Le Canada, un havre de paix pour les blanchisseurs d’argent

Le Canada ne parvient pas à stopper 99,9 % des cas de blanchiment d’argent sur son territoire, estime l’Institut C.D. Howe. Pire encore, il ne voit souvent même pas passer ce qui pourrait s’élever à plus de 100 milliards de dollars par année.

Le Fonds monétaire international a estimé il y a 20 ans que le blanchiment d’argent représentait entre 2% et 5% de l’économie mondiale.

Les dispositifs de protection et de lutte contre le blanchiment d’argent « sont parmi les plus faibles des démocraties libérales occidentales », déplore une analyse dévoilée mardi par l’Institut C.D. Howe. Non seulement les règles des autorités canadiennes ne leur permettent-elles pas de voir les crimes qui sont perpétrés, mais elles laissent leurs auteurs profiter d’un confortable anonymat en plus de multiplier les embûches sur la route de ceux qui voudraient suivre leurs traces pour les démasquer, dit son auteur, le juriste et collaborateur auprès du bureau canadien de Transparency International, Kevin Comeau.

Le Canada n’est pas le seul endroit dans le monde où l’argent des criminels, des fraudeurs et autres dirigeants corrompus peut être discrètement réintroduit dans l’économie légale, observait déjà le C.D. Howe dans une autre étude en septembre. Le Fonds monétaire international a estimé il y a 20 ans que le blanchiment d’argent représentait entre 2 % et 5 % de l’économie mondiale, ce qui équivaudrait à environ 40 milliards à 100 milliards par an au Canada. En 2011, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a avancé une estimation beaucoup plus basse (entre 5 milliards et 15 milliards) qui ne tenait toutefois compte que de l’argent issu du crime au pays. Or, on sait que les airs de plus grande respectabilité des pays développés y attirent beaucoup d’argent sale provenant d’ailleurs, une tendance que la grande permissivité des règles canadiennes ne peut que renforcer.

« Bien qu’il soit impossible d’estimer le montant exact de ce blanchiment, une estimation réaliste de la quantité d’argent sale blanchi au Canada chaque année se situerait entre 100 et 130 milliards », dit Kevin Comeau. Et si le gouvernement américain et les Nations unies ont déjà estimé que 99,9 % du blanchiment d’argent se passe sans être inquiété, poursuit-il, il n’y a pas de raison de croire que le Canada fasse mieux, bien au contraire.

Recommandations ignorées

Pour freiner ce fléau, dit le C.D. Howe, le Canada devrait changer la loi pour forcer le dévoilement de l’identité des véritables responsables et bénéficiaires des compagnies, fiducies et propriétés immobilières. Une fois débarrassées des prête-noms et administrateurs de façade, deux listes pourraient être dressées, l’une plus détaillée et réservée aux autorités, et l’autre accessible au public et où apparaîtraient au moins les noms, emplois et pays d’attache de ces personnes afin de profiter de l’oeil scrutateur des journalistes, des organisations de la société civile et autres sonneurs d’alerte. La violation de ces règles de transparence devrait être passible de sévères sanctions afin de convaincre les intermédiaires peu scrupuleux de se conformer et de mieux armer les enquêteurs.

Ces recommandations, qui avaient déjà été faites en septembre, ont malheureusement été ignorées tant dans un rapport du Sénat sur le sujet en novembre que dans la réforme de la loi fédérale sur les compagnies en décembre, déplore Kevin Comeau. Seule petite consolation, la Colombie-Britannique s’en est récemment inspirée, mais pour une réforme qui visait seulement son marché immobilier, où elle a de fortes raisons de penser que le blanchiment d’argent n’est pas étranger à la flambée des prix des dernières années.

Résultats de recherche d'images pour « blanchiment d'argent »

 

 

 

 

Une journaliste suédoise suspendue de Facebook pour avoir mentionné Tommy Robinson et la libre expression

La journaliste indépendante et combattante de la liberté Katerina Janouch a écrit une brève introduction pour un article dans son propre magazine en ligne «Katerina Magasin».

 

L’article, écrit par une autre écrivaine suédoise – Madeleine Rönnqvist Lilja – parle du combattant britannique de la liberté Tommy Robinson.

Elle a ensuite souligné que cela «pourrait être votre tour prochain».

Et  la version Facebook suédoise a pris Katerina au mot et l’a suspendue.

Leurs actions ne peuvent être interprétées autrement que comme un signal clair contre la liberté d’expression – et en particulier contre l’idée que nous devrions accepter les vues des autres, même si nous ne sommes pas d’accord avec elles.

Katerina Janouch

Dans un commentaire sur la suspension, Katerina écrit: «Sept jours de suspension ont été obtenus lorsque j’ai publié un article sur le héros britannique de la liberté d’expression, Tommy Robinson, sur Facebook.

Veuillez continuer à lire Katerina Magasin! Et répandre les liens. Ma propre plate-forme, personne ne peut me prendre, du moins pas encore. ”


EN COMPLÉMENT

Le 28 mai 2018,
Scandale Tommy Robinson : le fondateur de l’English Defence League arrêté et emprisonné
Tommy Robinson

Outre-Manche, la polémique n’en finit pas d’enflerLa condamnation à 13 mois de prison du militant nationaliste britannique et journaliste indépendant,Tommy Robinsonarrêté alors qu’il filmait en direct sur Internet devant le tribunal de Leeds, où se tenait unprocès supposé de prédateurs sexuels indo-pakistanais,suscite une avalanche de critiques.

Le cofondateur et ancien porte-parole de l’English Defence League (EDL), un mouvement identitaire quis’oppose à l’immigration massive et à l’islamisation duRoyaume-Uni, a été arrêté ce vendredi 25 mai pour «atteinte à l’ordre public » à l’entrée du bâtiment pendant qu’il interpellait plusieurs hommes quittant le tribunal, qui lui ont répondu par des injures.

« C’est ridicule ! Je n’ai pas dit un mot, je n’ai rien fait !» Sur une vidéo virale, diffusée sur Facebook et visionnée plus de trois millions de fois, on peut voir Tommy Robinson demander les raisons de son arrestation,réclamer plusieurs fois la présence d’un avocat et déclarer aux policiers : « C’est la liberté d’expression, voilà où on en est ! »

Le même jour, le militant de 35 ansdéjà condamné avec sursis pour « outrage au tribunal » en 2017, écopait de 13 mois de prison ferme et était envoyé directement en détention, a rapporté Fox News. Dans son jugement, lejuge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés.

Selon une source, contactée par la chaîne américaine,l’avocat de l’activiste s’inquiète que la sentence, compte tenu de la présence de membres de gangs musulmans en prison, ne soit une condamnation à mort : « L’avocat deTommy  a dit qu’il mourrait probablement en prison étant donné son profil et de précédentes menaces crédibles, et le juge a dit qu’il s’en moquait. »

Une censure médiatique orwellienne

Après avoir publié des articles sur l’affaire, les organes de presse anglais les ont brutalement censurés de leurs sites pour se soumettre à la décision orwellienne du juge,ajoutant à la colère de nombreux internautes. Ses soutiensont diffusé le hashtag  #FreeTommy sur Twitter et ont même manifesté samedi devant le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Theresa Mayrestée silencieuse.

Parmi les protestataires, le rédacteur en chef de Breitbart Londres dénonce le recours aux « reporting restrictions »,mesures utilisées pour préserver la confidentialité d’un procès et qui impose le silence à la presse. « Il n’y a aucune identité à protéger, aucun trouble à l’ordre public et les faits sont déjà connus. Il s’agit d’une arrestation politique », confie Raheem Kassam à Valeurs actuelles.Tommy Robinson a rendez-vous dès demain (29 mai 2018) avec son avocat pour lancer une procédure d’appel.

 

 

 

 

BC, Canada: Une invasion chinoise provoque la drogue, le blanchiment d’argent et une «crise» dans l’immobilier

L’invasion massive du Canada par les Chinois a créé une entreprise criminelle impliquant la Triade, la drogue et une arnaque au blanchiment d’argent si grande que David Eby, procureur général de la Colombie-Britannique, l’ a qualifiée de «crise», affirmant que «des centaines de millions de dollars des espèces suspectes ont afflué dans les casinos de la Colombie-Britannique, des centaines de personnes meurent d’une surdose de drogue et l’immobilier de Vancouver est devenu inabordable pour la classe moyenne. »

 

 

 

 

Eby répondait à une enquête de Global News qui révélait toute l’étendue des gangs criminels chinois qui utilisaient la présence de leurs compatriotes racistes en Chine pour expédier à Vancouver prix de l’immobilier et le transfert des fonds blanchis vers les usines chinoises pour répéter ce cycle commercial mortel. « 

«Que vous parliez du fentanyl ou de l’immobilier, c’est une crise», a déclaré Eby, admettant que même le «gouvernement de la Colombie-Britannique ne connaissait pas l’ampleur du problème».

Peter German, son rapport sous le bras, serre la main de David Eby, devant les drapeaux de la province.
Peter German et David Eby .

Le journal Global News a déclaré que «le flot de stupéfiants et de précurseurs chimiques – et le nombre croissant de décès dans l’Ouest canadien causés par les opioïdes de synthèse – sont motivés par des groupes criminels sophistiqués connus sous le nom de Triades».

Ce gang chinois « a tellement infiltré l’économie canadienne que les services de renseignement australiens ont inventé un nouveau terme pour désigner des méthodes novatrices de trafic de drogue et de blanchiment d’argent en Colombie-Britannique. Il s’agit du » modèle de Vancouver « de la criminalité transnationale », poursuit le rapport.

Les détails de ce «modèle de Vancouver» sont décrits dans un rapport obtenu par Global News auprès du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, dans une demande d’accès à l’information. Le rapport, rédigé par John Langdale du département d’études de sécurité et de criminologie de l’Université Macquarie, a été présenté aux agents de renseignement australiens et à Austrac, l’agence de lutte contre le blanchiment d’argent du pays.

Eby a déclaré à un comité fédéral réuni à Ottawa que « le système canadien de lutte contre le blanchiment d’argent a complètement échoué » et que « des gangsters ont ouvertement porté des sacs de hockey remplis de centaines de milliers de billets de banque dans les casinos de la Colombie-Britannique, et aucune poursuite n’a été intentée. ”

Il a ajouté que le rapport montre « que Vancouver est maintenant reconnue internationalement comme une plaque tournante du blanchiment d’argent transnational ».

Le rapport explique comment les criminels chinois exploitent les «maillons faibles» de la réglementation mondiale. Dans un exemple, les Triades traitent avec l’État de la Corée du Nord et les cartels de la drogue en Amérique latine pour gérer une économie souterraine basée sur le commerce de stupéfiants, de produits de contrefaçon et de migrants en situation irrégulière.

Résultats de recherche d'images pour « triades chinoises au canada »

De même, les régions de Vancouver, Hong Kong et Macao ont formé un marché noir financé par des réseaux bancaires souterrains chinois complexes. Selon le rapport du Vancouver Model, les banques clandestines sont au cœur du crime de trafic de drogue en Chine.

Ces rapports secrets révèlent que ces banques secrètes se sont développées pendant des siècles sur la côte sud de la Chine. Ils sont composés de membres de la famille répartis dans les communautés chinoises du monde entier.

Ils peuvent déplacer de l’argent, des médicaments et des produits à travers le monde, sans avoir à envoyer de fonds à travers les frontières nationales. Les banques conservent des réserves de diverses devises sur des sites du monde entier, acceptent des dépôts dans une zone et effectuent des retraits dans une autre.


Des documents révélant que le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique atteint maintenant des milliards de dollars ont surpris le procureur général de la province, qui affirme que les chiffres ont enfin attiré l’attention du gouvernement fédéral.

David Eby... (Photo CHAD HIPOLITO, THE CANADIAN PRESS)
David Eby

David Eby s’est dit choqué et frustré parce que les sommes élevées estimées semblaient être connues du gouvernement fédéral et de la GRC, mais n’ont pas été communiquées au gouvernement de la Colombie-Britannique.

Il a dit avoir récemment parlé au ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, au sujet d’informations manquantes concernant le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique. Il rencontrera également la semaine prochaine le ministre de la Réduction du crime organisé, Bill Blair.

En juin dernier, l’ancien policier américain Peter German avait estimé que le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique s’élevait à plus de 100 millions, dans son rapport commandé par le gouvernement, intitulé « Dirty Money », qui se penchait sur les activités des casinos provinciaux.

M. Eby a noté que ce nombre semble maintenant faible, en particulier après la publication d’un rapport international qui affirme que le blanchiment d’argent en Colombie-Britannique s’élève à plus de 1 milliard par an. Le document ne précise toutefois pas quelle période a été examinée. Un deuxième rapport de la GRC estime que des transactions immobilières d’un montant de 1 milliard à Vancouver seraient liées aux produits de la criminalité, a déclaré le procureur général.

Le gouvernement avait estimé qu’il s’agissait d’une opération de 200 millions par an, mais le ministère fédéral des Finances parle plutôt de 1 milliard annuellement, a indiqué M. Eby.

Le gouvernement provincial n’a été mis au courant de ces informations que par des fuites dans les médias ou lors de leur publication, et n’a pas été consulté, a déploré M. Eby.

« La question que je me pose est de savoir pourquoi je lis à ce sujet dans un rapport international au lieu de recevoir les informations de gouvernement à gouvernement, s’est-il demandé. Ce sont ces lacunes en matière d’information qui permettent au crime organisé de se développer et nous devons faire mieux du côté des gouvernements. »

Un rapport publié en juillet dernier par le Groupe d’action financière, basé à Paris et regroupant les pays membres du G7 luttant contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les menaces contre le système financier international, a braqué les projecteurs sur les activités de blanchiment d’argent en Colombie-Britannique.

M. Eby a déclaré que le rapport incluait des détails sur une opération bancaire clandestine qui blanchissait de l’argent en Colombie-Britannique qui n’étaient pas entièrement connus du gouvernement provincial.

« On estime qu’ils ont blanchi plus d’un milliard de dollars canadiens par an grâce à un réseau bancaire clandestin, impliquant des casinos légaux et illégaux, des services de transfert d’argent et des achats d’actifs, indique le rapport. Une partie des activités illégales du réseau de blanchiment d’argent consistait en l’utilisation de l’argent de la drogue, du jeu illégal et d’extorsion de fonds pour fournir de l’argent aux joueurs chinois au Canada. »

Selon le rapport, les joueurs communiquaient avec des contacts qui effectueraient des livraisons en espèces dans les stationnements des casinos et utiliseraient cet argent pour acheter des jetons de casino, les encaisser et les déposer dans une banque canadienne.

« Certains de ces fonds ont été utilisés pour des achats immobiliers, indique le rapport. La surveillance a identifié des liens avec 40 organisations différentes, y compris des groupes organisés en Asie qui faisaient le trafic de cocaïne, d’héroïne et de méthamphétamine. »

 

Le premier propriétaire légal d’esclaves en Amérique était un homme noir

Selon les archives coloniales, le premier propriétaire d’esclaves aux États-Unis était un homme noir.

 

Avant 1655, il n’y avait pas d’esclaves légaux dans les colonies, il n’y avait que des serviteurs sous contrat. Tous les maîtres étaient tenus de libérer leurs domestiques après la fin de leur temps. Sept ans était la limite pour qu’un agent sous contrat puisse être retenu. 

À leur libération, ils ont obtenu 50 acres de terre. Cela comprenait tout Africain noir acheté à des marchands d’esclaves. Les Noirs ont également obtenu 50 acres lors de leur libération.

Anthony Johnson était un nègre de l’Angola moderne. Il fut amené aux États-Unis pour travailler dans une ferme de tabac en 1619. En 1622, il fut presque tué lorsque les Indiens Powhatan attaquèrent la ferme. 52 personnes sur 57 à la ferme ont péri dans l’attaque. Il a épousé une servante noire alors qu’il travaillait à la ferme.

Lorsque Anthony a été libéré, il a été légalement reconnu comme un «nègre libre» et a géré une ferme avec succès. En 1651, il possédait 250 acres et cinq domestiques noirs sous contrat. En 1654, il était temps pour Anthony de libérer John Casor, un serviteur sous contrat noir. Au lieu de cela, Anthony a dit à Casor qu’il prolongeait son temps. Casor est parti et a été embauché par l’homme blanc libre Robert Parker.

Anthony Johnson a intenté une action en justice contre Robert Parker devant le tribunal de Northampton en 1654. En 1655, le tribunal a décidé qu’Anthony Johnson pouvait maintenir John Casor indéfiniment. Le tribunal a autorisé les Noirs à posséder des membres de leur race en tant qu’esclaves personnels. Ainsi, Casor devint le premier esclave permanent et Johnson, le premier propriétaire d’esclaves.

Les Blancs ne pouvaient toujours légalement détenir un serviteur noir en tant qu’esclave jusqu’en 1670. Cette année-là, l’assemblée coloniale adopta une législation autorisant les Blancs, les Noirs et les Indiens libres à avoir le droit de posséder des Noirs en tant qu’esclaves.

En 1699, le nombre de Noirs libres suscitait la crainte d’une «insurrection nègre». Virginia Colonial ordonna le rapatriement en Afrique des noirs libérés. Beaucoup de Noirs se sont vendus à des maîtres blancs pour ne pas aller en Afrique. Ce fut la première tentative de rapatrier en douceur des Noirs libres en Afrique. Les nations modernes de Sierra Leone et du Libéria sont toutes deux originaires des colonies d’anciens esclaves noirs rapatriés.

En 1830, 3 775 familles noires vivant dans le Sud possédaient des esclaves noirs. En 1860, la Nouvelle-Orléans comptait environ 3 000 esclaves appartenant à des ménages noirs.

Une vente d’esclave à Richmond.

CREUSONS LE SUJET

Et je dois reconnaître qu’à chaque fois que je retourne dans le passé, je découvre toujours des informations explosives. L’histoire de l’homme noir est tellement complexe et sidérante. Le premier propriétaire d’esclaves aux USA était un noir. C’est fou ! Fou de devoir apprendre cela à mon âge. C’est fou le travail de propagande, de manipulations et de contre-manipulations que le système éducatif perpétue.

Anthony Johnson était un angolais vendu aux marchands d’esclaves arabes par une tribu ennemie.Il est vendu comme serviteur sous contrat à un marchand travaillant pour la Virginia Company. Né Antonio, il débarque donc en Virginie en 1621 à bord du négrier The James. Il est renommé « Antonio not given » selon les registres officiels de 1624.

L’indenture était utilisée aussi comme un contrat de servitude temporaire, par lequel une personne s’engage à travailler pour une durée limitée sur les terres d’un colon en échange de son voyage et de l’obtention d’une terre en pleine propriété au terme du contrat.

Dans le monde anglo-saxon, ces personnes sont appelées des indentured servants. Pour ceux allant dans les colonies de l’empire britannique, (Australie et les Treize colonies britanniques en Amérique du Nord en particulier) la durée du contrat était en général de cinq ou sept ans.De 1619, date du débarquement à Jamestown, du premier Africain, à 1660, les Noirs amenés de force sur le nouveau continent, furent tous considérés, à l’image des Européens de même statut, comme des indentured servants.

Ils furent eux aussi libérés au bout de sept ou cinq ans, pourvus d’un lopin de terre et des instruments aratoires nécessaires à son entretien.En 1790, la population noire de la Pennsylvanie s’élevait à 10 274 individus dont 6 537 étaient libres et 3 737 indentured ou esclaves.

À la même époque, plus de la moitié des Européens débarquant dans les colonies américaines étaient des indentured servants.

Source : wiki

Johnson est revendu à un planteur de tabac blanc appelé Bennet comme servant sous contrat. Comme mentionné ci-dessus, les servants sous contrat travaillaient pour une période de 4 à 7 ans pour payer leur passage et leur hébergement et leurs droits à la liberté. A l’exception des servants sous contrat à vie, qui pouvaient être de toutes les couleurs.

En 1623, « Mary, a Negro » débarque à la ferme en provenance d’Angleterre. Elle est la seule femme dans la plantation et ils finiront par se marier.

Vers 1635, Antonio et Mary obtiennent leur liberté, un lopin de terre et un fusil, comme c’était l’usage. Antonio change alors son nom et devient Anthony Johnson.

En 1651, il acquiert une parcelle de 100 hectares de terres (grâce au système de dons de propriétés sus-mentionné. Tout servant sous contrat, une fois son contrat honoré avait droit à une parcelle de terrains accordée par l’ancien propriétaire pour pouvant subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Cela faisait aussi partie de la stratégie des colons américains d’offrir des terres aux immigrants et/ou de payer un loyer aux indiens pour exploiter leurs terres au 17ème siècle) en rachetant les contrats de 5 servants dont l’un était son fils Richard Johnson. Son terrain était situé sur The Great Naswattock Creek, près de la rivière Pungoteague dans le Comté de Northampton en Virginie.

En 1652, un incendie malencontreux cause de gros dégâts sur la ferme, et donc Johnson demande d’avoir une baisse de taxes auprès des tribunaux locaux. Non seulement la cour réduit les taxes que la famille doit payer mais le 28 février 1652, sa femme et leurs deux filles sont exonérées de payer des taxes à vie. En cette époque, les taxes étaient demandées pour les personnes et non les propriétés,  et selon le Virginia taxation act de 1645, « tout nègre, homme et femme et tout autre homme âgé de 16 à 60 ans était imposable. »

La raison du jugement favorable pour les femmes de Johnson est inconnue mais ce changement leur donnait le même statut que celui des femmes blanches qui n’étaient pas imposables. Pendant le procès, les juges ont noté qu’Anthony et Mary  » étaient des habitants de la Virginie, (pendant plus de trente ans) et sont respectés dans la communauté pour leur ‘travail et leur sollicitude’ ».

Reconnu comme un « nègre libre », Johnson a fait prospérer sa ferme de tabac. En 1651, il possédait 250 acres (100ha) de terre, et les services de 4 hommes blancs et un homme noir, tous des servants sous contrat. En 1653, John Casor, un servant sous contrat avec Johnson qui l’aurait acheté tôt dans les années 1640, s’est plaint auprès du capitaine Goldsmith, arguant que le délai de son servage avait expiré 7 ans plus tôt et qu’il était retenu illégalement par Johnson. Un voisin, Robert Parker, est intervenu et a demandé à Johnson de libérer Casor.

Parker proposait un travail à Casor, et il avait signé un contrat d’indenture avec le fermier. Johnson a traduit Parker en justice en 1654 pour obtenir le retour de Casor. La cour de Northampton a d’abord été favorable à Parker, mais Johnson a fait appel. En 1655, la cour a renversé son jugement. Trouvant qu’Anthony Johnson possédait encore John Casor, la cour a ordonné qu’il lui soit retourné et que Parker paie ses frais de justice.

C’était le premier jugement d’un tribunal du Thirteen Colonies  ou  des colonies de l’Empire britannique d’Amérique du Nord (qui donneront naissance aux USAqui stipulait qu’une personne qui n’avait commis aucun crime, pouvait être tenue en servitude à vie.

Même si Casor était la première personne déclarée esclave légalement, il y avait des blancs et des noirs, servants sous contrat, condamnés à vie à la servitude avant lui. Les historiens décrivent le cas de John Punch comme le premier esclave prouvé (documenté), puisqu’il avait été condamné à vie à la servitude comme punition pour s’être évadé en 1640. Le cas Punch était significatif parce qu’il établissait la disparité des sentences d’un nègre et de celle de deux blancs européens, servants sous contrat qui ont fui avec lui (l’un était hollandais et l’autre écossais). Les deux blancs ont pris 4 ans supplémentaires de servitude. C’est le premier cas documenté en Virginie d’un africain condamné à vie à la servitude. C’est considéré comme l’un des premiers cas légaux de distinction raciale entre les servants sous contrat noirs et blancs.

Le cas Casor démontre la culture et la mentalité des fermiers au milieu du 17ème siècle. Selon les historiens T.R. Breen et Stephen Innes, Casor croyait qu’il pouvait former une relation plus forte avec son patron Robert Parker qu’Anthony Johnson avait formé avec ses patrons. Casor considérait que la dispute portait sur la relation vendeur-client, et son hypothèse erronée l’a perdue devant la cour.Johnson savait lui que la justice locale partageait sa croyance en la sainteté de la propriété. Les juges se sont mis de son côté, même si dans les jugements futurs, le facteur racial jouerait un rôle prépondérant.

Le cas Casor était emblématique de la difficulté pour les noirs servants sous contrat d’être réduits en esclavage. La plupart des migrants africains ne savaient pas lire et n’avaient aucune maîtrise de la langue anglaise. Les fermiers pouvaient facilement les contraindre à l’esclavage en refusant de valider la fin de leur durée de contrat de servage. C’est ce qui est arrivé dans le cas Johnson vs Parker. Même si Casor avait deux fermiers blancs qui ont confirmé qu’il avait terminé son contrat avec Johnson, la cour a toute de même jugé en faveur de Johnson.

En 1657, le voisin blanc de Johnson, Edmund Scarborough, a contrefait une lettre de créances dans laquelle Johnson reconnaissait lui devoir de l’argent. Johnson n’a pas contesté. Même si Johnson était analphabète et n’aurait pas pu écrire la lettre, la cour a donné à Scarborough 40 hectares des terres de Johnson pour payer sa « dette ».

Pendant cette période, les noirs libres profitaient d’une « relative égalité » avec la communauté blanche. A peu près 20% des noirs libres en Virginie à ce moment possédaient leurs propres maisons, et la moitié d’entre eux étaient mariés avec des femmes blanches. En 1665, le racisme est devenu ordinaire. La colonie de Virginie a fait passer une loi en 1662 selon laquelle les enfants naissaient avec le statut de leur mère, d’après le principe romain de partus sequitur ventrem; ainsi, tout enfant de femme esclave était esclave, peu importe qui était son père. C’était le contraire de la loi anglaise, qui stipulait que pour tout sujet anglais, les enfants adoptaient le statut de leur père. Les africains étaient considérés comme des étrangers et non des sujets anglais.

Johnson a déplacé sa famille dans le Comté de Somerset, dans le Maryland. Il a négocié un contrat de leasing sur une propriété de 120 ha pour 99 ans. Il a utilisé la terre pour démarrer une plantation de tabac appelée Tories Vineyards.

Anthony Johnson est l’un des premiers noirs à posséder des terres et des esclaves aux USA. Il était un planteur de tabac très prospère. Il est né vers 1600 et est mort en 1670.

Quand il est mort, au lieu que ses biens et donc sa propriété reviennent à sa famille; la cour a déclaré  qu »‘en tant qu’homme noir, Anthony Johnson n’était pas un citoyen de la colonie » et sa propriété a été donnée à un immigrant blanc. Un contraste plutôt saisissant au vu de la déclaration de 1654 de la cour selon laquelle Johnson et sa femme étaient « … des habitants de la Virginie (pour plus de 30 ans) et étaient respectés dans la communauté pour leur travail et leur sollicitude.« 

 

Une troisième banque israélienne condamnée à une amende de 195 millions de dollars pour avoir aidé des juifs d’Amérique à éviter les taxes américaines

La troisième banque d’Israël, Mizrahi Tefahot, est devenue la troisième banque du seul État juif à se voir imposer une amende de plusieurs millions de dollars par le ministère américain de la Justice après avoir reconnu avoir aidé des juifs à éviter de payer des impôts en Amérique en dissimulant de l’argent en Israël.

 

 

La banque s’est engagée dans des projets visant à dissimuler les fonds des clients afin d’éviter de payer des impôts américains sur le revenu entre 2002 et 2012, a annoncé le ministère de la Justice.

Dans le cadre de la transaction, Mizrahi Tefahot, a accepté la responsabilité des actes commis par d’anciens employés, a rapporté le quotidien économique israélien Globes.

Les employés ont travaillé dans la banque privée et la relation client entre 2002 et 2012.

En août, la banque a rejeté la proposition du ministère de la Justice de payer une amende de 342 millions de dollars pour le règlement de l’enquête sur l’évasion fiscale, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un «calcul raisonnable».

Dans un rapport trimestriel sur les bénéfices publié en août, la banque a annoncé avoir mis de côté 425 millions de shekels (117,75 millions de dollars) au cours du trimestre pour couvrir une amende probable des autorités américaines. La banque avait précédemment réservé 161,9 millions de shekels (44,86 millions de dollars).

La banque a indiqué qu’elle « avait mené des discussions intensives avec les autorités américaines » depuis le rejet de l’offre en août.

Le ministère de la Justice a déclaré que le versement de 195 millions de dollars comprenait 53 millions de dollars en restitution, 24 millions de dollars en restitution et une amende de 118 millions de dollars.

Moshe Vidman, président du conseil d’administration de la banque, s’est dit satisfait que les négociations aient abouti à des résultats positifs et abouti à un règlement convenu.

Mizrahi Tefahot n’est pas la première banque israélienne à se faire prendre à ce racket d’évasion fiscale, propre à un État exclusivement juif en raison du statut de double nationalité de tant de Juifs en Amérique.

Son plus grand rival, la banque Leumi, a fait l’objet d’une enquête similaire et a payé des amendes de 400 millions de dollars aux autorités américaines à la fin de 2014.

En outre, Hapoalim, l’une des deux plus grandes banques israéliennes aux côtés de Leumi, a annoncé la mise de côté de 246 millions de dollars supplémentaires pour couvrir le règlement éventuel d’une enquête américaine sur l’évasion fiscale par « les clients de la banque ».

Cette provision, qui doit être prise au quatrième trimestre de 2018, portera le total de ses provisions à 611 millions de dollars, alors que M. Hapoalim a déclaré avoir eu des entretiens avec des responsables de la justice américains ces dernières semaines. Il a ajouté que le montant du règlement pourrait même être considérablement plus élevé.

Résultats de recherche d'images pour « mizrahi tefahot bank »

 

 

 

Facebook interdit officiellement le nationalisme blanc

Facebook commencera à interdire le contenu « nationaliste blanc ou séparatiste blanc » sur sa plate-forme à partir de la semaine prochaine, a annoncé mercredi le géant des médias sociaux.

 

 

Les responsables de Facebook ont ​​officiellement décidé d’interdire le « nationalisme blanc » et le « séparatisme blanc » sur la plate-forme appartenant à des Juifs lors d’une réunion de modération du contenu mardi, selon Motherboard.

La censure grandissante intervient un an après que Motherboard, un journal d’informations techniques, ait rapporté que l’idéologie de modération juive-libérale de Facebook avait permis le « nationalisme blanc et le séparatisme » sur la plate-forme, bien qu’elle interdisait une « suprématie blanche » explicite, alors qu’elle n’était jamais vraie.

Dans les documents de formation destinés aux modérateurs de l’année dernière, Facebook a écrit que le nationalisme blanc « ne semble pas toujours être associé au racisme (du moins de manière non explicite) », ce qui entraîne des réactions immédiates de la part de groupes de défense des droits civiques et d’experts alors nationalisme. 

Brian Fishman, directeur de la politique de lutte contre le terrorisme chez Facebook, a déclaré à la carte mère cette semaine qu’après avoir discuté avec de nombreux experts, Facebook avait conclu que « le chevauchement entre le nationalisme blanc, le séparatisme [blanc] et la suprématie blanche est si vaste que nous distinction entre eux. « 

« Notre propre analyse des personnalités et des organisations haineuses – telle que définie par notre politique sur les personnes et organisations dangereuses – a en outre révélé le chevauchement entre nationalisme blanc, séparatisme et suprématie blanche », a déclaré Facebook dans le blog annonçant le changement. « À l’avenir, même si les gens pourront toujours faire preuve de fierté vis-à-vis de leur héritage ethnique, nous ne tolérerons ni les louanges ni le soutien du nationalisme blanc et du séparatisme. »

Des « experts » ont déclaré au géant des médias sociaux que le nationalisme blanc et le séparatisme blanc étaient liés à la violence, a déclaré Facebook.

Facebook va maintenant interdire les contenus qui « louent ou soutiennent le nationalisme blanc et le séparatisme ». Et lorsque les utilisateurs tentent de publier ou de rechercher des contenus nationalistes ou séparatistes blancs explicites, ils sont redirigés vers le site Web de Life After Hate, une organisation de défense des droits et d’assistance qui s’efforce d’aider les personnes à sortir des « groupes haineux ». Le groupe Life After Hate, parrainé par des juifs, a été fondé par des nationalistes blancs traîtres.

«Si les gens explorent ce mouvement, nous voulons les mettre en contact avec des personnes capables de fournir une assistance hors ligne», a déclaré Fishman à Motherboard. «C’est le genre de travail qui, à notre avis, fait partie d’un programme complet visant à mener ce type de mouvement.»

Fishman a déclaré que l’interdiction ne s’étendrait pas au « nationalisme blanc implicite ou codé et au séparatisme blanc », soulignant que ces messages sont plus difficiles à identifier et à supprimer, selon Motherboard.

 

 

Vidéo: La bataille d’Azincourt

La bataille d’Azincourt est une défaite cuisante des Français face aux Anglais, durant la guerre de Cent Ans. Revendiquant le trône de France, Henri V d’Angleterre débarque en Normandie en août 1415, à la tête d’une armée d’environ 11 000 hommes. Il s’empare de Harfleur en septembre, mais ses forces sont réduites alors de moitié, à la suite des combats et en raison des maladies. Henri prend la décision de se porter vers le nord-est pour rejoindre Calais, possession anglaise, d’où il espère pouvoir regagner l’Angleterre. Mais une imposante armée française, sous les ordres du connétable Charles d’Albret, cherche à lui bloquer sa retraite.

Bataille d’Azincourt

Cette armée compte de 20 000 à 30 000 hommes et réunit la fine fleur de la chevalerie française. Elle rattrape l’armée anglaise exténuée à Agincourt (aujourd’hui Azincourt, dans le département du Pas-de-Calais). Persuadés de remporter une victoire facile, les Français ont imprudemment choisi pour champ de bataille une étroite clairière, d’environ 900 mètres, encadrée par deux bois. L’exiguïté du terrain rendant les manœuvres quasi impossibles, l’avantage de leur écrasante supériorité numérique se voit réduit à néant. À l’aube du 25 octobre 1415, les deux armées se préparent au combat. Du côté français, trois formations en bataille, les deux premières à pied, sont contraintes de s’aligner les unes derrière les autres. Henri ne dispose que d’environ 5 000 archers et 900 hommes d’armes, qu’il déploie en une seule ligne. Les hommes d’armes ont mis pied à terre et sont répartis en trois groupes centraux reliés par des groupes d’archers qui forment des angles en saillie, flanqués sur les ailes droite et gauche par deux masses d’archers supplémentaires.

Plan de bataille français retrouvé dans les archives britanniques.

Les archers anglais s’avancent pour avoir leur ennemi à portée de flèches. Le tir nourri des « long bows » pousse alors les Français à attaquer. Des charges isolées de chevaliers français se brisent sur la ligne de pieux acérés dressée par les Anglais.

 

Les Anglais eux-mêmes le reconnaissent : si les troupes du roi Henry V firent preuve d’un extraordinaire sang froid et d’une discipline sans faille sur le champ de bataille, leur victoire du 25 octobre 1415 à Azincourt marque surtout le fiasco absolu d’une chevalerie française trop sûre d’elle, butée dans sa stratégie et très mal organisée.

Les Français étaient supérieurs en nombre, même si la différence entre les deux armées était sans doute nettement plus faible que ce qui a longtemps été affirmé : 12 000 contre 9 000 selon l’historienne britannique Anne Curry, l’une des plus éminentes spécialistes d’Azincourt. Les Anglais, affaiblis par le siège d’Harfleur en Normandie et plusieurs jours de marche, semblaient surtout une proie facile pour nos chevaliers. Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Voici les cinq principales erreurs commises lors de cette funeste journée qui coûta la vie à plus de 6000 combattants :

1. Une tactique prévisible
2. Un terrain inadapté
3. Une avant-garde trop fournie
4. Une charge de cavalerie désastreuse
5. Des troupes arrivées en retard

 Une tactique prévisible

Pendant des siècles, la tactique française employée dans les batailles rangées comme celle d’Azincourt avait peu évolué. Elle s’appuyait principalement sur des grandes charges de cavaliers qui utilisaient la vitesse et la force de leurs chevaux pour infliger de gros dégâts dans les premières lignes adverses. Parfois ça a fonctionné, comme à Bouvines (1214) ou à Roosebeke (1382). Mais très souvent ça a échoué, comme à Coutrai (1302), à Crécy (1346), à Poitiers (1356) ou à Nicopolis lors de la croisade de Hongrie contre les Turcs (1396). Avant, les Anglais fonçaient eux aussi tête baissée mais l’humiliante défaite que les piquiers écossais leur infligèrent à Bannockburn en 1314 les conduisit à revoir fondamentalement leur stratégie et à promouvoir une arme redoutable : l’arc long ou « long bow »capable de faire pleuvoir à distance une « grêle » de flèches sur l’adversaire. Les archers les plus habiles étant capables de décocher une quinzaine de flèches à la minute, la technique était extrêmement efficace pour « briser » les charges massives des chevaliers.

Les Français aussi ont intégré des « gens de traits » dans leurs rangs. L’arbalète – plus précise que l’arc long mais plus lente à recharger –  s’est souvent révélée une arme de défense très précieuse lors des sièges. En revanche, son usage semble moins convaincant lors des grandes batailles rangées. A Crécy, les arbalétriers génois placés en première ligne par les Français, avaient gêné la progression des chevaliers, qui, extrêmement courroucés, avaient fini par les massacrer pour dégager le passage. Quant à l’arc long, le roi Charles V a bien tenté de le promouvoir à la fin du XIVe siècle sans jamais parvenir à l’imposer.

On touche ici au mentalités de l’époque : en France, la guerre est avant tout l’affaire des nobles. Les armes de trait ne correspondent pas à l’idéal chevaleresque qui privilégie le combat à cheval, le corps-à-corps et la mêlée. Les archers et les arbalétriers sont considérés comme une simple force d’appoint au sein de l’ost royal. Les Anglais, au contraire, n’ont pas hésité à ouvrir leur armée aux gens du peuple parmi lesquels ils ont recruté l’élite de leurs tireurs. A Azincourt, parmi les 9000 combattants anglais présents, on compte 7000 archers. Côté français, les « gens de trait » représentent à peine un tiers des 12 000 hommes présents. Le pont faible des archers étant leur faible protection (impossible de tirer à l’arc avec une armure), de grosses charges de cavalerie allaient forcément être menées contre eux pour tenter de les neutraliser. Henry V l’avait prévu et avait demandé à ses hommes de trait de tailler des grands pieux pour se protéger des assauts. Une parade peut-être inspirée des archers turcs qui avaient vaincu de cette façon les croisés à Nicopolis en 1396. 

Un terrain inadapté

Au début des années 1980, l’historien Christopher Philpotts fit une incroyable découverte dans les archives de la British Library : il retrouva un authentique plan de bataille élaboré par les Français avant la bataille d’Azincourt. Ce document a probablement été rédigé par le maréchal Jean Le Meingre, dit Boucicaut. Les Anglais l’ont sans doute récupéré parmi ses effets lorsqu’il a été capturé, à l’issue des combats. Au regard des noms des commandants qui figurent sur le document, dont quelques uns étaient absents le jour « J », il semble que ce plan ait été élaboré au moins une dizaine de jours avant l’affrontement, sans prendre en compte la configuration du champ de bataille qui n’avait pas encore été désigné.

Bataille de Crecy.

Selon l’historienne anglaise Anne Curry, les Français voulaient pousser Henry V et ses troupes à se battre à découvert dans une grande plaine, bien plus à l’est qu’Azincourt, du côté d’Aubigny-en-Artois, entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Arras. La course-poursuite engagée à partir du 7 octobre avait pourtant porté ses fruits : le roi d’Angleterre, qui cherchait à rejoindre Calais au plus vite, n’avait pas pu franchir la Somme à Abbeville, comme il le souhaitait. Il avait donc dû remonter le fleuve vers l’est pour trouver un nouveau gué, sans doute du côté de Béthencourt-sur-Somme (voir carte ci-dessous).

Mais Henry V parvint à devancer les Français lancés à ses trousses, pour remonter vers le nord-ouest. Sa progression fut stoppée dans l’Artois, à hauteur de Maisoncelle, ses ennemis lui barrant la route 1 kilomètre plus loin à Ruisseauville. On peut encore s’en rendre compte aujourd’hui lorsqu’on visite les lieux : la plaine qui sépare Maisoncelle de Ruisseauville se rétrécit entre les villages d’Azincourt et de Tramecourt, formant un léger entonnoir. Les bois, situés de part et d’autre, étaient beaucoup plus denses qu’aujourd’hui et ne laissaient qu’un passage d’environ 500 mètres de large. Cette caractéristique effaçait du coup l’avantage du surnombrepour les Français, en rendant difficile, voire impossible, le contournement, voire l’encerclement des troupes anglaises.  
Les lignes anglaises surplombaient également les lignes françaises, contraignant leurs adversaires, en armures, à davantage d’effort physique. A cela s’ajoutait l’état détrempé du terrain qui contraria les charges à pied et à cheval des Français. En ce mois d’octobre, les champs venaient d’être fraîchement labourés et se transformèrent en véritable bourbier dès les premiers assauts. Selon Le Religieux de Saint-Denis, un chroniqueur qui recueillit des témoignages de survivants, les hommes à pied « enfonçaient jusqu’aux chevilles« .   

Résultats de recherche d'images pour « Bataille d'Azincourt »

 

 

 

Ce que la disparition des dinosaures nous apprend sur notre sort futur

«Pourquoi les dinosaures se sont-ils éteints?» Chez les paléontologues comme chez les enfants férus de dinosaures, il y a consensus: un astéroïde de 10 kilomètres de diamètre s’est écrasé il y a quelque soixante-six millions d’années sur l’actuelle Amérique centrale. Cette chute a provoqué un nuage de poussière et de fumée: en se répandant dans la haute atmosphère, il a obstrué le soleil, refroidi la Terre et détruit la couche d’ozone, qui protège la vie des rayonnements cosmiques nocifs.

 

Ces effets ont duré plus d’une décennie, dévastant sur Terre plantes et planctons. Des ravages qui ont rapidement remonté la chaîne alimentaire, tuant d’abord les grands herbivores, incapables de se procurer suffisamment de nourriture, puis les carnivores, qui se sont vite trouvés dans la même situation.

Une proportion ahurissante des espèces s’est alors éteinte: 75% d’entre elles ont disparu –y compris tous les dinosaures non-aviaires (qu’on distingue des oiseaux, dinosaures eux aussi). Cet événement, baptisé «extinction Crétacé-Tertiaire», est l’une des cinq plus grosses extinctions connues au cours des 500 derniers millions d’années.

Frise retraçant les différentes ères géologiques, depuis l’apparition des dinosaures jusqu’à nos jours.

D’autres événements dramatiques coïncident toutefois avec la disparition des dinosaures. À peu près au même moment, en Inde centrale, une quantité colossale de volcans ont craché plus d’un million de kilomètres cubes d’une lave mélangée à du soufre et du dioxyde de carbone: la chaleur de ce magma a modifié le climat et provoqué des pluies acides dans le monde entier.

Entre temps, un ralentissement de l’activité tectonique sous-marine a conduit le niveau de la mer à une vitesse jamais égalée dans l’histoire de la planète: un phénomène qui a dévasté les écosystèmes côtiers.

Cette conjonction d’événements a conduit à quelques débats assez passionnés pour déterminer la cause réelle de l’éradication des dinosaures. D’autant qu’à d’autres époques, des événements tout aussi dramatiques sont survenus sans qu’ils semblent avoir causé autant de dégâts. Mais peut-être faut-il poser la question autrement.

Un changement profond, complexe et interconnecté

De nouveaux éléments suggèrent que tous ces événements étaient peut-être interconnectés et que l’on ne peut se contenter d’expliquer l’extinction du dinosaure comme un simple processus au cours duquel un phénomène malheureux est soudainement tombé du ciel bleu et clair, tuant tout sur son passage. Il s’agirait plutôt de changements profonds, complexes et interconnectés aux systèmes globaux qui soutiennent la vie.

Vers la fin de la période crétacée, par exemple, la planète a connu une restructuration des écosystèmes terrestres, qui les a rendus plus vulnérables à un effondrement catastrophique. Cette recomposition a pu être provoquée par de multiples modifications évolutives et écologiques liées au changement climatique, par la prédominance croissante des plantes à fleurs et par les fluctuations dans la diversité et l’abondance de certains groupes de dinosaures.

Cette complexité n’est pas non plus inhabituelle dans les extinctions de masse. Pour chacune des cinq grandes catastrophes mondiales, il existe quantité de causes possibles. Astéroïdes, volcans, changement climatique (refroidissement et réchauffement), l’évolution de nouvelles espèces –à l’image des plantes profondément enracinées qui ont transformé pour la première fois de la roche nue en un sol riche–, et même les effets d’étoiles explosant.

Astéroïdes, micro-organismes, volcans et méthane

 

La plus grosse des extinctions massives, dite la «grande extinction», paraît encore plus complexe. Survenu à la fin du Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, cet événement a tué 90% des espèces sur Terre. Et l’on compte pas moins de sept événements catastrophiques associés à cette période dans l’histoire géologique.

Pour n’en citer que quelques-unes: l’évolution de nouvelles souches de micro-organismes, un impact d’astéroïde et une immense zone d’activité volcanique dans l’actuelle Sibérie, entrée en éruption pendant un million d’années.

Le crinoïde carbonifère, ouLe crinoïde carbonifère, ou lys de mer, a considérablement diminué après la «grande extinction». |

 

Mais les principaux changements se seraient produits dans les eaux. Le fond des océans émettait d’importantes quantités de méthane, les courants océaniques stagnaient, les niveaux de dioxyde de sulfure, en augmentation, causaient la mort du phytoplancton –ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau– et les niveaux d’oxygène diminuaient.

Sachant cela, on est surtout surpris d’apprendre que 10% des espèces ont survécu, plutôt que de savoir que 90% se sont éteintes!

Temps précaires pour l’humanité

Que cela implique-t-il pour la période que nous vivons aujourd’hui, qualifiée fréquemment de «sixième extinction»?

Au Centre pour l’étude des risques existentiels, à l’Université de Cambridge, nous nous heurtons souvent au problème de nouvelles menaces, mondiales et sans précédent. Certaines d’entre elles, comme les risques liés aux armes nucléaires ou à l’intelligence artificielle, peuvent s’apparenter à des astéroïdes tombés du ciel, et l’on nous demande souvent lesquelles nous inquiètent le plus.

Ce que l’étude des précédentes extinctions de masse nous enseigne, c’est que cette question est sans doute mal formulée.

La vie de l’humanité est bien plus précaire que l’on ne le croit. Elle dépend d’un grand nombre de systèmes globaux, depuis l’environnement qui nous fournit en nourriture, en eau, en air pur et en énergie, jusqu’à l’économie mondiale qui offre des biens et des services, où nous le souhaitons et quand nous le souhaitons.

En se penchant sur nos connaissances historiques et géologiques, il apparaît clair que de tels systèmes peuvent facilement basculer d’une phase à une autre, pour passer rapidement, et parfois irrévocablement, de la stabilité au chaos.

Les scientifiques mettent en garde contre le sixième événement d’extinction de masse de la Terre

 

Les chercheurs parlent d ‘«annihilation biologique» alors qu’une étude révèle que des milliards de populations d’animaux ont été perdues au cours des dernières décennies

Une «annihilation biologique» de la faune sauvage au cours des dernières décennies signifie qu’une sixième extinction massive dans l’histoire de la Terre est en cours et est plus grave que prévu, selon les recherches.

Les scientifiques ont analysé des espèces communes et des espèces rares et ont découvert que des milliards de populations régionales ou locales avaient disparu. Ils attribuent la crise à la surpopulation humaine et à la surconsommation et avertissent que celle-ci menace la survie de la civilisation humaine, avec peu de temps pour agir.

L’étude, publiée dans le compte-rendu de la revue à comité de lecture Acts of the  National Academy of Sciences , évite le ton généralement sobre des articles scientifiques et appelle la perte massive d’espèces sauvages un «anéantissement biologique» qui représente un «assaut effrayant des fondements de la civilisation humaine». 

Le professeur Gerardo Ceballos, de l’université nationale autonome du Mexique, qui a dirigé les travaux, a déclaré: « La situation est devenue tellement mauvaise qu’il ne serait pas éthique de ne pas utiliser un langage fort. »

Des études antérieures ont montré que les espèces sont en voie de disparition à un rythme nettement plus rapide que pour des millions d’années auparavant. Néanmoins, les extinctions restent relativement rares, ce qui donne l’impression d’une perte progressive de la biodiversité. Le nouveau travail adopte plutôt un point de vue plus large, évaluant de nombreuses espèces communes qui perdent des populations dans le monde entier à mesure que leur aire de répartition diminue, mais restent présentes ailleurs.

 

Les scientifiques ont découvert qu’un tiers des milliers d’espèces perdant des populations ne sont actuellement pas considérées en danger et que jusqu’à 50% de tous les animaux ont été perdus au cours des dernières décennies. Des données détaillées sont disponibles pour les mammifères terrestres, et près de la moitié d’entre eux ont perdu 80% de leur aire de répartition au cours du siècle dernier. Les scientifiques ont découvert que des milliards de populations de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens s’étaient perdues sur toute la planète, ce qui les a amenés à affirmer qu’une sixième extinction de masse avait déjà progressé plus loin que prévu.

Des milliards d’animaux ont été perdus car leurs habitats sont devenus plus petits d’année en année.

Les scientifiques concluent: «L’annihilation biologique qui en résultera aura évidemment de graves conséquences écologiques, économiques et sociales. L’humanité finira par payer un prix très élevé pour la décimation du seul assemblage de vie que nous connaissons dans l’univers. « 

Selon eux, bien que des mesures soient toujours possibles pour enrayer le déclin, les perspectives ne sont pas optimistes: «Tout indique que des attaques de plus en plus violentes contre la biodiversité au cours des deux prochaines décennies brosseront un tableau sombre de l’avenir de la vie, y compris la vie humaine. ”

La faune est en train de disparaître à cause de la destruction de son habitat, de la chasse excessive, de la pollution toxique, de l’invasion par des espèces exotiques et du changement climatique. Mais la cause ultime de tous ces facteurs est « la surpopulation humaine et une croissance continue de la population et la surconsommation, en particulier par les riches », déclarent les scientifiques, dont le professeur Paul Ehrlich, de l’Université Stanford aux États-Unis, dont le livre de 1968, The Population Bomb est un travail séminal, même si controversé.

«Il convient de tenir compte du sérieux avertissement de notre document, car la civilisation dépend entièrement des plantes, des animaux et des microorganismes de la Terre qui lui fournissent des services écosystémiques essentiels allant de la pollinisation des cultures à la protection des cultures en passant par la fourniture d’aliments de la mer et le maintien d’un climat viable. « Ehrlich a dit au Guardian. Les autres services écosystémiques incluent l’air pur et l’eau.

« Le temps d’agir est très court », a-t-il déclaré. «Malheureusement, il faudra beaucoup de temps pour commencer humainement la réduction de la population requise si la civilisation doit survivre longtemps, mais beaucoup pourrait être fait sur le front de la consommation et avec des« aides de bande »- réserves fauniques, lois sur la protection de la diversité – entre-temps . ”Ceballos a déclaré qu’une institution internationale était nécessaire pour financer la conservation mondiale de la faune.

La recherche a analysé les données de 27 500 espèces de vertébrés terrestres de l’UICN et a révélé que les aires de répartition d’un tiers avaient diminué au cours des dernières décennies. Beaucoup de ces espèces sont communes et Ceballos a donné l’exemple de près de chez lui: «Nous avions des hirondelles qui nidifiaient tous les ans dans ma maison près de Mexico – mais depuis 10 ans, il n’y en a plus.

Le lion magnifique dans son habitat.

Les chercheurs ont également évoqué le cas «emblématique» du lion: «Le lion a été historiquement réparti dans la majeure partie de l’Afrique, de l’Europe méridionale et du Moyen-Orient, jusqu’au nord-ouest de l’Inde. [Maintenant] la grande majorité des populations de lions ont disparu. « 

Répartition historique de la population des lions.

 

Historiquement, les lions ont vécu à travers l’Afrique, le sud de l’Europe, le Moyen-Orient et jusqu’au nord-ouest de l’Inde. Aujourd’hui, leur habitat a été réduit à quelques minuscules poches de la zone d’origine.

Pimm a également déclaré que l’approche au pinceau large utilisée avait des conséquences importantes. «Devrions-nous nous préoccuper de la perte d’espèces sur de vastes zones – absolument -, mais c’est une façon assez rudimentaire de le montrer», a-t-il déclaré. «Il y a des régions du monde où il y a des pertes énormes, mais il y a également des régions du monde où des progrès remarquables ont été accomplis. C’est assez dur pour des pays comme l’Afrique du Sud, qui protège bien les lions. »

Robin Freeman, de la Zoological Society of London, au Royaume-Uni, a déclaré: «Bien qu’il soit intéressant de voir les choses dans leur ensemble, le réel intéressant réside dans les détails. Quels sont les facteurs qui causent les baisses dans certaines zones?

Freeman faisait partie de l’équipe qui a produit une analyse de 3000 espèces en 2014 indiquant que 50% des animaux ont été perdus depuis 1970, ce qui concorde avec le nouveau travail mais repose sur différentes données de l’UICN. Il a convenu qu’un langage fort est nécessaire: «Nous avons besoin que les gens soient conscients des déclins catastrophiques que nous assistons. Je pense qu’il y a une place pour cela dans le [nouveau] journal, même si la ligne est délicate à tracer. ”

Citer la surpopulation humaine comme la cause fondamentale des problèmes environnementaux a longtemps été controversé, et la déclaration d’Ehrlich de 1968 selon laquelle des centaines de millions de personnes mourraient de faim dans les années 1970 ne s’était pas concrétisée, en partie à cause de nouvelles cultures à haut rendement qu’Ehrlich avait lui-même produites. noté comme possible.

Ehrlich a reconnu «des défauts» dans The Population Bomb, mais a déclaré que son objectif principal avait été atteint: sensibiliser la population aux problèmes environnementaux mondiaux et au rôle de la population humaine dans ceux-ci. Son message reste clair aujourd’hui: «Montrez-moi un scientifique qui affirme qu’il n’y a pas de problème de population et je vous montrerai un idiot.»

Les cinq extinctions de masse précédentes de la Terre

Ordovicien final, il y a 443 millions d’années

Une grave période glaciaire a entraîné une chute du niveau de la mer de 100 m, anéantissant 60 à 70% des espèces qui vivaient alors dans les océans. Peu après, la glace a fondu, laissant les océans sans oxygène.

Dévonien tardif, il y a 360 millions d’années

Changement climatique prolongé et désordonné, frappant à nouveau très durement la vie dans les mers peu profondes, tuant 70% des espèces, y compris presque tous les coraux.

Permien-Trias, c il y a 250 millions d’années

Le grand – plus de 95% des espèces ont péri, y compris les trilobites et les insectes géants – fortement lié aux éruptions volcaniques massives en Sibérie qui ont provoqué un épisode sauvage de réchauffement climatique.

Trias-Jurassique, il y a 200 millions d’années

Les trois quarts des espèces ont été perdues, encore une fois probablement à cause d’un nouvel élan de volcanisme. Il a laissé la Terre libre pour que les dinosaures se développent.

Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d’années

L’impact d’un astéroïde géant sur le Mexique, juste après de grandes éruptions volcaniques dans l’actuelle Inde, a mis fin aux dinosaures et aux ammonites. Les mammifères, et finalement les humains, en ont profité.


Selon le WWF, la Terre a perdu la moitié de sa faune au cours des 40 dernières années

Les espèces terrestres, les rivières et les mers sont décimées du fait que les humains tuent pour se nourrir en nombre non durable et détruisent leurs habitats

Des ordures déversées dans la toundra à l'extérieur de llulissat au Groenland avec des icebergs derrière le fjord glacé de Sermeq Kujullaq ou de llulissat.  Le fjord de glace d'Ilulissat est un site du patrimoine mondial de l'Unesco
Les déchets déversés dans la toundra à l’extérieur de llulissat, au Groenland, contrastent avec les icebergs situés derrière le fjord de Sermeq Kujullaq ou de llulissat, classé au patrimoine mondial de l’Unesco

Selon une nouvelle analyse, le nombre d’animaux sauvages sur Terre a diminué de moitié au cours des 40 dernières années. Les créatures à travers le pays, les rivières et les mers sont décimées car les humains les tuent pour se nourrir en nombre non durable, tout en polluant ou en détruisant leurs habitats, selon les recherches des scientifiques du WWF et de la Zoological Society of London.

«Si la moitié des animaux mouraient dans le zoo de Londres la semaine prochaine, cela ferait la une des journaux», a déclaré le professeur Ken Norris, directeur scientifique de ZSL. «Mais cela se passe dans les grands espaces. Ces dommages ne sont pas une fatalité, mais une conséquence de la manière dont nous avons choisi de vivre. ”Il a déclaré que la nature, qui fournit de la nourriture, de l’eau potable et de l’air, était essentielle au bien-être de l’homme.

« Nous avons perdu la moitié de la population animale et sachant que cela est motivé par la consommation humaine, il s’agit clairement d’un appel aux armes et nous devons agir maintenant », a déclaré Mike Barratt, directeur des sciences et des politiques au WWF. Il a déclaré qu’une plus grande partie de la Terre devait être protégée du développement et de la déforestation, tandis que la nourriture et l’énergie devaient être produites de manière durable.

La déforestation en Amazonie va empirer avec l’élection de Jair Bolosano,au Brésil.

Le déclin rapide du nombre d’animaux, de poissons et d’oiseaux a été calculé en analysant 10 000 populations différentes, couvrant 3 000 espèces au total. Ces données ont ensuite été utilisées pour la première fois pour créer un «Indice Planète Vivante» (IPV) représentatif, reflétant l’état de tous les 45 000 vertébrés connus.

«Nous avons tous entendu parler de l’indice FTSE 100, mais nous avons manqué l’indicateur ultime, la tendance à la baisse des espèces et des écosystèmes dans le monde», a déclaré le professeur Jonathan Baillie, directeur de la conservation de ZSL. « Si nous obtenons [notre réponse], nous aurons un mode de vie sûr et durable pour l’avenir », a-t-il déclaré.

Sinon, at-il ajouté, la surutilisation des ressources conduirait finalement à des conflits. Il a déclaré que l’indice LPI était un indicateur extrêmement robuste et avait été adopté par la Convention sur la diversité biologique de l’ONU, adoptée au niveau international , en tant qu’information essentielle sur la biodiversité.

Un deuxième indice dans le nouveau rapport Living Planet calcule «l’empreinte écologique» de l’humanité, c’est-à-dire l’échelle d’utilisation des ressources naturelles. Actuellement, la population mondiale coupe les arbres plus vite qu’ils ne le repoussent, capturant les poissons plus vite que les océans ne peuvent plus se réapprovisionner, pompant l’eau des rivières et des aquifères plus rapidement que les précipitations ne peuvent les reconstituer et émettant plus de dioxyde de carbone qui réchauffe le climat que ne peuvent absorber les océans et les forêts.

Le rapport conclut que le taux de consommation mondial moyen actuel aurait besoin de 1,5 planète Terre pour le maintenir. Mais quatre planètes seraient nécessaires pour maintenir les niveaux de consommation américains, ou 2,5 pour correspondre aux niveaux de consommation britanniques.

Le déclin le plus rapide parmi les populations animales a été observé dans les écosystèmes d’eau douce, dont le nombre a chuté de 75% depuis 1970. «Les cours d’eau sont le fond du système», a déclaré Dave Tickner, conseiller principal du WWF en matière d’eau douce. «Peu importe ce qui se passe sur la terre ferme, tout finit dans les rivières.» Par exemple, des dizaines de milliards de tonnes d’effluents sont déversés dans le Gange, en Inde, chaque année.

Ainsi que la pollution, les barrages et le captage croissant d’eau endommagent les systèmes d’eau douce. Il existe plus de 45 000 grands barrages – 15 m ou plus – dans le monde. «Ils coupent les rivières en mille morceaux», a déclaré Tickner, empêchant ainsi le bon écoulement de l’eau. Alors que la population a quadruplé au cours du siècle dernier, la consommation d’eau a été multipliée par sept. «Nous vivons de plus en plus assoiffé», a-t-il déclaré.

Cependant, alors que des espèces d’eau douce telles que l’anguille européenne et la salamandre aux couleurs de l’enfer se sont écrasées aux États-Unis, des cas de récupération ont également été observés. Les loutres étaient presque éteintes en Angleterre, mais grâce aux efforts de conservation, ils vivent maintenant dans tous les comtés .

Le nombre d’animaux vivant sur les terres a diminué de 40% depuis 1970. Des éléphants de forêt en Afrique centrale , où les taux de braconnage dépassent maintenant le taux de natalité, au gibbon de Hoolock au Bangladesh et aux serpents européens comme le pré et les vipères, la destruction de l’habitat a vu des populations s’effondrer. Mais là encore, des efforts de conservation intensifs peuvent inverser les tendances, comme ce fut le cas avec les tigres au Népal .

David Nussbaum, directeur général du WWF-Royaume-Uni, a déclaré: «L’ampleur des destructions soulignées dans ce rapport devrait constituer un avertissement pour nous tous. Mais 2015 – lorsque les pays du monde doivent se réunir pour se mettre d’accord sur un nouvel accord mondial sur le climat , ainsi que sur un ensemble d’ objectifs de développement durable – nous offre une occasion unique de renverser les tendances.

«Nous tous – hommes politiques, entreprises et citoyens – avons un intérêt et une responsabilité d’agir afin de protéger ce que nous valons tous: un avenir en bonne santé pour les hommes et pour la nature. »

 

 

 

 

 

Facebook s’attend à une amende d’un maximum de 5 milliards $ US de la FTC

 

 

SAN FRANCISCO — Facebook a indiqué mercredi qu’il pourrait être condamné à une amende pouvant aller jusqu’à 5 milliards $ US à la suite d’une enquête de la Federal Trade Commission (FTC). L’agence a enquêté sur le réseau social pour d’éventuelles violations de la vie privée, mais n’a pas encore annoncé ses conclusions.

Dans son rapport sur ses résultats trimestriels, publié mercredi, la société a indiqué avoir mis de côté 3 milliards $ US en prévision de cette éventuelle pénalité.

La charge ponctuelle a considérablement réduit le bénéfice net de Facebook pour son premier trimestre, même si ses revenus ont augmenté de 25 pour cent au cours de la période. La FTC a cherché à savoir si Facebook avait rompu son propre accord de 2011, promettant de protéger la confidentialité de ses utilisateurs.

Les investisseurs ont ignoré cette accusation et faisaient grimper l’action de la société de plus de sept pour cent à environ 196 $ US dans les transactions d’après-séance. Les résultats de Facebook ont été dévoilés après la fermeture des marchés financiers.

 

Facebook a été dénoncé pour plusieurs manquements importants à la vie privée au cours des deux dernières années. La FTC étudie depuis mars dernier le rôle joué par Facebook dans le scandale de la société d’extraction de données Cambridge Analytica. Cette dernière a accédé aux données d’environ 87 millions d’utilisateurs du réseau social sans leur consentement.

Facebook a annoncé mercredi que son bénéfice net s’était chiffré à 2,43 milliards $ US, soit 85 cents US par action, pour le trimestre de janvier à mars. Cela représente une baisse de 51 pour cent par rapport à celui de 4,99 milliards $ US, ou 1,69 $ US par action, réalisé un an plus tôt. Cette baisse est principalement attribuable à la charge de 3 milliards $ US.

Les revenus ont augmenté de 26 pour cent pour atteindre 15,08 milliards $ US par rapport à l’année précédente. En excluant la charge non récurrente, Facebook a gagné 1,89 $ US par action.

Les analystes tablaient sur un bénéfice par action de 1,62 $ US et sur un chiffre d’affaires de 14,98 milliards $ US, selon les prévisions recueillies par FactSet.

Le nombre d’utilisateurs mensuels de Facebook a augmenté de huit pour cent pour atteindre 2,38 milliards. Les utilisateurs quotidiens ont aussi augmenté de huit pour cent, à 1,56 milliard.

 

 

 

La découverte d’un crabe préhistorique confond les chercheurs

Calli chimera : «la belle chimère», c’est le nom qui a été donné avec poésie à une espèce de crabe vieille de plus de 90 millions d’années, découverte par un paléontologue de l’Université de l’Alberta.

Calli chimera : «la belle chimère», c’est le nom qui a été donné avec poésie à une espèce de crabe vieille de plus de 90 millions d’années, découverte par un paléontologue de l’Université de l’Alberta.

Javier Luque a déterré ces fossiles presque par hasard, lors d’une excursion sur le terrain d’un mois en Colombie. Après une longue journée de marche, il a décidé de prendre une pause sur un amas rocheux.

« J’ai donné un dernier coup de marteau, pour voir ce que je pourrais trouver. C’est incroyable, parce que dès que j’ai frappé la roche, elle s’est fendue. Elle était complètement couverte de fossiles, s’exclame le chercheur. Il y en avait des milliers, c’était très excitant! »

Le scientifique n’en croyait pas ses yeux lorsqu’il a vu ces fossiles, car ils sont l’antithèse du crabe classique, qui a un corps plus rond et plat et des yeux renforcés.

Les fossiles étaient à peine plus gros qu’une pièce de monnaie et, coup de chance pour le chercheur, étaient extrêmement bien préservés, ce qui a permis à Javier Luque de les examiner jusque dans leurs moindres détails.

« En paléontologie, souvent, la réalité surpasse la fiction et ces fossiles en sont un bon exemple. On n’aurait jamais pu se douter qu’une belle chimère comme ça aurait pu exister si on n’avait pas vu son fossile. »

Javier Luque, paléontologue de l’Université de l’Alberta

L’espèce découverte par Javier Luque ressemble à un amalgame de plusieurs espèces différentes : elle a les yeux globuleux d’une larve, la bouche d’une crevette, les griffes d’un crabe et la carapace d’un homard.

« Ses yeux étaient énormes, décrit-il. Ses pattes du devant, au lieu d’être formées pour marcher, étaient énormes et plates, comme des pagaies qu’elle aurait utilisées pour nager. Toutes ces caractéristiques nous ont vraiment rendus perplexes. »

le fossile.

Cette découverte a eu lieu en 2005. S’en est suivi plus d’une décennie de recherche, pour déterminer la place de ce fossile inusité dans la chaîne de l’évolution des crabes, avant que cette révélation soit enfin rendue publique.

« On savait que c’était un crabe, mais on ne savait pas du tout de quelle espèce il s’agissait. Le travail de détective […] a pris beaucoup de temps », indique Javier Luque.

Il estime que cette espèce date du mi-crétacé et qu’elle aurait habité dans les régions côtières il y a entre 90 et 95 millions d’années.

La zone des tropiques, l’eldorado des fossiles?

Christopher Cameron, professeur agrégé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal, pense que ces fossiles marquent un jalon important, et pas seulement parce qu’il s’agit d’une nouvelle espèce.

« Je crois qu’une des répercussions les plus importantes de cette découverte, c’est qu’elle indique que les régions équatoriales seront l’endroit où il y aura le plus de fossiles déterrés au cours du prochain siècle. »

 

Si la plupart des fossiles ont jusqu’à présent été découverts en Europe ou en Amérique du Nord, ce ne sera plus le cas à l’avenir, croit Christopher Cameron. Il s’attend à ce que les régions équatoriales deviennent le terrain de jeu de prédilection des chercheurs de fossile.

Quant à Javier Luque, il espère que cette découverte permettra de donner un nouvel élan à la paléontologie sous les tropiques.

« C’est vraiment un bon moment pour être un paléontologue, au XXIe siècle, s’enthousiasme-t-il. Il y a tellement de choses à découvrir, alors il nous reste beaucoup de travail à faire. »