Astronomie:Ce que l’on sait d’« Oumuamua », l’objet céleste qui venait d’ailleurs

 

Parmi les curiosités scientifiques qui parviennent à capter sans faillir l’attention du grand public, la vie extraterrestre est sûrement l’un des sujets qui fascine le plus. Le dernier exemple en date concerne l’objet astronomique 1I/2017 U1, autrement appelé « Oumuamua ». Cette comète, ou ce que l’on croit être une comète, avait beaucoup fait parler d’elle à l’automne 2017, lorsqu’elle fut découverte, puisque c’est le premier objet dont on sait qu’il ne vient pas du système solaire à être observé par l’homme. Un objet interstellaire, donc, qui, venant de la constellation de la Lyre, s’est approché jusqu’à 45 millions de kilomètres du Soleil avant de ressortir rapidement du système solaire en direction de la constellation de Pégase.

En plus d’être certifié « objet venant d’ailleurs », « Oumuamua » avait également surpris par sa forme très inhabituelle (dix fois plus long que large) ainsi que sa vitesse élevée. Des propriétés curieuses qui ont valu à celui-ci d’être très médiatisé à l’époque. A la suite de sa découverte, le 19 octobre, plusieurs télescopes ont suivi sa course à travers le système solaire jusqu’à ce qu’on perde sa trace début janvier 2018, au fur et à mesure qu’il s’éloignait du Soleil, l’objet étant relativement petit (long de quelques centaines de mètres, environ).

Une représentation artistique d’« Oumuamua », publiée par l’Agence spatiale européenne le 27 juin 2018.
L’objet céleste Oumuamua

 Une représentation artistique d’« Oumuamua », publiée par l’Agence spatiale européenne le 27 juin 2018.

Une hypothèse « exotique »

Disposant des données d’observation sur soixante-seize jours, plusieurs équipes d’astronomes se sont penchées sur « Oumuamua » en tentant de déterminer sa nature exacte. Est-ce un astéroïde ? Une comète ? Ni l’un, ni l’autre, suggère un article scientifique soumis à la revue The Astrophysical Journal Letters, mais déjà lisible en prépublication. Les deux auteurs, co-titulaires de la chaire d’astronomie de l’université de Harvard, y proposent une hypothèse plus « exotique », celle d’une origine artificielle et donc d’une civilisation extraterrestre. Il n’en a pas fallu plus pour susciter l’intérêt de la presse et médiatiser le point de vue des deux astronomes américains. Mais celui-ci a attiré de vives critiques, tant cette hypothèse reste hautement improbable.

L’article n’a pas été encore publié dans sa version finale

Les conclusions des travaux de MM. Shmuel Bialy et Abraham Loeb sont à prendre avec précaution, non pas parce qu’elles sont exotiques, mais parce que l’hypothèse formulée n’est pas la meilleure explication quant à la nature réelle d’« Oumuamua ». Outre le fait que l’article n’a pas été encore publié dans sa version finale et n’a donc pas été relu et corrigé avant sa publication (un élément qui invite toujours à la précaution), celui-ci écarte très rapidement la piste privilégiée par d’autres travaux, celle selon laquelle « Oumuamua » est plus probablement une comète.

A l’origine du désaccord sur la nature réelle de ce rocher interstellaire, se trouve le fait que l’objet est plus rapide que ce qu’il devrait être, selon les simulations faites au sol. Une différence entre les calculs et les observations qui surprend alors les astronomes. Ils en concluent que l’objet a subi une accélération qui n’est pas due à l’influence gravitationnelle naturelle du système solaire, mais bien par un facteur encore inconnu.

Des calculs corrects

Et c’est précisément cette question que tente de trancher l’étude de Shmuel Bialy et Abraham Loeb. Mais ceux-ci partent du postulat que « Oumuamua » n’est pas une comète active et ne peut ainsi pas avoir d’activité sur sa surface qui puisse expliquer ladite accélération (comme un dégazage par exemple, une transformation de la glace d’une comète en gaz à la surface, lorsque celle-ci s’approche du Soleil). En l’absence d’activité cométaire, les deux astronomes tentent d’expliquer la vitesse de l’objet par l’influence du vent solaire (c’est-à-dire les flux de matière éjectés à haute vitesse par le Soleil) et en concluent que l’explication est valide à condition qu’« Oumuamua » soit très léger, aussi léger qu’un astéroïde de petite taille.

Leurs calculs sont corrects, puisque d’autres équipes ont également estimé que le vent solaire pouvait expliquer le phénomène à condition que l’objet soit bien plus léger que tout ce qu’on a pu observer auparavant ayant une taille similaire. Mais là où celles-ci ont considéré une densité si faible comme peu probable, au regard des autres explications possibles, MM. Bialy et Loeb s’interrogent sur un potentiel nouveau type d’objets interstellaires fins et légers, qui nous seraient jusque-là inconnus, et en profitent pour y glisser la suggestion d’une éventuelle origine artificielle, évoquant « une possibilité qu’Oumuamua soit une voile solaire, voyageant dans l’espace interstellaire, tels les restes d’un équipement technologiquement avancé ».

Si une telle hypothèse ne peut, en effet, jamais être exclue, elle n’a aucun fondement pour autant et n’est pas satisfaisante du tout pour nombre de confrères et de consœurs.

« Ce qu’ils avancent ne correspond pas aux données »

Des travaux menés par l’équipe de l’astronome italien Marco Micheli, et publiés le 27 juin 2018 dans la revue Nature, démontrent qu’« Oumuamua » présente une luminosité, une densité et des propriétés thermiques similaires à celles d’une comète. Micheli et ses collègues se sont attachés à expliquer ce changement de vitesse par toutes les causes possibles, y compris le vent solaire. La seule explication physique plausible aux yeux de ces astronomes est celle d’un dégazage, impliquant que l’objet soit bel et bien une comète. Si les télescopes n’ont pas détecté de dégazage, les chercheurs font valoir que « l’absence d’activité observée est possible lorsqu’un corps cométaire est entouré d’un mince manteau isolant » et soulignent également que leur hypothèse est cohérente avec « les accélérations déjà observées chez des comètes du système solaire ».

« L’idée d’une voile solaire ne peut pas correspondre à ce qui a été observé »« Ce que MM. Loeb et Bialy avancent ne correspond pas aux données recueillies sur l’objet », a fait savoir, de son côté, Lucie Maquet, astronome à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), interrogée par Le Monde – ce qui invaliderait nécessairement les conclusions de l’article. Selon elle, « l’idée d’une voile solaire ne peut pas correspondre à ce qui a été observé » et à la forme connue d’« Oumuamua ». La chercheuse rappelle également que, si aucun dégazage n’a été observé, il est tout à fait possible que, s’agissant d’un objet interstellaire dont la composition chimique nous est inconnue, celui-ci ait dégazé autre chose que de la glace d’eau dans le spectre visible, comme le font habituellement les comètes du système solaire.

« Nous tentons forcément d’observer des comportements déjà connus », fait-elle valoir, mais « un dégazage est impossible à observer si nous ne cherchons pas dans les bonnes longueurs d’onde ».Une manière de signifier que, comme l’a vulgarisé le cosmologiste américain Carl Sagan, « une affirmation extraordinaire demande des preuves extraordinaires ».

Général Gomart : « l’invasion de l’Europe par les migrants est programmée, contrôlée et acceptée »

Le général Gomart, patron du renseignement militaire, qui a quitté l’armée en mai 2017, explique : « Cette invasion de l’Europe par les migrants est programmée, contrôlée et acceptée ».

Et « rien du trafic migratoire en Méditerranée n’est ignoré des autorités françaises, militaires et civiles ».

L’ex-général Christophe Gomart

Le général de corps d’armée (quatre étoiles) Christophe Gomart, patron de la DRM (Direction du renseignement militaire) était chargé de recueillir toutes les informations susceptibles d’aider la France à prendre ses décisions d’ordre militaire.

Il a expliqué, en ouverture du colloque GEOINT (Géospatial Intelligence), qui s’est tenu à la Société de Géographie à Paris, les 11 et 12 septembre 2018, comment le trafic migratoire au Moyen-Orient et en Méditerranée n’échappe au Renseignement français.

  • La Direction du Renseignement Militaire, qui est leader en France sur le renseignement d’origine imagerie (ROIM) fourni par les satellites-espions militaires, a inauguré le 19 janvier dernier un très discret centre d’expertise, le CRGI (Centre de Renseignement Géospatial Interarmées).
  • Pluridisciplinaire, il intègre une trentaine de spécialistes civils, militaires et réservistes de haut niveau dont la principale fonction consiste à fusionner le renseignement recueilli par la DRM à partir d’une multitude de capteurs (interceptions, satellites, sources ouvertes, cybersurveillance, etc.).
  • C’est ainsi que la DRM peut présenter au gouvernement français une situation précise de la présence des migrants subSahariens en Libye, ainsi que les identités exactes, les modes opératoires et les stratégies des « passeurs » de migrants.
  • Ces informations sont transmises par la France à l’état-major de la mission européenne en Méditerranée (Eunavfor Med) lancée en mai dernier.

Le général Gomart a déclaré, lors du colloque, que les militaires français avaient repéré les principaux points d’entrée des filières de trafic humain sur le territoire libyen, notamment à partir de la zone des trois frontières (Libye, Soudan, Égypte).

Point de rassemblement en Lybie.
  • Le renseignement français sait où les passeurs échangent leurs cargaisons humaines, où ils les hébergent.
  • Il les voit préparer les départs vers l’Europe depuis les plages de Tripolitaine et de Cyrénaïque, imposant aux migrants un processus immuable.

Avant tout départ en mer, les passeurs appellent le Centre de Coordination Italien des Secours Maritimes, et c’est ainsi que les bateaux européens vont recueillir directement en mer les masses migratoires, pour les transporter à bon port, de crainte qu’ils ne s’égarent sur les côtes africaines…

Le GEOINT est devenu « l’outil idéal pour valoriser des données massives géo localisées. Il joue le rôle d’un accélérateur de prises de décisions en donnant une vision claire et complète aux chefs militaires et aux décideurs politiques ».

L’invasion n’avance pas au hasard

Il n’y a donc aucun mystère, tout se sait.

  • On sait où les « passeurs » vont s’approvisionner en bateaux.
  • On sait que la Turquie délivre de faux passeports et que les autorités de réception ferment les yeux.
  • Le Renseignement français est capable de voir le trafic migratoire en Afrique jusque dans ses détails, et il pourrait le voir également en Europe.

Mais peut-être regarde-t-il, par ordre, dans d’autres directions !

SourceDreuz.info.

 

 

 

Baphomet: Le démon diabolique était-il vraiment vénéré par les templiers?

carte de tarot illustrant Baphomet, détail.

 

Baphomet est peut-être mieux connu comme le nom d’une divinité censée être vénérée par les Templiers. Au cours de l’Inquisition des Templiers au 14ème siècle, les chevaliers ont été faussement accusés d’avoir adoré ce personnage. La célèbre icône de Baphomet, c’est-à-dire en tant qu’idole à tête de chèvre, n’est cependant apparue que beaucoup plus tard. Cette icône est rapidement devenue un symbole de l’occulte, en particulier en tant que représentation du mal et du diable.

Qu’est-ce que Baphomet?

La plus ancienne référence connue à Baphomet remonte à une lettre écrite par un croisé français en 1098. Selon le croisé, les musulmans de Terre sainte avaient fait appel à un certain «Baphometh» avant le combat. Il est communément admis aujourd’hui que ce nom est une corruption de Mahomet, le fondateur de l’Islam. Les chrétiens européens de l’époque considéraient l’islam comme le culte de Mahomet, qu’ils considéraient comme une idolâtrie.

L’évolution de Baphomet se poursuivit en 1307, lorsque les puissants Templiers furent supprimés en France. Le roi de France, Philippe IV, était lourdement endetté vis-à-vis de l’ordre, à la suite d’une guerre avec l’Angleterre. Il espérait voir sa dette effacée, mais craignait en même temps la puissance militaire des Templiers. Par conséquent, il a décidé de faire arrêter les Templiers et de les accuser d’hérésie. Entre autres choses, les Templiers ont été accusés d’homosexualité, de profanation de la croix et du culte de Baphomet. De nombreux templiers ont fait de faux aveux après avoir été soumis aux horribles tortures de l’Inquisition. Les Templiers ont toutefois retiré leurs aveux après la torture et ont ensuite été brûlés sur le bûcher.

Détail d’une miniature du bûcher  du grand maître des templiers et d’un autre templier. Chroniques de France ou de St Denis.

Alors que certains des Templiers ont admis adorer une idole, il semble que leurs aveux soient incohérents. Par exemple, certains ont prétendu que l’idole était la tête coupée de saint Jean-Baptiste , tandis que d’autres ont affirmé qu’il s’agissait de la statue d’un chat à trois visages. La figure infâme de Baphomet en tant qu’idole à tête de chèvre n’a été mentionnée par aucun des Templiers jugés, et ne se dégagera que beaucoup plus tard,dans d’autres  écrits.

Histoire de Baphomet en tant que personnage à tête de chèvre

Ce n’est qu’en 1854 que Baphomet est devenu la figure à la tête de chèvre que nous connaissons aujourd’hui. C’est Eliphas Levi, un magicien cérémonial français, qui a réinventé Baphomet comme une figure qu’il a appelée la «chèvre sabbatique». Le Baphomet de Levi était censé représenter l’union de forces opposées. Par exemple, la figure est un hermaphrodite, ayant des parties physiques masculines et féminines. De plus, le  Baphomet d’Eliphas Levi était destiné à servir de représentation collective à toutes les icônes magiques de traditions polythéistes ou animistes antérieures ayant survécu à la propagation du christianisme. Par exemple, les éléments caprins ont été inspirés par Banebdjedet, une ancienne divinité égyptienne à tête de chèvre, ainsi que par Pan , une divinité grecque.

Baphomet, également connu sous le nom de chèvre sabbatique, «Dogme et rituel de la Haute Magie».

 

Aleister Crowley

 

 

Le Baphomet de Levi a également été adopté par le célèbre occultiste Aleister Crowley . C’est Crowley qui a relié Baphomet à Satan et a associé cette icône à l’idée de la connaissance supprimée et du culte secret. Ainsi, contrairement à la pensée chrétienne traditionnelle, Crowley affirma que Satan n’était pas l’ennemi de l’humanité, mais son allié.

Baphomet lors d’une séance de franc-maçon. Image d’un livre de Leo Taxil

Cependant, ce n’est qu’en 1966 que le satanisme devint un mouvement religieux sérieux lorsque l’Église de Satan fut fondée par Anton LaVey. Le logo adopté par l’ Église de Satan est appelé le sceau de Baphomet, qui représente une tête de chèvre à l’intérieur d’un pentagramme inversé. Ce signe est également couramment utilisé par les satanistes du monde entier.

Le pentagramme « Samael / Lilith » original.

 

Les statues modernes de Baphomet créent la controverse

Plus récemment, en 2012, le monument aux Dix commandements a été érigé sur le site du Oklahoma State Capitol à Oklahoma City. Le temple satanique a prévu d’ériger une statue de Baphomet à côté du monument, bien que cela se soit arrêté lorsque le monument a été vandalisé.

En 2017, un autre monument aux Dix commandements de la Bible  a été installé à l’Arkansas State Capitol à Little Rock, et l’année suivante, une statue de Baphomet a été dévoilée par le temple satanique. Cela  finit par devenir la raison d’ une manifestation et le premier amendement à la Constitution des États-Unis a été cité par les manifestants.

La statue « Baphomet » du temple satanique lors de son dévoilement à Détroit en juillet 2015 (photo prise par Matt Anderson).

 

EN CONCLUSION

Un fait demeure:comment le fait que   la majorité   des témoins d’apparitions de Lucifer (Satan,ou Belzébuth,etc) voient ils cette image de Baphomet…Parfois prenant une forme ailée avant de se transformer ainsi…en cette figure de chèvre?…l’inconscient  collectif diront certains!

 

 

Fuites d’information:Un média turc parle de celui qui a ordonné et préparé le meurtre sadique de Khashoggi

Le meurtre du journaliste Khashoggi a été ordonné par le chef du renseignement saoudien de l’époque, Ahmed Asiri, et attribué à l’attaché du consulat général saoudien à Istanbul, qui aurait servi d’espion résident du royaume en Turquie, a rapporté mardi le journal Sabah.

Selon la source, citant une source policière, l’attaché du consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul, Ahmad Abdullah Muzaini, se trouvait à l’intérieur du bâtiment du consulat saoudien le 28 septembre, lorsque Khashoggi s’est rendu pour la première fois dans les locaux nécessaires. pour recevoir des papiers pour son remariage.

Le journal a également affirmé que le 29 septembre, Muzaini s’était envolé pour Riyad, où il avait rencontré Asiri et avait reçu des instructions sur les tâches d’un groupe spécial composé de 15 personnes, qui était ensuite arrivé à Istanbul pour assassiner le journaliste.

Le 1er octobre, l’attaché est retourné à Istanbul, où il a informé le consul général d’Arabie saoudite, Mohammed al-Otaibi, des détails du projet d’assassinat du journaliste. Le 2 octobre, alors que Khashoggi était déjà tué, Muzaini est rentré dans la capitale saoudienne, a ajouté le média.

Khashoggi, connu pour ses critiques de la politique saoudienne, a récemment travaillé comme chroniqueur pour le Washington Post. Le journaliste a été aperçu pour la dernière fois dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.

Après plus de deux semaines de dénégations, l’Arabie saoudite a admis vendredi à la télévision publique que le journaliste avait été tué lors d’une bagarre au sein du consulat. Riyad a arrêté 18 personnes pour leur implication dans l’incident, et au moins cinq responsables saoudiens, dont Asiri, ont été démis de leurs fonctions, l’affaire Khashoggi prenant de l’ampleur.

 

 

 

 

 

Astronomie:Il existe bel et bien un trou noir supermassif au centre de notre galaxie

 

La grande précision de l’un des instruments qui équipent le Très Grand Télescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO) a permis d’effectuer les observations les plus détaillées à ce jour de la matière orbitant à proximité d’un trou noir, et par le fait même de confirmer la présence de l’un de ces monstres supermassifs au centre de la Voie lactée.

Des astrophysiciens européens ont utilisé l’instrument GRAVITY afin d’observer les émissions de rayonnement infrarouge en provenance du disque d’accrétion qui entoure l’objet massif situé au cœur de la Voie lactée : le trou noir Sagittarius A*.

Leurs observations ont montré la présence de gaz tourbillonnant à une vitesse inférieure à trois fois celle de la lumière le long d’une orbite circulaire située en périphérie de l’horizon des événements.

C’est la toute première fois que de la matière est observée si près du point de non-retour d’un trou noir.

De plus, les sursauts de luminosité observés tendent à confirmer que l’objet situé au centre de notre galaxie est bel et bien un trou noir supermassif.

Ces sursauts sont émis par la matière qui orbite à très grande proximité de l’horizon des événements qui entourent le trou noir.

La vidéo qui suit montre la matière orbitant à proximité d’un trou noir :

 

La matière qui compose le disque d’accrétion (l’anneau de gaz qui orbite autour de Sagittarius A*) peut se déplacer autour du trou noir en toute sécurité.

La vidéo qui suit montre un zoom vers le trou noir au centre de la Voie lactée :

 

 

Toutefois, si un objet s’en rapproche trop, il est condamné à traverser l’horizon des événements. Ainsi, l’ensemble des positions que la matière peut occuper sans se trouver irrésistiblement attirée par l’énorme masse centrale définit l’orbite stable la plus proche du trou noir. De cette orbite proviennent les éruptions observées.

Le spectacle de la matière orbitant autour d’un trou noir massif à quelque 30 % de la vitesse de la lumière est tout simplement époustouflant. – Oliver Pfuhl, Institut Max Planck dédié à la physique extraterrestre

« L’exceptionnelle sensibilité de GRAVITY nous a permis d’observer les processus d’accrétion en temps réel et avec des détails inégalés », explique M. Pfuhl.

le trou noir Sagittarius A*

En juillet dernier, des astrophysiciens européens se sont servis des observations de GRAVITY pour mettre en évidence les effets de la relativité générale d’Einstein sur le mouvement d’une étoile (S2) passant dans le champ gravitationnel intense de Sagittarius A*.

C’était la première fois que la théorie de la relativité générale d’Einstein se trouvait confirmée dans un environnement aussi extrême. Au cours du survol rapproché de S2, un intense rayonnement infrarouge fut également détecté.

« Nous avons suivi le mouvement de S2 avec attention, tout en observant Sagittarius A*. Lors de nos observations, nous avons eu la chance de détecter trois brillantes éruptions issues des environs du trou noir – il s’agissait d’une heureuse coïncidence! » – Oliver Pfuhl

De fortes éruptions

Cette émission issue d’électrons hautement énergétiques situés à très grande proximité du trou noir s’est traduite par la survenue de trois fortes éruptions de lumière. Ce phénomène est en accord parfait avec les prévisions théoriques concernant les points chauds en orbite autour d’un trou noir doté de 4 millions de masses solaires. Des éruptions qui sont censées provenir d’interactions magnétiques au sein du gaz très chaud orbitant à très grande proximité de Sagittarius A*.

« Cela a toujours été l’un de nos rêves, jamais pourtant nous n’aurions osé espérer qu’il se réalise si rapidement », se réjouit Reinhard Genzel, de Institut Max Planck consacré à la physique.

Ce résultat offre la confirmation du paradigme du trou noir massif. – Reinhard Genzel

 

 

 

 

La Sexualité Sacrée:20 000 femmes et 100 000 hommes castrés au service de l’empereur: le harem impérial de Chine

Représentation de concubines au harem de l’empereur.

 

En Chine impériale, l’une des tâches importantes de l’empereur consistait à assurer la pérennité de la dynastie grâce à la production d’un héritier de sexe masculin. À cette fin, les empereurs de la Chine impériale ont gardé un énorme harem de femmes. Il y avait une hiérarchie dans le harem de l’empereur et, bien que les classes exactes aient changé au cours des millénaires, on peut dire qu’en général, il y avait trois rangs: l’impératrice, les conjointes et les concubines. De plus, les eunuques qui ont servi ces femmes impériales peuvent également être considérés comme faisant partie de ce harem.

Hiérarchie dans le harem

Au sommet de la hiérarchie du harem chinois impérial se trouvait l’impératrice, qui était la «femme officielle» de l’empereur. L’impératrice était la figure la plus vénérée et la plus vénérée des femmes en Chine, car elle était considérée comme la «mère du monde». Dans le harem, seuls l’empereur et la mère de l’empereur étaient au-dessus de l’impératrice. Tous les autres individus devaient obéir à ses ordres. En plus des impératrices, il y avait aussi le rang de l’impératrice douairière. Les impératrices qui ont survécu à leurs maris ont été promues à ce rang. Wu Zetian de la dynastie Tang (qui deviendra plus tard la première impératrice de Chine) et Cixi de la dynastie Qing comptent parmi les personnalités importantes des impératrices  douairières .

Wu-Ze-Tian

Consorts dans le harem chinois impérial

Sous l’épouse se trouvaient les concubines. Le nombre et les rangs de ces épouses différaient selon la dynastie au pouvoir. Au cours de la dynastie Qing, par exemple, un harem impérial aurait eu un Noble Consort impérial, deux Noble Consorts et quatre Consorts. Au-dessous de ces épouses se trouvaient les concubines et ce nombre variait d’un empereur à l’autre. Selon les rites de Zhou , un empereur pourrait avoir jusqu’à 9 concubines de haut rang, 27 concubines de rang moyen et 81 concubines de rang moyen. Cependant, pendant la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), le nombre d’épouses qu’un empereur pouvait avoir était illimité. 

Portrait d’une concubine.

Sélection de Concubines

Au cours de la dynastie Ming (1368-1644 après JC), il existait un système officiel de sélection des concubines pour rejoindre le harem de l’empereur. Le processus de sélection aurait lieu à l’intérieur de la Cité interdite tous les trois ans. Les candidates étaient âgées de 14 à 16 ans et avaient été choisies en fonction de leurs antécédents, de leurs vertus, de leur comportement, de leur caractère, de leur apparence et de leur condition physique.

 

Eunuques – Les seuls hommes autorisés dans le harem

Pour s’assurer que tout enfant né dans le harem soit le père de l’empereur, les hommes n’étaient pas autorisés à servir les femmes du harem de l’empereur. Les seules exceptions à cette règle sont les eunuques, hommes castrés, les rendant ainsi impuissants. Tout au long de l’histoire de la Chine impériale, les eunuques ont servi la famille impériale, y compris en tant que serviteurs du harem. Loin d’être de simples serviteurs, cependant, ces eunuques pourraient aspirer à des postes de pouvoir et de richesse en s’impliquant dans la politique du harem. Au cours de la dynastie des Ming (1368-1644), 100 000 eunuques au service de l’empereur et de son harem furent révélateurs. 

Les eunuques chinois étaient les seuls hommes autorisés dans le harem

 

Rivalités au Harem

Avec autant de femmes dans le harem, il était inévitable que des rivalités surgissent entre les femmes de l’empereur, alors qu’elles rivalisaient pour attirer l’attention de l’empereur. La position la plus convoitée était, bien sûr, celle de l’impératrice, et avoir un fils pour l’empereur serait certainement un avantage considérable pour une femme dans le harem. Parfois, les femmes ambitieuses du harem qui complotaient contre leurs rivales formaient des alliances avec des eunuques. Si une intrigue aboutissait, une femme du harem pourrait gravir les échelons. Elle récompenserait à son tour les eunuques qui la soutenaient en les plaçant dans des postes d’autorité.

Rencontre amoureuse dans un harem.

De telles intrigues de harem ont souvent eu lieu dans l’histoire chinoise. Par exemple, pendant la dynastie Tang, l’une des épouses de l’empereur Gaozong était Wu Zetian. Selon la croyance populaire, Wu Zetian a fait assassiner son enfant nouveau-né et a imputé la responsabilité à l’impératrice Wang. À la suite de cela, l’impératrice fut rétrogradée et Wu Zetian devint la nouvelle impératrice. Néanmoins, tous les harems impériaux n’étaient pas des foyers de complot. Le quasi mythique Huangdi, par exemple, avait quatre concubines, qui n’ont pas été choisies en fonction de leur apparence, mais de leur compétence. L’une de ses concubines secondaires, par exemple, est considérée comme l’inventeur de la cuisine et des baguettes, tandis qu’une autre aurait inventé le peigne. Ensemble, ces concubines ont aidé Huangdi à diriger le pays.

De nombreuses concubines ont connu un sort triste lorsque leur empereur est décédé. Ils ont été sacrifiés, souvent enterrés vivants, pour rejoindre leur maître dans l’au-delà.

 

Photos de concubines vers 1880.
L’impératrice douairière Ci-Xi

Astronomie:Alors que la mission Kepler de la NASA touche à sa fin, les scientifiques communiquent les données de la planète au public

En 2009, le laboratoire de propulsion par réaction de la NASA a construit un télescope spatial dans le but de trouver des planètes en dehors de notre propre système solaire. Huit ans plus tard, c’est ce que nous avons fait.

Depuis son lancement, le télescope spatial Kepler a découvert plus de 4 000 nouvelles planètes, dont certaines partageant des similitudes avec la Terre.

Cette semaine, des scientifiques se sont réunis au centre de recherche Ames de la NASA à Mountain View pour célébrer un événement marquant: la dernière mémoire cache de données de la mission Kepler originale a été organisée et mise à la disposition du public.

La cache comprend 219 nouvelles planètes candidates, dont 10 de la taille proche de la Terre et gravitant autour de la zone habitable de leur étoile – la distance qui le sépare d’une étoile où l’eau liquide peut se former sur une surface rocheuse.

Notre cousine Kepler -186f

Regardez le lancement original du télescope de chasse aux planètes:

Les dernières découvertes de la mission Kepler originale ont été publiées avec un catalogue complet d’exoplanètes candidates découvertes au cours de la mission de quatre ans du télescope, qui s’est terminée en 2014 à la suite d’un dysfonctionnement mécanique. Le décompte final de la mission comprend 4 034 candidats à la planète identifiés par Kepler.

Parmi ceux-ci, 2 335 ont été vérifiés en tant qu’exoplanètes. Plus de 30 candidats proches de la taille de la Terre et de zones habitables ont été vérifiés.

La NASA a passé les trois dernières années à organiser des milliards de points de données collectés par Kepler afin de les mettre à la disposition du public et de la communauté scientifique, à utiliser selon Susan Thompson, chercheuse scientifique de Kepler. La publication du catalogue marque également le début de la fin de la mission sur laquelle elle travaille depuis près de dix ans, a-t-elle déclaré à KPCC.

«La situation est tellement différente de celle où Kepler a commencé», a-t-elle déclaré. «Nous ne savions pas s’il y avait des planètes terrestres où aller. Nous avons supposé qu’ils étaient là, mais maintenant nous en avons un groupe et nous pouvons les voir.

Elle espère qu’en rendant les données publiques, la NASA peut encourager les générations futures à continuer à rechercher davantage d’exoplanètes, a-t-elle déclaré. 

La mission originale de Kepler était axée sur un groupe particulier d’étoiles. En surveillant en permanence la lumière émise par chaque étoile, les scientifiques ont pu observer des creux dans la quantité de lumière. Les creux de lumière signalent probablement le passage d’une planète, phénomène appelé transit.

Écoutez les scientifiques de la NASA discuter de leurs espoirs pour la mission originale de Kepler en 2009:

La mission secondaire de Kepler, K2, a été lancée après la fin de la mission initiale…et jusqu’a  son silence mortel! 

L’objectif principal de K2 reste identique à celui de son prédécesseur: découvrir des exoplanètes dans des systèmes stellaires autres que le nôtre. Mais cela se fait en observant au moins huit fois plus d’espace que la mission d’origine, selon le Dr Charles Beichman, directeur exécutif de Caltech et de l’Institut scientifique ExoPlanet de la NASA. 

La vue élargie de la mission capture une collection plus diversifiée d’objets astronomiques, allant de groupes d’étoiles lointaines aux planètes telles que le système TRAPPIST-1 de sept planètes de la taille de la Terre, plus proches de chez nous, a-t-il déclaré.

« Nous avons perdu la capacité de surveiller ce groupe d’étoiles », a-t-il déclaré. « Mais cela présentait de grands avantages car il a permis à Kepler de traverser tous les nouveaux types d’objets intéressants », a-t-il déclaré. 

Voici une illustration de la différence entre la mission originale de Kepler et K2:

Pendant les quatre premières années de sa mission principale, le télescope spatial Kepler a observé un champ étoilé situé dans la constellation du Cygne (à gauche). Les nouveaux résultats publiés à partir des données de Kepler d’aujourd’hui ont des implications pour la compréhension de la fréquence des différents types de planètes de notre galaxie et de la manière dont les planètes sont formées. Depuis 2014, le télescope Kepler a pris des données lors de sa deuxième mission étendue, observant des champs sur le plan de l’écliptique de notre galaxie (à droite). NASA / CENTRE DE RECHERCHE AMES / WENDY STENZEL

 

Aperçu de la chronologie des missions de chasse à la planète passées et futures de la NASA: 

Illustration des différents éléments du programme exoplanète de la NASA, notamment des observatoires au sol, tels que l’observatoire WM Keck, et des observatoires spatiaux, tels que Hubble, Spitzer, Kepler, TESS, le télescope spatial James Webb, WFIRST et les futures missions. NASA

La mission secondaire a continué  d’examiner plus de 100 000 étoiles dans la galaxie de la Voie lactée jusqu’à ce que le télescope soit vide de carburant . 

Une fois que le carburant s’est  vidé, il tournera dans l’espace pour toujours. Mais il se peut qu’il ne soit pas seul. La NASA a déjà construit des télescopes plus grands et plus puissants pour la prochaine génération de chasseurs de planètes.


Que va-t-il arriver a Kepler?

Pour le télescope spatial Kepler de la NASA, le monde se terminera dans la glace plutôt que dans le feu.

Kepler, qui est responsable de 70% des quelque 3 800 découvertes d’exoplanètes confirmées à ce jour, a fermé les yeux. Le télescope prolifique est en panne de carburant et sera mis hors service dans une semaine ou deux, ont annoncé des responsables de la NASA hier (30 octobre)

Kepler ne sortira pas dans une explosion de gloire dramatique comme le satellite Cassini en orbite autour de Saturne de la NASA , qui a été délibérément désorbité dans l’atmosphère épaisse de la planète encerclée en septembre 2017 lorsque sa jauge à carburant a commencé à érafler « E. ». [ Les 7 plus grandes découvertes d’exoplanètes de Kepler ]

Les membres de l’équipe Kepler transmettent plutôt une simple commande au chasseur de planètes en orbite solaire, ce qui déclenche une séquence de démantèlement déjà à bord du vaisseau spatial. Kepler éteindra son émetteur radio et ses systèmes de protection contre les pannes intégrés, devenant ainsi un morceau de métal inerte flottant, silencieux et sans correspondance, dans les profondeurs sombres et froides de l’espace.

Un grand mystère résolu par Kepler :l’explosion d’une étoile a ses débuts.

« Kepler traîne actuellement sur la Terre sur environ 94 millions de kilomètres, et restera à la même distance de la Terre dans un avenir proche », a déclaré Charlie Sobeck, ingénieur système du projet au centre de recherche de la NASA à Ames Research Center, à Moffett, en Californie. journalistes hier. 

l y aura des bousculements au cours des décennies. En 2060, par exemple, la Terre en orbite plus rapide aura presque rattrapé Kepler, ont expliqué desresponsables de la NASA dans une nouvelle vidéo . La gravité de notre planète poussera alors le télescope spatial vers le soleil un peu, et Kepler avancera devant la Terre sur une orbite légèrement plus courte et plus rapide. Mais en 2117, Kepler retrouvera son ancien chemin après une autre rencontre avec la Terre. Et le cycle va continuer.

Donc, une mission de sauvetage ou de ravitaillement en carburant serait presque impossible, ont déclaré des responsables de la NASA. Les astronautes ont réparé et amélioré le télescope spatial Hubble de l’agence à cinq reprises entre 1993 et ​​2009, mais Hubble réside sur une orbite terrestre basse, à seulement 569 kilomètres au-dessus de notre planète. 

Kepler a été lancé en mars 2009 dans le but de déterminer le degré de similarité des planètes similaires à la Terre autour de la galaxie de la Voie Lactée. Le vaisseau spatial a pourchassé des mondes extraterrestres en utilisant la  » méthode du transit « , en notant les faibles creux dans la luminosité des étoiles causés par les planètes en orbite traversant leur visage.

Kepler a initialement regardé environ 150 000 étoiles simultanément. Ces travaux originaux ont pris fin en mai 2013, lorsque le satellite a perdu la deuxième de ses quatre roues de réaction à maintien de l’orientation. Cependant, les membres de l’équipe de mission ont vite compris qu’ils pourraient stabiliser Kepler en utilisant les roues restantes et la pression de la lumière du soleil. En 2014, ils se sont lancés dans une nouvelle mission appelée K2 .

Pendant le K2, Kepler a fait diverses observations sur des campagnes décalées de 80 jours, étudiant tout, des astéroïdes et des comètes de notre propre système solaire aux lointaines explosions de supernova.

Mais on se souviendra toujours de Kepler pour ses découvertes d’exoplanètes. Le total actuel du vaisseau spatial s’élève à 2681 mondes extraterrestres, dont 354 ont été découverts au cours du K2. Près de 2900 « candidats » exoplanètes Kepler attendent toujours d’être examinés par une analyse ou une observation de suivi, et l’histoire suggère que la plupart d’entre eux finiront par être confirmés.

Kepler a cependant longtemps été sur beaucoup plus que juste ces chiffres bruts. Les observations du télescope spatial ont révélé que les planètes sont plus nombreuses que les étoiles de la galaxie; les mondes potentiellement habitables sont semblables à la Terre; et que les planètes et les systèmes planétaires sont beaucoup plus variés et diversifiés que l’exemple limité fourni par notre propre système solaire.

De telles découvertes sont en train de remodeler la compréhension des astronomes sur la place de l’humanité dans l’univers et de mieux équiper les astrobiologistes pour la recherche de signes de nos voisins cosmiques, ont déclaré des membres de l’équipe de mission.

« En gros, Kepler a ouvert la voie à l’exploration du cosmos par l’humanité » , a déclaré Bill Borucki , l’ investigateur principal de la mission à Kepler , qui a pris sa retraite en 2015 après de nombreuses années à la NASA Ames, lors d’une téléconférence.

Le prix total pour Kepler sera d’environ 700 millions de dollars, ont indiqué Sobeck et Borucki.

 

 

 

 

 

Découverte d’un «passage vers le monde souterrain» sous la pyramide de la Lune

 

La pyramide de la Lune et sa grande place, sur le site archéologique de Teotihuacan, au nord-est de Mexico, la capitale du Mexique

 

Des archéologues ont découvert un passage secret «vers le monde souterrain» ainsi qu’une cavité cachée sous l’ancienne pyramide de la Lune qui est située au nord de l’allée des Morts au Mexique, relate The Daily Mail.

Les archéologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire ont annoncé avoir découvert, sous la pyramide de la Lune au Mexique, un tunnel secret et une cavité cachée qui aurait été dédiée à des rituels toltèques «du monde souterrain», annonce The Daily Mail.

Les spécialistes estiment notamment que ce «passage vers le monde souterrain» pourrait contenir des objets étranges et, entre autres, des crânes déformés.

«Des explorations antérieures ont permis de découvrir des squelettes d’individus présentant une déformation crânienne, comme dans la région maya, ainsi que divers objets en pierre verte (colliers, figures anthropomorphes en mosaïque)», a expliqué Veronica Ortega, directrice du projet de conservation intégrale de la pyramide.

La découverte de la chambre et du tunnel est le résultat d’une première étude utilisant la résistivité électrique et qui avait été réalisée autour de la pyramide de la Lune en juin 2017.

Le tunnel est situé vers le sud de pyramide et les experts estiment qu’il pourrait y avoir une autre entrée à l’est.

La pyramide de la Lune est une pyramide précolombienne du site archéologique de Teotihuacán, au Mexique, dont elle est le second plus grand édifice après la pyramide du Soleil. Elle se situe au nord de l’allée des Morts et mesure 46 mètres de haut.


D’énigmatiques galeries. 

 

Un passage souterrain inconnu a été identifié à proximité de la pyramide de la Lune, sur le site de Teotihuacan, l’antique Cité des Dieux, au Mexique. Les archéologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) ont décelé sa présence entre la Place de la Lune, une petite esplanade, et l’imposant monument du même nom, grâce à des mesures de tomographie de résistivité électrique réalisées début juin 2017, comme l’a annoncée le 5 juillet 2017, l’archéologue de l’Inah, Veronica Ortega, directrice du  » Projet de conservation intégré Plaza de la Lune « . Ce couloir aurait été localisé à une dizaine de mètres sous la surface. Ignoré depuis 2000 ans, il témoigne néanmoins un schéma de construction très utilisé par les anciens résidents de Teotihuacan.

Les archéologues de l’Inah, procédant à des mesures de résistivités après avoir placé des électrodes dans le sol.

 

Ces trouvailles confirment en effet que la pyramide de la Lune, autant que celle du Soleil et le temple de Quetzalcoatl, dit du Serpent à plumes, possédaient tous des galeries souterraines ! Dans les années 1970, le premier de ces corridors avait été trouvé pillé sous la pyramide du Soleil. Plus proche de nous, le temple de Quetzalcoatl ou du Serpent à plumes, a par contre tenu ses promesses avec la mise au jour de forts nombreux trésors archéologiques . Situé à 12 mètres de profondeur, scellé entre 200 et 250 de notre ère, ce tunnel accidentellement révélé par Sergio Gomez (Inah) sous le bâtiment à gradins étudié de 2009 à 2016, regorgeait de milliers de riches offrandes, statuettes en jades, céramiques, et coquillages , sans parler de l’étonnante présence de mercure dans les entrailles du monument. Cependant, aucune tombe royale n’y a été rencontrée. Celle des premiers  seigneurs de Teotihuacan, tant recherchés.

Image 3D d’un précédent tunnel découvert sous la pyramide du Serpent à plumes, à Teotihuacan.

 

A 18 m de profondeur, l’intérieur des 103m de long du tunnel de la pyramide de Quetzalcoatl, lors des fouilles de 2009 à 2016.

 

 

 

D’autres faux espoirs concernant ces dirigeants avaient déjà été soulevés en 1998, lors de la découverte, à l’époque dans les soubassements de la pyramide de la Lune, le même édifice auprès duquel vient d’être signalé un nouveau conduit méconnu. Là, dans d’étroits boyaux, avaient été dégagés les restes d’individus sacrifiés. Quatre hommes étendus sur le sol, les bras liés dans le dos entourés de prestigieuses offrandes : figurines, coquillages, conques, ossements de jaguars et de faucons, mais aussi quantités objets faisant référence à la guerre, tels que des lames d’obsidiennes et des pointes de flèches. Certaines victimes portaient un ornement nasal en forme de papillon. De précieux vestiges alors arrachés au silence de la mythique cité précolombienne par Saburo Sugiyama, professeur à l’Université d’Aïchi (Japon), et l’Université d’Arizona (Etats-Unis) ainsi que Ruben Cabrera Castro, de l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (Inah) du Mexique.

Situé à 50 kilomètres au nord-est de Mexico, Teotihuacan est classé sur la liste du patrimoine mondial. Peuplé à son apogée d’environ 100.000 âmes, la cité précolombienne a été entre 200 et 700 de notre ère, le plus vaste centre urbain de Mésoamérique. Son plan architectural s’ordonnait autour du Miccaotli, une Allée des morts, dominée au nord par la pyramide de la Lune, et à mi-chemin, par celle du Soleil, une des plus grandes du monde. Au sud, la Citadelle, enserrait le temple du Serpent à plumes, Quetzalcóatl. Les raisons de son mystérieux abandon vers 700, bien avant l’arrivée des Aztèques, qui n’aura lieu qu’au XIVe siècle, n’ont toujours pas été élucidées. Ni l’origine de ses bâtisseurs clarifiée. Le site de Teotihuacan demeure toujours une énigme. Comme l’atteste une fois de plus l’existence de ce nouveau tunnel.

 

 

 

De nombreux cranes y ont été retrouvés.