Ré-écrire l’histoire: le dernier témoin de la Grande bataille de Neu Schwabenland

Je  reprends ici les notes d’un chercheur  méconnu en Amérique du Nord:James Robert.

 

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La guerre secrète britannique

 

  • Dans les récits officiels sur les opérations militaires alliées en Antarctique, il est très peu question de la Grande-Bretagne. Pourtant, des documents attestent qu’elle tenta, en 1945, un assaut final contre l’Allemagne nazie sur ce continent. On sait que les Allemands y avaient construit, dès 1938, une base secrète où des rescapés se seraient réfugiés après la défaite du IIIe Reich. Cette base de Neuschwabendland aurait été entièrement détruite par l’armée britannique lors de l’expédition totalement occultée par les livres d’histoire, mais dont témoigne ici le dernier survivant. Une pièce essentielle qui vient éclairer le mystère de la quarantaine de sous-marins allemands disparus à l’issue de la guerre, et relance le « mythe » nazi de l’Antarctique.

    « Par James Robert »

 

 

Le dernier témoin

 

  • Aujourd’hui, presque tous ceux qui ont servi pendant la campagne du Neuschwabenland nous ont quittés. Mais j’ai pu recueillir du dernier survivant le récit que vous pouvez lire ci-dessous. Je précise qu’il m’a raconté son histoire lors de deux entretiens séparés de dix ans, et que je n’ai pu déceler aucune contradiction entre les deux récits.

 

LE DERNIER SURVIVANT DE LA MISSION TEMOIGNE

 

  • Quand on nous annonça la victoire de l’Europe, mon unité était au repos dans une grotte de l’ex-Yougoslavie.

    J’étais content que cette guerre soit finie, mais avec les combats qui continuaient dans le Pacifique et les tensions qui montaient en Palestine, nous savions bien que notre guerre à nous pourrait bien continuer. Grâce au Ciel, je fus dispensé de participer à la guerre contre le Japon, mais hélas, je fus envoyé en Palestine où l’afflux de Juifs, joint à une montée du

    terrorisme sioniste, angoissait non seulement les Palestiniens, mais aussi les forces britanniques chargées d’endiguer cet afflux et de réprimer les insurrections. On m’avertit que mon affectation en Palestine pouvait durer indéfiniment. Je vis mourir beaucoup de mes compagnons soldats. Heureusement, je reçus au début d’octobre 1945 l’ordre de me présenter à mon officier supérieur, car j’avais été choisi pour une mission secrète à Gibraltar (aucun de mes supérieurs ne connaissait la nature de cette mission). N’ayant reçu aucune explication, j’espérais qu’on me rendrait bientôt à la vie civile. Je me trompais lourdement ! J’allais passer un autre Noël sur le pied de guerre.

    Une fois arrivé à Gibraltar, un Major me prit à part et m’informa que je serais muté aux Colonies des Îles Falkland pour instructions complémentaires et que plusieurs autres soldats

    d’autres corps d’élite britanniques allaient me rejoindre. Le mystère s’épaissit quand on nous

    envoya tous par avion aux Falklands en nous demandant un complet silence. Nous avions reçu ordre de ne même pas spéculer sur la raison pour laquelle nous avions été choisis et sur le lieu où nous nous rendions.

 

Un entraînement extrême

 

  • En atteignant les Îles Falkland désolées et sévères, nous fûmes présentés à l’officier qui

    commandait l’expédition et à un Norvégien qui avait servi dans la résistance norvégienne, un

    expert en combats hivernaux qui allait nous entraîner pour une mission dont nous n’avions pas la moindre idée. Aujourd’hui, on sait que les Falklands, considérées comme le secret le mieux gardé de l’Armée britannique, promettent quelques années difficiles à ceux qui y sont affectés, mais dans les années 40, personne ne les connaissaient et encore moins les soldats comme moi. Pendant un mois, nous fûmes soumis à un éreintant entraînement au combat par temps froid. Plonger dans l’Atlantique glacé, affronter les éléments dans une tente en Géorgie du Sud nous paraissait Quand d’autant plus fou que nous ne savions pas pourquoi nous étions là ! Cependant, après cette préparation, un major et un scientifique nous expliquèrent enfin la nature de notre mission, et là, nous réalisâmes tous qu’il y avait peu de chances pour que nous en sortions vivants, surtout si ce que l’on soupçonnait était exact.

 

Parés pour la « guerre secrète »

 

  • On nous expliqua que nous devions examiner des activités « anormales » dans les environs des Monts Mühlig-Hoffmann à partir de la base britannique de Maudheim. L’Antarctique, à ce

    que l’on nous dit, était « la guerre secrète de la Grande-Bretagne ». On nous informa ensuite des activités britanniques au Pôle Sud pendant la guerre. Nous étions là, assis, intrigués par

    ce qui allait nous être divulgué ; aucun de nous n’avait rien entendu d’aussi fascinant ni d’aussi effrayant. Très peu de gens savaient que les nazis étaient venus dans l’Antarctique en 1938 et 1939, et plus rares encore étaient ceux qui avaient connaissance du fait que la Grande-Bretagne commençait, en réaction à établir des bases secrètes autour de l’Antarctique. Celle que nous devions’visiter, Maudheim, était la plus importante et la plus clandestine de toutes les bases antarctiques. En effet, elle n’était qu’à 300 kilomètres du lieu présumé de la base nazie.

    On nous informa de l’activité allemande dans l’Atlantique Sud, autour de l’Antarctique. Un

    nombre impossible à estimer de sous-marins allemands étaient manquants et non signalés ;

    mais, pire, certains de ceux qui avaient fait leur reddition des mois après la fin de la guerre

    alimentaient encore davantage de spéculations.

    L’armée britannique avait capturé trois des plus grands noms du parti nazi – Hess, Himmler et Doenitz – et au moment de leur capture, la Grande-Bretagne avait obtenu des informations qu’elle ne partagea pas avec la Russie ou les États-Unis.

    C’est sur la base de ces informations qu’agissait, seule, la Grande-Bretagne, et nous étions à la pointe de cette opération. On nous indiqua sans trop de précision ce que l’on attendait de nous et ce que nous étions susceptibles de trouver sur l’Antarctique. La Grande-Bretagne était convaincue que les Allemands avaient construit une base secrète, et qu’ils avaient fait sortir d’Europe, comme par magie, de nombreux Nazis dont on avait perdu la trace.

 

Une diversification de bases et de colonies.Les allemands du  Grand Reich étaient Maîtres de l'Antartique en 1945.
Une diversification de bases et de colonies.Les allemands du Grand Reich étaient Maîtres de l’Antartique en 1945.

Hommes polaires, tunnel et nazis

 

  • Des révélations en cascade nous attendaient. L’été précédent, nous dit-on, les scientifiques et commandos d’origine avaient trouvé un « ancien tunnel ». Des militaires envoyés sur place y auraient pénétré, mais seuls deux d’entre eux étaient revenus à leur base avant que l’hiver austral ne soit installé. Ensuite, les deux survivants avaient fait par radio des déclarations absurdes à propos « d’hommes polaires, d’anciens tunnels et des nazis ». Le contact radio avait finalement été perdu en juillet 1945, après un message de très mauvais augure pour nous :

    « … les hommes polaires nous ont trouvés ! » Après nous avoir fait écouter cet enregistrement,

    le Major qui devait commander l’expédition essaya de nous encourager : « Nous allons nous rendre à la base de Maudheim, trouver le tunnel, élucider l’énigme des hommes polaires et des nazis et tout faire pour détruire cette menace. »

    Par bonheur, les réponses à nos questions, si nombreuses, furent honnêtes et directes.

    On nous apprit que la Grande-Bretagne entendait prendre de vitesse les Américains et les Soviétiques qui préparaient leurs propres expéditions. Elle ne voulait pas prendre le risque

    que les États-Unis ou l’Union soviétique ne découvrent la base allemande et ne recueillent

    des technologies nazies. Ces deux pays avaient déjà une avance technologique sur la Grande-Bretagne grâce aux scientifiques et aux équipements récupérés sur les nazis. En outre, considérant l’Antarctique comme étant sous la juridiction de l’Empire britannique, elle

    entendait bien être la première et la seule à éradiquer la présence nazie sur son sol, refusant

    ainsi à la fois aux États-Unis et à l’Union Soviétique la gloire d’avoir livré le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale.

 

Parachutés dans la neige

 

  • On nous emmena en avion jusqu’au point de largage prévu, situé à 30 kilomètres de la base de Maudheim. Des chasse-neige attendaient notre arrivée. Après le saut en parachute dans la solitude glacée, la peur au ventre, nous rejoignîmes les chasse-neige. A partir de cet instant, nous fûmes sur le pied de guerre. Nous devions opérer sous silence radio total. Nous étions seuls, sans appui ni chance de retraite si nos pires craintes se confirmaient.

    Nous approchâmes de la base, sur nos gardes, mais elle nous apparut bientôt dépourvue de toute vie, une ville fantôme. Cela éveilla immédiatement notre méfiance, mais, comme dans toutes les campagnes précédentes, nous avions une mission à accomplir et nos peurs ne devaient pas paralyser notre jugement.

 

Hans Kammler,le commandant du U-574 était un officier lors de l'Expédition Antartique Allemande de 1938-39.
Hans Kammler,le commandant du U-574 était un officier lors de l’Expédition Antartique Allemande de 1938-39.

Première victime de l’expédition

 

  • Comme nous nous dispersions autour de la base, un fil déclencha une alarme et une sirène retentit, déchirant le silence et nous faisant sursauter. Une voix, impossible à localiser, nous cria de nous identifier. Nous levâmes nos fusils, le major nous présenta, et la voix prit corps.

    Elle appartenait à un survivant isolé, et ce qu’il révéla ne fit que nous inquiéter davantage et nous faire regretter de ne pas être plus nombreux. Il nous expliqua que, dans le bunker

    numéro 1, se trouvait l’autre survivant de « l’expédition dans le tunnel », en compagnie de l’un des mystérieux hommes polaires dont nous avions entendu parler sur l’enregistrement radio.

    Malgré les objections du survivant, ordre fut donné d’ouvrir ce bunker. Il essaya de s’y

    opposer avec une peur panique qui nous gagna instantanément : aucun de nous ne voulait être le premier à entrer dans le bunker.

    Heureusement pour moi, je ne fus pas choisi. Cet honneur fut dévolu au plus jeune membre de notre unité désigné à la courte paille. Il entra, hésitant un peu, en se heurtant à la porte.

    Une fois à l’intérieur, un silence s’abattit sur la base, suivi par deux coups de fusil. La porte

    s’ouvrit et l’homme polaire s’échappa en courant, nous prenant tous de cours et nous laissant juste le temps de tirer quelques coups de feu, pour la forme. C’est alors que nous pénétrâmes dans le bunker où gisaient deux cadavres : notre camarade, la gorge tranchée, et, plus atroce, le survivant, déchiqueté jusqu’aux os. Nous étions envahis de colère et d’interrogations après avoir vu mourir un membre de notre unité quelques heures seulement après notre atterrissage, et nous écoutâmes anxieusement les réponses du dernier survivant aux questions du Major. Il lui demanda d’abord ce qui avait bien pu arriver à l’autre survivant,et comment il s’était retrouvé piégé dans le bunker avec cet homme polaire. Mais l’homme préféra commencer par le début, c’est-à-dire le moment où ils avaient découvert le « tunnel ». Le scientifique qui nous ccompagnait prenait des notes.

 

Le U-977 était un sous-marin de dernière génération équipé pour lers longs voyages vers Neue Schwabenland.
Le U-977 était un sous-marin de dernière génération équipé pour lers longs voyages vers Neue Schwabenland.

Une immense base souterraine

 

  • On apprit que la région où se trouvait le tunnel était l’une de ces vallées sèches particulières à l’Antarctique, ce qui explique la facilité avec laquelle les Britanniques avaient pu le trouver.

    Les trente membres de la base de Maudheim avaient l’ordre de découvrir où conduisait le tunnel. Ils avaient parcouru le tunnel pendant des kilomètres, et finalement, étaient arrivés à

    une vaste caverne souterraine anormalement tiède ; certains parmi les scientifiques

    pensèrent qu’elle pouvait être chauffée par géothermie. L’immense grotte comportait des lacs souterrains, mais, beaucoup plus mystérieux, elle était éclairée artificiellement. Devant

    l’immensité de la grotte, l’expédition s’était divisée pour mieux l’explorer C’est alors qu’ils avaient découvert l’énorme base construite par les nazis, avec des quais pour les sous-marins, dont l’un d’entre eux, semble-t-il, pût être identifié. Mais plus les britanniques avançaient, plus le spectacle était étrange. Le survivant parla notamment « de hangars pour d’étranges avions et de multiples excavations ».

    Cependant, leur présence n’était pas passée inaperçue et les deux survivants de la base de

    Maudheim avaient vu leurs camarades se faire capturer et exécuter un par un. Après avoir été témoins de six exécutions, ils s’étaient enfui par le tunnel, mais trop tard : « les hommes

    polaires arrivent ! », avait alors hurlé le survivant. Les forces ennemies à leurs trousses, ils n’avaient pas eu d’autre choix que de retourner à leur base pour informer par radio leurs supérieurs de ce qu’ils avaient découvert. Ils avaient réussi à rentrer à la base, mais, comme l’hiver approchait et qu’il y avait peu de chances pour qu’on vienne les secourir, ils avaient décidé de se donner toutes les chances de pouvoir témoigner de leur découverte. Ils

    s’étaient donc séparé, chacun prenant un poste radio sans fil et attendant dans un bunker

    différent. L’un des survivants avait servi d’appât et lorsqu’une poignée d’hommes polaires

    l’avait découvert dans son bunker, ils avaient cru qu’il était le dernier survivant. Le plan avait fonctionné, mais au détriment de sa vie et de la radio, car le brave du bunker numéro un

    détenait le seul poste radio sans fil opérationnel qui fut détruit dans la bagarre. Le deuxième survivant n’avait plus eu d’autre choix que de s’asseoir, attendre, et essayer de ne pas

    devenir complètement fou.

 

Une source d’énergie inconnue

 

  • Sans explications satisfaisantes, l’homme nous parla ensuite des hommes polaires comme

    étant des produits de la science nazie. De la même manière, il tenta de nous expliquer la manière dont les Nazis se fournissaient en énergie : celle-ci provenait, d’après lui, de l’activité volcanique, qui, à travers sa vapeur, leur permettait de produire de l’électricité. Mais il semblerait que les nazis disposaient d’une source d’énergie inconnue, car le survivant déclara :

     » … d’après ce dont j’ai été témoin, la quantité d’électricité requise est supérieure à ce que pourrait produire, à mon avis, de la vapeur ».

    Les scientifiques de l’expédition rejetèrent la plupart des informations livrées par le survivant,

    lui reprochant même son manque de culture scientifique et objectant que ces données « ne

    pouvaient en aucun cas être véridiques ». Le major, quant à lui, voulait en savoir plus : en

    savoir davantage sur l’ennemi que nous avions à affronter et sur ce qu’allait bien pouvoir faire l’homme polaire qui s’était échappé. La réponse ne fut pas pour nous réconforter et poussa le scientifique à annoncer que le survivant était « bon à enfermer ». Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que nous ressentîmes en entendant la réponse : « Il va attendre, nous épier en se demandant quel goût nous pouvons bien voir. »

 

Un paysage saharien

Neu Schwabenland 02

  • En entendant cela, le Major ordonna qu’un tour de garde fut établi pendant que lui et le

    scientifique discuteraient, en privé, de la suite de la mission.

    Le lendemain matin, on nous ordonna d »‘inspecter le tunnel » et pendant les quarante-huit

    heures qui suivirent, nous progressâmes régulièrement vers la vallée sèche, lieu du supposé « ancien tunnel ». En arrivant dans la vallée sèche, nous fûmes tous abasourdis, car on nous avait dit que l’Antarctique était totalement entouré de glaces et pourtant, nous étions dans un

    paysage qui rappelait le Sahara.

    Nous avions l’interdiction d’approcher du tunnel avant que le camp de base provisoire n’eût

    été dressé. Pendant que les hommes construisaient la base, le scientifique et le major inspectaient le tunnel.

    Au bout de quelques heures, ils revinrent au camp pour nous faire part de ce qu’ils avaient

    vu et de notre prochain plan d’action. Le tunnel n’était pas du tout ancien, d’après le

    scientifique. et le major ajouta que les murs de granit poli semblaient interminables. Nous

    pourrions le constater nous-mêmes le lendemain, après une bonne nuit.

    Juste avant de nous assigner nos tours de garde, on nous confirma qu’il s’agissait de suivre

    le tunnel jusqu’au bout, « jusqu’au Führer, au besoin ».

    Il est difficile de dormir dans l’Antarctique pendant les mois d’été, à cause de la lumière du

    jour qui brille perpétuellement. Mais cette nuit-là, le sommeil fut encore plus long à venir…

 

Autopsie d’un homme polaire

 

  • Et cette nuit-là, l’homme polaire revint, effectivement. Mais cette fois-ci, il n’y eût pas de victime dans notre camp : l’homme polaire s’écroula sous nos balles. Le scientifique, après avoir examiné le cadavre, déclara que l’homme polaire était un « humain », certes plus poilu et mieux armé contre le froid. Après une autopsie rapide, le corps fut mis dans un sac afin d’être conservé jusqu’à un prochain examen plus minutieux.

    Le lendemain matin, deux personnes restèrent à l’entrée du tunnel, avec le cadavre, les

    chasse-neige, l’équipement et, le plus important, la radio. En tête de l’expédition, le major

    était accompagné du Norvégien et du scientifique. Le survivant, lui aussi, était indispensable au succès de la mission. Nous voulions tous nous joindre à eux.

    Je fus choisi avec quatre autres hommes tout joyeux : nous allions entreprendre l’une des

    expéditions les plus passionnantes, et peut-être les plus importantes, de l’histoire de

    l’humanité. Bien que leur rôle fût tout aussi essentiel pour le succès de la mission, les deux

    compagnons qui restaient à l’entrée du tunnel étaient déçus. 

    Une véritable ruche technologique 

    En nous préparant tous les neuf à entrer dans le tunnel, nous nous assurâmes que nous avions emporté suffisamment de munitions et d’explosifs pour mener un affrontement et peut-être détruire la base dans son intégralité, car telle était notre mission : non pas sauver, mais détruire. Nous marchâmes longtemps dans l’obscurité et, au bout de quatre heures,nous commençâmes à percevoir de la lumière au loin, à environ une heure de marche, une heure interminable, la tête pleine de questions. Finalement, nous arrivâmes dans la vaste caverne éclairée artificiellement. On se dirigea ensuite à l’endroit d’où les survivants avaient été témoins des exécutions. En observant d’en haut les galeries de la caverne, nous fûmes ébahis par le nombre d’ouvriers qui s’activaient ici et là, comme des fourmis.

    Mais ce qui était le plus impressionnant, c’était l’énormité des constructions en cours. Tout

    semblait indiquer que les nazis étaient dans l’Antarctique depuis longtemps. Le scientifique

    notait tout ce qu’il pouvait, dessinait des diagrammes, prenait des échantillons de roche, et

    des photos. Le major, de son côté, s’intéressait davantage à la manière de détruire la base sans être pris par les nazis.

    Au bout de deux jours de reconnaissance attentive, le scientifique et le major décidèrent des cibles pour les mines. Elles allaient devoir être placées tout autour du toit de la caverne.

    D’autres cibles étaient également prévues, comme par exemple le générateur et les cuves d’essence ainsi que, si possible, les dépôts de munitions.

 

Trois survivants seulement

 

  • Pendant toute la journée, nous posâmes des mines et primes des photos de cette technologie très avancée ; nous prîmes aussi un otage, un « homme polaire ».

    Une fois les mines posées et les preuves substantielles de l’existence de la base

    rassemblées, nous nous dirigeâmes vers le tunnel.

    C’est alors que nous fûmes découverts et poursuivis par des hommes polaires et des nazis.

    En atteignant le tunnel, nous plaçâmes un obstacle sur le passage de sorte à ralentir nos

    ennemis assez longtemps pour que les mines explosent. Certaines mines avaient été placées à l’entrée du tunnel, et quand nous entendîmes les explosions, nous espérâmes que nos poursuivants avaient été atteints. Il n’en était rien.

    Les mines avaient bien obstrué le tunnel, mais les nazis et les hommes polaires nous poursuivaient. Seulement trois d’entre nous en réchappèrent : le Norvégien, le scientifique et moi-même. Quand nous atteignîmes la vallée sèche, suffisamment de mines avaient été posées pour fermer le tunnel à jamais. Après que les mines eussent explosé, il ne subsista aucune trace de tunnel. Curieusement, il resta très peu de preuves de la mission. Qu’elles aient été perdues accidentellement ou à dessein importait peu, car le scientifique était déjà parvenu à ses conclusions et la mission avait été accomplie.

 

Retour aux Îles Falkland

 

  • Le camp fut démonté et nous rentrâmes à la base de Maudheim d’où l’on nous évacua. On nous transporta par avion jusqu’aux Colonies des Îles Falkland. En atteignant la Géorgie du Sud, on nous distribua une directive nous interdisant de révéler ce que nous avions vu, entendu, et rencontré. Le tunnel fut expliqué comme n’étant rien de plus qu’un accident naturel, « une érosion glaciaire ». Les hommes polaires n’étaient autres que « des soldats débraillés devenus fous ». La présence d’Allemands n’a jamais été mentionné dans le rapport, et toute idée de rendre publique la mission fut fermement rejetée.

    La mission ne serait jamais rendue officielle, bien que certains éléments de celle-ci aient

    déjà fait l’objet de fuites vers les Russes et les Américains.

 

Le 10 juillet 1945,le U-977 se rendait à...Mar del Plata ,ArgentineIl était désarmé,avec un équipage réduit.
Le 10 juillet 1945,le U-977 se rendait à…Mar del Plata ,ArgentineIl était désarmé,avec un équipage réduit.

Aucune reconnaissance

 

  • Ainsi mon dernier Noël de la Seconde Guerre mondiale se passa-t-il sur le continent

    Antarctique en 1945, à combattre les mêmes nazis que j’avais combattu tous les Noëls depuis 1940.

    Le pire, c’est le fait que l’expédition n’ait jamais reçu aucune reconnaissance ni les survivants aucun honneur.

    Au contraire, les survivants britanniques furent démobilisés, le rapport du scientifique disparut. Cette mission n’a jamais figuré dans les livres d’histoire, alors que s’y trouve la mission de 1950, menée par une expédition conjointe de Britanniques, de Suédois et de Norvégiens, et qui dura jusqu’en janvier 1952. Elle avait pour but de vérifier et d’enquêter sur certaines découvertes des expéditions nazies de 1938-1939 au Neuschwabenland.

 

Neuschwabendland revisité ensuite

 

  • Cinq ans après notre mission, Maudheim et Neuschwabenland furent revisités, et cette

    expédition avait tout à voir avec la campagne du Neuschwabenland, mais, plus important, avec ce que nous avions détruit. Pendant les années qui s’écoulèrent entre les deux missions, la Royal Air Force ne cessa de survoler le Neuschwabenland.

    La raison officielle invoquée par la RAF pour ces vols intensifs était la recherche de lieux

    propices pour établir des camps de base. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se poser des

    questions. » 

    ( ici finit le récit de l’officier du SAS).

 

À propos de James Robert

 

  • James Robert est un employé civil d’une agence du ministère de la Défense britannique,et historien et écrivain spécialisé dans la période de la Seconde Guerre mondiale. Il a beaucoup voyagé à travers l’Afrique du Nord et en Europe pour les besoins de son enquête sur les « guerres secrètes britanniques ». Issu d’une famille de longue tradition militaire, ses sources d’information germaniques crédibilisant ses recherches, il s’est découvert une vocation à creuser plus profondément les activités censurées, peu connues ou mystérieuses qui furent conduites avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
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Ré-écrire l’histoire : Otto Rahn et le trésor de Rennes-le-Château

Le grand chercheur ,archéologue et écrivain Otto Rahn
Le grand chercheur ,archéologue et écrivain Otto Rahn

Les fondateurs du IIIe Reich ont été impliqués dans les questions ésotériques qui longent inévitablement les mystères associés à la vallée de Rennes-le-Château. Leurs intérêts ne se sont toutefois pas limités à l’éphémère, il existe des preuves de la ténacité avec laquelle ils ont poursuivi les associations matérielles de la vallée. Beaucoup de livres assortis sur Rennes-le-Château mentionnent qu’un bataillon d’ingénieurs des mines allemandes fait des fouilles dans la région au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le sentier de la recherche  mène à un certain  Otto Rahn, un Allemand, né en 1904 à Michelstadt, Allemagne. Il a fréquenté l’université de Berlin, où il a étudié la littérature et la philologie (la science du langage). Durant sa jeunesse, Otto Rahn avait été attiré à l’étude sur le  Graal  qu’il prit l’idée dans le roman de  Wolfram von Eschenbach, Parzifal et l’histoire des Cathares. Il est devenu particulièrement intrigué par la mention que le  Saint Graal serait  caché, selon Parzifal, dans la sainte montagne de Montsalvat. C’était important, surtout quand Rahn a découvert que la forteresse cathare de Montségur se vantait d’avoir une grotte gigantesque à proximité connue sous le nom Montsalvat. Il a été au moins assez intrigué de consacrer beaucoup de temps et d’énergie à vérifier la coïncidence.

Bien qu’ Eschenbach ne pourrait prétendument ne savoir  ni lire ni écrire, l’histoire de Parzifal avait été transmise à travers les années par les «Minnesingers», troubadours ou ménestrels de l’époque médiévale. En tout cas les dossiers montrent que l’histoire a d’abord été écrit entre 1200 et 1210, au moins 33 ans avant le siège de Montségur.

Après de nombreuses délibérations sur l’histoire, il semblerait qu’ Otto Rahn en était  arrivé à la conclusion que le Monsalvat du poème sur le  Graal était en réalité le Montsegur des Cathares et il a décidé de visiter la région pour poursuivre ses recherches.

Au cours de ses voyages dans la région, ses vérifications le  menèrent  à Saint-Graal, les légendes populaires allemandes et l’histoire des Cathares, il est tombé sur un elderl; ancien autrichien colonel de l’armée, Karl Maria Wiligut-Weisthor, un expert en germanique et pré-médiéval histoire, runes, les légendes, la magie et l’occultisme. Weisthor est vite devenu l’ami le plus fiable au Rahn. Il était de prouver une rencontre historique, pour Wiligut (en utilisant le nom Weisthor) a ensuite rejoint les SS en 1933 et a été promu au grade de général de brigade en 1936, date à laquelle il est devenu un conseiller de Heinrich Himmler sur les questions occultes, devenant plus tard mieux connu dans les cercles intérieurs des sociétés secrètes allemandes  comme étant le  «Raspoutine» de Himmler.

C’est dans ce maelström bizarre d’idées néo-nazies marchait Otto Rahn, peu conscient du fait que les Cathares qu’il étudiait avaient déjà été vérifiés par les plus grands chercheurs scientifiques nationaux-socialistes autant  que chez  les auteurs de nombreuses coutumes reliées aux  nazis. En effet, Hitler était si intéressé par les traditions et les légendes du Moyen Age qu’il avait déjà engagé comme  compositeur et chercheur, Carl Orff à parcourir les monastères médiévaux d’Europe, pour recueillir les chants anciens et des airs folkloriques. Un amalgame de ce matériel est devenu plus tard connu comme le célèbre Carmina Burana et a été joué à presque chaque rallye.

On peut seulement imaginer la réponse quand, à travers la connexion de son ami Weisthor avec Himmler, Otto Rahn a annoncé qu’il était à l’emplacement du Saint Graal, les trésors du temple de Salomon et de  l’Arche d’Alliance , des reliques sacrées  uniques . Himmler et Cie doivent avoir été sur la lune de Hörbiger!

Les dossiers montrent que Himmler et, éventuellement, la Société de Thulé ont accepté de financer le voyage de Otto Rahn au Languedoc en 1931, où il est resté dans le village de Lavelanet. Sur ce, il voyage, il a évidemment lui-même convaincu que Montségur était en effet le Monsalvat de la Légende Parzifal. Bien qu’il ait découvert divers systèmes de grottes, il n’avait pas encore trouvé de trésor. Néanmoins, il reste convaincu qu’il était sur la bonne piste. Il avait également constaté, au fond de la grotte, des dessins sur la surface de la roche représentant Templiers, dont un qui présentait un lance – peut-être la lance de Longinus, la Lance du Destin! Le résultat de son incursion précoce dans Montségur fut sa première Croisade du livre contre le Graal publié en 1933.

Dans ce document, Rahn a retracé l’histoire de ce qu’il a accompli jusqu’à présent et émis l’hypothèse que la preuve démontrait qu’il y avait deux Grails – une Coupe d’Emeraude et une tablette de pierre. Ce dernier artefact aurait été inscrit avec runes par une race de surhommes pré-allemandes qui avaient atteint la connaissance ultime de la «loi de la vie». Ils représentaient «la grande tradition» qui n’était valable que pour certaines personnes, une théorie qui liait avec la légende allemande et les croyances de la Société de Thulé que le Grand Nord a été habitée par les Hyperboréens super course. Inutile de dire que le livre a trouvé un public prêt à l’emploi à Hitler, Rosenberg, Hess, Dietrich Ekhart, Himmler et d’autres personnes conduisant!

Dans une lettre écrite à Weisthor en Septembre 1935 Otto Rahn informé son ami qu’il se trouvait à un endroit où il avait des raisons de croire que le Graal pourrait être trouvée, et que Weisthor doit garder le secret de la matière à l’exception de mentionner à Himmler. Ainsi, au cours des prochaines années, Otto Rahn, historien et philologue, est devenue inextricablement impliqué dans la hiérarchie du parti nazi, rencontre avec Himmler, Alfred Rosenberg et Wolfram Sievers. Il n’a peut-être pas rendu compte que Adolf Hitler avait été un étudiant avide de l’occulte depuis sa jeunesse, et que l’obsession du Führer engloutir sa quête.

Otto Rahn retourné dans la région de Montségur pendant une courte période en 1937, mais à cette époque les grondements inquiétants d’une guerre imminente pourrait se faire sentir dans toute l’Europe. Himmler, quant à lui, avait rencontré le Dr Hermann Wirth, qui lui a donné l’idée de créer une unité de recherche de l’histoire allemande.

Ce fut le Deutsches Ahnenerbe, une société, qui est devenue totalement dépendante du soutien de la SS. Rahn et Weisthor continué à travailler sur différents projets, mais n’ayant pas reçu de nouvelles affectations de Himmler pour les quatre années précédentes, il était évident que Rahn était considéré comme indigne de confiance car il n’était pas un membre de la SS. Rahn a remédié à la surveillance en rejoignant la SS Black Order en privé le 12 Mars 1936. Comme par magie, une fois qu’il avait rejoint le club SS, les portes ont commencé à s’ouvrir à Rahn en privé. Le 20 Avril 1936, il a été promu au grade de sergent, sans avoir jamais été un caporal. Presque aussitôt, il a reçu une mission de procéder à une enquête sur l’Islande pour enquêter sur le terrain,sur le site éventuel  de l’Hyperborée.

La montée de Rahn dans les rangs n’était rien de moins que spectaculaire. Il a fait le cours technique d’officier  le 30 Janvier 1937 et 2nd Lieutenant de l’Ordre Noir de 20 Avril 1937. Son ascension s’est poursuivie jusqu’au 1er Septembre, 1938 quand il a été promu le 1er lieutenant.  son deuxième livre , »Les Courtisans de Lucifer » a été publié en 1936 et est rapidement devenu la bible du Parti national-socialiste.

Pendant ce temps Himmler avait choisi château  de Wewelsburg en Bavière pour être la future maison de la Lance de  Longinus , le Saint Graal et les autres trésors du Temple de Salomon, dont Otto Rahn avait parlé. Cependant, il était trop dangereux de se déplacer en temps de paix. Mieux vaut attendre la prochaine guerre avec la France. En  1937,une  expédition de Rahn au Languedoc est donc pensée pour avoir été juste pour s’assurer que le cache était resté inexploré par quelqu’un d’autre.

Le 9 Juin 1938, Rahn a demandé et obtenu un congé pour écrire la suite de courtisans de Lucifer. A partir de ce moment, sa vie a pris un tournant inattendu pour le pire. Il avait fait son point de vue privé et public – qu’il était opposé à la guerre et que la place, il a pensé Allemagne, puis en Europe devrait se convertir à catharisme! Opposition à la prochaine guerre était une trahison.

Le 28 Février 1939, Otto Rahn a écrit une lettre de démission au Gruppenführer Karl Wolff, chef d’état-major personnel de Himmler, parlant de «motifs graves» pour sa démission qu’il dirait au Reichsführer en personne lors de sa prochaine visite à Berlin.

Les circonstances de la « nature extrêmement grave » à laquelle se réfère Rahn, et qui ne pourrait être transmise par lettre,comme  avoir une bague de mauvais augure. Personne ne sait vraiment la portée du dilemme  auquel  Rahn était confronté, mais il semble raisonnable de conclure qu’il était dans une vie  proche  de  la mort …une  situation du genre ou, pire encore, dans une position de « mort contre la mort  » (traduction libre d’une expression allemande) qui n’a laissé  au temps que la méthode soit décidée.

Le fameux «Renard du désert», le feld-maréchal Erwin Rommel, était  sur le point de subir le même sort à une date un peu plus tardive. Son choix s’est porté sur le suicide dans l’honneur ou à l’exécution ignominieuse.

La raison de l’embarras de Rahn laisse une large place à la spéculation. Sa facilité de changer ses opinions politiques et sa vision d’un nouvel ordre mondial, avec l’Allemagne comme son chef, ont été certainement à l’unisson avec l’ambition de Himmler comme exprimée dans ces paroles:

« Après la guerre, nous allons vraiment construire notre Ordre, cette ordonnance à laquelle nous donnait ses principes les plus importants dix ans avant la guerre. Nous allons continuer, nous les vétérans, depuis une vingtaine d’années après la guerre, alors que la tradition peut être établie, une tradition qui va durer trente, trente-cinq ou quarante ans, toute une génération. Ensuite, notre Ordre sera jeune et forte, révolutionnaire et actif, dans sa mars à l’avenir. Il sera en mesure de s’acquitter de son devoir et de fournir les peuples germaniques avec une élite. Cette élite va unir ce peuple et  l’ensemble de l’Europe. »

Même la charge de s’opposer à l’effort de guerre aurait pu facilement être annulée par Himmler si Rahn avait accepté de cesser et de s’abstenir. Ainsi, on se retrouve avec le sentiment inconfortable et difficile à ébranler que quelque chose d’autre était impliquée. La dernière question semble tourner autour des découvertes que Rahn a fait au cours de ses voyages dans le Languedoc. Etait-il un homme qui en savait trop, ou était-il un homme qui avait révélé trop peu sur les résultats de sa recherche – pour les trésors de Salomon et de la Coupe d’Emeraude. Personne ne saura jamais la réponse à cette question. Ce que nous savons, c’est que Rahn a rapidement reçu une réponse favorable à sa demande de décharge de la SS.

Il existe des preuves fragmentaires que Rahn a tenté de lui sauver la vie un jour au cours de cette période en proposant qu’il soit autorisé à retourner au Languedoc et vivre ses jours dans la solitude des montagnes des Pyrénées. Sa demande a été rejetée et il a été laissé avec les deux options restantes, la mort par suicide ou la mort par exécution

Le 13 Mars 1939 Otto Rahn a disparu.

Le 18 mai 1939, l’avis de décès suivant est paru dans l’édition de Berlin de la « Völkischer Beobachter »:

« Otto Rahn mort! »

Image: SS – Obersturmführer OTTO RAHN est mort tragiquement dans une tempête de neige au cours de Mars 1939. Nous pleurons pour ce camarade mort, un officier SS décent  et créateur d’œuvres historiques et scientifiques remarquables.
WOLFF SS – Gruppenführer

Funérailles d'Otto Rahn,1939
Funérailles d’Otto Rahn,1939

Cependant l’histoire du Graal ne se termine pas avec la mort d’Otto Rahn. Bien que la France était occupée par les Allemands en Juin 1940 Himmler n’a fait aucune tentative pour récupérer le Graal Otto Rahn de Montségur. Au lieu de cela, les expéditions de fouilles ont été envoyés par l’Ahnenerbe à d’autres territoires où les forces nazies avaient envahi, et l’autre pour le Tibet à la recherche des origines de la race aryenne.

Himmler peut-être pensé que, avec l’emplacement du trésor décrit raisonnablement, il n’y avait aucune raison de se dépêcher. Pourquoi ne pas attendre jusqu’à ce que toute la France était occupée – les choses seraient encore plus facile ensuite. Cependant, la fin de 1942, les forces nazies avaient reçu plusieurs revers de fortune, y compris l’assurance-emploi Alamein, et en Tchécoslovaquie, l’assassinat de Heydrich. Les forces alliées ont envahi l’Europe et tout à coup le temps était compté pour récupérer le trésor. Donc, en Juin 1943 une réunion d’experts était à Montségur et divers autres cachettes possibles dans la région du Languedoc, dont Rennes-Ie-Château.

Ces experts consistaient en des historiens, des archéologues et des géologues. En l’occurrence, toutes les équipes sont venus les mains vides. Himmler a été laissé avec peu de possibilités à envisager. Le trésor avait existé ou pas? Si elle existait, puis a été caché dans la région de Montségur et si tel était le cas, s’il avait été situé par Otto Rahn? La seule chose que la pensée Himmler a sonné vrai, c’est que Otto Rahn avait déterminé l’emplacement approximatif du trésor et sur la base de cette conviction, il a conclu que le trésor doit se trouver dans un endroit qui ne Otto Rahn, ni ses équipes d’experts avaient trouvé. Otto Rahn, bien sûr, ne pouvait être consulté parce qu’il avait déjà eu son «accident» et Himmler se rendit compte qu’il avait besoin d’une approche différente du problème et quelqu’un pour attaquer latéralement au lieu de front. Un homme est venu à l’esprit – le colonel SS Otto Skorzeny.

Skorzeny avait la réputation d’être l’un vrai soldat, celui qui, s’il accepte une mission, habituellement jamais échoué. Skorzeny avait une approche unique pour la résolution de problèmes. Il avait été un ingénieur de profession et était également un linguiste doué. Il bondit à la célébrité en réalisant le succès, l’audace sommet de la montagne sauvetage de Mussolini à la fin de la guerre – un exploit qui a été considéré comme impossible. En effet, tel était son audace qu’à plusieurs reprises, il avait rencontré David Stirling, fondateur du Special Air Service britannique pour le café dans différentes villes européennes, alors que la guerre battait son plein.

Skorzeny avait aussi un arrière-plan du renseignement, ayant travaillé pour l’amiral Canaris, chef du renseignement allemand et avait parfois reçu ses ordres directement de Himmler. Du 20 Avril 1942, il avait été promu en tant que «chef des troupes spéciales de l’Allemagne», opérant à partir d’un pavillon de chasse à Friendenthal en Bavière. C’est ainsi que en Février 1944, après plusieurs autres missions, Skorzeny reçu un appel de Himmler à récupérer le trésor de Montségur.

Après avoir fait les plans et instructions à ses hommes, Otto Skorzeny nécessaires avec un petit commando est arrivé dans le Languedoc et installé un camp de base à Montségur. Ils ont passé les prochains jours reconnaissances de la zone, faisant plusieurs découvertes intéressantes, mais aucun qui a révélé le trésor. Skorzeny a alors décidé d’ignorer les endroits où Otto Rahn avait signalés et se concentrer sur la logique et les cachettes improbables qui ne serait pas facilement se présenter.

Comme château de Montségur se trouve au sommet d’une crête de montagne accessible seulement sur trois côtés, avec un pic de plusieurs milliers de pieds de l’autre, Skorzeny concentrée au bord du précipice impossible de la roche. Après la descente en rappel en bas de la paroi rocheuse verticale, il a cherché et trouvé des preuves d’anciennes pistes menant loin du pied de la montagne. En suivant ces derniers, il finit par découvrir une grotte murée, qui, une fois brisée ouverte, aurait révélé le trésor. Selon La Coupe Emerald – Arche d’Or, par le colonel Howard Buechner, Skorzeny a ensuite envoyé un message (probablement par radio) au siège de Himmler à Berlin:

Ureka
[Signé] Scar

La réponse rapidement suivi:

Bien fait. Félicitations. Regarder le ciel demain à midi. Attendre notre arrivée.
[Signé Reichsführer – SS]

Selon Buechner, Skorzeny avait involontairement découvert le trésor à la veille du 700e anniversaire de la chute de Montségur (16 Mars, 1944), et a été surpris de rencontrer un grand rassemblement de descendants cathares, en route pour le château de rendre hommage à leurs ancêtres. Le chiffre 700 est doublement important de ces Cathares des derniers jours pour une ancienne prophétie avait prédit: – « A la fin de 700 ans, le laurier sera vert une fois de plus. »

Quelle que soit cette phrase étrange signifiait en réalité, un groupe inhabituel s’était avéré pour l’anniversaire. Bien qu’ils aient demandé la permission d’aller au château du gouverneur militaire allemand de la région, et avait été refusé, ils ont néanmoins rassemblés au pied de la montagne, prêts pour la longue marche vers les ruines de la forteresse. A ce moment, comme par hasard aurait-il, Skorzeny et son petit groupe de commando tombé sur eux. Pendant un moment, tout doit avoir semblé perdu, mais Skorzeny, lorsqu’il est sollicité par les pèlerins pour son autorisation, ne voyait aucune raison de refuser le. C’est ainsi que le groupe est arrivé à la forteresse à  la mi-journée, juste au moment où Skorzeny  leur avait dit de « regarder le ciel ».

Probablement invisible par la foule, un avion allemand de haut vol, en utilisant un équipement « skywriting », « peint » une énorme croix celtique dans le ciel. Pour Skorzeny, il a signalé que sa mission était presque terminée, mais pour les pèlerins à Montségur, un miracle s’était produit. Le lendemain, une délégation officielle comprenant des Reichsminister Alfred Rosenberg et le colonel Wolfram Sievers de l’Ahnenerbe est arrivé à féliciter Skorzeny.

Des dispositions furent prises pour que  les ingénieurs puissent être amené  à la cache du trésor et pour être ramené à la petite ville de Merkers, à 40 km de Berlin. Et ici, après qu’il a été catalogué par des membres triés sur le volet de l’Ahnenerbe, la plus grande partie a disparu dans diverses parties du Reich en ruine. Selon le colonel Howard Buechner, le catalogue des trésors inclus:
:
1. Des milliers de pièces d’or …

2. Des articles qui étaient soupçonnés de provenir du temple de Salomon, qui comprenait les plaques d’or et des fragments de bois qui avait jadis fait monter l’arche de Moïse … une table plaqué or, un chandelier à sept branches, une urne d’or, un personnel, une harpe, une épée, assiettes et vases d’or innombrables, de nombreuses petites clochettes d’or et un certain nombre de pierres précieuses et des pierres d’onyx, dont certaines portaient des inscriptions …

3. Douze tables de pierre portant des inscriptions runiques pré-dont aucun des experts ont pu lire. Ces éléments comprennent le Graal de pierre des Allemands et d’Otto Rahn.

4. Une belle Coupe argenté avec une base émeraude comme en ce qui semblait être de  jaspe. Trois plaques d’or sur la Coupe ont été inscrits avec le manuscrit cunéiforme dans une langue ancienne.

5. Un grand nombre d’objets religieux de divers types … croisements de différentes époques qui étaient de l’or ou de l’argent et ornés de perles et de pierres précieuses.

6. Les pierres précieuses en abondance dans toutes les formes et tailles

Une fois catalogué, beaucoup de pièces d’or ont été fondus et transformés en lingots puis les nazis ont commencé à disperser le trésor autour …et vers l’Allemagne.

le monde au cours des derniers jours de la guerre

La ville de Merkers est tombé à la 3e armée américaine du général George Patton. Ses hommes ont vite découvert les mines de sel à proximité où le trésor a été caché, ainsi que les montants dont ils récupéré peut donner une idée de la taille originale de la distance. Quand les généraux Dwight D. Eisenhower, Omar Bradley et Patton personnellement inspecté la mine:voici le compte officiel versé  plus tard aux  dossiers:

… 600 lingots d’or, 750 sacs de pièces d’or … de nombreux autres objets de valeur principalement sous la forme de papier-monnaie. La valeur estimée du trésor a été 250.000.000 $ (selon les normes de 1945, quand l’or se vendait à 35 $ l’once).

Cela bien sûr, seulement représenté la petite partie du trésor qui n’a pas été dispersés par le temps avant  l’arrivée des Américains. En effet, Buechner estime la valeur actuelle d’une journée pourrait être proche de 60 milliards de dollars!

Donc ce qui s’est passé au trésor des millénaires? Selon Buechner, les dossiers montrent que certains ont été expédiés en Antarctique (le Nouveau Reich en  Agharta) et d’autres parties de l’Amérique du Sud, tandis que certains ont été enterrés profondément sous la forteresse de Wewelsburg en Bavière et une boîte en bronze, contenant des documents importants ont été enterrés dans une  grotte secrète  sous le glacier Schleigleiss près du Col de montagne Zillertal en Bavière. Un dépôt final est pensé pour avoir été caché dans le complexe secrète sous le refuge de montagne  à Berchtesgarden ,la maison d’Hitler.

Berghof,la résidence du Führer
Berghof,la résidence du Führer

Les derniers enregistrements montrent que le trésor du Temple de Salomon a été expédiée depuis le château de Wewelsburg à Berchtesgarden en Mars 1945. Il a été transporté par camion jusqu’à l’Obersalzberg et rangé dans un ou plusieurs des nombreux souterrains qui criblent  la montagne. Là, il a été scellé dans des bunkers et placé sous le regard attentif continues d’un contingent de soldats SS. Lorsque les bunkers ont été explorées par les troupes du 101e., Division aéroportée US dans les premiers jours de mai 1945, ils ont trouvé des dispositions et des trésors en abondance, mais le trésor de Salomon avaient disparu.

Un des nombreux tunnels de l'Obersalzberg.
Un des nombreux tunnels de l’Obersalzberg.

~ Emerald Cup – Ark of Gold par Col.H.Buechner)

Est-ce la dernière histoire qui nous sera donné afin  d’entrevoir la Lumière qui nous conduira vers le  Saint Graal et le trésor? Probablement pas, les experts ont estimé(dans les années ’70)  que le glacier Schleigleiss est dû livrer à son secret, …en 1995, après quoi, nous nous attendons que  la chasse pourrait  recommencer.

Un mot de prudence. Nous sommes redevables au  Co!onel H.Buechner pour son histoire d’Otto Rahn et les trésors de Montségur. Nous restons singulièrement impressionnés par la patience dont il a fait preuve dans l’attente jusqu’en 1991 de publier ce qui doit en théorie être la plus grande histoire de chasse au trésor de tous les temps. L’histoire a apparemment entrepris de nous encore, en un rien de Time Magazine, numéro. 43 daté Octobre 25th 1993, un article de Michael Walsh a été écrit sur les dépouilles de la Seconde Guerre mondiale et ne mentionne même pas le trésor du Temple de Salomon. Alors, qui devons-nous croire, Buechner ou Walsh?

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Post Scriptum

Il existe une seconde histoire sur la mort et la disparition d’Otto Rahn…et la voici:

Otto Rahn était homosexuel.Il aurait eu une relation …ou sa conditon aurait embarrassé un haut dirigeant SS…en plus,il y avait un trésor à aller chercher.

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Autres notes sur Otto Rahn

Dès son enfance, il est passionné par les mythes et les épopées germaniques.

 
Il ne reconnaissait pas ce christianisme, dans lequel il a pourtant grandi… alors, il s’est rapproché un peu plus chaque jour des traditions païennes, persuadé que ses ancêtres étaient païens et ses propres dieux hérétiques !

Il a fait ses études dans un collège et en 1922, il a commencé des études de droit…

Il s’intéressait aux troubadours comme Guyot de Provins, aux trouvères et aux minnesingers (minnesang)  comme Wolfram von Eschenbach.

En 1930, il s’est installé dans le Razès (vers Rennes-le-Château – dans l’Aude) pour étudier l’histoire du Catharisme et ses recherches l’ont mené à Montségur, un château qui avait été identifié comme étant le château du Graal dans le récit de Parzifal

Avec le soutien de la Comtesse Pujol et de son chauffeur, il a visité les sites les plus importants du Catharisme, il a raconté son parcours dans « Croisade contre le Graal – L’histoire des Albigeois »

 

Pour écrire ce livre, il s’est installé à Ussat-les-Bains (Ariège) et pour pouvoir vivre il a racheté l’Hôtel des Marronniers, cet achat a été un fiasco, il a accumulé des dettes qu’il remboursait avec les avances de son éditeur allemand.

 

Quand il a quitté cet endroit, il n’y est jamais revenu.

Otto Rahn a mené plusieurs expéditions en Ariège, il espérait trouver les origines de la légende de Parzifal de Wolfram von Eschenbach et il pensait qu’il pourrait récupérer le Graal, symbole païen.

Il a rencontré Antonin Gadal, Maurice Magre, Déodat Roché et la comtesse de Pujol-Murat

Son premier ouvrage n’a pas eu un très grand succès, mais …. il a attiré l’attention d’Himmler, un grand passionné depuis toujours par tout ce qui touchait à l’ésotérique.

Otto Rahn est entré dans la Schutzstaffel (SS) comme archéologue pour pouvoir effectuer des recherches sur le Catharisme.

Il a ensuite été incorporé directement à l’etat Major d’Himmler où  il a rencontré Karl Wolf, adjudant et « sacré personnage » .

Il a aussi connu  Karl Maria Wiligut qui travaillait sur les « forces psychologiques des souvenances cellulaires » (?)

Wiligut était le mentor secret d’Hitler,  il était surnommé le « Raspoutine d’Himmler ».

Il a écrit « Le secret des runes de Seyfried » et « le roi secret », il a surtout été l’inventeur de tous les signes extérieurs païens du nazisme, il me semble être un homme mystérieux à souhait,  j’aurais sans doute redouté le  rencontre

Otto Rahn a progressé rapidement dans la hiérarchie, pour arriver au grade d’obersturmführer.

Il a finalement inspiré le film « Les aventuriers de l’arche perdue » mettant en vedette Harrison Ford.