Extrait de la conférence du 3 décembre 2011 : « Cette crise n’en est pas une. Tout se passe comme prévu ! », Étienne Chouard. Biographies succinctes : Myret Zaki est une journaliste économique suisse romande, rédactrice en chef. Elle a fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, où elle se forme […]
Je m’aventure à supposer que bien peu de gens, à l’extérieur de la Fédération de Russie, auront ne serait-ce qu’entendu parler du nom d’Anatoly Tchoubaïs, l’actuel PDG de la compagnie russe de haute technologie Rusnano. Des suites de l’arrestation d’importance survenue le 15 novembre, ayant visé le Ministre de l’Economie Alexeï Oulioukaïev du Gouvernement du Premier Ministre Dmitri Medvedev, auquel il est reproché d’avoir accepté au moins 2 millions de dollars de pots-de-vin à l’occasion d’une privatisation d’État impliquant les compagnies d’énergie Rosneft et Bashneft, les projecteurs se sont tournés vers la compagnie d’Anatoly Tchoubaïs, le tsar des privatisations de Boris Eltsine dans les années 1990, qui est aujourd’hui PDG de la compagnie d’État Rusnano[i]. Si les charges sont formellement portées contre Tchoubaïs (indéniablement l’un des “réformateurs“ kleptocrates de l’ère Eltsine les plus détestés, qui travailla avec la CIA durant les années 1990 afin de piller les actifs d’État russe qui valaient des milliards mais qui furent vendus à vil prix), cela signalerait que Poutine se sent dans une position suffisamment forte, pour purger la mafia des libertariens favorables au “marché libre“, qui ont encore une main sur le développement de l’économie russe.
Le 16 novembre, le jour suivant cette arrestation médiatisée de Oulioukaïev, les procureurs judiciaires et la police ont fait une descente dans les bureaux de Tchoubaïs chez Rusnano[ii]. Ce qui est notable dans les rapports des procureurs ayant questionné Tchoubaïs et d’autres hauts cadres chez Rusnano, c’est le fait qu’un certain nombre d’entre eux avaient fui la Russie durant ces mois récents afin d’éviter toute poursuite[iii]. Jusqu’à présent, Tchoubaïs reste en place et clame son innocence avec véhémence.
La façon dont je vois les choses, c’est qu’il y a quelque chose de beaucoup plus vaste comme enjeu ici, que la seule innocence ou culpabilité de Tchoubaïs. Cette manœuvre, elle devait être combinée avec l’arrestation de Oulioukaïev, signalerait un nettoyage majeur ciblant des éléments corrompus qui, en ayant commencé avant même 1991, s’organisèrent afin de vendre la Russie à la CIA et aux spéculateurs de l’Ouest comme George Soros. Ce genre d’histoire, c’est ce qui a été généralement occulté à l’Ouest, concernant le véritable rôle d’Anatoly Tchoubaïs et de la présidence Eltsine. C’est du reste instructif pour comprendre également la rage irrationnelle de Washington et des banques américaines, relayées par les oligarques dirigés contre Poutine, et contre tous ce qu’il fait afin de rétablir la souveraineté et la stabilité de la Russie.
Boris Eltsine et Bill Clinton
Le coup d’État “démocratique“ de la CIA avec Eltsine.
Le viol de la Russie (de la nation russe, de l’État russe et du peuple russe) commença à la fin des années 1980, et fut un coup d’État orchestré par l’Agence de Renseignement Centrale [CIA] américaine aux côtés de troubles réseaux dirigés par l’ancien Directeur de la CIA, alors Président, George Herbert Walker Bush, puis il fut continué par le successeur de Bush Sr., Bill Clinton. Des comptes-rendus occidentaux de ce qu’il s’est passé à l’intérieur de la fédération russe durant les années 1990 de Eltsine, parlent de “Mafia Russe“ et de “Crime Organisé Russe“. Jamais il n’est fait mention ni même effleuré que ces Russes-là qui pillèrent leur propre pays, était en fait organisés et payés, rendus riches par l’Ouest, et pour être plus précis : par les réseaux de « Vieux Copains [Old Boys] » de la CIA, loyaux à leur ancien Directeur devenu Président, George Herbert Walker Bush.
Ce qui s’est déroulé durant les années 1990, sous la Présidence russe de Boris Eltsine, fut décrit par un initié érudit américain, Mortimer Zuckerman, un membre du Council on Foreign Relations [CFR] de New York et propriétaire du US News & World Report, comme « le plus grand défaussement de richesse d’une nation dans l’Histoire ». Ce défaussement, ou plus précisément dit, ce vol, fut en effet réalisé à travers un vol pur et simple, une guerre des devises et un programme d’échange d’actions frauduleux permettant d’acquérir des entreprises au moyen de prêts [loans-for-company], au gré d’un programme qui fut dirigé par Anatoly Tchoubaïs[iv].
L’attaque qui fut menée par l’Administration Bush Sr. contre la Russie postcommuniste, surnommée “Opération Marteau [Hammer]”, s’est composée de quatre éléments distincts et couverts [sous couverture]. Tout d’abord, la CIA finança secrètement le coup d’État d’août 1991, dit “des généraux“, contre le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Ensuite, ils [les “vieux copains“] utilisèrent leur trésor de guerre financier secret afin de déstabiliser le rouble. Puis ils utilisèrent des officiels de la Banque Nationale au sein de la banque russe corrompue Gosbank, afin d’organiser le vol des réserves d’or officielles du pays, presque entièrement. Puis ils initièrent une conquête systématique des énergies stratégiques, des matières premières et des industries militaires d’État de l’Union soviétique, via les opérations de privatisation imposées par le FMI : elles furent menées par le Ministre des Finances de Eltsine, Egor Gaïdar et son proche associé responsable des privatisations d’État, Anatoly Tchoubaïs. Gaïdar et Tchoubaïs ont travaillé en tant que ligue avec Jeffrey Sachs de Harvard et d’autres amis milliardaires du spéculateur des fonds spéculatifs George Soros, dans ce qui fut littéralement un viol de la Russie, tel qu’il fut qualifié par un autre initié l’ayant décrit[v].
Tandis que certains ex-généraux du KGB scélérats ainsi que leurs protégés sélectionnés pillaient les réserves d’or de l’Union soviétique devenue dysfonctionnelle, de même que les actifs financiers significatifs du Parti Communiste après qu’il ait été soudain banni, avec la bénédiction et la complicité de Boris Eltsine et de son cercle intérieur, les “vieux copains“ de la CIA de Bush étaient fin prêts pour lancer la phase suivante : la conquête systématique de l’énergie stratégique, des matières premières et des industries militaires d’État en ex-Union soviétique, via les opérations de privatisation imposée par le FMI. Ces privatisations furent menées par le Ministre des Finances de Eltsine, Egor Gaïdar, et son proche associé responsable des privatisations d’État, Anatoly Tchoubaïs.
Boris Eltsine et Gorbatchev
En novembre 1991, Tchoubaïs devint en effet Ministre au sein du Cabinet Eltsine, poste duquel il put gérer le portefeuille de Rossimouchtchiéstvo [Росимущество] : l’Agence Fédérale pour la Gestion de la priorité d’Etat, que Eltsine avait créé par décret pour devenir l’Agence responsable de la vente à la découpe et de la privatisation des compagnies d’État Russes. Gaïdar et Tchoubaïs se liguèrent avec George Soros, spéculateur de Wall Street et bailleur de fonds d’une organisation de façade de la CIA, le “Fonds National pour la Démocratie [National Endowment for Democracy]“. Soros amena à son tour Jeffrey Sachs de Harvard, l’architecte de la “thérapie de choc économique“ en Pologne, ainsi que d’autres “amis“ américains au sein des cercles Eltsiniens.
George Soros et son réseau de Fondations pour une Société Ouverte [Open Society Foundations] avait été déjà auparavant regardé comme lié à la CIA par le Renseignement chinois, entre autres. Ses institutions « Open Society » étaient apparues par pure “coïncidence“ dans chaque situation où la National Endowment for Democracy, façade de la CIA et du Département d’État américain, recherchait un changement de régime en faveur d’un gouvernement davantage pro-Washington. Déjà en 1987, tandis que Gorbatchev était toujours à la tête de l’Union soviétique, Soros avait tiré parti des efforts de réforme du régime, s’ouvrant prudemment à l’Ouest, en finançant son Institut pour une Société Ouverte [Open Society Institute] à Moscou. De là, il put donner de l’argent à des chercheurs et autres personne clés, afin de soutenir des recherches en matière d’“économie de marché“[vi].
Toutes les actions de Eltsine étaient guidées par la CIA et des manipulateurs du KGB vendus, notamment les généraux du KGB Filipp Bobkov, Alexei Kondaurov et le garde du corps personnel de Eltsine, le Général Alexander Korjakov. Cette cabale, en coordination avec George Bush Sr. et les “vieux copains“ de la CIA, planifia et mit en place la tentative simulée de “coup du KGB“ contre Gorbatchev, qui propulsa Eltsine avec le soutien des médias occidentaux principaux, en tant que “champion de la démocratie“. En décembre 1991, 4 mois plus tard, Eltsine, qui était alors devenu Président de la République socialiste fédérative soviétique de Russie [RSFSR], la plus grande “République“ fédérée à l’intérieur de l’Union soviétique, se réunit avec les Présidents d’Ukraine et de Biélorussie pour signer ce qui fut appelé les Accords de Minsk [Traité de Minsk, parfois appelé Accords de Belaveja], déclarant la dissolution de l’URSS qui avait formellement existé depuis 1922. Ceci fut le point d’orgue du coup d’État soutenu par les États-Unis, afin d’ouvrir le bal du viol de la Russie. À cette époque-là, Gorbatchev avait été totalement discrédité et contraint de démissionner.
La thérapie de choc de la Russie, entre Harvard et la CIA.
En tant que partie prenante dans ces Accords de dissolution de l’URSS, la Russie reprit les actifs d’État de l’ancienne URSS, dont l’existence légale cessait, en même temps qu’elle endossa toutes les dettes étrangères de l’URSS. Eltsine se vit ordonner de faire d’un ami de George Soros de 32 ans, nommé Igor Gaïdar, son “Tsar de l’économie“. Gaïdar, qui fut nommé formellement Ministre des Finances de la nouvelle Fédération Russe en février 1992, fit à son tour d’un autre jeune économiste, Anatoly Tchoubaïs, son chef des privatisations.
Gaïdar fut emmené en Pologne afin d’étudier le modèle de la “Thérapie de Choc“ polonaise : un processus qui avait été introduit par Jeffrey Sachs, un autre jeune économiste protégé de George Soros, sorti de Harvard. De retour à Moscou, Igor Gaïdar devait utiliser l’exemple polonais de Sachs, pour convaincre Eltsine de « laisser grimper les prix afin d’accroître l’offre, et de mettre à bas les barrières commerciales afin que les marchandises étrangères puissent commencer à remplir l’étalage des magasins »
C’était là un mensonge. L’économie soviétique était autosuffisante en tout, à part peut-être en bananes et en café. Les magasins étaient pleins avant que Eltsine n’annonce en novembre 1991 la date exacte de la levée du contrôle des prix : le 31 décembre de cette même année 1991. Les propriétaires de magasins cachèrent alors leurs marchandises pour attendre les possibilités de profits décuplés par la fin du contrôle des prix. Les magasins devinrent soudain vides. Une semaine à peine après le discours de Eltsine, le rationnement fut imposé aux moscovites[vii].
Gaïdar avait été instruit par le Trésor américain de la nouvelle Administration Clinton, qui était entré en fonction en janvier 1993. La personne clé du Trésor US qui prit alors la suite de ce “traitement“ de Gaïdar-Tchoubaïs dans ce pillage de la Russie de Eltsine, était lui aussi un ancien économiste de Harvard nommé Lawrence Summers. Summers utilisa sa puissante influence sur le Département du Trésor américain, afin d’obtenir des dollars de la part du Fonds Monétaire International pour le Gouvernement Eltsine en manque de devises, disant en retour à Eltsine et Gaïdar que la Russie devait s’ouvrir sans restrictions aux importations si elle désirait recevoir les prêts du FMI et des autres institutions de l’Ouest.
Gaïdar ne tarda pas pour mettre en place une politique qui servit ces exigences de Washington, ainsi que des nouveaux oligarques bancaires du KGB autour notamment de la banque Menatep de Mikhaïl Khodorkovsky. Sous l’empire des décrets de Gaïdar, l’industrie manufacturière russe fu menacée de banqueroute face à une compétition étrangère désormais sans restriction ; mais le secteur bancaire domestique, comme Menatep, contrôlé par les généraux vendus du KGB et les banques de l’Ouest liées à la CIA, devait demeurer protégé de toute compétition[viii].
Après la victoire de Bill Clinton aux élections américaines de novembre 1992, Larry Summers, le nouveau Secrétaire Assistant au Trésor [Deputy Treasury Secretary] responsable des “réformes“ en Russie, lui aussi ancien professeur d’économie à Harvard, amena à Moscou un groupe de ses anciens collègues de Harvard incluant Jeffrey Sachs, le conseiller à la thérapie de choc polonaise de George Soros, ainsi que le professeur d’économie Andreï Shleifer, tout ceci sous les auspices de l’Institut de Harvard pour le Développement International (IHDI [Harvard Institute for International Development – HIID]). Le triangle Sachs-Schleifer-Summers orchestra de fait tous les aspects clés de la mise en place de la “thérapie de choc“ Tchoubaïs-Gaïdar durant le début des années 1990 sous Eltsine[ix].
En 1991, Summers avait été le chef économiste de la Banque Mondiale, au sein de laquelle Summers avait nommé son ancien étudiant de Harvard, Andreï Shleifer, un Russo-américain, en tant que “conseiller“ de la Banque Mondiale auprès du Gouvernement Eltsine. Peu de temps après que Summers soit devenu Secrétaire Assistant au Trésor dans l’Administration Clinton de 1993, Schleifer rejoignit l’Institut de Harvard pour le Développement International (IHDI) pour prendre la tête de ses opérations à Moscou.
L’IHDI fut plus clairement choisi par Summers en tant qu’agence de conseil pour travailler avec Gaïdar et Tchoubaïs, afin d’organiser le pillage colossal connu pudiquement sous le terme des “privatisations russes“. Summers, depuis son bureau au Trésor de Washington, nomma tous les acteurs clés dans le viol par la privatisation de la Russie de Tchoubaïs, au début des années 1990. Ils étaient ce que l’on aurait pu appeler une “mafia de Harvard“.
Summers recruta David Lipton de Harvard, un ancien partenaire consultant de Jeffrey D. Sachs & Associates, afin qu’il soit son Assistant Sous-secrétaire au Trésor pour l’Europe de l’Est et l’ancienne Union soviétique [Deputy Assistant Treasury Secretary for Eastern Europe and the Former Soviet Union]. Sachs fut nommé Directeur de l’IHDI en 1995. Son IHDI reçut des subventions de la part de l’USAID, décerné pour le “travail“ de l’Institut en Russie.[x]
L’USAID fut connue en tant qu’une organisation de façade de la CIA, conservant le rôle de la CIA en matière de changement de régime et Cie, mais caché derrière le voile d’une charitable Agence du Gouvernement américain dépensant pour promouvoir le développement économique. Il fit office de bailleur de fonds clé dans la direction de chaque étape des opérations de privatisation de Tchoubaïs, par l’entremise des copains de Harvard comme Summers-Sachs.[xi]
Harvard fut un choix intelligent pour devenir l’opérateur par délégation de la CIA, dans le cadre de ses privatisations de Tchoubaïs. L’argent de la CIA transitant par la façade de l’Université de l’Harvard, donna une aura de respectabilité académique impartiale et la possibilité de dénier de manière crédible toute responsabilité de la CIA en sous-main. Shleifer, un émigré né russe et protégé de Summers, était déjà un passeur titulaire d’économie à Harvard dès la trentaine. Il devint ensuite l’homme de Sachs au sein de l’IHDI, en tant que projet russe basé à Moscou. Alors, Summers amena encore un autre gars de Harvard nommé Jonathan Hay, un autre ancien consultant de la Banque Mondiale auprès de Summers. En 1991, tandis qu’il étudiait le droit à Harvard, Hay était également devenu un conseiller juridique senior auprès de l’agence de privatisation d’État GKI [Comité à la Propriété d’Etat] de Tchoubaïs[1].
Dans l’année suivante, en 1992, Hay fut nommé directeur général de l’IHDI à Moscou. Hay se vit octroyer de larges pouvoirs sur les cocontractants, les politiques et les programmes spécifiques. Il ne contrôla pas uniquement l’accès au cercle de Tchoubaïs, mais était son porte-parole.[xii]
Tant Jonathan Hay qu’Andreï Schleifer, furent identifiés en tant qu’agents de la CIA… Vladimir Poutine, dans son dialogue annuel d’avril 2013 avec des citoyens russes, bien qu’il occulta discrètement leurs noms, référença Hay et Schleifer en tant qu’agents de la CIA identifiés, travaillant avec Tchoubaïs et Gaïdar, à l’occasion des privatisations russes criminelles. Poutine devait déclarer : « nous avons appris aujourd’hui que des officiers de la CIA des États-Unis opéraient en tant que consultants d’Anatoly Tchoubaïs. Mais il est encore plus drôle qu’à leur retour aux États-Unis, ils aient été poursuivis pour avoir violé les lois de leur propre pays, et s’être enrichis eux-mêmes illégalement à l’occasion des privatisations survenues dans la Fédération de Russie »[xiii].
En 2006, une Cour de District américaine de Boston avait en effet condamné personnellement Hay et Schleifer à 2 millions de $ ainsi que l’Université de Harvard à $26.5 millions, pour fraude et détournement de fonds gouvernementaux à fin d’enrichissement privé. La même année 2006, Summers (qui a été alors devenu le président de Harvard), fut forcé de démissionner des suites de la révélation de son rôle dans le scandale de l’IHDI de Moscou, avant d’avoir réussi à obtenir pour Schleifer une chaire de professeur à Harvard. Il refit plus tard surface en tant que fondateur de la branche ukrainienne du Centre polonais pour la Recherche Economique et Sociale (CRES [Centre for Social and Economic Research – CASE]), favorable au “marché libre“, durant le coup d’État de la CIA à Kiev en 2014.[xiv]
La privatisation criminelle d’actifs d’État inestimables, que Hay et Schleifer mirent en œuvre de concert avec Anatoly Tchoubaïs et Igor Gaïdar après 1992, avait été conçue jusqu’au moindre détail par Tchoubaïs en coopération avec ses nouveaux conseillers américains. Et quand l’annonce des privatisations “par coupons“ (« coupons contre actions [vouchers-for-shares][2]») proposées reçut en retour une réponse froide de la part des Russes, qui vacillaient déjà le choc économique de la libéralisation des prix, Hay et Schleifer arrangèrent l’entremise des experts en Relations Publiques américains de Burston-Marsteller et du Sawyer Miller Group : ces derniers conçurent alors une campagne publicitaire qui fut diffusée sur les chaînes de télévision des oligarques russes nouvellement adoubés, afin de convaincre les Russes d’accepter ce programme.
Tchoubaïs en tant que chef du GKI, l’Agence gérant la Propriété d’État, émit alors 150 millions de “coupons“, un pour chaque citoyen. À son tour, chaque citoyen pouvait alors investir son coupon dans une petite part de l’une des compagnies ou magasins d’État russe privatisés, ou le vendre à un prix établi sur le marché, libellé en dollar américain, bien sûr. Et comme la plupart des Russes étaient alors préoccupés davantage par la question de savoir si leur prochaine retraite serait payée, ou si des emplois pourraient être trouvés au sein de l’économie industrielle s’effondrant, le résultat prévisible de la thérapie de choc Sachs-Tchoubaïs labellisée par Harvard, fut que des millions de russes vendirent tout simplement leur coupon contre un peu de liquidités. Il s’agissait d’une idée folle, si l’on considérait que Tchoubaïs et Gaïdar était censés s’occuper du futur économique de la fédération russe. Mais c’était par contre brillant, s’ils voulaient en fait créer une oligarchie de milliardaires en dollars, ce qui fut précisément le résultat final.
Les coupons purent donc être achetés ou vendus à pratiquement chaque coin de rue de la Russie, dès le début de juin 1992. Ils étaient échangés sur la nouvelle bourse des marchandises dérégulées de Moscou, mise en place par Jonathan Hay de Harvard, avec de l’argent de l’USAID canalisé via l’IHDI. Une fois ainsi dérégulés (une décision délibérée de Gaïdar, Tchoubaïs et de leurs conseillers de la CIA comme de Harvard), les fonds d’investissement en coupons émergèrent de nulle part afin de rassembler les coupons des citoyens par millions. Le rouble fut rendit domestiquement convertible en dollars US sur le conseil de l’équipe de l’IHDI de Sachs. Sur les 20 mois que dura le programme d’échanges de “coupons contre actions [voucher-for-shares]“, les prix s’effondrèrent de leur plus hauts à 20$ vers leur plus bas à 4$ par coupon. Et comme ils avaient été rendus librement vendables/échangeables, ce fut du pain béni pour les oligarques milliardaires entourant Eltsine, qui avaient déjà rassemblé d’énormes montants de liquidités qui leur permettaient de les acheter, et c’est justement ce qu’ils firent[xv] : près de 600 fonds en coupons, réunirent quelques 45 millions de coupons. Le plus gros, s’appelant lui-même « Premier Coupon [First Voucher] », collectant à lui seul quelques 4 millions de coupons[xvi].
Au prix auquel étaient libellés les coupons, Tchoubaïs et ses petits copains de Harvard avaient évalué l’entièreté de l’économie russe (qui incluait le plus grand producteur mondial de nickel, quelques-unes des plus grosses compagnies de pétrole et de gaz incluant Sibneft et Gazprom, la plus importante compagnie de production d’aluminium RUSAL…), a une valeur totale inférieure à la valeur de marché de la seule compagnie américaine General Electric. La valeur faciale de chaque coupon était de 10 000 roubles, une valeur que Tchoubaïs avait promue en mentant au public, déclarant que un coupon serait suffisant pour acheter deux ou même trois automobiles Volga.
Parce qu’ils avaient été autorisés par les réseaux de la CIA de Bush, qui contrôlaient le volet financier de la mafia Eltsine, à être les premiers Russes disposant de beaucoup d’argent, les oligarques sélectionnés de Eltsine furent en mesure d’acheter des centaines de milliers de coupons, et de les faire valoir ensuite pour prendre le contrôle d’industries entières, qui seraient plus tard démantelés et vendues à la découpe. Bien qu’ils furent supposés agir au nom de l’État, les commissaires-priseurs des banques, provenant des banques détenues par les oligarques, truquèrent le processus. Ce fut par exemple la façon dont la banque Menatep de Mikhail Khodorkovsky obtint ses 78 % de parts de propriété dans Yukos, d’une valeur de 5 milliards de dollars, pour une somme inférieure à 310 millions de dollars. Ce fut également comment Boris Berezovski obtint Sibneft, un autre géant du pétrole, valant quelque 3 milliards de dollars, pour seulement 100 millions de dollars[xvii]. En utilisant ses connexions, Khodorkovsky fut aussi en mesure d’acheter de nombreuses usines via des appels d’offres, et de larges blocs d’actions dans le bois, le titane, dans l’extraction et la fonte de cuivre. Au total, il gagna ainsi le contrôle de plus d’une centaine d’entreprises avant d’obtenir le contrôle de Yukos.
Dans ces enchères, basées sur le nombre total de coupons qui avaient été mis en circulation, le système industriel russe dans son entier, les mines, les compagnies énergétiques, les entreprises et usines, représentait une valeur totale inférieure à 12 milliards de dollars[xviii].
Sous la pression du Parlement, Tchoubaïs accepta d’interdire les ventes de coupons de compagnies d’État à des investisseurs étrangers. Il y eut cependant deux exceptions notables que permit Tchoubaïs. En 1995, dans le sillage de la victoire au référendum Eltsine financé par Soros, la Compagnie de Gestion de Harvard (CGH [Harvard Management Company – HMC]), qui investissait les larges fonds de l’Université, ainsi que George Soros, qui avait amené Sachs de Harvard à Tchoubaïs, furent les seules entités étrangères admises à participer. Tant la CGH de Soros devinrent des actionnaires majeurs dans Novolipetsk, la seconde plus grande aciérie de Russie, et dans Sidanko Oil, qui disposait de réserves pétrolières excédant celle de la compagnie américaine Mobil. La CGH et Soros investirent également dans le marché domestique des obligations GKO[3] à court terme et haut rendement, subventionnés par le FMI. Et en 1997, il acheta 24 % de Sviazinvest, le géant des télécommunications, de concert avec Vladimir Potanine de l’Uneximbank, qui était le porte-parole nominé des nouveaux oligarques russes. À un moment, Soros déclara qu’il avait investi 2,5 milliards de dollars dans de tels actifs russes, au vil prix[4] auquel Tchoubaïs les avait délibérément établis[xix].
Soros à la rescousse de Eltsine.
Ceci laissa de nombreux citoyens russes dans le sentiment d’avoir été floués, royalement spoliés, et furieusement dégrisés de leurs rêves d’une part promise dans la “propriété privée capitaliste“ qui disparaissait ainsi, en même temps que leurs économies, ceci durant l’hyperinflation engendrée par l’émission monétaire de la banque centrale, qui fut un autre pan de l’“Opération Hammer“ de George H.W. Bush. En 1993, les pressions provenant de tous les côtés, incluant celles de la Douma [Parlement], avaient dramatiquement augmenté. La population demandait des actes. Le Soviet suprême, la chambre haute, produisit un projet de loi qui aurait gelé le processus de privatisation en entier. L’opposition devint si grande que Tchoubaïs dut au final s’en remettre largement aux Décrets présidentiels de Eltsine, et non plus à une approbation parlementaire, en vue de leur mise en œuvre. L’homme de l’IHDI de Harvard tout comme de la CIA à Moscou, Jonathan Hay et ses associés à l’IHDI, écrivirent en fait la plupart des premières moutures de ces décrets. Walter Coles de l’USAID, dont l’institution avait financé les privatisations de Tchoubaïs via I’IHDI, devait admettre : « si nous avions besoin d’un décret, Tchoubaïs n’avait pas à passer par la bureaucratie »[xx]. Les efforts naissants de la Russie en vue d’établir une démocratie parlementaire, ou ne serait-ce que des contre-pouvoirs face au pouvoir Présidentiel dictatorial, n’avaient que très peu d’intérêt aux yeux des officiels de Washington, ou bien pour Tchoubaïs et sa cabale entourant Eltsine.
Le référendum Soros-Eltsine.
À ce moment-là, tandis que l’opposition menaçait de devenir incontrôlable, Eltsine se sentit forcé d’accepter un référendum national sur le processus entier des privatisations. La date en fut le 25 avril 1993.
Le référendum contenait quatre questions auxquelles il s’agissait de répondre par oui ou par non : 1-soutenez-vous Eltsine, 2-soutenez-vous la politique économique de Eltsine, 3-voulez-vous des élections présidentielles anticipées, et 4-voulez-vous des élections anticipées pour le parlement ?[xxi]
Faisant face à une défaite assurée, Tchoubaïs, vraisemblablement sur conseil de ses mentors de Harvard, arrangea une réunion secrète avec le milliardaire américain George Soros. Soros accepta de financer au nom de Eltsine la campagne du référendum. Soros amena ainsi 1 million de dollars, ce qui représentait une énorme somme dans la Russie de cette époque, transitant sur des comptes à l’étranger mis en place pour Tchoubaïs, afin d’être utilisés pour acheter de l’exposition médiatique. Eltsine survécut grâce à une faible majorité de 52 %, et la privatisation des compagnies industrielles russes majeures put reprendre[xxii]. Eltsine s’était vu donner les joyaux de la couronne et bien plus encore, par une cabale d’oligarques russes soutenus par la CIA, de même que plus tard par Soros lui-même.
Depuis Washington, Summers au sein du Département du Trésor avait été l’architecte des privatisations Tchoubaïs–Gaïdar, avec Jeffrey Sachs et Andreï Schleifer servant à convoyer directement leurs plans jusqu’aux conseillers économiques de Eltsine. La privatisation de Washington par l’entremise de Tchoubaïs, visant les actifs russes, fut un vol à une échelle sans précédent dans aucune nation, même en temps de guerre. De 1992 à 1994, la propriété de 15.000 firmes fut largement transférée depuis un contrôle étatique, jusqu’à de nouveaux milliardaires oligarques comme Khodorkovski, et Berezovski, ceci via le programme coupons de Washington–Tchoubaïs.
Les oligarques achètent la réélection de Eltsine.
En 1996, avec l’économie russe plongeant profondément dans l’hyperinflation, Eltsine fit face à une défaite certaine à l’occasion des élections prévues. À la tête du Parti Communiste, Gennadi Zyuganov, promettait un retour à la stabilité, il était loin devant dans les sondages. Certains des conseillers proches de Eltsine suggérèrent même d’annuler les élections et de déclarer de facto la dictature. La fille de Eltsine, Tatyana Borisovna Yumasheva, était alors devenu la plus proche conseillère de son père, aux côtés de Berezovski, Goussinski et des autres oligarques de la CIA et/ou de l’USAID. Les médias russes avaient surnommé la clique contrôlant la Russie, spécialement après l’attaque du cœur de la même année, « La Famille », comme une famille mafieuse plutôt qu’une famille par le sang, encore que la fille Tatiana tînt lieu de fait de “Capo di tutti capi [chef de tous les chefs]“ de la famille, du fait de son influence sur le Président[xxiii].
Des suites du succès du Parti Communiste russe aux élections parlementaires à la douma de décembre 1995, le Fonds Monétaire International avait octroyé un prêt extraordinaire de 10,2 milliards de dollars au gouvernement Eltsine, au sein duquel 1 milliard de dollars était secrètement dédié par Washington à la campagne des élections présidentielles de 1996 qui devait garder Eltsine Président. Des enregistrements audio de conversations tenues entre Clinton et Eltsine, rendues publiques par la suite, montrèrent qu’en retour, entre autres faveurs, Eltsine aurait exempté le donateur de campagne et soutien de longue date à Clinton, le Groupe agroalimentaire Tyson basé en Arkansas (dont les exportations de poulets vers la Russie représentaient alors 700 millions de dollars annuels[5]), d’une augmentation menaçante de 20 % des droits de douane[xxiv].
Berezovski et Goussinski, les nouveaux oligarques russes soutenus par Washington, redoutaient la perte de leurs milliards volés face à l’opposition des communistes. Ils formèrent alors ce qui fut appelé le « Groupe des Sept », qui incluait Berezovski, Goussinski, Khodorkovsky, Potanine, Vinogradov, Smolensky, et Friedman. Avec l’aide des conseillers en communication et autres “doreurs d’images“ [Spin Doctors] de l’avenue Madison de New York, ce Groupe des Sept (qui détenaient les deux chaînes de télévision majeures, la troisième étant encore alors propriété d’État, de même qu’une majeure partie de la presse), menèrent campagne médiatique d’assaut à l’américaine, tandis qu’ils bloquaient dans le même temps tout achat de temps de parole médiatique par Ziouganov. Les affiches de campagne pour Eltsine portaient en slogan : « choisissez avec votre cœur ». Une autre campagne de publicité montrait Eltsine avec ses photos de famille, tandis que des extraits télévisés rappelaient des moments de son enfance : là en tant qu’athlète, là en tant que rebelle, ici en tant que père en tant que grand-père, tout ceci servi avec une musique sentimentale[xxv].
Les oligarques recrutaient Anatoly Tchoubaïs, le principal responsable de la création de leur propre fortune, en tant que Directeur de campagne pour Eltsine. Il créa un fonds privé appelé le Centre pour la Protection de la Propriété Privée, recevant 5 millions de dollars de la part du Groupe des Sept pour cette campagne. De faux journaux furent créés et imprimèrent des histoires clamant la découverte de comptes-rendus secrets provenant de réunions au sein du parti communiste, à l’occasion desquels Ziouganov était allégué avoir dit : « nous n’allons pas être capables de donner au peuple quoi que ce soit que nous avons promis ». Le fond de Gaïdar pour la réélection, fut également approvisionné de centaines de milliers de dollars, une fortune du temps de l’hyperinflation du rouble, qui furent dirigés vers des journalistes majeurs afin d’écrire des articles frauduleux lourds Eltsine et discréditant Ziouganov[xxvi].
Le fait que les oligarques détenaient un quasi-monopole sur la télévision russe et les médias écrits, rendit possible d’atteindre un vote de 54 % en faveur de Eltsine. Un nouveau Politburo privé tenait à présent fermement la Russie, et Eltsine comme Tchoubaïs était leurs poulains[xxvii].
Le coût humain de cette thérapie de choc russe imposé depuis les États-Unis, par Anatoly Tchoubaïs, Igor Gaïdar ensemble avec George Soros, Jeffrey Sachs est une collusion d’opérateurs financiers et légaux liés à la CIA comme Jonathan Hay et Andrei Schleifer, fut au-delà de l’imaginable. Entre 1991 et 1990, le PIB russe (la valeur de tous les biens et services produits par la Russie) fondit de 83 %. La production agricole déclina de 63 %, tandis que le soutien étatique à l’agriculture prenait fin et que les importations américaines bon marché comme les poulets Tyson, remplaçaient la production domestique russe. Les investissements industriels et autres décrurent de 92 %. Plus de 70.000 usines furent fermées. Ceci engendra une baisse de production de 88 % en tracteurs, 76 % en machines à laver, 77 % de fabrique cotonnière en moins, 78 % de télévisions en moins, et ainsi de suite. Dans un pays qui ne connaissait pas le chômage sous l’ère soviétique, 13 millions de personnes perdaient soudain leur emploi. Et ceux qui en avaient toujours un voyaient leurs salaires réduits de moitié. L’espérance de vie moyenne pour les hommes avait été amputée de six ans, revenue au même niveau que l’Inde, l’Égypte ou la Bolivie. L’alcoolisme devint une épidémie tandis que la dépression et le chômage se répandaient parmi la population. Il s’agissait en effet d’un choc, le type de choc qu’un pays endure seulement en temps de guerre[xxviii].
Par conséquent, en ayant tout ceci en tête, le fait qu’Anatoly Tchoubaïs soit aujourd’hui sous une énorme pression et susceptible d’être poursuivi en justice, reflète quelque chose qui va bien au-delà de la corruption d’un directeur d’une entreprise privée. Cet événement plonge au cœur des cercles corrompus qui ont essayé, depuis l’ascension de Vladimir Poutine en décembre 1999, de reprendre le viol de la Russie par Wall Street, jusqu’à présent sans succès. Pour eux, Poutine est le symbole de leur défaite. Pour la vaste majorité des Russes qui ont vécu sous le viol de leur propre pays durant les années 1990, Anatoly Tchoubaïs demeure le symbole de cette dévastation et de cette destruction.
William F. Engdahl
William F. Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, titulaire d’un diplôme en Sciences Politiques de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de plusieurs livres à succès sur le pétrole, la géopolitique et les OGM.
Traduction par Jean-Maxime Corneille, article original paru dans New Eastern Outlook.
NDT « bonus » : pourquoi l’éventuelle chute de Tchoubaïs devait être regardée comme un signal extrêmement positif :
Or Marie Laforêt cita Tchoubaïs (première vidéo, à 14minutes et 19 secondes) comme étant l’un des membres/hommes-lige d’une organisation/cabale à l’échelle du monde orchestrant le viol et la banqueroute artificielle des nations, disposant de quelques « 250 fois le budget de la France », et contre laquelle le Gouvernement ne pouvait rien faire.
Nous pouvons envisager qu’il n’y ait pas de deuxième Tchoubaïs dans une position aussi puissante, mais sans certitude évidemment…
Cette affaire était en fait à la confluence de trois affaires différentes :
L’affaire dite de l’Ordre du Temple Solaire, typiquement le type d’ésotérisme artificiel masquant en fait une façon discrète de faire assassiner des gens devenus gênants.
Il est vital de comprendre ici il s’agit du détournement de la Franc-Maçonnerie, c’est-à-dire de l’utilisation d’une part vérolée non négligeable de la Franc-Maçonnerie, afin de servir de réseau d’influence pour des desseins qui n’ont rien à voir avec le but d’une société initiatique :
[3] GKO [Государственное краткосрочное обязательство] : titres de créance négociables à court terme émis par l’État russe à partir de février 1993. Système de “cavalerie“ financière consistant à émettre chaque nouvelle vague d’obligations à des taux toujours plus hauts, pour rembourser les précédentes. Les attirer évidemment de nombreux investis notamment étrangers, jusqu’à la cessation de paiement de l’État russe, le 17 août 1998, entraînant une crise financière tout à fait prévisible.
[4] NDT : on parle en droit de la consommation/concurrence de « vente à vil prix ».
[5] NDT : Tyson, premier producteur mondial de poulets, est connu pour son manque total de conscience dans ses pratiques agroalimentaires : « Tyson Foods : legends of animal abuses » ((Association « Mercy For Animals »).
[vi] Sebastian Mallaby, “More Money than God: Hedge Funds and the Making of the New Elite”, Council on Foreign Relations, New York, 2010, p. 212.
[vii] Anne Williamson, témoignage devant la commission sur la banque et les services financiers [Committee on Banking and Financial Services], Chambre des Représentants des États-Unis, 21 septembre 1999
Edward Snowden serait en ce moment au coeur de discussions bilatérales entre la Russie tenue d’une main de fer par Vladimir Poutine et les Etats-Unis sous la nouvelle administration de Donald Trump. L’objet des négociations tournerait autour du rapatriement du lanceur d’alerte sur le territoire des Etats-Unis. Selon son visa, le transfuge de la NSA a néanmoins le droit de rester sur le territoire russe jusqu’en 2019.
Donald Trump veut rapprocher son pays de la Russie en développant des relations « d’égal à égal ». C’est ce qu’a annoncé le nouveau locataire de la Maison Blanche au cours de sa campagne, et son élection amorce donc en soit un réchauffement des relations diplomatiques entre la Russie de Poutine et les Etats-Unis. Dans le cadre de ces relations nouvelles, NBC offre quelques révélations sur ce qui se passe en coulisses.
Une des sources anonymes de la chaîne américaine, parmi les haut fonctionnaires de l’administration, explique que des des discussions sont en cours pour extrader Edward Snowden vers les Etats-Unis. Un geste décrit comme « un cadeau » de Poutine à Donald Trump pour son élection. Ce qui attendrait Edward Snowden aux Etats-Unis est pourtant incertain puisque le lanceur d’alerte a été qualifié par Donald Trump de « traitre » devant « être exécuté ».
Ce qu’il affirme par exemple dans ce tweet d’avril 2014 :
« Snowden est un espion qui a causé un grand dommage aux Etats-Unis. Un espion comme à l’époque, lorsque notre pays était respecté et fort, serait exécuté. » (Donald Trump)
Edward Snowden, face au risque d’extradition vers les USA, préfère voir le verre à moitié plein
Outre ces informations la Maison Blanche et le Kremlin n’ont pour l’heure rien annoncé d’officiel. Selon la « Team Snowden » représentée par l’avocat d’Edward Snowden Ben Wizner « nous n’avons pas reçu de tels signaux et n’avons pas de nouveaux motifs d’inquiétude ». Snowden a rapidement réagi sur twitter en soulignant que le fait que Poutine puisse l’extrader prouve qu’il n’est pas son espion.
« Enfin: une preuve irréfutable que je n’ai jamais coopéré avec l’intelligence Russe. Aucun pays ne vend ses espions, puisque les autre pourraient craindre qu’ils sont les prochains ».
En ce qui concerne la situation actuelle, Edward Snowden a bénéficié d’une extension de son visa de réfugié politique jusqu’en 2019.
Barack Hussein Obama et Vladimir Poutine…Va-t-il vendre Snowden à Trump?
Charlie Hebdo – /08/02/2017 – Jacob Hamburger – La question tournait en boucle avant son investiture : une fois au pouvoir, Trump allait-il s’abstenir fr tweeter compulsivement ? Enfin, on a la réponse : c’est non. Ceux qui pensaient que Trump allait délaisser son compte twitter, pour accepter tout d’un coup les normes traditionnelles de […]
À chaque élection, une partie du peuple vote pour désigner ses députéEs. Son pouvoir politique est alors délégué à une partie de ces “représentantEs” qui forment ce que l’on nomme le gouvernement. Ce dernier, pour diriger, est toutefois accompagné d’un autre type de représentantEs, non-éluEs, qui proviennent des corporations et de diverses associations: les lobbyistes. Quand le gouvernement produit des politiques à long terme, des dizaines de lobbyistes sont à ses côtés. Quand des ministres rédigent des projets de lois, des lobbyistes lisent par-dessus leur épaule. Quand de hautEs fonctionnaires décident des directives au sujet de l’application des lois, illes peuvent compter sur l’aide des lobbyistes qui ne sont jamais bien loin. Pour illustrer cette situation, GAPPA a produit deux infographies qui détaillent les fédérations, associations et sociétés hydrocarburières représentées par des lobbyistes auprès du gouvernement du Québec. On peut y voir l’évolution du lobbyisme en matière d’hydrocarbures au Québec…
Un dénonciateur du FBI a confirmé que les 30 hommes politiques et 40 autres personnes doivent être arrêtés à Washington DC et àNew York dans le cadre du réseau pédophile « Pizzagate », et d’autres suspects sont sous enquête que l’enquête continue « ramification dans des directions inattendues. «
L’initié au Federal Bureau of Investigation affirme que le FBI vient de terminer la paperasse (02/02/17 15:00) et va tout soumettre au ministère de la Justice en vue de l’arrestation du réseau « Pizzagate » qui commencera dès que Jeff Sessions est confirmé Procureur général.
M. Sessions a été informé de l’enquête de grande envergure et tous les éléments de preuve il y a trois semaines.
Les enquêteurs disent qu’ils ont tenu des fichiers sur les politiciens de haut rang depuis des années. Cependant, ils ne trouvaient pas une preuve de béton jusqu’à Novembre 2016, quand ils ont suivi trois suspects après qu’ils auraient été capturés en utilisant un langage codé dans un forum internet créé par le FBI pour les pédophiles …un piège.
L’enquête de police Pizzagate ensuite bifurqué à partir de là, par la suite découvrir un enchevêtrement de la criminalité en plein essor dans les couloirs de Washington DC du pouvoir.
» Je ne l’ ai jamais été impliqué dans une enquête qui a gardé ramification dans tant de directions inattendues, » a-t – il dit.
L’information a été finalement soumis du FBI au DOJ aujourd’hui (5 février 2017) à 15 heures.M. Sessions a été informé il y a 3 semaines à l’enquête dans son intégralité. Une fois que suppose sa position, des mandats d’arrêt seront signés, et les arrestations seront faites. Ceci est également la raison pour laquelle le Parti démocrate à Washington DC a été la lutte contre le vote Sessions. Panique.
En outre, à partir de lundi ou mardi de la semaine prochaine, vous allez commencer à voir des arrestations d’individus. Plus de 30 hommes politiques (nombreux sont les noms des ménages), et plus de 40 autres individus à travers DC, VA et aussi une poignée à New York. Certains peuvent se rendre eux- mêmes avant qu’ils ne soient appréhendés, alors gardez un œil sur ce que ce week-end et le début de semaine, et vous saurez s’ils sont impliqués d’une certaine manière.
La pédophilie infantile ring / trafic sexuel arrête la Californie n’a pas encore lié, au moins aucune preuve suggérant qu’il était. Peut-être tort a des gens commencent à parler, ou faire des affaires sur la question.
Jerry Epstein que j’ai déjà signalé comme le grand manitou pourvoiyeur de chair fraiche.
Bien que l’initié a refusé de révéler tous les noms sur la liste de ceux qui seront arrêtés par le FBI, ils ne révèlent que des démocrates et le sénateur américain, Chuck Ellis Schumer, était l’un des noms de haut niveau qui seront arrêtés, ainsi que Le sénateur Tim Kaine et ancien procureur général du Connecticut Richard Blumenthal.
Le sénateur Jeff Sessions devrait avoir son rôle en tant que procureur général a confirmé la prochaine nous après avoir survécu à son premier vote plancher d’essai jeudi, malgré presque tous les démocrates dans le vote de la chambre sont contre M. Sessions…avec raison!
Les dirigeants démocrates ont déclaré que leur vote n’a pas été une déclaration sur M. Sessions lui-même, mais plutôt sur les politiques qu’ils craignaient qu’il poursuivrait au ministère de la Justice, comme il est largement admis que Sessions va porter plainte contre Hillary Clinton,et demander son arrestation.
Des démocrates affirment également qu’ils ne sont pas convaincus que M. Sessions fera une vérification indépendante sur M. Trump.
Comme il fait son chemin plus profondément dans la carrière, explorateur urbain Vincent Michel ne peut pas savoir exactement ce qui nous attend. Mais quand il fait enfin la découverte surprenante, il devient évident qu’il a mis au jour quelque chose d’une grande importance historique.
À cinquante-six ans Vincent Michel,est un professeur d’éducation physique, originaire de Belgique. Dans ses temps libres,c’ est un passionné de photographie et explorateur des environnements urbains. Et ce fut au cours d’une de ses expéditions dans un tunnel minier français qu’il a fait une découverte étonnante.
Des découvertes inattendues sous la terre française.
En Août 2016, Michel était en voyage pour découvrir les secrets d’une zone urbaine abandonnée. Ce voyage, cependant, allait bientôt offrir tellement plus que des toiles de fond spectaculaires à partir de laquelle il allait prendre des photos dignes d’Indiana Jones.
Plutôt que d’être juste une autre carrière vide, le tunnel dans le centre de la France contenait un énorme trésor de voitures anciennes. Elles étaient en train de rouiller loin de la vie des humains, et donnaient l’impression qu’elles n’avaient pas vu la lumière du jour depuis des décennies.
Parmi elles, se trouvaient des véhicules qui semblaient avoir leur origine dans les années 1930 en France. Il y avait, en fait, des dizaines de ces voitures, toutes stationnés en rangées – Renault, Peugeot et Citroën parmi elles,particulièrement.Malheureusement, les voitures ne sont pas exactement en très bon état; si elles ne sont pas brisées, elles étaient couvertes de rouille. En effet, certaines d’entre elles étaient tellement délabrées qu’elles ont dû être détruites avant d’être caché.En fait, à peu près toutes les voitures avaient été vidées; tout ce qui restait de la plupart d’entre elles étaient des carosseries. Il est probable que certaines d’entre elles peuvent même avoir des certaines de parties qui ont été enlevées au cours des années, par celui qui le savait à leur sujet ou avait accès à la carrière.
Michel a veillé à documenter sa découverte avant de poster les résultats sur Flickr. A côté des images, il a écrit qu’il soupçonnait les voitures d’avoir été amenées dans la carrière au début de la Seconde Guerre mondiale, afin de les cacher des nazis.Comme c’était en mai 1940 – environ neuf mois après que la guerre avait commencé – l’armée allemande a commencé son invasion de la France. Et six semaines plus tard, les nazis avaient largement pris le contrôle du pays, revendiquant les régions du nord et de l’ ouest comme une «zone allemande d’occupation. »
Michel a écrit que les nazis ont peut-être voulu réquisitionner les voitures trouvées dans la carrière. Et cela aurait pu être la raison pour laquelle elles ont été cachées avant le début de la guerre, dans «une ancienne carrière souterraine que presque personne ne se souvient. »En effet, la réquisition des véhicules était une pratique courante par les nazis pendant la guerre. Ils dépouillaient les métaux et d’autres ressources des voitures afin de les utiliser pour fabriquer leurs propres machines de guerre et des armes.
Par conséquent, il est facile d’imaginer que les habitants ont peut-être conduire leurs voitures vers le souterrain dans la carrière pour les protéger d’être mis au rebut. Dans une telle situation, il est probable qu’ils auraient prévu de les récupérer après que la guerre aurait pris fin.Bien sûr, cette théorie est tout simplement celle prise des idées de Michel sur ce qui est arrivé – quelque chose qu’il admet librement sur son compte Flickr. En fait, la véritable histoire aurait facilement pu être toute autre chose.Par exemple, toute personne responsable de l’énorme réserve de voitures peut avoir été simplement un collectionneur ou récupérateur. Et il est possible que ledit individu n’aurait pas survécu à la guerre, auquel cas il n’aurait pas été en mesure de retourner à la carrière pour les récupérer.
Malheureusement, tout cela est une simple conjecture. Et malgré tous les efforts de Michel ou de quelqu’un d’autre, nous ne saurons jamais la véritable histoire derrière la raison dont les voitures ont fini par rouiller dans une carrière pendant des décennies. Mais au moins, maintenant, elles ont été remises en lumière.
Quelle que soit la vérité, le propriétaire ou les propriétaires, des voitures clairement ne sont pas revenus pour les récupérer après 1945. Et elles gisaient abandonnées pendant des années, jusqu’à ce que Michel a trébuché sur eux ce jour d’août 2016 qui ne sera jamais oublié.
Cependant comme pour ajouter au mystère, il semble que quelqu’un a eu accès à la carrière à un moment donné au cours de ces décennies. En effet, à côté des véhicules rouillés ,il y a une poignée de modèles plus récents, dont certains ont même conservé leur peinture d’origine – comme un bleu 1960 Opel Kapitän.
Après avoir fait sa découverte étonnante, Michel a dit que certaines des voitures ont ensuite été retirées de la carrière et vendues. Et sans doute leur âge rendait précieuses des pièces de collection, sinon leur état. La plupart des véhicules, cependant, ont été tout simplement abandonnées là, trop endommagées pour être déplacées.
» La plupart des voitures sont encore en paix à l’ intérieur de la carrière », a déclaré Michel à Fox News . Bien que la découverte était certainement hors de l’ordinaire pour l’explorateur, il espère que ce ne sera pas la seule fois que cela va arriver. «Ce fut une expérience incroyable, et j’espère vraiment trouver un autre endroit similaire à l’avenir. »
Après tout, ce n’est pas tous les jours que vous tombez sur un trésor magnifique dans une carrière en France. Et tandis que les voitures peuvent continuer à rouiller l’intérieur du tunnel, elles vont rester loin des regards,au-delà de toute utilisation ou d’un travail, elles fournissent un aperçu étonnant de l’histoire – ce qui les rend absolument inestimable.Elles sont une capsule temporelle de notre époque,de notre civilisation qui va mourir bientôt. Notre civilisation néolibérale qui est l’héritière de la Conspiration nazi.
Au fil des ans, nous avons vu un énorme développement dans le matériel militaire. Les armes d’aujourd’hui sont plus tactiques, efficaces et mortelles. Dans le cadre de la guerre navale, des navires de guerre modernes sont développés de telle manière qu’ils peuvent changer le cours d’une guerre en un rien de temps. J’ai réuni ici 28 navires de guerre les plus avancés qui peuvent gagner un conflit naval à partir de rien.
Le HMCS Chicoutimi Le sous-marin alimenté au diesel est maintenu en service par la Marine royale du Canada. Il dispose de 6 tubes sous-marins, avec un système de leurre très efficace.
Le HDMS Absalon L’un des navires de guerre les plus sophistiqués jamais construit, Le HDMS Absalon est utilisé par la Marine royale danoise. Il est équipé de 7 mitrailleuses lourdes. Deux hélicoptères peuvent atterrir sur son pont en même temps.
Le SAS Mendi Malgré son poids lourd, la frégate a une vitesse merveilleuse de 30 noeuds. Il a de multiples systèmes de radar pour détecter tous les ennemis à venir.
JDS Hyuga Pour contrer une plus grande flotte de guerre,celle de Pyongyang, ce navire a été inclus dans la force d’auto-défense maritime japonaise il y a environ 7 ans.
TCG Heybeliada Bien qu’il ne soit pas un navire de guerre proprement dit, il a des fonctionnalités avancées comme le système anti-aérien. Le navire de patrouille est connu pour sa capacité de furtivité.Il appartient à la marine turque.
BNS Riachuelo Les 75 pieds de long sous-marin est l’un des plus furtif dans le monde. Il est géré par l’énergie électrique, et dispose de 6 tubes lance-torpilles. De la marine brésillienne.
SIN Vishal Le porte-avions sera ajouté à la flotte de la marine indienne en 2023. Il peut accueillir 1400 membres d’équipage.
HMS Agamemnon Le sous-marin est construit en gardant à l’esprit la forme d’une baleine. Il peut stocker un ravitaillement complet de 3 mois. Le sous-marin sera ajouté à la marine britannique en 2020.
HMAS Canberra Le navire de guerre a un système de radar et d’armes sophistiquées. Il possède un système anti-missile supérieur qui peut faire dévier des missiles. 18 hélicoptères peuvent atterrir sur ce navire.
CNS Linyi L’un des navires les plus sophistiqués appartenant à la marine chinoise, le CNS Linyi a la capacité anti-sous-marine. Il peut bloquer des missiles. Il peut transporter à la fois des avions et des hélicoptères.CNS Kunming Le vaisseau de la Marine polonaise vise à lutter contre la piraterie et d’autres activités subversives. Il dispose de 6 tubes lance-torpilles.
Frégate française Forbin Le système sophistiqué de radar PAAM a fait de la frégate Forbin ,un sauveur efficace d’autres navires et de porte-avions.
Le Dixmude Ce navire d’assaut utilisé par la marine française peut faire des merveilles. En dehors de sa capacité de transport hélicoptère, il peut également accueillir un char d’assaut et beaucoup d’autres véhicules.
La Corvette russe Boiky Un navire très léger dans la nature, cette corvette ne pèse que 2.100 tonnes. Il dispose de deux tubes lance-torpilles qui peuvent neutraliser les sous-marins.
USS Anchorage Il peut transporter jusqu’à 4 hélicoptères Sea Knight. Ce navire lanceur de missiles anti-missile en est une énorme protection contre tout objet entrant dans l’espace aérien ou les frontières maritimes.L’USS America Le porte-avions a été ajouté à l’US Navy il n’y a pas si longtemps. Il est connu comme un hôpital flottant.
USS Gerald R Ford Nommé d’après l’ex-président des États-Unis, il est l’un des porte-avions les plus avancés en service. Il peut transporter jusqu’à 72 avions de combat.
USNS Spearhead Il est un transporteur de troupes qui peuvent transporter un total de 312 soldats dans les zones de combat. Il a quelques caractéristiques militaristes.
Admiral Gorshkov Conçue à l’origine par la Russie, ce porte-avions est à l’heure actuelle la possession de la marine indienne qui l’aurait acquis des russes. Il est équipé du dernier système de guerre électronique.
HMS Queen Elizabeth HMS Queen Elizabeth est l’un des plus grands navires de la marine britannique. 40 avions peuvent atterrir sur elle. Son système d’arme est le plus avancé dans le monde.Steregushchy (numéro de coque 532) Cette corvette fabriquée par la Russie pèse 2.200 tonnes. les pays d’Afrique du Nord comme l’Algérie se sont récemment montré intéressé à obtenir ce type de navire de guerre.
USS Enterprise (CVN-80) Ce sera le quatrième porte-avions de classe Ford a être ajouté à la flotte de l’US Navy.
The Juliet Marine « Ghost » Ceci est l’un des navires de guerre les plus rapides et furtifs appartenant à la marine américaine. Il est populaire par son surnom « Ghost ».USS Independence (LCS 2) C’ est un navire spécialisé dans la défense anti-aérienne de type 45. Le navire de guerre est très efficace contre tous les types de menace aérienne.
USS Zumwalt Nommé d’après l’amiral Zumwalt, il est l’un des derniers navires de guerre dans le monde. Son système de radar très supérieur excite les services d’espionnage ennemis des États-Unis.C’est l’arme de technologie nouvelle la plus surveillée par les services de renseignements militaires du monde,mais aussi le plus protégé par la police militaire US.
USS Coronado Comme il a été construit en gardant à l’esprit les nécessités de querres côtières , le navire n’est pas si grand. Mais, il est un navire furtif et très rapide.HMS Defender C’ est un navire de défense aérienne de type 45. Ce navire de guerre est très efficace contre tous les types de menace aérienne.Appartient à l’Angleterre.
EN CONCLUSION
Si vous vous posez des questions sur les budgets des armées du monde,vous avez ici une bonne aperçue des dépenses extraordinaires qui sont englouties dans l’industrie du meurtre légal.Le coût de construction du moins sophistiqué de ces navires suffirait à éliminer beaucoup de problèmes dans le monde entier…
Comme nous pouvons le constater,nos gouvernements trouvent constamment les milliards de dollars à brûler dans ces engins de mort,mais parlent d’austérité et de restrictions budgétaires quand il faut construire des hopîtaux,des routes,régler des problèmes environnementaux,protéger des animaux en voie d’extinction ou simplement venir en aide aux sans-abris ou même juste améliorer les conditions de vie des travailleurs.
Les gouvernements sont des entités sans aucun scrupule , gangstérisées ,sans empathie et criminels dans leur profonde obsession à se maintenir au poivoir en passant par dessus les intérêts des peuples et des nations.
C’est la belle habitude du Nouvel Ordre Mondial que de nous maintenir divisés et ignorants afin de nous contrôler et plus tard de nous exterminer d’au moins 40%.
Ben Ali termine en constatant que la Tunisie actuelle est un refuge pour les bandes criminelles et les services secrets étrangers. La CIA contrôle tout ce qu’elle veut. Un accord a été signé récemm…
Des dizaines de milliers de manifestants avaient envahi les rues, rejoints par le président Klaus Iohannis, des intellectuels avaient écrit et partagé des cartes blanches pour exprimer leur émoi, l’Union européenne avait fait part de ses inquiétudes dans le rapport lié au Mécanisme de coopération et de vérification. Mais rien n’y a fait.
Après avoir feint d’être ouvert au dialogue et même de faire marche arrière, le gouvernement social-démocrate roumain, en fonction depuis moins d’un mois, a adopté, dans la nuit et contre toute attente, deux ordonnances d’urgence qui visent à blanchir les politiciens corrompus. La décision a été annoncée ce mardi soir par le ministre de la Justice Florin Iordache, auteur du fameux “mardi noir”, jour de l’année 2013 où le Parti social-démocrate avait essayé une première fois d’octroyer secrètement une super immunité aux députés.
“Nous avons adopté une série de mesures qui permettent d’éviter une condamnation de la Cour européenne des droits de l’homme”, a-t-il déclaré, avant de rétorquer aux journalistes, étonnés par la précipitation dans laquelle cette décision a été prise, que le gouvernement choisit seul ses priorités et a le droit de modifier subitement l’ordre du jour.
En effet, le Parti social-démocrate a fait grand cas d’une certaine amende que devrait payer la Roumanie à cause du niveau alarmant de la surpopulation carcérale. Ainsi, ces ordonnances ne seraient-elles qu’une mesure destinée à désengorger les prisons. Sauf qu’elles ont également pour effet de modifier la définition du conflit d’intérêts, de dépénaliser plusieurs délits, dont l’abus de pouvoir qui provoque un préjudice inférieur à 45 000 euros, et de gracier quelque 2500 détenus, dont des élus purgeant des peines allant jusqu’à cinq ans de prison.
« Jour de deuil pour l’Etat de droit »
L’annonce a donc eu l’effet d’une bombe en Roumanie. M. Iordache a-t-il à peine terminé sa conférence de presse, que des milliers de citoyens avaient déjà envahi les rues. “Roumanie réveille-toi”, “Démission”, “Nous voulons des élections anticipées”, “Je refuse cet abus”, “Que le Parquet anticorruption vienne vous chercher”, ont-ils scandé aux quatre coins du pays.
A l’heure d’écrire ces lignes, ils étaient 12 000 à manifester dans la capitale, et plus de 10 000 dans les autres grandes villes du pays. Beaucoup espéraient encore empêcher la mise en oeuvre de ces ordonnances d’urgence, mais la publication de celles-ci, peu avant minuit, dans le Moniteur roumain a dissipé presque toutes les possibilités de mettre des bâtons dans les roues des sociaux-démocrates. Sur Facebook, le président Klaus Iohannis a qualifié ce 31 janvier de “jour de deuil pour l’Etat de droit. Cet Etat de droit qui a reçu un coup de la part des adversaires de la justice et de la lutte anticorruption. A partir d’aujourd’hui, ma mission sera de (…) faire de la Roumanie un pays libéré de la corruption. Je me battrai jusqu’au dernier jour de mon mandat pour cela”.
“Acte totalitaire, dictatorial, déclaration de guerre à l’égard de la justice, coup d’Etat”, … les analystes ont rivalisé de formules-chocs pour qualifier cette décision. Laura Codruta Kovesi, chef du Parquet anticorruption, a quant à elle estimé que ces ordonnances d’urgence « privent de sens la lutte anticorruption », entamée il y a dix ans et qui a depuis fait des ravages au sein de la classe politique.
LE DÉCRET
Le décret, dévoilé par le gouvernement social-démocrate dirigé par le Premier ministre Sorin Grindeanu après qu’il a pris le pouvoir au début du mois, a suscité de vives critiques et a déclenché les plus grandes manifestations de rue depuis la chute du communisme en Roumanie en 1989. Plus de 10.000 personnes sont descendues les rues froides devant le siège du gouvernement dans la capitale, Bucarest, mardi soir après que le gouvernement eut forcé l’adoption d’un décret dans une session du cabinet hâtivement assemblé. Les manifestants se sont rassemblés de nouveau mercredi, en criant « Rats! » Les nombres étaient attendus à croître dans la soirée.
Le décret serait, entre autres choses, la dépénalisation des délits d’abus de pouvoir dans lequel les sommes en jeu étaient moins de 200.000 lei (48.000 $).
Cela mettrait un terme à un procès en cours du chef du parti social-démocrate Liviu Dragnea, accusé d’utiliser son influence politique pour obtenir des salaires de l’Etat pour deux personnes travaillant au siège de son parti entre 2006 et 2013. Des dizaines de législateurs et maires de tous les partis se tiennent à bénéficier du décret.Cela ressemble étrangement à ce qui se passe couramment au Québec,chez les libéraux et les péquistes.
EN CONCLUSION
Ce type de décret-loi tel que voté par un parlement néolibéral de gauche,risque d’influencer l’Assemblée Nationale du Québec à 1000 %.Autant le Parti libéral du Québec,le Parti Québécois ,Québec Solidaire ou la Coalition Avenir Québec peuvent se sentir parfaitement à l,aise en votant,même de nuit,une loi aussi meurtrière pour la démocratie et le pouvoir du peuple.Les partis politiques actuels du Québec ont compris qu’ils ne peuvent rien changer au système dans lequel ils évoluent,car ce système doit son existence au crime organisé.
La franc maçonnerie joue dans l’ombre et tire les ficelles de ce pseudo pouvoir qui nous échappe totalement ,nous,le peuple!
Seule la désobéissance civile pacifique ,mais résolument active et courageuse pourra en venir à bout.
Comme le disait mon grand-père qui était un constructeur de maisons: »On ne bâti pas une maison neuve en utilisant des fondations pourries et envahies par la vermine:il faut détruire et rebâtir! »