Photo historique du mois d’avril…c’était en 2003

Au nom de démocratie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Profitant de l’invasion militaire de L’Irak,les « pseudo soldats de la démocratie » qui n’étaient en fait que des gangsters au service de Georges W Bush,pillaient les trésors artistiques et historiques de l’Irak,particulièrement au Musée de Bagdad.

On se rappellera que tous les objets  faisant référence aux Annunaki,avaient disparus à ce moment-là!

Ces photos que j’avais soigneusement gardées,témoignent de leur gangstérisme professionnel.

 

On aurait facilement pu sauver les trésors du Musée archéologique national d’Irak, à Bagdad, dont les 32 salles ont été pillées en avril 2003,  après l’invasion américaine de la ville. C’est l’opinion de plusieurs experts internationaux, dont une trentaine participait hier à Paris à une réunion extraordinaire de l’UNESCO afin d’évaluer les dégâts causés à l’un des patrimoines les plus précieux de l’humanité.

«Il aurait suffi qu’une unité spéciale protège le musée» qui n’est qu’à 300 mètres du ministère irakien de l’Information, dit

McGuire Gibson, un archéologue de l’université de Chicago qui a dirigé des missions américaines à Nippur et Tell Razuk. «Les militaires américains ont une certaine responsabilité. Manifestement ils avaient d’autres priorités. […] Je pense qu’ils avaient prévu de protéger le musée. Mais ils sont arrivés trop tard.»

Les 100 000 pièces du musée comprenaient notamment une collection exceptionnelle de tablettes d’argile babyloniennes et sumériennes aux motifs cunéiformes. Un des premiers témoignages écrits de l’histoire. De la harpe d’Ur (4000 ans) au célèbre vase sumérien d’Uruk, en passant par les puissants taureaux ailés de Khorsabad, la collection illustrait la richesse des civilisations qui se sont succédé entre le Tigre et l’Euphrate depuis 7000 ans.

La conservatrice du musée de Bagdad a exigé en vain l’intervention des soldats américains, dit Salma El Radi, archéologue irakien de l’université de New York. McGuire Gibson avait pourtant prévenu les autorités américaines depuis longtemps.

«Je croyais avoir fait le nécessaire pour faire comprendre l’importance de la question, dit-il. J’ai envoyé des lettres. En janvier, nous avons remis aux militaires la liste des centaines de sites archéologiques du pays. J’ai aussi contacté le New York Times et le Washington Post. Je croyais qu’ils allaient faire le nécessaire et que le musée serait protégé. Malheureusement, je n’ai pas dû contacter des militaires assez hauts gradés. Je ne sais pas ce qui s’est passé.» Le chercheur est convaincu que le pillage de la semaine dernière n’est pas le seul fait de pilleurs individuels, mais aussi de groupes organisés qui ont des ramifications à l’extérieur du pays.

«C’est un travail de pros. Les voleurs avaient la clef et des complices à l’intérieur.» Les responsables du musée avaient en effet placé les pièces les plus précieuses dans une voûte qui a été vidée. Une tâche impossible sans une aide de l’intérieur. Ces pillages ont «été planifiés par des gangs qui ont des agents locaux», conclut Gibson.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Musée de Bagdad était «l’un des endroits les plus sûrs», dit-il. Certainement plus sûr que les musées régionaux qui avaient été pillés en 1991. Clairement identifié aux symboles de l’UNESCO, le musée n’a d’ailleurs pas été bombardé.

Tant que les experts de l’UNESCO ne se rendront pas sur place, il sera impossible d’évaluer l’ampleur réelle des dégâts. On ne sait pas, par exemple, si les 40 000 manuscrits du Centre Saddam ont pu être protégés des pilleurs. Impossible aussi d’évaluer précisément ce qui reste de l’incendie de la bibliothèque nationale et des archives de Bagdad. «Certains manuscrits semblent avoir été répandus sur le sol. D’autres pourraient être reconstitués», dit Gibson. Au ministère irakien des Affaires religieuses, une bibliothèque de Corans anciens aurait également brûlé. Le musée de Mossoul, dans le nord du pays, a aussi été pillé.

Les archéologues font état de rumeurs selon lesquelles certains objets seraient déjà sur les marchés des grandes villes européennes. Plusieurs auraient transité par l’Arabie Saoudite. Il faut dire que trafic d’objets du patrimoine irakien a pris de l’expansion il y a 13 ans avec l’imposition de l’embargo économique. «La pauvreté a poussé de nombreux Irakiens à piller les sites archéologiques tout simplement pour faire vivre leur famille», explique Salma el-Radi, de l’université de New York.

«Si on faisait une enquête sérieuse, on retrouverait beaucoup d’objets, dit Gibson. Il suffirait d’y mettre les moyens. […] Vous savez, on connaît les collectionneurs de ce genre d’objets. Mais ils ont beaucoup plus d’argent pour me poursuivre que j’en ai pour les faire condamner.»

L’argent parle!

Plus tôt en 0ctobre 2010, un groupe d’archéologues avait dénoncé le laissez-faire des troupes américano-britanniques dans le quotidien britannique The Guardian. Les archéologues invoquent la Convention de La Haye signée en 1953, qui oblige les belligérants à protéger le patrimoine culturel des pays en guerre. Lors de la première guerre du Golfe, neuf des treize musées régionaux avaient été pillés. Les 3000 pièces volées à l’époque ne sont pourtant qu’un détail à côté de la catastrophe actuelle.

L’UNESCO a demandé au secrétaire général des Nations unies de proposer au Conseil de sécurité une résolution imposant un embargo général sur toute acquisition d’objet d’art irakien. Cette résolution aurait une portée plus large que la Convention sur le trafic des biens culturels signée en 1970 par 97 pays seulement. Le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a aussi annoncé la création d’un fonds spécial pour le patrimoine irakien. L’Italie a déjà fait un don de 600 000 $. Le Qatar, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Egypte ont annoncé des contributions. Le British Museum a mis trois experts à la disposition de l’UNESCO.

Il peut paraître futile de s’intéresser au patrimoine irakien au moment où des civils meurent encore dans les rues de Bagdad. «Nous sommes consternés par la disparition de toutes ces pièces assyriennes, sumériennes, babyloniennes, dit Mounir Bouchenaki, de l’UNESCO, dans la mesure où elles représentent le fondement même de l’identité du peuple irakien.»

 

En 2003,juste après le renversement de Saddam Hussein,George W Bush était arrivé en grand secret .Il avait affirmé que les États-Unis allaient remettre le pétrole irakien au peuple irakien…mais on l’avait simplement volé.

 

 

 


EN COMPLÉMENTAIRE

 

Chronologie de la guerre en Irak (2002-2011)

 

Préparée dès 2002, la guerre déclenchée par les Etats-Unis de George W. Bush et la Grande-Bretagne de Tony Blair le 20 mars 2003au motif de la possession d’armes de destruction massives par le régime de Saddam Hussein a provoqué la mort de dizaines de milliers d’Irakien, profondément déstabilisé le pays et permis l’installation d’Al-Qaïda, puis de Daech.

 

Raid américain sur Bagdad,le 8 avril 2003…On parlait d’opération chirurgicale sur l’armée irakienne,mais les civills sont morts par milliers!

Vers la guerre

2002
29 janvier: à l’occasion du discours sur l’état de l’Union, George W. Bush déclare que l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord forment un « axe du mal », contre lequel il promet d’agir.
7 avril: le Premier ministre britannique Tony Blair adresse un avertissement à l’Irak, évoquant un « renversement » par la force de tout régime menaçant la sécurité internationale.
5 juillet: selon le quotidien The New York Times, l’armée américaine a mis secrètement au point un plan prévoyant une attaque massive contre l’Irak, forte de centaines d’avions de combat et de quelque 250 000 hommes.
8 juillet: Washington veut un « changement de régime » et utilisera « tous les moyens » pour renverser Saddam Hussein, déclare George W. Bush.
12-14 juillet: des officiers irakiens en exil et des représentants de l’opposition créent à Londres un conseil militaire pour renverser Saddam Hussein.
2 août: l’Irak invite à Bagdad Hans Blix, le chef de la Commission de surveillance, de vérification et d’inspection des Nations unies (UNMOVIC), pour discuter d’une éventuelle reprise des inspections de la commission chargée de veiller au désarmement de l’Irak.  

Septembre
12: sommant l’ONU, devant sa 57e Assemblée générale, d’agir de manière résolue pour se faire respecter par Bagdad, le président américain évoque une « action inévitable » contre l’Irak.
16: Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, annonce que l’Irak accepte sans conditions le retour des inspecteurs en désarmement.
17: le secrétaire d’Etat américain Colin Powell déclare que les Etats-Unis souhaitent une nouvelle résolution de l’ONU pour garantir que l’Irak respectera ses engagements de désarmement.
19: le président américain demande au Congrès l’autorisation d’utiliser l’armée américaine contre Bagdad si nécessaire.
20: l’administration Bush présente sa stratégie pour la sécurité nationale, qui prévoit notamment des attaques préventives contre les « Etats voyous ».  

Octobre
11: le Congrès américain autorise le recours à la force armée contre l’Irak.
16: lors d’un débat public au Conseil de sécurité, Kofi Annan demande qu’une dernière chance soit accordée à Bagdad.
18: Washington accepte que le Conseil de sécurité soit saisi à nouveau avant un éventuel recours à la force, mais souhaite une résolution unique et forte.  

Novembre
8: la résolution 1441 est votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité. Elle donne sept jours à Bagdad pour accepter « cette dernière chance de se conformer aux obligations de son désarmement ».
13: l’Irak accepte sans réserve la résolution 1441, qui durcit le régime des inspections sur son sol.
25: arrivée à Bagdad de 17 experts de l’UNMOVIC et de l’AIEA, conformément à la résolution 1441. 

Décembre
3: l’ONU adopte à l’unanimité la résolution 1447, qui renouvelle pour six mois le programme « pétrole contre nourriture », qui autorise Bagdad à vendre une quantité limitée de pétrole pour acheter de la nourriture et des médicaments.
7: l’Irak remet à l’ONU une déclaration sur ses programmes à vocation militaire, un énorme rapport de 11 800 pages, tandis que Saddam Hussein présente pour la première fois des excuses au peuple koweitien pour l’invasion de l’émirat en 1990.
17: l’opposition irakienne, réunie à Londres avec le soutien de Washington, adopte une déclaration politique appelant l’Irak d’après Saddam Hussein à se tranformer en un Etat fédéral démocratique, libéré de ses armes de destruction massive.
19: « La déclaration irakienne utilise peut-être le langage de la résolution 1441, mais ne répond en rien aux exigences de cette résolution » déclare le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell.
20: le chef des inspecteurs de l’ONU, Hans Blix, reproche à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis de ne pas fournir assez de renseignements sur les sites irakiens dont ils pensent qu’ils abritent des armes de destruction massive. 

2003
Janvier
9: « le recours à la force est toujours un constat d’échec et la pire des solutions » déclare Jacques Chirac lors de ses voeux à la presse.
11: Washington renforce le déploiement de troupes américaines dans le Golfe, avec 150 000 hommes sur place.
13: le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed El Baradei, annonce que les inspecteurs en désarmement ont encore besoin de quelques mois pour mener à bien leur mission.
14: le chancelier allemand Gerhard Schroeder se prononce en faveur d’une deuxième résolution des Nations unies avant une éventuelle intervention militaire contre l’Irak.
20: « Rien ne justifie de rompre le fil des inspections » ni « d’envisager l’action militaire », déclare Dominique de Villepin, ministre français des Affaires Etrangères, à l’issue d’une réunion ministérielle du Conseil de sécurité sur le terrorisme.
22: le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld s’en prend à l’Allemagne et à la France, en estimant que ces deux alliés, qui s’opposent aux Etats-Unis, ne représentent plus que « la vieille Europe ».
27: dans un rapport rendu au Conseil de sécurité, les chefs des inspecteurs du désarmement de l’Irak dressent un bilan sévère de la coopération de Bagdad, mais demandent plus de temps pour mener à bien leurs inspections.
30: les chefs d’Etat de huit pays européens (Danemark, Espagne, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, rejoints le lendemain par la Slovénie) se rangent derrière Washington dans une lettre commune publiée dans plusieurs journaux européens.
31: Hans Blix dément que le régime irakien soit lié au réseau terroriste Al-Qaida, ainsi que l’a affirmé le président américain dans son discours sur l’état de l’union. Le bilan qu’il a dressé devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur le déroulement des inspections ne justifie pas, selon lui, le déclenchement d’une guerre.  

Février
5: à l’ONU, Colin Powell dresse un sévère réquisitoire contre l’Irak, photos et bandes sonores à l’appui, présentées comme des preuves que le régime de Saddam Hussein a choisi de ne pas coopérer.
9: la France et l’Allemagne mettent au point un plan de rechange à l’option militaire américaine. Celui-ci prévoit l’envoi de Casques bleus européens en Irak et le renforcement des inspections des Nations unies.
10: la France, la Russie et l’Allemagne adoptent une déclaration commune appelant à la poursuite et au renforcement substantiel des inspections en Irak.

Bagdad autorise « sans conditions » les vols d’avions espions U2, réclamés par les inspecteurs de l’ONU, au-dessus de son territoire.
11: la Chine apporte son soutien à la proposition franco-germano-russe d’étendre les inspections en Irak.
14: la plupart des membres du Conseil de sécurité demandent une poursuite des inspections en Irak, après un nouveau rapport des chefs des inspecteurs de l’ONU affirmant que l’Irak coopère mieux mais doit encore apporter la preuve de son désarmement. Ce rapport signale que le missile Al-Samoud 2, qui dépasse 150 km de portée, enfreint les résolutions de l’ONU datant de 1991.
15: quelque dix millions de personnes se mobilisent dans le monde entier pour manifester contre la guerre en Irak, principalement en Europe où de véritables marées humaines déferlent dans les rues de Rome, Madrid et Londres.
17: les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles se mettent d’accord sur un texte commun sur l’Irak, qui affirme que la « guerre n’est pas inévitable », sans exclure un recours à la force « en dernier ressort ». En marge du sommet, Jacques Chirac critique les pays d’Europe de l’Est aspirant à entrer dans l’UE pour s’être aligné sur les Etats-Unis.
22: Hans Blix fixe la date butoir du 1er mars pour le début de la destruction des missiles irakiens Al-Samoud prohibés.
24: Washington, Londres et Madrid soumettent un projet pour une seconde résolution (après la résolution 1441 adoptée le 8 novembre 2002) au Conseil de sécurité. 

Mars
1er: le parlement turc rejette une motion appelant à un déploiement de soldats américains dans le pays.
L’Irak commence la destruction de ses missiles Al-Samoud.
5: le chef de l’armée turque apporte son soutien à un déploiement de troupes américaines dans le pays.
7: nouveau rapport des chefs des inspecteurs de l’ONU Hans Blix et Mohamed El-Baradei. Ils dressent un tableau encourageant de la coopération irakienne en matière de désarmement. Hans Blix souligne l’accélération du désarmement irakien depuis fin janvier.
Washington, Londres et Madrid font circuler un projet de résolution amendé sur l’Irak, fixant au 17 mars la date limite pour que Bagdad désarme.
10: le chef de la diplomatie russe, Igor Ivanov, affirme que Moscou mettra son veto au projet de résolution anglo-américain.
Au cours d’une interview télévisée, Jacques Chirac confirme sa détermination à tout faire pour empêcher une guerre contre l’Irak, quitte à utiliser le droit de veto de la France.
16: Washington, Londres et Madrid annoncent une ultime tentative de faire avaliser par l’ONU un ultimatum autorisant l’usage de la force contre l’Irak, lors d’un sommet-éclair aux Açores.
17: les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne renoncent à mettre leur résolution aux voix à l’ONU. Dans la soirée, George Bush donne 48 heures à Saddam Hussein pour quitter l’Irak..
Kofi Annan annonce le retrait d’Irak des inspecteurs en désarmement de l’ONU et des autres personnels des Nations Unies, ainsi que la suspension du programme « pétrole contre nourriture ». Géré par l’ONU, celui-ci assure l’essentiel du ravitaillement de la population irakienne.
Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell affirme qu’une coalition de 45 pays soutient les Etats-Unis contre l’Irak.
19: l’état d’urgence est proclamé par le parlement au Kurdistan, où des dizaines de milliers de personnes fuient les villes. 

La conquête 

20 mars: début de l’opération « Liberté pour l’Irak »; les premiers bombardements américano-britanniques sur Bagdad visent des bâtiments officiels. Plusieurs puits de pétrole sont incendiés dans le sud de l’Irak.
Le parlement turc vote l’ouverture de l’espace aérien du pays à l’aviation américaine.
Le soir, les forces terrestres américano-britanniques passent à l’attaque en franchissant la frontière, à partir du Koweït.
21: les Royal Marines britanniques prennent le contrôle des stations de pompage de pétrole de la péninsule de Fao, dans le sud de l’Irak.
Début des bombardements intensifs (opération « Choc et stupeur »).
23: de violents combats opposent les forces américano-britanniques aux soldats irakiens dans les villes d’Oum Qasr, Nassiryah et Bassora, au sud du pays.
24: la population de Bassora est menacée par une crise humanitaire en raison des coupures d’eau et des combats, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
26: 1000 soldats de la 173e brigade de l’armée américaine sont parachutés dans le Kurdistan irakien.
28: la résolution permettant la reprise du programme humanitaire « pétrole contre nourriture » pour l’Irak est adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Les combattants kurdes effectuent une avancée importante en direction de Kirkouk, au nord de l’Irak, après l’abandon par l’armée irakienne de plusieurs positions visées par des raids américains.
Une explosion, d’origine non identifiée, sur un marché populaire à Bagdad fait une cinquantaine de victimes civiles. 

Avril
1er: un raid américain sur la ville d’Al-Hillah (80 km au sud de Bagdad), coûte la vie à 33 civils dont des femmes et des enfants.
3: les troupes américaines pénètrent dans Nadjaf.
4: les troupes américaines prennent le contrôle l’aéroport Saddam Hussein, à 20 km au sud-ouest de Bagdad.
6: les Britanniques annoncent avoir pris le contrôle de la majeure partie de Bassora.
9: les Américains contrôlent la plus grande partie de Bagdad. La statue de Saddam Hussein, place Al-Ferdaous au centre de la ville, est renversée par un blindé américain.
10: les Kurdes, soutenus par les Américains, prennent Kirkouk.
Des hôpitaux, administrations et maisons de hauts dignitaires ainsi que l’ambassade d’Allemagne et le centre culturel français à Bagdad sont pillés.
Abdel Madjid al-Khoï, chef chiite modéré, est assassiné à Nadjaf.
11: Mossoul est occupée par les forces américaines et kurdes.
Le musée archéologique de Bagdad est pillé.
13: les forces américaines entrent dans Tikrit, dernier bastion du régime. Les chefs des tribus demandent l’arrêt des bombardements pour négocier la reddition des miliciens.
16: George Bush demande la levée des sanctions de l’Onu contre l’Irak.
17: arrestation de Barzan Al-Tikriti, conseiller présidentiel et demi-frère de Saddam Hussein.
18: l’administration américaine attribue au groupe américain de bâtiment et travaux publics Bechtel un contrat, qui pourrait atteindre 680 millions de dollars, dans le cadre la reconstruction en Irak.
21: arrivée à Bagdad du général américain Jay Garner, administrateur provisoire de l’Irak d’après-guerre.
22: une foule de centaines de milliers de fidèles se rassemble à Kerbala, ville sainte des chiites, pour un pélerinage, mais aussi pour fêter leur liberté de culte retrouvée et, pour certains, conspuer la présence américaine.
24: l’ex-vice Premier ministre Tarek Aziz se rend aux Américains. 

L’occupation américaine 

Mai
1er: George W. Bush déclare dans une allocution prononcée depuis le porte-avions Abraham Lincoln, que « l’essentiel des combats est terminé en Irak ».

2: le diplomate Paul Bremer est chargé de diriger la reconstruction de l’Irak en tant qu’administrateur civil.
8: les dirigeants de l’ex-opposition, désignés par Washington pour former le noyau d’un gouvernement provisoire, se réunissent à Bagdad avec des responsables américains.
10: le chef de la principale formation de l’ex-opposition chiite exilé en Iran, l’ayatollah Mohammad Baqer Hakim, fait un retour triomphal en Irak.
16: l’accès de la fonction publique est interdit à tous les hauts responsables du Baas, le parti du président déchu Saddam Hussein, mesure qui devrait toucher entre 15 000 et 30 000 personnes.
22: la résolution américano-britannique pour la levée des sanctions en Irak est adoptée par les membres du Conseil de Sécurité, à l’exception de la Syrie. 

Juin
3: la commission des Affaires étrangères du parlement britannique annonce l’ouverture d’une enquête sur la décision du gouvernement de participer à la guerre à la suite ‘ accusations selon lesquelles Downing Street aurait réécrit un rapport des services de renseignement sur l’armement irakien pour justifier le conflit.
14: l’armée américaine lance l’opération « Scorpion du désert » dans le nord et nord-ouest de l’Irak, contre les loyalistes au régime déchu de Saddam Hussein, qui harcèlent les forces de la coalition.
23: la coalition annonce sa décision de payer les salaires des soldats irakiens démobilisés, qui menaçaient de recourir à des actions violentes si leurs soldes n’étaient pas versées.
27: le chef de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII-chiite), Mohammad Baqer Hakim, rejette les actions violentes contre la coalition.
30: les troupes américaines, confrontées à une insécurité croissante, lancent une nouvelle opération baptisée « Crotale du désert » contre l’ancien bastion de Saddam Hussein au nord de Bagdad. 

Juillet
1er: l’armée américaine évacue une de ses positions dans la ville de Falloujah, où la tension est vive après la mort de six étudiants en théologie par une explosion dans une mosquée.

3: les Etats-Unis offrent une récompense de 25 millions de dollars pour des informations conduisant à l’arrestation de Saddam Hussein.
6: Paul Bremer accepte la création d’un Conseil de gouvernement transitoire doté de pouvoirs exécutifs, tout en se réservant un droit de veto.
13: le Conseil de gouvernement transitoire irakien, composé de 25 membres, se réunit pour la première fois à Bagdad.
22: les deux fils et le petit-fils de Saddam Hussein sont tués lors d’un assaut lancé par les troupes américaines à Mossoul.
29: le Conseil de gouvernement transitoire irakien institue une présidence tournante de neuf membres: ce « Conseil présidentiel » compte cinq chiites, deux sunnites et deux Kurdes. 

Août
19: un attentat-suicide au camion piégé perpétré contre le siège de l’ONU à Bagdad fait 22 morts dont le représentant de l’ONU Sergio Vieira de Mello.
29: Plus de cent personnes sont tuées, dont le chef de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII), l’ayatollah Mohammad Baqer Hakim, dans l’explosion d’une voiture piégée dans la ville sainte chiite de Najaf.  

Septembre
3: le premier gouvernement de l’après-Saddam prête serment.
La Pologne prend le contrôle de cinq provinces. 

Octobre
2 : un rapport du Groupe d’Inspection en Irak (ISG) affirme qu’aucune arme de destruction massive n’a été découverte.
23-24 : conférence des donateurs pour la reconstruction de l’Irak à Madrid; 33 milliards de dollars sont recueillis.
27 : cinq attentats suicide à la voiture piégée sont perpétrés à Bagdad, contre le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et quatre postes de police. Le bilan est de 43 morts.
30 : l’ONU annonce le retrait temporaire de Bagdad de son personnel étranger. 

Novembre
2: un hélicoptère américain est abattu près de Falloujah. Seize soldats sont tués et 26 autres blessés.
12: 18 soldats italiens sont tués dans un attentat à la voiture piégée contre une base militaire à Nassiriyah (sud de l’Irak).
15: les Etats-Unis présentent un calendrier pour la passation de pouvoir aux Irakiens; un gouvernement provisoire sera installé avant juin 2004. Une Assemblée constituante devrait être élue en 2005.
16: l’occupation de l’Irak prendra fin le 30 juin 2004, mais les troupes de la Coalition resteront dans ce pays « à l’invitation des Irakiens », annonce un responsable américain.
27: l’ayatollah Sistani, le plus haut dirigeant chiite irakien, exige des élections immédiates au suffrage universel. Selon l’accord signé entre le Conseil de gouvernement et la coalition, les premières élections au suffrage universel ne devraient se tenir qu’en mars 2005. 

Décembre
5: l’ancien secrétaire d’Etat James Baker, est nommé envoyé spécial pour la dette irakienne.
9: le Japon décide d’envoyer des troupes non combattantes en Irak.
10: création d’un tribunal spécial chargé de juger les crimes du régime de Saddam Hussein.
13: arrestation de Saddam Hussein près de Tikrit, sa ville natale.  

2004
Janvier
19: des milliers de chiites manifestent dans le centre de Bagdad à la demande de l’ayatollah Ali Sistani pour réclamer la tenue rapide d’élections.
23: David Kay, responsable de la mission américaine chargée de découvrir les armes de destruction massive, démissionne en affirmant qu’il ne pense pas que le régime de Bagdad détenait des stocks d’armes interdites. 

Février:
1er: plus de 100 personnes sont tuées dans un double attentat suicide perpétré contre les sièges des deux principaux partis du Kurdistan irakien à Erbil.
2: sous la pression du Congrès, George W. Bush annonce la création d’une commission d’enquête indépendante chargée d’établir si les services de renseignement américains ont commis des erreurs dans le dossier des armes de destruction massive.
10-11: deux attentats contre les forces de sécurité font une centaine de victimes à Bagdad et à Iskandariya. 

Mars
1: le Conseil de gouvernement adopte le texte de la Constitution provisoire, résultat d’un compromis difficile entre islamistes et laïcisants. Ce texte fait notamment de l’islam une source de la législation et non sa source exclusive.
2: avec plus de 180 morts, l’Irak connait sa journée la plus sanglante depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Plusieurs attentats visant la communauté chiite, le jour de la fête de l’Achoura font 112 victimes dans la ville sainte de Kerbala, tandis qu’ à Bagdad un attentat contre une mosquée chiite tue 70 personnes.
15: José Luis Rodriguez Zapatero, vainqueur des élections législatives en Espagne, annonce que, conformémement à l’engagement pris pendant la campagne électorale, les troupes espagnoles seront retirée d’Irak « s’il n’y a pas de nouveauté avant le 30 juin ».
31: quatre civils américains sont tués à Falloujah et les corps de deux d’entre eux sont mutilés par la foule et exhibés dans la ville. 

Avril
4: début d’affrontements très violents entre forces de la coalition et partisans du chef chiite radical Moqtada Sadr, dans les principales villes chiites du sud et à Bagdad.
5: l’armée américaine lance une opération d’envergure contre la ville sunnite de Falloujah.
12: l’enlèvement de trois Russes et cinq Ukrainiens, libérés le lendemain marque le début d’une série de prises d’otages étrangers.
19: Moqtada Sadr appelle ses partisans à cesser leurs attaques contre les soldats espagnols, au lendemain de la décision de Madrid de retirer son contingent.
28: des photos de soldats américains infligeant des sévices à des Irakiens dans la prison d’Abou Ghraib, diffusées par la chaîne de télévision américaine CBS, soulèvent une vague d’indignation dans le monde.
30: une brigade irakienne est chargée de maintenir l’ordre à Falloujah d’où les Marines se retirent. Ce retrait marque la fin de la confrontation dans ce bastion sunnite où quatre semaines de siège ont fait quelque 280 morts côté irakien. 

Mai
1: le New Yorker révèle qu’un rapport de l’armée américaine dénonçait, dès février, l’aspect « systématique » des exactions contre les prisonniers irakiens.
6: l’administrateur civil américain Paul Bremer nomme un gouverneur à Najaf et exige le désarmement de la milice de Moqtada Sadr, qui affronte, presque quotidiennement, dans la ville sainte, les soldats de la coalition.
7: le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld présente des excuses pour les sévices contre les prisonniers. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indique avoir été témoin de mauvais traitements « assimilables à des tortures » et érigés en un « vaste système ».
11: un site internet proche d’Al-Qaïda publie les images de la décapitation d’un civil américain, Nicholas Berg, disparu depuis un mois.
19: 41 Irakiens qui célébraient un mariage sont tués par un raid américain, dans la région d’Al-Qaëm, à une vingtaine de kilomètres de la frontière irako-syrienne.
28: le chiite Iyad Allaoui, proche de Washington, est choisi par le Conseil de gouvernement comme futur Premier ministre.  

Le « transfert de souveraineté » 

Juin
1er: Ghazi al-Yaouar est désigné président de l’Irak.
8: adoption à l’ONU de la résolution 1546 sur le transfert de souveraineté, détaillant les étapes de l’organisation d’élections d’ici à janvier 2005 et les conditions du maintien de la coalition, sans fixer de date limite.
22: annonce de l’exécution d’un otage sud-coréen aux mains d’un groupe se réclamant du réseau de l’islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui. La coalition offre 10 millions de dollars à qui permettra de capturer ce dernier, considéré par les Etats-Unis comme le « suspect numéro un » dans une longue liste d’attentats meurtriers depuis 2004.
28: Transfert de pouvoirs au gouvernement intérimaire dirigé par Iyad Allaoui. L’Autorité provisoire de la coalition (CPA) est dissoute. Paul Bremer quitte l’Irak. 

Juillet
1er: Saddam Hussein comparaît devant un tribunal irakien qui lui signifie sept chefs d’accusation de crimes contre l’humanité.
7: le premier ministre Iyad Allaoui s’arroge les pleins pouvoirs en matière de sécurité.
16: cinquième pays à effectuer un désengagement anticipé, les Philippines quittent l’Irak, cédant aux ravisseurs qui menaçaient de tuer un de leurs ressortissants. 

Août
5: la Force multinationale et la sécurité irakienne lancent une vaste offensive contre les miliciens chiites de Moqtada Sadr dans plusieurs villes d’Irak, dont Najaf, Bassorah, Nassiriyah et Bagdad.
6: le grand ayatollah Ali Sistani, figure emblématique des chiites, quitte Najaf où il réside, pour Londres, pour des problèmes de santé.
15-18: une Conférence nationale de 1300 délégués désigne un conseil consultatif et de contrôle, le « Conseil national intérimaire ». Cette instance de 100 personnes doit voter le budget et préparer les élections générales de janvier 2005.
17: huit membres de la conférence nationale se rendent à Najaf pour tenter une médiation avec les rebelles chiites.
26: l’ayatollah Sistani arrive à Najaf, où un cessez-le-feu est décrété, puis un accord conclu avec Moqtada Sadr qui accepte de déposer les armes. Deux manifestations de partisans de Sadr se terminent dans un bain de sang: Les Gardes nationaux ouvrent le feu pour les empêcher d’entrer dans Najaf, tuant 74 personnes.
28: la télévision Al-Jazira annonce l’enlèvement de deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, disparus huit jours auparavant.
31: le site internet du groupe islamiste « Ansar Al-Sunna », proche d’Al-Qaïda, annonce l’exécution de douze otages népalais. 

Septembre
8: le seuil des 1 000 soldats américains morts en Irak est franchi, dix-huit mois après le début de la guerre.
9-17: des affrontements avec des rebelles et des raids de l’armée américaine à Bagdad, dans le « triangle sunnite » et à Tall Afar, dans le nord de l’Irak, font plus de 250 victimes.
25: dans une interview publiée par le New York Times, Colin Powell annonce le soutien américain à la tenue d’une conférence internationale. L’administration Bush rejettait jusqu’alors cette initiative franco-russe, défendue par le candidat démocrate à l’élection présidentielle, John Kerry.  

Octobre
2-3: l’armée américaine et les forces irakiennes reprennent la ville de Samarra, ville sunnite de 250 000 habitants, faisant quelque 150 morts en deux jours.
7: le rapport du chef des inspecteurs américains en Irak, Charles Duelfer, confirme l’absence de stocks d’armes bactériologiques, chimiques ou nucléaires dans ce pays lors de l’entrée en guerre.
15: l’armée américaine lance une opération contre Falloujah, avec plus de 1 000 soldats. 

Novembre
2: début d’une vaste offensive américaine sur Falloujah qui durera plus d’un mois. Plus de 10 000 soldats américains, soutenus par 2 000 Irakiens, participent à l’offensive, la plus importante depuis la chute de Bagdad en avril 2003. La majeure partie des habitants fuit cette ville de 300 000 habitants, dont une grande partie sera détruite.

7: Iyad Allaoui décrète l’état d’urgence sur tout le territoire, excepté le Kurdistan, jusqu’aux élections. 

Décembre:
21: libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.
27 : le chiite Abdel Aziz Hakim, chef du Conseil suprême de la révolution en Irak, échappe à un attentat à Bagdad. L’action est revendiquée par le groupe Zarkaoui.
La principale formation sunnite, le Parti islamique irakien, annonce son retrait de la course électorale. 

2005 

Janvier
4: le gouverneur de Bagdad, Ali Radi al-Haïdari, et l’un de ses gardes sont assassinés dans la capitale.
5: disparition de la journaliste française Florence Aubenas, et de son assistant irakien Hussein Hanoun.
La Maison-Blanche déclare que les Etats-Unis ont cessé de rechercher activement des armes de destruction massive (ADM) en Irak.
30: premières élections multipartites en Irak depuis 1953. Les électeurs désignent l’Assemblée nationale, l’Assemblée de la région autonome kurde et les 17 conseils de province, plus celui de Bagdad. Les Irakiens votent massivement, dans un climat marqué par des attentats qui font une quarantaine de morts, mais n’ont pas réussi à dissuader les électeurs, surtout les chiites dans le centre et le sud et les Kurdes dans le nord, de se rendre aux urnes. La liste chiite soutenue par l’ayatollah Ali Sistani arrive largement en tête (48% des voix), devant la liste kurde (25%). 

Février
28: 118 personnes sont tuées à Hilla, ville à majorité chiite, lors d’un attentat suicide. L’attaque est revendiquée par le groupe d’Abou Moussa Al-Zarkaoui. 

31 mars : la Bulgarie et l’Ukraine annoncent le retrait de leurs troupes avant la fin de l’année. 

Avril
6: après deux mois de tractations, le Kurde Jalal Talabani est élu président de l’Irak par l’Assemblée nationale transitoire.
7: le chiite Ibrahim al-Jaafari est nommé Premier ministre par le président Talabani, qui propose une amnistie pour les insurgés.
20: le gouvernement annonce la découverte, sur les berges du Tigre au sud-est de Bagdad, des corps de plus de cinquante otages portés disparus. 

Mai
8: le gouvernement transitoire irakien, enfin au complet plus de trois mois après les élections, obtient la confiance du Parlement. Il compte 36 ministres: 18 chiites, 9 sunnites, 8 kurdes et un chrétien. Il comprend sept femmes.
14-15: une série d’attentats anti-chiites et la découverte de 46 corps d’hommes sunnites tués par balles, décapités ou égorgés, avivent la tension entre les deux communautés. Le Comité des oulémas musulmans, la principale association sunnite, met en cause l’Organisation chiite Badr. 

Juin
12: libération de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun.

16: un compromis est trouvé sur la question de la participation de sunnites à la Commission de rédaction de la Constitution. Ils auront treize représentants sur un total de 55 membres.  

Juillet
7: la branche irakienne d’Al-Qaida annonce avoir tué l’ambassadeur d’Egypte dont elle avait revendiqué l’enlèvement cinq jours plus tôt.
13: 32 enfants et adolescents sont tués par un kamikaze qui a fait exploser sa voiture piégée contre des soldats américains qui leur offraient du chocolat, à Bagdad. 

Août
22: le texte de la Constitution est approuvé par le Parlement mais des points de divergences restent à régler. Les sunnites rejettent ceux qui menacent, selon eux, l’unité du pays.
31: à la suite de rumeurs sur la présence de kamikazes dans la foule, lors d’un pélerinage chiite, une gigantesque bousculade sur un pont à Bagdad fait un millier de morts. 

Septembre
14: une vague d’attentats et d’attaques fait 150 morts. Abou Moussab al-Zarqaoui, s’exprimant sur un site islamiste, proclame une « guerre totale » contre les chiites, les accusant d' »exterminer » des sunnites qu’il exhorte « à se réveiller ». 

Octobre
11: le principal parti sunnite, le Parti islamique, annonce qu’il va appeler à voter oui lors du référendum constitutionnel, après un accord permettant d’amender ce texte à l’issue des élections générales de décembre.
15: le projet de constitution, instituant le fédéralisme, est adopté à 78% par référendum.
19: ouverture du procès de Saddam Hussein pour un massacre commis en 1982. 

Novembre
19-21: une réunion de réconciliation entre les principales factions irakiennes, au Caire, aboutit à une réintégration de la minorité sunnite dans le jeu politique. 

15 décembre: élections législatives. La liste chiite remporte 78 sièges sur 275, mais n’obtient pas la majorité absolue; la liste Kurde emporte 53 sièges et la liste sunnite 44. 

2006 

5 janvier: au moins 120 personnes sont tués dans une vague d’attentats, en particulier à Ramadi (67 morts), et à Kerbala (44 tués). 

Février
12: le Premier ministre Ibrahim Jaafari est choisi comme candidat à sa propre succession par les chiites, majoritaires dans le nouveau Parlement.
22: un mausolée de Samarra, lieu saint chiite, est sérieusement endommagé par un attentat. Les jours suivants, des violences entre chiites et sunnites font plus de 450 morts.  

Mars
13 : Londres annonce le retrait de 800 soldats avant le mois de mai, soit 10% de ses troupes en Irak.
20 : le magazine Time révèle que 15 civils irakiens auraient été tués par des Marines en novembre 2004 près de la ville de Haditha (ouest de l’Irak) en représailles après que leur véhicule eut été atteint par une bombe.  

Avril
10 : victoire de la coalition de centre gauche en Italie qui a promis de retirer les troupes italiennes si elle l’emportait.
22 : Nouri al-Maliki, le numéro deux du parti Dawa d’Ibrahim Jaafari, est chargé de former un gouvernement.
7 mai: le parlement de la région autonome du Kurdistan irakien vote l’unification des trois provinces, scellant la réconciliation du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani, et de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de l’actuel président irakien Jalal Talabani.
7 juin: Abou Moussab al-Zarkaoui est tué par un raid américain.
17 juillet : fin du retrait des soldats japonais.
18 juillet: cent civils meurent chaque jour en Irak, selon un rapport de l’ONU qui dresse le tableau d’un pays sombrant dans la violence intercommunautaire.
1er septembre: le Pentagone publie un rapport, rédigé à la demande du Congrès, qui évoque le spectre de la guerre civile. Le nombre d’attaques a augmenté de 15 % en trois mois et celui des victimes irakiennes de 50%.
11 octobre : le Parlement adopte une loi créant un État fédéral, en dépit des craintes que cette réorganisation suscite parmi les sunnites, qui craignent d’être isolés parce que leurs régions, situées essentiellement dans l’ouest du pays, sont largement désertiques et privées de pétrole.
12 octobre : Une étude publiée par le journal britannique The Lancet estime à 650 000 le nombre d’Irakiens qui auraient péri depuis l’invasion américaine, en mars 2003.
5 novembre : le Tribunal spécial irakien condamne Saddam Hussein à la pendaison pour le massacre de 148 villageois chiites en 1982.
21 novembre : l’Irak et la Syrie rétablissent leurs relations diplomatiques, rompues en 1980 par Saddam Hussein en raison du soutien de Damas à Téhéran pendant la guerre Irak/Iran.
23 novembre : l’Irak connaît l’une des journées les plus meurtrières depuis l’intervention américaine, en mars 2003, avec plus de 200 morts dont 150 à Sadr City, le quartier populaire chiite de Bagdad.
1er décembre : fin du retrait des troupes italiennes.
6 décembre : le groupe d’études sur l’Irak, formé à l’initiative du Congrès américain et conduit par l’ex-secrétaire d’Etat républicain James Baker, rend un rapport dressant un constat d’échec de la politique de George Bush et prônant un début de retrait des forces américaines, associé à une ouverture diplomatique en direction de la Syrie et de l’Iran pour tenter de sortir de la crise.
30 décembre : Saddam Hussein est exécuté par pendaison. 

Plus de 34 000 civils ont été tués en 2006 selon l’ONU. L’OMS fait état de plus de 150 000 morts violentes entre 2003 et 2006 dans la population irakienne. 

2007 

5 janvier : nomination du général David Petraeus, partisan d’une « stratégie d’apaisement « , à la tête des forces armées américaines en Irak.
10 janvier : George Bush annonce une « nouvelle » stratégie pour l’Irak; ignorant les conseils proposé par le groupe d’études sur l’Irak dirigé par James Baker, il annonce l’envoi d’un renfort de 21 500 soldats américains.
15 janvier : pendaison du demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien patron des services secrets.
6 février : un nouveau plan de sécurisation de Bagdad est mis en application prévoyant le déploiement de 85 000 hommes.
5 mars : l’explosion d’une voiture piégée ravage le quartier des librairies, centre intellectuel de Bagdad.
10 mars : Bagdad organise une conférence internationale sur la paix, invitant les Etats membres du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), les pays voisins de l’Irak (Arabie saoudite, Iran, Jordanie, Koweït, Syrie, Turquie), l’Egypte, Bahrein ainsi que l’ONU, la Ligue arabe et Organisation de la conférence islamique.
6 avril : Bagdad ordonne la réintégration dans l’armée des anciens soldats de Saddam Hussein.
16 avril : six ministres proches de Moqtada Sadr démissionnent, protestant contre le refus du gouvernement de fixer un calendrier de retrait des troupes américaines.
Mai : assassinat, par une tribu sunnite, d’Abou Ayoub al-Masri, le chef de la branche irakienne d’al-Qaida; un nombre grandissant de tribus sunnites se révoltent, depuis quelques mois, contre la mainmise d’Al-Qaida sur leurs territoires.
1er août : six ministres sunnites quittent le gouvernement d’union nationale à dominante chiite, lui reprochant de ne pas appliquer le programme de réconciliation et de reconstruction du pays.
14 août : plus de 400 personnes sont tuées dans des attentats dans le nord de l’Irak contre la minorité yézidie.
16 décembre : la Grande-Bretagne remet la responsabilité de la sécurité de la province de Bassora aux forces irakiennes.
Fin décembre : l’armée turque lance des raids aériens contre les bases du PKK en Irak. 

2008 

12 janvier : le parlement adopte une loi de réhabilitation des anciens membres du parti Baas, autorisant leur retour dans la vie publique. Elle permet aux anciens fonctionnaires de toucher une pension.
Janvier : une étude de l’Organisation mondiale de la santé estime à 151 000 le nombre d’Irakiens morts  » de manière violente  » jusqu’en juin 2006. Extrapolée jusqu’à fin février, et compte tenu de la baisse des attaques et attentats depuis juillet 2007, le total des morts s’élèverait à près de 220 000. En incluant les décès  » liés au conflit  » (les maladies de la misère ), l’OMS évalue le nombre des victimes à environ 600 000 à fin février.
13 février : le parlement irakien adopte une loi d’amnistie, réclamée par les sunnites, et une loi de régionalisation qui réorganise la répartition des pouvoirs entre l’Etat central et les gouvernorats des provinces.
Fin février : offensive militaire turque contre les bases du PKK dans le nord de l’Irak.
Mars-mai: des affrontements, entre les forces gouvernementales et les membres de l’Armée du Mahdi de Moqtada Sadr à Bassorah et dans les quartiers chiites de Bagdad, font plus de 1000 morts.
28 août : Moqtada Sadr annonce un arrêt définitif des opérations de sa milice.
24 mars : la barre des 4 000 militaires améridains tués est atteinte.
1er septembre : l’armée américaine transfère la province d’Al-Anbar aux forces irakiennes. C’est la 11ème des 18 provinces du pays à revenir au sein des forces nationales, mais la première sunnite.
9 septembre : George Bush annonce le retrait de 8 000 soldats d’ici à février 2009, sur les 146 000 présents sur le terrain en Irak, au profit de renforts en Afghanistan.
24 septembre : adoption d’une nouvelle loi électorale qui prévoit la tenue d’élections législatives au plus tard le 31 janvier 2009 mais laisse en suspens la question controversée de la province de Kirkouk.

Septembre-octobre : la communauté chrétienne de Mossoul est la cible de violences ayant fait une dizaine de morts. En février, l’archevêque chaldéen de Mossoul avait été kidnappé et retrouvé mort.
1er octobre : transfert au gouvernement irakien des brigades de Sahwa (« réveil » en arabe), milices anti Al Qaïda composées en majorité d’anciens insurgés sunnites ralliés à l’armée américaine. Ces quelque 100 000 hommes ont contribué à améliorer la sécurité dans le pays.
16 novembre : le gouvernement irakien approuve l’accord de sécurité avec les Etats-Unis qui prévoit le retrait total des troupes américaines d’Irak d’ici fin 2011. Les Américains ont accepté de préciser qu’ils n’entendaient conserver ni soldats ni bases en Irak au delà du 31 décembre 2011.
14 décembre : en pleine conférence de presse de George Bush, en visite d’adieu en Irak, un journaliste irakien lance sa chaussure sur le président américain. Son geste en fait un héros pour beaucoup dans le monde arabe. 

2009

1er janvier : les Irakiens reprennent le contrôle de la zone verte, la zone ultraprotégée de Bagdad.
5 janvier : les Etats-Unis inaugurent à Bagdad leur ambassade, la plus vaste du monde.
31 janvier : élections régionales marquées par le retour de la minorité arabe sunnite dans le jeu politique et la baisse de la popularité des partis religieux islamiques.
27 février : Barack Obama annonce le retrait progressif des troupes américaines d’Irak qui sera achevé au 31 décembre 2011.

31 mars : les troupes britanniques commencent leur retrait de la région de Bassorah, après six années de présence militaire.
19 avril : le Parlement élit à sa tête un dirigeant sunnite, Iyad Al Samarraï.
Mars-avril : après plusieurs mois de baisse des violences, le pays est de nouveau soumis à un vague d’attentats. Les violences ont fait plus de 700 morts au cours de cette période.
30 mai : arrestation de l’ancien ministre du Commerce, Abdel Falah al-Soudani, accusé de corruption, alors qu’il tentait de quitter le pays.
30 juin : retrait des troupes américaines des villes d’Irak. Désormais ce sont les 500 000 policiers et 250 000 militaires irakiens qui prennent en charge la sécurité dans les localités.
13 juillet : report du référendum sur la Constitution kurde adoptée par le Parlement autonome qui prévoit le rattachement de la région de Kirkouk, riche en pétrole, au Kurdistan.
25 juillet : élections au Parlement régional kurde. Les deux grands partis, le PDK et l’UPK conservent la majorité absolue mais une opposition apparaît avec la liste Goran.
25 octobre : un double attentat contre le ministère de la Justice et le siège du gouvernorat de Bagdad tue au moins 155 personnes.
6 décembre : après des mois de marchandage, vote d’une nouvelle loi électorale qui augmente le nombre de députés et réserve des sièges aux minorités.
8 décembre : au moins 127 personnes sont tuées dans cinq attentats à la voiture piégée à Bagdad

2010

Janvier : l’interdiction d’élection pour les législatives du 7 mars faite à plus de 500 candidats accusés d’être des partisans du parti Baas provoque des manifestations de protestation. En février, les juges désamorcent une crise politique en les en autorisant à participer au scrutin.
25 janvier : Ali Hassan al-Majid, dit « Ali le Chimique« , condamné à mort pour le massacre en 1988 de 5000 Kurdes, est exécuté.
Février : recrudescence des attentats (plus de 350 morts) à la veille des élections.
7 mars : élections législatives. Les résultats, trois semaines plus tard, donnent l’ancien premier ministre par intérim (2004-2005) Iyad Allaoui vainqueur d’une courte tête devant la coaliton du Premier ministre sortant Nouri al Maliki.
Avril : Nouri al Maliki demande un nouveau décompte des voix à Bagdad. Un mois plus tard, la commission électorale déclare ne pas constaté de fraude lors du nouveau décompte.
Mai : recrudescence des attentats terroristes.
Août : les dernières troupes de combat américaines se retirent d’Irak.

Octobre : le site Wikileaks publie des documents de l’armée américaine montrant que les soldats alliés ont torturé, voire tué sans raisons des centaines d’Irakiens.
Novembre : une série d’attaques terroristes frappe la communauté chrétienne d’Irak.
Les dirigeants irakiens parviennent à un accord sur le partage du pouvoir, huit mois après les élections. Djalal Talabani à la présidence et Nouri al Maliki au poste de Premier ministre. Le sunnite Oussama al-Noujaifi est élu président du Parlement.
Décembre : le Parlement approuve la composition du gouvernement de Nouri Al-Maliki. Parmi les 35 ministres figurent 20 chiites, 10 sunnites, 4 Kurdes et un chrétien, respectant l’accord de partage de pouvoir entre les trois grandes communautés. 

2011

Janvier : le leader chiite radical Moqtada Sadr rentre en Irak après quatre années passées en Iran.
Février : l’Irak reconnaît les contrats signés par le Kurdistan. A l’image des protestations en cours dans plusieurs pays arabes, des manifestations contre la corruption sont organisées au Kurdistan.
Avril : 34 personnes sont tuées lors d’un raid de l’armée dans le camp d’Ashraf, où vivent des membres de l’opposition iranienne au nord de Bagdad, les Moudjahidine du Peuple.
Octobre : l’armée turque lance une offensive contre le PKK dans le nord de l’Irak après la mort de 24 soldats tués par les rebelles.
Obama annonce le départ des 39 000 soldats américains encore stationnés en Irak avant la fin de l’année 2011. 


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Vive Napoléon Bonaparte,empereur des Français

Pas moyen de circuler à Paris sans croiser Napoléon. Bien sûr, il y a les Invalides, où sa dépouille repose depuis 1840. Mais sait-on que, si les immeubles de Paris sont numérotés et alignés, c’est à cause de lui ? Des adductions d’eau de la capitale à l’obligation d’enterrer un mort six pieds sous terre, du droit des successions au Code civil, du mariage civil aux lycées, du Conseil d’État à la Cour des comptes, en passant par le baccalauréat, les grandes écoles et les premières caisses de retraite, rares sont les institutions françaises qui ne portent pas sa signature. À l’heure où la France manque cruellement de vaccins pour affronter l’épidémie de COVID-19, on pourrait même se rappeler que c’est Napoléon qui organisa la première campagne de vaccination contre la variole. Il donna d’ailleurs l’exemple en faisant vacciner son fils.

Un portrait de l’empereur français Napoléon Ier, peint en 1805 par François Gérard et qui se trouve aujourd’hui au château de Fontainebleau, au sud de Paris.

« Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les Français “font du Napoléon” sans le savoir », explique l’historien Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon et auteur d’une quarantaine de livres sur l’empereur et son époque. Alors, comment expliquer qu’en cette année du bicentenaire de sa mort, le monde politique se fasse si discret ? « N’en faisons pas trop », s’est exclamé l’ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré. Emmanuel Macron a bien confirmé qu’il participerait à une commémoration, mais en évitant soigneusement d’en dire plus. « Il y a un peu de lâcheté dans tout ça, dit Lentz. En réalité, nos hommes politiques s’intéressent tous à Napoléon, mais ils le lisent sous la couette avec une lampe de poche. »

« Ne rien cacher ! »

La polémique a même gagné les États-Unis, où le New York Times s’est fendu d’une lettre qualifiant l’empereur de « suprémaciste blanc », d’« architecte du génocide moderne » et même d’avoir créé… « les chambres à gaz » ! Il y a longtemps que ces accusations farfelues ont été réfutées, explique Thierry Lentz. « Cette histoire de génocide est ridicule. On ne peut pas vouloir développer la canne à sucre et exterminer ceux qui sont à la source de cette richesse. » Quant aux chambres à gaz, « l’événement ne figure pas dans les archives. Seuls un historien haïtien et le député de la Martinique du XIXe siècle Victor Schœlcher évoquent des prisonniers enfumés dans la cale d’un bateau. Il s’agit probablement d’un événement isolé. Les hommes préhistoriques qui enfumaient leurs adversaires dans des grottes n’ont pas pour autant inventé les chambres à gaz ».

Selon l’historien, s’il faut commémorer Napoléon, il ne faut rien cacher non plus. D’ailleurs, les polémiques actuelles sont loin d’être nouvelles, dit-il. Depuis toujours, Napoléon fait l’objet de controverses. À d’autres époques, on lui reprocha son gouvernement autoritaire. Pendant la collaboration, on l’accusa même d’être à l’origine d’un complot judéo-maçonnique pour avoir donné la citoyenneté aux juifs et rétabli la franc-maçonnerie.

Autres temps, autres mœurs. C’est aujourd’hui le rétablissement de l’esclavage (1802), aboli par la Convention (1794), et le peu de cas qu’il fit du droit des femmes dans le Code civil qui sont les principaux griefs contre lui. « Ces questions sont étudiées depuis 60 ans au moins, note Thierry Lentz. Elles font partie intégrante de l’histoire napoléonienne. J’ai moi-même écrit dès les années 1990 sur ce sujet. Personne n’a jamais essayé de le cacher ni de dire que c’était bien. Et j’espère que personne ne le pense. Simplement, aujourd’hui, la question est de savoir si Napoléon peut être réduit à ça. Il faut savoir que Napoléon ne s’est occupé de l’esclavage que trois semaines dans sa vie. Et il n’y est jamais revenu. »

Le rêve américain

Pourquoi Napoléon s’est-il renié, lui qui avait libéré les esclaves à Malte et en Égypte et refusé de rétablir l’esclavage au début de son gouvernement ? « Napoléon rétablit l’esclavage pour deux raisons, dit Thierry Lentz. La première est purement économique. Les Antilles produisent du sucre. Or, le sucre est l’équivalent du pétrole d’aujourd’hui. Napoléon veut relancer les îles des Antilles, que les Anglais vont lui rendre. Ceux-ci n’ont jamais aboli l’esclavage. Craignant que les révoltes noires ne débordent chez eux, ils font même savoir aux Français qu’ils devraient remettre un peu d’ordre dans leurs colonies. »

L’autre raison, ajoute Thierry Lentz, c’est le « rêve américain » de Napoléon. « Comme il va récupérer la Martinique, qu’il a déjà la Guadeloupe et Saint-Domingue, et que l’Espagne est son alliée, il veut bloquer la concurrence dans le golfe du Mexique, qu’il décrit lui-même comme un “lac français”. Il rêve en grand. Pour reprendre en main Saint-Domingue et pousser ensuite jusqu’à La Nouvelle-Orléans, il crée donc l’expédition Leclerc qui fera des massacres abominables. Cela, personne ne l’a jamais nié. »

Encore faut-il savoir qu’à l’époque, le chef de la révolution haïtienne, Toussaint Louverture, avait remplacé l’esclavage par le « travail forcé ». « La vraie question n’en était pas une de racisme, dit Lentz. Le mot n’existait même pas. L’immense majorité des Français n’avaient jamais vu de Noirs. En 1800, il n’y en avait que 2000 en France, presque tous dans la région de Bordeaux, où ils étaient libres. Car la tradition française a toujours été que le sol de France affranchit. Dès qu’un Noir mettait le pied sur son sol, il était affranchi. »

Bien sûr, dans la société coloniale, la couleur était un statut. « Mais c’était beaucoup plus compliqué qu’on le croit, dit Lentz. Il n’y avait pas que des maîtres blancs et des esclaves noirs. Il y avait les esclaves, les métis, mais aussi les “libres de couleur”. Toussaint Louverture massacrera toute une armée de métis, celle du général Rigaud. Quand Dessalines se fait proclamer empereur d’Haïti, il ordonne le massacre des Blancs. Entre février et mai 1804, ils seront tous massacrés, sauf les médecins. Napoléon conserveradeux ou trois bataillons noirs qui s’étaient battus à Saint-Domingue, qui intégreront la Grande Armée. »

Napoléon eut beau se renier, le rétablissement de l’esclavage n’aura guère d’effet à long terme, affirme Thierry Lentz, puisque la France perdra presque toutes ses colonies en quelques années dans sa guerre contre l’Angleterre. Celle-ci n’abolira d’ailleurs l’esclavage qu’en 1833.

Pour Lentz, il n’est pas question de « mettre un genou à terre » car, malgré les zones d’ombre, les mérites de Napoléon l’emportent largement sur ce qu’on lui reproche aujourd’hui. « Il arrive au pouvoir en pleine guerre civile. La France est en guerre avec une dizaine de pays. C’est lui qui sauve les principes de la Révolution de 1789. “Ni talon rouge [l’aristocratie] ni bonnet rouge [les révolutionnaires], disait-il, je suis national.” »

L’historien est convaincu que, dans 200 ans, il sera perçu comme Charlemagne, l’empereur européen par excellence. Napoléon est l’homme de l’égalité civile, de la non-confessionnalité de l’État et de la défense de la propriété, dit-il. « Il y a chez lui une certaine idée du self-made man et de la gloire fondée sur le mérite, et non plus sur la naissance. En préservant les acquis de la Révolution, il crée une véritable administration efficace. Tout cela en quinze ans à peine, dont cinq passés hors de France. »

Les femmes et l’obéissance

Sur la question des femmes, Thierry Lentz considère que, si Napoléon a évidemment fauté, c’est pour avoir correspondu aux mentalités de son époque en consacrant dans le Code civil l’obligation des femmes d’obéir à leur mari.

« C’était il y a 200 ans. Aujourd’hui, on trouve ça scandaleux. Et moi le premier. Mais, contrairement à ce que l’on a tendance à croire, la Révolution française est loin d’avoir libéré les femmes. Les leaders, comme Olympe de Gouge, qui rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, ont toutes été guillotinées. Elles avaient de toute façon très peu d’influence. Certaines femmes, comme Madame de Stael, ont alors un véritable statut. Les femmes seules et les veuves ont les mêmes droits civils que les hommes. Mais pas les femmes mariées. »

La France de l’époque est bien ce qu’on peut alors appeler une société patriarcale, dit l’historien. « À la Révolution, les femmes ne sont jamais devenues citoyennes. Elles n’ont eu le droit de vote qu’en 1945. S’il y avait eu un grand mouvement de libération des femmes et que Napoléon l’eut écrasé, on n’aurait pas attendu 1965 pour changer tout ça. » Seule exception, Napoléon conserve le divorce. La France est alors le seul pays où il existe, car, pour cela, il faut un état civil qui n’est pas religieux.

Selon Lentz, on a aussi exagéré le nombre de morts des guerres napoléoniennes. « Regardez les chiffres, dit-il. Pour la France, c’est un peu moins d’un million de morts sur 15 ans. Pour l’Europe, ça fait 2,5 millions. La guerre de Trente Ans (1618-1648) a fait 11 millions de morts en Europe. La guerre de Sept Ans (1756-1763), deux millions. À la fin de l’Empire, la France comptait 1,5 million d’habitants de plus. »

L’irruption des sensibilités contemporaines dans le débat public ne devrait surtout pas nous amener à tronquer les faits, affirme Thierry Lentz. « Il faut distinguer la mémoire de l’histoire, qu’on ne pourra pas changer quoi qu’on fasse. Ce n’est pas parce qu’on se sent offensé qu’on a le droit de tordre les faits. Et encore moins de s’en prendre à la liberté d’expression d’autrui. »

Le président de la Fondation Napoléon en sait quelque chose, lui dont une conférence a été annulée à Nantes cet automne parce que le sujet avait soudain été jugé trop délicat.

 

L’héritage de Napoléon au Québec 

Droit civil, common law… On a beaucoup parlé de l’importance d’avoir des juges de tradition civiliste à la Cour suprême du Canada depuis plusieurs années, avec la nomination du Québécois Richard Wagner comme juge en chef du pays. Mais pourquoi est-ce important ? Et de quoi parle-t-on, au juste ? 

QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LA COMMON LAW ET LE DROIT CIVIL ?

Le droit civil, c’est la tradition juridique de France, c’est notre héritage juridique français. Tandis que la tradition de common law, c’est la tradition du droit anglais. Au lendemain de la conquête britannique, le droit anglais a été introduit au Québec et, plus tard, dans le reste du Canada. Mais en raison de l’insatisfaction des Canadiens de l’époque (parce que le droit anglais était inconnu pour eux, il était écrit en langue anglaise), ils ont obtenu par l’Acte de Québec la réintroduction du droit de tradition française, mais uniquement pour ce qu’on appelle le droit privé, c’est-à-dire les rapports entre les individus, et des individus entre eux [les contrats, le mariage, les successions et la responsabilité civile, entre autres]. Pour le droit public et administratif [dont le droit criminel et constitutionnel], on demeure une province de common law. Donc on a une province de droit mixte.

SOMMES-NOUS LES SEULS AVEC UN TEL SYSTÈME ?

Non, la Louisiane, par exemple, a un Code civil. Pour le reste, elle est régie par le droit anglo-américain de common law. Il y a l’île de Sainte-Lucie, aussi, qui s’est inspirée de notre propre Code. Et il y a d’autres endroits dans le monde où on a cette cohabitation de deux traditions juridiques.

QU’EST-CE QUI CARACTÉRISE LES DEUX APPROCHES ?

Ce qui caractérise la tradition de droit civil, c’est que le législateur, donc l’Assemblée législative, est le principal producteur de droit. Le Code civil a été adopté par l’Assemblée nationale. Et le Code, c’est une loi qui est interprétée par les juges. En droit de tradition anglaise, il y a beaucoup de lois : Québec adopte des lois en droit administratif, le fédéral adopte des lois en droit criminel… Mais on laisse encore aujourd’hui aux juges la possibilité de créer du droit à partir d’une situation de fait. Ça, ce n’est pas possible dans la tradition de droit civil. En droit civil, il faut que la loi prévoie quelque chose.

EST-CE QU’IL Y A UNE DIMENSION CULTURELLE ?

Ce n’est pas pour rien qu’on définissait la société distincte dans l’accord de Charlottetown comme incluant la tradition de droit civil du Québec. Parce que le droit comporte aussi une importante dimension culturelle. Pour les Anglais, par exemple, les gardiens de la liberté, c’étaient les tribunaux. Notre tradition québécoise de droit public demeure fidèle à cette idée que les tribunaux peuvent produire des normes qui garantissent les droits des citoyens. Tandis que chez les Français, avant la Révolution, les juges qui étaient des parlementaires – on les appelait comme ça – étaient identifiés à l’abus de pouvoir, étaient identifiés à l’aristocratie. C’est pourquoi, quand on a adopté le Code Napoléon en 1804, quand on a déclaré que la loi était l’expression de la volonté générale dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, ce qu’on disait, c’est que ce ne sont pas les juges qui protègent les droits et libertés, c’est le législateur. Alors c’est très important sur le plan de la culture d’une nation, la façon dont on conçoit le droit, c’est aussi la façon dont on conçoit la liberté des citoyens.

ALORS POURQUOI EST-CE IMPORTANT D’AVOIR DES JUGES ISSUS DE LA TRADITION CIVILISTE À LA COUR SUPRÊME DU CANADA ?

Il y a une dimension symbolique absolument capitale. Symbolique, mais aussi juridique : c’est la Cour suprême qui a dit que la présence des trois juges à la Cour était le fruit d’un compromis historique qui assurait la représentation non seulement de la tradition civile, mais aussi des valeurs sociales du Québec et permettait de garantir une légitimité à la Cour suprême aux yeux des Québécois. Donc il y a un élément de représentation du Québec dans cette institution fédérale fondamentale qui est nécessaire au bon fonctionnement de la fédération. Avec le bijuridisme, ce n’est pas seulement le droit québécois qui se passe en français et qui exige une connaissance de la tradition civile. Les lois fédérales renvoient elles aussi à des concepts de droit civil. Et la langue française, ce n’est pas juste pertinent en droit civil. Il y a aussi toute une réflexion juridique qui se fait en français à propos du droit constitutionnel canadien, qui est un droit de common law. […] Donc ce n’est pas juste une question de confiner les Québécois à un droit privé différent. C’est aussi garantir un accès à tous les juristes québécois qui pensent le droit public canadien de manière différente. Et ils n’ont pas voix au chapitre. C’est ça, l’enjeu.

EST-CE QU’IL Y A TOUJOURS EU UNE ALTERNANCE ENTRE LE QUÉBEC ET LE RESTE DU PAYS À LA TÊTE DE LA COUR ?

Il y en a une depuis 1944, et la seule fois où elle n’a pas eu lieu, c’est quand Laskin a été remplacé par Dickson en 1984. La petite histoire, c’est que celui qui devait être nommé, c’est Jean Beetz. Et Beetz avait fait un arrêt cardiaque deux ans avant. Alors ça ne l’intéressait pas et de toute façon, ce n’était pas dans son tempérament, et les deux autres juges, dont le juge Lamer, étaient trop jeunes. […] Donc, finalement, devant l’impossibilité de nommer un juge québécois, Trudeau a nommé Dickson.

DANS CE CONTEXTE, QUE REPRÉSENTE LA NOMINATION DE RICHARD WAGNER COMME JUGE EN CHEF CETTE SEMAINE ?

Ça reconfirme que la représentation de la spécificité québécoise dans l’institution fédérale qu’est la Cour suprême demeure une priorité pour le gouvernement fédéral et ça peut renforcer la légitimité de la Cour aux yeux des Québécois.

 

Deux systèmes distincts

L’encyclopédie du Canada définit le Code civil comme étant « le recueil fondamental de lois exposant de façon complète et aisément compréhensible le droit privé d’un pays. On le trouve surtout dans les systèmes juridiques fondés sur des traditions de droit romain 1 . » Le Code civil traite « uniquement des questions de droit privé […] et réunit l’ensemble des notions, règles, principes et idéaux fondamentaux d’une tradition juridique dans un style clair et non spécialisé 2. »

La Common Law est le système de droit non écrit, formé « à partir des décisions rendues par les tribunaux d’où l’on a dégagé graduellement des principes et des règles de conduite dont l’autorité repose essentiellement sur des usages et des coutumes immémoriaux 3 .. » Ce système s’applique dans la plupart des pays de langue anglaise et dans toutes les provinces canadiennes, à l’exception du Québec.

De la Coutume de Paris au Code civil du Québec

Le Code civil en vigueur au Québec s’inspire du code Napoléon qui tire une grande partie de ses dispositions de la Coutume de Paris apportée en Nouvelle-France en 1663. Il diffère donc de la Common Law pratiquée en Angleterre et dans les provinces anglaises du Canada.

Alors que la Common Law se fonde sur les jugements non codifiés rendus antérieurement (jurisprudence), le Code civil s’appuie sur des dispositions et règlements déjà codifiés.

Au Canada, seul le Québec a son Code civil. C’est en 1857 que le Parlement du Canada-Uni décide de faire codifier toutes les lois civiles du Bas-Canada et de les rassembler en un recueil bilingue. La Commission de codification soumet alors un nouveau Code civil qui entre en vigueur en 1866 : le Code civil du Bas-Canada.

Malgré l’évolution de la société, le Code civil change peu. Des lois spéciales et indépendantes remplacent graduellement certaines dispositions du Code qui répond de moins en moins aux attentes de la société en développement.

En 1955, l’Assemblée législative du Québec ordonne la réforme du Code civil. Cette tâche est confiée au Bureau de révision du Code civil. Cet organisme voit d’abord aux réformes les plus pressantes avant d’entreprendre la révision complète du Code. En 1981, un nouveau Code civil québécois est promulgué. Seulement certaines recommandations touchant le droit familial sont toutefois mises en application. Ce n’est qu’en 1994 que le nouveau Code civil du Québec, formé de dix Livres, remplace définitivement le Code civil du Bas-Canada.

Vive Napoléon Bonaparte,le Grand Empereur des Français!

Sources:

Brierley, John E. C,« Common Law », L’encyclopédie du Canada, Montréal, Éditions internationales Alain Stanké, vol. 1, 1987.

MacDonald, R. A, « Code civil », L’encyclopédie du Canada, Montréal, Éditions internationales Alain Stanké, vol. 1, 1987.

 

 

 

 

 

La Gigantesque Arnaque du COVID-19:… du mythe aux statistiques, les vérités cachées !

Je n’irai pas par quatre chemins : l’article que je m’apprête à partager avec vous est aussi remarquable qu’explosif ! Il figure au rang de ce que j’ai lu de plus perspicace, rigoureux et éclairant au cours de l’année écoulée.
A partir de sa maîtrise des statistiques ainsi que d’une éthique personnelle et scientifique évidentes, l’auteur extrait des données disponibles certains tenants et aboutissants fondamentaux et occultés de la « crise sanitaire » que nous vivons depuis une année. Et, cela étonnera sans doute peu les lectrices et lecteurs de ce blog,
 les conclusions de son analyse de haut vol atterrissent à des années-lumière du narratif officiel.

Blachier, médecin médiatique sans patients,
porte-parole de Big pharma et installateur de peur,
fondateur d’une nouvelle religion : la covidisme !

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur est mathématicien et non pas médecin ou chercheur en santé publique. Dans notre mouchoir de poche suisse romand, Fabien Balli Frantz (lui aussi inscrit dans ce domaine d’expertise) a pareillement découvert à partir de sa maîtrise des statistiques des motifs fondamentaux de l’épidémie. Qu’il a fait connaître dans différents articles publiés dans Bon pour la tête, hélas aucunement repris par les médias « mainstream » dont la priorité obsessionnelle paraît être d’affoler la population à tout prix.

On relèvera pareille effondrement chez la Task Force, l’OFSP et les centres hospitalo-universitaires helvétiques. L’indigence de l’analyse et la médiocrité des publications de ces pseudo « centres d’excellence » (en corruption systémique assurément mais au-delà, on ne voit vraiment pas…) détonne et choque, surtout quand on la compare par exemple avec la qualité de l’article que je partage ici.

Le Pr Raoult a mille fois raison de relever qu’il n’y a pratiquement plus aucune science dans les productions des autorités de santé, alors que certaines de celles réalisées à leurs heures perdues par des penseurs compétents et diffusées sur le net surpassent haut la main cette navrante pseudoscience. Pourtant payée -avec largesse- par nos impôts avec des salaires plus que dodus, complétés tant qu’à faire par les contributions de donateurs désintéressés comme un certain « philanthrope » américain, adoré par chez nous, et accessoirement en train de devenir le plus gros propriétaire agricole des États-Unis. Où, nous n’en doutons pas, il s’en donnera à cœur joie avec l’agriculture OGM intensive qui constitue, avec la vaccination (désormais OGM elle aussi) sa principale obsession…

L’auteur a souhaité rester anonyme, choix que je respecte évidemment. Son article est bien sûr plus ardu que ce dont on a l’habitude, mais reste remarquablement agréable à lire. C’est un autre talent, lui aussi rare, que de savoir restituer clairement le fruit d’analyses complexes. Le résultat, ici,  est ô combien décoiffant. Et rappelle accessoirement l’importance fondamentale de faire bon usage des données et statistiques.

La presse en a hélas donné un contre-exemple assez lamentable, en combinant l’obsession de l’anecdotique et du spectaculaire avec l’enfumage générique. Ce que l’on a pu constater par exemple sur la page web dédiée aux statistiques Covid de la Tribune de Genève, objectivement une des meilleures et des plus complètes de Suisse, mais dont les données les plus importantes étaient reléguées en toute fin de liste, noyées après des tartines et des tartines de données peu pertinentes.

Maniant l’art de décoder les chiffres et de les interpréter avec pertinence, l’auteur fait émerger des motifs puissants, que je résumerai ici à partir de quelques citations. Avec un préambule épistémologique qui est tout sauf secondaire :

« Nous comprenons aisément le rôle du vieillissement dans l’évolution de la mortalité. Les progrès de la science moderne nous permettent aujourd’hui de savoir que plus on vieillit, plus on a de chances de mourir. De plus, en attendant suffisamment longtemps tout le monde finit toujours par décéder. La connaissance du mécanisme sous-jacent à la statistique, c’est-à-dire le rôle des classes d’âges dans la constitution des agrégats statistiques, est l’élément primordial qui permet d’interpréter les résultats quantitatifs. Sans elle nous ne saurions pas quelles sous-populations étudier pour donner du sens aux données. La statistique, malgré les apparences, est incapable de se substituer à la démarche hypothético-déductive exacte qui forme la base de toute méthode scientifique.

En médecine, la primauté de la logique sur les statistiques n’est plus considérée. La médecine basée sur les faits – qu’il vaudrait mieux appeler médecine basée sur les statistiques – a complètement abandonné l’idée de comprendre les mécanismes biologiques avant d’interpréter les données. Ce faisant, elle affirme n’importe quoi et elle le sait. John Ioannidis, professeur de médecine à l’université Stanford, a jeté un pavé dans la mare en publiant en 2005 un article intitulé « Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés sont faux. » Depuis, la communauté des chercheurs ose avouer son impuissance : le prestigieux journal Nature a publié en 2016 un article signalant l’impossibilité de reproduire des recherches biomédicales majeures pourtant publiées dans les règles de l’art, citant par exemple un taux d’échec ahurissant de 89% en oncologie.

On n’insistera jamais assez sur l’importance des disciplines fondamentales. Accusées d’être inutiles, elles sont pourtant les garde-fous qui permettent de savoir de quoi on parle et de comprendre ce que l’on fait : elles sont la conscience qui manque à la science. L’enseignement scientifique supérieur, quel que soit le pays, ne dispense plus de cours de philosophie ni d’épistémologie à l’attention des scientifiques : ils ne savent plus ce qu’est la science, d’où elle vient ni sur quoi elle s’appuie. Ils sont par la force des choses devenus de simples techniciens ignorant les bases de leur propre discipline. On entend dire partout que la médecine est une science : il n’y a rien de plus faux. La médecine est un art, l’art de soigner dans le but de guérir. Elle s’appuie sur des sciences comme par exemple la biochimie ou la physique de particules ; mais on ne peut pas réduire l’humain qui vient consulter à un ensemble de paramètres conformes. Une thérapie qui soignera l’un tuera peut-être l’autre. Le savoir-faire, le talent et même l’instinct du médecin participent à la qualité des soins tout autant que son savoir technique. Il est une sorte d’ingénieur de la santé ; mais il n’est pas un scientifique. Un mécanicien n’est pas un scientifique ; mais je conseille chaudement à quiconque de ne pas faire réviser sa voiture par un physicien, fût-il détenteur d’un prix Nobel. »

Ceci posé, les analyses et les résultats s’enchaînent ! Premier constat : la mortalité est dans l’ensemble comparable à celle des épisodes grippaux habituels (une fois pondérée du vieillissement important de la population sous l’effet de la génération des baby-boomers). Avec pourtant la singularité d’une mortalité inhabituellement faible pour les tranches d’âge inférieure à 50 ans et normale au possible jusqu’ à… 80 ans !

Voici par exemple un diagramme présentant les courbes de mortalité (en valeur pour mille) pour les deux catégories « âge inférieur à l’espérance de vie » et « âge supérieur à l’espérance de vie ». Pour faire paniquer la population avec cela et lui imposer des mesures totalitaires et destructrices, il faudrait vraiment se lever de bonne heure…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’inconfortable vérité pour l’idéologie (ou l’agenda) totalitaire est que la COVID-19 n’a quasiment pas concerné (en termes de mortalité) les personnes en dessous de l’espérance de vie : il n’y a eu statistiquement aucune différence significative entre mourir de la COVID-19 et mourir de vieillesse.

Déni de soins et mortalité

L’auteur développe ensuite une percutante analyse à partir des données relatives à la prise en charge (hospitalière puisque le rideau des généralistes a été, contrairement à toutes les recommandations en la matière, mis sur le carreau). Pourquoi cela importe-t-il ?

«  De deux choses l’une : on meurt soit à l’hôpital, soit en dehors. Dans le premier cas, c’est le signe que la prise en charge a permis au malade de recevoir des soins. Il est certes mort ; mais bien plus nombreux sont ceux qui survivent. Cependant, dans le second cas, la prise en charge n’a pas été assez efficace pour hospitaliser le malade puis tenter de le sauver. Quand la cause de la mort est rapide, il n’est pas toujours possible d’arriver à temps sur les lieux pour soigner le patient. Mais quand la mort est lente, plusieurs jours à plusieurs semaines comme dans le cas de la COVID-19, la mort en dehors de l’hôpital signifie un abandon de soins. »

Or c’est bel et bien ce paramètre (qui se dégrade régulièrement mais à bas bruit depuis 2014) qui a explosé l’année passée, atteignant :

« (…) des hauteurs himalayennes en 2020. La COVID-19 est nettement visible, non pas en tant que drame sanitaire mais comme un moment de profonde désorganisation du système de santé, incapable de faire accéder aux soins les personnes qui en avaient besoin. »

La prise en soins apparaît en effet, toutes catégories confondues, comme le principal prédicteur de mortalité ! Ce qui nous renvoie incontournablement et à nouveau à la péjoration des capacités hospitalières, particulièrement en soins intensifs, au cours des deux décennies écoulées.

« Les moyens alloués à la santé publique baissent constamment depuis la fin du XXe siècle. La figure 14 et la figure 15 montrent que les hôpitaux publics en France sont en déficit depuis 2006 (à l’exception de 2012) et que leur dette dépasse 50% de leurs ressources stables depuis 2013. Les investissements chutent comme l’illustre la figure 16, malgré l’importante augmentation de la population âgée, la plus fragile. Mais le plus grave est le manque de lits d’hôpitaux, dont le nombre diminue depuis le siècle dernier pour atteindre aujourd’hui moins de 6 lits pour 1000 habitants alors qu’il était de 11 lits en 1980. La figure 17 exhibe cette funeste chute sur la période 1997-2018. Mais la raréfaction des ressources hospitalières a commencé bien avant et elle continue encore en 2021 malgré la COVID-19 qui, paraît-il, aurait révélé le manque criant de lits disponibles dans les services de réanimation. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a donc largement de quoi expliquer la hausse des abandons de soins depuis 2014 ainsi que son pic pendant la crise de la COVID-19, en fait principalement un pic de confusion des instances sanitaires.L’auteur conclut dès lors que les abandons massifs de soins en 2020 ont été le fait d’un affaiblissement généralisé du système de santé publique », ajoutant avec une douce-amère ironie : « quand on ne soigne pas les gens, ils ont tendance à mourir. » Ce qui permet de pondérer et mettre en perspectives les données :

« Pour mesurer la violence relative de la COVID-19 en tant que pathogène, il conviendrait donc de corriger la surmortalité en lui soustrayant le nombre de personnes décédés d’abandon de soins et non pas de la COVID-19.

En appliquant les profils de mortalité des années précédentes à la population de 2020, on découvre que la COVID-19 a une gravité de l’ordre des grippes de 2016 et 2017. Sachant que les années 2018 et 2019 ont été plutôt tranquilles, la conclusion s’impose : la COVID-19 et ses dérivés constituent des maladies de saison dans la norme : elles ne battent aucun record. Le véritable fléau est organisationnel : l’hôpital public est démantelé depuis des années. En 2020, le système a lâché. »

« Quand on tue les gens, ils guérissent beaucoup moins bien. »

Tout le monde se souviendra comment, au moment même où il prohibait d’une manière injustifiée et sans précédent l’hydroxychloroquine, le gouvernement français libéralisait et recommandait la prescription de Rivotril, en particulier dans les Ehpad, aux patients âgés en détresse respiratoire, que l’on soupçonnait d’être atteints du Covid. Si l’affaire a fait couler -à juste titre- beaucoup d’encre, il convient encore de rappeler que « sa notice officielle précise pourtant qu’il n’est absolument pas indiqué dans les cas d’infection par coronavirus. Le Rivotril est uniquement un antiépileptique. »

« Selon la notice de ce produit et les injonctions des autorités de santé, l’état clinique du patient atteint de la COVID-19 ne devrait donc jamais justifier l’injection de Rivotril, bien au contraire : son utilisation dans les cas de détresse respiratoire relève de la faute médicale grave. La notice précise bien que l’âge avancé est un facteur de risque et que l’insuffisance respiratoire est une contre-indications majeure à son utilisation :

« N’utilisez jamais Rivotril 1 mg/1 ml, solution à diluer en ampoules : Si vous avez une insuffisance respiratoire grave. »

« Ce médicament peut provoquer chez certaines personnes, en particulier chez les enfants et les personnes âgées, des réactions contraires à l’effet recherché. »

La notice du VIDAL précise en outre [22] :

« Il convient d’utiliser la plus faible dose possible chez le sujet âgé. »

Parmi les effets indésirables, on trouve précisément les cas de complications de la COVID-19 :

‒ insuffisance cardiaque (défaillance du cœur), arrêt cardiaque ;

‒ dépression respiratoire (importantes difficultés à respirer), arrêt respiratoire.

Il faut se rendre à l’évidence que le Rivotril est le pire médicament à administrer dans un cas de COVID-19, au point qu’on en vient immédiatement à penser que ses effets indésirables sont en réalité les effets désirés par les rédacteurs du décret du 28 mars 2020. En effet, le Rivotril n’est pas un analgésique. La lettre aux prescripteur précitée insiste sur ce point :

« L’efficacité et la sécurité d’emploi de RIVOTRIL® ne sont en effet pas établies dans le traitement de la douleur (notamment céphalées, douleurs osseuses, neuropathiques, articulaires, analgésie postopératoire), ni dans les indications habituelles des autres benzodiazépines (notamment anxiété et troubles du sommeil). »

Au sens strict, l’utilisation du Rivotril ne relève pas de l’euthanasie car le produit utilisé n’est pas un analgésique. Pire encore, elle a toutes les qualités pour précipiter la mort de ceux à qui on préconise de l’injecter. Enfin, le consentement formel et éclairé du patient ou de sa famille n’est pas requis. Ainsi, en toute rigueur, son administration suivant la note de l’ARS Île-de-France et le décret du 28 mars 2020, en plus de constituer un refus de soins caractérisé, entre dans le champ de l’homicide. »

Une autre donnée choquante émerge de l’analyse de la variation des quantités de Rivotril délivrés non seulement en Ehpad mais aussi, de manière importante, en hôpital !

« L’usage du Rivotril pour euthanasier les patients a eu lieu non seulement hors de l’hôpital mais également à l’hôpital, ce qui jette un doute sur la réalité de la mortalité de la COVID-19 en hôpital, peut-être même supérieur à sa mortalité naturelle, sans prise en charge. Quand un patient est laissé sans soins, il lui reste une chance de guérir par ses propres moyens ; mais si on lui injecte du Rivotril, il a alors la certitude de mourir. Le nombre d’ampoules surnuméraires délivrées à l’occasion de la COVID-19 est de l’ordre de celui des abandons de soins évalués à 29’866. Il faut cependant noter que même en hôpital le Rivotril a été administré : ses morts ne sont pas comptabilisées dans les abandons de soins et viennent donc diminuer encore l’impact réel de la COVID-19 en faisant porter la responsabilité des décès sur des choix funestes de santé publique. »

« Confinez ! » qu’ils disaient 

Mais les choses ne s’arrêtent pas là : ainsi que je l’ai moi-même abondamment souligné depuis mars 2020, les mesures coercitives imposées (au premier rang desquelles le confinement) doivent aussi être questionnées quant à leur impact sur l’épidémie et la mortalité de la Covid !

J’avais vérifié, après que le Pr Goetzsche m’ait mis sur la piste, que la connaissance épidémiologique suggère bel et bien que les virus se propagent d’avantage au sein d’un population confinée. Ce fut également…

« … la conclusion d’une grande étude séro-épidémiologique menée par le Ministère de la santé espagnol en collaboration avec l’Institut de santé Carlos III, les services de santé des communautés autonomes et l’Institut national des statistiques. Les taux de contamination au SARS-CoV-2 ont été mesurés dans différentes catégories de population. Les contaminés ne tombaient par forcément malades ; mais tous ont croisé le virus de manière à développer des anticorps caractéristiques. Les populations actives confinées ont été contaminés par le virus dans une proportion de 6,3%, tandis que les travailleurs l’ont été à 5,3%. La différence est significative ; elle montre que le SARS-CoV-2, à l’instar de la rougeole, est plus virulent dans une population confinée. Nous constatons a posteriori que le confinement des populations accroît la diffusion du virus SARS-CoV-2. »

Une seconde vérification s’offrait par la comparaison entre la France (ayant confiné) et la Suède (qui y a renoncé) :

« Pour savoir si vraiment le confinement a eu un impact sur la dangerosité de la COVID-19, observons la mortalité dans deux pays qui ont adopté des politiques différentes de ce point de vue : la France et la Suède. En effet la Suède est l’un des rares pays européens à avoir refusé de confiner sa population. On ne constate aucune différence significative. »

Après avoir présenté les conclusions comparables de l’étude récente de Ioannidis et Battacharya, l’auteur conclut que :

«  (…) d’un point de vue purement épidémiologique, le confinement semble donc inutile. Mais d’un point de vue politique, il répond aux angoisses habituelles des pouvoirs inquiets. Les techniques efficaces pour contrôler les maladies infectieuses sont toutes fondées sur la séparation des personnes saines et des malades. Le but est de diluer le virus et non pas de le concentrer, ce que font les méthodes agrégatives que sont le confinement et le couvre-feu. Le confinement concentre spatialement les personnes dans leur domicile et le couvre-feu concentre temporellement l’activité dans des tranches horaires rigides. Dans les deux cas, ces démarches concentrent le virus en plaçant les populations dans des situations de promiscuité. Elles répondent à un désir de contrôle politique des populations en soumettant les activités individuelles à l’autorité de l’État ; mais elles n’ont ni a priori, ni a posteriori un quelconque rapport avec la médecine. »

Une analyse, donc, remarquable, et dont les conclusions doivent impérativement être reprises et discutées. Certes, l’auteur me l’a indiqué dans notre échange, il serait possible en reproduisant ses calculs de trouver des chiffres différents en raison des variations induites par les techniques d’interpolation et d’extrapolation des données, mais sans que cela ne change quoi que ce soit dans l’analyse qualitative.

De tels questionnements, avec des propositions d’interprétation divergentes, font et doivent naturellement faire partie du débat scientifique. Or ce qu’il y a de tragique à l’heure actuelle, c’est  d’une part que nous faisons bel et bien face à ce qu’il faut bien appeler une prostitution scientifique massive conduisant des chercheurs à produire des résultats à la demande, comme le diagnostic en a été posé de longue date par les éditeurs de revue scientifique eux-mêmes et comme nous en avons vu à nouveau d’innombrables exemples ; d’autre part qu’il y a actuellement une véritable suppression du débat scientifique, avec des autorités (comme le Conseil scientifique en France ou la Task Force en Suisse) qui édictent des dogmes fumeux et ne reposant sur aucune science solide, qui influencent pourtant mécaniquement les politiques et sont repris comme « vérité » absolue par des médias qui débunkeront ensuite de manière forcenée tout ce qui s’éloigne de cette doxa… J’ai eu l’occasion de le relever à de nombreuses reprises : si un pareil fonctionnement s’était maintenu au cours des siècles écoulés, nous en serions restés à la certitude que la Terre est plate !

La Task Force ose ainsi asséner que le confinement a sauvé des milliers de vies ou que la moitié des contaminations sont le fait de porteurs asymptomatiques sans que cela repose sur quoi que ce soit de sérieux, de solide ou de probant. Ce sont des croyances, à fortes connotations superstitieuses, mais qui constituent une imposture évidente dès lors qu’elles sont assénées comme constituant une réalité « scientifique ».

Ce qui nous ramène, sinon à la prostitution, en tout cas à une dérive très grave et aux conséquences désastreuses sur l’ensemble de la population dont il est essentiel qu’elles trouvent tôt ou tard une traduction pénale.

Pour l’instant c’est avec une joie profonde et une vigoureuse gratitude envers son auteur que je rends disponible sont article en fichier pdf, à télécharger ici.

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La Gigantesque Arnaque du COVID 19:Les Illuminati ont planifié d’utiliser la vaccination comme outil de génocide

Jane Burgermeister, une journaliste d’investigation autrichienne, aurait porté plainte auprès du FBI en Autriche le 10 juin 2009 contre l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les Nations Unies (ONU) et plusieurs des plus hauts membres du gouvernement fédéral américain, y compris le président Obama et des responsables d’entreprises, concernant le bioterrorisme et les tentatives de meurtre de masse, juste à temps pour la sortie prévue en juillet du vaccin contre la grippe A / H1N1 de Baxter – bien qu’il reste à voir si le FBI mènera une enquête ou révélera plus de complicité dans dissimuler les crimes odieux.

 

Jane Burgermeister
Jane Burgermeister

Burgermeister a préparé une injonction contre la vaccination forcée qui est déposée en Amérique. En avril, elle a porté plainte contre Baxter AG et Avir Green Hills Biotechnology d’Autriche pour la production d’un vaccin contaminé contre la grippe aviaire, alléguant qu’il s’agissait d’un acte délibéré visant à provoquer et à tirer profit d’une pandémie mondiale.

Burgermeister a présenté des preuves d’actes de bioterrorisme en violation de la loi américaine, commis par un groupe qui opère aux États-Unis sous la direction de banquiers internationaux qui contrôlent la Réserve fédérale, l’OMS, l’ONU et l’OTAN dans le but de mener à bien un génocide de masse contre la population américaine en utilisant un virus pandémique de la grippe génétiquement modifiée avec l’intention de causer un nombre massif de morts.

 

Sans surprise, ce groupe comprend des fonctionnaires occupant de hautes fonctions gouvernementales américaines. Les dirigeants du Center for Disease Control (CDC) savent également que le vaccin n’est pas sûr.

Une fois de plus, les principaux médias parrainés par l’État américain n’en ont pas fait mention, ce qui n’est pas surprenant quand on regarde la façon dont ils ont délibérément et à plusieurs reprises induit ce pays en erreur – regardez les attentats du 11 septembre et tout ce qui s’est passé depuis que les États-Unis ont commencé la «guerre contre le terrorisme» frauduleuse sous la cabale Bush. La propagande illégale est une arme puissante – et dangereuse – que le gouvernement fédéral américain utilise depuis des décennies.

PREUVE CONTRE DES OFFICIELS DE HAUT NIVEAU

Les membres de ce syndicat criminel comprendraient: le président américain Barack Obama, le coordinateur du système des Nations Unies pour la grippe David Nabarro, le directeur général de l’OMS Margaret Chan, la secrétaire américaine du Département de la santé et des services sociaux Kathleen Sibelius, la secrétaire américaine du Département de la sécurité intérieure Janet Napolitano, les banquiers David de Rotschild, David Rockefeller et George Soros, le chancelier autrichien Werner Faymann et le ministre autrichien de la Santé Alois Stoger, entre autres.

Les accusations déposées par Burgermeister soutiennent que les défendeurs mentionnés ci-dessus ont conspiré les uns avec les autres pour développer, financer et participer à la phase finale de la mise en œuvre d’un programme international secret d’armes biologiques qui implique également les géants pharmaceutiques Baxter et Novartis.

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En faisant de la bio-ingénierie et en libérant des agents biologiques mortels – le virus de la «grippe aviaire» et le «virus de la grippe porcine» – comme prétexte pour mettre en œuvre un programme de vaccination de masse forcée, le syndicat serait en mesure d’administrer un agent biologique toxique qui cause la mort et des blessures au peuple américain en violation directe de la loi antiterroriste sur les armes biologiques.

QUI A FOURNI 72 KILOS DE VIRUS VIVANT DE LA GRIPPE D’OISEAUX À BAXTER AG ?

… Le dossier de Burgermeister révèle que la libération du virus était censée être une étape essentielle pour déclencher une pandémie qui permettrait à l’OMS de déclarer une pandémie de niveau 6. Elle énumère les lois et décrets qui permettraient à l’ONU et à l’OMS de prendre le contrôle des États-Unis en cas de pandémie et la législation qui exigerait le respect des vaccinations obligatoires aux États-Unis une fois qu’une pandémie a été déclarée.

Elle a présenté des preuves révélant que la grippe aviaire et les virus de la grippe porcine étaient en fait bio-ingénierie dans des laboratoires à l’aide de fonds fournis par l’OMS et d’autres agences gouvernementales, entre autres, accusant que toute l’affaire de la pandémie de «grippe porcine» est un mensonge massif et qu’il n’y a pas un virus naturel qui constitue une menace pour la population. Selon de nombreux experts, la «grippe porcine» est à la fois la grippe porcine, la grippe humaine et la grippe aviaire, un hybride qui ne peut provenir que de laboratoires.

Les affirmations de l’OMS selon lesquelles cette «grippe porcine» est une pandémie sont intentionnellement trompeuses, probablement parce que les virus qui ont été libérés ont été créés et diffusés avec l’aide de l’OMS, ce qui les rend responsables de la «pandémie» en premier lieu. Burgermeister a également noté le fait que les chiffres des décès signalés comme «grippe porcine» sont incohérents et qu’il n’y a pas de clarté sur la manière dont le nombre de «décès» est documenté.

Une pandémie pourrait survenir si des vaccinations massives du vaccin contaminé sont effectuées sous prétexte de protéger les populations, car il existe des preuves montrant que les vaccins obligatoires ont été intentionnellement contaminés pour entraîner la mort.

Le vaccin Novartis contre la grippe aviaire a tué 21 sans-abri en Pologne au cours de l’été 2008. Les mêmes sociétés pharmaceutiques internationales et agences gouvernementales internationales qui ont développé les vaccins contaminés devraient grandement profiter des contrats de fourniture des vaccins contaminés tandis que les médias parrainés par l’État diffusent délibérément de la désinformation conçue pour inciter les Américains à se procurer le vaccin contaminé.

UTILISER LE BIO TERRORISME POUR Obliger les gens à renoncer à leurs droits

Le Model State Emergency Health Powers Act, le National Emergency Act, la National Security Presidential Directive 51, le Homeland Security Presidential Directive 20 et le International Partnership on Avian and Pandemic Influenza ont été conçus en partie pour exiger des vaccinations en cas d’«’urgences nationales’ ou pandémies».

Burgermeister accuse les personnes nommées dans ses allégations (mentionnées ci-dessus) d’avoir mis en œuvre et / ou accéléré la mise en œuvre de «lois» et réglementations – aux États-Unis depuis 2008 – visant à priver les citoyens américains de leurs droits constitutionnels légitimes de refuser une injection.

Ces mêmes personnes ont commis un crime de refuser de prendre des injections contre les virus pandémiques et ont imposé d’autres sanctions excessives et cruelles telles que l’emprisonnement et / ou la quarantaine dans les camps de la FEMA tout en interdisant aux victimes des injections aux États-Unis de réclamer une indemnisation pour décès ou blessures qui résultent d’une injection de force – juste une preuve supplémentaire qu’il est grand temps d’abroger tous les illégaux, «législation» inconstitutionnelle que nos républicains et démocrates corrompus au Congrès ont adopté de manière flagrante ces huit dernières années et demie et il est temps d’enfermer ceux qui, au Congrès, ont permis ces actes de trahison. Tout ce qui s’est passé depuis que la cabale Bush a autorisé les attaques du 11 septembre a été intentionnellement conçue pour détruire les droits, les libertés et contrôler les populations.

Conformément à la tradition des huit dernières années et demie, le gouvernement fédéral a violé les lois fédérales sur la corruption et l’abus de pouvoir ainsi que la Constitution américaine et la Déclaration des droits, et a jeté les bases d’un génocide de masse.

LES CERCUEUILS DE LA  FEMA

Comme pour l’Irak, le meurtre de masse était planifié à l’avance. Les révélations des camps de concentration de la FEMA et des cercueils / doublures de cercueil qui ont été révélés semblent soudain avoir un peu plus de sens. Certains prétendent que le DHS n’a pas été créé pour assurer la sécurité des Américains. Il a été créé pour faciliter la création de meurtres de masse. De nombreux membres de notre gouvernement fédéral, du Congrès, de la magistrature et de l’exécutif, ont commis à plusieurs reprises des trahisons contre le peuple américain, ce qui aide également à expliquer pourquoi le gouvernement a aidé aux attentats du 11 septembre – il a récemment été révélé que la NSA avait une unité mise en place pour aider à éliminer les fuites concernant l’implication du gouvernement dans les attentats du 11 septembre. Cela aide également à expliquer pourquoi rien n’a été fait à l’administration Bush pour tous les crimes qu’ils ont commis avec l’aide de leurs facilitateurs au Congrès et dans la magistrature.

Burgermeister accuse en outre que les sociétés pharmaceutiques composées de Baxter, Novartis et Sanofi Aventis font partie du programme d’armes biologiques à double fin financé par le syndicat du crime avec l’intention de réduire la population mondiale de plus de 5 milliards de personnes au cours des dix prochaines années en commettant des meurtres de masse et la planification de répandre la terreur pour justifier le fait de forcer les gens à renoncer à leurs droits. Semble-t-il familier? Cela devrait. L’administration Bush l’a fait pendant plusieurs années.

Il semble que l’Union nord-américaine, ainsi que la destruction intentionnelle de la Constitution américaine, visaient à donner le contrôle des ressources naturelles telles que l’eau et les terres pétrolifères non développées à un groupe d’élites internationales, ainsi qu’un contrôle total sur l’Amérique du Nord …


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Importante vidéo à voir sur le Grand Reset Économique

 

Éric Verhaeghe est haut fonctionnaire, entrepreneur et essayiste. Dans son dernier ouvrage Le Great Reset : Mythes et réalités, qu’il a auto-édité, E. Verhaeghe décortique le livre de Klaus Schwab – fondateur du Forum de Davos – et Thierry Malleret – ancien collaborateur de Michel Rocard – paru cet été et intitulé Covid-19 : The Great Reset. Un ouvrage « de combat politique » et de « domination idéologique », qui a fait couler beaucoup d’encre et alimenté les inquiétudes, qu’Éric Verhaeghe s’est efforcé de décrypter, cherchant à faire la part des choses et à mettre en lumière le véritable projet porté par les auteurs du Grand Reset. Quels sont les projets de réformes politiques, sociales et économiques prônés par les auteurs du Grand Reset ? Ont-ils une chance d’aboutir ?

 

 

 

 

 

 

 

 


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Risques accrus à la sécurité nucléaire:Trois douzaines de démocrates de la Chambre demandent à Biden de renoncer au contrôle des codes nucléaires

Joe Biden, imposé par le président, est déjà miné par les démocrates qui veulent qu’il soit mis à l’écart et remplacé par un individu qui n’a pas de troubles cognitifs graves. 

Trois douzaines de démocrates de la Chambre ont signé une lettre demandant instamment que les codes nucléaires soient supprimés de Biden alors qu’ils tentent de stériliser le commandant en chef illégitime avant que sa démence ne conduise à une catastrophe potentielle.

Dans leur lettre, les démocrates malhonnêtes l’ont présenté comme si Trump, qui a retiré des troupes de nombreux pays différents, était la raison pour laquelle ils prenaient cet ordre alors qu’il venait juste d’être démis de ses fonctions.

«Le fait de confier à une personne cette autorité comporte de réels risques», indique la lettre, qui était dirigée par le représentant Jimmy Panetta (D-CA). «Les anciens présidents ont menacé d’attaquer d’autres pays avec des armes nucléaires ou ont montré un comportement qui a amené d’autres responsables à exprimer leur inquiétude quant au jugement du président.

«Alors que n’importe quel président consulterait vraisemblablement des conseillers avant d’ordonner une attaque nucléaire, il n’est pas nécessaire de le faire», poursuit la lettre. «Les militaires sont obligés d’exécuter l’ordre s’ils jugent qu’il est légal en vertu des lois de la guerre. Dans la posture actuelle des forces nucléaires américaines, cette attaque aurait lieu en quelques minutes. »

Les démocrates de la Chambre proposent de subordonner le lancement des missiles nucléaires à l’approbation du vice-président et du président de la Chambre, «aucun d’entre eux ne pouvant être révoqué par le président s’ils ne sont pas d’accord – pour accepter un ordre de lancement.»

Une source sure a rapporté que les démocrates avaient préparé le terrain, avant même son installation en tant que président, pour que Biden soit retiré du pouvoir en raison de la détérioration de ses capacitées mentales:

Briahna Joy Gray, qui était le chef de presse de la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders avant de se retirer après plusieurs apparitions décevantes aux primaires, estime que l’ancien vice-président Joe Biden ne durera pas avant les élections générales de novembre.

«Bernie était trop gentil pour s’en prendre à Biden, mais ça s’en vient», a-t-elle  écrit dans un tweet en  réponse à un clip de l’animateur de Fox News Tucker Carlson remettant en question la santé mentale de Biden.

«Soit les dirigeants de la Démologie se soucient plus de maintenir un statu quo d’entreprise que de se débarrasser de Trump, soit ils prévoient de remplacer Joe – en adoptant une relation assez rapide et lâche avec la démocratie représentative. Perdez perdez », a-t-elle ajouté.

Les démocrates préparent  (en sous-mains)le vice-président Kamala Harris à usurper le pouvoir. Cela a peut-être été le plan depuis le début, Harris devenant la première femme présidente malgré son manque de qualifications et son extrême impopularité. C’est le privilège féminin à son pire.


EN COMPLÉMENTAIRE

L’ancien chef de presse de Bernie Sanders expose le plan démocrate: «  Ils prévoient de remplacer Joe  »

Briahna Joy Gray, qui était le chef de presse de la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders avant de se retirer après plusieurs apparitions décevantes aux primaires, estime que l’ancien vice-président Joe Biden ne durera pas avant les élections générales de novembre.

«Bernie était trop gentil pour s’en prendre à Biden, mais ça s’en vient», a-t-elle écrit dans un tweet en réponse à un clip de l’animateur de Fox News Tucker Carlson remettant en question la santé mentale de Biden.

«Soit les dirigeants de la Démologie se soucient plus de maintenir un statu quo d’entreprise que de se débarrasser de Trump, soit ils prévoient de remplacer Joe – en adoptant une relation assez rapide et lâche avec la démocratie représentative. Perdez perdez », a-t-elle ajouté.

Gray fait écho à une théorie qui a été lancée par Carlson lui-même. Il ne pense pas que Biden durera jusqu’en novembre et il n’est qu’un espace réservé pour empêcher Sanders de prendre la nomination.

« Je crois sincèrement et totalement que Joe Biden ne sera pas le candidat démocrate le jour des élections », a déclaré Carlson le mois dernier sur son programme éponyme aux heures de grande écoute.

«Il ne devrait pas travailler encore. Je ne suis pas méchant. Je le connais. Je l’ai toujours aimé. Mais c’est vrai. Et donc, ce sont deux trains qui se rapprochent à grande vitesse. Deux impératifs concurrents. Nous devons gagner, mais nous avons un gars qui ne peut pas gagner. Par conséquent, ils vont le remplacer. Si je devais parier, je penserais qu’Andrew Cuomo serait le plus susceptible de remplacer Biden », a-t-il ajouté.

Big League Politics a beaucoup parlé des flubs de Biden , qui vont du comique au déprimant:

L’ancien vice-président Joe Biden est devenu le favori de la nomination présidentielle démocrate, malgré le fait que ses facultés mentales diminuent rapidement à un rythme effrayant.

Biden a été largement silencieux pendant la pandémie de coronavirus, mais il est finalement sorti de l’ombre cette semaine pour une course médiatique alors qu’il tente de critiquer le président Donald Trump pour sa réponse à la crise. Les résultats n’étaient pas jolis, car Biden avait du mal à rassembler des pensées de base sous un léger questionnement.

Dimanche, Biden a publié une déclaration préparée dans laquelle il a commis des erreurs en tentant de lire les mots d’un prompteur.

Biden est apparu lundi sur « The View » d’ABC où il a dit des choses sur la pandémie de coronavirus qui n’avaient aucun sens.

«Nous devons prendre soin de la guérison. Cela aggravera le problème quoi qu’il arrive. Peu importe ce que. Nous savons ce qu’il faut faire », a déclaré Biden, luttant pour maintenir la cohérence…

Il était encore moins lucide lors d’une apparition sur MSNBC alors que l’animatrice Nicole Wallace tentait de faire comme si de rien n’était, Biden perdant complètement le fil de ses pensées.

« Je vous dis ce que. Je suis tellement fier de ces pauvres gens qui, de toute façon, ont perdu », a déclaré Biden en gémissant de manière exacerbée.

Gray pourrait être sur quelque chose. Les démocrates se préparent peut-être à rejeter Biden dans une démonstration de maltraitance insensible et grotesque envers les aînés.

Hunter Biden photographié avec le père Joe Biden ci-dessus…

 

 

 

 

 

 

 

Voici comment fut inventé le peuple juif

Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien,  Shlomo Sand , apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars [a].

Le récit officiel

Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Égypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David [b] et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe [c], dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient ce fantasme ?

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.

Juifs iraniens vers 1923

Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Égypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Égypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci… était aux mains des Égyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina [d], qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle [a]. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

les khazares…d’après une peinture.

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Écrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

(1) Texte fondateur du judaïsme, la Torah — la racine hébraïque yara signifie enseigner — se compose des cinq premiers livres de la Bible, ou Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

(2Cf. David Ben Gourion et Yitzhak Ben Zvi, « Eretz Israël » dans le passé et dans le présent (1918, en yiddish), Jérusalem, 1980 (en hébreu) et Ben Zvi, Notre population dans le pays (en hébreu), Varsovie, Comité exécutif de l’Union de la jeunesse et Fonds national juif, 1929.

(3) La Mishna, considérée comme le premier ouvrage de littérature rabbinique, a été achevée au IIe siècle de notre ère. Le Talmud synthétise l’ensemble des débats rabbiniques concernant la loi, les coutumes et l’histoire des Juifs. Il y a deux Talmud : celui de Palestine, écrit entre le IIIe et le Ve siècle, et celui de Babylone, achevé à la fin du Ve siècle.

(4) Parlé par les Juifs d’Europe orientale, le yiddish est une langue slavo-allemande comprenant des mots issus de l’hébreu.

(5) Dans la mythologie grecque, Clio était la muse de l’Histoire.

Source : Le Monde Diplomatique 

 


NOTES

A)Le mystérieux royaume khazar a influencé notre monde moderne d’une manière dont nous n’avons pas toujours conscience.

Les Khazars n’avaient longtemps intéressé que des spécialistes de l’histoire de l’Asie centrale, comme le révèle la bibliographie d’Alan Brook. Les innombrables « chercheurs » qui pullulent aujourd’hui dans les universités américaines ont trouvé là une mine d’autant plus inépuisable qu’il s’agit d’une matière à controverses, souvent violentes, toujours passionnées: pour les uns, l’ensemble des Khazars a été converti au judaïsme et représente la quasi totalité des juifs dits « Ashkenazes » contemporains, pour les autres, seule une toute petite partie de l’aristocratie de l’empire khazar a rejoint la nouvelle religion et les juifs de la région sont de purs descendants de leurs co-religionnaires judéens. Les positions mixtes ont également d’innombrables adeptes.


Toujours est-il que la « question khazare » a opéré un débarquement tonitruant dans l’histoire contemporaine avec la polémique liée à la colonisation de la Palestine à partir de la fin du XIXe siècle.
En effet, à partir de cette période, qui correspond à l’apogée de tous les mouvements colonisateurs européens, d’immenses cohortes de juifs dits « Ashkenazim« , originaires des régions autrefois occupées par les tribus de l’empire khazar tardivement converties au judaïsme, ont déferlé sur une Palestine miraculeusement métamorphosée en « terre de leurs ancêtres« . Ils en revendiquaient la propriété au nom de la connaissance qu’ils possédaient par ouï-dire de l’existence d’un acte notarié dressé entre un extra-terrestre et d’hypothétiques ancêtres qui auraient été méchamment privés de leur héritage par de cruels centurions romains.
Dans un précédent texte, j’avais déjà montré que TOUS les premiers ministres du nouvel État surgi en terre palestinienne en 1948 étaient originaires d’Europe orientale et des régions qui correspondent à l’ex-empire khazar. Les démographes de l’actuel État hébreu n’ont trouvé qu’une seule famille, les Zinati de Pek’in, qui aurait résidé en Palestine sans aucune interruption depuis l’antiquité.

Rappel
1 – David Ben Gourion (né David Grün) 16 octobre 1886-1er décembre 1973) est né à Plonsk en Pologne dans une famille sioniste (son père, professeur d’hébreu, était un membre des Amants de Sion). Il émigre en Palestine britannique en 1906.
2 – Moshé Sharett (né Moshé Shertok) , (15 octobre 1894 – 7 juillet 1965) est né à Kherson, dans l’Empire russe (aujourd’hui en Ukraine). Il émigra en Palestine britannique en 1908.
3 – Levi Eshkol ( 25 octobre 1895- 26 février 1969) est né dans un village à proximité de la ville de Kiev , dans l’empire russe, aujourd’hui Ukraine. Il émigre en Palestine ottomane en 1914.
4 – Ygal Allon (né Ygal Païcovitch) (10 octobre 1918- 29 février 1980) est né Kfar Tabor, au pied du Mont Tavor dans l’est de la Basse Galilée d’une famille originaire de Roumanie qui émigre en Palestine en 1901.
5 – Golda Meir ( Golda Meirson, née Golda Mabovitz (3 mai 1898 -8 décembre 1978) est née à Kiev , au cœur de l’empire russe, aujourd’hui capitale de l’Ukraine. Sa famille émigre aux Etats-Unis en 1903, le couple Meirson arrive en Palestine en 1921.
6 – Yitzhak Rabin (Yitzhak Rubitzov , 1er mars 1922 – assassiné à Tel Aviv le 4 novembre 1995) est né à Jérusalem. Ses parents, Nehemiah et Rosa Rubitzov originaires d’Ukraine émigrèrent d’abord vers les Etats-Unis
7 – Menahem Volfovitz Begin (Mieczyslaw Biegun , 16 août 1913 -9 mars 1992) . Il est né à Brest-Litovsk, alors ville polonaise à majorité juive, aujourd’hui Biélorussie. Il n’arrive en Palestine qu’en 1942.
8 – Yitzhak Shamir (Yitzhak Jazernicki (15 octobre 1915…) , est né à Ruzhany, en Pologne, actuelle Biélorussie. Il émigre en Palestine en 1935.
9 – Shimon Peres (Szymon Perski ) Il est né le 2 août 1923 à Wisniew (Pologne, actuelle Biélorussie). Il émigre en Palestine en 1934.
10 – Benyamin Netanyahou (né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv) Petit-fils d’un rabbin émigré de Lituanie en Palestine en 1920
11 – Ehud Barak (Ehud Brog, né le 12 février 1942 au kibboutz Mishmar Hasharon) Fils d’Israel Brog et d’Esther Godin, immigrés respectivement de Lituanie et de Pologne.
12 – Ariel Sharon (Ariel Scheinermann (né le 26 février 1928 à Kfar Malal en Palestine) . Son père Shmouel Scheinerman est originaire de Brest-Litovsk alors en Pologne, actuellement Biélorussie. Sa mère Véra est un médecin originaire de Mohilev en Biélorussie.
13 – Ehud Olmert ( né le 30 septembre 1945 à Binyamina en Palestine. Son père Mordechaï – né à Buguruslan en Russie, émigre en Chine en 1919, à Harbin, et arrive en Palestine en 1933.

AUTRE rappel

Lorsque les scribes judéens exilés au bord de l’Euphrate, après la conquête de la Judée par le roi Nabuchodonosor, imaginèrent l’épisode de leur fiction dans lequel un personnage mythique – Abraham – était le héros principal, ils lui prêtèrent un rêve fabuleux dans la narration intitulée Genèse.
C’est ainsi qu’au cours d’un « profond sommeil » (Gn 15,12), le héros eut « une vision » (Gn 15,1). De plus, il entendit une voix, qu’il attribua à son dieu, laquelle lui proposait une « alliance » (Gn 15,18).
« Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. En ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abraham. » (Gn 15, 17-18)
Le dieu choisit donc de se manifester pendant le sommeil du rêveur et alors que ce dernier, avant de s’endormir, avait procédé au classique sacrifice d’animaux rituellement coupés en deux par le milieu – « partagés« , dit le texte. Il prend la précaution de décrire minutieusement son cadeau afin d’en faire saisir toute l’importance au bénéficiaire, le tout soigneusement enveloppé dans le scintillant papier-cadeau, si je puis dire, du halo impressionnant d’une « fournaise fumante » et de « flammes« , mise en scène aussi éblouissante que terrifiante, digne de tout dieu qui se respecte et soucieux de manifester sa puissance par des phénomènes impressionnants.
C’est au milieu de ce chaos météorologique rêvé que le dormeur apprend qu’il est désormais l’heureux propriétaire d’une terre qui appartenait jusqu’alors à d’autres peuples.
« Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens. » (Gn 15,18).
Pour comprendre le sens de la scène décrite ci-dessus, il faut s’arracher à l’avant-scène du grandiose théâtre de l’épopée et à la fascination qu’exerce sur les esprits le contenu du récit brillamment collationné et mis en forme à partir de bribes de légendes et de récits empruntés aux mythologies égyptienne et mésopotamienne et tenter de pénétrer dans les coulisses des motivations des scripteurs. Réécrits, recomposés et globalement unifiés en dépit d’un certain nombre de contradictions résiduelles, les récits mythiques ont été adaptés à la mentalité et au type d’éloquence que permettait la langue sémitique, ainsi qu’au mode de fonctionnement psychologique de la population à laquelle il était destiné.
Il n’est donc pas étonnant que les rédacteurs de la Genèse aient utilisé le stratagème d’un rêve comme véhicule de l’action de leur « dieu », ce procédé, banal à l’époque, permettait de délivrer un message d’une manière jugée convaincante par tout le monde.
L’immoralité du cadeau saute aux yeux de tout esprit normalement constitué, puisque le « dieu » transforme les Hébreux en receleurs d’un bien volé aux peuples énumérés ci-dessus. De plus, il leur permet de justifier leur vol et se fait leur complice. Le scripteur du scénario a usé de ce moyen habile de légitimer une conquête territoriale opérée par la violence et le meurtre tout en donnant bonne conscience aux conquérants et à leurs descendants.
Le mythe est bien un théâtre et il faut savoir lire son scénario.
Douglas Reid dans sa Controverse de Sion cite cette phrase de l’écrivain sioniste Julius Katzenstein – ou Joseph Kastein – (1986-1946) « Ce n’est pas Dieu qui voulait ce peuple et ce qu’il signifiait. C’était ce peuple qui voulait ce Dieu et cette signification. »


[b] Sur les célébrités bibliques et le symbolisme juif :
… David n’était pas qu’un roi, il était en fait la star ultime: il était à voile et à vapeur.

Le personnage du roi David est perçu par de nombreux érudits contemporains et amateurs de LGBTQ comme une icône gay. Les érudits bibliques qui souscrivent à cette idée soulignent l’histoire d’amour de David avec Jonathan. Dans Samuel 2 1:26, le roi hébreu écrit: «Je suis en peine pour toi, Jonathan mon frère; tu m’étais très cher. Votre amour pour moi était merveilleux, plus merveilleux que celui des femmes. »
Certains érudits considèrent cette preuve d’attraction du même sexe qui allait au-delà d’une affaire platonique. Une autre preuve vient de l’exclamation du roi Saül à son fils Jonathan à la table du dîner: « Je sais que vous avez choisi le fils de Jessé – ce qui est une honte pour vous et la nudité de votre mère! » Si David était bien Gay, il était clairement sorti du placard plus de deux millénaires avant la Marche DC Dyke.
En 1993, la prétendue homosexualité du roi David a été intégrée à la Knesset israélienne. Yael Dayan, à l’époque membre du parti travailliste à la Knesset, a évoqué l’homosexualité du roi David au Parlement israélien et cité les versets bibliques pertinents. …David aurait facilement pu finir par passer une peine à perpétuité partageant une cellule avec Harvey Weinstein.

[c] Selon Wikipédia, qui est pro sioniste :
« Au niveau démographique, la population de la Palestine passe de 94.000 Juifs (60.000 Juifs selon Justin Mc Carthy, Henry Laurens et Nadine Picaudou), 525.000 musulmans et 70.000 chrétiens en 1914 à 630.000 Juifs, 1.181.000 musulmans et 143.000 chrétiens en 1947, peu avant la fin du mandat britannique. »
Donc, en 1914, les juifs représentaient 32% de la population totale (630.000/1.954.000) c’est-à-dire moins d’un tiers de la population de la Palestine, arabe à 78%.

[d]

 La Kahena, de son vrai nom Dihya ou Damya, est une reine berbère zénète des Aurès qui combattit les Arabes Omeyyades lors de leur conquête de l’Afrique du Nord au VIIe siècle.

Pour les Berbères des Aurès, elle s’appelait Dyhia Tadmut qui veut dire la belle gazelle en tamazight ou Damya qui signifie devineresse.
En arabe, Kahena ( de la racine arabe كهن ) peut désigner l’affiliation à Cohen (fille de Cohen, de la tribu des Cohen), la prêtrise, ou une devineresse. En grec, Kahena est tiré de Karina qui signifie être pur.
En hébreu le mot est proche de Cohen qui a un sens de prêtre. 

Elle possédait  un don prophétique et était vénérée par son peuple. Elle fut l’une des premières féministes et reines guerrières de l’Histoire. Les occidentaux la comparent à Jeanne d’Arc et Ibn Khaldoun lui attribua des pouvoirs surnaturels. 
Elle règne sur tout l’Ifriqiya pendant cinq ans. Vaincue en 693 par Hassan Ibn Nooman dans la dernière bataille contre les Omeyyades, elle se réfugie dans l’Amphithéâtre d’El Jem (Tunisie). Elle est enfin faite prisonnière, puis décapitée au lieudit Bir El Kahina. Les chefs de l’armée Omeyades envoient sa tête en trophée au calife Abd al-Malik en Syrie.
Les Omeyyades demandent aux Zénètes de leur fournir douze mille combattants pour la conquête de l’Andalousie comme condition à la cessation de la guerre.
Divergences sur la religion
Selon l’historien tunisien Ibn Khaldoun, à la veille de la conquête musulmane du Maghreb, plusieurs tribus berbères pratiquaient le judaïsme.
La question de la religion de la Kahina a été traitée par plusieurs historiens du Moyen Âge ou contemporains. Plusieurs hypothèses ont été émises, selon lesquelles elle aurait été monothéiste, animiste ou autre.
Selon l’historien Gabriel Camps, spécialiste du Maghreb, les tribus zénètes n’étaient pas juives mais  chrétiennes. Toutefois, pour Paul Sebag « c’est aller à l’encontre des textes, difficilement récusables» qui donnent la Kahena pour juive, et membre d’une tribu berbère judaïsée.
En Tunisie, le seul endroit qui témoigne de l’existence de la Kahena est l’amphithéâtre d’El Djem.

Elle règne sur tout l’Ifriqiya pendant cinq ans et défait deux fois la grande armée des Omeyyades avant d’être vaincue en 693 par Hassan Ibn N’uman


EN COMPLÉMENTAIRE

La pensée économique d’IBN KHALDOUN

 

Ronald Reagan a adopté la Mouqaddimah d’Ibn Khaldoun comme livre de chevet, Mark Zuckerberg a choisi son grand ouvrage comme l’un des choix de son club de lecture et l’historien britannique Arnold Toynbee l’a décrit comme “sans aucun doute la plus grande œuvre de ce genre qui ait jamais été créée par un esprit quelconque, en tout temps et en tout lieu“. Ce sont des témoignages assez inhabituels pour un historien nord-africain du 14e siècle, mais Ibn Khaldoun était alors un homme exceptionnellement doué. Sa Mouqaddimah est une introduction – ou un prolégomènes – à une histoire du monde beaucoup plus longue.

De telles histoires étaient courantes chez les écrivains arabes, mais personne avant lui n’avait développé une théorie aussi avancée sur les raisons de l’essor des civilisations et de leur déclin. Il s’est penché sur les facteurs matériels de l’histoire et a jeté un regard sceptique sur les récits et les contes extravagants des œuvres précédentes. Musulman fervent, il n’attribue cependant pas les événements uniquement aux ordonnances divines : le facteur humain l’emporte toujours. H. Genséric

 

IBN KHALDOUN (né le 27 mai 1332 à Tunis et mort le 17 mars 1406 au Caire, est un historien, économiste, géographe, démographe, précurseur de la sociologie et homme d’État), figure emblématique de la Tunisie, du Maghreb et de la Méditerranée, ne cesse de susciter l’intérêt des chercheurs dans le Monde pour avoir, il y a plus de six siècles, posé les fondements de la sociologie moderne et développé un certain nombre de concepts et de théories dans le domaine économique qui demeurent, pour la plupart d’entre eux, d’une grande actualité.

Comment se présente la pensée économique d’IBN KHALDOUN ?

Comment cette personnalité hors pair a su intégrer dans ses analyses les dimensions sociologiques, économiques et politiques ?

Quelles sont les caractéristiques des théories et des axiomes développés par le grand érudit ?

Ces différents aspects ont fait l’objet d’un débat organisé par le Forum IBN KHADOUN pour le Développement le 2 mai 2017 .

Les grandes lignes de la présentation introductive au débat

La MUQADDIMA d’IBN KHALDOUN 

a jeté les bases de la science de l’économie.

Après avoir participé, en tant qu’homme politique, à façonner l’histoire de la Tunisie, du Maghreb et de la Méditerranée, ABDERRAHMÈNE IBN KHALDOUN a fondé la science sociologique et a lancé, par ricochet, les principes fondateurs de la science économique dans le cadre de la MUQADDIMA (les Prolégomènes en français) écrite en 1377. Pour le grand penseur, il faut comprendre la société avant d’écrire son histoire. Le peuplement et la fondation d’une société sont une nécessité pour l’homme. Celui-ci est sociable par nature. Le mobile fondamental étant le besoin, l’individu est incapable de subvenir à ses besoins tout seul. Il est donc obligé de se mettre en communauté pour le travail, la création et le partage des richesses.

L’homme est fondamentalement
« HOMO-OECONOMICUS »

Si la cité est, pour ARISTOTE, un phénomène éthique, elle est pour IBN KHALDOUN un phénomène économique, qui se manifeste dans le rapport dialectique entre la production et la consommation, concrétisé par l’échange. Environ le tiers de la MUQADDIMA est consacré aux questions économiques, en l’occurrence le contrôle des marchés, la monnaie, l’impôt, le commerce, les prix, le mode de vie et la circulation des marchandises dans l’espace et dans le temps. Dans cet ouvrage, IBN KHALDOUN a énoncé les prémices de la division du travail, source d’excédent de richesse et d’accumulation du capital. Il considère que la valeur économique d’un bien est fondamentalement définie par la quantité de travail qu’il comporte, devançant les penseurs de la renaissance en Europe. Il établit, à ce propos, une corrélation entre le développement de la société, l’avancée de la civilisation et le perfectionnement du travail. Du rudimentaire au cycle rural, l’homme devient raffiné, de plus en plus perfectionné et technique à la phase urbaine. Il précise que le travail est l’essence de la valeur et le déterminant du prix, sachant qu’il y a une différence entre la valeur et le prix. La valeur dépend de la quantité de travail cristallisée dans le produit alors que le prix prend en compte, en plus de la valeur du produit, d’autres frais et droits.

L’échange avec ses corollaires est
une nécessité sociale

Selon IBN KHALDOUN, le commerce désigne la recherche du profit par la fructification du capital en achetant bon marché et en revendant plus cher et donc en faisant des bénéfices. Le commerce est loin d’être parasitaire. Il est source de création de l’utilité au sens économique du terme. En stockant les marchandises pour les périodes de forte demande, l’utilisation des produits concernés est étalé dans le temps. En déplaçant les marchandises dans l’espace géographique, elles sont mises à la disposition de ceux qui ont le plus besoin. Dans les deux cas, il y a création de la valeur ; sachant que la simple détention d’un capital n’explique pas seule le gain ou le profit. Le commerçant doit savoir quand et comment investir et prendre en compte la corrélation positive entre la rentabilité et le risque.

Rôle primordial de l’État
dans la régulation de l’économie

IBN KHALDOUN insiste sur la fonction de régulation de l’Etat et sur sa responsabilité en matière d’émission monétaire et de dynamisation de l’économie.Il condamne la thésaurisation et considère qu’elle est source de blocage de la dynamique économique et inhibiteur de l’effet multiplicateur.Il esquisse l’ébauche d’une théorie fiscalesuivant laquelle les taux hauts tuent les totaux. Il considère qu’au départ les dépenses de l’Etat naissant sont limitées grâce à la simplicité et au bédouinisme du souverain. Les taux d’imposition sont bas, les contribuables sont incités à produire davantage, l’assiette imposable s’élargit, les revenus fiscaux de l’Etat augmentent. Par la suite, et avec le temps, la prospérité de l’Etat mène au gaspillage du souverain, ce qui engendre dans son sillage un

3 cercle vicieux avec l’augmentation des impôts, la démotivation des entrepreneurs à produire, le ralentissement de la croissance, la réduction de l’assiette imposable et l’augmentation du déficit du trésor. Pour IBN KHALDOUN, l’ultime pas vers la décadence de l’Etat est l’étape de l’engagement de l’Etat dans les activités de production pour pallier au déficit budgétaire. Cette démarche occasionne à la population des grandes difficultés financières. Les paysans délaissent les champs, les commerçants ferment leurs boutiques ; ce qui entraine l’effondrement des recettes de l’Etat.Mais, tout en dénonçant l’intervention de l’Etat dans l’économie, IBN KHALDOUN admet son intervention pour contrer les monopoles. Tout en louant l’économie libérale, et la régulation des prix par les mécanismes du marché, il admet l’impératifde l’intervention de l’Etat dans la fixation des prix des produits de première nécessité.

  1. Réflexions complémentaires

Les appréciations présentées par Salah HANNACHI, se sont articulées autour de la notoriété de l’illustre personnalité, les caractéristiques de sa pensée et la portée de son œuvre.

La notoriété d’une personnalité hors pair

La théorie d’IBN KHALDOUN est à la fois spéculative, comme celle de Platon, d’Aristote, etexpérimentale, comme nul autre avant lui en Occident et nul autre longtemps après lui, jusqu’à NICCOLO MACHIAVELLI (1469-1527). Il est intéressant, toutefois, de noter que la pensée, à la fois spéculative et expérimentale, de MACHAVELLI est très loin de la précision, du détail concret, de la sophistication, de la cohérence et de la portée historique de celle de IBN KHALDOUN. Il est intéressant aussi de noter que comme dans le cas d’IBN KHALDOUN, dans « Le Prince » de MACHIAVEL, la pensée spéculative est composée avec une penséeexpérimentale nourrie par la pratique. En effet Machiavel a été, notamment, diplomate, politicien, historien, écrivain, humaniste et conseiller militaire des princes, en particulier de la République Florentine durant la période turbulente après l’expulsiondes Médicis. IBN KHALDOUN déclare qu’il est possible d’adopter une approche scientifique à l’étude de l’histoire et de la société. Son œuvre, Les PROLEGOMENES, précède ainsi de plus de trois siècles l’œuvre de Giambattista VICO (1668- 1744). VICO publia en 1725, son œuvre de vingt ans, « La Nouvelle Science », portant sur les sciences sociales et la cité de l’homme par opposition à la Cité de Dieu de SAINT AUGUSTIN. Par cette œuvre, VICO s’opposait aussi à la conception prévalant au début du dix-huitième siècle affirmant que les mathématiques, les sciences de la nature, et les sciences physiques étaient les seules vraies sciences pouvant faire l’objet de connaissances scientifiques, selon les critères de Descartes. VICO affirmait au contraire, comme IBN KHALDOUN trois siècles plus tôt, que la société humaine et l’histoire

4 faits par l’homme, peuvent être étudiées et connues par l’homme et faire l’objet d’une connaissance scientifique. Aussi, Arnold J. TOYNBEE (1989-1975), grand philosophe britannique de l’histoire, a dû mesurer ses mots en décrivant la MUQADDIMA d’IBN KHALDOUN, l’œuvre d’un auteur non occidental du XIVe siècle, comme « Une philosophie de l’histoire qui est sans aucun doute la plus grande œuvre de son genre qui ait été jamais créée par n’importe quel auteur, n’importe où et à n’importe quelle époque » De son côté, Robert FLINT (1838-1910), théologien, philosophe et sociologue écossais, a écrit sur IBN KHALDOUN « Comme théoricien de l’histoire il n’a pas d’égal dans aucune époque et aucun pays jusqu’ à l’arrivée de Vico, plus de trois siècles plus tard. Platon, Aristote, et Augustin ne sont pas ses pairs, et tous les autres ne méritent même pas d’être cités à ses côtés ».Il est admis, enfin, qu’en proposant le concept de « SOCIONOMIE », Egon OROWAN (1902-1989), physicien-métallurgiste, hongrois, britannique, américain était influencé par les idées de IBN KHADOUN sur l’évolution des sociétés.

Les caractéristiques de la
pensée économique d’IBN KHALDOUN

 A la différence de la plupart des autres philosophes qui l’ont précédé, IBN KHALDOUN a pratiqué et a voyagé. Il a participé intimement à la pratique du pouvoir dans une époque, très turbulente auprès de plusieurs princes et grands chefs de tribus. Il a aussi beaucoup voyagé et comparé les paradigmes sociaux, économiques et politiques en Espagne, dans les pays du Maghreb, en Italie, en Egypte, en Iran, etc., dans les systèmes urbains aussi bien que dans les systèmes nomades et ruraux. IBN KHALDOUN est souvent présenté comme l’un des premiers penseurs et même philosophes à avoir jeté les fondements de la sociologie en reconnaissant et en postulant trois principes ou concepts fondamentaux en l’occurrence le principe/concept social de la vie en groupe autrement dit en société, le principe/concept économique de besoin, de travail et de risque, et le concept politique de la solidarité, de l’Etat et de la justice. Ces concepts basés sur le postulat d’un instinct de survie sont aussi bien des concepts sociologiques que des concepts économiques et politiques. IBN KHALDOUN met en fait en place une science nouvelle, qu’il appelle la science du peuplement, ou de l’urbanisme, qui est une science intégrant les dimensions sociologique, économique et politique, difficiles à séparer, des activités humaines et de la vie en société.

La portée de l’œuvre d’IBN KHALDOUN

La portée de la pensée d’IBN KHALDOUN se reflète, notamment, à travers sa théorie du cycle, la fonction du commerce, les précisions qu’il a apportées au niveau des concepts du travail, du prix et du rôle de l’Etat.  

  • La théorie du cycle

Bien avant Hegel et beaucoup d’autres philosophes occidentaux, IBN KHALDOUN attribue un caractère cyclique à l’histoire. II affirme que l’instinct de solidarité et de puissance d’une dynastie a un cycle temporel de naissance, de maturité et de déclin s’étendant sur trois générations et peut varier d’unesociété à l’autre, d’une époque à l’autre.

  • L’utilité du commerce

A la différence de NAPOLEON, des philosophes grecs et même des premiers théoriciens de l’économie en Europe, au XVIe, XVIIe, XVIIIe et au XIXe siècle, comme MARX, IBN KHALDOUN reconnait une fonction utile et primordiale à l’échange, au commerce et à la vie en société.

  • Les concepts de la valeur et du prix

IBN KHALDOUN prend grand soin de distinguer entre valeur et prix. En fait, ce qu’il appelle valeur correspond au concept moderne de coût. Il reconnait la légitimité du profit en reconnaissant que le prix incorpore une marge définie par la rareté, le risque et la distance. Cette définition est beaucoup plus moderne que celle de Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865)qui affirme dans son livre « Philosophie de la Misère » que la valeur, d’usage ou d’échange, est définie par la rareté. Il précède Karl MARX (1818-1883) qui définit aussi la valeur d’un bien par le contenu travail mais qui considère que le profit, c’est-à-dire, la marge sur le coût pour définir le prix, est du vol. Il est intéressant de noter qu’IBN KHALDOUNa été introduit à l’Occident européen par une traduction de sa biographie en 1697 par un Barthelemy d’HERBELOT DE MOLAINVILLE. Il commença à attirer l’attention en 1806, en 1816, puis en 1858, par la publication de sa biographie et la traduction de parties de la MUQADDIMA par Sylvestre DE SACY ; sachant que Karl MARX a publié « Le Manifeste Communiste » en 1848 et le premier volume du Capital, neuf ans plus tard, en 1867.

  • La justice, fonction principale de l’Etat
  • IBN KHALDOUN,représentation

Ibn KHALDOUN considère que la fonction principale de l’Etat est la dispense de la justice par la prévention de l’injustice et que la dispense de la justice est le fondement de la vie en société (al oumrane).

6 Il rejoint en cela SAINT AUGUSTIN qui affirme qu’un Etat sans justice n’est rien d’autre qu’une bande de brigands, et est, inévitablement, destiné à disparaître alors qu’une bande de brigands qui établissent un système de justice peut devenir un Etat. Ernest André GELLNER, philosophe anglo-tchèque (1925-1995) considère que la définition dugouvernement d’IBN KHALDOUN comme « une institution qui empêche toute injustice sauf celles qu’elle commet elle-même » est la meilleure définition dans l’histoire de la théorie politique. IBN KHALDOUN affirme dans une formule lapidaire que le commerce du roi lèse les acteurs économiques et ruine la fiscalité. Il explique que l’état, de taille modeste au départ, est financé par une fiscalité légère. Par une dynamique courante et rapide, la taille de l’Etat se dilate, ce qui accroit considérablement ses besoins financiers et le conduit sans cesse à augmenter les taux et à multiplier les impôts. Ces impôts supplémentaires détruisent la rentabilité des activités de faible marge et poussent les acteurs qui les pratiquent à les abandonner, réduisant ainsi l’assiette fiscaleet provoquant un autre cycle d’augmentation de taux et d’imposition de nouveaux impôts. De plus, Il arrive une étape où, ne se suffisant plus de l’impôt, l’Etat commence à intervenir directement dans les activités économiques rentables pour récupérer aussi le profit. Confrontés à cette intervention, les acteurs privés ne voulant ou ne pouvant pas faire la concurrence à l’Etat acteur, beaucoup plus grand et plus puissant, préfèrent sortir du jeu économique dans ces secteurs, et rétrécissent encore plus, en cefaisant, l’assiette fiscale. Ainsi donc l’intervention de l’Etat fausse le jeu économique, détruit la rentabilité, éteint l’initiative et rétrécit l’assiette fiscale. De même, son intervention grandissante finit par dépasser sa capacité de gestion. L’Etat se trouve alors obligé de déléguer la gestion de son domaine à des acteurs qui le gèrent en son nom mais dans leur intérêt. L’économiste américain Arthur LAFFER, conseiller du Président américain REAGAN, cite IBN KHALDOUN, pour construire sa fameuse courbe, la courbe LAFFER, de l’élasticité du taux –revenu fiscal pour justifier la politique de réduction des taux de la fiscalité et la stratégie d’une «économie de l’offre », (« reaganomics »)

 IBN KHALDOUN, une figure tunisienne,
maghrébine, et méditerranéenne

Des pays comme l’Allemagne, par Goethe, l’Espagne par Cervantès, l’Italie par Dante, la Chine par Confucius, pratiquent une diplomatie culturelle active. Cette diplomatie leur permet de construire une image positive, un capital d’intérêt et de grands dividendes culturels, économiques, voire diplomatiques. Ils confirment en cela la théorie de Joseph S. NYE qui a, depuis longtemps, préconisé et défendu le concept de Soft Power et de puissance culturelle, puissance et capacité d’influencer le comportement des acteurs et de peser sur l’opinion et sur les événements par la culture, l’attractivité et la persuasion, non par la force militaire ou la force de l’argent.Il est à se demander s’il n’est pas temps de mobiliser le patrimoine que représentent des figures comme IBN KHALDOUN dans notre travail diplomatique et de créer des centres et des clubs IBN KHALDOUN dans chaque pays où cela est possible et s’il n’est pas temps d’organiser chaque année un festival international IBN KHALDOUN à l’image du festival CONFUCIUS en Chine.

III. Principales conclusions du débat

Trois conclusions principales se dégagent du débat organisé à la suite des analyses et des appréciations ci-dessus formulées. Elles se présentent comme suit :

(1) – IBN KHADOUN est une personnalité exceptionnelle. Il est en avance sur son temps. Il est l’un des pères fondateurs de l’histoire en tant que science, le précurseur de la sociologie cinq siècles avant Auguste COMTE. Il parle d’évolution avant DARWIN. Il développe des concepts et des théories dans le domaine de l’économie qui demeurent pour certains d’entre eux d’une grande actualité. Il est regrettable toutefois que la reconnaissance de l’œuvre d’IBN KHALDOUN soit tardive. Les premières traductions en langue européenne n’ont été effectuées qu’après près de trois siècles après la mort du grand penseur intervenue en 1406 et qu’on ne connait pas de successeurs au XVe pour approfondir et valoriser son apport dans la mesure où sa pensée s’était heurtée, à cet époque, de l’incompréhension, voire du rejetpar les décideurs de ses contemporains. Il est très souhaitable que sa pensée et son œuvre soient mieux connue dans son pays de naissance, en Tunisie aussi bien par les jeunes que par le grand public.

(2) – IBN KHALDOUN, s’il est encensé et loué par les intellectuels de l’occident depuis que son œuvre avait été traduite et diffusée, ne bénéficie pas toujours de la considération requise dans le monde arabe. Il faisait, même, l’objetd’importantes polémiques. Certains auteurs arabes le taxent durant la première moitié du XXe siècle d’opportuniste et de prétentieux. Or, plusieurs péripéties de sa vie contredisent cette appréciation ou du moins la relativisent fortement compte tenu des incertitudes et de l’instabilité qui marquaient cette époque. Il suffit de rappeler qu’il est issu d’une grande famille noble, qu’il a manifesté son indépendance lorsqu’il était Cadi et qu’il a renoncé à sa vie politique et à ses manigances pour écrire ses ouvrages et qu’il a, toujours, fait consciencieusement le travail pour lequel il est payé.

(3) – IBN KHALDOUN est un innovateur. Il a donné la meilleure définition de la mission de l’Etat, celle de garantir la justice. Il est contre l’Etat religieux et pour un Etat civil.

Il voulait écrire l’histoire politique du Maghreb et des événements dont il était témoin et à certains desquels il a même participé. Il ne s’est pas beaucoup engagé dans ses écrits dans la discussion des questions et des problématiques philosophiques et métaphysiques qui préoccupaient les philosophes de son époque et plus généralement les philosophes classiques. Cela n’entrait pas dans le corps du sujet dont il voulait traiter. A leur tour, les philosophes de son époque s’intéressaient à des questions philosophiques spéculatives, éloignées du sort des dynasties et de la vie, des actions et des décisions politiques, sociales, économiques et commerciales en cours à l’époque et auxquels Ibn Khaldoun s’intéressait.

Ses théories dans le domaine de la valeur, des prix, du marché, de la fiscalité demeurent d’une grande actualité et sont, souvent, l’objet de citations de la part d’éminentes personnalités pour justifier certaines décisions politiques. C’est le cas, en particulier, de sa théorie dans le domaine fiscal et de sa célèbre formule « les taux hauts tuent les totaux » qui avait été citée par le président américain RONALD REAGAN pour justifier au début des années quatre-vingt sa décision d’opérer une forte baisse des taux d’imposition sur les revenus de l’économe de son pays. Son affirmation que l’ultime pas vers la décadence est lorsque l’Etat devient commerçant s’est vérifiée dans plusieurs pays. Il en est de même del’affirmation que le commerce du Sultan, c’est çà dire de l’Etat nuit à la population et à la fiscalité.

IV.Principales recommandations à l’issue du débat

Sur la base de ces conclusions, le Forum IBN KHALDOUN pour le Développement présente quatre recommandations à l’effet de cultiver un certain nombre de repères, issus de notre patrimoine, pour nous aider à transcender les sentiments de doute et d’impuissance qui souvent nous animent dans la période d’incertitudes et de difficultés que nous vivons depuis quelques années. Elles se récapitulent comme suit :

1 Création d’un département d’études sur la portée de l’œuvre d’IBN KHALDOUN au sein de l’une des Universités tunisiennes ;

2 Institution d’un festival tous les cinq ans sur IBN KHALDOUN en coopération avec les pays où il a vécu ou qui l’ont marqué, en l’occurrence notamment l’Algérie, le Maroc, l’Egypte, la Syrie et l’Espagne ;

3 Création d’un prix international pour récompenser les meilleures études sociologiques ou économiques inspirées de l’œuvre d’IBN KHALDOUN réalisées dans les pays méditerranéens ;

4 Exploitation de l’apport d’IBN KHALDOUN sur le plan diplomatique en suscitant la création de clubs ou de cercles des amis des trois figures emblématiques de la Tunisie et du Maghreb en l’occurrence HANNIBAL, SAINT AUGUSTIN et IBN KHALDOUN

 

 

 

 

 

 


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Émission du 22 février 2021:Organisons la Résistance Nationale ..

 

 

 

 

 

Voici les héros choisis par Michel Duchaine pour lutter contre  la tyrannie actuelle du totalitarisme covidien:

OTTO ET ELISE HAMPEL

Otto et Elise Hampel sont un couple de résistants allemands au nazisme. Vivant à Berlin pendant la Seconde Guerre mondiale, ils y diffusent pendant deux ans des cartes postales de protestation. Arrêtés, condamnés à mort, ils sont exécutés le 8 avril 1943.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ils ont osé défier Hitler. OTTO ET ÉLISE HAMPEL : les vrais héros du roman de Hans Fallada

Considéré par Primo Levi comme l’« un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie », Seul dans Berlin, de Hans Fallada, a pourtant été censuré lors de sa parution à Berlin dans la zone d’occupation soviétique en 1947 : s’il met en scène un couple de résistants berlinois qui tente d’enrayer, par un minuscule grain de sable, la terrible machine de guerre nazie, le roman montre également qu’au début du conflit l’adhésion des Allemands au IIIe Reich était quasi générale, y compris chez ceux qui finiraient par se détacher progressivement du régime. Cette vision sera inacceptable dans une RDA qui se veut résolument antifasciste. Pendant des décennies, seule une version expurgée de l’ouvrage sera disponible, et c’est en 2014 seulement que les lecteurs français ont redécouvert le roman de Fallada dans son intégralité.

Voici un vidéo en lien avec l’émission et l’Article:

 


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La Gigantesque Arnaque du COVID-19: Le plus grand Nuremberg de tous les temps se prépare…vidéo et article

Aujourd’hui, c’est un deuxième tribunal de Nuremberg qui se prépare, avec la mise en place d’une « Class Action » sous l’égide de milliers d’avocats mondiaux derrière l’avocat américano-allemand Reiner Fuellmich qui poursuit les responsables du scandale du Covid-19 instrumentalisé par le Forum de Davos. À ce sujet, il est utile de rappeler que Reiner Fuellmich est l’avocat qui a réussi à condamner le géant de l’automobile Volkswagen dans l’affaire des pots catalytiques trafiqués. Et c’est ce même avocat qui a réussi à condamner la Deutsche Bank comme entreprise criminelle.

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Selon Reiner Fuellmich, toutes les fraudes des entreprises allemandes sont dérisoires comparées aux dommages que la crise du Covid-19 a causés et continue de causer. Cette crise du Covid-19 doit être rebaptisée « Scandale du Covid-19 » et tous les responsables doivent être poursuivis pour dommages civils pour cause de manipulations et de protocoles de tests falsifiés. C’est pourquoi, un réseau international d’avocats d’affaires plaidera la plus grande affaire de délits civils de tous les temps, le scandale de la fraude Covid-19 qui s’est entretemps transformé en plus grand crime contre l’humanité jamais commis. Une commission d’enquête Covid-19 a été ouverte à l’initiative d’un collectif d’avocats allemands dans le but de faire un recours collectif au niveau international en utilisant le droit anglo-saxon.

Voici la traduction résumée de la dernière communication du Dr Fuellmich du 15/02/2021

« Les auditions d’une centaine de scientifiques, médecins, économistes, juristes de renommée internationale qui ont été menées par la commission d’enquête berlinoise sur l’affaire Covid-19 depuis le 10/07/2020, ont entre-temps montré avec une probabilité proche de la certitude que le scandale du Covid-19 n’était à aucun moment une affaire de santé. Il s’agissait plutôt de bétonner le pouvoir – illégitime, car obtenu par des méthodes criminelles – de la « clique de Davos » corrompue, en transférant la richesse des populations aux membres de la clique de Davos, en détruisant, entre autres, les petites et moyennes entreprises en particulier. Des plateformes comme Amazon, Google, Uber, etc. pourraient ainsi s’approprier leurs parts de marché et leurs richesses ».

État d’avancement de l’enquête du Comité Covid-19 :
  • a. Le Covid-19 comme tactique de diversion par les « élites » corporatistes et politiques dans le but de déplacer les parts de marché et la richesse des petites et moyennes entreprises vers des plateformes mondiales telles qu’Amazon, Google, Uber, etc.
  • b. Contribution de la taxe sur l’audiovisuel en vue de la reconstruction d’un nouveau paysage médiatique qui offre une véritable information indépendante
  • c. Sécurisation des structures agricoles régionales
  • d. Sécurisation d’une monnaie régionale pour éviter qu’une nouvelle monnaie ne vienne « d’en haut » pour être allouée en cas de bonne conduite
  • e. Considérations psychologiques de la situation : comment en est-on arrivé là ?

Recours en annulation de l’approbation d’une vaccination, déposé contre la Commission européenne, procès à New York du statut des tests PCR, procès allemands, procès canadiens, procès australiens, procès autrichiens, procès à la Cour de Justice Internationale et à la Cour Européenne des Droits de l’Homme.


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« Nous avons constaté ce qui a été confirmé à maintes reprises : la dangerosité du virus est à peu près la même que celle de la grippe saisonnière, indépendamment qu’il s’agisse d’un nouveau virus (entièrement ou partiellement fabriqué) ou que nous ayons simplement affaire à une grippe rebaptisée « pandémie Covid-19 ». En attendant, les tests PCR de Drosten ne sont même pas capables de nous dire quoi que ce soit sur les infections contagieuses. Pour aggraver les choses, les dommages sanitaires et économiques causés par les mesures anticovid ont été si dévastateurs qu’il faut parler d’un niveau de destruction historiquement unique ».

« Le fait qu’il n’ait jamais été question de santé est particulièrement évident, sinon que les injections de substances génétiquement expérimentales déguisées en « vaccination » causent maintenant de graves dommages, y compris des conséquences fatales, à une échelle de masse. La population mondiale a servi de cobaye à ces injections expérimentales de gènes à la fois progressivement et extrêmement rapidement. Afin de plonger la population dans la panique, des mesures de confinement dangereuses et nocives (même selon l’OMS) de port du masque obligatoire, inutile et dangereux, et de distanciation sociale, inutile et contre-productive, ont été introduites. La population était ainsi « prête » pour les injections ».

« En attendant, de plus en plus de personnes, et pas seulement des avocats – à juste titre – exigent, outre l’arrêt immédiat de ces mesures meurtrières, un contrôle juridictionnel par un tribunal international véritablement indépendant, sur le modèle des procès de Nuremberg. Un exemple de demande de ce type et un extrait émouvant d’une allocution du médecin anglais Dr Vernon Coleman peut être trouvé dans le lien suivant : https://youtu.be/T3DNV7v5i74.

En outre, une interview d’un lanceur d’alerte d’une maison de retraite berlinoise, témoigne que sur 31 personnes vaccinées là-bas, dont certaines par la force, en présence de soldats de la Bundeswehr, et dont le test était négatif avant la vaccination, 8 sont maintenant décédées et 11 sont sujettes à de graves effets secondaires ».1

Réunion extraordinaire du Comité Covid de Berlin mercredi 17/02/2021

« Dans ce contexte, une réunion extraordinaire du Comité Covid de Berlin aura lieu le mercredi 17/02/2021 en direct et avec de nombreux invités qui y participeront via Zoom.

À partir de 14 heures, l’état des lieux sera résumé. En outre, il sera question de la manière dont les contributions de la taxe sur la redevance audiovisuelle peuvent être conservées et utilisées pour la reconstruction d’un nouveau paysage médiatique qui serve réellement la liberté d’expression, et comment les contributions déjà versées pour la propagande insensée des 11 derniers mois peuvent être récupérées par le biais d’une mise en demeure.

Il y aura des contributions et des discussions sur la manière dont l’approvisionnement alimentaire peut être assuré, en particulier en renforçant l’agriculture régionale ; mais aussi en créant des monnaies régionales, si nécessaire avec le retour de l’UE à la CEE, sur la manière dont on peut s’assurer que la politique de la « clique de Davos », basée sur l’impression de monnaie à partir de rien, peut être arrêtée et qu’un retour à des monnaies stables peut être réalisé.

Mais surtout, des experts nous expliqueront comment il a pu arriver que nous nous retrouvions dans cette situation de chantage inimaginable il y a encore un an.

Dans la deuxième partie de la session, qui débutera à 19 h, des personnalités de renommée mondiale et de haut niveau commenteront l’état des litiges juridiques internationaux en cours, y compris les différentes actions collectives, comme résumé ci-dessus. Mais il sera également question de la manière dont les principaux responsables, en particulier politiques, des crimes contre l’humanité commis ici peuvent et doivent être tenus pour responsables en droit civil et pénal dans le cadre d’une nouvelle Cour internationale de justice qui sera créée conformément aux directives des procès de Nuremberg avec une distribution internationale ».

Le lien vers la session spéciale du Comité Covid annoncée ici sera disponible le 17/02/2021 via le site web du Comité.2

Commentaire :

Pour bien comprendre ce qui est en train de se jouer avec ce nouveau tribunal de Nuremberg pour juger la plus grande affaire de délits civils de tous les temps, c’est en tirant sur le fil du mensonge du Dr Drosten pour avoir faussé le protocole des tests PCR pour le compte de la clique de Davos, que tout va venir avec : les commanditaires de l’oligarchie financière, Klaus Schwab, le grand architecte de cette gigantesque prise d’otages, les politiques à la tête de l’UE, bras armé de l’exécution des directives de Drosten et de l’OMS qui ont amené tous les gouvernements occidentaux à prendre hier les décisions ravageuses de confinement, de couvre-feu, de port du masque obligatoire et de distanciation sociale et aujourd’hui de vaccins mortifères pour les plus âgés d’entre nous.

« Ce sont ces vérités qui feront tomber les masques des responsables des crimes commis. Aux politiciens qui ont eu foi dans ces personnages corrompus », dit le Dr Fuellmich, « Les faits présentés ici sont la bouée de sauvetage susceptible de les aider à rectifier le tir et à entamer le débat scientifique tant attendu du public, afin d’éviter de couler en même temps que ces charlatans criminels ».

Ensuite, à la lumière de cette dernière communication du Dr Fuellmich, deux propositions de la réunion extraordinaire du Comité Covid de Berlin retiennent l’attention :

  • Tout d’abord la manière dont l’approvisionnement alimentaire peut être assuré, ce qui apparaît quelque peu surréaliste eu égard à la situation d’aujourd’hui. Si l’on se réfère au planning du Forum de Davos de Klaus Schwab, il n’en est rien. Celui-ci a bel et bien prévu une rupture de la chaîne alimentaire dès la fin du second semestre 2021.3
  • Ensuite, la création de monnaies régionales. Là, il est clair que le Comité Covid de Berlin anticipe déjà le krach boursier mondial qui s’annonce et dont l’oligarchie financière du Forum de Davos à la manœuvre compte bien profiter pour mettre en place la monnaie numérique européenne dans l’attente d’une monnaie mondiale pour créer un crédit social à la chinoise dont deviendra dépendante la classe moyenne de tous les peuples ruinés par la fermeture de leurs commerces, PMI-PME, industries culturelles et touristiques, équipements sportifs, etc.

Rien que ces deux aspects de la prise d’otage 2.0 dont le monde occidental est victime depuis bientôt un an devraient en toute logique être suffisamment motivants pour nous faire comprendre définitivement que nous sommes face à un « populicide » qui ne demande qu’à nous broyer si nous restons inertes, les bras ballants sans rien faire.

C’est pourquoi il convient à chacun d’entre nous de tout mettre en œuvre dès maintenant afin que cette coalition juridique internationale puisse être opérationnelle le plus tôt possible. Pour ce faire, que toutes celles et tous ceux d’entre nous qui souhaitent rejoindre l’action collective des avocats français pour participer à cette reconquête de nos libertés se mettent déjà en contact d’ici le 21 février avec l’action collective4. Notre survie est à ce prix ainsi que l’avenir de nos enfants.

Source : https://nouveau-monde.ca/fr/

  1. 2020news.de/whistleblower-aus-berliner-altenheim-das-schreckliche-sterben-nach-der-impfung/
  2. corona-committee.com
  3. nouveau-monde.ca/fr/la-quatrieme-phase-de-schwab/
  4. francesoir.fr/opinions-entretiens/interview-me-virginie-de-araujo-recchia-avocate-au-barreau- de-paris

EN COMPLÉMENTAIRE

Israël : Le vaccin Pfizer a tué 40 fois plus de personnes que le Covid et 260 fois plus chez les jeunes !

Posted: 18 Feb 2021 10:07 AM PST

Alors là les Amis, c’est une BOMBE !
D’après des études, dans le pays le plus vacciné, Israël, uniquement avec le Pfizer, montrent que ce vaccin a tué 40 fois plus de personnes que le Covid lui-même ! et 260 fois chez les plus jeunes

https://twitter.com/i/status/1360333384321544194

 

!! https://t.co/s7sOLTeZGh pic.twitter.com/8L9m9TtRku

— SILVANO (@silvano_trotta) February 16, 2021

Covid 19 : l’histoire sans fin

En lisant la presse nationale et régionale on constate que cette « épidémie » de Covid 19 est due à un virus intelligent, qui mute sans cesse et défie les lois de la médecine et le savoir des épidémiologistes.
Son pouvoir mutagène a complètement déboussolé le ministère de la santé qui avoue être totalement dépassé.
Ce « smart » virus est un mutant digne de figurer dans les films de super héros de Marvel. Son histoire ressemble à un film hollywoodien adapté d’un roman de Stephen King, auteur à succés de livres fantastiques.
Pour illustrer nos propos, le Covid est utilisé dans une histoire similaire au film « Un jour sans fin ». Phil Connors, un cynique et misanthrope présentateur météo chargé de couvrir le traditionnel jour de la marmotte à Punxsutawney, petite ville de Pennsylvanie, se retrouve bloqué dans une boucle temporelle le forçant à revivre indéfiniment cette journée du 2 février.

  • « Un nouveau variant, le quatrième, a été découvert par des chercheurs de l’université d’Edimbourg, en Ecosse. Il s’agirait d’une version du virus assez semblable aux variants sud-africain et brésilien, plus résistante par conséquent aux vaccins développés à l’heure actuelle. Des cas seraient notamment apparus en France. De quoi inquiéter les autorités. »
    Dépêche du Midi

Pour remettre l’église au centre du village, il faut préciser que le langage des médecins journalistes et de la presse en général utilisent mal les terminologies pour qualifier les étapes de dépistage, d’infection et de contagion.

  • 1 les gens qui sont testés sont positifs ou négatif au virus et non au Covid 19.
  • 2 être positif ne signifie pas être atteint de la maladie qui s’appelle Covid 19, mais posséder en soi le virus qui est dépourvue de la glycoprotéine spike qui permet de rendre possible l’infection d’une cellule. On parle alors de cas asymptomatiques qui ne peuvent pas transmettre le virus a qui que ce soit puisqu’ils ne sont pas infectieux ni contagieux, ils sont dépourvus de signes cliniques comme la fièvre, la toux et la fatigue avec perte de goût et d’odorat. On est porteur sain.
  • 3 Si le cas est positif avec les signes cliniques de la maladie, on parle d’atteinte du Covid 19.

Au lieu de valoriser le vaccin qui est inefficace, il serait temps d’utiliser les traitements proposés par le Dr  Raoult avec Hydroxychloroquine et l’ivermectine qui soigne avec succés l’Inde, une des populations les plus dense au monde qui n’a ni confiné ni vacciné.
Ces vieux médicaments agissent principalement sur la glycoprotéine Spike qui une fois séparée du virus, rend la personne saine et non contagieuse, et n’impose pas de fermer une économie à la dérive.


OPÉRATION LAVAGE DE CERVEAU POUR ENFANTS

https://twitter.com/i/status/1363158061016375300

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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