Ces « étranges » signaux venant d’une étoile proche de la nôtre sont-ils les prémices d’une rencontre du troisième type ? Pas tout à fait.
Les ‘ »étranges » signaux radio proviennent d’une étoile proche, Ross128.
Ils ne viennent pas de très loin : d’une étoile parmi les plus proches de la Terre, située à seulement 11 années-lumière. Mais la nature de ces « étranges » signaux radio que des astronomes américains ont détectés reste mystérieuse.
Ces émissions « très étranges » paraissent uniques pour une étoile de type « naine rouge », relèvent les scientifiques de l’observatoire Arecibo à Porto Rico dans une note de blog. Fait plus intrigant : des observations d’étoiles similaires dans le voisinage n’ont pas permis de capter des signaux similaires.
Que s’est-il passé ?
En avril et mai dernier, les scientifiques de l’observatoire Arecibo ont enregistré des signaux venant de plusieurs étoiles dans le même voisinage, dont Gliese 436, Ross 128, Wolf 359 et HD 95735.
Après avoir analysé ces données, ils ont constaté que l’étoile Ross 128 avait émis des signaux radio étranges.
« Nous avons réalisé que ces signaux étaient très étranges dans la séquence de dix minutes durant laquelle nous les avons captés », écrit Abel Mendez, directeur du Laboratoire d’Habitabilité planétaire à l’université de Porto Rico à Arecibo, ajoutant que leur origine est inconnue.
« Nous pensons que ces signaux ne sont pas des interférences radio puisqu’ils sont uniques à Ross 128 et que les observations des autres étoiles immédiatement avant et après avoir capté ces émissions n’ont rien montré de similaire ».
Forcément, cela intrigue, comme l’écrit Abel Mendez sur Twitter :
Traduction : « mystère numéro 1 : qu’elle est la source du signal ? Astronomique ou local ? Mystère numéro 2 : comment cette source peut-elle produire ce signal ? »
Qu’est-ce qui a pu produire ces signaux ?
Ces signaux sont-ils les prémices d’une rencontre du troisième type ? Pas tout à fait. Abel Mendez explique :
« Nous ignorons l’origine de ces signaux mais il y a trois principales explications possibles ».
Comprendre :
– Il pourrait ainsi s’agir d’éruption de type solaire.
– Ou d’émissions provenant d’un autre objet dans le champ d’observation de Ross 128
– Ou encore tout simplement d’une explosion d’un satellite de l’étoile circulant sur une orbite très éloignée.
L’astronome souligne aussi avec une pointe d’ironie que « l’hypothèse d’une émission provenant d’extra-terrestres vient très loin après de nombreuses autres meilleures explications possibles ».
Dimanche soir, ces astronomes ont effectué de nouvelles observations de l’étoile avec l’observatoire Arecibo. Des scientifiques du SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) de Berkeley en Californie ont également mené des écoutes de Ross 128 avec le télescope Green Bank et l’Allen Telescope Array, un groupe de télescopes. Sur Twitter,le professeur Abel Mendez donne rendez-vous à la fin de la semaine pour d’éventuelles explications :
« Nous devons collecter les données des autres télescopes pour rassembler toutes ces observations afin de parvenir à une conclusion, probablement d’ici la fin de la semaine ».
Cette image montre le premier de huit lancements programmés par SpaceX pour Iridium Communications. Le deuxième lancement du satellite de communications Iridium est prévu pour le 25 juin et enverra 10 satellites en orbite.
Crédit: SpaceX
La compagnie de vol spatiale privée Space Space de Elon Musk est sur le point de lancer 10 satellites de communication en orbite terrestre aujourd’hui (25 juin), et vous pouvez l’observer ici sur Space.com.
Une fusée SpaceX Falcon 9 portant les 10 satellites pour Iridium Communications est prévue pour décoller de la base aérienne de Vandenberg en Californie à 1:25 pm PDT (4:25 pm EDT / 2025 GMT). La diffusion en direct devrait commencer environ 1 heure avant l’ouverture de la fenêtre de lancement, et vous pouvez le regarder surle site Web de SpaceX , ou ici, sur Space.com .
Il s’agit de la deuxième des huit lancements planifiés d’Iridium avec SpaceX. Les lancements fourniront un total de 75 satellites dans l’espace pour le réseau mondial de communications Iridium NEXT de 3 milliards de dollars.
« Iridium NEXT remplacera la constellation mondiale existante de l’entreprise dans l’une des plus grandes mises à niveau technologiques jamais réalisées dans l’espace », selon un communiqué d’Iridium. «Il représente l’évolution de l’infrastructure de communication critique que les gouvernements et les organisations du monde entier comptent pour gérer les entreprises, permettre la connectivité, dynamiser les efforts de secours et plus».
Le vendredi 22 juin, SpaceX a lancé le premier satellite de communications bulgare en orbite, après environ une semaine de retards. Ce satellite a été lancé à bord d’une fusée Falcon 9 qui a utilisé un amplificateur de première étape dépensé . C’était la deuxième fois que SpaceX a lancé une charge utile commerciale sur un amplificateur utilisé.
L’amplificateur utilisé dans le lancement d’aujourd’hui devrait atterrir sur un droneship appelé «Just Read the Instructions» qui sera stationné dans l’océan Pacifique.
Une fenêtre de lancement de sauvegarde s’ouvre à 1:19 pm PDT (4:19 EDT / 20: 19 UTC) le lundi 26 juin 2017.
L’astrophysicien Stephen Hawking a expliqué à l’occasion d’un livestream pourquoi l’humanité doit quitter selon lui la Terre le plus vite possible. Et quelles sont nos destinations les plus réalistes. Le scientifique s’alarme régulièrement des actions de l’être humain qui mènent, selon lui, l’ensemble de l’humanité à sa perte. Cette fois-ci il explique que « l’humanité manque de place » et que se « disperser » est peut-être la seule façon de nous sauver.
Stephen Hawking a donné un livestream cette semaine à l’occasion du Starmus Festival à Tenerife, dans les Îles Canaries (Espagne). Le thème de cette 4e édition du Starmus était la vie et l’univers. Et c’est tout naturellement que l’astrophysicien a exposé son point de vue sur la question. Selon lui, il ne reste qu’assez peu de temps à l’humanité pour survivre sur Terre.
Stephen Hawking : « l’humanité doit quitter la Terre le plus vite possible »
Et nous pourrions même être contraint de fuir notre planète d’ici 100 ans. Cette fois-ci,, il précise néanmoins sa pensée quelque peu alarmiste. En faisant un peu de perspective historique. Selon lui, il y a deux choses qui concurrent à notre départ de la planète bleue. D’abord le fait que nous « existons en tant qu’espèce depuis 2 millions d’années », mais qu’en 10000 ans de civilisation, notre développement n’a cessé de s’accélérer :
« Si l’humanité peut exister encore un million d’années, notre futur repose sur la possibilité d’aller là où personne n’est allé jusqu’ici […] nous n’avons plus d’espace, et le seul endroit où aller c’est vers d’autres mondes. C’est le moment d’explorer d’autres systèmes solaires. Se disperser pourrait être la seule chose qui nous sauve de nous-mêmes. Je suis convaincu que les humains ont besoin de quitter la Terre. »
Pour Stephen Hawking, l’humanité aura disparu sur Terre d’ici 1000 ans
Stephen Hawking avertit : il va falloir se trouver une autre planète et vite. Selon lui notre planète est bien trop fragile pour supporter la véritable torture permanente qu’est l’humanité. Et d’ici un millier d’années, selon lui, on ne pourra éviter un grosse catastrophe qui rayera l’humanité de la carte. En cela, Stephen Hawking reste, vous allez le voir, fidèle à sa pensée.
Et si aller sur une autre planète, Mars, voire hors de notre système solaire, était la condition sine qua none de notre survie ? Stephen Hawking théoricien britannique de la physique s’est exprimé devant la Oxford Union Society, une vénérable société de débats animée par les meilleurs étudiants d’Oxford. Ce qu’il dit s’inscrit probablement un peu dans le climat post-élections US sur fond d’incertitudes dans le financement des programmes de la Nasa.
Mais ce n’est pas nouveau non plus – le théoricien paraplégique a déjà exprimé mot pour mot la même chose durant un discours de 2013 :
« Je ne pense pas que nous survivrons 1000 années supplémentaires sans nous échapper de notre fragile planète […] nous devons continuer d’explorer l’espace afin d’améliorer notre connaissance de l’humanité. Nous devons aller au-delà de notre humble planète. »
Pour bien comprendre ce à quoi Stephen Hawking fait directement référence, il faut peut-être revenir à une interview qu’il avait donnée en 2010 à Big Think. Dans celle-ci, il explique qu’il va devenir de plus en plus « difficile d’éviter des désastres sur la planète Terre » et que « la race humaine ne devrait pas mettre ses oeufs dans le même panier, ou sur une planète ».
Et d’enfoncer en une phrase le clou : « espérons simplement que l’humanité ne fasse pas tomber le panier avant que l’on puisse distribuer son contenu ». Bien que cela attire moins l’attention que les projets d’Elon Musk, Stephen Hawking est également très impliqué dans la recherche de moyens d’aller vivre sur une autre planète.
Selon lui, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, et la surpopulation sont les risques principaux qui peuvent mettre en péril immédiat notre survie. Le seul hic, c’est que pour l’heure, aller explorer d’autres systèmes solaires paraît technologiquement impossible. Il recommande donc de coloniser dans un premier temps des corps plus proches : la Lune et Mars.
« La Terre est menacée dans tellement de domaines qu’il est difficile pour moi d’être positif. »
Selon lui on peut construire une colonie sur la Lune « dans les 30 ans » et atteindre Mars « dans les 15 prochaines années » avec une base permanente « quelques décennies plus tard ». Il appelle les Etats à collaborer à cet effort. Comme un écho aux ambitions de Stephen Hawking, l’ESA européenne et la Nasa américaine prévoient d’établir un « village sur la lune » ou une colonie sur Mars dans les prochaines années.
Il y a aussi des initiatives privées comme celle d’Elon Musk et de SpaceX qui veut réduire le coût du voyage entre la Terre et Mars.
En septembre 2016,Elon Musk dévoilait ses plans pour coloniser Mars et explorer le système solaire
En septembre 2016,Elon Musk n’avait pas été avare d’annonces en dévoilant son système de transport à destination de Mars. L’entrepreneur souhaite y envoyer un million de personnes en cassant le prix du billet. Son lanceur réutilisable pourrait servir à explorer d’autres planètes que Mars. En revanche Elon Musk ne dit pas comment les futurs colons vivront sur la planète rouge.
C’est un projet vertigineux ! Elon Musk avait dévoilé ses plans pour coloniser la planète rouge et y envoyer un million de personnes en espérant rendre la colonie autonome d’ici 40 à 100 ans. Et surtout, c’est d’ailleurs la grosse surprise de la soirée d’hier, comment nous pourrions utiliser le même lanceur pour explorer l’ensemble du système solaire !
Elon Musk l’a rappelé lors de la conférence : le coeur de métier de SpaceX, c’est le transport. Il est resté évasif quant aux conditions dans lesquelles les futurs colons devront vivre sur la planète rouge. Mais parle tout de même d’une ville, et de la promesse d’une autonomie vis à vis de la Terre dans le siècle. Voici un condensé de 5 minutes de la conférence :
La pièce maitresse du projet, c’est le système de lanceur réutilisable. Celui-ci est basé sur une fusée géante qui reprend les lignes de la Falcon 9 et surtout sa technologie de récupération du premier étage. La fusée elle-même sera plus haute que la plus grosse des fusées jamais construite par l’homme (de deux mètres) : la Saturn V. Elle sera propulsée par les nouveaux moteur-fusées Raptor.
Elon Musk propose un voyage planétaire confortable et à prix cassé
L’engin, qui avait emmené le premier homme sur la Lune, faisait déjà 110,6 mètres de haut. Sa version revisitée par Elon Musk en fait donc plus de 112, pourra emporter pas moins de 100 passagers dans une navette de 17 mètres de large et 50 mètres de haut. Navette qui peut emporter en prime jusqu’à 450 tonnes de cargo !
La clé de cette prouesse réside dans la technologie de récupération du premier étage développée pour la Falcon 9. La navette est dans un premier temps mise sur un orbite de parking. Le premier étage redescend sur Terre, et est alors immédiatement coiffé d’un réservoir avant de repartir pour fournir le carburant nécessaire au voyage à la navette. Cette vidéo devrait vous aider à vous faire une idée du système :
Le voyage sera long mais « fun » assure Elon Musk
La navette peut alors dévoiler des voiles solaires qui lui fournissent toute l’électricité nécessaire, puis commence un long voyage compris entre 80 et 150 jours, soit au minimum presque trois mois de vie en apesanteur et dans un espace clos. Elon Musk assure que ce temps sera mis à partie pour se divertir de diverses manières et faire du sport. Il a insisté sur l’aspect « fun » du voyage.
Dès son arrivée, les passagers descendent et le cargo est déchargé. Puis la navette revient à vide vers la Terre où elle pourra être réutilisée. Ces cycles de réutilisation couplés à la capacité de la navette font descendre le coût du trajet par passager en dessous de 100.000 euros. « Une condition » de la réussite du projet pour Elon Musk.
Après Mars, d’autres objets du système solaire pourraient être explorés
Mais là où ça devient vraiment barré, c’est que l’entrepreneur propose d’utiliser son système de lanceur pour aller sur d’autres objets du système solaire. Par exemple permettre à un équipage d’explorer Europe où la Nasa a révélé la présence d’eau liquide et n’importe quel autre objet. Un projet qui offre des perspectives assez vertigineuses comme le montre cette série de représentations d’artiste :
Evidemment, dans un premier temps qui pourrait d’ailleurs être assez long, le voyage retour ne sera pas possible. Il faudrait pour cela réussir à synthétiser du carburant directement sur Mars. Elon Musk pense le faire à partir du CO2 de l’atmosphère. Un prix à payer qui n’effraiera pas tout le monde.
Pour parvenir à ses fins dans des délais raisonnables, le calendrier de l’entrepreneur est serré. Il pense pouvoir faire un premier voyage à vide avec sa nouvelle fusée pas plus tard que 2018. Les premiers passagers pourraient monter à bord dès 2024.
Les Etats-Unis pourraient créer leur Space Corps, autrement dit une armée de l’espace. Le pays veut se préparer à de potentiels conflits qui auraient lieu dans l’espace, contre d’autres nations, ou, qui sait, une menace venue d’ailleurs ! Le projet porté par le comité des forces armées de la Chambre des représentants américaine est en cours d’examen. Il pourrait-être le prélude à la création d’autres branches similaires dans le monde.
La Chambre des Représentants américaine est en train de discuter d’un projet de loi du démocrate Jim Cooper et du républicain Mike Rogers dont le but est de créer un Space Corps, autrement dit un nouveau corps de l’armée, spécialisée dans la guerre dans l’espace. Un corps dont la tâche serait de renforcer la défense spatiale, actuellement gérée par une branche de l’US Air force :
« On reconnait dans les deux partis que les avantages stratégiques que nous tirons de nos systèmes spatiaux pour la sécurité nationale s’érodent. Nous sommes convaincus que le Département de la Défense n’est pas apte à prendre les mesures nécessaires pour relever ces défis efficacement et de façon décisive, voire de reconnaître la nature et l’ampleur des problèmes. »
Space Corps : les Etats-Unis veulent être prêts pour la guerre des étoiles
Jusqu’ici, les Etats-Unis avaient une unité spéciale, les Space Aggressors, constituée de soldats de l’US Air Force et commandée par cette branche. L’idée de créer un Space Corps implique un commandement séparé, et davantage de dotations. Les Space Corps devraient en outre hériter des missions secrètes en cours, comme le X-37B un vaisseau spatial qui reste plusieurs années en orbite pour effectuer des missions top secrètes.
Reste que le projet rencontre encore une vive opposition. Il faudra donc voir su cela se concrétise réellement. Du reste avec l’évolution des technologies et les projets de conquête de la Lune et de Mars, on comprend que les guerres de demain pourraient bien se dérouler (aussi) hors de l’atmosphère terrestre. Si les Etats-Unis concrétisaient effectivement leur projet, d’autres Etats pourraient décider de faire de même.
EN COMPLÉMENT:
X-37B : l’avion de l’espace top secret atterrit après deux ans de mission, en vidéo
Le X-37B, l’avion de l’espace top secret développé par l’US Air Force américain, alimente beaucoup de spéculations sur ses mystérieuses missions. Même son budget est un secret d’Etat. Mais cela pourrait changer : l’US Air Force a publié plusieurs vidéos de son atterrissage après deux ans de mission en orbite autour de la Terre. En tout il aurait ainsi passé 674 jours pour une mission dont seule une poignée de personnes a connaissance.
Le X-37B Orbital Test Vehicle (OTV) est un « avion de l’espace » top secret, sorte de navette plus petite et surtout sans équipage humain à bord. On sait relativement peu de chose dessus, si ce n’est son apparence externe et le nombre de jours que la chose a passé en orbite : en tout 674 jours lors de la dernière mission, qui a commencé donc en 2014 sous l’administration Obama.
L’une des théories sur le contenu exact de sa mission, c’est que cet engin était alors capable de surveiller la construction de la station spatiale chinoise. Une sorte d’espionnage ultra-high-tech en somme. D’habitude, lorsqu’il revient, le X-37B atterrit en Californie sur une base secrète. Pourtant cette fois-ci, l’US Air Force a choisi la Floride, et surtout une approche étonnamment publique.
X-37B : l’avion de l’espace top secret sous tous les angles dans ces vidéos d’atterrissage
Puisque les autorités militaires ont mis en ligne une série de vidéos prises sous tous les angles du mystérieux engin. Le responsable du programme le Lieutenant Colonel Ron Fehlen a expliqué dans un communiqué :
« L’atterrissage d’OTV-4 marque un autre succès pour le programme X-37B et la nation. Cette mission a encore repoussé le record d’endurance en orbite et marque le premier atterrissage du véhicule dans l’état de Floride. Nous sommes vraiment très satisfaits de la performance de ce véhicule de l’espace et très excités à propos des données récoltées pour soutenir les communautés scientifiques et spatiales. Nous sommes extrêmement fiers de l’engagement et du dur labeur fourni par l’équipe toute entière. »
Dans un autre communiqué, Randy Walden, le directeur du Air Force Rapide Capabilities Office a souligné que « la fait qu’il puisse atterrir, se préparer à nouveau et être lancé depuis le même endroit remet en avant la capacité du OTV de s’intégrer rapidement et de qualifier de nouvelles technologies spatiales ». Bref, à en croire ces deux communiqués, on est guère plus avancés dans la mission réelle (et la pertinence) de ce véhicule entièrement automatisé.
Mais au moins, on a des vidéos de son atterrissage :
Un nouveau modèle développé par des scientifiques semble confirmer que la plupart des étoiles semblables à notre Soleil seraient nées sous forme de paire. Une théorie qui suggère que notre astre lui aussi aurait eu il y a des millions d’années un frère jumeau.
Et si notre Soleil avait un frère jumeau ? Un second astre qui se trouverait quelque part dans la Voie lactée ? C’est ce que suggère une nouvelle analyse menée par un physicien de l’Université de Californie, Berkeley et un astronome de l’Université de Harvard. D’après ces travaux, le Soleil ne serait d’ailleurs pas le seul. Quasiment toutes les étoiles similaires seraient dans le même cas.
En réalité, cette idée n’est pas nouvelle. Notre galaxie compte de nombreux systèmes binaires et triples, autrement dit des systèmes comprenant deux voire trois étoiles. Or, depuis des décennies, ces formations intriguent les astronomes : s’agit-il d’étoiles créées les unes à côté des autres ou d’étoiles qui se sont rapprochées après leur formation ?
La théorie de la formation proche est considérée par beaucoup comme la plus convaincante. Des simulations menées ces dernières décennies ont d’ailleurs semblé y apporter davantage de crédit. Toutefois, celles-ci se sont avérées relativement limitées. C’est ici que la nouvelle étude tire son épingle du jeu.
Une pouponnière d’étoiles
Pour ces travaux, les chercheurs se sont intéressés à une région très particulière de l’espace appelée « nuage moléculaire de Persée ». Situé à 600 années-lumière de la Terre dans la constellation de Persée, ce gigantesque nuage est une pouponnière d’étoiles rempli d’astres récemment formés qui s’étendent sur quelque 50 années-lumière de long.
L’an passé, des scientifiques ont utilisé le Very Large Array, un radiotélescope composé de 27 antennes, pour réaliser la plus vaste étude jamais menée sur les jeunes étoiles du nuage. Ce sont ces données combinées à d’autres que les chercheurs ont utilisées dans la nouvelle étude et auxquelles ils ont appliqué différents modèles. Au total, l’analyse comprenait 45 systèmes avec une étoile seule, 24 systèmes binaires et cinq de plus de deux étoiles.
« Nous avons testé une série de modèles statistiques pour voir si nous pouvions expliquer les populations de jeunes étoiles seules et binaires dans le nuage molécule de Persée et le seul modèle qui pouvait reproduire les données a été celui où toutes les étoiles se forment initialement sous forme de binaires éloignées« , explique Steven Stahler, co-auteur de l’étude.
Des étoiles qui se forment éloignées
Par « binaires éloignées », les chercheurs entendent deux étoiles qui se forment à une distance de plus de 500 unités astronomiques, soit plus de 75 milliards de kilomètres l’une de l’autre. Ces systèmes pourraient ensuite soit se rapprocher, soit se séparer davantage en quelques millions d’années. Les astres aujourd’hui seuls seraient donc en fait d’anciens astres binaires.
Et notre Soleil alors ? D’après les chercheurs, il aurait « opté » pour la seconde option. En se basant sur leur modèle, ils suggèrent que le Soleil serait né avec un frère jumeau, surnommé Némésis, qui se serait ensuite échappé et mélangé avec toutes les étoiles de notre région de la Voie lactée pour disparaitre très loin du Soleil.
« Nous affirmons que oui, il y a probablement eu un Némésis, il y a longtemps« , a confirmé dans un communiqué Steven Stahler dont l’étude doit prochainement paraitre dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. Mais les hypothèses ne s’arrêtent pas là concernant le jumeau du Soleil nommé plus scientifiquement Sol B.
Un jumeau « maléfique » ?
La première théorie concernant Némésis a été émise en 1984 par l’astronome Richard Muller. Celle-ci suggère que l’étoile serait très différente du Soleil : il s’agirait d’un astre très peu lumineux voire d’une naine brune. Plus étonnant, elle pourrait avoir un lien avec le cycle de grandes extinctions de 27 millions d’années observé sur Terre, y compris celle qui a vu disparaitre les dinosaures.
D’après la théorie de Richard Muller, Némésis se trouverait en effet sur une orbite très excentrique qui la conduirait à passer dans les limites glacées externes de notre Système solaire et notamment dans le nuage cométaire d’Oort. Or, en traversant ce nuage, l’étoile causerait des perturbations gravitationnelles qui arracheraient les comètes et autres corps de l’ensemble, les faisant plonger vers le Système solaire interne et pourquoi pas en direction de la Terre.
Cet afflux de comètes augmenterait alors de façon périodique le risque de collision avec la Terre. Mais cette hypothèse d’un lien entre Némésis et les extinctions terrestres est loin de convaincre tout le monde. Si la nouvelle étude semble confirmer l’existence d’un jumeau du Soleil, reste donc maintenant à le localiser pour parvenir à en savoir plus.
Le télescope spatial américain Kepler a permis de détecter dix autres exoplanètes d’une taille proche de celle de la Terre, situées dans la zone habitable de leurs étoiles, à une distance où l’eau pourrait exister à l’état liquide et permettre la vie.
Ces planètes font partie d’un groupe de 219 nouvelles exoplanètes découvert récemment à l’aide du télescope de la NASA. Elles ont été ajoutées au catalogue des exoplanètes découvertes depuis le début de la mission de Kepler.
« Ce catalogue minutieux établi avec Kepler est le fondement scientifique qui permettra de répondre directement à l’une des questions les plus brûlantes en astronomie consistant à déterminer le nombre de planètes sœurs de la Terre dans la Voie lactée. »
Susan Thompson, équipe Kepler
Au total, depuis 2009, le télescope a mis au jour 4034 exoplanètes, dont 2335 ont été observées aussi par d’autres télescopes.
De ces planètes, environ 50 possèdent une taille similaire à la Terre et sont situées dans une zone habitable autour de leurs étoiles.
« Ce qui est excitant à propos de ces découvertes aujourd’hui est d’avoir pu compter le nombre de planètes similaires à la Terre dans cette partie du ciel (constellation du Cygne). »
Susan Thompson, équipe Kepler
Les annonces de la découverte d’exoplanètes se bousculent depuis le début de l’année, et laissent à penser que les planètes semblables à la Terre ne seraient pas si rares au sein de notre galaxie, la Voie lactée.
L’avenir de l’exploration spatiale
À partir de 2018, la NASA ajoutera Tess (Transiting Exoplanet Survey Satellite) à ses instruments d’observation qui, avec la même méthode que Kepler, scrutera pendant au moins deux ans 200 000 étoiles de notre voisinage cosmique.
L’année prochaine, la NASA doit également lancer le télescope James Webb Space, le successeur d’Hubble, qui pourra peut-être détecter les signatures moléculaires de l’atmosphère des exoplanètes, y compris la signature de la présence de vie.
Dans le cadre d’une expérience de l’ISS,on croirait plonger dans l’univers du film Alien Convenant…car des vers plat ont été amenés dans la station internationale pour tester leurs étonnantes facultés de régénération en microgravité. Certains étaient amputés d’autres non. À l’issue de l’expérience, les chercheurs ont été surpris de tomber sur un ver qui s’était totalement régénéré avec en prime:une deuxième tête et un cerveau !
La base spatiale ISS.
L’espaceet la microgravité ne font pas que du bien aux organismes vivants venus de la Terre. On connaît les effets sur l’Homme : les rayons cosmiques, d’abord, sont des radiations très nocives pour l’homme. Le manque de gravité provoque aussi chez nous une chute de la masse musculaire, une décalcification des os. En outre, on gagne généralement quelques centimètres en taille après un séjour dans la station spatiale internationale.
ISS : un ver se fait pousser une deuxième tête, en images
Mais quid d’autres animaux ? Les chercheurs ont voulu tester les facultés régénératrices desvers plats de l’espèce D. Japonica. Une espèce choisie pour ses surprenantes facultés de régénération. Et observer ce qui se passe quand ces animaux se trouvent amputés et refont pousser leur membre en microgravité. Le 10 janvier 2015, des chercheurs ont donc envoyé sur l’ISS une population de vers plats.
Un certain nombre de vers furent amputé d’une partie de leur corps, l’autre partie fut laissé intacte. Deux groupes témoin ont également été mis en place sur Terre. À leur retour, les scientifiques ont passé 20 mois à comparer les vers terriens et les vers « extra-terrestres ». Les chercheurs ont découvert de nombreuses différences entre les deux populations. Mais la plus surprenante d’entre-elles est sans doute le fait que l’un de ces vers se soit retrouvé avec… une deuxième tête qu’il n’avait pas.
Une énorme supernova illumine le ciel depuis le 14 mai 2017. Vous ne l’avez pas encore vue ? C’est normal : aussi énorme soit-elle, cette explosion est si lointaine, que sa brillance la confond tout juste avec les étoiles environnantes. Néanmoins, un peu de matériel suffit à l’observer près de la galaxie NGC 6946. Mais il y a encore mieux : le Virtual Telescope Project propose un direct streaming ce soir !
Cette supernova vient d’être repérée par un passionné américain, Patrick Wiggins, le 14 mai. Un nouveau point lumineux est apparu à proximité dans la constellation du Cygne. Celle-ci est en fait une énorme supernova de type II, c’est à dire l’effondrement sur elle-même d’une grosse étoile, générant une explosion très lumineuse visible à travers l’espace.
Voici comment observer l’énorme supernova en direct streaming
Ce phénomène, baptisé 2017 eaw, intervient dans une région, la constellation du Cygne, où ce type d’événement n’est pas si rare. C’est en effet la 10e supernova que l’in y repère depuis une centaine d’années. Dans un premier temps, l’amateur anonyme a comparé les clichés de la région datant de deux dates différentes, puis a observé pendant plus d’une heure pour être bien sûr qu’il ne s’agissait pas d’un astéroïde.
Mais un astronome italien, Gianluca Masi, du Virtual Telescope Project a pu l’observer de manière indépendante, et a confirmé ainsi qu’il s’agissait bien d’une supernova. C’est le plus puissant phénomène de ce type visible en ce moment dans le ciel, et elle devrait rester observable pendant encore un moment. Pour la voir, justement, c’est accessible à l’astronome amateur, à condition de posséder un télescope relativement puissant.
Il faut en effet une lentille de 15 cm minimum. Il faudra pointer la lunette en direction de la constellation du Cygne et chercher la galaxie NGC 6946: la supernovae se trouve autour de celle-ci. Mais il y a beaucoup, beaucoup plus simple : le Virtual Telescope Project propose un direct streaming dès 21:30 UT ou 23:30 heure de Paris pour l’observer avec des explications (en italien).
La DARPA américaine est en train de développer un nouvel avion de l’espace baptisé XS-1 ou Phantom Express, et vient de mettre en ligne une vidéo à son sujet. On y découvre un engin qui décolle verticalement, peut lancer un satellite en orbite, avant de revenir sur Terre en vol plané. Un concept qui rappelle le X-37B, un engin top-secret effectuant de mystérieuses missions en orbite autour de la Terre.
La Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), l’agence de recherche et développement de l’armée américaine, développe avec Boeing un curieux engin baptisé XS-1, ou Phantom Express. Son design rappelle un peu le X-37B, un engin expérimental top secret lui aussi fabriqué par Boeing en partenariat avec la DARPA. Avec deux grandes différences.
Dans une vidéo, la DARPA tease son avion de l’espace du futur : un X-37B géant !
La vidéo en fin d’article suggère que celui-ci pourrait s’extraire de la gravité terrestre seul, sans l’aide d’une fusée. Il serait aussi nettement plus gros et pourrait emporter sur son toit une sorte de galerie à laquelle serait accroché un étage de fusée pouvant lancer un petit satellite en orbite à moindre coût.
Selon la page dédiée sur le site de Boeing, cet avion de l’espace serait autonome, et permettrait de lancer en quelques heures des satellites. Il pourrait mettre en orbite des objets de 1361 kg pour un coût d’à peine 5 millions de dollars, soit 3673 dollars environ le kilo. C’est beaucoup moins encore que les lancements de Falcon 9.
Sa finalité serait à la fois civile et militaire. Et son gros avantage sur une solution telle que la Falcon 9 de SpaceX serait de pouvoir atterrir en vol plané sur une piste classique, sans dépenser de carburant. Ces éléments combinés à ce que nous savons du X-37B font penser que cet avion de l’espace en est le prolongement.