Charest. Libéraux et péquistes unis dans un même combat:le contrôle du peuple et de l'argent.
Lucien Bouchard en compagnie d’un autre ami de la famille Desmarais:Jean Charest.
Libéraux et péquistes unis dans un même combat:le contrôle du peuple et de l’argent.

Si cette industrie était rentable, l’acceptabilité de la chose serait peut-être plus facile. Mais elle ne l’est pas. Chaque cochon coûte cent-cinquante dollars à élever, soixante-quinze dollars doivent être versés en subventions pour y parvenir. Alors, quel peut bien être l’avantage pour le Québec d’une telle industrie? L’industrie réclame des centaines de millions de dollars en subventions pour subsister. Alors quoi?
Dans la municipalité de St-Irénée, dans Charlevoix, on a construit une usine d’eau potable au coût de trois millions six cents mille dollars. Les travaux ont été confiés à la firme BPR, sans appel d’offres, par la ministre Nathalie Normandeau. L’usine produit assez d’eau pour satisfaire cinq fois les besoins de cette municipalité où seulement trois-cent-cinquante personnes sont branchées sur le réseau d’aqueduc ! Elle a été construite après que la firme BPR ait effectué des sondages dans les environs pour trouver une source d’eau et que ses ingénieurs aient rapporté qu’il n’y en avait pas. Mais des résidents de l’endroit sont passés aux endroits où BPR était allé, et ils ont trouvé une source d’eau bien riche, propre et bien abondante. À St-Irénée, dans Charlevoix, on a donc construit une usine d’eau cinq fois trop grosse…et pour rien du tout; il y avait déjà tout ce qu’il fallait en eau.
St-Irénée n’est pas un cas unique au Québec. Un peu partout, des usines d’eau potable ont ainsi été construites à coûts élevés, avec l’approbation subventionnée par la ministre Normandeau, rapportant des milliards aux firmes d’ingénieur-conseil, le tout parce que les nappes phréatiques étaient contaminées par une industrie hyper-polluante, déficitaire, et subventionnée elle-aussi à coups de milliards. Alors quoi? Qu’est-ce qu’il y a derrière tout ça? Le président de BPR, Pierre Lavallée, qui a démissionné à la suite de sa comparution à la Commission Charbonneau où on n’a pas abordé toute cette question d’usine d’eau potable. Pourtant, parenthèse, la Commission Charbonneau a été mise au courant de toutes ces données. Monsieur Lavallée remplaçait Paul Lafleur, président au moment de la construction, sans appel d’offres, répétons-le, de l’usine de peau potable de St-Irénée. D’ailleurs, tous les projets de construction publics qui s’effectuent à St-Irénée le sont par BPR et toujours sans appel d’offres.
Paul Lafleur était jusqu’à récemment président du conseil d’administration du Domaine Forget, un vaste domaine champêtre où des étudiants viennent suivre des cours de musique. Le domaine est ouvert environ six mois par année. Il reçoit des subventions du gouvernement du Québec, d’Hydro-Québec, de riches mécènes comme monsieur Lafleur et la famille Desmarais de Power Corporation, laquelle a un aéroport à sa disposition, tout près, au sommet d’une colline de St-Irénée. De jour comme de nuit, des Learjet viennent s’y poser, débarquant passagers et marchandises en toute franchise car il n’y a là aucun douanier pour embêter personne.
Monsieur Lafleur est souvent appelé « le génie de l’eau » pour la science dont il a fait preuve à BPR. Prenons maintenant le temps de nous résumer un peu. Monsieur Lafleur a pris la direction de la firme en 1991. Il l’a notamment développée en appuyant, via les conseils fournis à l’UPA, le développement de l’industrie porcine, puis en conseillant cette même industrie qui a dicté la réglementation la concernant au gouvernement du Québec. C’est sous l’impulsion des conseils de BPR que la protection des bandes riveraines a été réduite par le gouvernement du Québec à presque rien et, dans le cas des ruisseaux et des petits cours d’eau, à néant, contaminant les nappes phréatiques, les plus gros cours d’eau, et entraînant la nécessaire construction, par BPR , d’usines d’épurations des eaux et d’usine d’eau potable. Et voilà : d’un côté, on s’est assuré de polluer, de l’autre on a fait des milliards en dépolluant et en usines d’eau potable, tout en étant largement subventionné par la ministre Normandeau. Et la boucle est bouclée.
Il est intéressant de noter, quand on regarde la liste des donateurs au Domaine Forget, qu’ils bénéficient généralement de généreux contrats publics d’Hydro-Québec, souvent sans appels d’offres, comme c’est le cas pour BPR.
Finalement, si on avait voulu détruire les ressources en eau du Québec pour faire faire des milliards aux firmes de génies-conseils en usines inutiles, on n’aurait pas agi autrement.

 

Nathalie Normandeau 002

Écrit par François Harvey,reporter, pour la Fédération des groupes révolutionnaires du Québec

 

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PAULINE MAROIS, AGENTE OFFICIEUSE DU CLAN DESMARAIS

Pauline Marois et Claude Blanchet ...il y a presque 4 ans.
Pauline Marois et Claude Blanchet …il y a presque 4 ans.

 

SAINT-IRÉNÉE, QUÉBEC-Madame Pauline Marois était dans sa circonscription de Charlevoix le 15 juin dernier pour l’inauguration d’une nouvelle résidence pour étudiants au Domaine Forget, camp musical de grand luxe situé à Saint-Irénée. De grand luxe, qu’on en juge : 4,8 millions de dollars, dont 2 millions venaient de Québec, ont été investis dans un immeuble abritant 30 chambres seulement, ce qui revient à 160 mille dollars la chambre, le prix d’une maison. Le Domaine Forget étant ouvert environ six mois par année, ça nous donne une idée de l’ampleur de cette dépense, au moment où on veut couper dans l’aide sociale et les garderies.

Le Domaine Forget est un lieu fréquenté par la haute bourgeoisie charlevoisienne, Paul Desmarais et sa femme en étaient des mécènes. Le nouveau pavillon a été baptisé PAVILLON PAUL LAFLEUR, du nom de l’ancien président de la firme d’ingénierie BPR, et ancien pdg du Domaine Forget, un homme impliqué jusqu’au robinet dans le scandale des compteurs d’eau et dans de multiples activités de corruption au Québec. Monsieur Lafleur, qui a été remplacé à la tête de BPR, par Pierre Lavallée qui a déclaré à la Commission Charbonneau que « les activités de BPR étaient honteuses. » Paul Lafleur a moussé la construction à Saint-Irénée d’une usine de filtration de l’eau potable de 2,8 millions de dollars, une usine cinq fois trop grosse pour les besoins de la municipalité, et inutile parce qu’il y avait de l’eau en quantité dans les puits de Saint-Irénée, mais dont il appert qu’elle sert finalement surtout aux besoins du Domaine Forget. Madame Marois, alors dans l’Opposition, avait porté le dossier auprès de la ministre libérale aux Affaires municipales Nathalie Normandeau, et c’est sans difficulté que les sommes furent décaissées dans cette circonscription dont le plus riche des habitants était le milliardaire Paul Desmarais, lequel était un proche de monsieur Lafleur.

C’est curieux, il y a eu un black-out sur cette information dans les médias. Ni les quotidiens de Gesca (La Presse, Le Soleil) , ni Radio-Canada, commanditaire et diffuseur officiel du Domaine Forget, n’ont parlé de cette inauguration. Seul Le Charlevoisien, le journal local, a mentionné dans un entrefilet, dans sa dix-septième page, le baptême de ce nouveau pavillon. Le Domaine Forget a été si grassement subventionné pour ce projet qu’il dispose même d’un million de dollars de trop, qu’il va dépenser en travaux futurs…

Tout comme Jean Charest avant elle et Lucien Bouchard auparavant, madame Marois est proche de la famille Desmarais. Elle est une grande amie d’Hélène Desmarais, épouse de Paul Desmarais Jr, l’actuel président de Power Corporation, et présidente du Conseil d’administration de HEC Montréal; alors qu’elle était aspirante chef du Parti Québécois, elle avait assisté à la remise de la médaille de l’Ordre du mérite de l’Association des diplômés de l’Université de Montréal à Hélène Desmarais en compagnie d’une brochette d’invités triés sur le volet parmi lesquels on retrouvait le premier ministre Jean Charest et le président d’Hydro-Québec Thierry Vandal. Et comme une médaille ne vient jamais seule, madame Marois, en tant que premier ministre, a décerné le 6 juin dernier la Médaille de l’Ordre du Québec à madame Hélène Desmarais, « l’une des personnalités les plus influentes du milieu des affaires », lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’Assemblée nationale. Madame Desmarais est assurément très influente dans le milieu des affaires, son mari dirige les destinées d’une foule d’entreprises au Québec et à l’étranger; ils doivent bien s’en parler un peu lors de leurs soupers en tête-à-tête.

Après Lucien Bouchard, après Jean Charest, madame Pauline Marois a adopté l’agenda de Power Corporation qui organise chaque année à Montréal depuis dix-neuf ans le Forum international des Amériques voué à l’établissement d’un Nouvel Ordre Mondial. Parmi les sociétés dans lesquelles Power Corporation a des participations et qui dessinent ce nouvel ordre, on compte notamment GDF Suez, la pétrolière TOTAL, le quotidien LA PRESSE, qui est demeuré très discret sur la tenue de ces assises. Les centaines de participants triés sur le volet à ces travaux qui se sont tenus à l’Hôtel Bonaventure ont été chaleureusement accueillis par madame Marois. C’est Power Corporation qui organise cette conférence des piliers de l’ordre mondial et qui fixe l’ordre du jour. Dans l’échelon des partenaires à ces assises, les gouvernements du Québec et du Canada arrivent au cinquième rang.

Madame Marois, on le voit, est une proche collaboratrice de Power Corporation et une amie de la famille. On se demande un peu d’ailleurs ici, dans Charlevoix, comment il se fait qu’elle soit députée de la circonscription, si ce n’est pour se rapprocher du véritable pouvoir financier qui siège à Sagard, au château des Desmarais, non loin d’ici. Après tout, elle n’a pas d’attaches ici, elle ne vient pas d’ici, et on ne la voit jamais ici. Elle demeure à Montréal dans le luxueux condo dont elle vient de faire l’acquisition avec son mari Claude Blanchet et, si elle s’est fait construire une propriété à Saint-Irénée, ses visites dans le coin demeurent fort discrètes.

Madame Marois et son mari sont riches, ce qui n’est pas un tort en soi. Dans son autobiographie écrite en 2008, madame Marois écrit ceci : « Quelques mois après notre mariage, Claude (Blanchet) fut embauché chez Power Corporation (…) Cette compagnie venait d’acquérir Campeau Corporation et son propriétaire (Paul Desmarais) offrit à Claude de le représenter en tant qu’assistant du président, Robert Campeau, à Ottawa. (…). Je puis toutefois aller le rejoindre lorsque je reçus le mandat de travailler avec des groupes communautaires qui combattaient avec acharnement le grand projet de développement immobilier d’édifices administratifs du gouvernement fédéral mis en œuvre par le premier ministre P.E. Trudeau, Desmarais (sic), Campeau et mon mari, Claude, sans tenir compte des besoins et conditions de logements de la population. Nous nous sommes installés, Claude et moi, à Ottawa dans un logement meublé que nous louions de Campeau Corporation (Desmarais-Power Corp). C’était la première fois que nous avions de beaux meubles. »(…) « Je travaillais le jour pour aider les Québécois délogés et le soir je retournais à Ottawa rejoindre mon mari et ses riches associés discuter de leur œuvre à Hull (au Québec) dans les grands hôtels d’Ottawa. » Comme cynisme, on peut difficilment faire mieux.

Madame Marois est une femme de théâtre, une comédienne. Elle a l’habitude de jouer sur deux tableaux à la fois. Elle arborait le carré rouge au printempss 2012 mais ça ne l’a pas empêché d’indexer les droits de scolarité. Elle tapait sur des casseroles, mais fit taper sur des étudiants encore quelques mois plus tard. Elle se dit pour l’indépendance du Québec mais travaille contre l’unité des forces souverainistes. Elle est proche de BPR, une firme d’ingénierie impliqués dans les plus gros scandales de corruption de ces dernières années au Québec, et proche de la famille Desmarais. Elle dit aimer le Québec, mais elle n’a pas hésité, après avoir annulé tous les projets de mini-centrales hydroélectriques mis de l’avant par son prédécesseur, de mettre la hache dans la grandiose chute de la rivière Ouiatchouan de Val-Jalbert, un projet dans lequel, au passage, BPR a retiré jusqu’à maintenant près d’un million de dollars, et ce n’est pas fini.

Elle prétend être indépendante des puissances d’argent, mais organise sous la houlette de Power Corporation le Nouvel Ordre Mondial qu’on veut imposer à l’échelle du Québec, des Amériques et du monde.

Madame Marois n’est pas celle que l’on croit. Il est grand temps de s’en rendre compte. Elle fait partie de l’establishment financier qui veut asseoir sa domination sur les Québécois et les peuples de ce monde.

 

Source: François Harvey ,reporter