Crise économique mondiale:la Chine au bord du gouffre

La bulle financière chinoise...sur le point d'éclater en entraînant de nombreuses économies dans son sillage,comme un  paquebot en train de couler.
La bulle financière chinoise…sur le point d’éclater en entraînant de nombreuses économies dans son sillage,comme un paquebot en train de couler.

 

Ça ressemble au scénario d’un film catastrophe comme Hollywood en raffole. Dans une locomotive lancée à toute allure, une bombe éclate. Tandis qu’une poignée de seconds couteaux perd la vie, le héros prend les choses en main, parvient à arrêter l’incendie et sauve les passagers du train. La bombe chinoise, elle, a éclaté cet été (-38% sur la Bourse de Shanghai entre début juin et fin août), brûlant au passage l’épargne de millions de Chinois qui jouaient en Bourse comme au Loto. Le président Xi Jinping voudrait bien endosser le costume du sauveur. Mais son plan de secours – un mélange de baisse des taux d’intérêt et de dérive des dépenses publiques, d’achats « forcés » d’actions et de nettoyage au Karcher chez certains courtiers – a tout juste enrayé la dégringolade des cours. Comme toujours, les institutions internationales temporisent, Olivier Blanchard, l’ex-économiste en chef du FMI, assurant même que le « ralentissement chinois était sain ». « L’impact du krach chinois devrait coûter 0,1 point à la croissance mondiale », affirment sereinement les experts d’Euler Hermès. Autant dire rien du tout. En coulisse, pourtant, nombre de spécialistes s’inquiètent. Et si le géant asiatique allait en réalité bien plus mal? Et si Pékin ne parvenait pas à restaurer la confiance des investisseurs? >> Notre dossier sur la Chine, géant de l’Asie »Le risque chinois est sous-estimé. Il existe aujourd’hui des enchaînements colossaux délétères qui menacent la croissance mondiale », prévient l’économiste indépendant Jean-Pierre Petit. Des enchaînements qui seraient susceptibles de casser la reprise européenne. Et si l’année 2016 était finalement moins bonne que 2015? Si personne n’ose le dire, tout le monde y pense. Revue de détail des cinq canaux de transmission de la tempête chinoise.

1. Menace de tsunami sur les exportations

En apparence, la France est peu exposée au refroidissement chinois: l’empire du Milieu absorbe moins de 4% de nos exportations, soit environ 16 milliards d’euros par an. En réalité, son influence sur notre économie est bien plus importante, en raison d’effets boomerang sur le commerce international. « Le freinage chinois ne pénalise pas simplement les voisins asiatiques. Il fait chuter le prix des matières premières et met sur le flanc les pays exportateurs nets d’énergie ou de métaux », explique Antoine Brunet, président d’AB Marchés. Et la liste est longue: Russie, Kazakhstan, Moyen-Orient, Brésil, Venezuela, Chili, Nigeria, Afrique du Sud, Angola, Malaisie, Indonésie, Canada, Australie, Norvège… A eux seuls, ces pays extrêmement fragilisés représentent 30% du PIB mondial! Deux fois le poids de la Chine. « Le ralentissement de l’Asie, du Mexique et du Canada ne tardera pas à peser sur la machine à exporter américaine », ajoute Gilles Moec, chef économiste chez Bank of America Merrill Lynch. De quoi gripper le commerce mondial, mais dans quelles proportions? Difficile de répondre, tant il est aujourd’hui délicat d’appréhender l’ampleur du ralentissement de l’activité en Chine. Plus personne ne semble croire aux 7% de croissance pour 2015. « L’économie chinoise est sans doute tombée à un rythme de croissance de 2% l’an », estime Patrick Artus, chef économiste chez Natixis. D’autres experts évoquent même une récession en se fondant sur des indicateurs « durs », tels la consommation d’électricité ou les immatriculations d’automobiles, toutes deux en chute libre. « A dire vrai, tout le monde est en train de refaire ses calculs », reconnaît Gilles Moec. Mais au bout du compte, c’est bien un gros coup de froid qui risque de s’abattre sur les exportateurs français.

2. Gros temps sur les taux à long terme

Depuis la correction boursière subie au mois d’août, les marchés obligataires semblent détraqués. En Europe, les taux d’intérêt des obligations d’Etat se sont tendus. Les taux français à dix ans, qui étaient tombés à 0,33% en mai dernier, ont repassé le seuil de 1%. « En temps normal, une correction boursière entraîne un report des investisseurs vers les obligations, jugées plus sûres, ce qui fait baisser les rendements », commente Véronique Riches-Flores, chef économiste de la Société générale. Or, cette fois-ci, les rendements montent. Et pour cause. « La fuite des capitaux que connaît la Chine oblige les autorités de Pékin à puiser dans leurs réserves de change, en liquidant notamment des obligations d’Etat », décode le cabinet d’études PrimeView. Et, comme bien souvent avec la Chine, les sommes en jeu sont énormes. En quelques mois, les réserves de change du pays ont fondu, passant de 4010 à 3560 milliards de dollars. Une volte-face radicale. Depuis 2003, la Chine achetait en effet des tombereaux de titres américains ou européens, ce qui expliquait une partie du recul des taux d’intérêt à long terme. La baisse des réserves de change rebat les cartes sur les marchés obligataires. « Elle va clairement à l’encontre de la politique d’achat de titres – le fameux quantitative easing – menée par les banques centrales », souligne George Saravelos, expert de la Deutsche Bank. La BCE, par exemple, achète 60 milliards d’euros de titres par mois pour soutenir l’économie européenne. « Mais que se passe-t-il si la Chine en vend simultanément pour 80 milliards? » s’inquiète un spécialiste des marchés européens. Une autre menace se profile. Dans l’Union, ce sont surtout les taux d’intérêt des pays les plus fragiles (Espagne, Italie, Portugal) qui remontent. De là à imaginer une nouvelle crise des dettes souveraines…

3. Avis de coup de froid sur les marges des entreprises

La baisse conjointe des cours du pétrole et de l’euro a certes donné un peu d’oxygène aux entreprises françaises cette année. Reste que, dans l’ensemble, les marges des groupes tricolores sont toujours aussi minces que du papier à cigarette. Les entreprises françaises sont-elles en mesure aujourd’hui d’encaisser le choc d’une nouvelle guerre des prix sur les marchés mondiaux? Ce qui est certain, c’est que la Chine est bel et bien en train d’exporter sa déflation. De la sidérurgie à la mécanique en passant par les énergies renouvelables, des surcapacités de production gigantesques gangrènent l’industrie chinoise. Le cas du secteur de l’acier est emblématique, avec une surcapacité évaluée entre 100 et 200 millions de tonnes. Et c’est sur les marchés internationaux et à des prix cassés que les industriels chinois vont tenter d’écouler leurs stocks d’invendus. De quoi ratiboiser un peu plus les marges de leurs concurrents européens. Avec des conséquences néfastes sur la reprise de l’investissement. Un signe annonciateur? Entre avril et septembre, les industriels français ont presque divisé par trois leurs plans d’investissement pour cette année. Pas un bon signe pour 2016.

4. Coup de chaud en vue sur l’euro

Simple coïncidence ou conséquence fatale d’une nouvelle guerre des monnaies? Depuis que la Chine montre des signes de faiblesse, l’euro s’apprécie à nouveau. Depuis le printemps, il a gagné près de 6% par rapport au dollar. Et ce n’est peut-être qu’un début. « Le risque de voir la devise européenne repartir à la hausse, notamment face au dollar, est important », confirment les experts d’Oxford Economics, dans leur dernière note. De fait, l’économie mondiale entre dans une nouvelle période d’instabilité des changes. Le FMI s’en alarme. Il en appelle à la responsabilité de chacun, à la limitation des manipulations sur le marché des devises. Mais son appel risque bien de rester lettre morte. « Car, ces dernières années, la Chine a beaucoup perdu en matière de change », rappelle Véronique Riches-Flores. La baisse du dollar en 2010, celle du yen en 2012 et celle de l’euro, plus récemment, ont fait grimper le yuan de 30%. Une situation intenable. Dans la précipitation, Pékin a déprécié sa monnaie de 3% en août. Et elle ne s’arrêtera pas là. « La Chine n’a pas d’autre choix que d’actionner le levier de la monnaie pour tenter de préserver ses exportations comme moteur de croissance », confirme-t-on chez PrimeView.

5. Gros grain sur le secteur du luxe

La Chine ressemble de moins en moins à un eldorado pour les grandes marques de luxe. Les ratés de la croissance, la dégringolade de la Bourse et la campagne anticorruption lancée par Xi Jinping ont mis fin au boom des ventes. Celles de cognac ancien, un cadeau très prisé – les prix du flacon oscillent entre 200 et 250 euros – affichent une baisse à deux chiffres, note le Financial Times. Idem pour les montres suisses, dont les exportations ont chuté de 40% sur un an. De même, en un an et demi, la croissance des immatriculations d’automobiles haut de gamme est passée de 25% à – 10%! L’auto de luxe en panneImmatriculation de voitures de luxe en Chine, variation sur un an, en %.Bien sûr, certaines marques, comme Hermès, affichent un optimisme serein. Pour elles, la dépréciation du yuan ne changera pas grand-chose. Mieux, elle permettra de rééquilibrer les prix entre l’Europe et la Chine, où les biens de luxe sont parfois vendus 60 % plus cher. Reste qu’une dévaluation de plus de 10% serait douloureuse pour les géants français du luxe. Car les touristes chinois, payés en yuans, auront moins d’argent à dépenser dans les allées des grands magasins parisiens. Chute des exportations, hausse de l’euro, tassement des marges des entreprises, remontée des taux… L’onde de choc du séisme qui secoue la première économie mondiale pourrait affecter la reprise française.

 

LE CANADA  MENACÉ DIRECTEMENT

Stephen Harper en compagnie du dirigeant chinois:il aura  eu de nombreuses ententes...dangereuses avec les communistes chinois.
Stephen Harper en compagnie du dirigeant chinois:il aura eu de nombreuses ententes…dangereuses avec les communistes chinois.

 

Sur la planète économique, la crise boursière chinoise et depuis quelques semaines sur toutes les lèvres. L’impact est mondial et la chute des autres grands centres financiers traduit bien cette réalité que personne ne peut ignorer : quand la Chine éternue, tout le monde attrape le rhume ! Et le Canada ne fait malheureusement pas exception.

Tous les pays n’ont pas le même niveau de vulnérabilité face à une Chine qui en arrache économiquement depuis plusieurs mois. Les facteurs qui déterminent le degré de risque pour un pays sont multiples et pour les comprendre, il faut d’abord regarder du côté chinois pour se donner une vue plus globale de la situation, en partant des bases qui définissent le pays de Mao Zedong en 2015.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance chinoise atteindra 6,8% cette année, son plus bas niveau en 30 ans. Et comme une Chine qui croît moins vite est forcément une Chine qui consomme moins, l’impact sera plus grand sur les pays qui exportent une grande partie de leur production vers l’empire du Milieu. Le Canada fait parti du lot.

Directeur général chef de la recherche pour les particuliers chez BMO Nesbitt Burns, Stéphane Rochon expliquait récemment à Radio-Canada que la demande chinoise aura forcément un impact, notamment sur les métaux de base comme le cuivre ou le pétrole, deux importants produits pour les exportations canadiennes. « Ce n’est pas le fait que la Chine ne consomme pas beaucoup de matières premières, avance M. Rochon. Elle en consomme encore beaucoup, mais d’année en année, l’augmentation de leur consommation descend. »

L’économie canadienne a beau être diversifiée, les secteurs de l’énergie et miniers représentent environ 30% du principal indice boursier canadien, le S&P/TSX (Standard & Poor’s/Toronto Stock Exchange). Et ce sont justement ces secteurs qui sont le plus affectés par le ralentissement de l’économie chinoise. Dans ce contexte, on imagine facilement que les entreprises canadiennes actives dans ces domaines risquent de subir les plus durs coups.

Yuan assassin

Dans la crise que traverse présentement la Chine, il n’y a pas que la baisse de la consommation chinoise qui affecte la planète, sa production également. Pour relancer son économie, Pékin appuie frénétiquement sur tous les boutons. Reste que le problème fondamental chinois demeure : malgré un marché interne de 1,3 milliard d’habitants, la Chine ne consomme pas assez.

Un élément que ne manque pas de souligner Stéphane Rochon en entrevue avec Radio-Canada. « [Les Chinois] ont une économie qui a trop de capacités. Ils ont beaucoup, beaucoup investi dans leurs capacités manufacturières, mais il n’y a pas assez de demandes globalement pour absorber toute cette production. »

Et ce n’est pas faute d’avoir essayé ! N’hésitant pas à jouer sur tous les leviers à sa disposition, Pékin a abaissé à quelques reprises ses principaux taux d’intérêt. Le ratio des réserves obligatoires des banques a également été réduit pour encourager le crédit et booster la consommation. En bourse, les autorités de régulation ont assoupli certaines dispositions qui limitaient les emprunts possibles pour les investisseurs, en plus d’abaisser les frais relatifs aux transactions boursières.

Reste que les résultats escomptés n’ont pas été à la hauteur des attentes et pour écouler ses surplus, Pékin doit donc se tourner vers les marchés internationaux, entrant du coup directement dans une danse compétitive avec les autres nations productives. La Chine étant reconnue comme très interventionniste, elle n’a pas hésité à dévaluer à quatre reprises en quelques mois sa propre devise, le yuan, rendant du coup ses produits plus abordables et attrayants à l’étranger.

Stratège en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne (VMBL), Luc Vallée y voit une menace directe pour l’économie canadienne, et dans sa propre cour nord-américaine. Dans un document d’information destiné aux clients de l’établissement, celui qui dirige le groupe « Recherche économique et stratégie » précisait sa pensée le 11 août dernier.

Un ouvrier chinois sur une chaîne de montage:un salaire de survie dans un monde autoritaire.
Un ouvrier chinois sur une chaîne de montage:un salaire de survie dans un monde autoritaire.

« La Banque du Canada compte sur une relance des exportations autres que les produits de base pour relancer l’économie canadienne et compenser les effets de la baisse du prix des ressources et du pétrole sur les provinces de l’Ouest. Or la dévaluation de 2% du yuan face au dollar américain annoncée plus tôt aujourd’hui par la banque centrale de Chine pourrait être particulièrement néfaste pour les exportateurs canadiens qui font concurrence, non seulement aux producteurs américains, mais de plus en plus à la Chine et au Mexique sur leur marché le plus important, les États-Unis. Le coût de production du secteur manufacturier au Canada était déjà 8% plus élevé qu’en Chine selon une étude du Boston Consulting Group publiée plus tôt en 2015. Cette dévaluation ne peut qu’accroître le désavantage compétitif des exportateurs canadiens, dont la part de marché aux États-Unis était déjà sur une pente descendante. Par exemple, les ventes de véhicules automobiles en Chine baissent cette année alors que la capacité de production y est en constante progression. En dévaluant le yuan, la Chine pourra désormais écouler plus facilement son surplus de production de véhicules automobiles aux États-Unis et ailleurs sur la planète. »

On le voit bien, la crise qui perturbe la Chine a des effets multiples qui se répercutent bien au-delà de sa propre économie. Alors qu’on pourrait croire le Canada à l’abri de tels remous, la mondialisation économique et la facilité qu’ont les nations à commercer entre elles les rendent fortement dépendantes les unes des autres. Et c’est encore plus vrai quand on parle d’un géant comme la Chine.

 

CONSÉQUENCE DE LA CRISE ÉCONOMIQUE CHINOISE:LA DICTATURE COMMUNISTE SE RENFORCIT

 

Pour faire face à l’écroulement spectaculaire de son marché boursier ces derniers mois, la dictature communiste chinoise a choisi la réponse la plus classique : la terreur. Le gouvernement central a terrorisé les opérateurs en bourse, censuré l’information et manipulé la couverture médiatique de l’état de l’économie du pays. La crise économique aura permis, en définitive, le renforcement de la dictature.
 
Les conséquences d’un tel déni annoncent des catastrophes à venir, mais pour l’instant le mensonge tente de faire illusion. Un expert a récemment comparé le marché boursier chinois à un « hôtel miteux » – reste à savoir pour combien de temps il restera debout. Car les manipulations ne suffisent pas : les actions chinoises ne cessent de baisser malgré tous les efforts gouvernementaux pour le cacher.
 
En moins d’un mois, entre mi-juin et début juillet, les deux premiers marchés du pays ont chuté de 30 %, et perdu plus de 2.000 milliards de dollars de valeur. En août et septembre, la chute s’est accélérée… En quelques mois, les actions du marché chinois ont perdu 40 % de leur valeur et les experts affirment que le cauchemar n’est pas terminé.

Malgré les mensonges de la dictature communiste, le marché boursier de la Chine traverse une crise financière.
Malgré les mensonges de la dictature communiste, le marché boursier de la Chine traverse une crise financière.

« Nous ne sommes certainement pas tirés d’affaire », a commenté Fraser Howie, co-auteur de Red Capitalism: The Fragile Financial Foundation of China’s Extraordinary Rise. Il insiste : « L’index ne chute plus, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. L’histoire réelle concerne la réponse gouvernementale et l’intégrité du marché. »
 
Une chose est certaine : le mythe communiste selon lequel la Chine est devenue une sorte d’économie de marché grâce à des « réformes économiques » a été brisé dans la conscience collective. Les acteurs économiques du monde entier risquent de se tenir bien loin du marché chinois, et probablement pour longtemps.
 
La méthode chinoise est un étrange mélange de manipulation du marché et de franche contrainte. En juillet dernier, par exemple, les régulateurs de Pékin ont imposé une interdiction de vendre des parts pour ceux qui détenaient plus de 5 % d’une entreprise, qu’ils soient Chinois ou étrangers. Pour de nombreuses sociétés – près de la moitié de celles qui agissent sur les deux plus gros marchés chinois – les échanges ont été totalement arrêtés. D’un autre côté, la Chine a pris exemple sur les banques centrales occidentales en injectant de la monnaie créée ex nihilo dans le système.
 

La dictature communiste chinoise use d’une intense propagande pour masquer l’effondrement de son marché boursier.
La dictature communiste chinoise use d’une intense propagande pour masquer l’effondrement de son marché boursier.

La propagande a également été un outil fort utilisé par le gouvernement communiste : interdiction de couvrir la déroute du marché chinois d’une part, et invention d’ennemis étrangers « hostiles » d’autre part, pour laisser croire aux Chinois ruinés que l’attaque venait des ennemis de la brillante Chine communiste.
 
Seul 1 % de la valeur du marché domestique chinois est détenu par des étrangers, mais les autorités ne semblent pas avoir peur du ridicule.
 
Le système ne serait pas parfait si la terreur ne s’exerçait pas sur ceux qui oseraient commenter la réalité plutôt que la fiction. Le Times commente : les décisions du gouvernement chinois ont été appuyées par « tout le poids d’un appareil sécuritaire qui se concentre davantage, d’habitude, plus sur les dissidents politiques que sur les capitaux propres ». Des journalistes ont été sommés de s’excuser publiquement, des centaines de personnes ont été arrêtées pour avoir « répandu des rumeurs ».
 
Ces mesures et agissement auront des conséquences dramatiques dès demain et pour de nombreuses années. Mais la « croissance économique » est le seul objectif affiché par la dictature communiste chinoise, sa seule légitimité auprès d’un peuple opprimé.
 
L’année dernière, le parti communiste chinois a encouragé, par tous les canaux de propagande possibles, chaque Chinois à investir sur le marché boursier pour devenir riche et prendre part au « rêve chinois ».
 
La bulle financière n’a cessé de gonfler puisqu’elle reposait d’une part sur un mensonge et d’autre part sur de l’argent virtuel. Mais pendant ce temps-là, le gouvernement communiste pouvait célébrer l’avènement d’un « marché haussier » ! Des dizaines de millions de Chinois ont perdu toutes leurs économies mais les autorités ont pu durcir, un peu plus encore, la tyrannie en place. Pour elles en tout cas, tout n’est pas perdu.

L’explosion de la bulle pourrait donc se produire ces prochains jours, alors que les détenteurs de comptes de marge font désormais face à des appels de marge déclenchés par la perte de valeur de 30 % des actions. Les forcer à vendre dans un marché en déclin accélérera la chute et les 12 % de baisse de la semaine prochaine pourraient n’être qu’un début.
 
Si la Chine réussi à conjurer le sort cette fois-ci, plus dure sera la chute d’ici à quelques mois. Le marché boursier se comporte comme la nature : il est impossible de le tromper indéfiniment ; les investisseurs chinois ne vont pas tarder à le comprendre.

 

 

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Alerte crash financier: les bourses des monarchies corrompues par le pétrole plongent déçus par la décision de l’Opep

 

 

 

 

 

Ces bourses qui appartiennent à l'élite oppressive et esclavagistes des  petits potentats arabes   marquent le début de l'effondrement d'un système corrompu soutenu par l'industrie  de l'énergie fossile et...le crime organisé.
Ces bourses qui appartiennent à l’élite oppressive et esclavagiste des petits potentats arabes marquent le début de l’effondrement d’un système corrompu soutenu par l’industrie de l’énergie fossile et…le crime organisé.

 (Mise à jour du 1 er décembre 2014)

Les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont plongé dimanche (30 novembre 2014), premier jour ouvrable après la décision de l’Opep de reconduire son plafond de production qui a accentué l’effondrement des cours du brut.

Les sept marchés des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) étaient fermés vendredi et samedi, après l’annonce jeudi du maintien du plafond de la production du cartel malgré la surabondance de l’offre.

La Bourse de Dubaï a perdu plus de 5% quelques minutes après l’ouverture et son indice est tombé à 4.273 points. Toutes les actions étaient dans le rouge.

A Abou Dhabi, l’indice de la deuxième bourse des Emirats arabes unis perdait 1% à 4.753 points.

La Bourse koweïtienne reculait de 2% à 6.846,50 points, et celle de Mascate chutait de 1,8%.

Au Qatar, le marché plongeait de 4% et son indice est passé sous la barre psychologique de 1.300 points, moins de cinq minutes après le début des cotations.

Le marché saoudien, le plus grand du monde arabe, ouvrait plus tard.

La décision de l’Opep a été accueillie positivement par les bourses dans le monde car la baisse des prix du pétrole devrait relancer l’économie. En revanche, un effondrement des cours du brut aura un impact négatif sur les budgets des monarchies du Golfe dont les recettes pétrolières constituent environ 90% de leurs revenus.

Il est à prévoir qu’un effet domino s’en suive dans les jours et les semaines à venir.L’effondrement financier annoncé depuis peu semble prendre forme …donc  un petit conseil: sortez votre argent des banques appartenant aux Rothschild.

Les 7 effets constatés et redoutés du maintien des quotas de production

L’Opep ébranle le monde de l’énergie. Jeudi, lors d’une réunion à Vienne, les pays producteurs de pétrole ont maintenu le niveau de production à 30 millions de barils/jour. Passage en revue des principales conséquences de ce choix. Qu’elles soient déjà observées mais aussi redoutée.

Le Brent sous les 70 dollars

Après la décision de l’Opep, les cours du pétrole ont chuté brusquement vendredi. A 66,15 dollars, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en janvier a chuté à son plus bas niveau depuis septembre 2009. Il a reculé de 7,54 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le baril de Brent est lui passé sous le seuil des 70 dollars pour la première fois depuis quatre ans et demi. Il est tombé à 69,78 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) avant de clôturer à 70,15 dollars.

Coupes budgétaires au Venezuela

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a ordonné le 28 novembre des coupes budgétaires après la décision de l’Opep. Il a également demandé de « procéder à un examen des traitements et salaires de tous les employés des ministères, des entreprises publiques, à commencer par le président« . Il attend « une proposition de réduction substantielle des salaires et traitements de la haute direction, des ministre et ministres délégués, des présidents et vice-présidents des entreprises d’Etat ».

Le ministre de l’Economie vénézuélien, Rodolfo Marco Torres, doit se rendre en Chine afin d’ « approfondir les accords économiques et financiers » existants dans le but de compenser « le manque à gagner des recettes pétrolières en baisse« , a dit Nicolas Maduro.

Les revenus pétroliers qui représentent 96% des rentrées en devises du pays. Le pétrole vénézuélien a perdu un tiers de sa valeur au cours du deuxième trimestre 2014, tandis que le poids de sa dette extérieure ne cesse de s’alourdir par rapport aux rentrées fiscales.

Depuis le début de l’année, le prix moyen du pétrole vénézuélien s’est établit a 92,76 dollars américains, soit 5,42% de moins qu’en 2013.

Le schiste américain dans le viseur

Le Vénézuela faisait partie des pays qui souhaitait réduire la quantité de pétrole disponible sur le marché afin d’enrayer la baisse des prix. Mais les pays du Golfe, davantage capable de résister, préfèrent un pétrole à prix bas afin de contrer le pétrole de schiste qui reste plus coûteux à produire.

Leonid Fedun, vice-président de la compagnie russe Lukoil, a déclaré dans une interview accordée jeudi à Bloomberg.

« En 2016, quand l’OPEC aura rempli sa mission de supprimer le marché marginal américain, les prix recommenceront à grimper (…) l’essor du gaz de schiste est à l’image du boom ‘dot.com’, les acteurs les plus forts résisteront, les faibles disparaitront », a-t-il déclaré en faisant référence à la bulle internet au début des années 2000.

Des producteurs plus ou moins vulnérables

Si elle se poursuit, cette baisse pourrait affecter certains pays du Golfe. L’agence Standard and Poor’s indique dans une note que « la baisse récente du prix des hydrocarbures, si elle se prolonge, pourrait avoir un impact significatif« , en particulier à Bahreïn et Oman.

Plus largement, les pays émergents seraient également susceptibles d’être affectés, comme par exemple le Brésil, qui a investit dans le pétrole, surtout au large de Rio où des gisements ont été découverts.  Par ailleurs, la Russie a fondé son budget sur un baril à 100 dollars, note un économiste d’HSBC interrogé par l’AFP qui nuance: « la forte dépréciation du rouble atténue l’impact budgétaire.« 

Le recul du prix du baril a aussi des conséquences pour le secteur des hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis, qui doit investir lourdement pour maintenir la production. Les analystes considèrent que ces investissements ne sont plus rentables si le pétrole reste à un prix évoluant autour de 65 à 70 dollars.

Hausse du pouvoir d’achat dans les pays industrialisés?

A plus long terme, un certain nombre d’économistes prévoient un effet positif de ces faibles prix du pétrole sur le pouvoir d’achat des ménages, susceptibles d’acheter des produits moins chers tandis que les entreprises peuvent accroître leurs marges, surtout dans les pays les plus avancés économiquement (Etats-Unis, zone euro, Japon, Chine).

Patrick Artus, économiste chez Natixis, interrogé par l’AFP estime que la zone euro peut « profiter de l’effet positif de la dépréciation de la monnaie unique sur ses exportations sans être pénalisée par la hausse des prix des importations« , et espérer gagner 0,5 point de Produit intérieur brut en deux ans.

De son côté, l’institut Coe-Recommence, estime que la facture énergétique française a déjà baissé « d’au moins 5 milliards d’euros en 2014« . D’après lui, le secteur de l’industrie, « principal bénéficiaire » et y gagnera 2 milliards d’euros. Ce qui représente plus que les « versements au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi« .

 Mais risque de déflation

Toutefois, dans les pays déjà affectés par faible inflation, soit les membres de l’Union européenne, un pétrole à bas coûts présenterait plutôt un risque.

« La question est de savoir si les entreprises vont garder dans leurs marges cet effet bénéfique, ou en profiter pour baisser encore leurs prix », souligne Denis Ferrand, directeur général de Coe-Rexecode, selon des propos rapporté par l’AFP.

Quel impact sur la BCE?

Enfin, de façon indirecte, cette décision de l’Opep pourrait avoir un poids sur celle de la Banque centrale européenne (BCE). Plusieurs analystes prévoient de nouvelles mesures pour limiter la désinflation, et éviter une spirale déflationniste.

Michael Hewson, analyste chez CMC Markets UK, également cité par l’AFP écrit ainsi;

« Je suis sûr que Mario Draghi [le président de la BCE] espérait secrètement que l’Opep lui donne un coup de main en annonçant une forte baisse de production ».

Car, en se traduisant par une remontée des cours, les prix des biens et services dans l’UE auraient pu ainsi voir leur chute stoppée.

Le 27 novembre 2014,l'OPEP ébranle l'industrie pétrolière mondiale et les bourses en décidant de maintenir les prix bas.
Le 27 novembre 2014,l’OPEP ébranle l’industrie pétrolière mondiale et les bourses en décidant de maintenir les prix bas.

Le baril de pétrole chute à son plus bas niveau en cinq ans

Le baril de pétrole a chuté lundi,1 er décembre 2014, à son plus bas niveau depuis cinq ans, pénalisé par une offre surabondante renforcée par la décision de l’Opep de ne pas changer son plafond de production.

A Londres, le Brent pour livraison en janvier a atteint un plus bas depuis octobre 2009, à 67,53 dollars le baril, tandis que le « light sweet crude » (WTI) côté à New York et pour livraison à la même période est tombé au plus bas depuis juillet 2009, à 63,72 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont continué de dégringoler après la décision jeudi de l’Opep de maintenir son plafond de production à 30 millions de barils par jour (mbj). Un indicateur manufacturier décevant en Chine publié lundi a aussi contribué à tirer les cours du pétrole vers le bas.

Dans le courant de la journée de lundi, le retour d’opérateurs américains absents jeudi et vendredi après-midi pour cause de Thanksgiving n’entraînait pas de retournement majeur de la tendance.

« En maintenant son objectif de production à 30 millions de barils par jour, l’Opep signale clairement qu’elle ne supportera plus seule le fardeau d’ajuster le marché », ont noté les analystes de Barclays. Selon Barclays, c’est le réajustement de l’offre de pétrole non conventionnel (pétrole de schiste) qui sera crucial pour donner une direction aux prix de l’or noir.

En effet, la décision de l’Opep a été largement interprétée comme une réponse à la récente expansion du pétrole de schiste américain, qui grignote les parts de marché du cartel. « La motivation de l’Arabie saoudite est de préserver ses parts de marché, principalement de la concurrence du pétrole de schiste américain, dont le coup d’extraction est plus élevé », ont précisé les experts de la maison de courtage Czarnikow.

Les États-Unis sont passés d’une production moyenne de 5 millions de barils par jour (mbj) en 2008 à près de 8,4 mbj lors des seuls huit premiers mois de cette année grâce à l’exploitation du pétrole de schiste.

Un million de barils en moins ? 

L’impact de cette croissance de la production se fait de manière indirecte, en réduisant de façon spectaculaire les besoins d’importations des États-Unis et en forçant leurs fournisseurs à se trouver d’autres débouchés.

Si l’Opep avait décidé de réduire sa production, elle serait entrée dans un cercle vicieux où elle n’aurait cessé de réduire son offre pour lutter contre la baisse des prix face à l’augmentation de la production américaine, ont estimé les experts de la Société Générale.

Même si certains opérateurs trouvent la réaction des marchés exagérée compte tenu du fait que la décision de l’Opep était largement anticipée, une offre surabondante, combinée à une faible croissance de la demande, devrait continuer à peser sur les cours l’année prochaine, ont estimé des analystes.

« Il n’y a aucune fin en perspective pour cette baisse des prix du pétrole, puisqu’un énorme excédent d’offre, d’environ 1,5 million de barils par jour, est attendu pour le premier semestre 2015 et va continuer à peser sur les cours, » ont noté les experts de Commerzbank.

« Une nouvelle réduction d’au moins 1 million de barils par jour sera nécessaire pour rééquilibrer le marché », a-t-on souligné chez Barclays.

Mais pour les analystes de Westhouse Securities, les prix du pétrole pourraient commencer à se stabiliser une fois la décision de l’Opep digérée.

« Nous anticipions une pression à court terme sur les prix du pétrole après la réunion de l’Opep, mais notre vue à moyen et long terme demeure inchangée. Le pétrole est une matière première chère, et les prix bas vont initier une correction (à la baisse, NDLR) de l’offre mondiale », a-t-on précisé chez Westhouse Securities.

 

 

Source : AFP