Boko Haram diffuse une vidéo des lycéennes enlevées en 2014

Le groupe djihadiste nigérian a publié ce dimanche sur Youtube une nouvelle vidéo des lycéennes enlevées à Chibok, en avril 2014 dans le nord-est du Nigéria. Un homme y ordonne au gouvernement de libérer des combattants de Boko Haram.

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Boko Haram a diffusé ce dimanche une vidéo de jeunes filles présentées comme les lycéennes enlevées par le groupe djihadiste nigérian en avril 2014, à Chibok (nord-est du pays). Dans cette vidéo de onze minutes, un homme au visage masqué lance: « Ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains ». En tenue militaire, une arme automatique barrant sa poitrine, il se tient debout au milieu de plusieurs dizaines de jeunes filles.

« Une quarantaine de ces filles ont été mariées conformément à la volonté d’Allah, poursuit-il. D’autres ont été tuées dans des bombardements aériens ».

Le message de la vidéo est clair : « c’est le () de Shekau qui détient les et pas l’« pic.twitter.com/eI9Pm8w0A4

Enlevées depuis plus de 2 ans, certaines femmes portent avec elles des nouveaux-nés mis en avant dans la vidéo.pic.twitter.com/Wuz5dGFCaM

Il exhorte ensuite le gouvernement nigérian à libérer des combattants de Boko Haram: « Ils devraient immédiatement libérer nos frères qui sont en détention ». Il menace par la suite les pouvoirs publics, avertissant que si ces prisonniers ne sont pas libérés, le gouvernement ne pourra jamais secourir les filles de Chibok.

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« Bring back our girls »

Dans la foulée, le ministre nigérian de l’Information, Lai Mohammed, a affirme « être en contact » avec Boko Haram, à propos de cette vidéo. « Comme ce n’est pas la première fois que nous sommes contactés de cette manière, nous voulons être sûrs que ceux avec qui nous sommes en contact sont bien ceux qu’ils prétendent être », poursuit le ministre dans un communiqué.

Le groupe djihadiste nigérian avait kidnappé, le 14 avril 2014, 279 adolescentes dans le lycée public pour filles de Chibok. Cinquante-sept d’entre elles avaient réussi à s’échapper dans les heures suivant leur enlèvement par le groupe qui a pour objectif la création d’un Etat islamique indépendant. Le groupe nigérian a d’ailleurs fait allégeance à l’organisation Etat islamique en mars 2015.

 Cet enlèvement des lycéennes avait provoqué une forte mobilisation au Nigéria et dans le monde autour notamment du mouvement « Bring back our girls » (Ramenez nos filles). En mai, une des lycéennes avait été découverte lors d’une patrouille de miliciens d’autodéfense et de l’armée. Ce retour avait redonné de l’espoir aux familles.

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Arabie saoudite : violée par 7 hommes, elle est condamnée à 200 coups de fouet

 

 

saoudienne-de-19-ans-condamnee-a-la-prison-et-a-200-coups-de-fouet_0Une Saoudienne a été condamnée à 6 mois de prison et 200 coups de fouet. Son crime ? Avoir été violée par un groupe d’hommes et l’avoir raconté dans Six mois de prison et 200 coups de fouet, c’est la sentence que devra subir une jeune Saoudienne de 19 ans. Enlevée par deux aggresseurs alors qu’elle se trouvait dans la voiture d’un ami, la jeune femme a ensuite été violée par sept hommes, peut-on lire dans l’Indian Express. La victime aurait alors évoqué devant les médias son aggression, mais seule. Une bavure selon la loi saoudienne.

Cette dernière exige en effet que toutes les femmes soient accompagnées d’un responsable issu de leur famille lors de toute intervention en public. Initialement fixée à 90 coups de fouet, la sentence de la victime a été revue à la hausse pour avoir enfreint cette loi. L’avocat de la jeune femme, Abdul Rahman al-Lahem, a fait appel de cette décision. Mais en vain. Sa cliente a été reconnue coupable d’indécence devant les médias et sa licence lui aurait même été confisquée. Dans un communiqué, le ministre de la justice saoudienne a alors expliqué que son ministère était « ouvert à la critique constructive, mais loin des émotions ». 

Les sept violeurs ont quant à eux été condamnés à 5 ans de prison. 

L’Arabie Saoudite exécute 47 opposants dont un important dignitaire chiite

le despote saoudien
le despote saoudien

L’Arabie saoudite a exécuté  ce samedi,2 janvier 2016, 47 personnes condamnées pour « terrorisme », dont le haut dignitaire chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime, a annoncé le ministère de l’Intérieur.

Son neveu Ali al-Nimr, mineur au moment de son arrestation, ne figure pas parmi les suppliciés.

Les condamnés ont été exécutés dans douze villes différentes du royaume, a précisé le ministère de l’Intérieur dans une déclaration relayée par l’agence officielle SPA.

Le cheikh Nimr al-Nimr, 56 ans, virulent critique de la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été la figure de proue d’un mouvement de contestation qui avait éclaté en 2011 dans l’est de l’Arabie où vit l’essentiel de la minorité chiite.

Cette communauté, qui se concentre dans la Province orientale, se plaint d’être marginalisée dans ce pays majoritairement sunnite.

Le cheikh Nimr avait été condamné à mort en octobre 2014 pour « sédition », « désobéissance au souverain » et « port d’armes » par un tribunal de Ryad spécialisé dans les affaires de terrorisme.

L’arrestation de cheikh Nimr en juillet 2012 s’était déroulée de manière mouvementée et deux de ses partisans avaient été tués au cours des manifestations qu’elle avait provoquées.

L’Iran, puissance chiite dont les relations sont tendues avec l’Arabie saoudite, a mis en garde à plusieurs reprises Ryad contre l’exécution du dignitaire chiite.

Parmi les personnes exécutées samedi figurent aussi des sunnites condamnés pour leur implication dans des attentats meurtriers revendiqués par le groupe jihadiste Al-Qaïda en 2003 et 2004, ainsi qu’un Egyptien et un Tchadien.

La liste inclut le nom de Fares al-Shuwail que des médias saoudiens ont présenté comme étant un leader religieux d’Al-Qaïda en Arabie saoudite, arrêté en août 2004.

Le 1er décembre, la branche d’Al-Qaïda au Yémen avait menacé de faire « couler le sang » si les autorités saoudiennes décidaient de mettre à mort des jihadistes détenus en Arabie.

« Nous entendons parler d’exécutions que le gouvernement des Al-Saoud a l’intention de pratiquer contre des frères moudjahidine actuellement détenus. Nous faisons le serment de sacrifier notre propre sang pour sauver le leur », avait affirmé Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa).

Il s’agit des premières exécutions de l’année 2016 dans ce royaume ultra-conservateur qui avait exécuté 153 personnes l’année dernière, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels.

Nouvel Ordre Mondial: L’État Islamique supprime les enfants handicapés

 

Le groupe Etat islamique a émis une fatwa donnant l’autorisation à ses militants d’exécuter les enfants atteints de trisomie ou d’un handicap, rapporte le «Daily Mail». Plus de 38 enfants âgés entre une semaine et 3 mois et atteints de malformations ou de trisomie ont déjà été tués par injection létale ou par étouffement, assure le groupe activiste irakien Mosul Eye.

Vidéo à l’appui, l’organisation explique que les exécutions sont survenues dans les bastions de l’EI en Syrie et à Mossoul (nord de l’Irak). La plupart des bambins tués étaient le fruit d’une union entre des combattants étrangers et des femmes syriennes ou irakiennes. 

Mosul Eye ajoute que cette fatwa a été émise par un juge du groupe EI faisant appliquer la charia. Un Saoudien nommé Abu Said Aljazrawi.

Terrorisme et Nouvel Ordre Mondial:Et soudain Bruxelles devint un cimetière d’êtres vivants

Bruxelles ressemblait à une ville  abandonnée.
Bruxelles ressemblait à une
ville abandonnée.

 

Ville fantôme, ville éteinte, ville désertée. Bruxelles, aujourd’hui. Les tweets tombent les uns après les autres, comme un chapelet funèbre. A la manière de ces noms que le curé égrainait autrefois, à la Toussaint, pour désigner des hommes et femmes qui n’étaient plus dans la lumière, soustraits du monde. 9h, 10h, 11h, c’est la ville, rue après rue, commerce après commerce, commune après commune, salle de spectacle après salle de spectacle, qu’on éteint : “Etterbeek, fermeture du centre sportif. De la piscine . “Pas de hockey”Saint Nicolas kan niet in Vilvoorde komen” [Saint-Nicolas ne pourra pas venir à Vilvorde, ville proche de Bruxelles]. Un autre, deux secondes plus tard: “Le métro ne circule plus, le pré-métro non plus”. Et puis “Stockel, le cinéma est fermé, le marché est ouvert mais sous surveillance policière”. Et encore “Kinepolis, toutes les salles sont fermées”.

Des SMS s’infiltrent car la tête, affolée, passe d’écran à écran, GSM, PC, télé et puis la radio, au cas où. 11h53, message de Michel Kacenelebogen, directeur du Théâtre Le Public à Saint Josse : “Le public reste ouvert pour le moment, nous ne céderons pas aux injonctions des terroristes”, avec ce rappel qui nous a fait rire quand la vie allait de soi, mais qui soudain nous transperce à l’idée que c’était “avant” : “A l’affiche, deux hommes tout nus”.

Tout nus : dérisoire il y a une semaine, aujourd’hui acte de résistance et geste de courage. Autre sms quelques minutes plus tard : “Sur les conseils et à l’insistance d’Yvan Mayeur [bourgmestre de Bruxelles], Filigranes ferme… Commercialement, je m’en fiche. Idéologiquement, je pleure”, signé Marc Filipson, le patron de ce lieu [grande librairie bruxelloise] qui ne ferme jamais. Jamais. Puis c’est un texto de Jan Goossens du KVS [théâtre royal flamand de Bruxelles], dont la compagne et la petite-fille sont à Bamako : “Tout annulé. Au KVS, Kaai, [la salle de concert] AB, Théâtre national ce soir… Première fois”. 

Part d’humanité

Peu de mots pour dire une lourdeur insupportable, une résignation forcée, une tristesse infinie, une colère noire contre cette défaite qu’on nous impose. “On ?” Nous sommes soudain hantés par l’idée qu’“ils” scrutent nos dérisoires trophées capitalistes et mécréants, pour éteindre ces derniers signes de vie, que par mégarde, provocation, résistance ou erreur, nous aurions laissé “allumés” en cet après-midi défunte. On les imagine jeunes, surexcités, obsédés par l’envie d’en finir avec “nous”, sans savoir qu’ils suicident cette part d’humanité que nous ne pouvons retrouver qu’ensemble.

Nous devons reconnaître que cette vie, ces libertés et ces valeurs que nous revendiquons aujourd’hui, ces lumières de la ville, ces instants d’innocence dont nous pleurons la mise sous scellés forcée, nous les avons à notre façon aussi broyés, noyés dans la solitude et la folle course de nos vies décentrées. Quel choc mais quel face à face étourdissant et bouleversant que de ressentir soudain, au fond de nos caves d’un jour, la perte de ce dont nous avions cru pouvoir nous passer. De réaliser que nous avions perdu le bonheur de les “posséder”.

14h45, SMS du cinéaste Joachim Lafosse : “Quelle défaite, la peur est là. Ils sont en train de gagner. La réponse est pathétique. La seule réponse est d’aller au cinéma, au théâtre, au concert. Je pense beaucoup à Camus et à sa révolte.”

Mais les tweets qui décrivent la vie, au dehors, ce samedi, sont impitoyables, car tirés eux aussi en rafale. Tam tam souterrain, seul moyen de communication désormais de tout un peuple terré chez lui, assommé, sidéré, et qui tweet après tweet, sms après sms, pleure. “Le Woluwe shopping center ferme”, “La rue Neuve est déserte”, “Le concert de Johnny annulé”. Celui d’André Rieu aussi bizarrement, car il se produisait quelque part en Flandre. Un transfert…

“On se croirait en 40!”

Entre les coups, les “nouvelles” finissent de nous achever. Pour ceux qui croyaient encore être dans un film, il est temps d’atterrir : des explosifs retrouvés à Molenbeek ; le Premier ministre évoque des hommes armés, plusieurs cibles, des attaques simultanées. Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort [à la tête de la région de Bruxelles] fait une communication : “Nous appelons la population bruxelloise au calme et à la sérénité”. On se croirait en 40 ! Les Bruxellois parlent au Bruxellois… La télé communique : “Soyez vigilants. C’est si on voit quelque chose qu’on appelle la police”. L’armée est devant le Delhaize, l’Aldi et le Lidl de Molenbeek. Azewee ! #menace, #brussels.

On en vient à envier ces étrangers qu’on voit au JT de 13h, à Zaventem, reprendre l’avion, pour rentrer chez eux, au Canada. Avant, c’était toujours nous, les gens qui quittaient des zones d’embrouilles, ou étaient rapatriés quand cela tournait mal en vacances. Très loin, c’était dangereux, mais Pentagone, Porte Louise, Chaussée d’Ixelles, ça non, vraiment, ce n’était pas dans notre disque dur.

Et soudain on les aime, ces charcutiers et ces petites vieilles qu’on a croisés sur le marché – quand même, il faut manger ! – qui disent avec leurs mots, leurs accents multiples et leurs têtes de toutes les couleurs – des Bruxellois quoi – : “On a la peur en nous mais on va quand même pas arrêter nos vies !” On a envie de les embrasser, de les emmener à la maison. Promis, demain, ou lundi ou mardi, ou…, on fera aussi comme les Parisiens hier soir à 21h20 : on ira tous danser rue Neuve, au Bota, devant Bozar et le Woluwe Shopping center. On fera une farandole de la mort qui tue. [Grande rue commerçante, salle de concert et Palais des Beaux-Arts de Bruxelles]

On sent confusément que ce ne sera pas si simple : on ne va pas s’en tirer comme ça. [Le site américain] Politico tweete : “Pour rappel, aujourd’hui, la Belgique est un état en faillite”. Un bobo ex-molenbeekois envoie une lettre au monde : “Molenbeek broke my heart” [La commune bruxelloise de Molenbeek m’a brisé le cœur].

Boire un verre

Pas envie de vous laisser là-dessus. A 15h03, j’ai décidé de ne pas me pendre au fil Twitter, mais de me tatouer un de ces 140 caractères, avant d’aller boire un verre en ville : “Je ne veux pas vivre dans un monde où je ne peux pas aller au concert d’André Rieu”. Signé Darth Vador.

Je ne croyais pas que j’allais rire aujourd’hui.

15h53, nouveau SMS de Michel Kacenelenbogen : “Tristes et révoltés, nous avons pris la décision de suivre les directives de notre bourgmestre et de la police de Saint-Josse. Mais nous ne nous tairons pas. Dès mardi, le théâtre Le Public rouvrira ses portes, nous rallumerons les lumières et nous reprendrons la parole.

Je ne ris déjà plus…

Al Qaïda attaque: 27 morts dans la prise d’otages de l’Hôtel Radisson ,à Bamako

Au Mali, 27 personnes, dont deux assaillants, sont mortes vendredi,20 novembre 2015, lors de l’attaque d’un grand hôtel de Bamako revendiquée par le groupe islamiste Al-Mourabitoune et Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a annoncé le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

L'hystérie collective était palpable lors de la prise d'otages.
L’hystérie collective était palpable lors de la prise d’otages.

Un responsable des Nations unies avait auparavant avancé sous le sceau de l’anonymat un bilan de 27 morts.

L’attaque contre l’hôtel Radisson Blu a également fait sept blessés, a précisé Ibrahim Boubacar Keïta, qui a décrété l’état d’urgence dans l’ensemble du pays pour une durée de dix jours à partir de minuit.

« Ce soir, le bilan est lourd », a déploré le président malien pendant une allocution à la télévision d’État, avant de déclarer trois jours de deuil national.

L’attaque a débuté dans la matinée, se transformant en une longue prise d’otages, avant l’assaut donné par les forces spéciales maliennes pour libérer les 170 personnes retenues, après plus de sept heures de confrontation. Une source proche des services de sécurité a annoncé la fin de la prise d’otages en début de soirée.

Un témoin direct, Modi Coulibaly, qui a assisté au début de l’attaque, a déclaré que les assaillants avaient tué deux gardes de l’hôtel devant ses yeux et blessé une autre personne d’une balle dans le ventre.

L’établissement visé accueille de nombreux étrangers.

Un ressortissant belge, employé au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, figure parmi les morts, a fait savoir son employeur. Un ressortissant américain a également été tué, selon le département d’État.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré en début de soirée sur TF1 qu’aucun Français ne figurait parmi les victimes.

« Une vingtaine de Français qui étaient dans l’hôtel sont en sécurité à l’ambassade de France », a-t-il encore indiqué.

Des forces spéciales françaises en soutien

Jean-Yves Le Drian a précisé que des forces spéciales françaises stationnées dans la région étaient arrivées sur place vers 15 h et qu’elles étaient intervenues « en soutien des forces de sécurité maliennes » lors de l’assaut donné à

l’établissement.

Un otage évacué de l'hôtel Radisson Blu par les forces de sécurité maliennes, à Bamako, le 20 novembre 2015.
Un otage évacué de l’hôtel Radisson Blu par les forces de sécurité maliennes, à Bamako, le 20 novembre 2015.

Les forces maliennes se sont heurtées aux assaillants au troisième étage de l’établissement et ont donné l’assaut vers 16 h 30 avec l’appui des militaires français. Elles ont ensuite progressé pièce par pièce et étage par étage pour débusquer les preneurs d’otages, a déclaré le ministère français de la Défense.

« Au cours de la progression, deux terroristes sont tués et les otages libérés », a ajouté le ministère, précisant que deux militaires français avaient été légèrement blessés.

La France a également dépêché sur place des hommes du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) qui sont arrivés en début de soirée au Mali, pays où résident 7200 ressortissants français, selon le Quai d’Orsay, dont 6200 à Bamako, ceci afin de « parer à toute éventualité », a encore déclaré Jean-Yves Le Drian.

La prise d’otages, une semaine jour pour jour après les attentats de Paris revendiqués par l’organisation terroriste État islamique (EI), vise un pays en première ligne dans les violences à caractère islamiste, où la France est intervenue en 2013.

Al-Mourabitoune

Le fondateur du groupe terroriste Al-Mourabitoune,allié à Al-Qaïda est le djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar et liée à Al Qaïda, qui a déjà joué un rôle dans plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux dans la région du Sahel.
Le fondateur du groupe terroriste Al-Mourabitoune est le djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar et liée à Al Qaïda, qui a déjà joué un rôle dans plusieurs attaques contre des intérêts occidentaux dans la région du Sahel.

Le groupe armé qui revendiqué la prise d’otages est une branche d’Al-Qaïda au Sahel particulièrement active et violente.

Al-Mourabitoune, [en arabe « Les Almoravides », en référence à une dynastie berbère du Moyen-âge], est un groupe armé affilié à AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) qui sème la terreur depuis 2013 dans le Sahel. Le Mali, en raison de son instabilité depuis 2012, est l’une de ses cibles privilégiées. Son chef Mokhtar Belmokhtar est réputé pour être l’un des djihadistes les plus sanguinaires de la région.

Récemment, le groupe a démenti son allégeance à l’État Islamique en rappelant sa loyauté envers Al-Qaïda et « l’imam » Oussama ben Laden.

Al-Mourabitoune n’en est pas à son premier attentat : en 2015 seulement, le groupe armé a mené au moins trois attaques terroristes au Mali, visant la plupart du temps des Occidentaux, des militaires français et des Casques bleus.

Réciter des versets du coran pour avoir la vie sauve

Voici à quoi ressemblent les djihadistes d'Al-Mourabitoune dans le désert  au nord du Mali.
Voici à quoi ressemblent les djihadistes d’Al-Mourabitoune dans le désert au nord du Mali.

Cette attaque a été revendiquée sur Twitter par le groupe djihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique et notamment connu pour la sanglante prise d’otages d’un complexe gazier dans le Sud algérien en janvier 2013. La revendication a été jugée très plausible par la France et les États-Unis.

Le commando islamiste a fait irruption à 07 h dans l’hôtel en criant « Allahou Akbar » (« Dieu est grand ») et a progressé étage après étage dans l’établissement, prenant en otage 170 personnes – 130 clients et 40 employés, selon le groupe hôtelier Rezidor, qui gère l’établissement.

Au sein des services de sécurité, on indique que le commando comprenait au maximum dix hommes, mais, selon le groupe Rezidor, ils n’auraient été que deux.

Certains otages ont réussi à s’échapper dans les premières heures de l’attaque. D’autres, en nombre indéterminé, ont été relâchés après avoir montré aux membres du commando qu’ils étaient capables de réciter des versets du Coran, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

Douze salariés d’Air France, deux pilotes et dix membres d’équipage, ont été exfiltrés et conduits en lieu sûr, a annoncé la compagnie française, qui a annoncé la suspension sine die de ses vols entre Paris et Bamako.

Cinq des sept employés de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines présents dans l’hôtel ont été libérés, ont fait savoir les autorités turques.

Le Pentagone a annoncé que 22 militaires et employés civils travaillant pour le département américain de la Défense avaient été récupérés.


EN BREF SUR CETTE NOUVELLE

« La prise d’otages à l’hôtel Radisson de Bamako est terminée », indique une source militaire auprès de l’AFP, vendredi 20 novembre.sur TF1, le ministre dela Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé qu’à sa connaissance, il n’y avait pas de victime françaises. 

• Le président Malien annonce que l’attaque a fait 21 morts, selon Reuters. D’autres sources évoquaient le chiffre d’au moins 27 morts, dont trois assaillant . Le gouvernement malien a annoncé avoir décrété un deuil national de trois jours et l’état d’urgence pour 10 jours à compter de vendredi minuit.

• Un Belge et un Américain figurent parmi les victimes. Un ressortissant belge, employé au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, figure parmi les morts, a fait savoir son employeur. Un ressortissant américain a également été tué, selon le département d’Etat.

• Pas de Français parmi les victimes à ce stade. La compagnie Air France a confirmé que ses 12 membres d’équipage à Bamako avaient été exfiltrés et se trouvaient en sécurité. Aucun Français ne figure à ce stade au nombre des victimes identifiées, a déclaré le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. 

• L’attentat revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune. Al Mourabitoune est né en 2013 de la fusion du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et des Signataires par le sang, groupe dirigé par l’Algérien Mokhtar Belmokhtar.


 

MOKHTAR BELMOKHTAR EST_IL  VRAIMENT MORT?

Des hommes de Mokhtar Belmokhtar derrière leur sombre drapeau.
Des hommes de Mokhtar Belmokhtar derrière leur sombre drapeau.

 

Vidéo:

 Mokhtar Belmokhtar est-il vraiment mort?

Il était l’une des cibles principales des Occidentaux. Le terroriste Mokhtar Belmokhtar, lié à Al-Qaida, aurait été tué, dimanche 14 juin 2015, par une frappe américaine. Si la nouvelle a été annoncée par la Libye, Washington reste prudente et n’a pas encore confirmé sa mort. « Il n’y a pas de présence occidentale officielle en Libye donc il va falloir, soit procéder à des prélèvements ADN, soit par des sources intermédiaires confirmer que ce chef est mort »? note Jean-Christophe Notin, auteur de « La guerre de la France au Mali ».
La frappe a eu lieu à Ajdabiya, à 160 km à l’ouest de Benghazi (Libye), dans une ferme où le jihadiste tenait une réunion avec d’autres chefs terroristes.

Attentat d’In Amenas

Si l’information est bel et bien avérée, elle marquera la fin d’une longue traque. Mokhtar Belmokhtar, ancien chef d’Aqmi, avait revendiqué plusieurs attentats et de nombreuses prises d’otages ces dernières années.
Connu aussi sous le nom de « Monsieur Marlboro », cet Algérien de 43 ans avait créé, fin 2012, son propre groupe : les « Signataires par le sang ». C’est d’ailleurs en leur nom qu’il avait revendiqué l’attaque meurtrière sur le complexe gazier d’In Amenas, en janvier 2013.

 

Comment l’Arabie saoudite promeut la charia au Québec

MISE à JOUR : Le Journal de Montréal rapportait, le 15 octobre, que des livres qui dénigrent la façon de vivre des femmes occidentales et vantent les valeurs islamiques ont été envoyés gratuitement à des bibliothèques de la plupart des régions du Québec par la Ligue islamique mondiale (LIM), un organisme basé à La Mecque en Arabie saoudite. 

La LIM, dont le cheikh Saïd Fawaz est l’envoyé au Québec, était derrière le projet de tribunaux de la charia dénoncé par Fatima Houda-Pépin en 2005. 

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Comme l’expliquait Fatima Houda-Pépin, plusieurs imams des plus grandes mosquées au Québec ont été formés à l’étranger. Souvent, ils visent moins à aider les musulmans à s’intégrer à notre culture qu’à amener les Québécois à accommoder les valeurs qu’ils promeuvent.

Le New York Times a publié un article sur des documents diplomatiques saoudiens diffusés par Wikileaks et qui expliquent notamment le financement de l’exportation de la charia par l’Arabie saoudite.

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Selon le NYT, qui a analysé plusieurs dizaines de milliers de documents :

Pendant des décennies, l’Arabie Saoudite a versé des milliards de pétrodollars à des organisations islamiques sympathisantes à travers le monde, pratiquant la diplomatie du carnet de chèques pour faire avancer son agenda.

[…]

Parmi ses initiatives récentes, l’Arabie a rémunéré des prédicateurs étrangers ; construit des mosquées, des écoles et des centres d’études ; et torpillé des fonctionnaires et des médias étrangers perçus comme une menace pour les visées du Royaume.

Les documents couvrent essentiellement la période de 2010 au début 2015. Ils documentent les activités de sensibilisation religieuse coordonnées par le Conseil suprême des Affaires islamiques, un organisme interministériel dissous par le roi Salman lors d’un remaniement effectué après son accession au trône cette année.

Le ministère des Affaires étrangères relayait les demandes de financement à des officiels à Riyad; le ministère de l’Intérieur et l’agence de renseignement approuvaient parfois les bénéficiaires potentiels après vérification; la Ligue islamique mondiale aidait à coordonner la stratégie; et les diplomates saoudiens supervisaient les projets à travers le monde. Ensemble, ces officiels identifiaient des leaders et des associations islamiques sympathiques à l’étranger, ils distribuaient des fonds et de la littérature produite en Arabie saoudite, ils formaient des prédicateurs et leur versaient un salaire pour travailler dans leurs pays.

L’Arabie saoudite investit depuis longtemps dans la formation de prédicateurs étrangers ; elle octroie des bourses à des étudiants musulmans étrangers pour leur permettre d’étudier la charia dans des universités saoudiennes.

Source: WikiLeaks Shows a Saudi Obsession With Iran, NY Times, 16 juillet 2015

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Nouvel Ordre Mondial:les djihadistes de l’État Islamique sont drogués

Le captagon, drogue utilisée par les militants de l’organisation Etat islamique, serait produite en Bulgarie, dans un laboratoire de l’Otan. Les journaux bulgares s’interrogent.

Le captagon était à l'origine,uniquement produite en Bulgarie et acheminée par camions vers  ses lieux de vente au Moyen Orient.
Le captagon était à l’origine,uniquement produite en Bulgarie et acheminée par camions vers ses lieux de vente au Moyen Orient.

Pour la presse de Sofia, la Bulgarie s’est retrouvée, une fois de plus, au coeur d’un “scandale international”. Tous les médias relaient ainsi le contenu de plusieurs articles parus récemment et dont les auteurs disent avoir “percé le secret des djihadistes”.

Le captagon enlève la peur en créant un état second  chez les consommateurs.
Le captagon enlève la peur en créant un état second chez les consommateurs.

La cruauté – tout comme la détermination – des combattants de Daech s’expliquerait par leur consommation d’une drogue interdite, le captagon. Et qui serait produite depuis 2011 en Bulgarie dans un “laboratoire de l’Alliance atlantique”.

Pour Ria Novosti, cette “potion de la terreur” a joué un grand rôle dans les “printemps arabes”, son usage expliquant en partie l’enthousiasme des “foules de Tunis, d’Egypte et de Libye”. L’agence rappelle aussi, comme de nombreux autres médias russes, une affirmation qui n’a jamais pu être étayée de manière indépendante : le captagon aurait été également distribué à des manifestants sur la place Maïdan (Kiev), et aurait été utilisé aussi par les forces ukrainiennes comme stimulant lors de leurs opérations dans l’est de l’Ukraine.

Pour la presse de Sofia, la Bulgarie s’est retrouvée, une fois de plus, au coeur d’un “scandale international”. Tous les médias relaient ainsi le contenu de plusieurs articles parus récemment et dont les auteurs disent avoir “percé le secret des djihadistes”.

Les trafiquants de l'État Islamiste la distribue sous cette forme.
Les trafiquants de l’État Islamiste la distribue sous cette forme.

La cruauté – tout comme la détermination – des combattants de Daech s’expliquerait par leur consommation d’une drogue interdite, le captagon. Et qui serait produite depuis 2011 en Bulgarie dans un “laboratoire de l’Alliance atlantique”, comme le précise l’agence officielle russe Ria Novosti. Le journal en ligne Tunisie numérique et l’agence de presse cubaine Prensa Latina vont dans le même sens.

Vendue ainsi à l'origine.
Vendue ainsi à l’origine.

Pour Ria Novosti, cette “potion de la terreur” a joué un grand rôle dans les “printemps arabes”, son usage expliquant en partie l’enthousiasme des “foules de Tunis, d’Egypte et de Libye”. L’agence rappelle aussi, comme de nombreux autres médias russes, une affirmation qui n’a jamais pu être étayée de manière indépendante : le captagon aurait été également distribué à des manifestants sur la place Maïdan (Kiev), et aurait été utilisé aussi par les forces ukrainiennes comme stimulant lors de leurs opérations dans l’est de l’Ukraine.

“Mensonge”

Interdite depuis 1986, la molécule du captagon (son appellation médicale est la fénéthylline) est un psychotrope puissant connu pour procurer une tonicité sans pareille, et permettrait de vaincre la peur, la fatigue et la douleur, tout en augmentant les performances sexuelles. Ce qui colle avec le contenu de nombreux témoignages de terrain, décrivant les combattants de Daech dans un état second, voire “complètement shootés”.

L'origine ethnique de plusieurs djihadistes se voit  du premier regard.
L’origine ethnique de plusieurs djihadistes se voit du premier regard.

Contacté par le quotidien 24 Tchassa, le ministère de la Défense bulgare a, en revanche, démenti l’existence d’un quelconque “labo” de l’Otan dans le pays :

“L’Alliance atlantique est une organisation de défense collective, dont la Bulgarie fait partie, mais la production de captagon comme de tout autre produit psychotrope ne fait pas partie des activités ni des objectifs de l’organisation.”

Déniché par le journal Vsekiden, un laboratoire travaillant pour la Défense existe bien à la faculté de chimie de Sofia, mais il s’occupe de tester différents textiles pour la fabrication d’uniformes. “C’est un mensonge éhonté”, a conclu l’ex-ministre de la Défense, Nikolaï Tsonev.

Production industrielle

Une production devenue industrielle au Moyen Orient.
Une production devenue industrielle au Moyen Orient.

Pourtant, la Bulgarie a une longue histoire avec le captagon, dans lequel le régime communiste avait vu une mine d’or. Au début des années 1980, Sofia a importé de petites quantités de captagon d’Allemagne (de l’Ouest) avant de se lancer dans sa propre production, cette fois-ci à une échelle industrielle – et illégale. Les recettes ont alimenté en devises un pays de plus en plus exsangue.

Les arabes de la drogue...aussi puissants que le pétrole.
Les arabes de la drogue…aussi puissants que le pétrole.

Après la chute du Mur en 1989, les canaux et, parfois, les lieux de production survivent pendant de nombreuses années. “Privatisé”, ce trafic est à l’origine de la création des principaux groupes mafieux du pays et connaît un essor spectaculaire jusqu’à l’entrée de la Bulgarie dans l’Union européenne, en 2007. Depuis, selon les experts, la production s’est déplacée vers le Moyen-Orient et, depuis 2011, surtout la Syrie où elle échappe à tout contrôle. Mais un certain savoir-faire bulgare en la matière persiste. Issus des grandes usines pharmaceutiques communistes, des “experts” bulgares parcourent le monde arabe en faisant monnayer leurs compétences. L’un d’eux, âgé de 47 ans, a été arrêté en novembre 2014 au Liban. Selon le quotidien Dnevnik, il serait l’un des plus performants en la matière.

Sources:Courrier International

Nouvel Ordre Mondial: un chef djihadiste exige la mutilation génitale de 2 millions de filles en Irak

Les mutilations,les infections et les tortures vont suivre avec les menaces et le chantage des malades mentaux qui  contrôlent l'État Islamique. Sur cette photo ,nous voyons  une  jeune fille se faire mutiler génétiquement  pour satisfaire aux normes des  arriérés mentaux qui décrètent de fausses interprétations du Saint Coran.
Les mutilations,les infections et les tortures vont suivre avec les menaces et le chantage des malades mentaux qui contrôlent l’État Islamique.
Sur cette photo ,nous voyons une jeune fille se faire mutiler génétiquement pour satisfaire aux normes des arriérés mentaux qui décrètent de fausses interprétations du Saint Coran.

Un leader djihadiste associé avec le groupe terroriste  islamiste ISIS – l’Etat islamique – a ordonné que toutes les femmes âgées de 11 à 46 ans en  Irak subissent des mutilations génitales féminines (MGF), selon un porte-parole de l’ONU.

 

 
La représentante de l’Organisation des Nations Unies  en Irak, Jacqueline Badcock, parlant de la capitale provinciale kurde d’Erbil, a déclaré aux journalistes lors d’une vidéoconférence organisée à Genève que les islamistes qui ont  le contrôle de la ville irakienne de Mossoul avait émis une fatwa ou édit demandant toutes les familles autour de la ville nord de l’Irak Mossoul pour circoncire les  filles dans les âges spécifiés ou faire face à une punition sévère.

 

Mme Badcock, déléguée de l’ONU , résidente et coordinatrice  humanitaire en Irak,  a déclaré « La pratique est quelque chose de très nouveau pour l’Irak … et ce doivent d’ être abordées. »

 

« Cela n’est  pas la volonté du peuple irakien, ou des femmes de l’Irak dans ces zones vulnérables visées par les terroristes »,  at-elle ajouté .

 

Selon  International Business Times , Abu Bakr al-Baghdadi, chef de l’Etat islamique auto-proclamé, a ordonné la mutilation génitale féminine de 2 millions de filles irakiennes qui cherchent à justifier la fatwa comme étant pour «distancer  les filles de la débauche et de l’immoralité. »

 

Al-Baghdadi est soupçonné d’avoir été né à Samarra, en Irak en 1971. Selon son  entrée de Wikipedia , il a été nommé le Calife – chef de l’Etat et monarque absolu théocratique – de l’État islamique autoproclamé situé dans l’ouest de l’Irak et le nord- est de la Syrie. Les rapports suggèrent que Al-Baghdadi était un imam à peu près au moment de l’ invasion américaine  de l’Irak,en 2003.

 

Ahmed Obaydi, un porte-parole de la police de Mossoul, a déclaré sur le journal du  Kurdistan BasNews , « la décision de Baghdadi d’avoir toutes les femmes excisées est, comme il le prétend, pour empêcher l’immoralité et de promouvoir des attitudes islamiques parmi les musulmans. La décision a été prise par Baghdadi comme un «cadeau» pour les personnes à Mossoul « .

 

Mais activiste civile Asil Jamal, cité par la même  sortie de nouvelles , a été plus direct, en commentant, «Quand ISIS arrivait premier à Mossoul, les gens ont été chaleureusement les accueillir, mais à la suite de souhaits horribles ISIS», la circoncision féminine en particulier forcé, il devient clair pour les gens que ces militants ISIS ne connaissent pas autre chose que la torture. « 

 

MGF ou la découpe rituel de la organes génitaux des filles et des femmes est largement pratiquée  dans de larges zones de l’Afrique, le Moyen-Orient et en Asie. de la pratique est venu de vives critiques, non seulement de l’Organisation des Nations Unies, mais aussi les droits humains et les groupes de défense des droits des femmes.

 

En 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution appelant tous les Etats à interdire la pratique, mais en dépit de la condamnation générale, les femmes dans un certain nombre de pays ont continué à souffrir de cette pratique barbare.

 

Plus tôt cette semaine, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF ) a publié de nouvelles données qui, dit l’UNICEF, a confirmé la nécessité d’une action urgente pour mettre fin à la mutilation génitale féminine et le mariage des enfants – deux pratiques qui affectent des millions de filles à travers le monde,  a dit l’UNICEF .

 

Les chiffres de l’UNICEF pour ceux qui ont subi l’humiliation de la MGF sont stupéfiantes. L’  organisation estime  que plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi une forme de MGF dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où la pratique nuisible est la plus courante.

 

La campagne de l’UNICEF pour mettre fin à la MGF peut être suivie sur les médias sociaux sous le hashtag #endFGM.

 Sources:

http://www.digitaljournal.com/news/world/isis-leader-demands-female-genital-mutilation-of-2-million-girls-breaking-news/article/392221?utm_content=bufferf4c68&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

L’État islamique: un groupe terroriste appuyé par les États-Unis et formé pour décapiter

Les récentes décapitations de trois Occidentaux, James Foley, Steven Sotloff et David Haines, aux mains de l’État islamique (EI) ont suscité une vague d’indignation et la ferme condamnation des chefs d’État occidentaux.

Pour toute personne au courant de ce qui se passe vraiment en Syrie depuis le début de la guerre en mars 2011, il y a quelque chose de bizarre dans ces déclarations fortes, qui servent maintenant de prétexte à des « bombardements humanitaires » en vertu d’un mandat de contreterrorisme visant l’État islamique.

N’oublions pas que dès le début de la guerre en Syrie en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont appuyé les soi-disant « combattants de la liberté » dont la majorité étaient des brigades du Front Al-Nosra et de l’EI. Formés en Arabie saoudite et au Qatar, ces terroristes pro-démocratie ont été régulièrement impliqués dans des atrocités, y compris des décapitations de civils syriens.

John McCain avec ses petits amis terroristes.
John McCain avec ses petits amis terroristes.

Deux poids, deux mesures ? Au cours des trois dernières années, aucun dirigeant occidental n’a fait de déclaration concernant ces atrocités commises par les « extrémistes musulmans ». Elles sont passées pratiquement inaperçues. La communauté internationale n’a pas exprimé de préoccupations à cet égard. À quelques exceptions près, ces décapitations ont à peine fait l’objet d’une couverture médiatique.

Est-ce parce que les « combattants de la liberté » intégrés par l’EI et les forces d’Al-Nosra ont décapité des civils syriens plutôt que des Occidentaux ? Est-ce parce que les victimes de ces atrocités se sont opposées à la sanglante « révolution démocratique », appuyée par les États-Unis et l’OTAN, contre le gouvernement de Bachar Al-Assad ?

Pourquoi les dirigeants occidentaux sont-ils consternés maintenant et ne l’étaient pas avant? Est-ce parce que maintenant ce sont des Occidentaux et non plus des Syriens qui se font décapiter ?

Ces récentes décapitations de ressortissants étasuniens et britannique, qu’elles soient authentiques ou non, sont évidemment exploitées pour ouvrir la voie à une intervention militaire en Syrie. Il s’agit d’une technique élémentaire de propagande utilisée à maintes reprises par le passé afin d’obtenir l’appui du public en faveur de la guerre et les médias dominants sont là pour transmettre cette propagande.

Le rôle des médias de masse n’est pas d’informer les gens, mais de faire appel à leurs émotions et de les manipuler afin qu’ils approuvent ce qu’ils auraient autrement refusé.

Les Occidentaux ne veulent pas retourner en guerre au Moyen-Orient? Montrez-leur un de leurs compatriotes se faire couper la tête par un « musulman » et ils changeront d’avis. Et vous n’avez même pas besoin de montrer quoi que ce soit. Vous n’avez qu’à dire que des gens haut placés ont vu cet acte horrible et à le faire répéter par leurs porte-paroles des médias. Cela fonctionne à tous les coups.

On peut considérer cette tactique comme un appel à la peur et/ou un appel aux émotions:

L’appel à la peur (en latin argumentum ad metum ou argumentum in terrorem) consiste à utiliser un sophisme, comme la tromperie et la propagande, dans le but d’obtenir un appui en faveur d’une idée et de susciter la peur et les préjugés envers un concurrent. L’appel à la peur est courant en marketing et en politique . (Wikipedia en anglais)

L’appel à l’émotion (argumentum ad passiones) est un sophisme employant la  manipulation des émotions du destinataire plutôt qu’un argument logique pour gagner un débat. (Wikipedia)

Si cette technique est employée au lieu d’arguments valables, c’est en partie parce que cela fonctionne toujours comme un charme et que les médias mainstream sont faits pour cela, mais aussi parce que les « arguments valables » qui pourraient être utilisés pour intervenir militairement ne pourraient être que des mensonges facilement réfutables, comme nous tenterons de le démontrer dans cet article.

Plusieurs médias indépendants ont mis en doute l’authenticité des vidéos de décapitation et certains experts les ont clairement qualifiées de « fausses » , du moins dans les cas des journalistes Foley et Sotloff. Leur véritable identité a également été remise en question, en particulier celle de Sotloff, dont les liens avec les services secrets israéliens (Mossad) sont connus et qui aurait été photographié derrière une mitrailleuse appartenant aux rebelles syriens.

Comme l’a démontré l’opération « Mocking Bird », le journalisme est la meilleure couverture pour un agent de renseignement. Plusieurs anciens officiers de la CIA ont confirmé qu’il est utilisé pour infiltrer des fausses nouvelles, reprises ensuite comme des faits par des agences de presse alors qu’il s’agit en réalité de propagande. (voir CIA Manipulation: The Painful Truths Told by Phil Agee et John Stockwell à propos de faux reportages produits par la CIA). Le « producteur » des vidéos terroristes, SITE, situé à Washington DC et entretenant des liens étroits avec le Pentagone et le FBI, est également suspect et semble indiquer un coup de propagande majeur provenant des États-Unis.

Aux fins de cet article, nous allons cependant examiner la situation et la réaction des dirigeants occidentaux du point de vue voulant que ces décapitations aient effectivement eu lieu et que les vidéos sont authentiques.

Décapitations commises par des rebelles soutenus par l’Occident: rien de nouveau

Les atrocités commises en Syrie ont été signalées depuis le début des troubles en 2011 par des médias indépendants. Il a fallu un certain temps avant que les médias traditionnels mentionnent ces atrocités, mais depuis 2012, de nombreux reportages ont été publiés par les médias de masse, en dépit desquels le discours dominant sur la Syrie est demeuré essentiellement le même : le « régime tyrannique d’Assad » réprime brutalement une « révolte pro-démocratie » et l’Occident continuait à exprimer son soutien indéfectible aux « combattants démocrates ».

À un certain point les autorités étasuniennes ont cependant dû admettre la présence de groupes terroristes parmi les « rebelles modérés », même si ces rebelles dits modérés n’ont jamais été clairement identifiés. Même l’ancien agent de la CIA Bob Baer a déclaré en entrevue à CNN après la prétendue décapitation de Sotloff qu ‘« il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie ».

Voici quelques extraits de divers articles et vidéos de médias traditionnels et indépendants publiés en 2012 et 2013 faisant mention de décapitations par les rebelles en Syrie, y compris des rapports de l’ONU et de Human Rights Watch, lesquels sont généralement utilisés pour soutenir des « interventions humanitaires » à l’étranger.

La vidéo que vous pouvez trouver ici a été publiée le 3 juillet 2013 et montre un prêtre chrétien ainsi qu’un autre chrétien se faisant décapiter.  On peut lire :

AVERTISSEMENT – CONTENU CHOQUANT: Devant une foule en délire, des insurgés syriens ont décapité un prêtre et un autre chrétien en affirmant qu’ils avaient aidé et encouragé l’ennemi, soit l’armée du président Bachar Al-Assad, selon des médias étrangers. Une vidéo non datée ayant fait le tour de l’Internet mercredi montre deux hommes inconnus avec les mains liées et entourés par une foule enthousiaste de plusieurs dizaines d’hommes, quelques instants avant que leur tête ne soit coupée à l’aide d’un petit couteau, affirme Syria Report. Les assaillants montrent ensuite une tête à la foule avant de la placer sur le corps. Le reportage indique que l’incident a eu lieu dans la zone rurale d’Idlib. ( RAW: Syrian Rebels Behead Christians, Military.com, 3 juillet 2013)

Cette article du Daily Mail de décembre 2012 décrit comment un autre chrétien a été décapité et son corps consommé par des chiens dans une ville près de la frontière turque, là où la plupart des combattants rebelles transiteraient en territoire syrien :

Christian Andrei Arbashe, 38 ans, a été enlevé et décapité par les combattants rebelles dans une ville du nord de Ras Al-Ayn, à la frontière turque.

La nouvelle est sortie au moment où les forces pro-gouvernementales célébraient leur victoire contre les rebelles près de l’aéroport d’Alep.

Les rebelles syriens ont décapité un chrétien et jeté son corps aux chiens, selon une religieuse qui affirme que l’Occident ignore les atrocités commises par des extrémistes islamistes.

La religieuse affirme que le chauffeur de taxi Andrei Arbashe, agé de 38 ans, a été enlevé après que l’on ait entendu son frère se plaindre que ceux qui combattent le régime en place se comportent comme des bandits.

Elle ajoute que son corps décapité a été retrouvé sur le bord de la route, entouré de chiens affamés. Il s’était récemment marié et allait bientôt être père […]

Soeur Agnès-Mariam de la Croix dit: « Son seul crime a été la critique de son frère envers les rebelles, qu’il a accusé d’agir comme des bandits, et c’est ce qu’ils sont. »

On rapporte de plus en plus d’histoires d’atrocités commises par des éléments incontrôlés de l’Armée syrienne libre (ASL), laquelle s’oppose au dictateur Bachar al-Assad et que la Grande-Bretagne et l’Occident reconnaissent comme dirigeant légitime du pays.

« Le monde libre et démocratique soutient des extrémistes, a déclaré soeur Agnès-Miriam de son sanctuaire au Liban. « Ils veulent imposer la charia et créer un État islamique en Syrie. (Nick Fagge, Syria rebels ‘beheaded a Christian and fed him to the dogs’ as fears grow over Islamist atrocities, Daily Mail, 31 décembre 2012)

Le terme « éléments incontrôlés » est utilisé pour distancier et excuser l’ASL, mais la fréquence des décapitations et autres atrocités commises par les combattants rebelles prouve qu’au contraire, l’ASL est impliquée.

Le magazine allemand Der Spiegel a publié en mars 2012, une histoire impliquant un « bourreau » membre d’une « brigade d’enterrement », une sorte d’escadron de la mort « responsable de lexécution arbitraire de 350 à 400 personnes » ayant exprimé « leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre » :

Selon le témoignage du bourreau, cette « brigade d’enterrement », était à elle seule responsable de l’ exécution arbitraire de 350 à 400 personnes , incluant des « prisonniers » et de « traîtres ». Les « traîtres » sont des civils sunnites des zones urbaines et rurales occupées qui expriment leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre (ASL ):

Depuis l’été dernier, nous avons exécuté un peu moins de 150 hommes, ce qui représente environ 20 pour cent de nos prisonniers », affirme Abou Rami […] Mais les bourreaux de Homs ont été plus occupés par les traîtres au sein de leurs propres rangs que par les prisonniers de guerre. « Si nous surprenons un sunnite en train d’espionner ou si un citoyen trahit la révolution, on se dépêche », explique le combattant. Selon Abu Rami, la brigade d’enterrement de Hussein a mis a mort entre 200 et 250 traîtres depuis le début de l’insurrection. (Ulrike Putz, , Syria: Atrocities Committed by US-NATO Sponsored “Opposition”. Executioner for Syria’s “Rebels” Tells His Story , Der Spiegel Online, 30 mars 2012)

Dans ce reportage indépendant de Human rights investigations , on montre un enfant coupant la tête d’un homme à l’aide d’une machette et l’on mentionne la participation de l’Armée syrienne libre (si vous souhaitez voir la vidéo, cliquez sur le lien vers l’article original):

Les longues et horribles séquences d’un incident au cours duquel un enfant participe à l’exécution de deux hommes par décapitationproviennent maintenant de deux sources différentes.

Des images mises sur YouTube par Zaid Benjamin, présentateur et journaliste de Voice of America en arabe (Radio Sawa), montrent un enfant coupant le cou d’un prisonnier avec une machette.

[…]

Sama TV (chaîne syrienne) avait en fait déjà montré des images différentes du même incident le 26 novembre dans le cadre d’un segment montrant la différence entre la réalité et la propagande turque sur le conflit syrien.

Les scènes présentées par Sama ont été modifiées pour supprimer le contenu le plus choquant, mais on y montre davantage le contexte de l’incident. La brigade de l’Armée syrienne libre (ASL) impliquée dans l’incident serait Khalid ibn al-Walid. (Syrian rebels use a child to behead a prisoner, Human rights investigations, 10 décembre 2012)

Un rapport des Nations Unies de juin 2013 décrit ce qui semble être la même scène:

Des forces de l’opposition syrienneont recruté comme combattant un jeune garçon de 14 ans originaire de Homs et l’ont fait participer la décapitation de deux soldats du gouvernement , selon un Nations Unies rapport […]

Le rapport attire l’attention sur des séquences vidéo présentées par la mission russe auprès de l’ONU à Genève et montrant deux soldats du régime se faisant décapiter, l’un d’eux par un enfant. « À la suite de notre enquête, nous estimons que la vidéo est authentique, que les hommes étaient des soldats, et qu’ils on été tués comme le montrent les images », a déclaré le panel de l’ONU. (Flavia Krause-Jackson et Sangwon Yoon,  Beheadings by Syrian Rebels Add to Atrocities, UN Says, Bloomberg, le 4 juin, 2013)

Même le magazine très conservateur The Economist a rapporté en octobre 2013 une « agression des rebelles, menée par les filiales d’Al-Qaïda » contre les alaouites, que les djihadistes considèrent comme des « hérétiques ».

C’était le premier jour d’un assaut des rebelles mené par les filiales d’Al-Qaïda dans la région côtière du nord-ouest de la Syrie. Des combattants de l’opposition ont envahi un poste de contrôle du gouvernement tôt le matin et ont pénétré dans une zone de dix villages en commettant des meurtres que le groupe de pression Human Rights Watch,  situé à New York, a qualifiés de possibles crimes contre l’humanité. Des résidents locaux ont rapporté des tirs et des meurtres systématiques.

Dans cette région accueillant des Syriens de toutes les croyances se trouve une forte concentration d’alaouites, la branche chiite ésotérique à laquelle appartient la famille Assad au pouvoir, et dont les fidèles sont considérés comme des hérétiques par les djihadistes. Selon Human Rights Watch, les combattants ont tué 190 civils au cours de l’opération. Les résidents et le personnel de l’hôpital de Lattaquié, la ville la plus proche, ont parlé de corps brûlés, de cadavres décapités et de tombes creusées dans des cours arrières. Deux cents personnes de la région sont toujours retenues en otage. (S.B., The war in Syria – Rebel atrocities, The Economist, 13 octobre 2013)

La BBC a également commenté sur le même rapport de Human Rights Watch (HRW):

Le rapport nomme 190 civils tués par les rebelles, dont au moins 57 femmes, 18 enfants et 14 hommes âgés. Le nombre total de morts est probablement plus élevé, car de nombreux habitants sont toujours portés disparus et les corps ont été enterrés dans des fosses communes, indique le rapport […]

Un médecin dans un hôpital de Lattaquié affirme que plusieurs corps avaient de multiples blessures par balle, de coups de couteau ou avaient été décapités. Certains étaient brûlés ou avaient les pieds liés, a-t-il ajouté […]

HRW affirme que les groupes rebelles islamistes, qui comprennent des combattants étrangers, sont financées par des individus du Koweït et du Golfe. L’organisation appelle l’ONU à imposer un embargo sur les armes à tous les groupes faisant l’objet d’accusations crédibles de crimes de guerre. (Syria rebels executed civilians, says Human Rights Watch, BBC, 11 octobre 2013)

Comme tous les grands médias occidentaux, la BBC a été biaisée depuis le début sur la question syrienne et a défendu l’Armée syrienne libre, soutenue par l’Occident. Face à cette preuve d’atrocités commises par ceux qu’ils promouvaient comme étant des combattants de la liberté et de la démocratie, le radiodiffuseur public a tenté de blanchir l’Armée syrienne libre avec une déclaration absurde et contradictoire :

Selon HRW, environ 20 groupes d’opposition ont pris part à l’offensive et cinq d’entre eux ont été impliqués dans les attaques contre les civils : le Front al-Nosra, l’ État islamique en Irak et au Levant (EI), Jaysh al-Muhajirin wa al-Ansar, Ahrar al-Sham et Suqour al-Izz.

Aucun de ces groupes n’est affilié au Conseil militaire suprême de l’ Armée syrienne libre, soutenu par l’Occident, bien que le chef du CMS, le général Salim Idris ait dit à l’époque que des combattants sous son commandement ont participé à l’assaut […] (Ibid.)

La phrase est très insidieuse car elle porte le lecteur à croire que si les groupes qui ont commis l’agression ne sont pas liées à l’ASL, soutenu par l’Occident, celle-ci n’a pas participé à l’assaut. Mais l’ASL a bien participé à l’assaut puisque « des combattants sous le commandement [du général de l’ASL] ont participé à l’agression ».

Au nord de la Syrie,comme au nord de l'Irak,les jeunes  djihadistes "auto-convertis" sont bien encadrés en arrivant d'Europe,des États-Unis,du Canada ,d'Afrique et d'Asie.
Au nord de la Syrie,comme au nord de l’Irak,les jeunes djihadistes « auto-convertis » sont bien encadrés en arrivant d’Europe,des États-Unis,du Canada ,d’Afrique et d’Asie.

Les États-Unis soutenait l’EI par le biais de l’Armée syrienne libre

Salim Idriss, qui a été remplacé en février 2014 par le colonel Abd al-Ilah al-Bashir, a même déclaré en novembre 2013, un mois après la publication du rapport de HRW, que sa relation avec l’EIIL (EI) était « bonne »:

«Ma relation avec les frères de l’EIIL est bonnne […] je communique presque chaque jour avec les frères de l’EIIL pour régler ces problèmes et ces disputes. Ces problèmes sont exagérés par les médias. » (FSA General Declares Support for ISIS & Al-Nusra)

Il a par ailleurs déclaré dans une entrevue précédente, en janvier 2013, que le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra constituait « environ 10% de l’ASL », une déclaration qui contredit également l’analyse de la BBC. Il a dit qu’il ne savait pas pourquoi ce groupe est considéré comme une organisation terroriste parce que tout ce qu’il voyait chez ses membres était « de bonnes mœurs et une lutte courageuse et héroïque contre le régime » en ajoutant : «Ils n’ont pas de comportement anormal, différent de celui de l’ASL. » (Ibid).

Islam radical 004

Doit-on conclure que pour l’ASL et l’EI, soutenus par l’Occident, décapiter des gens constitue « un comportement normal »?

Le rapport de Human Rights Watch d’octobre 2013 stipule explicitement que les meurtres commis lors de l’ « Opération de sauvetage de la côte » dans la région syrienne de Lattaquié ont été commis par 20 groupes, dont l’EI, Jabhat al-Nusra ET l’ASL. Il indique par ailleurs clairement que des individus en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar, des alliés notoires de l’Occident, ont financé et planifié l’« Opération de sauvetage de la Côte », et que les combattants étrangers qui entraient à Lattaquié à l’époque sont presque tous passés par la Turquie, un État membre de l’OTAN.

Un « diplomate occidental a soulevé le problème à Human Rights Watch en déclarant qu’en général, les ressortissants de pays européens allant se battre en Syrie étaient “plus nombreux que ceux qui étaient allés se battre en Afghanistan ou en Irak“ ».

Le témoignage d’un médecin travaillant à l’hôpital national de Lattaquié dit « qu’ils avaient reçu 205 cadavres de civils tués au cours de l’opération du 4 au 18 août » et que « la plupart des corps étaient décapités ».

Donc, si l’on résume, plus de 200 civils ont été tués au cours de cette seule opération et la plupart d’entre eux ont été décapités, probablement par des combattants étrangers soutenus par l’Occident transitant par un État membre de l’OTAN.

Où était le dégoût, l’horreur et l’indignation des dirigeants occidentaux à l’époque?

Il est bien évident que les décapitations de centaines de civils syriens par les forces soutenues par l’Occident détruirait complètement la propagande et prouverait qu’Assad disait la vérité lorsqu’il disait combattre une invasion terroriste étrangère. C’est pour cette raison que ce rapport n’a pas fait beaucoup de bruit et que le discours est demeuré le même dans les médias occidentaux.

Toutefois, comme toutes les autres tentatives ultérieures visant à justifier une invasion militaire en Syrie ont échoué, nous sommes maintenant confrontés à un scénario des plus absurdes : l’Occident prétend devoir intervenir contre sa propre création meurtrière: l’État islamique.

Les dernières décapitations de l’EI ne sont qu’un prétexte pour intervenir militairement en Syrie. Les centaines de décapitations de ressortissants syriens commises par les soldats occidentaux par procuration durant des années prouvent qu’il s’agit d’une autre opération psychologique visant à galvaniser l’appui populaire en faveur d’une autre guerre au Moyen-Orient.

Sources: Mondialisation.ca