Est-il encore possible de parler d’atrocités ou de barbarie ? Ce sont des mots qui décrivent encore des comportements humains ; extrêmes, mais humains. Avec l’exécution, froide, de ces deux enfants, on manque de mots. On ne peut que regarder, sans vraiment trop y croire, car on n’ose y croire.
En Syrie, on aura tout vu. Du pire au pis que pire. Comme s’il y avait un challenge à celui qui en fera le plus pour décrocher un trophée. On a l’impression qu’il y a une sorte de surenchère au sein des factions, chacune voulant être vue comme la plus fiable et la plus digne de représenter les commanditaires. Car ces gens-là ne cherchent pas seulement à nous choquer, et encore moins à suivre des préceptes bidons auxquels eux-mêmes ne croient pas, mais s’adressent essentiellement à leurs sponsors, dans une mise en scène macabre où seule la vidéo qui en sortira compte.
Voir l’article original 59 mots de plus

