Requiem pour le FRANÇAIS, réquiem pour le Québec ,par Roméo Bouchard

Requiem pour le FRANÇAIS, réquiem pour le Québec.

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Je ne sais pas, vous, mais moi j’ai l’impression que l’anglais s’insinue partout présentement à vive allure: la langue, la culture, les médias, la musique, les références, l’école, l’université.. En fin de semaine, je constatais que dans l’AGENDA du Devoir (guide des écrans), 80% des émissions de qualité suggérées étaient à des postes anglais. Les invités, dans les émissions, nous inondent de références anglophones tant dans le langage que le contenu. Ça devient tout à fait naturel.

Je crois déceler quelque chose de plus: la volonté d’exister comme seul peuple de langue et de culture française en Amérique est en train de lâcher, À quoi bon vouloir être différent et marginal? C’est naturel d’être partie prenante de cette musique, de cette langue, de cette culture, de cette société anglo-américaine dans laquelle nous baignons.

Une sorte de nouvelle anglomanie. Pas l’anglomanie du passé, celle d’Elvis Gratton, où on voulait s’identifier au conquérant, au colonisateur, aux Amaricains « qui l’ont l’affaire ». Non, l’anglonaturalisation, l’acadianisation, la louisianisation, l’américanisation, la mondialisation. Fini la fleur de lys et les fleurons de notre économie, comme Rona, Bombardier, le Circque du soleil, Vachon, etc.: on fait tomber les murs qui restent encore autour du Québec, et à l’intérieur des esprits nationalistes. On s’intègre.

En même temps, à des émissions comme Virtuose, on voit défiler ces enfants de la loi 101, performants, qui parlent un français frileux mais dont les parents ne parlent pas le français. Est-ce qu’ils vont résister longtemps à cette américanisation.

Comme le disait Biz hier, la Révolution tranquille, sans son aboutissement naturel qu’est l’indépendance, est un échec. Quelle ressource nous reste-t-il?

Auteur:Roméo Bouchard

Aux héros inconnus (texte de Roméo Bouchard)

Aux HÉROS INCONNUS…

Pendant que le Québec tout entier, sans doute par un vieux complexe de colonisé, se confond en hommages pour un des siens, venu d’ailleurs, qui a fait fortune dans le grand monde avec un talent de chez nous,

beaucoup des nôtres tombent au combat dans l’indifférence et l’oubli:

 

Quatre des Québécois qui s'étaient rendus au Burkina Faso à des fins humanitaires et comptent parmi les victimes de l'attentat de vendredi, à Ouagadougou, étaient membres d'une même famille. Gladys Chamberland et son conjoint Yves Carrier, 65 ans, de même que leurs enfants Charlelie et Maude, ont été tués lorsque quatre djihadistes ont attaqué le restaurant Splendid ainsi que le café Cappucino de la capitale. La famille originaire de Lac-Beauport, dans la région de Québec, était dans ce pays africain depuis près d'un mois pour participer à la construction d'une école. Ils étaient accompagnés de deux autres bénévoles, qui seraient aussi originaires de Québec, complétant leur groupe de travailleurs humanitaires. La famille avait quitté le Québec à la fin décembre afin de se rendre en Afrique pour le compte de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Il s'agissait du deuxième voyage sur le continent pour Gladys Chamberland, après un court séjour en 2013. Sur Facebook, elle avait d'ailleurs tenté de rassurer ses proches, en relayant un article selon lequel les chances de mourir du terrorisme étaient de 1 sur 116 millions. « Dix fois plus de chances de gagner le gros lot du 6/49 », peut-on y lire ensuite.
Quatre des Québécois qui s’étaient rendus au Burkina Faso à des fins humanitaires et comptent parmi les victimes de l’attentat de vendredi, à Ouagadougou, étaient membres d’une même famille.
Gladys Chamberland et son conjoint Yves Carrier, 65 ans, de même que leurs enfants Charlelie et Maude, ont été tués lorsque quatre djihadistes ont attaqué le restaurant Splendid ainsi que le café Cappucino de la capitale.
La famille originaire de Lac-Beauport, dans la région de Québec, était dans ce pays africain depuis près d’un mois pour participer à la construction d’une école.
Ils étaient accompagnés de deux autres bénévoles, qui seraient aussi originaires de Québec, complétant leur groupe de travailleurs humanitaires.
La famille avait quitté le Québec à la fin décembre afin de se rendre en Afrique pour le compte de la Congrégation des sœurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Il s’agissait du deuxième voyage sur le continent pour Gladys Chamberland, après un court séjour en 2013.
Sur Facebook, elle avait d’ailleurs tenté de rassurer ses proches, en relayant un article selon lequel les chances de mourir du terrorisme étaient de 1 sur 116 millions. « Dix fois plus de chances de gagner le gros lot du 6/49 », peut-on y lire ensuite.

ce couple assassiné qui avait construit une école au Burkina Faso,
ces toxicomanes évincés du refuge qui était leur seul espoir,
ces assistés sociaux traités comme des voleurs alors que les banquiers et une caste de médecins cachent leur fortune dans les îles du Sud,
ces éducateurs épuisés qui tiennent le coup ou lancent la serviette,
ces jeunes qui ne trouvent pas d’emploi à leur mesure,
ces travailleurs en région qui perdent leur emploi,
ces vieux qui étirent leur vie dans la pauvreté et la grisaille des résidences après s’être usés toute leur vie pour leur patron et leur famille,
ces malades apeurés qui attendent d’être appelés,
ces travailleurs communautaires qui se voient amputés de leur soutien pendant que Bombardier et les médecins empochent,
ces citoyens auxquels ont refuse le droit de décider,

et par dessus tout, ce peuple québécois qui, si adulé soit-il à Las Vegas, n’en demeure pas moins toujours aussi ignoré et méprisé à Ottawa, dans ce qu’il a vécu et dans ce qu’il est, tant qu’on lui refusera une place digne de lui dans ce pays qu’il a fondé.

Roméo Bouchard

Les vautours de la compassion ,par Gilles Proulx

Gilles Proulx

 

 

LES VAUTOURS DE LA COMPASSION

Honte à ces politiciens qui se ruent sur les exilés syriens par opportunisme. Avant la photo du bambin noyé sur la plage en Turquie, ils se moquaient autant du sort des Syriens que de celui des Maliens, qui s’avèrent nettement moins populaires sur Facebook…

Quand j’entends les Trudeau, Coderre, Mulcair , Couillard et cie nous parler de la porte de grange qu’est le Canada et réclamer l’accueil d’un nombre incalculable de Syriens, je me dis qu’ils cherchent à se bâtir un bénéfice politique.

Les entend-on réclamer l’asile pour les Yézidis, cette minorité religieuse dont les hommes sont massacrés et les femmes réduites en esclavage, ou encore les chrétiens, dont les enfants se font parfois crucifier aux portes des maisons par l’État islamique ? Non.
Pourtant, voilà des minorités qui méritent d’être non seulement secourues, mais aussi défendues, militairement.

En ce moment même, pleurent-ils le sort des Maliens qui souffrent de la folie de Boko Haram ? Non.
Pourtant, les Maliens, comme les Haïtiens, les Camerounais ou les Sénégalais, par exemple, seraient intégrables et susceptibles d’être heureux au Québec.

Est-ce qu’ils proposent l’accueil massif d’enfants indiens ou sri-lankais des bidonvilles ? Non.
Pourtant, des millions d’enfants vivent dans une indigence infecte là-bas.
Certains enfants inspirent plus de compassion que d’autres.

L’EXEMPLE VIETNAMIEN

Quand j’entends nos vautours de la compassion citer l’exemple des Vietnamiens que nous avons reçus au Québec à la fin des années 1970, je les trouve culottés.
Les Vietnamiens ont une culture du travail tellement supérieure à la nôtre qu’ils nous montrent l’exemple.
Les Vietnamiens fuyaient une dictature communiste (à une époque où les bien-pensants du Québec aimaient cette idéologie funeste).
Les Vietnamiens n’ont pas de djihadistes pour s’infiltrer dans nos murs.
Les Vietnamiens étaient ouverts à la francisation.
Mieux: les Vietnamiens n’ont pas de porte-parole professionnels qui gagnent leur vie à accuser les Québécois de «racisme» et à attiser les tensions communautaires.

C’est loin d’être vrai pour ces Syriens dont la deuxième langue, à Damas, est l’anglais. Sont-ils intégrables ?
Ceux de bonne volonté le seraient. Mais les poires pourries dans le panier sauront se servir de la charte d’abus pour s’occuper, à nos frais bien sûr, avec nos gens de toge, pour faire de l’empiétement.
Mais ça, si vous êtes Philippe Couillard, c’est une bonne nouvelle: quiconque ne s’identifie pas au Québec vote libéral.

NAÏVETÉ PROVERBIALE

Nos politiciens me font penser à ces jeunes du secondaire qui vont faire du pseudo travail humanitaire en Amérique latine alors qu’il y a à côté de chez eux – devant leur nez ! – des réserves amérindiennes misérables, des quartiers délabrés pleins de pauvre monde et des clochards par milliers.

Mais nos écoliers sont bonasses par ignorance… tandis que nos politiciens sont calculateurs et cyniques !

Enfin, je dis haut et fort bravo à Stephen Harper qui a toutes les raisons du monde d’y aller à petites doses dans ce dossier complexe.

J’approuve sa candidate dans Drummond, Pascale Déry, qui nous rappelle que l’aide humanitaire devrait aussi se situer dans l’éradication des fous de Dieu de l’État islamique pour que les foules de misérables puissent rebâtir leur pays au lieu de s’exiler.

Mais à qui est-ce que je m’adresse ici ?
Si les Québécois sont assez naïfs pour voter pour des «poteaux» aux élections fédérales, les politiciens ont absolument raison de les prendre pour des valises…..

Gilles Proulx…
Vendredi, 11 septembre 2015

sources:Journal de Montréal